Veronika décide de mourir


Veronika décide de mourir de Paulo Coelho

287 pages, éditions Le Livre de Poche, à 5,50€


Résumé : Veronika est jeune et jolie. Elle a un travail, des amis. Une vie apparemment satisfaisante. Pourtant, elle n’est pas heureuse. Le 21 novembre 1997, elle décide de mourir. Son suicide raté la conduit dans un hôpital psychiatrique. Là, à côté de malades mentaux, elle découvre une population qui ne semble chercher qu’un abri contre la réalité, ou une fuite hors de la routine… Une nouvelle initiation va commencer pour elle. Elle comprendra que nous avons le choix de vivre ou de renoncer, que nous pouvons donner un sens à notre vie, qu’il faut pour cela retrouver notre Moi véritable. Et même notre part de folie… Les millions de lecteurs de L’Alchimiste et de La Cinquième Montagne ont trouvé auprès de Paulo Coelho un guide dans leur quête la plus intime. Il s’adresse ici à tous ceux qui, comme Veronika, ont été tentés de désespérer.


Extraits : « Le 21 novembre 1997, Veronika décida qu’était enfin venu le moment de se tuer. »

« Comment juger, dans un monde où l’on s’efforce de survivre à tout prix, ceux qui décident de mourir ? Personne ne peut juger. Chacun connaît la dimension de sa propre souffrance et sait si sa vie est vide de sens. »


Mon avis : Ce que j’apprécie particulièrement dans chacun des ouvrages de Paulo Coelho, c’est sa capacité à nous sortir de notre zone de confort, de nous ouvrir l’esprit à des questionnements philosophiques et spirituelles inattendus et surprenants. C’était notamment le cas dans Brida, le dernier roman que j’ai lu de cet auteur, où une jeune femme découvrait les secrets de l’univers, dont l’amour, sentiment le plus puissant au monde. Dans Veronika décide de mourir, le titre tragique met pleinement en valeur la thématique centrale : la mort. Mais autour d’elle, gravitent de nombreux sujets annexes, tout aussi importants, qui nous font immensément réfléchir sur la vie et la mort : la folie, la différence, l’amour, l’amitié…

Veronika est une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui décide de mettre un terme à sa vie. Elle pense avoir fait le tour de son existence et ne plus avoir rien à découvrir. Elle choisit d’avaler un grand nombre de médicaments pour mourir. Mais sa tentative de suicide échoue et elle se retrouve dans un hôpital psychiatrique. Les médecins en charge de son cas lui annonce alors qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. D’abord agacée par son raté, puis impatiente de finir son existence, la jeune femme va finalement profiter du temps bénéfique qu’il lui reste à vivre pour faire des expériences nouvelles, qui vont lui ouvrir l’esprit et le coeur.

Comme souvent avec Paulo Coelho, on suit un cheminement spirituel qui nous questionne sur le sens de la vie. Une introspection bienveillante et pure, qui nous donne les clés pour comprendre la valeur de sa propre vie et tout le bonheur qui peut en résulter.

Plongés en pleine coeur d’un hôpital psychiatrique, on se rend compte que les personnes qui y sont internées ne sont pas toutes aussi folles que l’on voudrait nous le faire croire. Bien au contraire, ce sont des personnes sages, qui ont choisies de vivre leur vie différemment de celles des autres, de se soustraire aux lois qui régissent les codes de bonne conduite et de bien-vivre en société. Leur différence fait véritablement leur force. On fait la connaissance d’une Maria sage, mais torturée par la panique intérieure, d’un Edouard pudique et doux, jeune schizophrène aux goûts artistiques raffinés, qui se plaît à écouter Veronika jouer du piano pendant des heures, ou encore d’une Zedka mystérieuse, qui s’évade dans d’autres mondes à l’aide d’injections d’insuline. Autant de rencontres touchantes, qui vont donner un éclairage nouveau sur la folie, ce substitut péjoratif pourtant essentiel à chacun. Aussi, pour la petite anecdote, l’auteur lui-même, jeune homme âgé de 17 ans, introverti et rebelle, est forcé par ses parents à séjourner dans un hôpital psychiatrique à plusieurs reprises. C’est dans sa propre expérience qu’il puisera le matériau nécessaire pour écrire ce livre.

