IMM

IN MY MAILBOX

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 

 

 

Cette semaine, j’ai reçu dans ma boîte-à-lettres Juste un pari, la première romance jeunesse de Marie Mordomo, aux éditions Hachette romans. Je l’ai commencé et terminé dans la foulée. Ce fût une lecture sympathique, avec laquelle j’ai passé un bon moment.

Résumé : Quand ses amis lui proposent de le payer cinquante euros pour chaque semaine durant laquelle il sortira avec Eli, la fille la plus excentrique de sa classe, Dylan y voit l’occasion de se faire de l’argent facilement. Tout comme Eli  ! Si Dylan partage la récompense, elle s’engage à être la meilleure des petites amies. En scellant ce pacte, ils deviennent le couple parfait. En apparence seulement? Mais si différents qu’ils soient, Dylan et Eli ont tout de même deux points communs. Premièrement, ils cachent bien des choses derrière des sourires factices. Et deuxièmement, ils se détestent, depuis toujours  !


Grâce à Babelio et aux éditions Albin Michel, j’ai eu la chance de recevoir en avant-première Ce qu’est l’homme de David Szalay. Un roman que je vais m’empresser de débuter, avant sa sortie officielle le le 1er mars.

Résumé : Neuf hommes, âgés de 17 à 73 ans, tous à une étape différente de leur vie et dispersés aux quatre coins de l’Europe, essayent de comprendre ce que signifie être vivant. Tels sont les personnages mis en scène par David Szalay à la façon d’un arc de cercle chronologique illustrant tous les âges de la vie. En juxtaposant ces existences singulières au cours d’une seule et même année, l’auteur montre les hommes tels qu’ils sont : tantôt incapables d’exprimer leurs émotions, provocateurs ou méprisables, tantôt hilarants, touchants, riches d’envies et de désirs face au temps qui passe.
Et le paysage qu’il nous invite à explorer, multiple et kaléidoscopique, apparaît alors au fil des pages dans sa plus troublante évidence : il déroule le roman de notre vie.
Avec ce livre, finaliste du Man Booker Prize, le jeune auteur britannique offre un portrait saisissant des hommes du XXIe siècle et réussit, en disséquant ainsi la masculinité d’aujourd’hui, à dépeindre avec force le désarroi et l’inquiétude qui habitent l’Europe moderne.


Ensuite, j’ai reçu une romance légère, qui, je pense, va bien me faire rire : (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pèlerin aux éditions Diva romance.
Résumé : Quand Ivana se fait larguer comme une vieille chaussette par Baptiste, après huit ans d’amour, il ne lui reste plus que ses kilos et ses rides à compter. Pas facile de se retrouver sur le marché des célibataires à la trentaine, quand, pour couronner le tout, on manque de confiance en soi.
Tentant d’ignorer son chagrin, elle décide de reprendre sa vie (et son corps) en main et s’inscrit sur « Be my boy », célèbre site de rencontres. Si l’offre est alléchante, les produits sont souvent de second choix, voire des retours de marchandise… Heureusement, il reste les amies et le bon vin.
À travers des expériences étonnantes, Ivana doit réapprendre à prendre soin d’elle. Mais rien ne sert de courir… il suffit juste d’être au bon endroit, au bon moment.

J’ai ensuite eu la surprise de recevoir le premier tome de la saga L’étincelle écrit par Roxanne Maffre aux éditions Hachette.

Résumé : Anna est une étudiante de dix-neuf ans à la vie plutôt tranquille. Le soir de son anniversaire, elle accepte de suivre sa meilleure amie Allison à la soirée du mystérieux Stan. Si Allie est sous le charme, c’est pourtant Anna qui semble fasciner le jeune homme. Un simple regard de sa part réussit à créer l’étincelle. Mais Stan traîne derrière lui une réputation de mauvais garçon qui effraie Anna. Lorsque Léo, un garçon à l’apparence plus sage, se rapproche de la jeune fille, les choses se compliquent et les jalousies s’éveillent. Anna se retrouve face un choix : suivra-t-elle la voie de la raison ou ira-t-elle à l’encontre des interdits ?
Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant dans le paquet envoyé par les éditions Hachette un petit carnet représentant L’étincelle, avec… ma photo sur la couverture ! C’est juste dingue. Un immense MERCI pour cette jolie attention.

