Ensemble à minuit


Ensemble à minuit de Jennifer Castle

361 pages, éditions Casterman, à 16€


Résumé : Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.


Extraits  « Il faut prendre la vie par la main, même si on ne sait jamais dans quelle direction elle va nous entraîner. On ne garde pas toujours le contrôle. Mais est-ce qu’on a une autre option ? Tout lâcher ? »

« C’est une découverte que j’ai faite en Europe, où j’ai visité des tonnes de musées : quand on est sincèrement touché par une oeuvre d’art, peu importe qu’un million de personnes l’aient déjà admirée avant. À l’instant où elle prend une signification particulière à vos yeux, elle vous appartient. »


Mon avisPour bien débuter le mois de décembre, et pour m’imprégner en amont de la féerie de Noël, je me suis lancé dans la lecture de Ensemble à minuit.

L’histoire se déroule dans un temps très réduit : entre Noël et le jour de l’An. Un jour qu’ils se promènent tranquillement dans la ville de New York, Kendall et Max sont les témoins d’un accident très grave. Ils se sentent immédiatement coupables de ne pas être intervenus, et pour racheter leur conscience, vont se prêter au jeu imposé par une serveuse : réaliser plusieurs bonnes actions désintéressées en quelques jours seulement.

Kendall et Max vont donc sillonner les rues de New York pour rendre des services désintéressés à des personnes qui en ont besoin. Ainsi, ils vont pouvoir divertir une petite fille trop impatiente et soulager son papa, donner de l’attention à une personne sans abri, en s’arrêtant et en lui prêtant une oreille attentive, et cinq autres actions dans le même style. Ce défi qui, de prime abord, peut nous apparaître simple à réaliser, est en fait plus compliqué à mettre en pratique. En effet, on se rend compte que les gens sont si peu habituées à recevoir de l’attention ou une aide désintéressées, qu’elles prennent immédiatement peur. Un comportement tristement normal de nos jours… Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup fait réfléchir, tant et si bien que j’aie moi aussi effectuer des actions désintéressées dans les jours qui ont suivis ma lecture – j’ai, entre autre, aidé une personne à pousser un fauteuil roulant pour monter sur un trottoir, j’ai proposé mon aide à des personnes qui déménageaient des cartons dans la rue, j’ai acheté de la nourriture pour la Banque Alimentaire… De petites actions qui, mises bout à bout, font du bien, autant à la personne qui les reçoit qu’à celle qui les donne. Je vous encourage aussi vivement à essayer d’en réaliser au moins une. La satisfaction qu’on en tire est réellement belle.

Malheureusement, outre le beau message délivré par cette histoire, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit et à m’attacher aux différents personnages. Ces derniers m’ont parus un peu hors du temps, pas assez accrochés à la réalité. De plus, j’ai trouvé que leurs caractères manquaient de singularité, l’auteure aurait dû les rendre moins banals, et affirmer certains traits de leur personnalité que l’on ne retrouve nul part ailleurs… Ce que je veux dire par là, c’est que Kendall et Max ne marquent pas les esprits, et ont déjà presque disparus du mien, seulement quelques jours après la fin de ma lecture.

Je n’ai pas non plus trouvé ce que j’étais venue chercher de prime abord dans cette histoire, c’est-à-dire la magie de Noël. Je ne l’ai pas ressenti, rien ne me l’a rappelé, même le Nouvel An n’était pas aussi festif que ce à quoi je m’attendais.


Bien que j’aie été déçue par de nombreux aspects de cette lecture, j’ai trouvé que la thématique centrale, tout comme les personnages, avaient du potentiels. J’ai apprécié le beau message de bienfaisance et d’entraide solidaire que l’auteure délivre. 

Ma note : 4/10

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Am, stram, gram… Ce sera toi qui me plairas !


Am, stram, gram… ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri

356 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux moeurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ?


