Tout ce que je ne t’ai pas dit


Tout ce que je ne t’ai pas dit de Kylie Fornasier

379 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Incapable de parler dans certaines situations, Piper Rhodes souffre de mutisme sélectif. Elle rencontre West, le joueur star de l’équipe de foot, celui dont tout le lycée parle. Malgré ses angoisses et son isolement, la jeune fille se lie à West, sans que jamais elle ne réussisse à prononcer un seul mot… Une histoire de confiance, d’amitié et d’amour, où se révèle le pouvoir des mots qu’on dit, et de ceux qu’on ne dit pas.


Extraits : « Les émotions ne se rangent pas gentiment en ligne, bien classées, comme ma collection de paires de chaussures. Elles sont plutôt comme les chaussures de ma petite soeur Evie : il y en a partout et dans tous les sens. Impossible de traverser le couloir sans se prendre les pieds dedans. »

« Les langues, c’est un peu comme de la cuisine : il y a des règles à suivre, comme les étapes d’une recette. On ne peut pas juste mettre un peu de ci et un peu de ça. »


Mon avis : Piper est atteinte de mutisme sélectif, un trouble de la communication qui l’empêche de parler normalement. Elle souffre cruellement de cette différence, qui est souvent mal perçue par les personnes qu’elle côtoie. Si Piper ne parle pas, certains pensent que c’est dû à un manque de politesse, à une forme de caprice et n’hésitent pas à mettre la jeune fille face à son handicap social : confrontation directe, menaces, chantage… Heureusement, certains se montrent plus compréhensif vis-à-vis de cette phobie sociale particulière. West, par exemple, un jeune homme avec qui Piper se lie d’amitié, se montre particulièrement patient et bienveillant envers elle. Une amitié solide va naître entre les deux jeunes gens, basée sur la confiance et l’entraide.

Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler du mutisme sélectif. Je remercie donc infiniment Kylie Fornasier d’avoir abordé cette maladie dans son livre. Pour les ignorants comme moi, le mutisme sélectif est un trouble anxieux qui empêche une personne de parler lorsqu’elle se trouve dans une situation qu’elle ne contrôle pas (en présence d’inconnus ou de personnes extérieures à la famille immédiate, lorsqu’elle se trouve dans des lieux publics ou à l’école). En revanche, la personne atteinte de mutisme sélectif peut parfaitement parler lorsqu’elle est en présence de sa famille proche, dans un cadre de vie familier. D’où le terme de « sélectif ». Un trouble social qui touche essentiellement les enfants et jeunes adolescents et qui se résoudra avec le temps, en étant patient et compréhensif. Aborder cette thématique, en grande partie inconnue du grand public, permet d’informer et de sensibiliser les jeunes lecteurs – tout comme les adultes – à cette particularité, qui touche plus d’1 enfant sur 140.

Pour en revenir à l’histoire, j’ai trouvé que le mutisme sélectif était très bien expliqué. On ressent avec force les difficultés que doit affronter Piper lorsqu’elle est en société – stresse, anxiété, angoisse, incapacité de se faire comprendre, peur du regard d’autrui, manque de considération… À cette thématique centrale viennent s’ajouter des thématiques secondaires d’actualité, notamment le harcèlement scolaire, l’intimidation et la jalousie. Des sujets que l’on retrouve souvent dans les romans jeunesse, qui permettent de sensibiliser et de prévenir que ces pratiques peuvent être dangereuses pour les personnes qui en sont victimes.

Malheureusement, malgré tout l’intérêt que j’ai éprouvé à découvrir le mutisme sélection, trouble trop peu connue de la sphère publique, je reste quand même sur ma fin concernant l’histoire globale. Les personnages n’étaient pas assez détaillés, ils manquaient de profondeur et de consistance, ce qui se répercute directement sur la vision que l’on a d’eux : un manque d’attachement probant et une certaine vision de personnages « passe-partout » et interchangeables. 

Je pourrais même dire que l’histoire d’amour qui se tisse entre Piper et West était vraiment trop simple, prévisible dès le début du livre, presque identique à des milliers d’autres histoires. Je comprends que ce roman est destiné aux adolescents et de ce fait, l’auteure a souhaitée simplifier son récit pour le rendre le plus compréhensible et plaisant possible. Mais il n’en reste pas moins qu’un peu plus de travail en profondeur et d’originalité narrative auraient rendu ce livre encore mieux… !


Un roman jeunesse écrit avec simplicité, qui nous en apprend plus sur le mutisme sélectif.

