Ensemble à minuit


Ensemble à minuit de Jennifer Castle

361 pages, éditions Casterman, à 16€


Résumé : Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.


Extraits  « Il faut prendre la vie par la main, même si on ne sait jamais dans quelle direction elle va nous entraîner. On ne garde pas toujours le contrôle. Mais est-ce qu’on a une autre option ? Tout lâcher ? »

« C’est une découverte que j’ai faite en Europe, où j’ai visité des tonnes de musées : quand on est sincèrement touché par une oeuvre d’art, peu importe qu’un million de personnes l’aient déjà admirée avant. À l’instant où elle prend une signification particulière à vos yeux, elle vous appartient. »


Mon avisPour bien débuter le mois de décembre, et pour m’imprégner en amont de la féerie de Noël, je me suis lancé dans la lecture de Ensemble à minuit.

L’histoire se déroule dans un temps très réduit : entre Noël et le jour de l’An. Un jour qu’ils se promènent tranquillement dans la ville de New York, Kendall et Max sont les témoins d’un accident très grave. Ils se sentent immédiatement coupables de ne pas être intervenus, et pour racheter leur conscience, vont se prêter au jeu imposé par une serveuse : réaliser plusieurs bonnes actions désintéressées en quelques jours seulement.

Kendall et Max vont donc sillonner les rues de New York pour rendre des services désintéressés à des personnes qui en ont besoin. Ainsi, ils vont pouvoir divertir une petite fille trop impatiente et soulager son papa, donner de l’attention à une personne sans abri, en s’arrêtant et en lui prêtant une oreille attentive, et cinq autres actions dans le même style. Ce défi qui, de prime abord, peut nous apparaître simple à réaliser, est en fait plus compliqué à mettre en pratique. En effet, on se rend compte que les gens sont si peu habituées à recevoir de l’attention ou une aide désintéressées, qu’elles prennent immédiatement peur. Un comportement tristement normal de nos jours… Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup fait réfléchir, tant et si bien que j’aie moi aussi effectuer des actions désintéressées dans les jours qui ont suivis ma lecture – j’ai, entre autre, aidé une personne à pousser un fauteuil roulant pour monter sur un trottoir, j’ai proposé mon aide à des personnes qui déménageaient des cartons dans la rue, j’ai acheté de la nourriture pour la Banque Alimentaire… De petites actions qui, mises bout à bout, font du bien, autant à la personne qui les reçoit qu’à celle qui les donne. Je vous encourage aussi vivement à essayer d’en réaliser au moins une. La satisfaction qu’on en tire est réellement belle.

Malheureusement, outre le beau message délivré par cette histoire, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit et à m’attacher aux différents personnages. Ces derniers m’ont parus un peu hors du temps, pas assez accrochés à la réalité. De plus, j’ai trouvé que leurs caractères manquaient de singularité, l’auteure aurait dû les rendre moins banals, et affirmer certains traits de leur personnalité que l’on ne retrouve nul part ailleurs… Ce que je veux dire par là, c’est que Kendall et Max ne marquent pas les esprits, et ont déjà presque disparus du mien, seulement quelques jours après la fin de ma lecture.

Je n’ai pas non plus trouvé ce que j’étais venue chercher de prime abord dans cette histoire, c’est-à-dire la magie de Noël. Je ne l’ai pas ressenti, rien ne me l’a rappelé, même le Nouvel An n’était pas aussi festif que ce à quoi je m’attendais.


Bien que j’aie été déçue par de nombreux aspects de cette lecture, j’ai trouvé que la thématique centrale, tout comme les personnages, avaient du potentiels. J’ai apprécié le beau message de bienfaisance et d’entraide solidaire que l’auteure délivre. 

Ma note : 4/10

Pour lire plus d’avis

 

Publicités

Am, stram, gram… Ce sera toi qui me plairas !


Am, stram, gram… ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri

356 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux moeurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ?


