Littérature française·Roman·Romance

Aux Livres Exquis


Aux Livres Exquis de Fanny Vandermeersch

177 pages, éditions Charleston, à 18€


Résumé : Chloé n’aime pas la routine. Mère d’un enfant, mariée à un homme qu’elle ne voit jamais, elle refuse de rester la gentille femme au foyer qui attend son mari. Quand elle lit dans le journal qu’un café littéraire, Aux Livres Exquis, cherche une serveuse en CDD, c’est le rêve. Or, si elle s’entend à merveille avec le comptable, les débuts sont difficiles avec le patron, David. Et quand elle découvre son portrait dessiné à plusieurs reprises dans le carnet d’une cliente mystérieuse qui s’est volatilisée, elle comprend qu’elle arrive à un tournant de sa vie.
Entre muffins brûlés, énigmes, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur le décès de sa mère et découverte de ses origines, la vie de Chloé ne sera plus la même.


Mon avisSi vous avez regardé la couverture du livre, vous avez sans doute remarqué le bandeau rouge qui orne sa partie inférieure, à savoir « Le roman feel good idéal pour les amoureux des livres« . Ni une ni deux, en tant que littéraire et lectrice aguerrie, je me suis jeté dessus. Surprenant ?

Aux Livres Exquis raconte l’histoire de Chloé, jeune maman attentionnée et femme d’un homme qu’elle ne voit presque plus. Fatiguée de rester toute la journée à la maison à ne rien faire, Chloé déniche un CDD dans le café littéraire Aux Livres Exquis, en tant que serveuse. Si les débuts avec David, son patron s’avèrent difficiles, leur relation va évoluer rapidement et prendre un tournant inattendu. En effet, lorsqu’ils retrouvent dans le café un carnet abandonné avec le portrait de Chloé dessiné à plusieurs reprises, ils comprennent qu’ils font face à un mystère à percer. Secrets, amours, muffins et cafés vont se mêler pour nous donner une jolie histoire à découvrir.

L’histoire est sympathique à découvrir et se lit très rapidement. Malheureusement, j’ai trouvé le récit assez prévisible, avec une trame assez classique, qui reprend le fil conducteur que chaque romance proposent, à savoir : des problèmes conjugaux, une nouvelle histoire d’amour, une intrigue familiale, des amitiés qui se créent, etc.

La seule valeur-ajoutée qui aurait pu différencier ce livre des autres, c’est le café littéraire Aux Livres Exquis. L’idée d’insérer un tel café est très bonne, mais n’a, malheureusement, pas assez été exploité. En effet, le cadre se met en place, puis le café reste l’arrière-plan du récit, alors qu’il aurait dû être la chose qui distingue cette histoire des autres. En l’occurence, le bandeau rouge de la couverture est mensonger, puisque la thématique du livre et de la littérature n’est pas approfondie au delà de la présence du café littéraire.

L’histoire n’en reste pas moins bonne, douce et lumineuse, avec une protagoniste attachante, tant dans sa façon d’être que dans sa façon de faire face à la vie. Je l’ai trouvé courageuse et battante, mais un peu trop naïve par moments.


Un récit rapide à lire, qui aurait mérité une plus grande originalité narrative. L’idée du café-littéraire n’a pas été assez développée, au détriment de sujets communs à toutes les romances. Sympa à lire sur le moment, mais vite oublié. 

Ma note : 5/10

 

Chick-lit·Romance

La styliste


La styliste de Rosie Nixon

479 pages, éditions Diva romance, à 18€


Résumé : Luxe, paillettes, romance, coups bas et jalousie… Les coulisses de la mode ne sont pas de tout repos !
Quand Amber Green, employée dans une boutique luxueuse de Londres, se fait offrir par erreur le poste d’assistante de Mona Armstrong, LA styliste des stars, elle n’en croit pas sa chance.
Seulement, les choses ne se passent pas exactement comme elle l’avait prévu. En plus d’apprendre à faire des cafés pour une patronne aux exigences particulières et dénicher des robes extraordinaires pour des actrices, elle doit aussi apprendre à gérer des égos démesurés et à prendre soin d’un cochon nain. Pas facile !  Pour couronner le tout, le nouveau boulot d’Amber place sur son chemin non pas un, mais deux prétendants aussi excitants l’un que l’autre… Notre apprentie styliste arrivera-t-elle à garder les pieds sur Terre ? Et, plus important encore, que va donc porter tout ce beau monde lors des prochains galas ?


