Ensemble à minuit


Ensemble à minuit de Jennifer Castle

361 pages, éditions Casterman, à 16€


Résumé : Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.


Extraits  « Il faut prendre la vie par la main, même si on ne sait jamais dans quelle direction elle va nous entraîner. On ne garde pas toujours le contrôle. Mais est-ce qu’on a une autre option ? Tout lâcher ? »

« C’est une découverte que j’ai faite en Europe, où j’ai visité des tonnes de musées : quand on est sincèrement touché par une oeuvre d’art, peu importe qu’un million de personnes l’aient déjà admirée avant. À l’instant où elle prend une signification particulière à vos yeux, elle vous appartient. »


Mon avisPour bien débuter le mois de décembre, et pour m’imprégner en amont de la féerie de Noël, je me suis lancé dans la lecture de Ensemble à minuit.

L’histoire se déroule dans un temps très réduit : entre Noël et le jour de l’An. Un jour qu’ils se promènent tranquillement dans la ville de New York, Kendall et Max sont les témoins d’un accident très grave. Ils se sentent immédiatement coupables de ne pas être intervenus, et pour racheter leur conscience, vont se prêter au jeu imposé par une serveuse : réaliser plusieurs bonnes actions désintéressées en quelques jours seulement.

Kendall et Max vont donc sillonner les rues de New York pour rendre des services désintéressés à des personnes qui en ont besoin. Ainsi, ils vont pouvoir divertir une petite fille trop impatiente et soulager son papa, donner de l’attention à une personne sans abri, en s’arrêtant et en lui prêtant une oreille attentive, et cinq autres actions dans le même style. Ce défi qui, de prime abord, peut nous apparaître simple à réaliser, est en fait plus compliqué à mettre en pratique. En effet, on se rend compte que les gens sont si peu habituées à recevoir de l’attention ou une aide désintéressées, qu’elles prennent immédiatement peur. Un comportement tristement normal de nos jours… Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup fait réfléchir, tant et si bien que j’aie moi aussi effectuer des actions désintéressées dans les jours qui ont suivis ma lecture – j’ai, entre autre, aidé une personne à pousser un fauteuil roulant pour monter sur un trottoir, j’ai proposé mon aide à des personnes qui déménageaient des cartons dans la rue, j’ai acheté de la nourriture pour la Banque Alimentaire… De petites actions qui, mises bout à bout, font du bien, autant à la personne qui les reçoit qu’à celle qui les donne. Je vous encourage aussi vivement à essayer d’en réaliser au moins une. La satisfaction qu’on en tire est réellement belle.

Malheureusement, outre le beau message délivré par cette histoire, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit et à m’attacher aux différents personnages. Ces derniers m’ont parus un peu hors du temps, pas assez accrochés à la réalité. De plus, j’ai trouvé que leurs caractères manquaient de singularité, l’auteure aurait dû les rendre moins banals, et affirmer certains traits de leur personnalité que l’on ne retrouve nul part ailleurs… Ce que je veux dire par là, c’est que Kendall et Max ne marquent pas les esprits, et ont déjà presque disparus du mien, seulement quelques jours après la fin de ma lecture.

Je n’ai pas non plus trouvé ce que j’étais venue chercher de prime abord dans cette histoire, c’est-à-dire la magie de Noël. Je ne l’ai pas ressenti, rien ne me l’a rappelé, même le Nouvel An n’était pas aussi festif que ce à quoi je m’attendais.


Bien que j’aie été déçue par de nombreux aspects de cette lecture, j’ai trouvé que la thématique centrale, tout comme les personnages, avaient du potentiels. J’ai apprécié le beau message de bienfaisance et d’entraide solidaire que l’auteure délivre. 

Ma note : 4/10

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Les mille visages de notre histoire


Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

451 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Libby Groby s’est cachée chez elle depuis le décès de sa mère, mais elle se sent désormais prête pour le lycée. Personne ne la connaît vraiment au-delà de son obésité. Jack Masselin est un jeune homme sûr de lui, sexy et distant que tout le monde pense connaître, mais qui cache un secret. Il rencontre Libby et leur monde respectif change.


