Les hauts et les bas de Valeria


Les hauts et les bas de Valeria d’Elisabet Benavent

413 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Extraits : « En général, c’est ce que nous préférons, nous les femmes. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent, ou ressentent.« 

« Je me disais que de toute façon, l’amour et la facilité, ça va rarement ensemble, et que plus tu luttes pour quelque chose, plus ça en vaut la peine. »


Mon avis : Troisième et avant-dernier tome de la saga Valeria, et je suis toujours aussi addicte !

Dans Les hauts et les bas de Valeria, il y a de l’eau dans le gaz entre Valeria et Victor. Comme dans les précédents tomes, tout n’est pas tout rose dans leur couple, les disputes sont constantes et leur relation reste ambigüe. Victor semble ne pas vouloir s’engager avec la jeune femme, alors que l’amour qu’il y a entre eux deux crève les yeux. Malheureusement, ce troisième tome verra la fin du couple Valeria/Victor et le début d’une nouvelle histoire d’amour pour Valeria. Mais je pense que le dernier tome nous réserve bien des surprises : nous ne sommes pas au bout de nos peines, je pense sincèrement qu’il y aura de nouveaux rebondissements dans l’histoire Valeria/Victor.

De son côté, Lola semble avoir trouvé l’amour aux côtés de Ray… seul ombre au tableau : l’âge du jeune homme. Ray est à peine majeur, il a donc presque 10 ans d’écart avec la jeune femme. Si ce dernier n’est pas embêté par cette différence d’âge, Lola l’est beaucoup plus. Malgré une attirance évidente et une bonne symbiose sexuelle, ce frein risque de mettre rapidement un terme à leur histoire naissante.

Quant à Carmen, elle va se marier avec Barto, l’homme de ses rêves. L’ensemble de la bande de copine est sur le pied de guerre pour l’aider dans son organisation. Nerea est la plus sollicitée, puisqu’elle a décidé d’ouvrir son agence d’événementiel, et est donc en charge de l’organisation totale de la fête. Un défi qui n’est pas de tout repos. Côté amour, c’est le calme plat pour Nerea, qui préfère d’abord se concentrer sur ses projets professionnels.

Encore une fois, c’est un tome détonnant, explosif, rempli de rebondissements, de peps, d’amour, de joie et de nombreux sentiments positifs. C’est le genre d’histoire qui met de bonne humeur, sans trop que l’on sache expliquer pourquoi.


Un troisième tome étonnant, avec des protagonistes toujours plus sympathiques et attachantes. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite !


Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! de Juliette Bonte

429 pages, éditions Harlequin, à 16,90€


Résumé : Charlie déteste Blade, et Blade le lui rend bien. Elle a essayé de s’entendre avec ce grand brun – vraiment ! – mais entre eux, ça ne passe pas. Le problème, c’est que Blade est un ami de James, le nouveau petit copain de la meilleure amie de Charlie. Alors, autant dire que l’éviter est sans espoir car, si les filles ont la réputation de n’aller aux toilettes qu’à deux, les hommes, eux, sont visiblement incapables de boire une bière sans leurs homologues testostéronés. Mais, quand les soirées évoluent dangereusement vers un projet de vacances en groupe pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, s’il y a une chose qu’elle déteste encore plus que Blade, c’est bien Noël. Et, si Blade l’apprend, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.


Extraits : « Parfois, j’aimerais que le physique d’une personne reflète son âme. Ce serait tellement plus simple…« 

« Noël n’est pas magique à mes yeux, c’est juste un argument marketing pour enrichir les grosses entreprises. »


Mon avis : En cette pré période de fêtes de fin d’année, je continue à me mettre dans l’ambiance en lisant des lectures de Noël. J’ai choisi de découvrir Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! une romance légère et féerique, dont j’avais entendu beaucoup de bien.

Charlie déteste Blade et Blade déteste Charlie. Pourtant, ils sont obligés de se voir fréquemment, puisqu’ils appartiennent à la même bande d’amis. Un vendredi soir, au détour d’une soirée, naît un projet de vacances en groupe pour passer Noël. Après un tirage au sort, le hasard désigne la Laponie comme destination de vacances. Le seul problème, c’est que Charlie déteste Noël et qu’en plus de devenir fêter Noël en Laponie, elle va devoir se coltiner Blade, son ennemi juré.