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-01-628804-7
Traducteur : Camille Roze

How not to fall in love, actually


How not to fall in love, actually
de Catherine Bennetto

501 pages, éditions Simon & Schuster, à £7,99


Résumé : Emma has a job in television which is distinctly less glamourous and exciting than it sounds. She’s managed to claw her way up the ranks from Tea-Maker and Rubbish-Collector to 2nd Assistant Director (heavy on the ‘assistant’. Even heavier on the ‘2nd’).

So when she finds she’s accidentally very pregnant and at the same time accidentally very sacked (well, less accidentally: she did tell her boss to stick his job up his bum), she knows things are going to have to change.

Luckily she’s also accidentally the heir to a lovely cottage in Wimbledon, with a crazy Rottweiler-owning octogenarian as a neighbour and a rather sexy boy as an accidental tenant. But this baby is coming whether she likes it or not, and she needs to become the sort of person who can look after herself let alone another human being – and quickly.


Mon avis : Emma is a woman which have all we can dream to have : a good job with good earns, many friends, an eccentric but lovely family, and a boyfriend. But one day, annoyed by her boss, she decides to quit her job, and in the same time, she discovered she’s pregnant by a man that she doesn’t love anymore. So she quit her boyfriend too, and she stand, pregnant, lonely, with no job and no money, because her ex-boyfriend has take all their economies to build his own business with his new girlfriend Sophie, an ex-friend of Emma… but she is surrondings by his family, and this is the most important, no ?

How not to fall in love, actually is a very good chick-lit novel. I have laugh in many times, especially with many characters like Harriet, the neighor of Emma, an old woman with a big dog, Brutus, which spy and film Emma and his life during the whole days. She’s very afraid of the thieves and sometimes, her reactions are very impressive and disproportionated. But she’s a good neighbor, caring of Emma.

But I have been sadness too, because the Emma situation is not easy. But she continues to live her life like always for her future baby, with positivity and smile. And like we say, under the storm hides the sun, many great things will to happens in her life… and especially one big surprise : a handsome man, stuffed but hilarious, which will appeared head her door in midnight. Like a surprise from the sky, this man, whose name is Joe, will going to change her life. I’m enjoyed to follow Emma in her news adventures, which their could possibly seems normal, an existence than the others, but I promise you that you will not be bored any second in her sides.


A great chick-lit romance, with sympathetic and funny characters, will gives you happiness and a lot of laughs.

Ma note : 7/10

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7 lettres


7 lettres de Olivia Harvard

435 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Si tu trouves cette lettre, c’est que j’ai accompli mon travail avec succès :
Colton Crest n’est plus qu’un souvenir, un corps sans vie, une coquille vide.
Tu aurais pu le sauver. Mais tu ne l’as pas fait.
J’ai écrit six autres lettres et les ai cachées dans six endroits différents. Chaque lettre contient une confession. À la fin de la dernière, tu sauras qui je suis.
Prends ton temps.
Moi j’ai tout le mien. »

Après avoir disparu pendant plus d’un mois et être revenu sans aucune explication, Colton Crest a été assassiné. C’est son meilleur ami, Eliott, qui retrouve son corps. Ainsi qu’une lettre, nichée dans sa veste. Signée de la main de l’assassin, elle propose un jeu de piste qui le mènera à six autres lettres. Chacune d’elles le rapprochant un peu plus de la vérité, de l’identité du tueur…


Extraits « Il faut savoir profiter des moments de bonheur, en particulier quand on traverse une période difficile. »

« Nous faisons entièrement confiance à ceux que nous aimons et les conséquences peuvent être douloureuses. »


Mon avis : Colton Crest est mort. C’est son meilleur ami, Eliott, qui retrouve son corps dans la rivière, ainsi qu’une mystérieuse lettre, signée de la main de l’assassin. Cette lettre sonne le départ d’une chasse aux indices grandeur nature concoctée par le tueur lui-même. Si Eliott arrive à remonter jusqu’à la septième lettre cachée par le tueur, il connaîtra son identité et les raison qui l’ont poussées à tuer son meilleur ami.

7 lettres, c’est un jeu de piste grandeur nature, qui entraîne à la fois le protagoniste, mais aussi les lecteurs. Très rapidement, je me suis laissé prendre au jeu, essayant de chercher des indices qui pourraient me mener jusqu’à l’identité du tueur. Mais rien n’est simple, beaucoup de fausses pistes sont mises en place dans le récit pour rendre plus compliquée l’identification du meurtrier. Mais alors, qui est vraiment le tueur ?

