Alerte rouge


Alerte rouge de James Patterson & Marshall Karp

346 pages, éditions L’Archipel, à 20€


Résumé : Une nouvelle enquête du NYPD Red, unité d’élite chargée de protéger les rich and famous, confronté à un génie du mal caché à Manhattan. Par James Patterson, n°1 mondial du suspense. A New York, le crime ne connaît pas de trêve. Le NYPD Red non plus… La haute société new-yorkaise est réunie au Pierre, l’un des plus prestigieux hôtels de la ville, pour un gala de charité. Soudain, une explosion souffle la salle.
Plusieurs blessés, une victime. Acte terroriste ou vengeance personnelle ? A quelques kilomètres de là, dans les entrailles d’un hôpital désaffecté de Roosevelt Island, est retrouvé le corps d’une célèbre réalisatrice de documentaires. Etranglée. Une séance SM qui aurait mal tourné ? Deux enquêtes cousues main pour Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald, du NYPD Red, l’unité d’élite chargée de la protection des célébrités.


Extraits : « Il ne faut jamais sous-estimer la folie de ceux qui ont du fric. »

« L’une des qualités qu’on attend de vous quand vous travaillez pour les très riches est de supporter leurs insultes alors que vous vous crevez le cul pour les aider. »


Mon avis : Habituée des romans de James Patterson (vanté comme le numéro un mondial eu suspense), je l’ai découvert dans Le sang de mon ennemi, un polar sur fond de trafic de drogue, puis j’ai enchaîné sur Un si beau soleil pour mourir, dans lequel un tueur en série assassinait sauvagement des personnes ayant le nom. Ces deux précédents récits ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais les ouvrages de cet auteur ont le mérite de receler une dose dose de suspense et de se lire relativement vite.

Alerte rouge fait partie de la saga NYPD RED, qui compte à ce jour quatre tomes – Alerte rouge étant le quatrième. Mais rassurez-vous, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres : la constance de cette saga sont les protagonistes, Kylie McDonald et son coéquipier Zach Jordan, qui font partie d’une unité d’élite du Red de New York, chargée de protéger les personnes immensément riches.

Lors d’un gala de charité en présence de personnalités célèbres de la ville de New York, dont la maire en personne, l’architecte et donateur d’une oeuvre de bienfaisance en faveur des plus démunis se fait exploser par une bombe alors qu’il allait entamer un discours sur scène. Kylie et Zach sécurisent les lieux et surtout madame la Maire et sont sur le pied de guerre pour comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi.

En parallèle, les deux coéquipiers se retrouvent sur une autre enquête de meurtre, celle d’une personnalité du cinéma, Aubrey Davenport. La jeune femme est retrouvée dans un hôpital désaffecté, nue, une corde autour du cou. Après quelques investigations, il semblerait que la jeune femme soit une accro au sexe accompagnée de pulsions violentes et destructrices.

J’avoue que ces deux enquêtes mises en parallèle, qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre, m’ont dérangées. On s’embrouille facilement dans l’alternance des témoins, des indices, dans l’avancement de l’une ou l’autre enquête. J’aurais préférée que l’auteur se focalise uniquement sur une seule enquête, en y ajoutant plus de suspense ou de rebondissements, qui aurait rendus l’histoire plus unique et moins passe-partout. Car, après tout, j’ai trouvé que les deux enquêtes n’étaient pas très recherchées, elles sont sympathiques à découvrir, mais vites oubliées une fois la lecture terminée. Elles manquent de plomb, de solidité, d’originalité.

En revanche, j’ai bien aimé le duo d’inspecteurs Kylie/Zach, qui m’ont semblé sympathiques. Si j’avais l’occasion de lire les précédents tomes de NYPD RED ou les tomes suivants s’il y en a, je pense que ce serait en premier lieu pour retrouver ce couple de collègues, qui m’ont bien plût.


Un polar intéressant, qui mêle deux enquêtes disjointes. Sympathique à découvrir, mais l’auteur a joué la simplicité : le manque de consistance de l’histoire fait qu’elle sera vite oubliée.