Extraits  « Mais ils ne comptent pas, le lycée ne compte pas, rien de tout ça ne compte. C’est ce qui est à l’intérieur qui compte. C’est bien au-delà des apparences. Voilà les trucs qu’on aime te répéter. Et puis de toute façon, ça ne me touche plus depuis longtemps. Sauf que ça aussi, c’est un mensonge. »

« Parfois, les gens sont salauds tout simplement parce que ce sont des salauds. Parfois parce que quelqu’un leur a fait des saloperies. Parfois, les gens sont salauds juste parce qu’ils ont peur. Parfois, ils sont délibérément salauds avant que quiconque puisse leur faire des saloperies. Et puis il y a des gens qui ne s’aiment pas. Et si ce genre de personne croise quelqu’un qui sait parfaitement qui il est et qui s’aime comme ça, alors elle se sent encore plus minable. »


Mon avis : Dans un passé très proche, Libby Groby était considérée comme la plus grosse ado d’Amérique. Après le décès de sa mère, elle s’est laissée sombrer dans une période noire, et s’est réfugiée dans la nourriture, comme seule réconfort pour lutter contre la tristesse. Enfermée chez elle quotidiennement et entourée de nourritures, elle en est arrivé à atteindre un stade catastrophique, qui lui a valu d’être évacué par une grue en direction de l’hôpital. Des années plus tard, avec plusieurs centaines de kilos en moins, Libby Groby est fin prête à se réinsérer dans la vie sociale. Son grand retour à la scolarité est imminent, bien que compliqué… En parallèle, nous suivons Jack Masselin, un beau garçon à la vie tout à fait normal, si ce n’est qu’il a une particularité qu’il cache à tous : une maladie nommée prosopagnosie, qui l’empêche de reconnaître les visages des personnes qu’il côtoie. Handicapant au quotidien, cette maladie n’empêche pas Jack de vivre sa vie comme il l’entend. Libby et Jack vont se rencontrer dans l’enceinte de l’école, et cette rencontre va changer leur vie à tout jamais.

J’ai particulièrement apprécié le caractère robuste de Libby. Cette jeune fille, déjà bien abîmée par la vie, doit faire face à des épreuves qui s’avèrent particulièrement compliquée et éprouvantes psychologiquement. Insultes, menaces, moqueries… est son lot quotidien. Elle s’est forgée un caractère et un coeur de pierre, elle n’hésite pas à prendre la parole, à s’affirmer, à aider les plus faibles face aux moqueries et regards insistants de perfides personnes. Jack a quant à lui un comportement mouvant durant l’intégralité du roman, puisqu’il va diamétralement changer sa façon de voir la vie et de juger les gens. De garçon perfide et hargneux, il va se transformer en jeune homme courageux et c’est justement ce changement conséquent qui va être à l’origine d’un tournant de l’histoire.

Les mille visages de notre histoire est un roman fort, qui peut faire échos dans l’esprit de tous les adolescents qui le lisent. Il traite de thématiques actuelles, qui sont le lot quotidien de certains jeunes en France et ailleurs : le harcèlement scolaire, les difficultés d’intégration sociale, les moqueries, insultes, les complexes, le regard des autres. Je trouve qu’en parler peut permettre de faire changer le regard de certains sur ces phénomènes et pourquoi pas de faire changer également leur comportement.

Outre le message assez fort que cette histoire véhicule, c’est aussi une jolie histoire d’amour naissante entre deux jeunes gens, que nous offre à voir Jennifer Niven. Les deux protagonistes amoureux en devenir ont des personnalités différentes, ils ne sont pas « comme tout le monde », mais aiment cette particularité qui les distingue des autres. Ils assument leurs sentiments et passent outre le regard des autres, et c’est quelque chose de très fort, que j’ai particulièrement aimé chez eux.