Les éditions Charleston m’ont également envoyé Bon retour à la maison de Debbie Macomber, une auteure que j’adore. Je suis vraiment impatiente de découvrir son nouveau roman !

Résumé : En grandissant, Cassie Carter et ses soeurs, Karen et Nichole, étaient extrêmement proches. Jusqu’à ce qu’un événement les sépare… Après l’université, Cassie a fui sa maison pour épouser un homme mauvais, jetant aux orties ses études et brisant le coeur de ses parents.
À maintenant 31 ans, Cassie est de retour à Washington avec sa fille, espérant laisser son passé derrière elle. Après avoir mis fin à un mariage compliqué, elle tente de reconstruire le puzzle de sa vie. Malgré ses tentatives, elle n’a jamais réussi à faire la paix avec ses soeurs. Karen, la plus âgée, est une femme occupée, entre sa carrière et l’éducation de ses deux enfants. Et Nichole, la plus jeune, est une mère au foyer dont le mari passe tous les caprices.
Mais un jour, Cassie reçoit une lettre de Karen, qui laisse espérer une réconciliation. Et alors que Cassie se permet de croire à l’avenir, en s’excusant auprès de ses soeurs et en trouvant l’amour, elle réalise le pouvoir de la compassion, et la possibilité d’un nouveau départ…
Un merveilleux roman sur la persévérance et la confiance, un voyage excitant à travers les challenges et les joies de la vie.


J’ai également reçu Qui ment, écrit par Karen M. McManus aux éditions Nathan.

Résumé : Dans un lycée américain, cinq adolescents sont collés : Bronwyn (l’élève parfaite), Addy (la fille populaire), Nate (le délinquant), Cooper (la star du baseball) et Simon (le gossip boy du lycée). Mais Simon ne ressortira jamais vivant de cette heure de colle…
Et les enquêteurs en sont vite sûrs, sa mort n’est pas accidentelle. Dès lors qu’un article écrit par Simon contenant des révélations sur chacun d’eux est découvert, Bronwyn, Addy, Nate et Cooper deviennent les principaux suspects du meurtre.
Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont tous quelque chose à cacher…

Et pour terminer en beauté ce In my mailbox, voici La haine qu’on donne de Angie Thomas aux éditions Nathan. Un roman qui m’a l’air extraordinairement fort en émotions ! J’ai hâte de le découvrir !

Résumé : Starr a seize ans, elle est noire et vie dans un quartier difficile rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic : tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes.
Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche a enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.

 

Pour accompagner cette sortie prochaine, les éditions Nathan m’ont gentiment fait parvenir des petits goodies à l’effigie du livre : un pin’s et un ruban #TheHateUGive. Merci pour cette petite attention, qui me fait très plaisir !


N’hésitez pas à me faire part en commentaires des nouveaux livres que vous avez reçu !

 

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Si c’est pour l’éternité


Si c’est pour l’éternité de Tommy Wallach

314 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Parker Santé n’a pas prononcé un mot depuis la mort de son père, il y a cinq ans. Tandis que ses camarades de classe postulent à l’université, lui sèche le lycée et traîne dans les halls des hôtel chics de San Francisco, où il perfectionne ses techniques de pickpocket.
Un jour, Parker est pris la mains dans le sac par une étrange jeune femme aux cheveux argentés, Zelda. Mais à sa grande surprise, elle ne le dénonce pas et ne cherche même pas à récupérer son argent. Elle lui confie n’en avoir bientôt plus l’utilité, car elle a la ferme intention de se suicider.
Parker, tombé sous son charme, décide alors d’essayer par tous les moyens de lui redonner goût à la vie …


Extraits  « Entre réciter des poèmes d’amour et les écrire, il y a autant de différence qu’entre une boîte de chocolats et une boîte de croutons ; aucune comparaison possible. »

« Nos plus grandes tragédies ne concernent que nous.« 


Mon avis : Je ne m’attendais pas à autant apprécier ce récit, et pourtant la magie a opérée et l’histoire m’a énormément plût.