Ma note : 5,5/10

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Panic


Panic de Lauren Oliver

363 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : « Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.


Extraits : « C’était un peu comme surprendre un top model en train de péter : étonnant et excitant.« 

« Encore une leçon de Panic : les gens vous surprenaient. Ils vous mettaient sur le cul. C’était à peu près la seule chose sur laquelle on pouvait compter. »


Mon avis : Il y a maintenant trois ans, j’ai lu Replica, de Lauren Oliver, un roman jeunesse que j’avais qualifié « d’expérimental » et de « futuriste », puisque l’auteure avait imaginé un concept de lecture à deux sens tout à fait novateur et qu’en plus, elle abordait, dans son histoire, le clonage. Même si Panic est beaucoup moins expérimental que Replica, l’histoire n’en reste pas moins une sorte d’expérimentation.

Panic, c’est le nom attribué à un jeu totalement illégal, qui se pratique par les étudiants diplômés durant les deux mois de l’été. Durant un an, chacun cotise une somme d’argent, qui est ensuite mise en jeu. Des épreuves, toutes très dangereuses, attendent les concurrents. Cette année, Heather, ainsi que sa meilleure amie Nat, participent, pour remporter la cagnotte. Elles concourent aux côtés de Dodge, qui désire venger sa soeur Dayna, handicapée suite au jeu, ainsi que Ray Hanrahan, le frère d’un des vainqueurs d’une édition précédente. Malgré le soutien de Bishop, leur meilleur ami, Heather et Nat sont terrifiés à l’idée des épreuves qui les attendent : saut dans le vide, traversée d’une poutre sans protection… et l’intensité va croissante. L’argent, vaut-il plus que leur propre vie ?

J’étais assez curieuse de découvrir la manière dont Lauren Oliver allait développer son histoire. C’est un jeu qui a sans doute été inspiré d’autres histoires célèbres, tels que les fameux Hunger Games de Suzanne Collins. Mais ici, dans Panic, on ne se situe pas dans un contexte de science-fiction imaginaire, on est ancré dans la vraie vie. Et c’est justement ce qui cloche. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter, j’ai trouvé beaucoup de scènes exagérées, pas assez croyables, peu réalistes. Tout m’a dérangé : les épreuves très dangereuses, les policiers naïfs, les étudiants inconscients, irraisonnés, nigauds devrais-je dire, les situations totalement alambiquées, farfelues, emmêlées, qui n’ont ni queue ni tête.

L’histoire est en fait assez simpliste, l’auteure reste dans du superficiel, du facile à écrire. Et malheureusement, c’est ce que je lui reproche : d’avoir foncé dans la simplicité, au détriment de la qualité de son ouvrage. Je suis allé jusqu’à la fin de ma lecture, pensant peut-être y découvrir des rebondissements inattendus, quelque chose de surprenant, qui me donnerait un autre éclairage sur l’histoire et me ferait oublier l’ensemble des points négatifs que j’ai soulevé durant le récit. Mais non. Là encore, avec le dénouement, Lauren Oliver nous sert une fin décousue et bâclée.

J’ai également été sidérée par la naïveté des étudiants, de Heather, Nat, Dodge et les autres, qui n’hésitent pas à mettre leur vie en danger pour tenter de ramasser un peu d’argent. Alors certes, certains peuvent avoir de bonnes raisons pour le faire – Heather pour sortir sa soeur Lily de la misère, Dodge pour payer une rééducation pour les jambes de sa soeur Dayna -, mais le sacrifice vaut-il vraiment le coup ? J’ai trouvé les personnages immatures, parfois complètement stupides face à certaines situations.


Une histoire décevante, aberrante, dangereuse et trop peu réaliste. La naïveté des personnages m’a agacé, l’oisiveté du récit m’a estomaqué : je n’ai pas aimé du tout !