Arrêtons-nous un instant sur le dénouement de ce livre, qui m’a beaucoup surpris : je termine cette lecture sur une touche positive, avec un retournement de situation inattendu et intelligent, qui apporte davantage de réflexion spirituelle autour de la quête du bonheur. Je ne vous en dirais pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de le découvrir par vous-même, mais sachez qu’il vaut le détour !

Adapté au cinéma en 2009, le film Veronika décide de mourir a connu un succès modéré. Il est certainement difficile d’égaler l’oeuvre d’un aussi grand auteur que Paulo Coelho : la force de ses mots sont la véritable arme qui font de chacune de ses histoires un moment de pure découverte littéraire.


Un roman spirituel et philosophique, qui nous fait réfléchir sur le sens de l’existence : du Paulo Coelho dans toute sa splendeur !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 2-253-15227-7
Traduction : Françoise Marchand-Sauvagnargues

Comédie cubaine


Comédie cubaine de Pablo Medina

253 pages, éditions Stéphane Marsan, à 18€


Résumé : « À l’est, il y a les montagnes et la révolution qui fait rage. Au sud, les marais incrustés de sel et les débris du passé. À l’ouest, sous un soleil arrogant qui ne se couche jamais, se trouve la capitale, la splendeur urbaine de l’art, de la poésie et de la politique. Au nord, au-delà des collines et des plaines, il y a le désert de la mer et, à une journée de bateau, le mirage de l’Amérique, forgé dans le béton et l’espoir. »

À Cuba, le village de la Piedra Negra se vide de ses hommes, partis faire la révolution. Il ne reste sur place que les lâches, les idiots et les vieux. Ceux qui reviennent, estropiés, dans le meilleur des cas, passent leur temps à boire l’eau-de-vie locale, qui a le pouvoir de procurer l’oubli à ceux en ont besoin. Aussi, la jeune Elena aide-t-elle son distillateur de père pour faire face à la demande croissante. Mais quand Elena apprend que ses deux frères ne rentreront pas, elle éprouve le désir d’enchanter le monde autrement que par l’ivresse. Elle se met à écrire de la poésie et déclame ses poèmes sur la place du village. C’est alors qu’elle rencontre Daniel Arcilla, célèbre poète révolutionnaire, qui va changer sa vie. Par amour, Elena quitte son village natal pour vivre à La Havane, où la censure fait rage. Mais dans cette ville qui fourmille d’espions, écrire l’expose à des dangers dont elle ignore tout.


Extraits : « La poésie était une épidémie, et il n’y avait rien à faire sinon attendre qu’elle suive son cours.« 

« D’abord tu rêves, ensuite tu espères, et enfin tu travailles pour que cet espoir devienne réalité. »


Mon avis : Lire Comédie cubaine, c’est l’assurance d’un dépaysement certain. Entraîné les montagnes reculées de Cuba, nous faisons la connaissance d’Elena, une jeune fille qui grandit dans une famille défavorisée, isolée dans des contrées lointaines. Alors mère d’une petite fille nommée Soledad, elle ne va pas hésiter à se défaire de ses obligations maritales et maternelles pour devenir poète. Elle se rend dans la capitale, La Havane, pour suivre la publication de son recueil de poèmes. Un dépaysement assuré pour la jeune femme, qui n’avait jamais mis un pied hors de son village.

J’admire la force de caractère de cette jeune fille, assez courageuse pour prendre des décisions compliquées par elle-même, partir seule vers l’inconnue, au-devant de son destin. Beaucoup n’auraient pas eu la force nécessaire pour se défaire de leurs conditions. Elena représente un modèle de femme actuelle, libre de ses faits et gestes, dégagée de ses obligations de femme, qui peut vivre sa vie comme elle l’entend.

Plongée dans l’excitation de La Havane, elle va faire de magnifiques rencontres, puissantes et salutaires, je pense notamment à Juan et Mirta, ses anges gardiens qui l’ont accueillis à son arrivée dans la capitale et l’ont guidée tout au long de son séjour. Elle va faire d’autres rencontres improbables, celles du jeune Eduardo, ou du joueur d’échec Capanegra, puis celle de Daniel, homme puissant et grand poète révolutionnaire, qui changera la vie d’Elena à tout jamais.

Pablo Medina aborde une thématique historique importante du dernier siècle : la révolution cubaine. On est en plein dans la guerre civile, celle-là même où sont enrôlés de force des milliers de cubains, dont la majeure partie, à l’image des deux frères d’Elena, ne reviendront jamais. D’autres, comme Pedrito, amant puis mari d’Elena, reviendront estropiés, blessés, autant physiquement et psychologiquement. Seule l’eau-de-vie constituera une porte de sortie salutaire pour échapper à leur condition et aux images violentes dont ils ont été les témoins.