Extraits  « Camille est un paradoxe absolu. Elle ne sait pas vraiment dire non aux trucs qui la barbent d’avance, mais elle ne sait pas non plus dire oui aux trucs qui ont l’air sympa et a priori inoffensifs. Elle se demande des fois si c’est une maladie. Ou son héritage catholique qui la pousse à embrasser la souffrance, quoi qu’il arrive ? »

« La différence entre ces numéros et le tien réside peut-être dans le fait que le tien, je te l’ai demandé. Les autres, non. »


Mon avis : Camille travaille dans une grosse entreprise, lorsqu’elle ouvre, un jour tout à fait ordinaire, un étrange mail anonyme. La personne qui se cache derrière ce mail avoue à demi-mot à Camille son attirance pour elle. Mais qui peut bien être cet inconnu ? Un véritable jeu de piste s’engage, Camille étant bien décidé à découvrir qui est ce mystérieux inconnu, si épris d’elle. Entre-temps, Camille fait la rencontre de son voisin du dessus, un jeune homme bruyant, séducteur et sûr de lui, qui la convie à plusieurs soirées avec ses amis. Le feeling passe immédiatement entre eux deux, si bien que Camille en oublie légèrement son mystérieux corbeau anonyme…

Camille est une protagoniste tout à fait attachante. C’est le genre de femme naturelle, pas stéréotypée, sympathique et enjouée avec tout le monde, dotée d’un grand coeur, qui la rend si attachante. Elle se retrouve parfois dans des situations tout à fait improbables, qui peuvent être hilarantes vues de l’extérieur, mais beaucoup moins drôles pour elle.

C’est désormais officiel : notre protagoniste est maintenant engagée dans l’aventure de l’amour. Car oui, pour elle, c’est une véritable aventure qui s’engage : elle va chercher, pendant des jours, des semaines, voire des mois, à découvrir l’identité secrète de son corbeau. Chaque homme qu’elle côtoie sera soupçonné : son patron, le jeune stagiaire, en passant par son vieux voisin… elle va se retourner la tête et analyser chacune de ses interactions avec la gent masculine, telle un Colombo de l’amour, pour éclaircir ce mystère. Et nous, chers lecteurs, nous sommes aussi impatients que Camille de découvrir qui est l’auteur de ces mystérieux mails. Car les pages défilent, mais aucun indice ne vient pointer le bout de son nez… jusqu’au dénouement suprême !

A travers cette histoire contemporaine, Catherine-Rose Barbieri souhaite surtout nous montrer que les blessures passées peuvent être surmontées. Il faut regarder vers l’avenir pour aller de l’avant, et s’autoriser à faire de nouveau confiance à une tiers personne. Camille en est l’exemple même.


Une romance contemporaine légère et dynamique, qui entraînera le lecteur dans une mystérieuse aventure amoureuse. 

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Les mille visages de notre histoire


Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

451 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Libby Groby s’est cachée chez elle depuis le décès de sa mère, mais elle se sent désormais prête pour le lycée. Personne ne la connaît vraiment au-delà de son obésité. Jack Masselin est un jeune homme sûr de lui, sexy et distant que tout le monde pense connaître, mais qui cache un secret. Il rencontre Libby et leur monde respectif change.


Extraits  « Mais ils ne comptent pas, le lycée ne compte pas, rien de tout ça ne compte. C’est ce qui est à l’intérieur qui compte. C’est bien au-delà des apparences. Voilà les trucs qu’on aime te répéter. Et puis de toute façon, ça ne me touche plus depuis longtemps. Sauf que ça aussi, c’est un mensonge. »

« Parfois, les gens sont salauds tout simplement parce que ce sont des salauds. Parfois parce que quelqu’un leur a fait des saloperies. Parfois, les gens sont salauds juste parce qu’ils ont peur. Parfois, ils sont délibérément salauds avant que quiconque puisse leur faire des saloperies. Et puis il y a des gens qui ne s’aiment pas. Et si ce genre de personne croise quelqu’un qui sait parfaitement qui il est et qui s’aime comme ça, alors elle se sent encore plus minable. »


