(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)


(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin

222 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.


Extraits  « Personne ne te dit qu’avoir un enfant, c’est la fin du calme dans ta tête. Alors, évidemment, en avoir deux… On te sort que c’est deux fois plus d’amour. Et c’est vrai. Mais c’est également deux fois plus de pleurs, deux fois plus de cris, et deux fois moins de sommeil. »

« Ce que cette période de célibat, même courte, m’a enseigné, c’est que l’on n’est pas obligé d’attendre l’amour pour se réaliser et s’affirmer. L’amour est un joli bonus, cette main qui peut se tendre et nous accompagner sur un bout de chemin. Mais il n’est pas la condition sine qua non au bonheur ni à l’épanouissement personnel. »


Mon avis : C’est avec joie que je retrouve Ivana, toujours aussi pétillante et pleine de vie. Nous l’avions rencontré célibataire endurcie dans le premier tome, et l’avions quitté aux bras d’un homme charmant nommé Bruno. Nous la retrouvons dans ce second volume mariée et mère de deux enfants jumeaux. Les changements sont radicaux, autant pour nous que pour Ivana, qui voit l’ensemble de sa vie quotidienne modifiée. Finies les grasses matinées et les week-ends prolongés au lit ! Ivana a deux enfants à sa charge et ce n’est pas une mince affaire.

En plus de cela, Ivana doit faire face à des problèmes dans son couple avec Bruno. En effet, celui-ci se tue au travail, voulant subvenir au mieux aux besoins d’Ivan et des enfants. Mais à force de rentrer tard le soir, Ivana se pose des questions : la boss de Bruno, la dénommée Martha, ne serait-elle pas plus qu’une boss pour lui ? Quand un jour Bruno lui annonce sa mutation temporaire à Poitiers, Ivana craque et remet sa vie amoureuse en question. D’autant plus qu’elle a rencontré un animateur radio charmant, qui n’est pas insensible à sa beauté.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, que j’ai trouvé pleine de légèreté et de fraîcheur. Elle fera sans doute échos à bon nombre de personnes, qui se reconnaîtront à minima dans certaines des situations décrites par l’auteure et vécues par la protagoniste Ivana.

Néanmoins, j’ai eu comme l’impression que Stéphanie Pélerin a tenté de faire entrer dans les 200 pages de ce livre, l’ensemble des sujets de société qui lui tenaient à coeur, à savoir : l’infidélité, le harcèlement scolaire, la jalousie abusive, la confiance en soi, la violence conjugale… à tel point point qu’aucun de ces sujets ne s’est vraiment démarqué des autres.

De plus, avec quelques jours de recul sur la fin de ma lecture, je ressens déjà comme un semblant de vide au moment de narrer l’histoire. Somme tout, elle m’apparaît comme banale parmi les milliers de romances contemporaines, et facilement oubliable. Une touche d’originalité, peut-être quelque chose en plus, un trait de personnalité particulier et propre à un personnage, ou une manière d’écrire plus distinctive, aurait peut-être permis de faire ressortir cette histoire du lot.

Je vous rassure, si un nouvel épisode de la vie d’Ivana venait à paraître, je n’hésiterai pas à le découvrir. Je serai vraiment curieuse de pouvoir ma poursuivre ma découverte d’Ivana et de sa vie quotidienne, ainsi que l’évolution de ses enfants, ou de sa carrière professionnelle, par exemple. Mine de rien, on s’attache quand même à elle…

 


Un deuxième tome  plein de vie et de légèreté, qui vous fera passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 6/10

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La surprise de Noël


La surprise de Noël de Debbie Macomber

253 pages, éditions Diva romance, à 15,90€


Résumé : Noël… la neige, les illuminations, les chocolats chauds au coin du feu… Une invitation à l’amour ? Pas pour Merry. En ce moment, c’est même le cadet de ses soucis. Entre une famille très (trop ?) présente, les préparations de cette fête qu’elle adore et un patron exigeant (autoritaire ?), elle n’a pas le temps de chercher l’âme soeur. Alors, quand sa mère et son frère lui créent un profil sur un site de rencontre, c’en est trop : elle entre dans une colère folle ! Sauf que, malgré elle, Merry se laisse très vite prendre au jeu. Surtout quand elle fait la connaissance d’un charmant inconnu, un homme qui partage ses goûts et centres d’intérêt, bref : l’homme idéal… Jusqu’au moment où elle accepte de le rencontrer. Car son âme soeur virtuelle est la dernière personne à laquelle elle s’attendait !


