Strawberry Moon – La fille de la lune


Strawberry Moon – La fille de la lune de Laia Lopez

185 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Sur un campus universitaire situé au bord d’une lagune, des événements inquiétants se succèdent. Des étudiants disparaissent pendant plusieurs heures, puis réapparaissent, hagards, comme vidés de leur âme. Il n’en faut pas plus pour que la rumeur se propage : le campus est hanté. Diana, elle, a fait sa rentrée universitaire comme tous les autres étudiants, mais elle cache un secret. C’est une sirène. Elle vient de la lagune et a choisi, à ses 18 ans, de venir vivre sur la terre ferme pour échapper à la solitude de sa condition aquatique, d’autant plus qu’étant une espèce rare et puissante de sirène, elle a grandi à l’écart des autres. Grâce à d’autres étudiants sirènes, elle essaie de s’intégrer à la vie étudiante et de passer inaperçue, comme l’exigent les règles du monde aquatique. Mais ce n’est pas si simple. Un garçon nommé Eiden attire son attention et les deux se rapprochent beaucoup, alors que les relations entre humains et sirènes sont très mal vues par le Conseil de la lagune…


Extraits : « Désormais nous sommes unis par le destin. Nous sommes une famille. Et en famille, on n’est jamais seul. »

« Ce qu’il devait faire, c’était entamer une conversation à la fois amusante et naturelle. Paradoxalement, il n’y avait évidemment rien de moins naturel que de réfléchir aux sujets de conversation qui paraîtraient les plus naturels. »


Mon avis : Strawberry Moon est une saga jeunesse dont la particularité est que l’histoire se décline en partie sous forme de roman graphique, avec de magnifiques illustrations réalisées par l’auteure elle-même. C’est vraiment l’atout majeur de ce livre, le petit plus qui fait toute la différence, qui enrichit et sublime parfaitement le texte. J’ai eu un véritable coup de coeur pour ces planches colorées, à la lisière entre le manga et les dessins animés.

Pour parler de l’histoire, nous voici plongé dans le monde fantastique des sirènes. Diana, une jolie sirène blonde, a passé l’étape du Conseil de la Lagune qui l’autorise à résider sur la terre ferme, dans le monde des humains. Elle y rejoint Mako, Lucas, Edlyn et Isla, eux-même habitant de la lagune, qui ont transformé leurs queue de sirènes et tritons en jambes humaines. Mais les humains ne savent pas qu’il existe des êtres surnaturels vivants sous la mer et ils ne doivent en aucun cas être au courant de leur existence, au risque de mettre en péril la vie de l’ensemble des sirènes. Mais lorsque Diana rencontre Eiden, un jeune humain sympathique et séduisant, le coup de foudre est immédiat. Bien que les relations entre humains et sirènes soient proscrites, Diana se rapproche dangereusement du jeune homme.

Les amoureux de l’univers Disney, avec notamment La Petite Sirène, devraient apprécier ce roman. Il y a peu, j’ai lu The surface breaks de Louise O’Neill, qui était une revisite de l’histoire originelle, où l’on retrouvait une sirène, privée de sa voix et propulsée parmi les humains. Dans Strawberry Moon, la revisite du mythe est plus libre, mais on y décèle tout de même des éléments légendaires communs à La Petite Sirène : la lagune, les sirènes, les tritons et les terribles murènes. L’univers est fantastique, on se sent vite transporté dans ce monde féerique.

Néanmoins, j’ai trouvé l’histoire d’ensemble un peu simple, trop enfantine. Certes, c’est un livre à visée adolescents, mais il n’empêche qu’avec des personnages un peu plus travaillés et plus de vraisemblance dans l’histoire, cela aurait contribué à rendre le récit plus attractif et pérenne dans l’esprit des lecteurs. On constate également un déséquilibre flagrant dans la narration, avec une première partie assez lente, où Laia Lopez pose les bases de son histoire, présente les personnages et déploie contexte et atmosphère voulus. Puis une seconde partie beaucoup plus rapide, sans doute trop rapide même, où les actions s’enchaînent sans vrai liant. Une inégalité rythmique qui surprend, décontenance et aurait mérité plus de subtilités, où du moins un juste milieu entre ces temps tempo opposés. Strawberry Moon n’en reste pas moins agréable à découvrir et fera sans doute le bonheur des jeunes lecteurs !

