Bilan du mois

SEPTEMBRE 2020

La belle-mère de Sally Hepworth (358 pages)
Le fait du prince d‘Amélie Nothomb (144 pages)
Victor : L’indomptable Hugo de Bertrand Puard (187 pages)
Les morues de Titiou Lecoq (403 pages)
À la frontière de notre amour de Kyra Dupont Troubetzkoy (179 pages)
Rester debout de Fabrice Colin (292 pages)
L’empathie d’Antoine Renand (488 pages)
Face à face, tome 1 de Mercedes Ron (301 pages)
Le plus mauvais livre du monde de Vincent Cuvellier (54 pages)
Gonzo Girl de Cheryl Della Pietra (313 pages)
L’éveil, stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu (263 pages)


11 livres lus, soit 3082 pages


 

MES coupS de coeur du mois :

 

mES DÉCEPTIONS du mois :

L’éveil, stade 1


L’éveil, stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu

263 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,90€


Résumé : Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l’intelligence des animaux. A travers le monde, l’épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux… et les compagnies agroalimentaires. Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s’inversait ? Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?


Extraits : « Dressée sur ses pattes arrière, la souris tournait lentement la tête de droite à gauche, comme si elle évaluait les deux options. Droite ou gauche ? Fromage ou navet ? Comment choisir le bon côté ?
Penchée au-dessus de la grande boîte transparente, Laura tentait d’imaginer les réflexions de l’animal. Comportement automatique ou choix raisonné ? Et la souris pouvait-elle vraiment réfléchir ? Y avait-il la place dans cette petite tête pour une ébauche de conscience de sa situation ? La jeune chercheuse se posait régulièrement la question pendant ses expériences. »

« Ce qui est en dehors de la coutume, on croit que c’est en dehors de la raison, répondit Montaigne. C’est cette idée qui est en réalité tout à faire déraisonnable ! »


Mon avis : C’est avec bonheur que je découvre la plume de Jean-Baptiste de Panafieu, un auteur français de romans jeunesse, pourtant connu pour sa prose prolifique. Avec L’éveil, il amorce le début d’une saga jeunesse de science-fiction que je devine par avance réussie.

Alors qu’elle testait en laboratoire des virus pour soigner des maladies, Laura laisse échapper sa souris témoin. Très vite, cette dernière s’enfuie du laboratoire et retourne dans la nature… sans se douter une seconde qu’elle transporte un virus capable d’éveiller la conscience des animaux. Chaque animal qui entre en contact avec la souris perçoit instantanément ce virus. Celle-ci est tuée, puis mangée par plusieurs animaux sauvages, qui s’éveillent à leur tour. Bientôt, c’est tout un quartier, animaux sauvages comme domestiques, qui prennent conscience de leur existence. Très rapidement, les habitants s’affolent du comportement inhabituel de leurs compagnons. Laura, son frère Gabriel et ses deux amis Clément et Alya constatent que leurs animaux, le chat Chou-K, la chienne Cabosse, le perroquet Montaigne, tentent de communiquer avec eux. Ils mettent alors au point un système ingénieux pour les comprendre.

J’ai apprécié découvrir l’histoire du point de vue des humains, mais également de celui des animaux. Ces derniers se regroupent en bandes et discutent de leurs nouvelles conditions d’êtres éveillés et de ce qu’il convient de faire pour permettre au mieux d’améliorer leurs expériences de vie. Deux angles d’approches différents, avec des problématiques et questionnements distinctes, qui sont très intéressants à comparer.

Alors que la petite bande de copains ainsi que les animaux eux-mêmes voient ce virus comme une évolution majeure, l’industrie agro-alimentaire s’inquiète des retombées que peuvent avoir ces changements. En effet, si les animaux que l’on mène à l’abattoir prennent conscience de leur état, ils s’insurgeront pour éviter de mourir. Si les animaux de compagnie veulent s’émanciper, ils vont s’enfuir de leur maison, en conséquence de quoi, les humains arrêteront d’acheter des aliments pour les nourrir, ce qui fera la ruine des industriels. Pour éviter cela, ils vont tenter à tout prix de mettre au point un contre-virus, qui pourrait se propager de la même manière que le virus initial. La course contre la montre est lancée ! Ils veulent que ce soit Laura, l’instigatrice du virus initial, qui soit à l’origine de ce contre-virus. Mais la jeune femme est tenace et refuse de se soumettre à ces magnats industriels. S’ils ne peuvent pas négocier avec Laura… ils l’auront par la force !