Mon avis : Dans un passé très proche, Libby Groby était considérée comme la plus grosse ado d’Amérique. Après le décès de sa mère, elle s’est laissée sombrer dans une période noire, et s’est réfugiée dans la nourriture, comme seule réconfort pour lutter contre la tristesse. Enfermée chez elle quotidiennement et entourée de nourritures, elle en est arrivé à atteindre un stade catastrophique, qui lui a valu d’être évacué par une grue en direction de l’hôpital. Des années plus tard, avec plusieurs centaines de kilos en moins, Libby Groby est fin prête à se réinsérer dans la vie sociale. Son grand retour à la scolarité est imminent, bien que compliqué… En parallèle, nous suivons Jack Masselin, un beau garçon à la vie tout à fait normal, si ce n’est qu’il a une particularité qu’il cache à tous : une maladie nommée prosopagnosie, qui l’empêche de reconnaître les visages des personnes qu’il côtoie. Handicapant au quotidien, cette maladie n’empêche pas Jack de vivre sa vie comme il l’entend. Libby et Jack vont se rencontrer dans l’enceinte de l’école, et cette rencontre va changer leur vie à tout jamais.

J’ai particulièrement apprécié le caractère robuste de Libby. Cette jeune fille, déjà bien abîmée par la vie, doit faire face à des épreuves qui s’avèrent particulièrement compliquée et éprouvantes psychologiquement. Insultes, menaces, moqueries… est son lot quotidien. Elle s’est forgée un caractère et un coeur de pierre, elle n’hésite pas à prendre la parole, à s’affirmer, à aider les plus faibles face aux moqueries et regards insistants de perfides personnes. Jack a quant à lui un comportement mouvant durant l’intégralité du roman, puisqu’il va diamétralement changer sa façon de voir la vie et de juger les gens. De garçon perfide et hargneux, il va se transformer en jeune homme courageux et c’est justement ce changement conséquent qui va être à l’origine d’un tournant de l’histoire.

Les mille visages de notre histoire est un roman fort, qui peut faire échos dans l’esprit de tous les adolescents qui le lisent. Il traite de thématiques actuelles, qui sont le lot quotidien de certains jeunes en France et ailleurs : le harcèlement scolaire, les difficultés d’intégration sociale, les moqueries, insultes, les complexes, le regard des autres. Je trouve qu’en parler peut permettre de faire changer le regard de certains sur ces phénomènes et pourquoi pas de faire changer également leur comportement.

Outre le message assez fort que cette histoire véhicule, c’est aussi une jolie histoire d’amour naissante entre deux jeunes gens, que nous offre à voir Jennifer Niven. Les deux protagonistes amoureux en devenir ont des personnalités différentes, ils ne sont pas « comme tout le monde », mais aiment cette particularité qui les distingue des autres. Ils assument leurs sentiments et passent outre le regard des autres, et c’est quelque chose de très fort, que j’ai particulièrement aimé chez eux.

Il y a quelques années, j’avais lu Tous nos jours parfaits, qui est un autre roman de l’auteure, à partir duquel nous pouvons faire quelques liens et connexions avec ce livre-ci. Dans Tous nos jours parfaits, comme dans Les mille visages de notre histoire, l’auteure instille des messages d’espoir, des messages qui redonnent foi en la vie et qui donnent envie de continuer à sourire. Ces deux romans abordent des thématiques poignantes, ils sont forts en émotions, et mettent en scène des personnages attachants aux antécédents compliqués. La comparaison s’arrête ici, puisque ce sont deux histoires distinctes, très jolies à découvrir toutes les deux.


Un roman touchant, qui aborde des sujets complexes : l’exclusion et le harcèlement social et scolaire, le regard des autres, le jugement, la différence… Grâce aux personnages atypiques et attachants, vous allez passer un excellent moment de lecture. 

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Nous danserons encore sous la pluie


Nous danserons encore sous la pluie de Valérie Bel

219 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Marie et Damien viennent de fêter leurs 30 ans, il s’aiment, ils ont des projets de mariage et de bébé. Leur amour est solide. Leur avenir, plein de promesses.
Survient un accident. Damien est frappé d’amnésie. Il ne se souvient plus qui est Marie pour lui.
Dès lors, que restera-t-il des promesses et de leur amour ?
Ce lien, en apparence si fort, n’est-il qu’un fétu de paille balayé par le premier vent contraire ?