Un second tome est actuellement en préparation et devrait voir le jour en novembre prochain.  Le dénouement de ce premier tome apporte son lot de surprises et d’actions, c’est un très bon cliffhanger, qui présage une suite détonnante ! Par conséquent, je pense me procurer le tome 2, pour pouvoir continuer à suivre les aventures de nos jeunes sirènes et tritons et en apprendre plus sur les mystères qui entourent la lagune.


Un roman jeunesse aux graphiques sublimes, qui nous plonge dans l’univers féerique des sirènes. Bien qu’assez simple, l’histoire reste plaisante à lire.

Ma note : 6,5/10

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ISBN : 978-2-01-628581-7
Traductrice : Sandrine Faoro

Beatriz et les corps célestes


Beatriz et les corps célestes de Lucia Etxebarria

317 pages, éditions 10-18


Résumé : « Beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, Madrid, sa ville d’origine, et Édimbourg, sa ville d’adoption, et entre deux amies aux corps célestes, Monica, la mangeuse d’hommes compulsive, et Cat, une lesbienne convaincue. A Édimbourg, Beatriz croisera Ralph, et… Et bientôt Beatriz, qui rêvait d’incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l’amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. En paix avec elle-même et avec les autres, Lucia Etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. » Nord Eclair

« On retrouve l’auteur d’Amour, Prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix Nadal. » 24 heures


Extraits : « N’essaie pas d’ensevelir la douleur : elle s’étendra sur la terre, sous tes pieds, elle s’infiltrera dans l’eau que tu bois et t’empoisonnera le sang. Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices plus ou moins visibles qui gênent lorsque le temps change, rappellent l’existence de ta peau, et avec elles le coup qui les as causées. »

« Nos actes et nos amours sont la répétition d’actes et d’amours passés, et c’est pourquoi, dans un livre, nous trouverons toujours une réponse à certaines de nos questions.« 


Mon avis : C’est avec beaucoup de curiosité et aucune attente précise que je me suis lancé dans la lecture de ce roman, qui m’intriguait énormément.

Beatriz a fui Madrid, sa ville d’origine, pour aller faire ses études en Écosse, à Edimbourg. Là-bas, elle y fera la rencontre de Cat, une jeune femme seule, un peu perdue et abîmée par la vie. Les deux jeunes femmes vont cohabiter et partager de précieux moments de bonheur. Mais sa vie à Édimbourg est très éloignée de celle qu’elle menait à Madrid, aux côtés de ses parents et de son amie Monica. Les souvenirs la submergent constamment, lui rappelant avec force les bons moments partagés et surtout son attachement très fort pour sa meilleure amie, qu’elle ne considérait pas véritablement comme une amie.

Fêtes, drogue, alcool, sexe, Beatriz profite de la vie avec excès et liberté. Lucia Etxebarria nous  plonge dans les bas-fonds du proxénétisme, du trafic de drogue et du milieu de la nuit, des milieux marginaux, sombres et très dangereux. Je souhaite vous avertir que ce n’est pas un livre à remettre entre les mains de n’importe qui : l’auteure y parle de drogue comme elle parlerait de chocolat, avec naturel, simplicité et détachement. C’est assez effroyable d’ailleurs, de voir qu’un stupéfiant aussi néfaste soit abordée par la protagoniste comme quelque chose d’indifférent, sorte de pied de nez qu’elle fait aux conventions.

Car Beatriz, notre héroïne, est un peu anti-conformiste. D’abord, elle est bisexuelle : c’est une caractéristique très rarement développée dans les romans et je tenais à le souligner. Beatriz aime les femmes, Monica, Cat, mais aussi les hommes. Elle les aime différemment, mais ne peut pas choisir entre le sexe qu’elle préfère. Aborder la bisexualité de cette manière donne un aspect plus moderne à cette histoire un peu passée et mal vieillie.

Malheureusement, je n’ai pas tellement accrochée à l’héroïne. Elle semble naïve et facilement manipulable, assez antipathique aussi. Ainsi, pour assouvir les désirs de celle qu’elle considère comme Dieu le père, à savoir Monica, junkie et prostituée (bien que ces termes n’aient jamais été écrits clairement le récit), elle est prête à tout lui céder, allant jusqu’à mettre sa propre vie en danger. Dealer de la drogue et en consommer font désormais partie de son quotidien. C’est évident, on n’entre pas dans ce système addictif sans intermédiaire. La cause à une relation malsaine, à savoir sa meilleure amie Monica, qui a sans conteste eu un effet négatif sur la vie de Beatriz. De ce fait, je n’ai pas réussi à accrocher à son personnage non plus. C’est simple : je n’ai pas été émue de leurs histoires, je n’ai pas compatis à leurs peines, ni ressenti quelconque émotions à leur contact.