Ma note : 3/10

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Parée pour percer


Parée pour percer d’Angie Thomas

493 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : A 16 ans, Bri s’imagine devenir la plus grande rappeuse de tous les temps, comme son père avant qu’il ne soit tué par un gang. Mais lorsque sa mère perd son emploi et que leur propriétaire les menace d’expulsion, la jeune fille n’a plus le choix. Réussir dans la musique n’est plus un rêve mais une nécessité.


Extraits : « Parce que vouloir, c’est une chose. Mais penser que c’est possible, c’en est une autre.« 

« Mais il faut être réaliste : quand ta mère te dit que tu rappes bien, c’est comme quand elle te dit que t’es mignonne les jours où tu ressembles à rien. Les compliments de ce genre font partie de ses devoirs parentaux depuis le jour de son accouchement. »


Mon avis : Angie Thomas est une auteure américaine, à l’origine du bestseller The Hate U Give, paru l’année dernière, qui a connu un tel succès qu’il vient d’être adapté au cinéma. Dans la lignée de son premier roman, l’auteure publie Parée pour percer. Ses deux histoires rassemblent plusieurs points communs : chacune met en scène une jeune protagoniste noire, vivant dans un quartier malfamé d’une ville des État-Unis, qui est victime de racisme, d’inégalité, qui en plus, doit faire face quotidiennement à la violence, physique et verbale, ainsi qu’à la pauvreté.

Dans Parée pour percer, Brianna – Bri pour les intimes -, est une jeune fille noire, rêvant de percer dans le rap, pour suivre les traces de son père, célèbre rappeur, reconnu et adoré, qui s’est fait  assassiner par un gang malveillant. Bri est douée pour raper, c’est ce qu’elle aime, c’est ce dont elle rêve, mais sa mère ne l’entend pas de cette oreille. Selon elle, Bri doit privilégier ses études avant la musique. Secrètement aidée et soutenue par Tante Pooh, la soeur de sa mère, Bri se rendra à plusieurs reprises à des battles de rap, où sa notoriété ne fera que croitre. Si son projet de percer dans la musique est sur la bonne voie, tout n’est pas tout rose dans sa vie personnelle : Bri est victime d’inégalités et de violences au lycée, sa famille est au bord de l’expulsion, les gangs lui tournent autour, lui reprochant ses paroles de chanson, trop crues et provocantes.

Mais Bri ne quitte pas son rêve des yeux : devenir rappeuse, envers et contre tout et tous. J’ai aimé le courage et l’abnégation de cette jeune fille, qui n’est pas aidée par la vie, très peu soutenue, mais qui se bat pour atteindre ses objectifs. Un bel exemple pour notre jeunesse française !

Angie Thomas m’a plongée dans un univers qui m’était totalement inconnu et qui m’a, pour ainsi dire, glacé les sangs à plusieurs reprises. Imaginez-vous dans un quartier malfamé, avec des gangs, des armes, de la drogue. Imaginez-vous des meurtres, souvent peu élucidés, des policiers quasi inexistants, des bagarres, violentes, sanglantes, des injures en veux-tu en voilà. C’est la vie de la rue, c’est la vie de Bri. Dépaysée, j’ai été à plusieurs reprises effrayée pour Bri, cette jeune fille qui semble fragile, mais qui agit souvent avec impulsion, sans penser aux conséquences qui peuvent découler de ses actes.


Un roman rythmé, entraînant et électrisant, qui aborde de nombreuses thématiques contemporaines intéressantes : le racisme, l’inégalité, la violence, la drogue… Sorte de livre préventif et constructif pour les adolescents.

Ma note : 7,5/10

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Dark Web


Dark Web de Dean Koontz

438 pages, éditions L’Archipel, à 7,95€


Résumé : IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…


Extraits : « Les chevaux, comme les chiens, étaient capables de comprendre les humains bien mieux que les humains ne les comprenaient.« 

« À part les blessures par balle, il était persuadé que tous les problèmes de santé s’arrangeaient d’eux-mêmes. Vous savez comment sont les hommes. »


Mon avis : Décidément, Dean Koontz a la fâcheuse habitude d’écrire des thrillers à rallonge. Déjà avec Regard oblique, découvert il y a plusieurs années maintenant, il m’avait fait frémir durant de longues heures, au grès d’aventures plus horrifiques les unes que les autres. Il revient en force avec Dark Web, un polar moderne, futuriste, plus glaçant que jamais.