Parker Santé était un garçon banal, comme il y en a des millions d’autres, jusqu’au jour de la mort de son père. Cet événement a traumatisé Parker a jamais, puisqu’il lui a fait perdre l’usage de sa voix. Depuis ce jour, Parker n’a plus prononcé un seul mot. Ses relations sociales en pâtissent, puisqu’il n’a pas beaucoup d’amis et ne sort jamais. Un jour, il rencontre Zelda, une toute jeune fille aux cheveux argentés. Zelda confie à Parker qu’elle souhaite se suicider. Le jeune homme, rapidement sous le charme de la jeune femme, va tout mettre en oeuvre pour la dissuader de mettre ses paroles à exécution.

J’ai trouvé l’histoire vraiment très intéressante et surtout fortement originale. Zelda affirme être née il y a plus de 200 ans et ne jamais vieillir, d’où la coloration argentée de ses cheveux. Une information incongrue, qui laisse planer le doute dans l’esprit du lecteur. En effet, on a beau savoir que cela est strictement impossible, Zelda semble tellement sûre d’elle qu’on a tendance à croire à son histoire. L’auteur ne viendra à aucun moment démentir cette affirmation, nous laissant tout à notre imagination pour admettre ou non la véracité de cette donnée. Par ce biais, le lecteur peut s’immiscer dans l’histoire et construire sa propre vérité : jouer avec notre imaginaire en nous intégrant au récit est une chose que j’ai fortement apprécié.

L’histoire est bien ficelée et agréable à lire. J’ai particulièrement apprécié le dénouement, qui est à la fois intriguant et mystérieux.  L’auteur ne va pas nécessairement dans le sens du lecteur et nous livre un final original, qui, encore une fois, nous permet d’imaginer nous-mêmes une véritable fin à cette histoire.

Tommy Wallach met en avant le handicap dans son roman. En effet, Parker, devenu muet suite à un choc traumatisant, s’est peu à peu retiré de toute vie sociale et ne fréquente plus personne. Le handicap est un facteur d’exclusion sociale et de marginalisation. Mais Zelda a su passer outre de la différence de Parker, elle est allé à son devant, sans jugement, sans a-priori, et lui a peu à peu redonné goût à la vie et l’a réinséré dans un milieu social. La générosité de ce personnage m’a vraiment touchée. Involontairement, l’un et l’autre se sont aidés et épaulés. Zelda a réussi à sortir Parker de son isolement, tandis que Parker a tenté de raisonner Zelda en éloignant les pensées suicidaires qui trottaient dans son esprit. Une belle histoire d’entraide, qui m’a souvent mit les larmes aux yeux.

Ce que j’ai adoré dans ce roman, c’est que l’auteur nous fait vivre un ascenseur émotionnel : la joie, la tristesse, la vie et le deuil se côtoient, se croisent et s’entremêlent, avant de se séparer à jamais. Une histoire puissante et poétique, qui ne peut laisser personne indifférent.


Une histoire simple mais émouvante, qui est venue me chercher et m’a profondément touchée. Des rencontres peuvent changer une vie… Parker et Zelda en sont l’exemple parfait ! Je vous recommande cette lecture !

Ma note : 8,5/10

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Libération


Libération de Patrick Ness

265 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Nous sommes samedi, c’est l’été, et Adam Thorn ne le sait pas encore mais sa vie est sur le point de basculer. Entre les avances déplacées de son chef à la pizzeria où il travaille, son rendez-vous amoureux avec Linus pour qui ses sentiments ne sont pas clairs, le coup de main qu’il doit donner à son père à l’église et la fête de départ de son ex, Adam a du mal à faire face aux sentiments contradictoires qui l’habitent. Mais pendant ce temps, au bord du lac, l’esprit d’une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance et de libération…


Extraits  « – Mes parents estimaient que parler aux enfants comme à des bébés et éviter certains sujets avec eux était presque de la maltraitance, poursuivit-elle. Qu’on finissait par élever des petits débiles qui se feraient dévorer tout crus une fois dans la vraie vie. Je préférais quand les adultes s’attendaient à ce que je me hisse à leur niveau plutôt qu’ils se penchent toujours vers moi. Tu vois ce que je veux dire ? »

« Ne rate jamais une occasion d’embrasser quelqu’un. C’est la pire sorte de regret.« 


Mon avis : Ce roman avait tout pour me plaire, mais malheureusement, j’en ressors tristement déçue.