Extraits :  « Rien ne rend un article plus désirable que les six mois d’attente nécessaires pour l’obtenir.« 

« Une seule chose est pire que de faire parler de soi : c’est de ne pas faire parler de soi. »


Mon avis : Envie d’évasion ? Envie de changer de vie le temps d’une lecture ? Je vous propose de plonger dans le monde très sélect du stylisme. C’est une expérience unique : pouvoir côtoyer des stars, approcher les tapis rouges, participer aux fêtes les plus branchées… tout comme Amber, la protagoniste, laissez-vous porter par cette parenthèse enchantée.

Amber Green n’est qu’une petite vendeuse d’une boutique luxueuse, lorsqu’elle va être repérée par Mona Armstrong, une star américaine, qui lui propose de devenir sa styliste, le temps des Globes, des Oscars et autres représentations prochaines. Ni une ni deux, la jeune femme y voit là une chance en or, qui ne se représentera sans doute jamais dans sa vie. Elle se retrouve plongée dans un monde stylisée, aux côtés de personnalités exigeantes et hyper-médiatisées.

Entre ces stars qui accordent une grande importance à leur image et cette petite Amber, jeune femme négligée, pas très féminine, un peu maladroite… le contraste est frappant ! Mais c’est justement ce qui fait la richesse de cette histoire : la rencontre de deux mondes diamétralement opposés, qui vont chacun en apprendre plus de l’autre. C’est aussi grâce à ces différences que le lecteur va rigoler, puisque les quiproquos seront nombreux, tout comme les maladresses ou les situations inattendues…

Le monde du stylisme, de la mode, des tapis rouges et des paillettes est un monde qui fascine certains, autant qu’il fait horreur à d’autres. C’est en effet un monde éphémère, qui ne dure qu’un court temps, et qui se finit souvent brutalement pour certains. Un monde stylisé, qui se base uniquement sur l’apparence et qui néglige totalement la personnalité.

Néanmoins, on y découvre que les apparences ne font pas tout, et que derrière ces personnes aux richesses de façades, se cachent souvent des gens tristes, avec des secrets, des ennuis, des problèmes. Le monde des stars n’est pas tout blanc, il comporte lui aussi son lot de difficultés, comme vous pourrez le découvrir.

Bien évidemment, comme tout bon chick-lit qui se respecte, après la mode, vient l’amour. Je ne vous en dirais pas plus, pour vous laisser le soin de découvrir par vous-même, mais sachez que notre petit Amber ne va pas rester indifférente face au charme de certains hommes…


Si vous recherchez une lecture détente, je vous conseille ce chick-lit. Il vous enlèvera un temps de votre quotidien pour vous apporter dans un espace de luxe et de mode. Une expérience à tester !

Ma note : 7/10
Littérature italienne·Romance

La petite herboristerie de Montmartre


La petite herboristerie de Montmartre de Donatella Rizzati

412 pages, éditions Charleston, à 22,50€


Résumé : Paris, novembre 2004.

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?


Extraits :  « Ma petite, une vie entière ne suffit pas pour tout apprendre. Mais ceux qui arrêtent de chercher se condamnent à mourir.« 

« Manger, ce n’est pas juste un besoin humain. C’est beaucoup plus, ça appartient au monde des émotions, la cuisine reflète une précision, une envie de bien faire. Dans certains cas, c’est même une déclaration d’amour qui se passe de mots. »


Mon avis : La petite herboristerie de Montmartre, c’est une bouffée d’air frais que j’ai lu dans climat étouffant d’été. Une histoire paisible et relaxante, qui m’a apporté plaisir et détente.

Après le décès subit de son mari, Viola, une jeune trentenaire italienne, perd goût à la vie. Pour changer d’air et se ressourcer, elle décide de retourner à Paris, ville où elle a réalisée ses études de naturopathe, et où elle a rencontré Gisèle, gérante d’une boutique d’herboristerie, devenue une très grande amie. Elle replonge avec extase dans ce lieu magique de la boutique de l’herboristerie, et réapprend peu à peu, à vivre, à prendre soin d’elle, à aimer.