J’ai aimé l’ensemble du roman, mais je reste un peu sur ma faim quant au dénouement. En effet, Olivia Harvard nous a concoctée une fin rocambolesque, totalement surprenante… voire trop. J’ai trouvé le dénouement un peu tiré par les cheveux. J’ai comme l’impression que l’auteure a voulu surprendre à tout prix le lecteur et l’empêcher de deviner le coupable, et pour ça, elle a choisi une personnalité tout à fait inattendue, et totalement incompréhensible. Pour surprendre, ça surprend, mais pour ce qui est de la cohérence du récit, c’est à revoir !


J’ai aimé la dynamique du récit, mais le dénouement trop bancal m’a laissé sur ma faim. Un récit en demi-teinte, qui comporte du potentiel, mais également quelques faiblesses. 

Ma note : 4/10

 

La nature des choses


La nature des choses de Charlotte Wood

279 pages, éditions du masque, à 20,90€


Résumé : Vêtue d’un habit étrange et rêvant d’une cigarette, Yolanda se réveille dans une pièce vide. Verla, une jeune femme au crâne rasé, est assise à côté. Au bout d’un couloir où résonnent des voix inconnues, d’autres captives reviennent à elles. Droguées, désorientées, au milieu de l’outback australien, les filles ne sont sûres que d’une chose. Elles sont toutes liées par les incidents douloureux de leur passé. Et chacune se retrouve prisonnière de la mystérieuse entreprise de sécurité responsable de ce lieu désolé. Mais c’est sous le joug même de ce système absurde que Yolanda et Verla parviennent à forger un lien et, tirant leur force de l’instinct animal dont elles sont obligées de dépendre, les proies se changent en prédatrices.


Extraits :  « C’est étrange les formes que peuvent prendre les crânes, la laideur dissimulée par les cheveux.« 

« Comme il en va de la lessive, de la cuisine et de l’accouchement, il revient apparemment aux femmes d’accompagner les morts vers leur dernière demeure. »


Mon avisLes multiples avis élogieux présents sur la quatrième de couverture laissaient présager une histoire « inoubliable », tel un « chef-d’oeuvre ». Ces courts avis, couplés au mystère que dégageait le résumé de l’histoire, ont fait que je me suis laissé tenter par ce livre, et que j’ai accepté de le recevoir dans le cadre d’une masse critique Babelio privilégiée.

Et pour cause, l’histoire avait de quoi intriguer : dix femmes sont retenues prisonnières par deux geôliers. Rasées et rabaissées au rang d’animaux, elles vont devoir résister aux coups de leurs assaillants, se contenter d’une hygiène minimum et rationner leur nourriture qui commence à manquer.

Dès le début, j’ai été dérouté par cette histoire. Le récit en lui-même est déroutant, puisqu’il sort totalement de l’ordinaire ; mais ce qui est encore plus perturbant, c’est que l’auteure projette le lecteur immédiatement au coeur de l’histoire. Pas de préambule, pas de contextualisation ; en somme : pas de début. Nous ne savons pas pourquoi ni comment ces dix femmes se sont retrouvées là. Un scénario narratif qui se répète avec le dénouement final, qui n’en ait pas un, puisque aucune fin digne de ce nom ne nous ait présentée.

Entre ce non-début et cette non-fin, se passe de multiples événements, qui se déroule tous à l’intérieure d’une enceinte. En effet, toutes les femmes (bientôt rejointes par leurs geôliers), vont se retrouver bloquées, encerclées dans un périmètre restreint délimité par des barbelés électrifiés. Personne ne peut sortir. Il faut apprendre à chasser et à se contenter de peu pour survivre. Un roman aux allures d’histoire apocalyptique, mais qui n’en ait pas totalement un…

Pour tenter d’en savoir un peu plus sur cette étrange histoire, j’ai fureté brièvement sur Internet et j’ai découvert que certains percevaient ce récit comme un roman féministe. En effet, on peut penser que l’auteure cherche à dénoncer la vision machiste qu’ont les hommes des femmes. Au fil de l’histoire, on comprend que toutes les femmes ont un point commun : elles ont toutes été traitées comme des objets sexuels par le passé. Or, avec le manque d’hygiène due à leur captivité, on se rend compte que leur corps change et cesse d’être un objet de désir. C’est une analyse possible de l’oeuvre, qui ne m’a, moi, pas effleurée un seul instant durant ma lecture.


A travers un roman aux traits apocalyptiques, l’auteure nous ramène à l’essence même des choses : dans un monde primitif et sauvage. Malheureusement, j’ai trouvé l’histoire trop creuse et pas assez travaillée. L’absence d’éléments descriptifs ne nous permet pas de comprendre pleinement le sens du récit et de nous attacher aux personnages. Dommage !