Sur près de 300 pages, Lucia Etxebarria détaille avec abondance le quotidien de Beatriz. Il ne se passe pas grand chose, c’est parfois redondant et très long. Ma Pile À Lire contient un second roman de cette auteure, Amour, Prozac et autres curiosités, que je lirai certainement un jour… mais pas maintenant ! Je n’attendais rien de particulier de Beatriz et les corps célestes, mais j’ai quand même été assez déçue, donc je patienterai et tenterai d’oublier cette lecture avant d’en débuter un autre de l’auteure.


Amour, sexe, drogue… Beatriz et les corps célestes est une comédie cocasse et cinglante, qui m’a laissé totalement indifférente. Déçue !

Ma note : 4/10

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La mauvaise herbe


La mauvaise herbe d’Agustin Martinez

391 pages, éditions Actes Sud, à 23€


Résumé : Après avoir perdu leur emploi, Jacobo et Irene quittent Madrid pour un petit village près d’Almería, où ils occuperont la vieille ferme délabrée héritée des parents, le temps de se remplumer un peu. À leur traîne : une adolescente boudeuse de quatorze ans, furieuse d’avoir abandonné ses amis pour venir s’enterrer dans ce trou avec des parents qui ne comprennent rien à rien.
Dans un décor de Far West andalou – chaleur écrasante, bottes d’herbe sèche soulevées par les assauts du sirocco, sable qui s’infiltre dans le moindre interstice –, les habitants du village vivent en autarcie. Le clan a ses lois tacites et un chef qui emploie la moitié des habitants, régentant son monde depuis sa splendide villa sur la colline.
Quelques mois plus tard, alors que leur fille passe la nuit chez une amie, Jacobo et Irene sont attaqués chez eux. Irene est tuée et Jacobo laissé pour mort. Quand il sort enfin d’un long coma, la police lui révèle le nom du probable commanditaire : Miriam, son ado revêche.
Dans une ambiance obsessive et claustrophobique, ce thriller met en scène une kyrielle de relations toxiques qui interrogent sur l’éternelle raison du plus fort, l’usure du couple, la fragilité de l’adolescence.


Extraits : « Le temps s’écoule différemment pour une adolescente. Les jours peuvent s’étirer à l’infini. Le futur se déplace vers un horizon toujours lointain, une étoile à l’éclat ténu et qui parfois s’éteint. Allez, avance. Un jour il sera à portée de main. »

« On a tellement volé à la terre qu’elle se retourne contre nous. Nous sommes son fléau. »


Mon avis : Les parents de Miriam sont attaqués chez eux en pleine nuit. Sa mère, Irene, meurt sur le coup, tandis que son père survit miraculeusement, avec néanmoins un poumon en moins et plusieurs mois d’hospitalisation. Miriam est accusée de cette attaque : des textos compromettants échangés avec ses amis Nestor et Carol la montrent comme la coupable idéale. Du haut de ses treize ans, elle aurait commandité le meurtre de ses parents et payer de sales types pour qu’ils se débarrassent d’eux. Impensable selon Nina, l’avocate de la jeune fille. Cette dernière va faire tout ce qui est en son pouvoir pour lever le voile sur cette affaire. Mais elle est bien la seule à croire à l’innocence de Miriam : l’ensemble du village de Portocarrero, les amis, la famille et même Jacobo, son père, la pensent coupable.

L’auteure entremêle avec brio les temporalités et les points de vue, pour nous donner une vision globale de l’affaire et nous laisser nous forger notre propre avis sur la question. Je dois avouer que l’ambiance générale du livre est assez particulière. En effet, je n’ai pu m’attacher à aucun des personnages puisque tous me paraissaient suspects. À mes yeux, ils étaient tous, chacun, à tour de rôle, coupables. Agustin Martinez a réussi à bâtir un réel suspense autour de l’identité du tueur qui nous retourne la tête, nous fait nous questionner constamment et fait voler en éclats chacune de nos suppositions. Vous pourrez essayer autant que vous le souhaitez de chercher le coupable, vous n’y arriverez pas ! Seul le dénouement apporte un point final et un éclaircissement à cette histoire.