Le rythme est dense, l’action permanente. On ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant L’éveil. Si je pouvais soumettre une seule petite remarque, ce serait au niveau des personnages. J’ai trouvé qu’ils n’étaient pas assez travaillés, les uns se confondant avec les autres. J’ai trouvé qu’ils n’avaient pas de traits distinctifs assez marqués pour permettre de les dissocier et de s’en souvenir convenablement. Cela n’a pas forcément gêné ma lecture, mais c’est un fait qui vient perturber mon souvenir ultérieur : ce n’est pas eux dont je vais me rappeler.

Pour ce qui est de la thématique, je l’ai trouvée originale, d’ordinaire assez complexe à aborder, mais Jean-Baptiste de Panafieu en parle d’une manière simplifiée et agréable à lire. Inévitablement, après cette lecture, on ne peut que faire un parallèle assez glaçant avec le problème sanitaire du COVID qui sévit en ce moment même partout dans le monde : un simple virus, qui peut être parti d’une seule personne dans un pays ciblé, peut se propager en un rien de temps au monde entier. L’écrire noir sur blanc en est glaçant et nous fait prendre encore plus conscience de la rapidité et de la dangerosité d’un tel phénomène.


Les animaux s’éveillent les uns après les autres, prenant doucement conscience de leur existence… ce qui sème chaos et confusion chez les êtres humains. Un premier tome glaçant, rondement mené, qui donne très envie de découvrir la suite.

Ma note : 8/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-01-786870-5

Gonzo Girl


Gonzo Girl de Cheryl Della Pietra

313 pages, éditions Stéphane Marsan, à 18€


Résumé : Pas question d’une assistante qui se barre chaque fois que je la rudoie un peu. Peut-être que tu n’es pas taillée pour le job, chérie. [… ] N’importe quel crétin peut tirer au pistolet avec moi et sniffer ma coke. Alors je te donne un conseil : arrête de me demander de quoi j’ai besoin. Parce que justement, j’ai besoin que tu le devines.  » Fraîchement diplômée, Alley rêve de faire carrière dans l’édition à New York.
Mais en attendant, elle est tantôt barmaid, tantôt stagiaire. Quand on lui propose de devenir l’assistante du célèbre Walker Reade, en mal d’inspiration, elle espère que ce sera l’occasion de faire examiner son manuscrit par un auteur expérimenté. Alley rejoint donc l’écrivain dans sa propriété, au beau milieu des Rocheuses. Sa mission ? L’encourager à écrire au moins une page par jour. Un véritable défi, avec la vie qu’il mène : des lignes de cocaïne dont on ne voit pas le bout, aux sessions de tir en passant par des explosions de rage, Alley craint le pire.
Sentant que ce livre ne s’écrira jamais, elle décide de prendre les choses en main, à ses risques et périls… Ancienne assistante de Hunter S. Thompson, Cheryl Della Pietra s’est inspirée de son expérience pour écrire ce roman, et nous offre une immersion dans la vie chaotique et fascinante d’une icône littéraire.  » Extraordinaire !  » Kirkus  » Ce roman en minijupe, imbibé de margarita, est un fabuleux récit de la perte des illusions littéraires.


Extraits : « Les deux lignes que j’ai sniffées avec Tom avaient à peine produit un début d’effet sur moi, mais là… là, c’est la drogue de Walker Reade. C’est de la bonne. Si je devais décrire la sensation, je dirais : « réinitialisée ». Je suis prête. Pour quoi, je ne sais pas trop, mais quoi qu’il en soit, putain, je suis au taquet. »

« Avec les hommes, il y a toujours un facteur d’inattendu, quand les choses deviennent physiques : leur peau paraît plus douce, ils sentent meilleur qu’on ne l’aurait imaginé, leurs gestes sont plus délicats. »


Mon avis : Gonzo Girl est vraiment un ovni qui débarque dans le champ littéraire français. Tout droit venu d’Amérique, il casse les codes et désarçonne par son champ lexical, ses thématiques extravagantes et ses personnages affriolants. 