Suite au suicide inattendu de son mari Nick, Jane Hawk est déboussolée : Nick était un mari et père très heureux, qui n’aurait jamais mis sciemment fin à ses jours. Après quelques recherches, Jane s’aperçoit que le taux de suicides est en constante augmentation. Chose encore plus étrange, les profils des suicidés ressemblent à celui de son mari : des citoyens sans histoire, épanouis, qui n’ont jamais manifesté de désir d’attenter à leur vie. Jane va mener une enquête personnelle, qui va s’avérer très dangereuse. En effet, les personnes qu’elles traquent sont puissantes, riches, et prêtes à l’éliminer, elle et son petit garçon Travis, pour qu’elle arrête de fouiner dans leurs affaires.

Dans Dark Web, je retrouve le suspense que j’avais tant apprécié dans Regard oblique, du même auteur. Les chapitres sont courts, succincts, ils n’excèdent pas quatre à cinq pages pour les plus longs et sont réparties en cinq grandes parties. Autant vous dire qu’il m’était quasiment impossible de lâcher ce livre. Les pages défilaient à un rythme fou, la tension était à son maximum, j’avais envie d’en savoir toujours davantage.

Dean Koontz nous place face à un scénario futuriste terrifiant. Sans trop vouloir vous dévoiler des éléments clés de l’intrigue, sachez que l’histoire, qui semble surnaturelle, est glaçante de réalisme. À plusieurs reprises, je me suis surprise à penser que, peut-être, dans un avenir plus ou moins proche, les expériences et situations décrites dans ce récit, pourraient potentiellement devenir réelles. Sait-on jamais, le progrès n’a pas de limite, comme on dit, mais quand on voit de la façon dont les méchants de ce livre utilisent ces inventions, on ne peut qu’être effrayé de la manière dont les choses pourraient tourner dans le monde futur. Par contre, le titre donné au livre, à savoir Dark Web, ne reflète pas du tout l’histoire : moi qui pensais découvrir une enquête sur l’internet clandestin et illégal, je suis un peu déçue…

De plus, j’ai remarqué quelques longueurs dans l’histoire, qui ne m’ont pas empêché de l’apprécier. L’enquête principale est bien ficelée, quoiqu’un peut compliquée à comprendre par moment : elle aurait sans doute méritée plus de développement et des explications plus poussées.

Quant au dénouement, il laisse supposer une suite prochaine. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n’ai trouvé aucune mention précise et concrète d’un tome deux.


Un thriller rythmé, au scénario bien ficelé, qui, malgré quelques longueurs, m’a fait passer un bon moment de lecture. Dark Web vous immergera dans un futur technologique glaçant.

Ma note : 6/10

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Les filles du Docteur March


Les filles du Docteur March de Louisa May Alcott

213 pages, éditions Hachette romans, à 14,90€


Résumé : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent: Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…


Extraits : « L’amour fait fuir la crainte et la gratitude peut prendre le pas sur la fierté.« 

«  »Un Noël sans cadeaux, ce ne sera pas un Noël, grommela Jo étendue sur le tapis.
– C’est terrible d’être pauvre ! soupira Meg en regardant sa vieille robe.
– Je trouve qu’il n’est pas juste que des filles reçoivent tout plein de jolies choses et d’autres rien du tout, ajouta la petite Amy avec un reniflement offensé.
– Nous avons nos parents et nous sommes toutes les quatre », dit gaiement Beth dans son coin.
À ces paroles, la figure des soeurs s’éclaira mais elle s’assombrit de nouveau quand Jo remarqua tristement :
« Papa est bien loin et il ne sera pas de retour avant longtemps. »
Elle n’osa pas dire « peut-être jamais », mais toutes l’avaient pensé. Elles se représentaient leur père au milieu des combats qui mettaient alors aux prises le Nord et le Sud de l’Amérique. »


Mon avis : À l’occasion de la nouvelle adaptation cinématographique de Greta Gerwig, qui sortira début 2020, les éditions Hachette romans ont également réédité ce classique de la littérature, en y incorporant des photographies tirées du film.