Extraits  « Camille est un paradoxe absolu. Elle ne sait pas vraiment dire non aux trucs qui la barbent d’avance, mais elle ne sait pas non plus dire oui aux trucs qui ont l’air sympa et a priori inoffensifs. Elle se demande des fois si c’est une maladie. Ou son héritage catholique qui la pousse à embrasser la souffrance, quoi qu’il arrive ? »

« La différence entre ces numéros et le tien réside peut-être dans le fait que le tien, je te l’ai demandé. Les autres, non. »


Mon avis : Camille travaille dans une grosse entreprise, lorsqu’elle ouvre, un jour tout à fait ordinaire, un étrange mail anonyme. La personne qui se cache derrière ce mail avoue à demi-mot à Camille son attirance pour elle. Mais qui peut bien être cet inconnu ? Un véritable jeu de piste s’engage, Camille étant bien décidé à découvrir qui est ce mystérieux inconnu, si épris d’elle. Entre-temps, Camille fait la rencontre de son voisin du dessus, un jeune homme bruyant, séducteur et sûr de lui, qui la convie à plusieurs soirées avec ses amis. Le feeling passe immédiatement entre eux deux, si bien que Camille en oublie légèrement son mystérieux corbeau anonyme…

Camille est une protagoniste tout à fait attachante. C’est le genre de femme naturelle, pas stéréotypée, sympathique et enjouée avec tout le monde, dotée d’un grand coeur, qui la rend si attachante. Elle se retrouve parfois dans des situations tout à fait improbables, qui peuvent être hilarantes vues de l’extérieur, mais beaucoup moins drôles pour elle.

C’est désormais officiel : notre protagoniste est maintenant engagée dans l’aventure de l’amour. Car oui, pour elle, c’est une véritable aventure qui s’engage : elle va chercher, pendant des jours, des semaines, voire des mois, à découvrir l’identité secrète de son corbeau. Chaque homme qu’elle côtoie sera soupçonné : son patron, le jeune stagiaire, en passant par son vieux voisin… elle va se retourner la tête et analyser chacune de ses interactions avec la gent masculine, telle un Colombo de l’amour, pour éclaircir ce mystère. Et nous, chers lecteurs, nous sommes aussi impatients que Camille de découvrir qui est l’auteur de ces mystérieux mails. Car les pages défilent, mais aucun indice ne vient pointer le bout de son nez… jusqu’au dénouement suprême !

A travers cette histoire contemporaine, Catherine-Rose Barbieri souhaite surtout nous montrer que les blessures passées peuvent être surmontées. Il faut regarder vers l’avenir pour aller de l’avant, et s’autoriser à faire de nouveau confiance à une tiers personne. Camille en est l’exemple même.


Une romance contemporaine légère et dynamique, qui entraînera le lecteur dans une mystérieuse aventure amoureuse. 

Ma note : 7,5/10

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Ma PAL de Noël 2018

Le mois de décembre est enfin arrivé : il est temps pour moi de vous dévoiler mes lectures de Noël, sorte de calendrier de l’avent littéraire, avant le fameux soir de Noël. Pour ça, j’ai sélectionné 5 romans, tous abordant la thématique de Noël, mais de différentes manières.

 


Ma première lecture de Noël, – que je me suis déjà empressé de lire – s’appelle Ensemble à minuit, c’est écrit par Jennifer Castle et édité chez Casterman. La couverture nous plonge directement dans un mois de décembre neigeux, mais lumineux, et c’est justement cet esprit de Noël que j’aurais souhaité retrouver dans cette histoire… malheureusement, cela n’a pas été le cas, et vous le découvrirez bien assez tôt dans ma chronique.

RésuméEntre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.

Deuxième lecture de Noël et pas des moindres : Casse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois édité chez Le Livre de Poche jeunesse. Une lecture que je suis d’autant plus impatiente de lire que l’histoire a été adaptée au cinéma, et est actuellement sortie en salle.

Résumé : Le petite Casse-Noisette n’est pas un jouet comme les autres. Marie le sait bien : la nuit de Noël, il a combattu l’infâme Roi des Rats, épée à la main. Un véritable exploit ! La petite fille est fière des prouesses de son jouet préféré. Mais attention ! Le Roi des Rats n’a pas dit son dernier mot.