Il y a quelques années, j’avais lu Tous nos jours parfaits, qui est un autre roman de l’auteure, à partir duquel nous pouvons faire quelques liens et connexions avec ce livre-ci. Dans Tous nos jours parfaits, comme dans Les mille visages de notre histoire, l’auteure instille des messages d’espoir, des messages qui redonnent foi en la vie et qui donnent envie de continuer à sourire. Ces deux romans abordent des thématiques poignantes, ils sont forts en émotions, et mettent en scène des personnages attachants aux antécédents compliqués. La comparaison s’arrête ici, puisque ce sont deux histoires distinctes, très jolies à découvrir toutes les deux.


Un roman touchant, qui aborde des sujets complexes : l’exclusion et le harcèlement social et scolaire, le regard des autres, le jugement, la différence… Grâce aux personnages atypiques et attachants, vous allez passer un excellent moment de lecture. 

Ma note : 7,5/10

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Crime glacé


Crime glacé de Mary Jane Clark

270 pages, éditions l’Archipel, à 21€


Résumé : Niché sur les collines de Hollywood, un spa ultrachic accueille en toute discrétion des célébrités en quête de bien-être et de jeunesse éternelle.
Jillian Abernathy, la fille du propriétaire de l’Elysium, fait appel aux talents de créatrice de pièces montées de Piper Donovan afin qu’elle réalise son gâteau de mariage – une pièce unique.
Seule condition : passer quelques jours sur place – ce que Piper accepte volontiers. Qui refuserait un séjour gratuit dans cet écrin de rêve ?
Mais le spa n’est pas le paradis sur terre que se figurait la jeune femme. Peu après son arrivée, un premier crime glaçant est commis.
Quelqu’un souhaite-t-il empêcher l’union de Jillian ? Nombreux sont les suspects. Et, en s’approchant trop près de la vérité, Piper risque à son tour de devenir la cible du tueur…


Extrait  « Souvent Esperanza errait d’une pièce à l’autre en jouant à la maîtresse de maison. Un rêve qui l’aidait à voir filer plus vite les heures passées à épousseter, récurer, passer l’aspirateur. Esperanza s’efforçait d’imaginer ce qu’elle aurait ressenti si elle avait été propriétaire d’une aussi belle demeure, au lieu d’être une simple femme de ménage. »


Mon avisUn meurtre est sauvagement commis à l’Elysium, le paradis des célébrités, qui y viennent se prélasser dans un spa luxueux et profiter des soins de chirurgie esthétique mis à leur disposition. La victime ? Une femme de ménage, qui travaillait ce jour-là dans la luxueuse propriété de Jillian, la fille du propriétaire de l’établissement. Aucun doute n’est permis : ce n’était pas cette pauvre femme de ménage qui était visée, mais bien Jillian. Malgré les événements tragiques survenus à l’Elysium, la vie continue, les clients sont toujours là, et Jillian continue les préparatifs son mariage avec Ben, qui aura lieu dans quelques jours seulement. Piper, jeune actrice en devenir et préparatrice de gâteaux de mariage, est notamment conviée à l’Elysium pour préparer le gâteau de mariage de Jillian et Ben. Mais les mystérieux événements qui se produisent dans l’établissement vont vite la détourner de son objectif initial…

J’ai trouvé ce roman intéressant. En effet, l’intrigue est bien ficelée et l’enquête policière rondement menée. Mary Jane Clark essaie de nous présenter un panel de profils suspects, pour mener le lecteur vers de fausses pistes. Néanmoins, les habitués de romans policiers (dont je fais partie), découvriront bien avant la fin le véritable suspect. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier suivre l’histoire jusqu’à son dénouement.

Les personnages sont intéressants, particulièrement Piper Donovan, notre protagoniste, qui m’ait apparue sympathique, souriante et bienveillante envers l’ensemble des autres personnages du roman.