 
Nous sommes au XIXème siècle, la guerre fait rage et le Docteur March est envoyé en renfort pour soigner les blessés. Il laisse derrière lui sa femme et ses quatre filles, Jo, Amy, Beth et Meg. Nous suivrons leurs quotidiens, à travers des aventures tantôt joyeuses, amoureuses, tristes ou angoissantes.

J’avais lu ce classique de la littérature dans ma tendre jeunesse. Malheureusement, je n’en gardais aucun souvenir, c’est pourquoi j’ai sauté sur l’occasion de combler cette lacune en relisant une nouvelle fois cette histoire. Je me suis immédiatement replongée dans mon enfance.

Ces héroïnes, toutes féminines, aux aspirations et caractères différents, est une grande richesse de la littérature, surtout quand on pense aux conditions de la femme en cette période-là. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Jo, jeune fille rebelle, loin de l’image de la fille sage que l’on pourrait se faire, elle se coupe les cheveux sans en parler à sa mère, elle se comporte comme un garçon manqué, traîne avec Laurie, le fils du voisin… par son comportement, elle remet en cause le système trop strict de l’époque : c’est un personnage avant-gardiste, qui n’a pas peur d’assumer la personne qu’elle est et les choix qu’elle fait.

C’est un roman pour les enfants, mais sans être enfantin, puisque le style reste simple tout en étant moralisateur. Je pense que le but de l’auteure était de montrer des modèles de filles bien éduquées, pour que les jeunes lectrices puissent s’identifier aux protagonistes et par mimétisme leur ressembler. Solidarité, bienveillance, entraide, amour… sont autant de thématiques qui y sont abordées. 

Il est vrai qu’en le relisant avec un regard d’adulte, je me rends compte qu’il ne se passe pas grand chose en définitive dans ce livre. Les quatre jeunes filles et leur mère vivent des aventures quelques peu banales pour leur époque – elles travaillent, jouent ensemble et avec leur voisin, Laurie, mais rien de bien palpitant. Je me suis parfois ennuyée, le rythme est lent, il n’y a quasiment pas d’avancement dans l’histoire, mais j’ai quand même apprécie relire ce classique, qui a tant comptée dans mon enfance !

En bonus  à la fin du livre, vous pouvez trouver des photographies exclusives tirées du film. De quoi vous faire patienter quelques semaines avant sa sortie officielle au cinéma !


Un classique de la littérature jeunesse, qui m’a fait redevenir la petite fille que j’étais lorsque je l’ai lu la première fois. Le rythme de l’histoire est lent, mais l’écriture est moralisatrice, à la portée de tous les enfants.

Ma note : 6/10

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Trois jours avant Noël et Le Voleur de Noël


Trois jours avant Noël & Le Voleur de Noël
de Mary & Carol Higgins Clark

443 pages, éditions Le Livre de Poche


Résumé de Trois jours avant Noël : Nora Reilly, célèbre auteur de romans policiers, n’a vraiment pas de chance. Passe encore d’être hospitalisée trois jours avant Noël pour une jambe stupidement cassée, mais quand son mari Luke et son chauffeur Rosita Gonzalez se font kidnapper par deux affreux méchants, Nora commence vraiment à se faire du souci.

Pas tant pour le million de dollars que réclament les preneurs d’otages, mais bien pour la vie de ceux-ci. Heureusement, Nora a sous la main sa fille Regan, détective privée de son état. Celle-ci sera bientôt rejointe par Alvirah Meehan, une collègue bien précieuse…

Résumé de Le Voleur de Noël : New York. Au pied du Rockefeller Center, sur la 5eme Avenue, on fête tous les ans Noël en musique, autour d’un immense sapin. Mais cette année, une mystérieuse disparition dans les forêts du Vermont risque de gâcher la tradition.