Troisième lecture de Noël prévue : La surprise de Noël de Debbie Macomber aux éditions Diva romance. Debbie Macomber est une auteure de romance que j’adore, qui publie souvent en fin d’année des romances spéciales Noël, que je lis avec avidité. Je suis donc impatiente de découvrir ce qu’elle me réserve comme histoire cette année…

Résumé : Noël… la neige, les illuminations, les chocolats chauds au coin du feu… Une invitation à l’amour ? Pas pour Merry. En ce moment, c’est même le cadet de ses soucis. Entre une famille très (trop ?) présente, les préparations de cette fête qu’elle adore et un patron exigeant (autoritaire ?), elle n’a pas le temps de chercher l’âme soeur. Alors, quand sa mère et son frère lui créent un profil sur un site de rencontre, c’en est trop : elle entre dans une colère folle ! Sauf que, malgré elle, Merry se laisse très vite prendre au jeu. Surtout quand elle fait la connaissance d’un charmant inconnu, un homme qui partage ses goûts et centres d’intérêt, bref : l’homme idéal… Jusqu’au moment où elle accepte de le rencontrer. Car son âme soeur virtuelle est la dernière personne à laquelle elle s’attendait !

Quatrième lecture de Noël aux éditions Charleston : La vie est belle et drôle à la fois de Clarisse Sabard, une auteure que j’adore également. Je sais d’avance que l’histoire me plaira, puisque l’auteure arrive à chaque fois à créer des univers différents, qui attrapent le lecteur et l’embarquent dans un récit plein d’émotions.

Résumé : Léna n’en revient pas. Comment sa mère, qui l’a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu’elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu’on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d’avancer…

Et finalement, ma dernière lecture de Noël (et pas des moindres), n’est autre que  Flocons d’amour, un roman à trois voix, écrit par John Green, Maureen Johnson et Lauren Myracle et édité chez Le Livre de Poche jeunesse. J’ai beaucoup entendu parler de cette histoire (puisqu’elle est sortie en 2010 et a été réédité en format poche ensuite), c’est pourquoi j’ai particulièrement hâte de la découvrir…!

Résumé : 24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieux de nulle part qui vous ferait presque oublier le repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace. John Grenn, Maureen Johnson, Lauren Myracle : les plumes de trois grands auteurs s’allient pour vous faire rire et rêver d’amour, créant un univers où les anges de Noël ne chôment pas !

Pensez-vous que j’arriverai à lire ces cinq romans avant la date fatidique du jour de Noël ?

Et vous, avez-vous prévu une liste de lectures féeriques pour vous mettre dans l’ambiance festive des fêtes de fin d’année ?

Bilan du mois

NOVEMBRE 2018

Nous danserons encore sous la pluie de Valérie Bel (219 pages)
Crime glacé de Mary Jane Clark (270 pages)
→ Et si tu redistribuais les cartes de ta vie ? de Carole-Anne Eschenazi (220 pages)
Le courage d’être moi de Marianne Rubinstein (106 pages)
Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton (452 pages)
Il était une plume de Pierre Thiry, Agnès de Cize, Erika Boyer, G !, Audrey Martinez, Tia Wolff, Loli Artésia, Attila Valpinson, Frany Jane Cavalier, Antoine Delouhans, Lou B Simone, Chris Red, Flore Avelin et Hilda Alonso (177 pages)
20, allée de la Danse : la nouvelle de Élizabeth Barféty (156 pages)
Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven (451 pages)


livres lus, soit 2051 pages


 

Mes coups de coeur du mois :

  lectures livres      

Les mille visages de notre histoire


Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

451 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Libby Groby s’est cachée chez elle depuis le décès de sa mère, mais elle se sent désormais prête pour le lycée. Personne ne la connaît vraiment au-delà de son obésité. Jack Masselin est un jeune homme sûr de lui, sexy et distant que tout le monde pense connaître, mais qui cache un secret. Il rencontre Libby et leur monde respectif change.