L’histoire se déroule en une seule et même journée. Nous suivons Adam Thorn, un jeune garçon, homosexuel, en couple depuis peu avec Linus. Adam est un fils de religieux, et ses parents n’acceptent pas sa différence, qu’ils considèrent comme immorale.  Mais peu importe, Adam s’en fiche et fait face avec fougue à ses parents. La journée se poursuit, nous suivons Adam dans ses pérégrinations, jusqu’à la soirée finale, la fête de départ d’Adam, son ex petit copain, qui vient mettre un terme au jour. En parallèle, nous suivons l’esprit d’une jeune fille, fraîchement assassinée, qui se réveille pour se venger de son meurtrier.

Si vous avez lu le résumé – celui qui figure sur la quatrième de couverture du bouquin ou celui que je vous ai fait plus haut -, vous avez dû remarqué que quelque chose clochait. En effet, il s’agit bien de deux histoires différentes qui sont fondues l’une dans l’autre, via une alternation de chapitres, pour ne former qu’un seul et même ouvrage. L’idée aurait pu être bonne si elle avait été bien développée, mais malheureusement, ça n’a pas marché avec moi. J’ai vraiment adoré les chapitres qui racontaient la touchante histoire d’Adam, alors que je me suis forcé à lire ceux parlant de la jeune fille assassinée, qui étaient vraiment trop abstraits, glauques, et cruellement froids. L’envie de sauter des pages était grande, tant je ne comprenais pas l’intérêt d’une telle histoire combinée à celle d’Adam. Ce qui fait que, malheureusement, même si j’ai apprécié suivre Adam dans sa journée, le contraste avec la deuxième histoire m’a tant énervé que je garderais une image négative de cet ouvrage.

La thématique de la libération est quand même bien traitée dans les deux cas. Pour Adam, il s’agit de se libérer du regard des autres, de se libérer des convenances et libérer son coeur, pour suivre son propre chemin. Alors que pour la jeune fille assassinée, il s’agit seulement de libérer son esprit par une vengeance cruelle et froide. Deux entrées bien distinctes, à l’image de l’histoire toute entière.


Un roman à double tranchant : deux histoires fondues l’une dans l’autre sur le thème de la libération. L’une m’a beaucoup plût, alors que l’autre m’a agacée. 

Ma note : 3,5/10

Littérature française·Littérature jeunesse·Saga

Le grand saut, tome 2


Le grand saut, tome 2 de Florence Hinckel

391 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Plongez en terminale avec Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam… et retrouvez Florence Hinckel au sommet de son art.
Depuis l’accident d’Alex, le groupe des six amis inséparables a volé en éclat. Paul et Iris ne s’adressent plus la parole, Alex s’isole, Marion s’enferre dans une nouvelle relation d’amitié empoisonnée, Rébecca aime Alex qui ne l’aime pas, Iris découvre un nouveau secret perturbant, Paul ne va plus au lycée, et Sam ne se sent nulle part à sa place. Pour couronner le tout, le bac approche avec son lot d’angoisses et de promesses de liberté… Réussiront-ils à recoller les morceaux de cette amitié qui leur donnait des ailes ? Et à trouver, chacun, la force d’affronter obstacles et rêves les plus fous ?