A moins qu’avant les douze coups de minuit, Regan Reilley et Alvirah Meehan ne démasquent le coupable qui a ravi un butin beaucoup plus précieux qu’on ne le croit.


Extraits : « La culpabilité est un cadeau qu’on ne finit jamais de recevoir.. »

« Lorsqu’un danger menace un être qui vous est proche, l’esprit se transforme en un kaléidoscope de souvenirs. »


Mon avis : Ce livre contient deux histoires policières, qui sont écrites à deux mains, par la très célèbre Mary Higgins Clark et sa fille, Carol Higgins Clark. Toutes deux se passent durant les fêtes de fin d’année.

La première, Trois jours avant Noël, est l’histoire du kidnapping de Luke, directeur de plusieurs funérariums et de sa chauffeuse, Rosita. La fille de Luke, Regan, est une détective reconnue dans sa profession et se lance à la recherche de son père. Aidée par Alvirah, une voisine et détective à ses heures perdues et Jack, un policier très compétent, ils espèrent retrouver Luke et Rosita avant le grand soir de Noël.

Dans la seconde histoire, Le voleur de Noël, nous retrouvons l’ensemble des personnages de la première enquête : Luke, Nora, Regan, Jack, Alvirah et Willy. Ils se retrouvent tous ensemble dans le Vermont et vont être les témoins de disparitions inquiétantes : celle de leur amie Opal d’abord, puis de l’épicéa qui aurait dû être abattu et trôner au centre du Rockfeller Center. Nos enquêteurs font tout de suite le rapprochement entre ces disparitions et la libération de Packy, un escroc condamné pour une douzaine d’années de prison, qui s’est échappé alors qu’il était en libération conditionnelle.

Les deux histoires se déroulent quelques jours seulement avant Noël. Mais hélas, je n’ai pas ressenti tant que ça la féerie de cette période de l’année. J’avoue qu’il est plus compliqué de placer un contexte de fêtes de Noël dans des romans policiers, mais quand même, au vu des deux titres des ouvrages, je pensais me projeter un peu plus que ça dans cette période. Il y a quand même quelques références à Noël : le déguisement du père Noël dans la première histoire, l’arbre de Noël du Rockfeller Center dans la seconde histoire… mais c’est tout. Assez léger quand même et pas suffisant pour être immerger dans l’esprit de Noël, vous ne trouvez pas ?

À part ça, j’ai quand même trouvé les deux histoires bien construites, remplie de suspense, avec suffisamment d’actions pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin. D’autant, il faut le rappeler, que ces deux histoires ont été écrites à quatre mains : ce ne devait pas être évident de combiner les idées et d’écrire à tour de rôle, de façon à ce que chacune des deux auteurs puisse retrouver un peu de sa pâte dans les histoires. J’ai apprécié découvrir Carol Higgins Clark, la fille de la très grande écrivaine Mary Higgins Clark et lirai avec plaisir l’un de ses polars si l’occasion se présente.


Un livre regroupant deux histoires policières écrites à quatre mains, qui vous divertira en attendant Noël.

Ma note : 7/10

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La nostalgie de l’ange


La nostalgie de l’ange de Alice Sebold

347 pages, éditions J’ai Lu


Résumé : Nom de famille: Salmon, saumon comme le poisson ; le prénom: Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.
Mais l’histoire de Susie ne s’arrête pas là. C’est même elle qui nous racontera la suite. Car après la mort, Susie se retrouve au ciel. C’est son « ciel à elle », un ciel qui ressemble aux désirs et aux besoins d’une jeune fille de 14 ans. De là-haut, elle peut voir ce qui se passe sur terre. Elle observe les conséquences de sa mort: sur sa famille, qui se déchire, sur ses proches qui ont du mal à comprendre.
Le chagrin et la colère, mais aussi la force et le courage des siens. Et tout doucement, Susie doit apprendre à lâcher prise de sa vie terrestre…


Extraits : « Les vivants ne voient jamais vraiment les morts mais beaucoup d’entre eux semblent avoir une conscience aiguë d’un changement autour d’eux. Ils parlent d’un frisson dans l’air. »