Alessandra est une jeune femme qui rêve de devenir écrivain. Après avoir suivi de coûteuses études, elle entreprend d’écrire son premier livre. Mais elle sait pertinemment que la chasse aux éditeurs est rude. Pour cette raison, elle a la brillante idée de travailler aux côtés du meilleur de son temps : Walker Reade, un auteur à succès, connu pour sa prose, mais aussi pour sa personnalité extravagante. Alcool, drogue, sexe, excès à outrance… le quotidien d’Alessandra va changer du tout au tout. Embauchée pour aider l’auteur à terminer son nouveau livre, elle va faire des expériences farfelues, qu’elle n’aurait jamais cru possible de faire un jour.

Dans Gonzo Girl, nous sommes propulsés dans un autre monde, à la limite du plausible. Walker Reade est un auteur de romans à succès, qui vit avec accès : il ne se refuse rien. Ses dépenses affriolantes ont de quoi surprendre. Il entretient bon nombre de personnels à sa charge, qui vivent et mangent sous son toit, à ses frais. Alessandra en fait partie. Le titre, intriguant à souhaite, provient en fait du « journalisme gonzo », un procédé popularisé par le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson, qui désigne à la fois une méthode d’enquête et un style journalistique : le journaliste est un protagoniste de son reportage, en immersion totale dans son sujet, comme Alessandra, qui vit et évolue aux côtés de Walker Reade, l’auteur qu’elle idole et dont elle veut prendre le talent. Elle l’aide à terminer son manuscrit et, en parallèle, elle s’emploie à continuer d’écrire son propre livre.

Je n’avais jamais rien lu de tel jusqu’à maintenant et j’avoue être assez perplexe. C’est surprenant, extravagant, totalement déjanté… mais c’est justement ce qui fait l’originalité du récit. Soit on aime, soit on déteste, mais en tout cas, on s’en souvient ! La drogue, l’alcool, le sexe sont omniprésents, tant et si bien qu’on dirait que les personnages ne sont jamais eux-mêmes durant l’intégralité du récit. On a du mal à s’attacher à eux, à cerner leurs véritables personnes, puisqu’on ne voit que leurs visages sous emprise d’alcool ou de drogue… donc pas forcément normal. J’avoue avoir eu beaucoup de mal à apprécier et à comprendre Alessandra. Après avoir fait de brillantes études, elle se retrouve dans ce milieu dépravé, à consommer drogue et alcool pour se propulser dans la vie professionnelle. C’est un chemin hasardeux, impraticable, qu’elle aurait pu éviter, tant les moyens pour survenir à ses fins sont nombreux. Une jeune femme aussi intelligente qu’elle aurait méritée plus de respect et de considération. J’ai trouvé son comportement trop facile : elle ne se bat pas pour ses idées, elle ne suit pas ses ambitions, mais essaie de prendre un chemin détourné qui semble plus aisé.

À travers ces débauches excessives, on peut tout de même discerner quelques thématiques fortes, qui interpellent et font réfléchir : l’abus que l’alcool et la drogue provoquent sur notre santé et leur implication sur notre quotidien ; les abus sexuels, les liaisons dangereuses ; la place de la femme dans un couple et la notion de couple elle-même ; les ambitions personnelles et les attentes familiales (qui sont très marqués dans la famille d’Alessandra). Autant de sujets intéressants, abordés avec originalité et extravagance, qui surprend, embarrasse, étonne, mais qui s’impriment durablement dans la mémoire.


Un roman original et surprenant, qui balance entre alcool, drogue et sexe. Des personnages affriolants, déjantés, qui nous font vivre une expérience hors du commun. Que l’on ait aimé ou non ce livre, en tout cas, on s’en souvient ! 