Extraits  « Un gros bateau avançait doucement au loin, comme poussé par une main invisible. Ils l’observèrent longtemps.
– Le monde n’est pas que beau, dit finalement Alex.
Paul siffla d’admiration.
– Joli… T’es un vrai poète, toi. »

« Ils avaient cette liberté, et comme on dit, la liberté ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas.« 


Mon avis : Après un premier tome pas franchement réjouissant, j’ai décidé de donner une seconde chance à cette auteure en lisant la suite de sa saga Le grand saut

On y retrouve la bande d’amis présents dans le tome 1 : Rebecca, Sam, Iris, Marion, Alex et Paul. Le drame qui s’est déroulé à la fin du premier tome a quelque peu disloqué leur bande. Ils ne sont plus aussi unis qu’auparavant et cela les affecte tous profondément. En parallèle, chacun doit préparer les épreuves du baccalauréat tout en devant faire face à des problèmes personnels, plus ou moins graves.

J’avoue que j’étais assez septique en débutant ce second tome, puisque le premier ne m’avait pas aussi séduite que je ne l’avais imaginé. Heureusement, j’ai trouvé ce tome-ci bien meilleur que le premier. Les personnages sont plus aboutis, et on arrive à s’attacher à chacun d’entre eux. Les problèmes soulevés sont concrets et parlent aux adolescents, mais ce sont souvent les réactions des personnages face à ces problèmes qui sont bien trop prévisibles.

Il n’y a pas à dire : c’est une histoire d’adolescents pour les adolescents. Ils devraient se reconnaître dans cette saga et apprécier l’histoire comptée. Quant aux personnes plus âgées, elles devraient apprécier le style plutôt agréable de l’écriture, sans pour autant être embarqué dans l’histoire. En effet, il n’y a rien de très profond dans cette saga, les problèmes soulevés ne sont pas assez développés à mon goût et les personnages restent, dans l’ensemble, assez banal.

Un troisième tome est prévu pour le mois de mai : toute la bande d’amis a passé son bac et doivent maintenant débuter leur nouvelle vie d’adulte. Je suis curieuse de voir si cette nouvelle phase de l’histoire va également changer la narration de l’histoire…


Un deuxième tome mieux construit que le premier, avec des personnages plus attachants et des questionnements plus concrets, qui devraient plaire aux adolescents. Néanmoins, l’histoire s’oublie facilement et n’apporte rien d’autre aux lecteurs qu’un petit moment de détente.    

Ma note : 5,5/10

Littérature française·Thriller

Les abysses du mal


Les abysses du mal de Marc Charuel

406 pages, éditions Albin Michel, à 21,50€


RésuméMon boulot : filmer le supplice des victimes avant de faire disparaître leur corps. Mon but : être le tueur le plus inventif. Parce que la mort est un spectacle, certains sont prêts à payer très cher pour y assister. Voyeurs protégés par un écran, tortionnaires par procuration… C’est la face cachée du Net. Un monde parallèle qui happe ses proies au hasard et fournit des frissons à prix d’or. Des réseaux sociaux incontrôlables aux mafias spécialisées dans le marché de la mort en direct, le nouveau thriller de l’auteur du Jour où tu dois mourir dévoile les forces insoupçonnées de la perversion humaine.


Extraits  « Huit personnes sur dix sont assassinées parce qu’elles étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Juste pour ça. Des vies plates et ordinaires qui basculent alors que rien ne les y prédisposait. »

« Elle est comme ça, Natacha. Trop gentille, trop consciencieuse. Elle ne consacre jamais moins d’une demi-heure à chaque personne. Un jour où, prenant son courage à deux mains, il lui en a fait la remarque, elle a répondu le plus sérieusement du monde que patient et patienter, ça avait la même étymologie. Puis elle s’est ouvertement marrée de son bon mot. Et il a ri avec elle.« 


Mon avis : Quand on voit l’effrayante couverture choisie par les éditions Albin Michel, il n’y a plus aucun doute possible quant à la thématique du récit : ce sera un angoissant thriller.

Des jeunes femmes disparaissent mystérieusement, avant d’être retrouvées mortes, dans des états inimaginables. Pour le policier Derolle il n’y a aucun doute : elles ont été les héroïnes de snuff movies, ces vidéos clandestines qui mettent en scène la torture et le meurtre d’une personne. Encore faut-il le prouver… Derolle pénètre le darknet à la recherche de preuves. Mais le temps est compté et l’auteur de ces vidéos pourrait bien faire de nouvelles victimes.