Autre conséquence de cette révolution : la corruption que le gouvernement cubain met en place, l’embrigadement de la société, avec une censure des poètes révolutionnaires, comme Daniel, qui font entendre leurs voix contre les idées de l’état en place. La liberté d’expression n’est pas encore acquise à cette époque-là à Cuba. Des mesures extrêmes sont mises en place pour empêcher tout délétère de faire entendre sa voix : censure, emprisonnement, voire même parfois meurtre. Pablo Medina pointe du doigt ces pratiques sauvages et inconsidérées.

Heureusement, une arme insaisissable vient contrebalancer cette atmosphère noire et oppressante : la poésie. Douce et paisible parenthèse enchantée qui est fortement appréciée. À plusieurs endroits du récit, on retrouve de charmants poèmes, très souvent abstraits, qu’il convient à chacun de s’approprier pour en retirer son sens propre.

Jour il pleut
jour il tonne,
ciel s’ouvre et cogne.
La pluie s’abat, frappe, crisse
de la rue vers l’avenue,
d’un souvenir d’enfance
vers la paille d’un champ de canne

Des flaques deviennent des ruisseaux,
des ruisseaux filent vers la mer.
Une femme passe avec ombrelle,
des chiens passent avec leurs maîtres,
la faim passe, les yeux de la peur.
Jour il pleut, un feu se meurt,
l’eau nettoie le chemin
vers la forêt sans fin.

Pour prolonger cette parenthèse enchanteresse, nous découvrons avec émerveillement la capitale cubaine urbanisée et développée, qui contraste avec les montagnes  rurales de Piedra Negra, ville d’origine d’Elea. Depuis plusieurs années, je rêve de partie en voyage à Cuba, ce pays coloré, dépaysant, à l’histoire passée enrichissante. Même si l’image qu’en donne Pablo Medina n’est pas la plus glorieuse, elle m’inspire assez de curiosité pour renforcer mon désir de découvrir ce beau pays.

Un aperçu de La Havane colorée, capitale de Cuba

En revanche, je m’attendais très certainement à plus de comédie, comme je proclamais le titre. Je n’ai pas ri comme escompté, j’ai seulement esquissé quelques sourires, qui n’étaient pas si nombreux que ça. Bien au contraire, la thématique abordée est épineuse, elle n’est pas sujette à l’humour, mais bien à un sérieux extrême.


Un roman dépaysant, qui nous plonge dans le Cuba révolutionnaire du siècle dernier. Un pays rongé par une politique dévastatrice, où la poésie apparaît comme un moyen salvateur d’apporter un semblant de douceur. 

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-37834-053-7
Traduction : Martine White

Les chemins de l’école : Zahira – Maroc


Les chemins de l’école : Zahira – Maroc

72 pages, éditions Nathan, à 6,90€


Résumé : Je m’appelle Zahira, j’ai douze ans et je vis dans la région du Haut-Atlas, au Maroc. C’est une chaîne de montagne, appelée « toit du Maroc ». Je vis avec ma famille le week-end et en internat le reste de la semaine. Tous les lundis, je pars à l’école située à vingt-deux kilomètres. Le trajet dans les montagnes dure quatre heures.


Extrait : « – Grand-mère, pourquoi tu n’es pas allée à l’école ?
– Il n’y avait pas d’école au village. J’ai seulement appris le Coran à la mosquée. C’était ça, notre école.
– C’est tout ce que vous appreniez ?!
– Cela suffisait à l’époque. Mais heureusement, les choses ont changé. Étudie, apprends, pour ne pas être comme moi. Tu comprendras mieux la vie.. »


Mon avis : Nous vivons dans un monde où les inégalités sont omniprésentes dans notre quotidien. C’est le cas notamment pour l’accès à l’éducation de certains enfants, qui est bien plus compliqué qu’en France. Chez nous, l’école est obligatoire pour les enfants jusqu’à 16 ans. Beaucoup se plaignent des difficultés scolaires, ne veulent pas apprendre, ne se rendent pas volontairement en cours pour de futiles raisons… pendant que d’autres enfants, partout dans le monde, se battent pour s’instruire. C’est le cas de Carlos en Argentine, de Samuel en Inde, de  Jackson au Kenya ou encore de Zahira, qui vient du Maroc, que j’ai pu suivre dans ce livre.