Extraits  « Mais ils ne comptent pas, le lycée ne compte pas, rien de tout ça ne compte. C’est ce qui est à l’intérieur qui compte. C’est bien au-delà des apparences. Voilà les trucs qu’on aime te répéter. Et puis de toute façon, ça ne me touche plus depuis longtemps. Sauf que ça aussi, c’est un mensonge. »

« Parfois, les gens sont salauds tout simplement parce que ce sont des salauds. Parfois parce que quelqu’un leur a fait des saloperies. Parfois, les gens sont salauds juste parce qu’ils ont peur. Parfois, ils sont délibérément salauds avant que quiconque puisse leur faire des saloperies. Et puis il y a des gens qui ne s’aiment pas. Et si ce genre de personne croise quelqu’un qui sait parfaitement qui il est et qui s’aime comme ça, alors elle se sent encore plus minable. »


Mon avis : Dans un passé très proche, Libby Groby était considérée comme la plus grosse ado d’Amérique. Après le décès de sa mère, elle s’est laissée sombrer dans une période noire, et s’est réfugiée dans la nourriture, comme seule réconfort pour lutter contre la tristesse. Enfermée chez elle quotidiennement et entourée de nourritures, elle en est arrivé à atteindre un stade catastrophique, qui lui a valu d’être évacué par une grue en direction de l’hôpital. Des années plus tard, avec plusieurs centaines de kilos en moins, Libby Groby est fin prête à se réinsérer dans la vie sociale. Son grand retour à la scolarité est imminent, bien que compliqué… En parallèle, nous suivons Jack Masselin, un beau garçon à la vie tout à fait normal, si ce n’est qu’il a une particularité qu’il cache à tous : une maladie nommée prosopagnosie, qui l’empêche de reconnaître les visages des personnes qu’il côtoie. Handicapant au quotidien, cette maladie n’empêche pas Jack de vivre sa vie comme il l’entend. Libby et Jack vont se rencontrer dans l’enceinte de l’école, et cette rencontre va changer leur vie à tout jamais.

J’ai particulièrement apprécié le caractère robuste de Libby. Cette jeune fille, déjà bien abîmée par la vie, doit faire face à des épreuves qui s’avèrent particulièrement compliquée et éprouvantes psychologiquement. Insultes, menaces, moqueries… est son lot quotidien. Elle s’est forgée un caractère et un coeur de pierre, elle n’hésite pas à prendre la parole, à s’affirmer, à aider les plus faibles face aux moqueries et regards insistants de perfides personnes. Jack a quant à lui un comportement mouvant durant l’intégralité du roman, puisqu’il va diamétralement changer sa façon de voir la vie et de juger les gens. De garçon perfide et hargneux, il va se transformer en jeune homme courageux et c’est justement ce changement conséquent qui va être à l’origine d’un tournant de l’histoire.

Les mille visages de notre histoire est un roman fort, qui peut faire échos dans l’esprit de tous les adolescents qui le lisent. Il traite de thématiques actuelles, qui sont le lot quotidien de certains jeunes en France et ailleurs : le harcèlement scolaire, les difficultés d’intégration sociale, les moqueries, insultes, les complexes, le regard des autres. Je trouve qu’en parler peut permettre de faire changer le regard de certains sur ces phénomènes et pourquoi pas de faire changer également leur comportement.

Outre le message assez fort que cette histoire véhicule, c’est aussi une jolie histoire d’amour naissante entre deux jeunes gens, que nous offre à voir Jennifer Niven. Les deux protagonistes amoureux en devenir ont des personnalités différentes, ils ne sont pas « comme tout le monde », mais aiment cette particularité qui les distingue des autres. Ils assument leurs sentiments et passent outre le regard des autres, et c’est quelque chose de très fort, que j’ai particulièrement aimé chez eux.

Il y a quelques années, j’avais lu Tous nos jours parfaits, qui est un autre roman de l’auteure, à partir duquel nous pouvons faire quelques liens et connexions avec ce livre-ci. Dans Tous nos jours parfaits, comme dans Les mille visages de notre histoire, l’auteure instille des messages d’espoir, des messages qui redonnent foi en la vie et qui donnent envie de continuer à sourire. Ces deux romans abordent des thématiques poignantes, ils sont forts en émotions, et mettent en scène des personnages attachants aux antécédents compliqués. La comparaison s’arrête ici, puisque ce sont deux histoires distinctes, très jolies à découvrir toutes les deux.