Quoi de plus dépaysant et de plus féerique que de passer Noël en Laponie ? Neige à perte de vue, aurores boréales, promenades en chien de traîneau… ça fait vraiment rêver ! En plus de ça, la bande de copains séjourne dans un chalet dont les chambres sont ouvertes sur le ciel étoilé (et accessoirement sur les aurores boréales) et équipées de sono qui passent des chansons de Noël… il n’y a pas à dire, Juliette Bonte sait nous mettre dans l’ambiance des fêtes.

 

Mais tout n’est pas blanc comme neige durant ce séjour. Blade et Charlie, qui se détestent plus que jamais, se font les quatre cent coups pour rendre l’autre irascible et jubiler de sa colère. Savannah, la meilleure amie de Charlie, James, le petit-copain de Savannah et patron de Blade, Grayson et Sally, deux collègues de Blade, sont les spectateurs désabusés de ces joutes incessantes. Pour ne pas gâcher complètement leur séjour, ils décident de partir tous ensemble en randonnée pédestre à travers la poudreuse. Mais rien ne se passe comme prévu, Charlie se perd seule dans la forêt, le soir tombe et Blade, parti à sa recherche, la retrouve finalement saine et sauve. La nuit étant bien avancée, ils se réfugient dans un kota, petit chalet en bois utilisé par les samis, un peuple de Laponie, pour s’abriter lors des tempêtes. Ils se retrouvent seuls, tous les deux, sans eau ni nourriture et n’ont d’autre choix que de se supporter.

Un kota

J’ai savouré ce duo d’abord ennemi, qui glisse progressivement vers l’amitié, puis vers l’amour. Ils se font mille et une crasses, mais celles-ci restent bons enfants et marrants. On sent, dès le début du roman, que leur relation est quelque peu compliquée, mais que tous les deux cachent des secrets inavoués, reliques de leur passé, qui ont forgé les personnes qu’elles sont devenues aujourd’hui.

Cette romance est une petite pépite. Je ne pensais pas l’aimer autant en la débutant, mais je me suis laissée conquérir par le climat féerique du livre, par les caractères explosifs de Charlie et Blade, par leur relation tumultueuse et par l’ambiance joyeuse et riante de cet bande de copains. Les pages ont défilé à une allure folle entre mes doigts, si bien que j’ai eu du mal à lâcher le livre pour aller m’endormir.

En prime à la fin du livre,Juliette Bonte vous a concocté une playlist de Noël à écouter sans modération ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient se mettre davantage dans l’ambiance, je vous conseillerais d’écouter ces musiques en même temps que votre lecture : dépaysement total !


Une romance pétillante, légère, sans prise de tête, à savourer avec un chocolat chaud et un bon plaid, assis au coin d’une cheminée si possible. Un régal !

Ma note : 8/10

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Dans le miroir de Valeria


Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent

411 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies.
Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix ? Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de coeur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête. C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.


Extraits : « Parfois, les choses les plus simples et les plus frivoles peuvent nous apporter un bonheur parfait.. »

« Maintenant que j’étais libre, je craignais de ne plus l’intéresser. Toujours la même chanson : quand tout devient possible, le désir n’est plus au rendez-vous. »


Mon avis : Après une découverte haute en couleurs du premier tome de la saga d’Elisabet Benavent, Dans les pas de Valeria, je me suis lancée à corps perdu dans le second tome, Dans le miroir de Valeria, tellement impatiente de retrouver Valeria, sa bande de copines délurées et leurs aventures sentimentales rocambolesques.

Valeria a quittée son mari Adrian pour le charmant Victor. Mais les sentiments qui existent entre Valeria et Victor ne sont pas clairs. Que veulent-ils exactement ? Attendent-ils la même chose l’un de l’autre ? Avec une seule histoire d’amour au compteur (qui a durée plus de dix ans quand même), Valeria n’est pas la plus expérimentée en termes de relations amoureuses et de drague… comparé à Victor, qui comptabilise de nombreuses conquêtes. J’avoue avoir beaucoup de mal à cerner son personnage, qui reste au fond assez froid, énigmatique et mystérieux. Il ne s’ouvre pas complètement, comme s’il cachait un lourd secret, qu’il ne voudrait pas dévoiler… En tout cas, je comprends Valeria, qui a du mal à lui accorder sa confiance.