Zahira est une petite fille qui habite dans une vallée reculée du Maroc, entre des montagnes, dans une famille berbère assez appauvrie. Contrairement aux autres membres de sa famille, souvent analphabètes, la jeune fille a la chance de pouvoir bénéficier d’une instruction à l’école. Chaque semaine, elle fait 4h de marche pour se rendre à Asni, le village où se situe son école. Accompagnée de ses meilleures amies et camarades de classe, elles marchent, déterminée, vers leur avenir.

À Asni, Zahira et ses amies bénéficient de la gratuité du logement collectif et du couvert, ainsi que d’une éducation scolaire. Je trouve dommage que nous n’ayons pas pu voir quel était le genre d’éducation que les enfants marocains recevaient : quelles étaient les conditions de travail, les matières enseignées… une plongée plus intime dans la classe de Zahira ne m’aurait pas déplue !

Zahira est une jeune fille moderne, déterminée, courageuse, qui, bien qu’issue d’une famille défavorisée, se donne les moyens de parvenir à son rêve : devenir médecin. On se rend compte avec tristesse que les changements de mentalité se font progressivement, mais que les inégalités des sexes perdurent. Dans bon nombre d’esprits d’hommes marocains, les femmes sont censées rester à la maison, s’occuper des tâches ménagères et élever les enfants… et non pas aller s’instruire à l’école ! Sur le chemin de l’école, Zahira et ses amies vont rencontrer des hommes, souvent âgés, qui s’opposent à cette évolution de la société. Un constat amer, qui j’espère, changera dans les années à venir.

Ce livre est composé de magnifiques images imprimée sur papier glacé, issues d’un film documentaire réalisé par Pascal Plisson, qui a suivi plusieurs enfants défavorisés qui, malgré les difficultés dues à leur statut social ou à leur lieu de vie, se battent pour accéder à l’éducation. Une très belle manière de faire comprendre à nos enfants français la chance qu’ils ont de pouvoir étudier quotidiennement à l’école. 


Un livre-documentaire touchant, qui prouve que l’accès à l’éducation est encore inégal. Zahira au Maroc se bat pour s’instruire et réaliser son rêve : devenir médecin. Aller à l’école est une chance que nous avons, il faut savoir s’en rendre compte !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-256611-4

Porter sa voix : S’affirmer par la parole


Porter sa voix : S’affirmer par la parole
de Stéphane de Freitas

431 pages, éditions Le Robert, à 22,90€


Résumé : Nous n’avons jamais autant eu l’illusion de pouvoir nous exprimer sur tout, partout et tout le temps. Mais sommes-nous écoutés ? Pour que nos envies, nos rêves puissent exister ailleurs que dans notre esprit, il nous faut apprendre à prendre la parole en public, à défendre clairement nos idées et à instaurer le dialogue. Pourtant la pratique de l’oral reste une compétence peu enseignée dans notre cursus scolaire. Pour beaucoup d’entre nous, elle est source de fragilité sociale et professionnelle.
Stéphane de Freitas a créé et anime depuis 2012 des ateliers de prise de parole auprès de nombreux élèves et d’étudiants. Les résultats sont remarquables. En apprenant à puiser au fond d’eux la force d’un discours authentique, en s’initiant aux techniques oratoires, ils retrouvent confiance et se révèlent aux autres et à eux-mêmes.
Dans ce livre fondateur, Stéphane de Freitas défend une véritable pédagogie de l’oral, fruit de son histoire personnelle et de son expérience auprès des jeunes. Il en expose avec clarté les grandes étapes et livre les outils pratiques pour développer individuellement et collectivement notre esprit critique et libérer notre parole, dès l’école et tout au long de la vie.
Pour que chaque personne puisse  » porter sa voix « , sa propre voix.