Extrait  « – Noël, reprit-elle, la main sur la poitrine, c’est un état d’âme. C’est être ouvert et sincère, c’est faire preuve de générosité et de gentillesse envers les moins fortunés que soi, c’est couvrir d’amour ceux qu’on chérit. »


Mon avis : Noël est maintenant passé, j’écris cette chronique en plein mois de janvier, mais je me replonge, le temps d’un instant, dans l’ambiance si féerique qui précède Noël.

Le frère et la mère de Merry l’inscrivent, en guise de cadeau d’anniversaire, sur un site de rencontres. D’abord suspicieuse et énervée, Merry y prend goût et commence à discuter avec un charmant inconnu. Tous les deux ont préféré ne pas afficher une photo de leur visage, pour pouvoir d’abord découvrir la personnalité de l’autre avant son physique. Pour Merry, plus aucun doute : cet inconnu est l’homme idéal. Mais quand elle découvre qui il est en réalité, elle tombe de haut. De très haut.

Comme chaque année, Debbie Macomber écrit une romance de Noël, et comme chaque année, j’attends avec impatience de découvrir la jolie histoire qu’elle nous a concoctée. Pour 2018, l’auteure nous a préparé une jolie romance, qui m’a fait rêver durant plusieurs soirées.

C’est une romance 2.0 que nous décrit l’auteure. À l’heure où l’amour se met au digital, Debbie Macomber met en scène une rencontre via une application de rencontres. Parfois, les rencontres via le web s’avèrent décevantes, mais d’autres fois, nous pouvons faire d’agréables et surprenantes rencontres. Pour Merry, sa rencontre est si surprenante, qu’elle remet en cause l’intégralité de ses sentiments envers cette personne… qu’elle ne connaît que trop bien.

La narration est assez simple, pas très recherchée même, mais je dois dire qu’elle a le mérite de nous embarquer dans son univers féerique, le temps de quelques soirées. La magie de Noël est bien présente, et nous rend encore plus impatient d’arriver aux fêtes de fin d’année.


Une romance de Noël assez simple, mais agréable à découvrir. Conseil de lecture : n’ouvrez ce livre que peu de temps avant les fêtes de fin d’années, accompagné d’un bon chocolat chaud, emmitouflé dans un plaid chaud, si possible au coin du feu. 

Ma note : 7/10

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Pourquoi pas nous ?


Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

374 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin. De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre. Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.


Extraits  « Je m’en tape que Ben prenne des cours de rattrapage. Je m’en tape; qu’il ait ou non un boulot prestigieux ou qu’il pose sa candidature à Yale. Ce qui m’importe, c’est le courage avec lequel il a fait face à cette ordure dans le métro, et le frisson qui s’empare de moi quand je reçois ses textos. Ce qui m’importe, c’est le soin qu’il a mis à me rendre mon premier baiser parfait. »

« Peut-être que la vie, ça consiste à accueillir des gens dans votre existence pendant un temps, prendre ce qu’ils vous donnent et s’en servir dans l’amitié suivante ou la relation suivante.  »


Mon avis : Arthur et Ben vivent à New York. Arthur travaille dans l’entreprise de sa mère durant l’été, en attendant son admission pour l’université Yale. Quant à Ben, il vient de subir une déception amoureuse, avec son premier petit copain. Leurs chemins vont se croiser à un bureau de Poste, où Ben attendait pour expédier un carton rempli de souvenirs et d’affaires personnels à son ex. Le coup de foudre est immédiat pour Arthur. Ils vont échanger quelques mots, avant de se séparer, sans se laisser leurs coordonnées. Mais Ben, tout comme Arthur, n’arrivent pas à oublier leur rencontre et vont tout mettre en oeuvre pour se retrouver. Leurs chemins vont se recroiser à nouveau, pour se poursuivre ensemble. Mais l’univers n’est jamais très tendre avec les sentiments amoureux…

J’ai beaucoup aimé cette romance homosexuelle. Elle entre parfaitement dans les codes des romances classiques, mais se met à l’ordre du jour, en mettant en scène deux protagonistes masculins, qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Comme toute romance, ils vont se chercher, se tourner autour, et se mettre ensemble, dans une immensité de douceurs, de joies et de bonheurs.