Un roman touchant, qui aborde des sujets complexes : l’exclusion et le harcèlement social et scolaire, le regard des autres, le jugement, la différence… Grâce aux personnages atypiques et attachants, vous allez passer un excellent moment de lecture. 

Ma note : 7,5/10

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20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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Il était une plume…


Il était une plume… de Pierre Thiry, Agnès de Cize, Erika Boyer, G !, Audrey Martinez, Tia Wolff, Loli Artésia, Attila Valpinson, Frany Jane Cavalier, Antoine Delouhans, Lou B Simone, Chris Red, Flore Avelin et Hilda Alonso

177 pages, éditions Les Plumes Indépendantes, à 9,90€


Résumé : La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.
Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.
Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde.


Extraits  « C’est le problème de toutes les peurs, elles sont irrationnelles ; on sait qu’ils n’y a pas de raison de les ressentir, mais elles nous possèdent malgré tout. »

« Parfois, des amis virtuels peuvent vous apporter ce que la vie ne vous donne plus. »


Mon avis : Il était une plume…, c’est un recueil composé de 14 nouvelles d’auteur(e)s différents, qui abordent tous une thématique commune : la plume. La plume va être écrite et présentée sous toutes ses formes : plume d’animal, de coq, plume d’auteur, plume d’indien… Chacun a donné sa propre définition du mot plume. Les nouvelles sont toutes très différentes les unes des autres, certaines plus poétiques que d’autres, d’autres plus émouvantes, plus noires, certaines plus abstraites, ou encore plus engagées… il y en a pour tous les goûts !

Nous sommes naturellement transportés d’un univers à un autre, avec comme seul fil conducteur la plume. Certaines nouvelles m’ont plus plût que d’autres, aussi, je ne parlerais dans cette chronique uniquement des nouvelles qui m’ont le plus marquées (positivement ou non).

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé les auteurs de nouvelles engagées, qui prennent position et défendent leur opinion sur la thématique donnée. C’est le cas pour Tia Wolff dans La légèreté du non-être, qui raconte un épisode tragique de la vie d’un animal : la chasse. Loli Artésia aussi, dans La plume manquante, raconte l’histoire d’un oiseau, jadis blanc, qui ne peut maintenant plus voler, tant son plumage est lesté de plomb et de mazout. Deux histoires totalement différentes, qui donnent à réfléchir sur des thématiques contemporaines, beaucoup débattues dans notre société actuelle.

J’ai également particulièrement apprécié la nouvelle de Audrey Martinez, Plume solitaire, qui raconte l’histoire d’un homme-écrivain qui rencontre sa muse, éditrice, mais la perd, à cause d’un orgueil et d’une soif d’argent démesuré. Pendant près de 10 ans, il se mure dans le silence et plonge dans un gouffre dépressif qui l’isole de tous et de tout. Jusqu’au jour où le déclic arrive : il doit écrire un roman sur sa muse Marie, et lui envoyer. Une histoire douce et touchante, que j’ai beaucoup apprécié.

En revanche, j’ai eu beaucoup plus de mal à entrer dans l’univers de G !, avec sa nouvelle Quand le destin frappe à la porte, que je n’ai pas totalement comprise. Elle est très courte, un peu abstraite, sans véritable suite logique entre les phrases… J’en suis ressortie déstabilisée et interrogative.

Chacun est libre d’interpréter comme bon lui semble chacune de ces nouvelles, notamment celles plus abstraites, à la thématique plus suggérée, plus sensorielle et métaphorique.

Les autres nouvelles n’en restent pas moins belles et agréables à découvrir. Bien que je ne garderai pas un souvenir impérissable de ces nouvelles, j’ai apprécié plonger, le temps de quelques instants, dans l’univers imaginaire et littéraire de chacun de ces écrivains. De belles découvertes, qui permettent de découvrir la stylistique maîtrisée et captivante de plusieurs auteurs peu connus, qui augurent de jolies histoires pour l’avenir.


Il était une plume… est un recueil de 14 nouvelles d’écrivains indépendants aux styles d’écriture différents, qui vous transportera au coeur d’histoires originales et captivantes. Grâce à ce recueil, vous ne verrez plus les plumes de la même manière… 

Ma note : 6,5/10

 

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