Allie, tome 5 : L’anniversaire


Allie, tome 5 : L’anniversaire de Meg Cabot
204 pages, éditions Hachette romans, à 12,90€


Résumé : Allie est folle de joie. Elle va assister ce week-end à une compétition de Twirling bâton avec ses meilleures amies. Mais quand elle est invitée à se rendre à une fête d’anniversaire en limousine, à dîner au restaurant et à participer à une soirée pyjama dans un grand hôtel, elle hésite. Même si l’invitation vient de sa pire ennemie. Pour Allie, le choix est difficile. Comment prendre la bonne décision ?


Extraits« Mentir, ce n’est rien si le mensonge est tout petit, basé sur la vérité, s’il n’est jamais découvert et, enfin, ne fait de peine à personne. »

« Pour inventer un bon mensonge, il vaut mieux avoir beaucoup d’imagination. »


Mon avis : Cinquième tome de la saga Allie de Meg Cabot, cette jeune fille pleine de joie, qui édicte sa vie via des règles de conduite souvent loufoques et saugrenues. Dans ce tome-ci, Allie se retrouve face à un dilemme : elle doit choisir entre deux invitations à des événements prévus le même jour. D’un côté, il y a le championnat de twirling bâton de Missy, où Allie irait accompagnée de ses meilleures copines de l’école. Un bon moyen d’encourager Missy dans sa danse et de passer un agréable moment entourée de ses amies. De l’autre, il y a l’anniversaire spectaculaire de Brittany Hauser, cette chipie remplie de fric, devenue son ennemie. Même si à première vue, le choix pourrait être vite vu, le programme des festivités de l’anniversaire de Brittany met des étoiles dans les yeux de notre héroïne : transport en limousine, séance de shopping, de déguisements et de photos, restaurant et hôtel de luxe et copieux brunch… autant de choses que la jeune fille ne pourrait pas se permettre de faire avec les moyens de ses parents. Qu’elle choisisse l’un ou l’autre événement, Allie sera triste et devra mentir pour se dédouaner.

J’ai beaucoup aimé ce cinquième tome, qui délivre de vrais messages aux lecteurs (jeunes et moins jeunes). D’abord, il ne faut pas se montrer égoïste et ne penser qu’à soi, comme le fait Allie en choisissant l’événement qui l’a comblera le plus au niveau personnel. Enfin, Meg Cabot montre clairement que le mensonge est un vilain défaut, qui n’apporte qu’ennuis et problèmes divers. Allie, audacieuse, téméraire mais encore très naïve en a fait les frais.

Enfin, comme dans les tomes précédents, l’auteure incrémente son récit d’illustrations colorées, qui dynamisent davantage l’histoire et permet aux plus jeunes de se représenter plus facilement le déroulé. 


Un bon cinquième tome, dans la lignée des premiers, qui permet de passer un agréable moment aux côtés d’une héroïne pleine de vie, tout en délivrant des messages moralistes intéressants, qui peuvent s’appliquer dans nos vies quotidiennes. 

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-01-628571-8
Traduction : Véronique Minder

Tu ne me dis pas tout


Tu ne me dis pas tout de Kimberly McCreight
508 pages, éditions Hauteville, à 19,50€


Résumé : Park Slope, Brooklyn : un agréable ghetto pour riches au coeur du scandale. Les données des résidents ont été piratées, et on leur réclame des rançons colossales pour garder leurs vilains petits secrets. Qui a pu faire une chose pareille ? Les rumeurs vont bon train.

Le quartier est sous le choc en apprenant la mort d’Amanda Grayson. La veille au soir, elle avait pris part avec son mari, Zach, à une soirée libertine, mais chacun était rentré de son côté. Entre la mare de sang et le club de golf au pied de l’escalier, personne ne croit à l’accident. Incarcéré à Rikers Island, Zach fait appel à Lizzie, qu’il a fréquentée à l’époque où ils faisaient leurs études de droit. Il jure qu’il n’a pas tué sa femme, et elle est, semble-t-il, la seule à pouvoir le sortir de là.