Ma note : 4,5/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-37834-094-0
Traduction : Karine Forestier

Le plus mauvais livre du monde


Le plus mauvais livre du monde de Vincent Cuvellier

54 pages, éditions Nathan


Résumé : « Argice ignorait le bien et le mal, le nu et le sacré, le vide et le morbide. Argice engageait l’être vers cette ironie qu’on appelle Dieu, fatale pensée d’un monde en devenir, à l’agonie, en devenir… »
Ah ouais ! d’accord. Je comprends rien. Remarque, si ça se trouve, c’est fait exprès. Le gars, il a voulu faire le livre le plus nul du monde. Et il a réussi.


Extraits : « Il a un accent du sud. C’est marrant, un accent du sud, ça fait sympa même quand c’est pas sympa. Là, le gars, il me met une amende, ben il a l’air sympa… »

« En vrai, j’écoute tout, suffit que j’aime bien, je m’en fous que ça soit du rap, du gothique, des vieux chanteurs, du moment que j’aime bien j’aime bien. J’écoute même du classique des fois, mais je lui dis pas, parce que quand on dit qu’on écoute un peu de tout ça fait le mec qui a pas de goût… »


Mon avis : Je poursuis ma découverte de la collection Court toujours des éditions Nathan, qui proposent de courtes histoires, pouvant se lire d’une traite en trente minutes, le tout décliné sous différents supports – papier, numérique, audio. Ce qui m’avait plût dans mes lectures précédentes, c’est les thématiques fortes qui y étaient abordées. Silent Boy de Gaël Aymon traitait du harcèlement scolaire, de l’intimidation, des stéréotypes sexistes ; tandis que Son héroïne de Séverine Vidal parlait de la solitude, de la dépression… Or, je n’ai pas retrouvé de sujet d’actualité fort dans Le plus mauvais livre du monde.

Nous suivons Paul, un adolescent de 17 ans qui décide de fuguer de chez lui en prenant le premier train qui vient. Pour se distraire durant son trajet, il choisit au hasard un livre dans une boîte à livres. Manque de chance, Paul, qui n’est pas en possession d’un billet, se fait jeter hors du train, et pour couronner le tout, l’histoire narré dans son livre est totalement incompréhensible. Il erre dans ce petit village, entre dans un bar et fait la rencontre étonnante d’un homme, nommé Jean-Guy Farjoule, qui n’est autre que l’auteur du livre qu’il lit. Étrange coïncidence pour l’un comme pour l’autre. Jean-Guy, flatté de voir un jeune lecteur, entreprend de lui venir en aide, en l’hébergeant gracieusement chez lui. N’ayant d’autres alternatives, Paul accepte, sans toutefois se rendre compte de la situation dans laquelle il s’est mis.

Car Jean-Guy est un original, de cela même qui sorte totalement des codes. C’est un homme qui semble très cultivé, compte tenu de la complexité lexical dont il abuse abondamment dans ses conversations ; un homme qui cherche la flatterie, qui vit dans un monde qui lui est propre, entouré de ses rêves et de son imaginaire débridé. Quant à Paul, c’est un petit garçon solitaire, délaissé par ses parents, dont le but est assez flou.

Je n’ai absolument pas compris où voulait en venir l’auteur. Ce n’est peut-être qu’un livre de divertissement, qui se recueille aucune thématique spécifique, en ce cas, je trouve ça bien dommage. Le personnage de Paul, ses aspirations, sa vie familiale et personnelle auraient pu être plus développés et mener vers des réflexions structurelles et intelligentes. En soit, ce livre n’est pas le plus mauvais du monde, il se laisse quand même lire, mais il est totalement creux. On ne peut absolument rien en tirer, alors que de nombreuses pistes de réflexion auraient pu être abordées.


Un livre divertissant mais creux, qui se laisse facilement lire mais qui n’apporte aucune plus-value aux lecteurs.

Ma note : 4/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 3133092232817

Face à face, tome 1


Face à face, tome 1 de Mercedes Ron

301 pages, éditions Hachette romans, à 17€


Résumé : Ivory a 20 ans et vit aisément à New York : rien ne semblait pouvoir nuire à sa vie parfaite.