J’ai été assez attristée par une scène du livre, qui malheureusement, doit être le lot quotidien de nombreux couples homosexuels. Ben et Arthur sont dans un train, ils sont blottis l’un contre l’autre, à deux doigts de s’endormir, lorsqu’un père de famille passe, avec un enfant en bas âge dans les bras, et leur reproche leur comportement soit-disant indécent en public. Il leur reproche leur manque de retenue, qui pourrait choquer son jeune enfant. Ils ne faisaient pourtant rien qui aurait pu attenter à la pudeur ou autre. Je trouve cela un peu révoltant, puisque je pense que cette même personne n’aurait jamais osée faire une telle réflexion à un couple hétérosexuel, alors même que l’attitude des deux couples aurait été la même. Cette scène, bien qu’abject, n’est rien en comparaison des nombreuses menaces, insultes et coups que reçoivent très souvent les personnes homosexuelles qui affichent publiquement leur préférence. Cela prouve bien que les mentalités doivent encore évoluer. Et je reste persuadée qu’éduquer les enfants dès leur plus jeune âge peut aider à cette évolution. C’est pourquoi je recommande la lecture de cette histoire par l’ensemble des jeunes adolescents.

Hormis cet aspect de l’histoire, j’ai eu quelques fois un peu de mal à discerner l’ensemble des personnages. Les auteurs alternant les points de vue à chaque chapitre, passant de celui de Ben à celui d’Arthur, et je pense que leurs vies étaient tellement identiques, qu’à un moment donné, les deux personnages se sont mêlés dans mon esprit et n’ont plus fait qu’un. Je n’arrivais plus très bien à discerner lequel racontait et lequel faisait quoi.

Cela n’enlève absolument rien au fait que j’ai apprécié découvrir cette histoire. Très secrètement, j’espère même que Becky Albertalli et Adam Silvera sortent une suite, pour pouvoir découvrir l’évolution de cette jolie histoire d’amour.


Une romance homosexuelle young adult agréable à lire, avec des personnages attachants. 

Ma note : 7/10

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Ensemble à minuit


Ensemble à minuit de Jennifer Castle

361 pages, éditions Casterman, à 16€


Résumé : Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.


Extraits  « Il faut prendre la vie par la main, même si on ne sait jamais dans quelle direction elle va nous entraîner. On ne garde pas toujours le contrôle. Mais est-ce qu’on a une autre option ? Tout lâcher ? »

« C’est une découverte que j’ai faite en Europe, où j’ai visité des tonnes de musées : quand on est sincèrement touché par une oeuvre d’art, peu importe qu’un million de personnes l’aient déjà admirée avant. À l’instant où elle prend une signification particulière à vos yeux, elle vous appartient. »


Mon avisPour bien débuter le mois de décembre, et pour m’imprégner en amont de la féerie de Noël, je me suis lancé dans la lecture de Ensemble à minuit.

L’histoire se déroule dans un temps très réduit : entre Noël et le jour de l’An. Un jour qu’ils se promènent tranquillement dans la ville de New York, Kendall et Max sont les témoins d’un accident très grave. Ils se sentent immédiatement coupables de ne pas être intervenus, et pour racheter leur conscience, vont se prêter au jeu imposé par une serveuse : réaliser plusieurs bonnes actions désintéressées en quelques jours seulement.

Kendall et Max vont donc sillonner les rues de New York pour rendre des services désintéressés à des personnes qui en ont besoin. Ainsi, ils vont pouvoir divertir une petite fille trop impatiente et soulager son papa, donner de l’attention à une personne sans abri, en s’arrêtant et en lui prêtant une oreille attentive, et cinq autres actions dans le même style. Ce défi qui, de prime abord, peut nous apparaître simple à réaliser, est en fait plus compliqué à mettre en pratique. En effet, on se rend compte que les gens sont si peu habituées à recevoir de l’attention ou une aide désintéressées, qu’elles prennent immédiatement peur. Un comportement tristement normal de nos jours… Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup fait réfléchir, tant et si bien que j’aie moi aussi effectuer des actions désintéressées dans les jours qui ont suivis ma lecture – j’ai, entre autre, aidé une personne à pousser un fauteuil roulant pour monter sur un trottoir, j’ai proposé mon aide à des personnes qui déménageaient des cartons dans la rue, j’ai acheté de la nourriture pour la Banque Alimentaire… De petites actions qui, mises bout à bout, font du bien, autant à la personne qui les reçoit qu’à celle qui les donne. Je vous encourage aussi vivement à essayer d’en réaliser au moins une. La satisfaction qu’on en tire est réellement belle.