Le meurtre d’Irene et la tentative d’assassinat sur Jacobo vont mettre en lumière les affaires lugubres et cachées de certains habitants de Portocarrero. Celui que l’on surnomme « Le Blond » serait l’amant d’Irene, celui avec qui elle se serait sentie belle, jeune, séduisante. En parallèle, il semblerait que Le Blond trempe dans des affaires illégales de vol. On découvre également Nestor, le neveu du Blond, dont le carnet d’adresses bien rempli comporte des numéros de personnes peu recommandables… Comme quoi, si petit soit ce village, si proche soient ses habitants, chacun est porteur de lourds secrets bien enfouis, qu’ils veulent à tout prix garder cachés.

J’ai bien aimé que l’auteur aborde une thématique que j’ai très peu croisé dans les romans : la criminalité chez les jeunes. Une façon tout a fait novatrice de mettre en garde les parents et leurs progénitures contre les délits plus ou moins graves qu’ils pourraient être amenés à faire et les conséquences qui en découleraient. On y retrouve bien évidemment des thématiques plus communes, comme la drogue et le sexe, la jalousie, la tromperie, le mensonge, les violences domestiques…

Pour terminer de vous parler de ce polar, je dirais que son rythme est agréable : la narration commence rapidement, puis à tendance à ralentir, avant de reprendre de la vitesse pour finir par un sprint effréné vers la vérité. Quelques pages supplémentaires au dénouement n’auraient pas été de refus, puisque l’auteur nous lâche sa bombe en très peu de lignes, avant de mettre un point final à son récit. Un développement un petit peu plus poussé des raisons de ce meurtre et de l’aspect psychologique du meurtrier ressenti après celui-ci, aurait été apprécié.


Un polar mystérieux, bien mené, rythmé, qui m’a envoûté et m’a habilement retourné l’esprit. Dommage que la fin manque de développement !

Ma note : 7/10

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Passionnément


Passionnément d’Elisabet Benavent

487 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Bien qu’ayant désormais une relation avec Bruno, un écrivain plus âgé qui lui apporte stabilité et confort, Valeria ne cesse de penser à Victor. D’autant que ce dernier fait le forcing pour la reconquérir !
Par chance, ses amies sont toujours là, à qui elle peut se confier, au téléphone ou autour d’un verre. Mais chacune est bien occupée.
À commencer par Carmen, qui va devenir maman et qui angoisse, un peu, beaucoup… Nerea, elle, est archiprise par son nouveau boulot… et son nouvel amant. Quant à Lola, elle s’est casée et ne jure plus que par Rai. Au point de ne pas tenter d’attirer son nouveau boss dans son lit ?
Bref tout change… et rien ne change. Les quatre inséparables se retrouvent toujours pour évoquer les problèmes existentiels, où les hommes occupent une large place. Que ferait-on sans eux ?


Extraits : « L’instinct maternel ou paternel, nous l’avons tous. Simplement, il est caché.« 

« Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique. »


Mon avis : C’est avec tristesse que je referme le dernier tome de la saga Valeria.

Valeria poursuit sa relation avec Bruno, l’écrivain, tout en continuant à voir sporadiquement Victor, son ex. Ses amies, en particulier Lola, n’arrête pas de la réprimer sur les sentiments faussés qu’elle entretient pour Bruno. En effet, selon elles toutes, Valeria et Victor sont faits pour être ensemble, c’est une évidence. Leur couple a connu des hauts et des bas, leur relation n’a jamais été très claire dans l’esprit des lecteurs, mais une chose est sûre : ensemble ou séparés, ils gardent beaucoup de respect l’un envers l’autre.

De son côté, Lola continue de fréquenter Ray, son cadet de dix ans. Leur relation fonctionne bien, mais la fidélité de Lola est mise à rude épreuve avec son nouveau boss, sexy et provocant, qui n’arrête pas de lui lancer des piques torrides pour la pousser à la faute. Doit-elle succomber à la tentation ou écouter son coeur ? Lola est la plus impulsive, la plus volubile, celle que j’ai préféré des quatre protagonistes, ou en tout cas, celle sur laquelle j’ai pu le plus m’identifier. Ses indécisions amoureuses sont monnaie courante dans la vie de toutes les femmes, son envie de plaire, de se faire désirer, de collectionner les relations amoureuses par peur de l’attachement et de la souffrance ultérieure.