C’est une histoire poétique qui met en avant une jeune femme, abattue par le deuil, qui va aller de l’avant pour tenter de se reconstruire. Mais rassurez-vous, point d’atermoiements dans ce roman, seulement des touches d’espoir et une légèreté qui donne du baume au coeur. De belles leçons de vie vous y attendent.

Pour les plus téméraires, des petites recettes à base d’herbes sont disséminées ici et là dans le roman. Ainsi, au fil de votre lecture, vous pourrez découvrir différents remèdes, notamment pour rétablir l’équilibre du cinquième chakra, pour préparer un bain relaxant parfumé au miel et au citron, ou encore pour apprendre à confectionner des huiles essentiels au lavande. Des recettes qui vous feront vous sentir mieux, en accord avec vous-même et avec la vie.  En tout cas, j’en ai repéré quelques-unes, que je vais sans doute tester prochainement…
Donatella Rizzati met en avant un concept de médecine traditionnelle, qui vise à améliorer l’organisme par des moyens naturels et biologiques. J’ai apprécié découvrir ce monde à part que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup aimé découvrir la boutique atypique de Gisèle, une herboristerie traditionnelle, comme il n’en existe que trop peu dans le monde. C’est un lieu convivial, où il y fait bon vivre. En tout cas, j’aurais adoré trouver ce genre de boutique dans les villes où je me rends, flâner entre les rayonnages, respirer les nombreux parfums et embruns qui se dégageaient des fioles…

Une histoire légère et paisible, à lire idéalement l’été. Vous n’y retrouverez pas de prise de tête, seulement de bons moments de lecture, qui vous apporteront une paix intérieure et un calme relatif. Une romance vite lue… mais vite oubliée aussi.  

Ma note : 6/10

 

Littérature française·Romance

L’amour à pleines dents !


L’amour à pleines dents ! de Cali Keys

315 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu’elle n’avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c’était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu’elle n’a dit à personne, c’est qu’elle s’est inscrite au concours Best Singer, et qu’elle compte bien le gagner. Diane a perdu Charles, son mari, il y a quelques années. Pour ne pas sombrer dans la dépression, elle s’investit dans son magasin de cupcakes, Sweet Cuppins, et engage Mélissa sur-le-champ. Ensemble, elles vont apprendre à reprendre goût à la vie, à aller au bout de leurs aspirations. Et qui sait, peut-être vont-elles aussi retrouver l’amour ?


Extraits :  « Si Steve avait écouté une seule de mes chansons, il aurait compris que j’ai du talent et que je suis prête à travailler comme une forcenée pour réaliser mon rêve. Mais il préfère me regarder comme si j’étais un Teletubbie choupinet tout juste bon à émettre des sons monosyllabiques.« 

« Comment fait-il pour ne pas balancer son ordinateur et ses patrons par la fenêtre ? Moi, je péterais les plombs à rester assise douze heures par jour en costard et cravate si serrée qu’elle m’empêche de déglutir ! Je finirai par taper une crise, traiter mes collègues de tous les noms et les poursuivre dans les couloirs de l’entreprise en les menaçant avec une lampe de bureau !« 


Mon avisLa couverture donne le ton du récit. Il y aura de l’amour, de l’amour et encore de l’amour. Avec un peu d’humour aussi, des voyages et pleins de gourmandises. Les meilleurs ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture et de détente.

Mélissa, compositrice-interprète et vendeuse dans une boulangerie suisse, décide de tout plaquer pour suivre son compagnon Steve, muté au Québec. Une nouvelle vie s’offre à elle, avec une toute nouvelle chance de pouvoir s’épanouir dans le domaine qui lui plaît le plus : la musique. Sélectionnée pour participer au concours de chant Best Singer, Mélissa vit un rêve éveillé. Jusqu’au jour où Steve la quitte brutalement, protestant de leur non compatibilité commune. En parallèle, nous suivons Diane, une femme mûre, qui a perdu son mari Charles, avec qui elle était mariée depuis de nombreuses années. Elle n’arrive pas à se remettre de sa disparition, et travaille d’arrache pied dans sa boutique de cupcakes pour passer le temps. C’est d’ailleurs dans sa boutique qu’elle va faire la rencontre de Mélissa, venue lui déposer un CV puis recrutée dans la foulée. Les deux femmes vont devenir très vite complices, et vont s’aider mutuellement à reprendre goût à la vie.