Malheureusement, outre le beau message délivré par cette histoire, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit et à m’attacher aux différents personnages. Ces derniers m’ont parus un peu hors du temps, pas assez accrochés à la réalité. De plus, j’ai trouvé que leurs caractères manquaient de singularité, l’auteure aurait dû les rendre moins banals, et affirmer certains traits de leur personnalité que l’on ne retrouve nul part ailleurs… Ce que je veux dire par là, c’est que Kendall et Max ne marquent pas les esprits, et ont déjà presque disparus du mien, seulement quelques jours après la fin de ma lecture.

Je n’ai pas non plus trouvé ce que j’étais venue chercher de prime abord dans cette histoire, c’est-à-dire la magie de Noël. Je ne l’ai pas ressenti, rien ne me l’a rappelé, même le Nouvel An n’était pas aussi festif que ce à quoi je m’attendais.


Bien que j’aie été déçue par de nombreux aspects de cette lecture, j’ai trouvé que la thématique centrale, tout comme les personnages, avaient du potentiels. J’ai apprécié le beau message de bienfaisance et d’entraide solidaire que l’auteure délivre. 

Ma note : 4/10

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Am, stram, gram… Ce sera toi qui me plairas !


Am, stram, gram… ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri

356 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux moeurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ?


Extraits  « Camille est un paradoxe absolu. Elle ne sait pas vraiment dire non aux trucs qui la barbent d’avance, mais elle ne sait pas non plus dire oui aux trucs qui ont l’air sympa et a priori inoffensifs. Elle se demande des fois si c’est une maladie. Ou son héritage catholique qui la pousse à embrasser la souffrance, quoi qu’il arrive ? »

« La différence entre ces numéros et le tien réside peut-être dans le fait que le tien, je te l’ai demandé. Les autres, non. »


Mon avis : Camille travaille dans une grosse entreprise, lorsqu’elle ouvre, un jour tout à fait ordinaire, un étrange mail anonyme. La personne qui se cache derrière ce mail avoue à demi-mot à Camille son attirance pour elle. Mais qui peut bien être cet inconnu ? Un véritable jeu de piste s’engage, Camille étant bien décidé à découvrir qui est ce mystérieux inconnu, si épris d’elle. Entre-temps, Camille fait la rencontre de son voisin du dessus, un jeune homme bruyant, séducteur et sûr de lui, qui la convie à plusieurs soirées avec ses amis. Le feeling passe immédiatement entre eux deux, si bien que Camille en oublie légèrement son mystérieux corbeau anonyme…

Camille est une protagoniste tout à fait attachante. C’est le genre de femme naturelle, pas stéréotypée, sympathique et enjouée avec tout le monde, dotée d’un grand coeur, qui la rend si attachante. Elle se retrouve parfois dans des situations tout à fait improbables, qui peuvent être hilarantes vues de l’extérieur, mais beaucoup moins drôles pour elle.

C’est désormais officiel : notre protagoniste est maintenant engagée dans l’aventure de l’amour. Car oui, pour elle, c’est une véritable aventure qui s’engage : elle va chercher, pendant des jours, des semaines, voire des mois, à découvrir l’identité secrète de son corbeau. Chaque homme qu’elle côtoie sera soupçonné : son patron, le jeune stagiaire, en passant par son vieux voisin… elle va se retourner la tête et analyser chacune de ses interactions avec la gent masculine, telle un Colombo de l’amour, pour éclaircir ce mystère. Et nous, chers lecteurs, nous sommes aussi impatients que Camille de découvrir qui est l’auteur de ces mystérieux mails. Car les pages défilent, mais aucun indice ne vient pointer le bout de son nez… jusqu’au dénouement suprême !