Extraits « On aimerait tous connaître les secrets du bon déroulé d’une existence. Mais c’est un secret bien gardé, noyé dans nos illusions communes. »

« Je me souvenais parfaitement qu’à deux ou trois reprises mon père avait évoqué le drame terrible que devait constituer la perte de mémoire pour un être humain. Il disait que l’homme est fait de son passé. Que l’avoir oublié revient à ne plus avoir d’identité. Pas de sens au présent sans passé mémorisé. »


Mon avis : Marie et Damien s’aiment et ont des projets d’avenir communs. Seulement voilà, personne ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait. Un beau jour, Marie reçoit un coup de téléphone l’informant que Damien a eu un accident. Suite à ce choc, Damien est frappé d’amnésie et ne se souvient plus de la moitié de sa vie passée, incluant Marie. Quand l’amour et les projets disparaissent du jour au lendemain, il est difficile de tout reconstruire.

Nous danserons encore sous la pluie est une romance qui se veut à la fois légère, par la stylistique, mais aussi difficile, à cause de la tonalité employée et de l’histoire narrée.

Le personnage de Marie est attendrissant. Je me suis facilement identifié à elle, j’ai réussi à ressentir ses doutes, ses peurs, tous les questionnements qu’elle se faisait continuellement sur Damien, sur son amour, et sur leur futur commun. Elle m’a beaucoup émue : en effet, après son accident, Damien voit Marie comme une parfaite inconnue et la traite en conséquence. Son ignorance va presque jusqu’à la méchanceté par moments, comme si Damien lui faisait regretter sa perte de mémoire. On ne peut qu’être attristé par cette situation et compatir à la peine de Marie.

La thématique globale de l’histoire n’est pas aisée à aborder : la perte mémorielle, l’oubli partielle de moments clés de sa vie. Comment se reconstruire et continuer à vivre normalement après avoir connu le pire ? Les problématiques liées à la mémoire sont de plus en plus communes en France, notamment au niveau de personnes d’un certain âge, qui souffrent de troubles mémorielles et plus spécifiquement d’Alzheimer. Parler des troubles mémorielles permet de mettre en avant les conséquences dramatiques que cela peut engendrer pour la personne qui en est atteinte, mais également pour ses proches. J’ai trouvé le sujet intéressant, bien abordé, avec sensibilité et émotions.


Nous danserons encore sous la pluie, est un roman émouvant sur la perte mémorielle, rempli de personnages attendrissants, qui ne vous laisseront pas indifférents. Une très belle découverte, que je vous recommande !

Ma note : 8/10

 

Nous deux à l’infini


Nous deux à l’infini de Fleur Hana

351 pages, éditions Harlequin, à 14,90€


Résumé : Elle est incapable d’aimer un autre homme que lui.
Il est incapable d’aimer tout court.

Lola aime Dante. C’est une vérité universelle depuis qu’elle a croisé son regard, treize ans plus tôt, alors qu’ils étaient encore adolescents et que Dante sortait avec sa grande sœur. Aujourd’hui, elle décide de tenter le tout pour le tout : elle va le séduire, quitte à se faire passer pour une femme qu’elle n’est pas vraiment, une femme que Dante laissera entrer dans ses nuits.
Dante n’aime que lui. C’est une vérité indiscutable depuis la trahison qui a fait voler sa vie rêvée en éclats. L’homme qu’il était a disparu ; désormais, il enchaîne les coups d’un soir et est devenu ce que la vie a fait de lui : un sale type. Mais, lorsque Lola déboule au milieu de la nuit, il lui ouvre, même s’ils ne se sont pas parlé depuis huit ans. Cette fille est toujours la gamine insupportable, capricieuse et envahissante de ses souvenirs, mais elle a ce truc indéfinissable qui le touche. Alors, quand elle lui demande de l’héberger, il accepte.