« Après ma mort, son patron et ses collègues avaient changé d’attitude. Ils passaient devant son bureau à pas feutrés et s’arrêtaient à quelques mètres de sa table comme si, pour peu qu’ils soient trop décontractés en sa présence, ce qui lui était leur arriverait aussi, comme si avoir un enfant mort pouvait être contagieux. »


Mon avis : Susie Salmon est une petite fille, sauvagement assassinée par son voisin, Mr Harvey, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Sa famille entière, son père, sa mère, sa soeur Lindsey et son frère Buckley, sont dévastés par sa disparition. Mais Susie veille sur eux depuis l’au-delà, et attend avec impatience que justice lui soit rendue.

Le narrateur de La nostalgie de l’ange n’est autre que le fantôme de Susie, qui observe depuis le Paradis la vie continuer son chemin sur Terre. Sa famille est détruite, son père se mure dans le silence et le déni, attendant avec impatience que la police trouve le coupable du meurtre de sa fille. Sa mère s’éloigne de la maison, pour oublier et profiter de la vie tant qu’il en est encore temps. Sa soeur vit des choses que Susie n’a jamais vécues et ne vivra jamais, tandis que son frère grandit inévitablement, sans vraiment comprendre ce qui se passe.

Une mort est souvent difficile à vivre pour une famille. Alors, quand il s’agit d’un meurtre, d’une petite fille de surcroît, d’une petite fille dont on ignore véritablement où elle a été tuée et par qui, la douleur est encore plus puissante. Le deuil ne peut pas être fait convenablement et le chagrin persiste des jours, semaines, mois, puis années entières. Le coupable est pourtant là, sous leurs nez, mais personne ne s’en aperçoit. Le manque de sérieux de la police est quand même aberrant, un seul inspecteur ayant été mandaté sur l’affaire, alors qu’il s’agit quand même d’un cas assez grave. C’est comme si, en l’absence de corps retrouvé, l’enquête perdait de l’importance : elle piétine, n’avance pas, les officiers font quelques recherches, mais rien de très poussé, et surtout, rien de concluant. Le manque de réalisme sur ce plan de l’affaire m’a gêné.

En outre, j’ai trouvé que l’idée de placer un fantôme comme narrateur est original et osé, mais la mayonnaise n’a pas pris avec moi. J’ai trouvé son personnage assez fade, ses interventions sans grand intérêt, et ses pouvoirs omniscients gênants par moment. Elle peut tout voir, tout entendre, et n’hésite pas à s’incruster dans les moments les plus intimes de ses proches. Ce que j’ai trouvé touchant en revanche, c’est ce regard de petite fille sur sa soeur Lindsey, qui va vivre tout ce qu’elle n’a jamais vécue de son vivant : tomber amoureuse, faire l’amour avec un garçon… les étapes d’une vie de jeune fille normale, en somme.

Mais, étant une grande sensible, je m’attendais à être particulièrement touchée par cette histoire. Malheureusement, je n’ai pas ressenti tant d’émotions que ça en lisant ce livre. Je suis restée à distance des personnages et de leurs douleurs, des malheureux événements qui s’enchaînent et bouleversent la vie de la famille Salmon. J’avoue m’être parfois ennuyée,  trouvant que certains chapitrent ne se recoupaient pas bien, que certaines scènes n’étaient pas assez travaillées, désordonnées, lancées pêle-mêle sur le papier.

En revanche, en visionnant la bande-annonce de l’adaptation cinématographique, j’ai ressenti bien plus d’émotions en 1min30 qu’en 347 pages. Je pense que je vais prochainement visionner le film, pour avoir une vision différente de l’histoire, et peut-être, pourquoi pas, mieux l’apprécier.


Une histoire à potentiel, qui aborde la mort et la vie après celle-ci. Malheureusement, je n’ai accroché ni aux personnages, ni au récit global. Déçue de ce livre sur lequel je misais beaucoup…

Ma note : 4,5/10

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