J’ai également retrouvé avec joie les trois grandes copines de notre héroïne : Lola, Carmen et Nerea. Lola, tout d’abord, fidèle à elle-même, grande séductrice et éternelle célibataire, elle ne souhaite toujours pas s’engager et enchaîne les coups d’un soir… avec Sergio, cet homme séduisant dont elle a cru tomber amoureuse fût un temps. Leur relation reste ambigu, pour l’instant purement charnelle… du moins, c’est ce que Lola aimerait se faire croire.

De son côté, Carmen, depuis le premier tome,  vit une histoire d’amour passionnée avec Barto. Tout aurait pu se passer pour le mieux, si ce n’est que belle-maman voue un culte invétéré à son fiston chéri, et exècre littéralement Carmen. Leurs projets d’installation et de mariage sont mis en péril par l’attitude de la mère de Barto, qui ne souhaite pas voir son fils chéri partir du nid.

Et enfin, notre belle Nerea se retrouve accidentellement enceinte de Daniel, avec qui elle entretient une relation depuis quelques temps. Impensable pour elle de garder cet enfant : elle va donc se faire avorter, sans en informer le principal intéressé. C’est durant une épreuve comme celle-ci qu’elle va faire le point sur sa vie sentimentale et se rendre compte que Daniel, finalement, n’est peut-être pas l’homme qu’elle attendait. Elle doute de ses sentiments et remet sa relation en question.

Je pense que j’ai beaucoup plus apprécié ce second tome. Je connaissais les protagonistes et leurs histoires passées et ai été ravie de les retrouver. Leurs expériences sentimentales sont toujours aussi complexes et perturbées, mais c’est ce qui fait l’intérêt du récit : on se sent comme intégrée à la bande, comme la cinquième copine, qui entre dans les confidences et se sent impliquée dans chacune des histories. C’est léger, ça détend, on passe un excellent moment aux côtés de ces jeunes femmes, qui arrivent à nous faire passer des rires aux larmes en un temps record.

Je viens d’apprendre une très bonne nouvelle, que l’ensemble des fans de cette saga devraient également apprécier : suite au succès des aventures de Valeria et de ses copines, Netflix devrait adapter la saga en 2020 ! Une nouvelle qui me réjouie au plus haut point. Affaire à suivre…


Un second tome dans la continuité du premier : drôle, déjanté et émouvant. J’apprécie de plus en plus les personnages et j’ai déjà hâte de lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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Dans les pas de Valeria


Dans les pas de Valeria de Elisabet Benavent

399 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria, 27 ans à peine, commence à s’encroûter avec son compagnon de toujours – elle déprime ; Lola s’est entichée d’un super coup – mais il est fiancé ; Carmen est amoureuse d’un collègue, mais elle n’ose pas se lancer – elle est un peu complexée ; Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur – mais…
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ; lorsque Lola décide de réagir ; lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n’est autre que… son propre boss – qu’elle déteste ! Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter. À regret.


Extrait : « La création artistique n’est pas une chose qui se mesure en journées de travail. Le génie est capricieux. »

« La beauté physique est une chose éphémère qui se fane avec le temps. Tout ce qu’on peut faire c’est la photographier et la figer sur un morceau de papier. Mais on ne peut pas l’empêcher de mourir. »


Mon avis : Elisabet Benavent nous emmène direction l’Espagne, à la rencontre d’une bande de quatre amies. Il y a tout d’abord Valeria, notre narratrice et héroïne principale, une écrivaine, mariée depuis de nombreuses années à Adrian, photographe. Il y a ensuite Nerea, une jeune femme sexy mais à l’apparence froide, qui a enfin rencontré un homme qui a chamboulé son coeur. Il y a aussi Lola, une jeune femme excentrique et libre, qui enchaîne les conquêtes d’un soir, et enfin Carmen, qui flirte depuis quelques temps avec un collègue de boulot. Quatre femmes bien différentes, qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs !

J’ai apprécie découvrir quatre portraits de femmes très différentes, autant dans leur manière d’être, dans leur personnalité, que dans leur façon de se comporter avec les hommes. C’est agréable de voir une amitié aussi solide que celle qu’elles entretiennent depuis des années. Elles se retrouvent très souvent toutes les quatre pour des soirées confidences, elles se disent tout, sans langue de bois, elles rigolent et partagent de bons moments… en somme, une amitié parfaite, comme on en rêverait tous !