Carmen, notre troisième protagoniste, va devenir la maman d’un petit garçon. Face à ses prochaines nouvelles responsabilités, la jeune femme angoisse. Elle ne se sent pas prête, elle ne souhaite pas perdre sa vie de femme libre et devenir une maman exclusivement. Son compagnon tente de la rassurer par tous les moyens, mais les hormones de Carmen n’aident pas à calmer ses angoisses. J’ai trouvé ce couple assez effacé durant l’ensemble de la saga, mais finalement, c’est le couple le plus solide et linéaire de tous les couples de l’histoire. Tous les deux sont touchants, surtout Barto, qui voue un amour sans limites à Carmen, la rassurant sans cesse, la comblant d’amour au-delà de tout ce qu’elle pouvait espérer.

Enfin, Nerea, la timide et discrète de la bande s’est amourachée d’un jeune homme avec qui elle travaille. Leur relation est torride, volcanique, pulsionnelle, une relation loin de tout ce que nous aurions pu imaginer pour la jeune femme. Mais voilà, Nerea voudrait plus que du sexe occasionnel, alors que le jeune homme ne souhaite pas s’engager plus dans leur relation. Nerea, décrite comme timide et discrète, a été la plus effacée des quatre jeunes femmes. C’est celle dont je me souviendrai le moins, mais elle constitue néanmoins un pilier du quatuor : sans elle, la saga n’aurait pas été pareille.

Finalement, je pense que chaque lectrice peut facilement s’identifier dans l’une ou l’autre des quatre protagonistes. Elles ont toutes des tempéraments différents, des histoires d’amour plus ou moins compliquées et mouvementées, des questionnements différents. Chacune peut y trouver son compte.

Encore une fois, nos quatre protagonistes nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Leurs vies sont remplies de rebondissements inattendus, de moments de joie, de rires, de pleurs quelquefois, mais toujours soudées, elles savent compter les unes sur les autres, se relever et s’entraider dans les moments les plus compliqués. Leur amitié et leur complicité sont vraiment belles a voir et font rêver, j’en suis sûre, de très nombreuses femmes.

L’épilogue met un point final aux histoires d’amour rocambolesques de nos quatre protagonistes. Nous les retrouvons quelques années plus tard, épanouies dans leurs vies personnelles, amoureuses et professionnelles, toujours aussi complices et dynamiques. 

Ne soyez pas trop triste de ce clap de fin, puisqu’heureusement, pour les fans de Valeria, rassurez-vous, vous pourrez retrouver prochainement votre protagoniste préférée sur vos écrans, puisque la saga va être adaptée par Netflix ! Aucune date de sortie n’a encore été communiquée, mais ce qui est sûr, c’est que je serai l’une des premières à me ruer sur l’adaptation.


Clap de fin pour la saga Valeria. Une saga étonnante, fraiche, pétillante, avec des protagonistes attachantes et attendrissantes, qui traversent de nombreuses péripéties en restant soudées et complices. Je ne peux que vous conseiller cette saga !

Ma note : 8/10

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Élite : Au fond de la classe


Élite : Au fond de la classe d’Abril Zamora

295 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Paula souffre parce qu’elle ne peut parler à personne de son amour impossible. Janine garde un lourd secret qui la mettrait en danger si elle le révélait. Gorka, son ami obsédé par le sexe, tombe amoureux de la personne qu’il ne faut pas et Mario, le redoublant habitué à harceler les autres, se retrouve pour la première fois victime de chantage. María Elena que tout le monde à Las Encinas surnomme Melena, la Mèche, parce qu’elle a perdu ses cheveux suite à des problèmes émotionnels, porte une triste histoire de famille, derrière sa façade glamour et pleine de fric. Tous ont de sérieux problèmes à affronter, mais à la fin de l’année scolaire, lors de la fête du lycée, un drame survient… Marina est trouvée morte au bord de la piscine et l’inspectrice en charge de l’enquête reçoit un mystérieux journal intime, bourré de phrases haineuses à propos de l’adolescente assassinée. Quelqu’un la détestait et tout indique que l’auteur de ce journal était dans la même classe que la victime. Les cinq protagonistes, Melena, Janine, Mario, Paula et Gorka, se verront mêlés d’une manière ou d’une autre à l’affaire. L’auteur du journal a-t-il quelque chose à voir avec le crime ? Qui a anonymement apporté ce cahier rose à la police ? Pourquoi l’auteur détestait-il tant Marina ? Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Pour assembler les pièces du puzzle, il va falloir remonter au tout début de l’année scolaire.