Extraits« Le pire inconvénient du mariage, c’est qu’on ne peut plus faire abstraction des problèmes de l’autre. »

« C’est là tout le secret d’un couple qui fonctionne : des compromis stratégiques. »


Mon avis : L’histoire se déroule à Brooklyn, dans un quartier familial assez aisé, où il est paisible de vivre, entouré de voisins où tout le monde se connaît. Jusqu’au jour où une tragédie s’abat sur le quartier : Amanda Grayson est assassinée. Son mari Zach est accusé du meurtre, arrêté et emmené dans une prison où la violence fait loi. Il plaide son innocence et fait appel à une amie d’enfance pour le défendre. Ni une ni deux, Lizzie accepte de l’aider. Mais l’affaire s’annonce plus compliquée qu’il n’y paraît : entre mensonges, trahisons, addiction, adultère… la jeune avocate n’a pas une minute à elle. Elle doit gérer de front le dossier de son client et son mari alcoolique, autant dire une double peine qui lui cause bien des ennuis.

L’histoire n’est pas franchement transcendante, mais elle a le mérite d’être agréable et de nous faire passer un bon moment de lecture. Les chapitres alternent entre le présent avec l’avocate Lizzie, qui poursuit son enquête pour libérer Zach ; le passé avec Amanda, qui retrace chronologiquement le cheminement qui l’a menée à son décès, ainsi que des bribes d’interrogatoires de témoins potentiels. Bien qu’assez lent au démarrage, le récit fini par être rythmé : on se prend au jeu de l’enquête, on essaie de recoller les morceaux de la soirée fatidique, en essayant de faire correspondre les témoignages et les actions. L’enquête est bien menée, mais je reproche néanmoins à l’auteure de ne pas avoir donné assez de substance à ses personnages. Ils m’ont fait l’effet d’être des coquilles vides, sans réel attrait, des êtres interchangeables, envers qui on ne développe aucun affect particulier, des personnages dont on oublie rapidement l’existence une fois la dernière page tournée. Pas très originaux et assez inintéressants.

J’apprécie quand même les thématiques proposées par l’auteure. En effet, elle brosse un portrait réaliste d’une société américaine aisée. Elle montre que même chez les personnes fortunées, la vie n’est pas toute rose : adultère, alcoolisme, chantage, faux-semblants, arnaque, chômage, échecs… chacun a ses problèmes, personne n’échappe à la dure loi de la vie.


Un thriller à fort potentiel, doté de sujets intéressants et d’une enquête trépidante, mais qui manque de finesse. agréable à lire, mais très vite oublié.

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-38122-173-1
Traduction : Élodie Coello

Allie, tome 3 : Les vraies amies


Allie, tome 3 : Les vraies amies de Meg Cabot
204 pages, éditions Hachette romans, à 12,90€


Résumé : Une nouvelle élève est arrivée dans la classe. Elle s’appelle Cheyenne. Allie est très contente, mais sa joie ne dure pas… D’abord, parce qu’elle doit s’installer au fond de la classe pour laisser sa place à côté d’Erica, sa meilleure amie.

Ensuite, parce que Cheyenne impose de nouveaux jeux idiots. Et enfin, parce qu’elle dicte sa loi à tout le monde. Et gare à celui qui s’y oppose ! Allie, elle, n’est pas prête à céder, ni à perdre ses amies.


Extraits« Règle n°2 : On a le droit de mentir si c’est pour faire plaisir à quelqu’un.« 

«  »Les filles préfèrent la guerre psychologique », c’est ce que m’a appris Oncle Jay. Par exemple, elles peuvent MENACER de vous frapper mais elles ne disent pas quand elles vont le faire. Du coup, vous avez tout le temps peur.
Les filles ont une autre technique : elles vous annoncent qu’elles ne vous parlent pus. Ou bien elles parlent de vous quand vous avez le dos tourné. Ou encore, elles vous disent des méchancetés en vous regardant droit dans les yeux. Ça, c’est presque pire qu’être frappé. Parce qu’au moins, quand on a reçu un coup, on n’y repense plus après. Mais avec les filles, ça peut durer, durer, durer… »