A travers cette histoire contemporaine, Catherine-Rose Barbieri souhaite surtout nous montrer que les blessures passées peuvent être surmontées. Il faut regarder vers l’avenir pour aller de l’avant, et s’autoriser à faire de nouveau confiance à une tiers personne. Camille en est l’exemple même.


Une romance contemporaine légère et dynamique, qui entraînera le lecteur dans une mystérieuse aventure amoureuse. 

Ma note : 7,5/10

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Les mille visages de notre histoire


Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

451 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Libby Groby s’est cachée chez elle depuis le décès de sa mère, mais elle se sent désormais prête pour le lycée. Personne ne la connaît vraiment au-delà de son obésité. Jack Masselin est un jeune homme sûr de lui, sexy et distant que tout le monde pense connaître, mais qui cache un secret. Il rencontre Libby et leur monde respectif change.


Extraits  « Mais ils ne comptent pas, le lycée ne compte pas, rien de tout ça ne compte. C’est ce qui est à l’intérieur qui compte. C’est bien au-delà des apparences. Voilà les trucs qu’on aime te répéter. Et puis de toute façon, ça ne me touche plus depuis longtemps. Sauf que ça aussi, c’est un mensonge. »

« Parfois, les gens sont salauds tout simplement parce que ce sont des salauds. Parfois parce que quelqu’un leur a fait des saloperies. Parfois, les gens sont salauds juste parce qu’ils ont peur. Parfois, ils sont délibérément salauds avant que quiconque puisse leur faire des saloperies. Et puis il y a des gens qui ne s’aiment pas. Et si ce genre de personne croise quelqu’un qui sait parfaitement qui il est et qui s’aime comme ça, alors elle se sent encore plus minable. »


Mon avis : Dans un passé très proche, Libby Groby était considérée comme la plus grosse ado d’Amérique. Après le décès de sa mère, elle s’est laissée sombrer dans une période noire, et s’est réfugiée dans la nourriture, comme seule réconfort pour lutter contre la tristesse. Enfermée chez elle quotidiennement et entourée de nourritures, elle en est arrivé à atteindre un stade catastrophique, qui lui a valu d’être évacué par une grue en direction de l’hôpital. Des années plus tard, avec plusieurs centaines de kilos en moins, Libby Groby est fin prête à se réinsérer dans la vie sociale. Son grand retour à la scolarité est imminent, bien que compliqué… En parallèle, nous suivons Jack Masselin, un beau garçon à la vie tout à fait normal, si ce n’est qu’il a une particularité qu’il cache à tous : une maladie nommée prosopagnosie, qui l’empêche de reconnaître les visages des personnes qu’il côtoie. Handicapant au quotidien, cette maladie n’empêche pas Jack de vivre sa vie comme il l’entend. Libby et Jack vont se rencontrer dans l’enceinte de l’école, et cette rencontre va changer leur vie à tout jamais.

J’ai particulièrement apprécié le caractère robuste de Libby. Cette jeune fille, déjà bien abîmée par la vie, doit faire face à des épreuves qui s’avèrent particulièrement compliquée et éprouvantes psychologiquement. Insultes, menaces, moqueries… est son lot quotidien. Elle s’est forgée un caractère et un coeur de pierre, elle n’hésite pas à prendre la parole, à s’affirmer, à aider les plus faibles face aux moqueries et regards insistants de perfides personnes. Jack a quant à lui un comportement mouvant durant l’intégralité du roman, puisqu’il va diamétralement changer sa façon de voir la vie et de juger les gens. De garçon perfide et hargneux, il va se transformer en jeune homme courageux et c’est justement ce changement conséquent qui va être à l’origine d’un tournant de l’histoire.

Les mille visages de notre histoire est un roman fort, qui peut faire échos dans l’esprit de tous les adolescents qui le lisent. Il traite de thématiques actuelles, qui sont le lot quotidien de certains jeunes en France et ailleurs : le harcèlement scolaire, les difficultés d’intégration sociale, les moqueries, insultes, les complexes, le regard des autres. Je trouve qu’en parler peut permettre de faire changer le regard de certains sur ces phénomènes et pourquoi pas de faire changer également leur comportement.