Crime glacé est un roman policier, avec une intrigue principale, mais c’est également un genre de pamphlet contre les pratiques de la chirurgie esthétique. L’auteure invective ces pratiques, et met en avant des cas de chirurgies esthétiques dévastatrices, comme par exemple Wendy, une jeune femme complexée par son apparence physique et particulièrement par son nez, qui va se faire opérer une première fois, puis une seconde, une troisième fois… avant de s’apercevoir que son nez n’en est plus un. Défigurée et honteuse par sa nouvelle apparence physique, elle s’isole et se cache, regrettant chaque instant son apparence passée. C’est un très bel exemple de mise en garde contre ces pratiques, qui peuvent comporter des complications, mais surtout c’est un message « coup de gueule » contre les personnes devenues obsédées par leur apparence physique.


Un roman policier glaçant, qui met en exergue les pratiques de la chirurgie esthétique. Rondement mené, il saura vous faire frissonner ! 

Ma note : 8,5/10

 

What happened that night


What happened that night de Deanna Cameron

398 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : Personne ne sait pourquoi ma sœur a tué Griffin Tomlin.
Personne sauf moi. Moi, je sais très bien ce qui s’est passé.
Emily ne détestait pas Griffin.
Ou plutôt, elle ne l’avait pas toujours détesté.
Mais, par ma faute, elle s’était mise à le haïr.
Parce que je lui avais raconté une histoire que je n’aurais jamais dû lui avouer.
À partir de là, tout est parti en vrille.
Et Griffin est mort.


Extraits « – Je crois que… que c’est beaucoup plus facile de penser qu’on ne sait pas tout que de se dire que c’était un accident. »

« J’étais juste assez intelligente pour ne pas être bête, mais assez bête pour ne pas être si maligne que ça ; assez jolie pour ne pas être laide, mais assez moche pour ne pas être vraiment jolie. C’était exactement moi : toujours coincée dans la zone floue entre les deux extrêmes. »


Mon avis : What Happened that night ? C’est la question que tout le monde se pose après la mort de Griffin Tomlin et l’arrestation d’Emily Potterfield. Griffin et Emily étaient voisins. Griffin fréquentait depuis longtemps Clara, la petite soeur d’Emily. Certains disaient même qu’ils étaient secrètement amoureux. Qu’est-ce qui a bien pu pousser Emily à le tuer sauvagement dans son jardin, puis à le pousser dans sa piscine pour le laisser se vider de son sang ?

What happened that night, c’est avant tout une histoire remplie de mystères. En effet, Deanna Cameron pousse le lecteur dans ses retranchements, en le faisant s’interroger en permanence. Quand un mystère est prêt à être percé au grand jour, un autre le remplace aussitôt. Ça en deviendrait presque frustrant.

L’histoire est racontée par Clara, la soeur de Emily Potterfield, celle qui a été accusée du meurtre de Griffin et emmenée en prison. Très rapidement, nous comprenons que Clara n’est pas blanche comme neige dans cette affaire, et qu’elle fait partie intégrante de la raison qui a poussée Emily à tuer Griffin. Mais bien évidemment, je ne vous en dirais pas plus, pour vous permettre d’apprécier à sa juste valeur cette histoire.

Clara ment à tout le monde : à ses parents, à Aniston, cette fille vêtue de rose, qui deviendra son amie et l’épaulera dans une enquête surréaliste sur Griffin, à Kolby aussi, le meilleur ami de Griffin, et nouvel allié de Clara. Peut-être même nous ment-elle à nous, ferveur lecteur ?

Le récit est dynamique, l’intrigue est bien dosée et immersive à souhait. J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture.

Le dénouement de ce premier tome est comme l’ensemble du livre : rempli de mystères et de questionnements. Une suite est prévue prochainement : j’espère sincèrement qu’elle sortira au plus vite, car il va être difficile d’attendre très longtemps la suite…


Un thriller addictif et prenant, qui saura vous tenir en haleine jusqu’à la fin. Vivement la suite !

Ma note : 8,5/10

 

La Ballade de Willow


La Ballade de Willow de Jamie Ford

452 pages, éditions Charleston, à 8,90€


Résumé : 1934. Depuis qu’il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n’est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère.
Un jour pourtant, alors qu’il est au cinéma avec les autres garçons de l’orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu’il n’osait plus espérer, William décide de s’enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost…
Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression.