J’ai quand même été assez déçue par l’attitude de Valeria. Involontairement, j’ai essayé de me projeter dans sa situation, et même si je comprends certains de ses agissements, je ne les tolère pas. Chaque couple est confronté à des hauts et à des bas, mais c’est grâce au dialogue et à la communication que les problèmes se résolvent. J’ai trouvé son comportement assez choquant, surtout quand on pense qu’elle est considérée comme la plus réfléchie et la plus mature de la bande.

Passant outre ce détail de l’histoire, j’ai trouvé l’ensemble du récit frais, léger, agréable à lire. On passe un bon moment, on rigole et on oublie tous les problèmes qui nous préoccupent. Les pages défilent avec fluidité, on s’attache progressivement aux personnages, si bien que j’ai eu l’impression de faire partie de leur bande d’amies.

Dans les pas de Valeria est le premier tome d’une saga prometteuse, que je ne manquerais pas de découvrir, si l’occasion se présente. Je suis curieuse de découvrir l’évolution des histoires d’amour de nos protagonistes, qui ne s’annonce pas de tout repos !


Une romance légère, qui met en scène quatre amies aux histoires de coeur tumultueuses. C’est drôle, déjanté, émouvant parfois… : les fans de Bridget Jones devraient adorer !

Ma note : 7/10

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Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?


Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? de Avery Flynn

279 pages, éditions Harlequin, à 16,90€


Résumé : Selon l’expression consacrée, Gina est ce qu’on appelle une « crevette » : chez elle, tout est bon… sauf la tête. Car, si la nature lui a offert un corps à faire fantasmer Cara Delevingne, son visage, lui, ne correspond pas vraiment aux normes habituelles de la beauté. Après une adolescence difficile, Gina s’est endurcie et a appris à assumer son physique. Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un jeu l’oblige à embrasser Ford, un policier ultra-sexy et visiblement sous son charme, lors d’une fête de mariage. Aussitôt, les complexes reviennent en force, et elle se demande ce qu’un mec comme Ford peut bien trouver à une fille comme elle…


Extrait : « La vie est trop folle pour suivre les règles tout le temps, répliqua-t-elle. Parfois, il faut s’adapter et être flexible. »

« Le monde est visuel. Les gens se jugent sur leur apparence, leur couleur de peau, leur âge, leurs handicaps et leur beauté durant les quelques secondes qui suivent chaque rencontre. Tu sais bien que c’est vrai. Tout un tas d’études prouvent que les gens beaux ont plus d’opportunités que ceux qui ont un physique moyen – ou en-dessous de la moyenne. »


Mon avis : Je souhaite tout d’abord remercier les éditions Harlequin, ainsi que Babelio, pour l’envoi de cet ouvrage dans le cadre d’une Masse critique privilège. Je ne lis que très peu de romances chick-lit, mais j’ai accepté ce partenariat, puisque j’avais envie d’un peu de légèreté dans mes lectures.

Gina est une femme qui se trouve laide : elle juge son visage ingrat et son physique peu reluisant. Les nombreuses moqueries qu’elle subit depuis son plus jeune âge ne l’aide pas à changer l’image qu’elle se fait d’elle. Alors quand elle rencontre Ford, un charmant policier, elle l’estime trop sexy pour elle. C’est certain, leurs différences physiques est un trop grand obstacle : elle ne le mérite pas ! Mais ce dernier, tombé sous le charme de Gina, n’est pas du même avis que cette dernière : il souhaite apprendre à la connaître davantage. Comme on dit, les contraires s’attirent, non ?

La couverture annonce une histoire « 100% assumée, 100% décomplexée », alors que c’est une héroïne complètement à l’opposé que nous retrouvons à l’intérieur : elle est 100% complexée par son apparence physique ! Elle a un beau corps, de jolies jambes, mais son visage n’est pas à son goût – nous savons seulement qu’elle a un gros nez qu’elle déteste. Mais n’est-ce pas la description d’une femme tout à fait normale, comme on en croise des centaines par jour ? Car oui, les femmes sont beaucoup plus complexées que les hommes, elles ne sont jamais satisfaites, et le personnage de Gina ne fait que mettre en exergue les petits défauts de chacun, et renforcer, en miroir, la complexion des lecteurs.

J’ai été particulièrement choquée par certains comportement de personnages, comme les collègues ou les ex de Ford. Ils jugent Gina sur son physique et n’hésitent pas à dire haut et fort ce qu’ils pensent de son visage ingrat. J’ai été agacé par ces comportements enfantins et lourdaud, bien loin de la réalité des choses.