Extraits « Donc, en résumé: je préfère récurer les W-C publics d’un fast-food plutôt que rentrer chez moi. A quel moment ma vie est-elle devenue aussi misérable ? »

« On ne devrait jamais avoir le droit de parler, prendre une décision ou même répondre à une question après un orgasme. Jamais. Il nous fait voir la vie à travers un prisme qui embellit tout, à coups de petits papillons et coeurs roses qui scintillent. Le retour à la réalité est rarement beau à voir quand on a pris ne décision sous l’influence des endorphines. »


Mon avisLola est amoureuse depuis maintenant treize ans de l’ex petit-copain de sa grande soeur, qui aurait également dû devenir le mari de celle-ci. Malheureusement, les choses ont fait que Carmen, la soeur de Lola, et Dante n’ont pas pu se marier et se sont séparés. Depuis, Dante exerce un métier d’infirmier la journée, puis de gogo dancer en soirée. Sa vie sexuelle est devenue déjantée, depuis sa séparation d’avec Carmen, il n’arrive plus à s’attacher à une fille et enchaîne les conquêtes. Quand soudain, Lola réapparaît dans sa vie et chamboule littéralement son quotidien…

Je dois l’avouer, je n’ai pas trouvé le style d’écriture ni l’histoire narrée principalement originaux. Somme toute, c’est une histoire d’amour un peu banal et vite oubliée, que nous livre ici Fleur Hana. Fort heureusement, le tout fonctionne quand même bien ensemble, et m’a permis de passer un agréable moment de lecture.

Nous voyons naître sous nos yeux une jolie histoire d’amour, entre deux êtres qui se sont probablement toujours aimés sans jamais se l’avouer. A travers une alternance de point de vue, nous les voyons se rapprocher au fur et à mesure de l’avancée des chapitres, pour finalement nous livrer une belle et douce histoire d’amour, qui n’en reste pas moins intense par moments.

Un grand merci à Babelio pour cette opération Masse critique, ainsi qu’aux éditions Harlequin, qui m’ont permis de découvrir cette histoire.


Une histoire douce et intense, qui comporte l’ensemble des ingrédients pour former une belle et agréable romance à lire. Malgré le manque d’originalité de l’histoire, vous passerez quand même un bon moment de lecture.

Ma note : 6/10

 

Toi, Moi, Paris et tout le reste


Toi, Moi, Paris et tout le reste de Adeline Ferrigno

334 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Vu d’aussi haut, j’ai l’impression que Paris se déploie à mes pieds, que je peux marcher sur les toits. Tout est possible, tout est à portée de main. C’est une sensation unique. Tu ne trouves pas ? »

Quand elle apprend le divorce de ses parents, Amanda a l’impression que son monde s’effondre. Julian, lui, part à la dérive depuis le décès de son père.
Le soir où ils se rencontrent à une fête, l’attirance est immédiate. Mais la réputation de tombeur de Julian le précède et Amanda déchante bien vite.
Des mots en l’air, un jugement trop hâtif et c’est l’explosion. Décidés à ne jamais se revoir, ces deux forts caractères ne sont pas au bout de leurs surprises…


Extraits « On ne s’habitue jamais à l’absence d’un parent. Surtout quand on ne le reverra jamais. »

« Quand on a l’impression que tout nous échappe, on tente de se rattacher à quelque chose que l’on maîtrise. Et pour le moment, moi, c’est à la clope. »


Mon avis : Toi, moi, Paris et tout le reste, c’est une jolie romance young adult, qui se déroule dans la ville des amoureux, la romantique Paris. Amanda et Julian, deux adolescents, ont vécu des tragédies qui les ont détruits, et changés. Julian a perdu son père, qui s’est mystérieusement suicidé, sans donner d’explications. Quant à Amanda, elle a vue ses parents se séparer et sa mère partir à l’autre bout du monde, à Tokyo. C’est par un coup du hasard, ou du destin, dirons certains, que leur deux familles vont se rencontrer et cohabiter momentanément ensemble. Si les débuts entre ces deux jeunes étaient assez explosifs, très vite, ils vont se rendre compte qu’ils s’attirent mutuellement.

L’amour peut changer un homme : la preuve en est dans ce livre. Julian, désoeuvré, perdu, déconnecté de sa vie et de sa famille, va peu à peu retrouver pied, grâce à Amanda. Amanda, surprise par le divorce soudain de ses parents et par le départ de sa mère à l’autre bout du monde, va remonter la pente en s’aidant de Julian. Ensemble, ils vont combattre les drames qui animent leur vie, et vont retrouver le goût d’aimer et la joie de vivre. Une histoire pleine d’espoir, qui redonne le sourire.