Extraits « En se projetant dans l’avenir, on peut être ce que l’on veut. »

« – Je te crois, moi, William.
– Comment peux-tu ?
– Grâce aux yeux du coeur. J’écoute mes sentiments parce que mes sentiments ne mentent pas. »


Mon avisAnnées 1930. William a été abandonné par sa mère alors qu’il n’avait que 7 ans. Placé dans un orphelinat, ce petit garçon chinois va grandir entouré d’enfants, dans l’attente potentielle du retour de sa mère. Alors que l’espoir de la revoir s’amenuise de jour en jour, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Son sang ne fait qu’un tour : il doit la retrouver. William va braver tous les interdits mis en place par les soeurs de l’orphelinat pour revoir celle qu’il appelle son ah-ma.

Énormément de lecteurs ont été conquis par l’univers crée par l’auteur. Pour ma part, je n’ai malheureusement pas été entièrement transporté dans le Chinatown Américain des années 1930. Racisme, prohibition, diaspora… sont autant d’éléments qui sont abordés et mis concrètement en scène dans l’histoire.

La Ballade de Willow est ponctuée de scènes au présent et de plongées dans le passé de Willow, la ah-man de William. L’histoire n’est pas décousue pour autant, elle se lit avec aisance et fluidité. Le tout est dynamique, avec des rebondissements surprises et actions qui s’enchaînent. L’histoire se veut mélodramatique, on sent que l’auteur a envie que nous versions quelques larmes en lisant son livre : malheureusement, je n’ai pas été touché plus que ça, ni par les personnages, ni par le récit en lui-même.

De plus, il y a de nombreuses fautes de frappe dans ce livre, de bêtes erreurs d’orthographe et de syntaxe qui ont freiné ma lecture. Tout le monde fait des fautes d’orthographe, c’est humaine, mais quand on en retrouve presque à chaque chapitre, ça commence à devenir pénible.


J’ai passé un moment de lecture divertissant, mais le récit ne m’a pas plus touché que ça. Je ne doute pas que d’autres lecteurs puissent apprécier à sa juste valeur cette histoire. 

Ma note : 5,5/10

 

Qui ment ?


Qui ment ? de Karen M. McManus

459 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle…
Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.
Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher…


Extrait  « Une sextape. Une grossesse. Deux tricheries aux exams. Et ce ne sont que les alertes de la semaine. Quiconque ne connaîtrait le lycée de Bayview que par l’appli à scandale de Simon Kelleher pourrait se demander comment ses élèves trouvent le temps d’aller en cours. »


Mon avis : Un jour de semaine comme les autres dans un lycée américains, cinq adolescents sont collés pour une bêtise qu’ils ont commis. Il s’agit de Bronwyn, l’élève modèle, Addy, la fille super populaire, Nate, le délinquant, Cooper, la star du baseball et Simon, le commère du lycée. Ils sont cinq, mais seulement quatre ressortiront vivants de l’heure de colle. Simon meurt suite à une crise d’allergie. Les policiers en sont sûrs : l’un des quatre élèves est le coupable. En creusant la piste des quatre adolescents, les inspecteurs vont se rendre compte que chacun avait un alibi valable pour en vouloir à Simon. Mais qui ment ?

Qui ment ?, c’est une histoire dynamique qui nous entraîne au coeur d’une enquête des plus haletantes. Les quatre adolescents suspectés d’avoir tué Simon ont tous des alibis qui pèsent contre eux. En effet, Simon tenait un blog, qu’il alimentait avec des ragots sur les jeunes du lycée, et justement, des secrets sur ces quatre jeunes allaient prochainement être publiés sur le Blog de Simon. Un élément de plus qui rajoute du piquant à l’histoire.