Les deux protagonistes sont terriblement attachantes. La bonne humeur constante de Mélissa, sa détermination à arriver à ses fins, sa sympathie avec autrui, font d’elle un personnage au mental d’acier et à la jovialité qui n’est plus à prouver. Quant à Diane, bien que plus effacée que Mélissa, elle reste quand même un personnage fort, sorte de pilier qui soutient implicitement le récit. C’est une femme au grand coeur, qui fait passer les intérêts des autres avant les siens, douce et attentionnée, elle donne une très bonne image des valeurs québécoises.

Il n’y a pas à dire, L’amour à pleines dents ! est une lecture estivale. C’est le genre de lecture fraîche et légère, qui ne te prend pas la tête et te fait passer un agréable moment. J’ai adoré l’humour de l’auteure. Un humour un peu décalé, que certain(e)s peuvent ne pas apprécié, mais que j’ai trouvé, moi, totalement désopilant. Il y avait également beaucoup d’amour dans ce récit. Mélissa va s’enticher de Matthew, qui n’est autre qu’un membre du jury du concours Best Singer, auquel elle participe. Pas facile donc de mélanger travail et plaisir. Quant à Diane, elle va être poussée par Mélissa à retrouver un autre homme que son défunt Charles. Pour se faire, Mélissa va encore sa comparse sur un site de rencontres pour seniors. Un bon moyen de rencontrer des hommes tout en faisant une activité conjointe… mais difficile d’oublier l’amour de sa vie, l’homme que l’on considérait comme l’homme parfait. Vous l’aurez compris, l’amour est au rendez-vous, mais n’est pas facile d’accès. Mais ne dit-on pas que les plus belles histoires d’amour sont celles qui sont le plus difficiles à atteindre ? Patience et rigueur sont donc de mise pour Diane et Mélissa, déterminées à faire entrer de nouveau un homme dans leurs vies.

Un grand bravo à Cali Keys pour son prix de la meilleure romance 2017 : un prix bien mérité, qui récompense des histoires d’amour bien ficelées et attendrissantes, ainsi qu’une écriture plaisante et rafraîchissante. Un combo gagnant, qui a parfaitement fonctionné avec moi.


L’amour à pleines dents ! est une romance qui met du baume au coeur. Vous y retrouverez une formidable histoire d’amitié entre deux femmes brisées par la vie ; des histoires d’amour un tantinet compliquées mais attendrissantes ; des cupcackes bien sucrés pour les plus gourmands, ainsi qu’un soupçon d’humour pour alléger le tout. N’attendez pas que l’été se termine pour déguster ce met d’excellence.

 

Ma note : 8,5/10

 

Littérature française·Romance

Another story of Bad Boys, épisode 1


Another story of Bad Boys, épisode 1 de Mathilde Aloha

597 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Liliana Wilson ne pensait pas qu’en intégrant la célèbre université de Los Angeles pour étudier le journalisme, sa vie allait autant changer.L’absence de sa meilleure amie Rosie, plongée dans un coma dont elle ne se réveillera peut-être jamais, la faisait bien trop souffrir. Accablée par le chagrin et une forte culpabilité, elle avait décidé de prendre des distances avec son passé. Mais c’était sans compter sur le retour du dangereux Jace ? Elle voyait son avenir déjà tout tracé : obtenir d’ici quelques années son diplôme, puis parcourir le monde. Mais sa rencontre avec ses nouveaux colocataires, Evan et Cameron, vient bouleverser ses plans. Si le premier est le frère protecteur qu’elle n’a jamais eu, le second, non seulement méfiant et froid, se montre particulièrement infect à son égard.Lorsqu’elle découvre que ces deux-là, pourtant amis, rentrent régulièrement couverts de bleus et de blessures, elle s’interroge : jalousies masculines ? Sombre histoire de bad boys ? Que faire alors que la jeune femme se sent irrémédiablement attirée par l’un des deux, elle qui s’était pourtant jurée de faire passer son coeur bien après ses études ? Entre l’amour interdit qu’elle ressent et son passé qui la rattrape, Liliana en aura-t-elle jamais fini avec les drames de la vie ?