Il faut dire que tous les personnages sont un ramassis de clichés – la femme banale et complexée, rabaissée par tout le monde, qui rencontre un homme parfait, charmant, romantique, indulgent, sensible, policier de surcroît. L’attirance simultanée et puissante qui va naître de ce couple est stéréotypée à son maximum : ils ne se connaissent pas, se jugent uniquement sur leur physique, mais vont vivre une histoire charnelle et intense.

Une tension sexuelle permanente plane durant toute la lecture de cette histoire, sans toutefois y avoir de scènes érotiques trop vulgaires. Avery Flynn y incorpore également une enquête de second plan : les frères de Gina, Rocco et Paul, trempent dans des affaires illégales. Ford va être missionné pour recueillir des informations supplémentaires sur leurs magouilles, et va donc, dans un premier temps, se rapprocher de Gina par intérêt. Gina découvrira également chez elle un cadavre, celui de son grand-père, porté disparu depuis des années. Malheureusement, ces enquêtes policières, qui auraient pu dynamiser le récit et apporter cette touche d’action qui manquait tant à l’histoire, ne sont pas suffisamment développées.

L’histoire est donc banale, elle ne sort pas des sentiers battus et est vraiment trop commune pour être retenue par le lecteur dans la durée.


Une romance banale, mais qui se laisse quand même lire. Des personnages caricaturés, particulièrement l’héroïne Gina, jeune femme complexée par un physique pourtant normal. L’histoire aurait pu être moralisatrice en invitant au respect d’autrui, mais c’est tout le contraire que j’ai ressenti dans ce livre. Déçue.

Ma note : 3/10

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Perfect illusion


Perfect illusion de Claudia Tan

319 pages, éditions Hachette romans, à 17€


Résumé : La société des parents d’Alex est au bord de la faillite. Heureusement, un célèbre milliardaire propose de la sauver. Mais il a une condition : pendant trois ans, Alex devra se faire passer pour la fiancée de son fils, Daniel. M. Kerrington espère ainsi changer l’image sulfureuse de Daniel, coureur de jupon invétéré. Or, Alex a toutes les raisons de refuser. Elle connaît déjà Daniel, et ils se détestent.
Elle a des sentiments pour le beau Nate. Et puis… comment ses parents peuvent-ils oser lui demander ça ? Réticente, Alex finit pourtant par accepter. Et, contre toute attente, elle commence à éprouver un amour sincère pour Daniel, malgré les paparazzis, les insultes, et les infidélités. Mais la mort du père d’Alex va tout bouleverser…


Extrait « – Et tu sais quoi, Daniel ? La vie sans toi, ça craint.
– Sérieux ?
– Archi-sérieux. »

Mon avis : Alex est une jeune femme célibataire, qui va se retrouvé fiancé de force par son père à Daniel, fil d’un riche homme d’affaires, mais également coureur de jupons dont la réputation est au plus bas. L’entreprise des parents d’Alex connaissant des difficultés financières, un pacte tacite a été mis en place entre les parents d’Alex et ceux de Daniel : le père de Daniel redressera leur entreprise à condition qu’Alex redresse la réputation de Daniel. Les deux jeunes gens se voient dans l’obligation de signer un contrat de fiançailles qui les lie pour trois ans et les convie à emménager ensemble et à jouer le rôle du parfait petit couple.

Tout aurait été plus simple si Alex ne s’était pas éprise de Nate, un beau jeune homme, également ami de Daniel. Un triangle amoureux comme on en voit dans nombre de romances va naître entre Alex, Daniel et Nate. Alex est tiraillée entre son désir pour Nate et ses sentiments amoureux pour Daniel. Le choix est difficile, d’autant que les deux hommes ne manquent pas de charme. Très différents dans leurs personnalités, Nate est quelqu’un d’un peu timide et introverti, alors que Daniel est le Don Juan par excellence, collectionnant les femmes quotidiennement.

Pour ma part, j’avais ma préférence entre les deux garçons, et je pense qu’au vu des descriptions qu’il en est faites, vous aurez la même préférence que moi. Malheureusement, en amour, le coeur a ses raisons que la raison ignore comme on dit. Alex fera son choix, sans doute pas mûrement réfléchi, mais qui a le don d’être dicté par son coeur et ses émotions du moment. La romance qui naîtra entre les deux amoureux sera brutale, dans le sens où tout s’accélère très rapidement, peut-être même trop rapidement. J’aurais souhaité voir naître l’amour, le voir grandir au fil des jours et voir nos deux tourtereaux s’épanouir et se découvrir en prenant plus le temps.