J’ai trouvé l’histoire rondement menée, avec des personnages à la fois mystérieux, mais ouverts et suffisamment attachants pour que je puisse les apprécier. Malheureusement pour moi, l’auteure avait laissé un certain nombre d’indices, qui m’ont fait deviner la fin de l’histoire avant qu’elle n’arrive réellement. Ça ne m’a pas empêché d’apprécier le dénouement de cette enquête, que j’ai trouvé assez originale.


4 adolescents suspects, 1 mort : saurez-vous deviner qui ment ? Plongez au coeur d’une enquête des plus intrigantes…

Ma note : 7/10

 

La courte histoire de la fille d’à côté


La courte histoire de la fille d’à côté de Jared Reck

305 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Si on était dans un film, Matt dirait à Tabby qu’il est fou d’elle. Alors, elle se jeterait dans ses bras -sous une pluie battante, évidemment. Mais on n’est pas dans un film : Matt et Taby sont voisins, il est son meilleurs amis, et elle est amoureuse de Liam. Cynique, romantique, sur le terrain de basket, pendant les cours, Matt repense à leurs moments partagés et serait prêt à tout pour la garder. Mais un événement tragique vient tout bouleverser…


Extraits « Mais les désirs et la réalité ne s’accordent pas obligatoirement. Et à force de passer mon temps à soupirer et à rêver dans mon coin, je suis devenu un mec odieux. »

« – Vous savez, c’est ce que je préfère écrire au monde, poursuit le prof, parce que les souvenirs, c’est très important. Je crois que ce sont eux qui nous définissent en tant que personne… Ces moments qui, pour une raison ou une autre, qu’ils soient grands ou insignifiants, restent gravés dans notre mémoire et inspirent les histoires que nous racontons. »


Mon avis : Matt est Tabby vivent l’un en face de l’autre et sont meilleurs amis depuis l’enfance. Depuis tout petit, Matt est secrètement amoureux de Tabby, sans jamais l’avoir confié à la principale intéressée. Tabby ne sait rien des sentiments de Matt et tombe amoureuse de Liam, un sportif plus âgé. Un brin jaloux, envieux et nostalgique des moments passés avec Tabby, Matt se prend à rêver à maintes reprises qu’il avoue à sa tendre ses sentiments. Mais un terrible événement va les séparer à jamais.

La courte histoire de la fille d’à côté, c’est une romance jeunesse tout en douceur et en légèreté. On y découvre un trio amoureux assez classique, avec deux garçons amoureux d’une même fille. En soi, l’histoire en elle-même n’est pas très originale, mais j’ai trouvé que la façon dont l’auteur l’amenait était bien fait. Même si c’était du déjà vu, je me suis quand même laissé entraîner dans la narration.

J’ai trouvé les personnages touchants, particulièrement Matt, qui m’a ému dans sa façon de se comporter. C’est un ami fidèle et loyal, toujours là pour Tabby, même quand celle-ci lui fait inconsciemment du mal. Jared Reck exploite avec maturité la thématique de l’amour et notamment de la barrière entre l’amour et l’amitié. Comment passer du statut d’ami à celui de copain ?

J’ai ressenti beaucoup d’émotions en lisant ce récit, mais malheureusement, mon émotion n’était pas pleine et entière à chaque fois. En effet, j’ai trouvé que certains passages s’étiraient un peu en longueur, notamment au niveau de la description des matchs et entraînements de baskets de Matt et Liam… j’ai trouvé que ça n’avait, à mon sens, pas trop d’intérêt ni de valeur ajouté quant à la trame principale.

Ce que je retire de cette lecture ? Qu’il faut toujours dire aux gens qu’on les aime, car un jour, il sera trop tard, et ce jour-là, nous le regretterons. Je n’en dis pas plus, et vous laisse découvrir par vous-même cette histoire, à la fois douce et tragique.

Un livre qui pourrait être aisément adapté au cinéma… il ferait sans doute pleurer bon nombre de personnes !


La courte histoire de la fille d’à côté est une histoire à la fois légère et tragique. Un livre rempli d’amour et d’émotions, qui ne vous laissera pas indifférent ! 

Ma note : 7/10