Extraits : « Comment je sais que je suis amoureuse ? C’est très simple. C’est une réaction… chimique, animale. Mon corps réagit. Même si j’essaie de me contrôler, quand il s’approche, ma bouche se dessèche, mes genoux tremblent et je suis incapable de soutenir son regard.« 

« Gorka, par exemple, a des oreilles décollées et on s’est moqué de lui pour ça, mais, il l’ignore encore, dans quelques années, ses oreilles vont rendre dingues plein de filles, parce que ce sont nos particularités qui nous rendent uniques, attirants, voire sexy. »


Mon avis : Élite, c’est la série espagnole phare du moment, celle que tous les adolescents regardent – ou en déjà regardé – sur Netflix. De cette série est née ce livre, écrit par Abril Zamora, un des scénaristes de la série. Élite : Au fond de la classe est un dérivé de la série, qui condense en presque 300 pages toutes les histoires qui se déroulent durant les 2 saisons télévisuelles.

À Las Encinas, un lycée composé essentiellement d’élèves fortunés, les histoires vont bon train. Chaque lycéen cache au reste des élèves des problèmes plus ou moins graves. Les histoires d’amour, évidemment, sont nombreuses : Paula est amoureuse d’un garçon qu’elle n’a jamais approché, alors qu’un autre lycéen, Gorka aime sa meilleure amie. Il y a aussi des problèmes familiaux plus graves, comme Melena, qui se dispute constamment avec sa mère et en est même venue jusqu’à se droguer pour oublier ses soucis. Janine, elle, souffre d’intimidations de la part de Mario, un garçon arrogant et imbu de lui-même, qui ne cesse de rabaisser la jeune fille. Mais l’ensemble de ces problèmes semblent superflus lorsque Marina, une jeune femme que tous désigneraient comme parfaite, se retrouve assassinée lors d’une fête de fin d’année. S’ensuit une enquête pour déterminer le coupable et les raisons qui l’ont poussées à la tuer.

 

Photos des protagonistes extraites de la série Netflix

Sans jamais avoir vu la série Netflix, je pense que ce livre est un condensé très rapide de toutes les aventures qui surviennent aux jeunes lycéens à l’écran. Ce qui fait que le rythme du roman est vraiment très soutenu : les histoires s’enchaînent les unes derrière les autres et il faut s’accrocher pour retenir le prénom et problèmes de chacun. Mais c’est totalement faisable !Finalement, on s’attache quand même rapidement à ses personnages. De plus, je trouve l’approche de cette série moderne et intelligente, puisqu’elle est destinée aux jeunes adolescents et de ce fait, les scénaristes ont adaptés leurs personnages et surtout leurs problèmes à leur cible initiale. Ainsi, il est question d’intimidation et de violences scolaires, de problèmes familiaux, de VIH, de problèmes de coeurs… Des thématiques qui vont forcément parler aux jeunes adolescents.

La particularité de ce récit, c’est que l’auteur alterne les phases de narration pures avec des paragraphes en italiques, sorte de journal intime de chacun des lycéens. Ainsi, nous pouvons avoir accès aux pensées et points de vue de chacun des personnages à tour de rôle. Je trouve ça ingénieux, puisque ça nous permet de nous rapprocher davantage des protagonistes et de s’identifier plus facilement à eux.

En revanche, je trouvais dommage que l’intrigue principale, qui est le meurtre de Marina, qui est le fil rouge de toute la série (et du roman, aussi), ne soit pas plus exploité. Ici, on l’évoque qu’en fin de chapitre, avec deux pages d’interrogatoires menés par une inspectrice, qui questionne à tour de rôle chacun des élèves pour prendre leur témoignage dans cette affaire. Même lors du dénouement, le coupable arrive comme un cheveu sur la soupe, sans préambule, et l’auteur passe directement au problème suivant, comme si ce n’était qu’une futilité. J’ai trouvé ça vraiment dommage, et j’espère que cet aspect de l’histoire est mieux développé dans la série. Peut-être qu’il aurait été plus judicieux de faire une saga comportant plusieurs tomes de la série, plutôt qu’un one shot précipité, où l’on a l’impression de courir après l’histoire et les personnages…


Un roman adapté de la série Netflix Élite, où l’on retrouve l’ensemble des célèbres adolescents de l’école de fortunés, Las Encinas. Un récit rythmé et bien écrit, qui peut se lire sans avoir vu la série d’origine !

Ma note : 6,5/10

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