Mon avis : C’est avec beaucoup de joie que je retrouve Allie et ses meilleures amies, Erica, Sophie et Caroline, dans de nouvelles aventures trépidantes. Dans ce troisième tome, les jeunes filles vont voir débarquer dans leur classe une nouvelle élève, venue tout droit du Canada : Cheyenne. D’apparence intelligente, gentille et serviable, Cheyenne a tout de la parfaite petite peste. Elle va donner du fil à retordre aux jeunes filles : la guerre est déclarée !

Comme dans le premier tome où j’ai fait la connaissance d’Allie, je retrouve une jeune fille pétillante, vive, agréable à vivre, qui semble bien plus mature que son âge le laisse deviner – et que les autres filles, en particulier Cheyenne, peuvent le penser. En effet, malgré les nombreuses piques lancées par la nouvelle, Allie ne flanche pas, elle reste droite, fidèle à ses valeurs, sûre d’elle. Cheyenne lui donne des ordres, Cheyenne la maltraite psychologiquement, elle créait la zizanie dans son groupe de copines, elle l’affronte ostensiblement, l’affuble de surnoms ridicules… pourtant, Allie ne réagit pas avec violence ni vulgarité, mais avec sérieux et maturité.

Malheureusement, dans notre société actuelle, bien trop d’enfants ne réagissent pas comme Allie : nombre d’entre eux se retrouvent harcelés, soumis à l’effet de groupe, obligés d’abdiquer, d’obéir et de faire certaines choses qu’ils n’auraient jamais souhaité faire de leur plein gré. Meg Cabot donne le bon exemple à travers le personnage d’Allie et de ses copines : il ne faut pas hésiter à s’en ouvrir aux adultes, qui seront toujours là pour écouter patiemment sans juger, comprendre, agir et protéger. Une belle leçon pour les jeunes lecteurs, qui devraient s’en référer au comportement d’Allie afin de réagir convenablement face aux menaces et harcèlement scolaire qu’ils pourraient subir.

Enfin, comme dans le premier tome d’Allie, pour donner plus de légèreté à son récit, l’auteure s’est encore une fois munie de ses pinceaux pour réaliser de sublimes dessins en couleurs, qui viennent sublimer et égayer le récit. L’histoire est déjà punchy et dynamique, mais ces dessins viennent renforcer davantage ces sensations : j’adore !


Un troisième tome qui confirme mon engouement pour Allie, une jeune fille intelligente, pétillante, pleine de vie, que je suis déjà impatiente de retrouver dans le prochain tome !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-628570-1
Traduction : Josette Chicheportiche et Fabienne Duvigneau

On te retrouvera


On te retrouvera de Samantha Downing
413 pages, éditions Hauteville, à 19,50€


Résumé : Toutes les routes mènent au crime… Séparés par une tragédie, Eddie, Beth et Portia ne se sont pas vus depuis des années. Pour toucher l’héritage de leur grand-père, ils doivent refaire ensemble le road trip qu’ils avaient fait avec lui vingt ans plus tôt. Un voyage qui avait mal commencé, puisque le grand-père, brouillé avec sa famille, avait enlevé ses petits-enfants, et qui s’était mal terminé, puisque l’un d’eux n’est jamais rentré…

Ce périple ne s’annonce pas de tout repos ; à bord de la voiture, tous les passagers ont quelque chose à cacher. Ils essaient de faire abstraction de la disparition jamais élucidée et de la voiture qui les suit. Au moins l’un d’entre eux est un tueur, et il y a un cadavre dans le coffre.