Extraits :  « Sois heureuse, Lili. La vie est trop courte. Prends chaque petit bonheur qui se présente à toi.« 

« Je ne conçois pas d’aimer quelqu’un lorsque cet amour est à sens unique, et je sais pertinemment au fond de moi que c’est ça dont j’ai peur : tomber éperdument amoureuse de Cameron et que lui ne m’aime pas. »


Mon avis : Certains mystères du monde littéraire me fascineront toujours. En premier lieu, celui-ci : pourquoi des auteurs français, ressentent-ils le besoin de titrer leur livre, également écrit en français, en anglais ? Pour quelqu’un qui défend la langue française comme moi, cela m’horripile. Mais soit, passons et revenir au récit.

Liliana Wilson est une jeune étudiante qui va intégrer les bancs de la célèbre université UCLA, pour tenter de devenir journaliste. Loin de sa famille, elle va donc vivre dans le campus universitaire, en colocation avec d’autres étudiants. Mais lors de la remise des clés, surprise : le service administratif s’est trompé dans le traitement du dossier de Liliana, et lui a attribué un appartement en colocation avec deux garçons, Evan et Cameron, meilleurs amis de longue date. A l’arrivée de Liliana, Evan s’est montré jovial et enjoué, tandis que Cameron s’est montré froid et hautain avec la jeune fille. Faisant fi du comportement de ce dernier, Liliana continue de vivre sa nouvelle vie d’étudiante, tout en se faisant de nombreux amis. Mais de lourds secrets de sa vie passée vont rapidement refaire surface et bousculer sa quiétude quotidienne.

Je suis quand même déçue du grand nombre de clichés qui se trouvent dans ce roman. Je pointe du doigt en particulier le personnage de Cameron, grand brun ténébreux, qui renvoie une vision de lui froide et solitaire ; mais qui va commencer à s’ouvrir et à ressentir des émotions au contact de la belle Liliana. Comme dans bon nombre de romances, il y a donc un effet de répulsion entre ces deux-là, avant qu’ils ne ressentent un désir d’attraction. Classique. Vu et déjà vu. Je passe également sur tous les clichés qui accompagnent l’histoire, notamment sur la vie menée par ces étudiants californien, à savoir une vie d’étudiants qui vivent sur un immense campus, vont faire du surf, sortent en boîte entre amis tous les week-ends… C’est un peu caricaturé et pas très représentatif de la réalité.

Heureusement, l’auteure incorpore à son récit quelques touches de mystères délectables. Il y a tout d’abord le mystère qui plane autour du personnage de Jace, ancien bourreau de Liliana, qui a causé la quasi-mort de Rosie, son ancienne meilleure amie. Mais aussi bon nombre de mystères qui entourent la bande de garçons, qui reviennent souvent à l’appartement couvert de sang et d’ecchymoses. Le point négatif de tout cela, c’est que ces histoires n’avancent pas. Après plus de 600 pages lues, les informations distillées sont toujours aussi floues. Je conçois que Mathilde Aloha ait voulue garder du suspense pour son deuxième tome, mais il fallait aussi contenter le lecteur et lui donner un peu plus de matière pour lui donner envie d’en savoir davantage. Cela ne va pas m’empêcher de lire le second volume ; en espérant que ces intrigues soient plus exploitées.


Another story of Bad Boys est un roman idéal pour les jeunes midinettes en vacances, qui souhaitent passer un agréable moment et rêver d’une future vie d’étudiante idyllique. Pour les autres, vous allez y voir une lecture sympathique, mais trop caricaturée, et qui tourne un peu en rond, sans jamais avoir de finalité. Par curiosité, je lirai le tome 2, en espérant que l’auteure (âgée de 17 ans à la publication de ce livre) ait mûrie dans son style d’écriture. 