La particularité de cette romance, c’est que le dénouement n’est pas celui que nous attendions. Claudia Tan va en contre-courant des romances traditionnelles pour tenter de surprendre les amateurs de ce genre littéraire, déjà tant habitués à des histoires comme celle-là. De peur de vous dévoiler des détails qui vous empêcherez d’être surpris, je ne vais pas m’étaler plus sur cet aspect-là de l’histoire, préférant vous laisser découvrir par vous-même.


Une romance agréable à lire, idéale pour les lecteurs qui ont besoin de se détendre en passant un bon moment.

Ma note : 6,5/10

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La fille du square


La fille du square de Angela Behelle

282 pages, éditions Diva Romance, à 17,90€


Résumé : Abi est jolie, mais porte sur le visage une cicatrice qui nuit considérablement à sa propre estime ainsi qu’à ses rapports sociaux en général.

Erwan est photographe de mode et a l’habitude de côtoyer la beauté au quotidien. Rien ne les destinait à se rencontrer, et pourtant…


Extraits « On ne peut pas revenir sur le passé, Abi. Si tu passes ton temps à regretter, tu n’ouvriras jamais la porte à l’avenir. »

« C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage. »


Mon avis : Abi est jolie, mais elle porte sur son visage les souffrances de son passé : une énorme balafre qui nuit sensiblement à son estime personnel. Quand elle rencontre Erwan, un photographe Breton, comme elle, Abi se sent immédiatement en confiance. Erwan et Abi, qui ont de nombreux points communs, vont tout de suite bien s’entendre et se rapprocher très rapidement, pour former, en quelques jours à peine, un couple.

L’histoire est agréable, elle se lit très facilement, d’autant que la plume de l’auteure est fluide. Néanmoins, j’ai trouvé cette romance beaucoup trop commune. Deux personnes se rencontrent, vont s’aimer, se mettre ensemble et vivre la meilleure vie qu’ils auraient pu vivre. Ça ressemble grandement à un conte de fée, ne croyez-vous pas ? Et c’est justement là que se pose un problème pour moi.

Tout dans ce récit est trop beau et trop parfait, tant et si bien que l’on a réellement du mal à croire à cette histoire. Vous me direz : c’est certain, une histoire fictionnelle est en partie écrite pour embarquer le lecteur vers d’autres cieux imaginaires, et lui faire passer un moment de détente. Je suis d’accord, mais parfois, il est bien aussi de rendre son histoire suffisamment réaliste pour que le lecteur puisse s’immerger à l’intérieur et être touché, autant par l’histoire en elle-même que par les personnes qui l’animent. C’est raté pour moi cette fois-ci, mais je ne doute pas que d’autres lecteurs puissent apprécier à leur façon cette jolie histoire d’amour.

De cette romance, je retiendrai quand même le formidable message que souhaite faire passer Angela Behelle : ne vous cachez pas derrière votre apparence, osez être la personne que vous êtes, et faites fi des regards et des jugements d’autrui. Presque défigurée par une cicatrice sur le visage, Abi va retrouver la confiance qui lui manquait auprès d’Erwan. Cette cicatrice fait partie intégrante d’elle, pour toute sa vie durant, elle doit donc l’accepter et vivre pleinement avec elle. La petite soeur d’Erwan, qui se prénomme Maëlle, m’a également touchée. Sans vouloir vous en dire trop, pour vous laisser le plaisir de découvrir cette partie du récit, j’ai été surprise de découvrir la personne qu’elle était. Tolérance, acceptation de soi, respect… sont autant de mots que cherche à mettre en avant l’auteure à travers cette romance.

À ces mots s’ajoute également le pardon, qui est une thématique centrale du récit. Abi, en froid depuis de longues années avec son père, va tenter de se rapprocher de lui pour aller de l’avant. Il n’est jamais facile de demander pardon ou de pardonner, mais c’est pourtant une chose essentielle pour vivre en paix avec soi-même et avec les autres. Je concluerai cette chronique et ce paragraphe sur le pardon avec les paroles très sages d’Abi, qui disait : « C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage.« 


Une romance douce et sincère, quoiqu’un peu trop commune. J’ai néanmoins apprécié cette lecture, ainsi que l’ensemble des messages de tolérance et de respect prodigués par l’auteure.

Ma note : 6,5/10

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