Extraits« Un jour, ces films et ces photos seront tout ce qu’il vous restera de quelqu’un. Alors choisissez bien vos moments..« 

« La menace de la violence physique éclipse tous les caprices. Enfant, cette peur est omniprésente et, même en tant que femme, elle est encore là, tapie dans un coin de mon esprit. Un coup de poing peut tout changer. »


Mon avis : Je ne pensais pas autant aimer ce thriller. D’apparence anodine, il recèle en lui bien plus de mystères, de suspense, de tension narrative, que vous ne pourriez penser. L’histoire est simple : après la mort de leur grand-père, Eddie, Beth et Portia, séparés depuis des années, se lancent dans un road trip à travers les États-Unis, pour toucher l’héritage de leur aïeul disparu. Mais ce voyage n’est pas anodin. En effet, près de vingt ans plus tôt, ils avaient également réalisé ce périple aux côtés de leur grand-père. Nous suivons en direct le voyage du frère et des soeurs, en alternance avec des flashs du voyage passé, alors qu’ils n’étaient encore que de jeunes enfants. L’un comme l’autre, ces voyages sont semés d’embûches,  ils ne sont pas toujours très gais. Le second voyage va en plus peu à peu faire remonter des souvenirs pas souvent très roses à la surface de leurs esprits et créer des tensions familiales conséquentes. À ce voyage fraternel s’ajoutent le conjoint de Portia et la conjointe d’Eddie, ainsi que le souvenir tenace d’une personne disparue, ayant fait partie jadis de leur premier road trip.

Notre joyeuse bande se déplace de ville en ville, dans un voyage qui n’est pas de tout repos. À travers les découvertes culturelles, les sorties gastronomiques ou les nuits d’hôtel plus ou moins mémorables, se mêlent secrets, non-dits et faux semblants. Car chacun, quel qu’il soit, cache au fond de lui des choses inavouées qu’il n’avouerait pour rien au monde aux autres membres du voyage. On traverse l’ensemble de l’histoire aux côtés de personnages que l’on croit connaître, alors qu’il n’en est rien. À qui se référer ? À qui faire confiance ? La psychologie des protagonistes est bien travaillée, vraiment complexe à détriquer ; impossible d’arriver à s’attacher à l’un ou l’autre, tant on ressent avec puissance que des ombres du passé planent au-dessus de leurs têtes. Même les membres de cette famille doutent les uns des autres, se méfient de leurs faits et gestes respectifs, chacun souhaitant toucher le gros pactole promis à la fin du voyage : mais seraient-ils prêts à tout pour le décrocher ? C’est un parfait jeu de dupe qui se met en place, tant envers eux-mêmes qu’envers les lecteurs : chacun se fait manipuler habilement par l’auteure.

Il faut dire que le rythme du récit est époustouflant : les péripéties s’enchaînent les unes à la suite des autres, sans nous laisser aucun temps mort. Chaque ville traversée nous apporte son lot de surprises. La tension narrative s’accentue au fur et à mesure du récit, avec un décompte habile en début de chaque chapitre, qui nous rappelle l’imminence de la fin du voyage et sans doute une révélation finale. Si l’ensemble du récit est rempli de rebondissements, ce final est ce qu’il y a de plus inattendu. Enfin, je tiens à saluer ce dénouement, tout juste phénoménal. À l’image de l’ensemble de l’histoire, il est bien loin des fins conventionnelles, où tout se termine bien dans le meilleur des mondes. Samantha Downing souhaitait sans doute marquait définitivement ses lecteurs, avec un final en apothéose, qu’il sera difficile d’oublier de sitôt.


Un thriller rythmé, énergique et pleinement addictif, dans lequel nous suivons une famille engagée dans un road-trip américain surprenant. doutes, Secrets et non-dits jalonneront leur parcours, jusqu’à la révélation finale, sanglante, inattendue.

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-38122-147-2
Traduction : Élodie Coello

Ranee, Tara, Sonia, Chantal, Anna


Ranee, Tara, Sonia, Chantal, Anna de Mitali Perkins
344 pages, éditions Bayard, à 14,90€


Résumé : Des années 1960 aux années 2000, cinq femmes cherchent leur propre voie, entre leur culture indienne et le rêve américain auquel elles aspirent. Ranee migre avec sa famille du Bengale à New York pour une vie meilleure. Tara, sa première fille, est admirée par tous, mais se sent obligée de jouer un rôle pour continuer à être aimée. Sonia, sa cadette, rebelle et engagée, provoque un véritable séisme au sein de la famille lorsqu’elle tombe amoureuse. Chantal, la fille de Sonia, talentueuse danseuse et athlète, est prise dans une lutte entre ses deux grands-mères et ses origines. Anna, enfin, reproche à sa mère, Tara, de l’avoir forcée à quitter l’Inde pour les États-Unis et doit trouver sa place à New York.