Ma note : 5/10

Chick-lit·Romance

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent


Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent de Elie Grimes

439 pages, éditions Préludes, à 16,90€


Résumé : Zoey est la sœur de Dalton et la meilleure amie d’Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton. Elle n’écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey n’est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l’épreuve, jusque dans les moindres détails…
Voici une comédie cent pour cent new-yorkaise, sexy et efficace ! Ce chassé-croisé amoureux contemporain porté par des dialogues vifs et percutants, rythmé par mille et un rebondissements, révèle une héroïne au caractère volcanique.


Extrait :  « Rend coup pour coup mais ne sois jamais déloyale. Jamais. Ce sont les lâches qui ont besoin d’avoir recours à ce genre de méthodes. Les lâches et les gens sans intelligence.« 


Mon avis : Il paraît que les titres à rallonge, c’est la mode : ça attire le regard et demande plus de temps de réflexion. C’est vrai. En tout cas, c’est le titre énigmatique qui m’a donné envie de lire ce livre.

Zoey est une jeune femme épanouie dans sa vie professionnelle, puisqu’elle a ouvert il y a peu sa propre entreprise de traiteur, avec son assistante et amie Sally. Une passion de la cuisine qu’elle tient de sa grand-mère Nana, qui a vendue énormément de livres de recettes dans le monde entier. Tout semble paisible dans la vie de Zoey, jusqu’à ce qu’elle rencontre Matthew Ziegler, critique gastronomique reconnu, qui compte bien noter la cuisine de Zoey. Comme si ce stresse ne suffisait pas, il fallait que ce Matthew provoque des émotions ambigus à Zoey.

Les gentilles filles ne gâchent pas la nourriture, ne prennent pas de taxi avec des inconnus, ne sortent pas le soir, restent pudiques en toutes circonstances… c’est du moins l’idée que se fait Elie Grimes des gentilles filles. Alors notre protagoniste, est-elle une gentille fille ? Bien qu’elle en ait tout l’air, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même. En tout cas, c’est une fille attachante et pleine de ressources. Elle se veut indépendante des autres, mais reste très attachée à sa famille. Elle est entreprenante, courageuse et dotée d’un fort caractère qui ne laisse pas indifférent.

Zoey va se retrouver dans des situations improbables, qui ont tout l’attrait pour faire rire le lecteur. Sans conteste, ses maladresses et étourderies ont au moins le mérite de nous distraire.

De l’humour à revendre, certes, mais beaucoup d’amour aussi. De l’amour familial, notamment entre Zoey et sa grand-mère Nana, Zoey et son frère Dalton, ou nouvellement Zoey et sa mère Fran, qui pourtant, a toujours été mondaine et froide. De l’amour amical, entre Zoey et son amie et assistante Sally, ou Zoey et son meilleur ami d’enfance Adrian. Mais aussi de l’amour passion, avec un début de relation énigmatique avec Matthew, critique gastronomique. C’est bien connu, les gentilles filles ont un grand coeur.

Une histoire dynamique, qui reprend tous les grands codes de la chick-lit : histoires d’amour, humour, légèreté… Néanmoins, j’aurais souhaité peut-être un peu plus d’originalité dans le récit, un petit quelque chose en plus qui m’aurait permis de me souvenir plus précisément de ce livre. Car, pour être honnête : même si j’ai passé un bon moment de lecture, l’histoire risque de disparaître totalement de mon esprit dans les semaines à venir.


Voici la recette de ce chick-lit savoureux : une cuillerée d’histoires légères, agrémentées d’un zeste d’amour. Pour pimenter ce récit, une dose d’humour, puis faites mijoter à feu doux. Enfourner quelques heures au four, mais attention, ne le laissez pas cuire trop longtemps, car c’est bien connu : les gentilles filles savent cuisiner. Vous obtenez ainsi une comédie romantique délicieuse.

Ma note : 6,5/10

 

Chick-lit·Romance

Sextoys et bulles de savon


Sextoys et bulles de savon de Mily Black

216 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Fanny a tout plaqué pour ouvrir cette boutique. Tout, c’est sa vie, son job d’ingénieur dans une entreprise de cosmétique, et le salaire qui va avec. Pourquoi ? Pour vendre des produits de beauté bio et… des sextoys. Drôle d’idée, lui dira-t-on, surtout dans un petit village qui compte en tout et pour tout trois commerces. Mais l’idée va plus loin que ça. Fanny veut aider les femmes à se sentir mieux dans leur peau, par tous les moyens, pour elle-même surmonter les traumatismes de son adolescence. Alors quand elle fait la rencontre de Jenny, une jeune femme qui montre des signes de maltraitance, elle ne peut rester insensible.