Avant de lire ce roman, je ne connaissais pas du tout l’existence des « snuff movies ». Il m’est encore aujourd’hui difficile d’imaginer que de telles pratiques ne sont pas le fruit de l’imagination de l’auteur, mais ont réellement eu lieu et ont encore lieu aujourd’hui. Il y a encore quelques années, les médias ont largement relayés des vidéos d’exécution réalisés par des extrémistes : ces vidéos sont apparentés à des snuff movies. Dans Les abysses du mal, l’auteur nous plonge donc au coeur de ce commerce illégal et destructeur, qui arrive à conquérir un public de psychopathes. Il nous emmène au coeur du darknet, cet écosystème de réseaux, parallèle aux réseaux publics, qui est aussi fascinant qu’il est effrayant.

Marc Charuel met en scène la perversion et la cruauté animale dont peuvent faire preuve les êtres humains. Certaines scènes sont assez trashs et peuvent choquer les publics les plus sensibles.

Il n’y a pas spécialement de suspens dans ce récit, puisque l’auteur des meurtres est identifié dès le début de l’histoire. Marc Charuel préfère se centrer sur la peur à insuffler aux lecteurs. Pour la petite anecdote : je me suis dépêché de finir ce livre un dimanche soir, alors que j’étais chez mes parents, pour ne pas avoir à le terminer seule chez moi. Vous vous imaginez à quel point il fait peur ?

Quant au rythme, il est intense et soutenu tout au long du récit : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont réunis, avec en prime des personnages hors du commun : un inspecteur chevronné, un ancien militaire protecteur envers les siens, une mystérieuse lesbienne droguée, et pleins de belles jeunes filles, bien trop naïves. J’ai passé un « bon » moment de lecture, si tant est que je puisse employer ce terme dans ce cas de figure-là. Même si l’histoire n’était pas si extraordinaire que ça, j’ai su apprécier la narration et les personnages.


Plongez au coeur du darknet et découvrez ce que vous n’auriez jamais jamais dû découvrir. Un récit glaçant, à ne pas mettre entre les mains de tous.

Ma note : 7,5/10

Littérature française·Littérature jeunesse·Seconde guerre mondiale

Lise et les hirondelles


Lise et les hirondelles de Sophie Adriansen

232 pages, éditions Nathan


Résumé : Une héroïne très attachante, entre grands drames de la guerre et petits bouleversements de l’adolescence.
À treize ans, Lise a une passion pour les hirondelles. Mais lorsqu’elle les voit revenir à Paris en cet été 1942, les oiseaux ne parviennent pas à lui faire oublier les effets de l’Occupation : le rationnement, les sirènes, la fermeture de l’atelier de confection familial, l’attitude de ses amis depuis qu’elle porte une étoile jaune sur ses vêtements.
Le 16 juillet, Lise assiste à l’arrestation de toute sa famille. Elle se précipite au commissariat où on les a emmenés et parvient à sauver ses deux petits frères de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Mais elle n’a plus aucune nouvelle de leurs parents. Commence alors pour eux le long parcours des enfants cachés, parsemé d’angoisse et de dangers, de moments de doute et d’espoir.


Extraits  « Être adulte n’empêche nullement d’être bête. »

« La seule chose que je sais, aujourd’hui comme en juin 1940, c’est que la guerre, c’est marcher.« 


Mon avisJe suis face à mon ordinateur, à réfléchir sur les mots à poser sur mes pensées. Difficile de dire si j’ai aimé ou non ce roman. Le drame qui s’y déroule ne peut pas laisser indifférent, mais en même temps, j’ai l’impression d’être passé à côté du récit.

Lise est une jeune fille juive de 13 ans, qui vit au temps de l’Occupation de Paris par les Allemands. Ses parents viennent d’être arrêtés et emmenés au Velodrome d’Hiver. Difficile pour elle de comprendre les conséquences de cette arrestation. Pendant des mois, Lise et ses deux petits frères vont espérer le retour de leurs parents… en vain !