Mais le jour où elle est victime d’un enlèvement, alors qu’elle se promenait à Central Park. Son père est convaincu d’une chose : on lui fait passer un message et on veut l’atteindre.
Malgré sa libération, Ivory n’est plus la même, et sa vie non plus : elle n’est plus jamais seule et est en permanence accompagnée de son garde du corps, Sebastian Moore. Sebastian voue sa vie à protéger Ivory, surtout lorsqu’elle commence à recevoir des menaces de mort. Mais il n’avait pas songé à se protéger, lui… et d’Ivory elle-même.
Ivory est-elle vraiment prête à découvrir la vérité sur son passé et sa famille ? L’attraction qui s’est créée entre elle et son garde du corps les mettra-t-elle en danger ?


Extraits : « J’observais la pièce de deux cents pesos colombiens que je tenais entre les doigts. En attendant Liam, je ne pouvais penser qu’à une seule chose : ces deux faces formaient un tout et on ne pourrait jamais les voir en même temps. Cela semblait une sottise ; après tout, une pièce de monnaie est une pièce de monnaie, mais à cet instant je ne pus éviter de m’identifier à elle. Avais-je moi-même deux faces complètement opposées qui n’arriveraient jamais à se fondre en une seule ? »

« C’est incroyable comme certains souvenirs peuvent rester gravés à jamais dans ta mémoire, alors que d’autres peuvent disparaître sans laisser de traces. »


Mon avis : Face à face est le premier tome d’une saga jeunesse prometteuse. L’histoire se passe à New York : Ivory, une jeune étudiante d’une vingtaine d’années, poursuit tranquillement sa petite vie citadine… lorsqu’elle est kidnappée, séquestrée puis libérée quelques jours plus tard. Elle ne garde aucun souvenir de ces jours passés comme en dehors d’elle-même. Une seule certitude : c’est son père, un puissant et richissime homme d’affaires qui était visé. Pour protéger sa fille, il lui octroie un garde du corps, chargé de la suivre lors de chacun de ses déplacements et de la protéger de l’intérieur de son appartement. Une nouvelle qui ne va pas réjouir la jeune femme… jusqu’à ce qu’elle découvre le-dit garde du corps. Le coup de foudre est immédiat, intense, passionné.

J’ai beaucoup aimé la tension romantique, qui monte crescendo à chaque chapitre. L’attirance amoureuse et sexuelle entre Ivory et Sebastian, le garde du corps, suinte entre chacune des lignes, l’intensité amoureuse est à son comble, elle palpite, prête à exploser à tout instant. On se demande même comment nos deux protagonistes peuvent bien faire pour rester de marbre face à temps de pression. Ce qui fait la différence entre cette romance et les autres que j’ai l’habitude de lire, c’est qu’ici, l’histoire entre Ivory et Sebastien se met en place lentement. Les deux protagonistes prennent leur temps, ne se précipitent pas l’un sur l’autre et c’est ce qui rend cette belle histoire d’amour beaucoup plus réaliste et attirante.

Certes, dans ce premier tome, la romance écrase toutes les autres thématiques. Mais on peut également discerner un début d’intrigue policière, qui tend à pointer le bout de son nez, qui, je l’espère, sera plus développée dans le tome deux : qui a enlevé Ivory ? Dans quel but ? Que cherchaient ces gens ? Vont-ils récidiver ? Tant de questions qui restent pour le moment sans réponse, que j’espère voir élucider prochainement. Les secrets et les non-dits peuplent sournoisement l’ensemble du récit. Les personnages eux-mêmes sont des énigmes en soi : Sebastian d’abord, un homme mystérieux, qui ne laisse rien paraître de ses sentiments ni de sa vie personnelle. Il semble receler un secret d’une importance majeure, qui impacte directement ses relations amoureuses. Le père d’Ivory est également un homme puissant et très discret. De nombreux non-dits l’entoure, lui, ainsi que sa défunte épouse, la mère d’Ivory, sauvagement assassinée sous les yeux de cette dernière. Là encore, Mercedes Ron nous laisse pantelants, sur notre fin, avides d’en apprendre plus sur cette mystérieuse famille.


Un premier tome prometteur, comprenant une romance électrique, un suspense insoutenable et son lot d’actions. Je suis impatiente de découvrir la suite !

Ma note : 8/10

Pour lire plus d’avis

 

ISBN : 978-2-01-710856-6
Traduction : Nathalie Nédélec-Courtès