Extraits : « À voix haute a circulé dans de nombreux établissements scolaires. J’ai été contacté par des professeurs de collège et de lycée, des proviseurs, des animateurs de services jeunesse, des enseignants de centres de formation et d’apprentissage. Ils souhaitaient que leurs élèves ou les jeunes qu’ils encadraient bénéficient des mêmes engagements, afin qu’ils réfléchissent aux individus qu’ils étaient, qu’ils soient mieux outillés face au monde, qu’ils dialoguent plus facilement au quotidien. Cette éducation au savoir-être crée des cercles vertueux capables d’endiguer l’autocensure et la mauvaise estime de soi de nombreux jeunes. »

« Avec l’expérience, je dirais que les discours les plus « éloquents » que j’ai eu à entendre au cours de nos formations sont ceux qui ont été prononcés de la manière la plus authentique. Lorsque la personne qui parle ne triche pas, l’effet sur le public est immédiat, quels que soient son niveau de langue, son milieu social ou son âge. »


Mon avis : Beaucoup n’ont peut-être jamais entendu parler de Stéphane de Freitas, mais son film documentaire À voix haute La force de la parole ne vous ai certainement pas inconnue. Réalisé en 2016 et diffusé sur France 2, ce documentaire suit pendant 6 semaines des étudiants de Seine-Saint-Denis qui se sont lancés dans le concours de prise de parole Eloquentia. La diffusion de ce film est un succès – près de 600 000 spectateurs suivent sa diffusion – il est alors adapté en version longue pour le cinéma, puis primé au Festival 2 Valenciennes et nominé aux Césars dans la catégorie « meilleur film documentaire ». Un succès monstre, que Stéphane de Freitas a voulu développer davantage à travers ce livre-témoignage. Porter sa voix : S’affirmer par la parole reprend les grandes lignes de son programme « Porter sa voix » et du concours d’éloquence Eloquentia qu’il a développé dans les écoles et universités de France. Il explique la naissance de ces projets censées changer la perception de l’oralité en France, leur mise en place et leur développement accru des dernières années. Un succès mérité au vu du travail dantesque réalisé par l’auteur !

Porter sa voix : S’affirmer par la parole est un livre riche, concret, pratique, qui nous aide à réfléchir, à se remettre en cause, et à parfaire nos prises de parole. Il s’appuie sur les différentes méthodes enseignées par Stéphane de Freitas aux étudiants, enfants, adultes, qui souhaitent améliorer leur oralité. Une méthode qui a déjà porté ses fruits dans de nombreux établissements scolaires, notamment dans des universités de Seine-Saint-Denis, où cette pédagogie active est enseignée aux étudiants durant 6 semaines, pour les aider à s’exprimer librement et à prendre confiance en eux.

Ce livre est la bible de la prise de parole : tout y est expliqué avec simplicité et précision, pour permettre de comprendre au mieux ce qui distingue un bon orateur d’un autre et d’appliquer à notre cas les conseils prodigués. Ce livre-documentaire est découpé en cinq grandes parties distinctes : I – Porter sa voix, naissance d’une pédagogie, II – Porter sa voix pour être soi, III – Porter sa voix en groupe, IV – Porter sa voix individuellement et V – Préparer un concours d’éloquence. Plus de 430 pages qui peuvent se lire chronologiquement ou de façon plus morcelée, en fonction des besoins du lecteur.

Il est constitué de nombreux conseils et astuces pour améliorer sa prise de parole dans différentes situations : lors d’un exposé scolaire, d’un entretien d’embauche, d’une réunion d’entreprise, d’un concours d’éloquence… On y apprend que la voix est très importante, mais qu’elle constitue une infime partie d’un tout qui fait une bonne prise de parole : la gestuelle, la respiration, la préparation intellectuelle, écrite, argumentée…

Après la théorie, place à la pratique ! Pour permettre à chacun d’améliorer concrètement sa prise de parole, différents exercices ludiques sont proposés : à réaliser individuellement ou en groupe, pour des publics divers, ils ont des visées spécifiques qui vont nous aider à parfaire notre oral.

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Un très bon ouvrage de développement personnel, qui recèle de bons conseils et exercices pour favoriser ses prises de parole orale. Une aide précieuse pour développer sa confiance en soi, issue tout droit de la pédagogie « Porter sa voix » mise en place par Stéphane de Freitas. Une référence en la matière !

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-32101-290-0

IN MY MAILBOX


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

 


 

Pour ce nouvel In My Mailbox, j’ai tout d’abord reçu Alana et l’enfant vampire de Cordélia, remporté lors d’un concours organisé sur Twitter par les éditions Scrinéo. Une maison d’éditions que je n’ai pas l’habitude de lire : j’ai hâte de pouvoir découvrir ce titre !