Le fragile équilibre que les femmes de la famille Das peinent à trouver est chaque jour menacé par des blessures qui mettront des générations à cicatriser…


Extraits« De toute façon, je n’ai besoin que de deux choses pour me sentir chez moi n’importe où. La première, ce sont les livres – et j’en ai trois kilos qui me cognent la hanche à chaque pas. La seconde est cachée dans le tiroir du bas de la commode et n’attend que mon stylo pour noircir ses pages.« 

« J’adore les bibliothèques. Pour moi, une bibliothèque c’est une mine d’histoires, un havre de paix. L’odeur poussiéreuse des livres me chavire autant que le parfum de ma grand-mère quand j’étais petite. »


Mon avis : Ranee, Tara, Sonia, Chantal et Anna, ce sont cinq femmes de la même famille, séparées en trois générations distinctes. Ranee, c’est la mère indienne, le pilier de la famille, qui s’est exilée aux États-Unis avec son mari pour chercher une vie meilleure. Ensemble, ils ont eu deux filles : Tara, l’aînée, belle et admirée et Sonia, la cadette rebelle et provocatrice. Enfin, les deux soeurs ont également eu des filles : Sonia a eu Chantal et Tara, Anna.

Il est facile de se perdre parmi ce trop-plein de prénoms féminins et surtout de s’y retrouver dans l’arbre généalogique de cette grande famille. Il aurait sans doute été judicieux d’axer le récit autour d’une seule femme, pourquoi pas Sonia, que j’ai beaucoup aimé, qui est une jeune femme courageuse, engagée en faveur de combats sociaux importants (l’égalité des sexes, le racisme, entre autres thématiques…). Malheureusement, ici, l’auteure brosse un portrait global de chacune des femmes, sans s’attarder sur aucune en particulier : ainsi, je n’ai pas réussie à m’attacher à l’une ou l’autre.

Mitali Perkins, notre auteure, est née à Calcutta, la capitale d’un état de l’Inde, appelée Bengale, avant d’émigrer vers les États-Unis. Dans l’histoire familiale et sociale qu’elle dépeint de Ranee, Tara, Sonia, Chantal, Anna, il y a donc un peu de son histoire personnelle. Elle raconte notamment les difficultés d’intégration dans un pays nouveau, à la culture différente, les préjugés et stéréotypes des américains, le racisme face à leurs origines indiennes, leurs traditions qui persistent, malgré les milliers de kilomètres qui les sépare de leur pays natal. Ainsi, Mitali Perkins nous en apprend plus sur sa culture d’origine, avec notamment la mention de termes typiquement indiens, comme les coutumes bengali, les saris et salwars que portent certains personnages et bien d’autres encore. C’était très enrichissant d’un point de vue personnel, raison pour laquelle je pense que ça aurait mérité d’être encore plus accentué.

En effet, l’ensemble du récit est agréable à parcourir, les thématiques principales sont intéressantes, mais elles sont traitées bien trop superficiellement. Près d’une semaine après la fin de ma lecture, il ne me reste plus qu’un vague souvenir des personnages et de la trame principale de l’histoire. C’est dire si ceux-ci m’ont marqué.


Une histoire intéressante, reflet d’une partie importante de la vie de l’auteure : elle met en scène une famille de femmes indiennes, émigrée aux États-Unis. J’ai passé globalement un bon moment, même si j’aurais bien aimé que l’histoire soit plus creusée. 

Ma note : 5/10

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ISBN : 978-2-7470-9894-6
Traduction : Pascale Jusforgues