Face aux détracteurs offusqués par ses produits, la jeune femme va devoir faire preuve de persévérance et d’humour. Deux qualités qui lui seront également utiles pour résister au charme d’Édouard, le policier du village qui lui donne du fil à retordre. Elle, qui a pourtant pour règle de ne s’attacher à personne…


Extraits :  « Le sexe a beau être présent partout dans notre société, il reste néanmoins un sujet délicat.« 

« Prendre soin de sa peau ne suffit pas à se sentir mieux. Les femmes ont besoin de s’épanouir, que ce soit dans le domaine professionnel, comme dans celui de l’intime. Les livres les plus récents sur le sujet démontrent l’importance d’une sexualité active et créative. Je ne fais que fournir les bases pour apprendre à apprivoiser son corps. »


 

Mon avisC’est avec le sourire aux lèvres que j’ai débuté ce nouveau roman, signé Mily Black. L’année dernière, cette même auteure m’avait fait passer un bon moment dans Petits dérapages et autres imprévus, une romance légère, qui avait égayée mes journées, tout en me faisant voyager. C’est avec enthousiasme que je réitère donc ma découverte de cette auteure française.

Fanny a eut l’étonnante idée d’ouvrir une nouvelle boutique assez spéciale. Alors que dans l’avant-salle elle vend des produits de beauté bio, dans l’arrière-salle, vous pourrez y découvrir des sextoys. Son idée ? Prendre soin de sa peau et de son corps pour s’épanouir et se sentir mieux. Mais voilà, son idée ne plaît pas à tout le monde, puisque la mère du maire est réfractaire à cette implantation et n’hésite pas à lui envoyer Edouard, un policier, pour lui faire cesser son activité. Hélas, contre toute attente, Fanny va doucement tomber sous le charme de ce policier, à qui elle va faire de nombreuses avances.

Vous l’aurez compris, dans cette romance, l’humour est maître. Fanny est une protagoniste excentrique, qui n’y va pas de main morte pour faire la promotion de son nouveau commerce. Vous la verrez dans des tenues affriolantes, dans des mises en scènes amusantes… Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Ce personnage extravagant est contrebalancé par le conformisme de Madame Lobarde, offusquée et scandalisée par l’idée saugrenue de Fanny. Elle tentera par tous les moyens de lui mettre des bâtons dans les roues. Un jeu du chat et de la souris hilarant !

Mais derrière cette légèreté apparente, se cachent quand même des sujets plus profonds. En effet, l’auteure tend à rendre les femmes maîtresses de leurs propres corps. Elle veut qu’elles s’assument et s’amusent en même temps, et non qu’elles dramatisent à tout va ou se cachent derrière ce que la société impose comme la norme.

De plus, la deuxième grande partie du roman met en avant un sujet des plus sérieux, puisque d’actualité dans notre société : la violence faite aux femmes. Jenny, jeune femme introvertie et réservée, subit les coups de son compagnon, sans jamais se rebeller. Devenue dépendante financièrement de son conjoint, qui l’isole et la coupe du monde entier, Jenny n’a plus d’accroche pour s’en sortir. C’est ce qu’à découvert Fanny, qui va tenter de l’aider du mieux qu’elle le peut. Un bon sujet, bien traité, qui peut permettre d’accompagner certaines femmes vers la libération et l’émancipation conjugale. De quoi redonner espoir à certaines femmes : la prise de parole est primordiale pour se révolter, s’en sortir, et changer de vie.

J’en profite pour vous montrer une courte vidéo qui dure 35 secondes, pour sensibiliser à la violence conjugale et aider les femmes à extérioriser leurs problèmes.


Une romance légère et drôle, qui a quand même l’avantage de faire réfléchir sur certains sujets sérieux : la maltraitance conjugale, ou encore la réconciliation féminine avec son corps. Ne boudez pas votre plaisir et poussez la porte de cette boutique originale… bons moments assurés !

Ma note : 7,5/10