Outre le message assez fort que cette histoire véhicule, c’est aussi une jolie histoire d’amour naissante entre deux jeunes gens, que nous offre à voir Jennifer Niven. Les deux protagonistes amoureux en devenir ont des personnalités différentes, ils ne sont pas « comme tout le monde », mais aiment cette particularité qui les distingue des autres. Ils assument leurs sentiments et passent outre le regard des autres, et c’est quelque chose de très fort, que j’ai particulièrement aimé chez eux.

Il y a quelques années, j’avais lu Tous nos jours parfaits, qui est un autre roman de l’auteure, à partir duquel nous pouvons faire quelques liens et connexions avec ce livre-ci. Dans Tous nos jours parfaits, comme dans Les mille visages de notre histoire, l’auteure instille des messages d’espoir, des messages qui redonnent foi en la vie et qui donnent envie de continuer à sourire. Ces deux romans abordent des thématiques poignantes, ils sont forts en émotions, et mettent en scène des personnages attachants aux antécédents compliqués. La comparaison s’arrête ici, puisque ce sont deux histoires distinctes, très jolies à découvrir toutes les deux.


Un roman touchant, qui aborde des sujets complexes : l’exclusion et le harcèlement social et scolaire, le regard des autres, le jugement, la différence… Grâce aux personnages atypiques et attachants, vous allez passer un excellent moment de lecture. 

Ma note : 7,5/10

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Nous danserons encore sous la pluie


Nous danserons encore sous la pluie de Valérie Bel

219 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Marie et Damien viennent de fêter leurs 30 ans, il s’aiment, ils ont des projets de mariage et de bébé. Leur amour est solide. Leur avenir, plein de promesses.
Survient un accident. Damien est frappé d’amnésie. Il ne se souvient plus qui est Marie pour lui.
Dès lors, que restera-t-il des promesses et de leur amour ?
Ce lien, en apparence si fort, n’est-il qu’un fétu de paille balayé par le premier vent contraire ?


Extraits « On aimerait tous connaître les secrets du bon déroulé d’une existence. Mais c’est un secret bien gardé, noyé dans nos illusions communes. »

« Je me souvenais parfaitement qu’à deux ou trois reprises mon père avait évoqué le drame terrible que devait constituer la perte de mémoire pour un être humain. Il disait que l’homme est fait de son passé. Que l’avoir oublié revient à ne plus avoir d’identité. Pas de sens au présent sans passé mémorisé. »


Mon avis : Marie et Damien s’aiment et ont des projets d’avenir communs. Seulement voilà, personne ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait. Un beau jour, Marie reçoit un coup de téléphone l’informant que Damien a eu un accident. Suite à ce choc, Damien est frappé d’amnésie et ne se souvient plus de la moitié de sa vie passée, incluant Marie. Quand l’amour et les projets disparaissent du jour au lendemain, il est difficile de tout reconstruire.

Nous danserons encore sous la pluie est une romance qui se veut à la fois légère, par la stylistique, mais aussi difficile, à cause de la tonalité employée et de l’histoire narrée.

Le personnage de Marie est attendrissant. Je me suis facilement identifié à elle, j’ai réussi à ressentir ses doutes, ses peurs, tous les questionnements qu’elle se faisait continuellement sur Damien, sur son amour, et sur leur futur commun. Elle m’a beaucoup émue : en effet, après son accident, Damien voit Marie comme une parfaite inconnue et la traite en conséquence. Son ignorance va presque jusqu’à la méchanceté par moments, comme si Damien lui faisait regretter sa perte de mémoire. On ne peut qu’être attristé par cette situation et compatir à la peine de Marie.

La thématique globale de l’histoire n’est pas aisée à aborder : la perte mémorielle, l’oubli partielle de moments clés de sa vie. Comment se reconstruire et continuer à vivre normalement après avoir connu le pire ? Les problématiques liées à la mémoire sont de plus en plus communes en France, notamment au niveau de personnes d’un certain âge, qui souffrent de troubles mémorielles et plus spécifiquement d’Alzheimer. Parler des troubles mémorielles permet de mettre en avant les conséquences dramatiques que cela peut engendrer pour la personne qui en est atteinte, mais également pour ses proches. J’ai trouvé le sujet intéressant, bien abordé, avec sensibilité et émotions.


Nous danserons encore sous la pluie, est un roman émouvant sur la perte mémorielle, rempli de personnages attendrissants, qui ne vous laisseront pas indifférents. Une très belle découverte, que je vous recommande !

Ma note : 8/10