C’est un roman doux et léger que nous offre Adeline Ferrigno, avec quelques scènes de sensibilisation pour les plus jeunes. En effet, ce Young adult met en garde contre les mauvaises soirées à répétition, dans lesquelles se retrouvent alcools, drogues et maladies sexuellement transmissibles. Notre protagoniste Amanda va en faire les frais : légèrement alcoolisée pour entrer pleinement dans l’ambiance de la soirée, elle va se faire droguer à son insu et va passer à deux doigts de la catastrophe. C’est un roman qui se veut moralisateur, puisqu’il met en garde le public cible contre les mauvaises pratiques liées à l’alcool, aux drogues et au sexe.


Une romance young adult légère et savoureuse, qui met en scène un couple naissant aux relations conflictuelles. 

Ma note : 7/10

 

Juste un pari


Juste un pari de Marie Mordomo

356 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Quand ses amis lui proposent de le payer cinquante euros pour chaque semaine durant laquelle il sortira avec Eli, la fille la plus excentrique de sa classe, Dylan y voit l’occasion de se faire de l’argent facilement. Tout comme Eli  ! Si Dylan partage la récompense, elle s’engage à être la meilleure des petites amies. En scellant ce pacte, ils deviennent le couple parfait. En apparence seulement? Mais si différents qu’ils soient, Dylan et Eli ont tout de même deux points communs. Premièrement, ils cachent bien des choses derrière des sourires factices. Et deuxièmement, ils se détestent, depuis toujours  !


Extraits  « Tout le monde excelle en quelque chose. J’excelle en choses emmerdantes. »

« Il faut nécessairement s’adapter, continua-t-il. Mais s’adapter ce n’est pas s’oublier pour convenir aux normes, c’est simplement apprendre à concilier notre nature propre et celle des autres.« 


Mon avis : Pour gagner cinquante euros par mois, Dylan accepte le pari de sortir avec Eli, son ennemi jurée. Pour faciliter la mise en place de ce pari, Dylan va tout raconter à Eli, en lui promettant de lui reverser la moitié de la somme si elle accepte de faire croire qu’ils sont en couple. Pari accepté. Les deux jeunes gens font semblant de mener une belle idylle, n’hésitant pas à se montrer ensemble en public et à s’embrasser devant tout le monde. Mais il ne faudrait pas que ce petit jeu se retourne contre eux. Après tout, entre la haine et l’amour, il n’y a qu’un pas.

Juste un pari est une romance young-adult qui pourrait plaire aux jeunes adolescent(e)s. On y retrouve de l’amour, de la jalousie, des disputes, des bagarres, des secrets… tout l’attirail qui plaît normalement aux jeunes lecteur(trice)s. Malheureusement, cela n’a pas vraiment fonctionné avec moi, puisque j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de clichés et de stéréotypes dans cette histoire.

De plus, le récit est bien trop commun et manque d’originalité : j’avais l’impression de lire une histoire que j’avais déjà lue dans le passé. Quant aux personnages, je les ai trouvés trop peu attachants, pas assez travaillés et manquant de singularité dans leurs caractères. De plus, leurs réactions étaient tellement prévisibles qu’ils ont tous finis par m’agacer !

Marie Mordomo aborde quand même des thématiques sérieuses et plus graves, comme la violence conjugale et familiale. Malheureusement, là encore, j’ai trouvé qu’il manquait d’approfondissement dans le traitement du sujet : des thématiques aussi fortes que celles-là ne doivent pas être traitées avec autant de légèreté !

Néanmoins Marie Mordomo est une jeune auteure prometteuse, qui a un bel avenir littéraire devant elle. Je l’encourage fermement à continuer dans cette voie de l’écriture. Avec plus de maturité, elle pourrait produire de grandes et belles choses. Je ne suis d’ailleurs pas fermé à la découverte de ces futures oeuvres littéraires, qui, je l’espère, pourront m’enchanter davantage que ce récit.


Juste un pari est une romance young-adult trop commune et pas assez travaillée. Néanmoins, je ne doute pas que sa jeune auteure va améliorer son écriture en gagnant en maturité. C’est prometteur, mais pas suffisant pour l’instant !

Ma note : 4/10