Ma note : 3,5/10

 

Une vie entre deux océans

Une vie entre deux océans de M. L. Stedman
448 pages, éditions Stock, à 21,50€

 

Résumé : Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant.
Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices…

Extraits : « On ne fait pas marche arrière des années plus tard, quand tant de gens vont être affectés. On doit vivre avec les décisions que l’on prend, Bill. C’est ça, le courage. Assumer les conséquences de ses erreurs. »
« Se souvenir était aussi douloureux que de passer la langue sur une dent ébréchée. »

Mon avis : Doté d’une splendide couverture, mettant en avant l’espace géographique dans lequel se déroule l’histoire, Une vie entre deux océans est un délice oculaire, un préambule surprenant, qui donne envie de découvrir plus en profondeur les détails de l’histoire.

Le récit se déroule sur la côte Australienne, dans de minuscules villages atypiques, à une époque reculée, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’un des protagonistes, Tom Sherbourne, arrive promptement à Janus Rock, pour garder l’un des phares des nombreuses îles australiennes. Dans ce sublime décor de carte postale, il y rencontre une jeune femme, Isabel, dite Izzy pour les intimes, qu’il emmènera avec lui sur l’île. Isolés de tout, dans la solitude la plus complète, plongés au coeur même de l’océan indien, ils vont devoir vivre, sans communication extérieure, pendant plusieurs années. Jusqu’au jour où la routine du gardien de phare et de sa femme va basculer ; un dinghy, avec à bord un vieil homme – mort -, ainsi qu’un bébé – bel et bien vivant -, s’échoue sur la berge. Après de nombreuses fausses couches, Isabel, complètement déprimée, prend cette arrivée comme une offrande, un cadeau de Dieu, qui leur faut absolument garder… ce envers quoi Tom est radicalement opposé.

Avant toute chose, comment débuter une chronique sans parler du merveilleux cadre qui s’étend sous nos yeux ? Au milieu des vagues, des cris des mouettes, sur une terre déserte, rendus à eux-mêmes, les protagonistes ont de quoi être enviés. Qui n’a jamais rêvé d’être expatrié en solitaire sur une île, au coeur de nul part, avec comme seul bruit de fond, celui des vagues ?

La vie s’écoule paisiblement, si bien que Tom et sa femme, Izzy, ont le temps d’admirer l’extraordinaire chance qu’ils ont, l’imaginaire paradis qui s’offre à eux.
Bien que les conditions dans lesquelles ils évoluent soient exceptionnels, ces deux personnages savent garder les pieds sur terre et apparaissent, finalement, comme banals. Une opportunité qui va servir au lecteur d’attache, pour pouvoir facilement se repérer dans cette étourdissante histoire, tel un point fixe auquel se raccrocher.

L’histoire racontée est bouleversante. Je vais essayer de sauter les détails, pour ne pas trop en dire, si l’envie vous en venez de le lire à votre tour. Tout ce que je puis en dire, c’est que l’émotion vous gagnera, à un moment où à un autre de l’avancée de votre lecture.

Tiraillé entre la compréhension et l’acceptation des agissements des personnages, et l’écœurement vis-à-vis de leurs faits, M. L. Stedman n’en a pas fini de jouer avec nos nerfs. En s’engouffrant dans les mailles d’un sujet fragile – la maternité -, l’auteur va nous montrer un autre revers de ce même thème, tout en gardant en tête les réactions de base. De ce fait, elle alimentera le tout de plusieurs amours maternels incommensurables, de mensonges regrettables, de zones d’ombres mystérieuses et d’émotions à flot. Le lecteur, simple spectateur, avance, tout émoustillé, dans sa lecture tout en attendant avec impatience le dénouement final.

Que de surprise et de tristesse à la vue du désastre que peut engendrer une mère pour l’amour d’un enfant. Une vie entre deux océans, titre plutôt descriptif et sûrement métaphorique du récit, aurait facilement pu être remplacé par « un enfant entre deux mères ».

L’originalité du récit, le cadre majestueux dans lequel nous sommes plongés, la force des sentiments et la fébrilité avec laquelle est traité le sujet rend ce roman unique en son genre. M. L. Stedman raconte avec facilité une histoire qui a bien plus de complexité qu’il n’y paraît, tout en arrivant à prodiguer à ses lecteurs la force nécessaire pour endurer les mêmes mésaventures que ses personnages… et rien que ça prouve le parfait maniement de l’écriture. Ni trop, ni trop peu.
Si d’aventures il m’arriverait de croiser une nouvelle fois le chemin de cet auteur, ce serait avec un plaisir non dissimulé que je retournerais faire un tel voyage.

 

Ma note : 9,5/10