Résumé : Alana en a marre.
Ses parents et sa sœur sont encore partis gérer des conflits vampiriques sans elle !
Heureusement, sa meilleure copine Oli est là pour lui changer les idées : elle est persuadée que Joâo, le nouvel élève de leur classe, est un vampire !
Se pourrait-il qu’elle ait raison ? Et s’il leur révélait quelque chose d’encore plus terrible ?
Pour Alana, c’est l’occasion de prouver à sa famille qu’elle est capable de mener à bien une mission, malgré ses douleurs musculaires…


J’ai la main chanceuse en ce moment : j’ai également remporté un concours organisé par les éditions Flammarion. Je vais pouvoir découvrir le dernier titre de Jean-Christophe Rufin : Le flambeur de la Caspienne.

Résumé : Le pays : un rêve…
Habitué aux destinations calamiteuses, Aurel Timescu, le petit Consul, est pour une fois affecté dans un lieu enchanteur. Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan ex-soviétique, est une ville pleine de charme au climat doux, au luxe élégant. A la terrasse de cafés d’allure parisienne, on y déguste un petit blanc local très savoureux.
L’ambassade : un cauchemar…
Le chef de poste, autoritaire et brutal, est bien décidé à se débarrasser d’Aurel. Le fantôme de sa femme, récemment victime d’un tragique et mystérieux accident, plane au-dessus de l’ambassade. Et l’équipe diplomatique, tétanisée par le deuil, est livrée à la crainte et au soupçon. Il n’en faut pas plus pour qu’Aurel se lance dans une enquête plus folle que jamais. Basée sur de fragiles intuitions, elle prendra, entre mafias locales et grands contrats internationaux, l’ampleur d’une affaire d’Etat.
Cette fois, Aurel ne lutte pas seulement pour faire triompher la justice. Il se bat pour une cause nouvelle et inattendue : rester là où il est et connaître enfin le bonheur.


Je vais avoir l’honneur de découvrir un essai documentaire qui me fait très envie : Climat – Parlons vrai de Jean Jouzel et Baptiste Denis édité chez les éditions François Bourin. Comme beaucoup de monde, je suis de plus en plus sensible aux questions environnementales et climatiques qui se jouent dans le monde. J’ai hâte d’en apprendre plus sur ces thématiques – même si cela va sans doute m’effrayer et horriblement m’horrifier !

Résumé : La planète et l’humanité courent-elles à leur perte ? Est-il trop tard pour sauver le climat ? Est-ce bien utile, face à l’ampleur de la catastrophe, de faire preuve de sobriété dans nos comportements… ? Jean Jouzel, ancien président du GIEC, l’un des plus grands climatologues français, apporte des réponses claires aux questions de Baptiste Denis, citoyen de la jeune génération.

Au fil du temps, alors que l’ampleur de la pollution et de l’épuisement des ressources liés à l’activité humaine sur terre étaient révélés, climato-scepticisme et théories de l’effondrement ont gagné du terrain.

« Foutu pour foutu… » Et les jeunes générations de se sentir perdues entre ces deux extrêmes, qui dominent nombre de débats publics actuels sur le climat. Qu’en est-il réellement ? Faut-il croire que tout est perdu ? Et si non, quels sont les leviers d’action ? Le « lobby citoyen » a-t-il un rôle à jouer ? Autant de questions que Baptiste Denis, vingt-cinq ans, a posé à Jean Jouzel, l’un des plus grands climatologues français. Il en résulte un dialogue passionnant, vivant, concret. Non, il n’est pas trop tard pour changer les choses. Mais il est plus que temps de passer à l’action.


Enfin, je vous présente ma dernière réception de la semaine, qui est également celle qui me fait le plus envie : Les Chroniques de l’érable et du cerisier, livre 1 : Le masque de Nô écrit par Camille Monceaux et édité chez Gallimard jeunesse. À chaque nouvelle parution de cette maison d’éditions, je suis toute excitée à l’idée de pénétrer dans un nouveau monde imaginaire et féerique, qui me fera à la fois voyager vers des horizons lointains, mais qui m’instruira également beaucoup sur de nombreuses thématiques variées. Ici, une plongée direction le Japon du XVIIème siècle : j’ai tellement hâte !

En plus, c’est un magnifique objet-livre, qui sublimera ma bibliothèque !

Résumé : Japon, XVIIe siècle, début de l’ère Edo. Enfant abandonné, Ichirô est recueilli et élevé loin du monde par un ancien samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Quand des événements dramatiques bouleversent sa vie, le garçon se retrouve à quinze ans seul sur les routes qui le conduisent à Edo…


Et vous, vous avez réceptionné des nouveautés livresques ?