C’est un récit dramatique que nous livre Sophie Adriansen. La rafle du Vel d’Hiv’ est un des événements les plus marquants de la Seconde guerre mondiale. Pour rappel, ce sont plus de 13 000 personnes, adultes et enfants confondus, qui ont été arrêtés puis déportés en Allemagne. Par chance, Lise et ses frères ont réussis à échapper à cette rafle, et se sont d’abord réfugiés chez leurs voisins, avant d’être trimballés à droite à gauche.

Ce qui est encore plus dramatique à voir, c’est l’insouciance et la naïveté de ces enfants face à la guerre. Ils ne comprennent pas ce qu’ils se passent, ils ne savent même pas ce que signifie être juif, et encore moins les conséquences d’appartenir à une telle religion. En somme, leur enfance va être gâchée par la guerre. Ils vont être obligés de se cacher constamment, de mentir sur leur religion, leurs parents, leurs prénoms, ils vont devoir faire face aux restrictions alimentaires, aux jugements. Autant de vecteurs qui vont les obliger à grandir plus rapidement que les enfants normaux, à tel point qu’ils atteindront une sorte de maturité précoce et forcée, que peu d’enfants atteignent à leur âge.

En parallèle de cette ambiance de guerre, Lise apporte de la douceur et de la poésie au récit, à travers la mention fréquente à l’hirondelle, son oiseau fétiche. L’hirondelle, petit par sa taille, mais capable de parcourir des kilomètres pour migrer. L’hirondelle, symbole de liberté, de bonheur, de chance, de pureté et d’endurance. Autant de symboliques qui collent au personnage de Lise, d’où peut-être son attachement si grand à cette race d’oiseau.

Le sujet de la seconde guerre mondiale, en particulier vue à travers les yeux d’un(e) enfant est particulièrement difficile à traiter de par sa fréquence d’apparition dans les romans jeunesse. Pour pouvoir espérer sortir du lot, il faut amener quelque chose de spécial, d’original et d’innovant à la thématique lourde. Ici, j’ai trouvé que la narration était écrasée par la densité du sujet traité. En effet, j’aurais souhaité plus de profondeur dans les traits des personnages, mais aussi dans l’histoire globale. L’idée de départ est bonne, mais il aurait fallu l’exploiter encore plus. D’où mon sentiment d’avoir un peu survolé la totalité du récit : rien n’a particulièrement retenu mon attention.


La seconde guerre mondiale vue à travers les yeux d’une enfant juive. Un récit dramatique, qui aurait quand même mérité plus de profondeur dans sa narration. 

Ma note : 6,5/10

Littérature jeunesse

Les grandes années : Le vide-grenier


Les grandes années : le vide-grenier de Gaël Aymon et Élodie Durand

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Ness a décidé de participer avec ses copains à un vide-grenier pour récolter de l’argent et venir en aide à une association. Pas facile de convaincre ses amis de vendre leurs jouets… sans vendre les siens! En même temps, ses affaires à elle sont nulles…


Extrait  « D’accord, je n’avais ni télé ni baskets lumineuses, mais il y avait beaucoup plus important que l’argent dans la vie : des choses qui n’avaient pas de prix, comme avoir d’aussi chouettes amis ! »


Mon avisNess et toute sa bande d’amis décident de vendre certains de leurs objets personnels, pour récolter des sous à reverser à une association en faveur des personnes défavorisées. Une initiative généreuse et positive, qui ne va pas se dérouler comme prévu…

J’ai beaucoup aimé ce petit récit. Au-delà du divertissement que peut offrir l’histoire aux plus jeunes, elle permet de leur ouvrir l’esprit. Ne pas juger, mais apprendre à comprendre l’autre, à aider son prochain, à être gentil et généreux envers les personnes qui en ont le plus besoin… Autant de qualités qui devraient être présents dans chacun de nous.

Finalement, l’histoire se termine par une jolie leçon de morale, valable autant pour les plus jeunes que pour les plus âgés : il y a bien plus important que l’argent dans la vie, comme l’amour envers ses amis et sa famille. Une histoire sympathique et joliment illustrée, qui devrait plaire aux plus jeunes, tout comme à leurs parents !


Ma note : 7/10