Fantastique·Littérature française·Science-fiction

Demain les chats


Demain les chats de Bernard Werber

307 pages, éditions Albin Michel, à 20,90€


Résumé : Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.


Extraits  « C’est le drame de toute ma vie. Quand je réussis, personne n’est là pour le voir, quand j’échoue il y a toujours des témoins. »

« Je crois que tous les actes que nous effectuons entraînent forcément la satisfaction des uns et la contrariété des autres. Vivre et agir c’est forcément déranger les ordres établis. »


Mon avisComment résister à cette petite bouille de chat noir qui nous regarde avec ses grands yeux en amande ? Il m’a séduit en un regard, et j’ai été dans l’obligation de lire son histoire.

Les humains traversent une période difficile, ponctuée d’actes terroristes graves. Mais cela n’impacte que partiellement Bastet, une chatte domestique, qui vit à Paris avec sa servante humaine Nathalie. Le rêve de Bastet ? Réussir à communiquer avec les humains. Un beau jour, elle rencontre Pythagore, le chat d’en face, qui détient le savoir. En effet, Pythagore est un chat de laboratoire, qui a été appareillé pour pouvoir se connecter à un ordinateur et acquérir de nombreuses connaissances humaines. Pythagore va tâcher de transmettre son savoir à Bastet, et tous deux vont tenter d’aider les humains à sortir de la période très sombre dans laquelle ils sont plongés.

J’avoue qu’en ouvrant ce livre, je ne m’attendais absolument pas à découvrir l’histoire que j’y ai découverte. En effet, ne vous faites pas avoir comme moi par la petite bouille de Bastet en couverture : ce livre raconte une histoire presque apocalyptique, dans laquelle il est question de terrorisme, de meurtres, de violences. Le contraste entre cette ambiance noire, à la limite glauque  avec la douceur de la chatte Bastet est étonnant. Vous serez sans doute surpris au début, mais au fil de votre lecture, vous vous laisserez entraîner dans cette histoire très surprenants.

Dans l’ensemble, l’histoire m’a plût, mais je n’ai pas été si absorbée que ça par son déroulement. Je pense que l’atmosphère apocalyptique m’a tellement déstabilisé, que je suis resté un peu en dehors de cette ambiance. Course-poursuite, chasse, bagarres des humains et des chats contre des invasions de rats… il s’en passe des choses dans ce livre, mais malheureusement les actions n’étaient pas assez rythmées à mon goût, si bien que je me suis quelque peu lassé de suivre tout ce petit monde dans leur lutte.

Ajoutez à cette ambiance de science-fiction des faits réels et actuels, notamment le terrorisme, qui est le point de départ de toute cette histoire. L’auteur dresse un état du monde actuel, ainsi que les conséquences (très noircies) qui pourraient en découler dans les années à venir, si nous continuons à nous comporter comme nous le faisons actuellement. Autant vous dire que ça fait froid dans le dos !

Autre particularité du livre qui m’a agréablement surprise, c’est le petit historique de l’histoire des chats. En effet, Phytagore, grâce à l’accès privilégié qu’il a à Internet, a pu se documenter sur leur histoire, et il a fait part de ses découvertes à Bastet. Ainsi, nous découvrons, au fil des siècles, l’évolution des chats dans la société. Tantôt vénérés, puis exécrés, les chats ont toujours eu une place importante dans les sociétés. Un voyage initiatique intéressant, qui m’a ravie !

Mettre un chat comme personnage principal d’une histoire, c’est osé et totalement novateur. J’ai apprécié cette prise de risque. En plus, cela permet à des personnes totalement amoureuses des chats comme moi, de croire, pendant quelques heures de lecture, qu’une communication entre chats et humains serait possible. Mais malheureusement, la science à ce jour n’a jamais pu déterminer un quelconque moyen permettant aux deux camps de se comprendre… ce qui n’enlève rien au fait que je vais continuer à parler seule à mon chat, dans l’espoir qu’il puisse comprendre ce que je lui raconte !


Demain les chats est une histoire originale et très surprenante. J’ai été déstabilisé par l’étrangeté de ce récit, qui aborde des thématiques peu communes, les assemble les unes aux autres pour former quelque chose de singulier. J’en ressors mitigée : pas totalement conquise, mais pas déçue non plus. 

Ma note : 6/10

 

Littérature française·Roman policier et polar·Thriller

Dans les brumes du mal


Dans les brumes du mal de René Manzor

443 pages, éditions Pocket


Résumé : La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.

Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassinée et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud. Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner. En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des Maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?


Extraits  « Être adulte, c’est ce qui peut nous arriver de pire. »

« La confiance ne se décrète pas. Elle se construit lentement et se détruit très vite. »


Mon avisUn grand merci à Babelio et aux éditions Pocket de m’avoir permis de frissonner avec ce thriller psychologique.

L’histoire se déroule en Caroline du Sud, où Tom, un petit garçon est kidnappé, et sa mère sauvagement assassinée. Un enlèvement et un meurtre qui seront les premiers d’une longue série. Au plus mal suite à cet enlèvement, le papa de Tom fait appel à sa soeur, Dahlia Rhymes, célèbre agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels.  Après plusieurs jours de recherches, elle découvre que Tom, ainsi que les autres enfants kidnappés, ont un point commun : ils ont été victimes de maltraitance de la part de leur mère. L’agent du FBI va tout mettre en oeuvre pour retrouver les enfants et découvrir l’identité du mystérieux kidnappeur.

Dans les brumes du mal est un thriller psychologique bien ficelé, rempli de suspens et d’actions diverses. Dahlia court tellement partout que vous ne vous ennuierez pas une seule seconde à ses côtés !

Malheureusement, je me suis perdue dans toutes les références aux rites vaudous qui sont fait sur les scènes de crime. Je me suis passablement ennuyée, puisque je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir en ajoutant ce type de choses dans son histoire. A mon sens, cela n’a pas été exploité suffisamment et n’apportait donc pas grand chose au récit.

En revanche, j’ai apprécié que la thématique de la maltraitance enfantine soit mise en avant. C’est un sujet dont on parle peu dans la société française, mais qui est pourtant toujours présent dans certains foyers. En effet, chaque année en France, près de 600 enfants décèdent suite à de mauvais traitements infligés par des proches. Un chiffre affolant, qui me faire prendre conscience de l’importance de dénoncer ce genre de pratique.

En lisant cette histoire, je me suis beaucoup questionné sur la légitimité de l’assassinat de ces mères indignes : est-ce Mal de tuer ces mères et de kidnapper ces enfants innocents, ou est-ce Bien dans le sens où justice est rendu et où les enfants vont pouvoir vivre plus sereinement, sans recevoir de coups, entouré d’amour ? Chacun a sa propre idée sur la question, mais à mon sens, le meurtre est quand même un acte barbare et primaire, qui n’est en rien légitime. La maltraitance faite aux enfants est condamnable par la loi : lorsqu’on se rend compte qu’un enfant est victime de violence, le signaler auprès d’autorités compétentes lui rendra plus service que de chercher à résoudre le problème seul, en tuant le responsable par exemple. Il est donc vrai que cette manière de procéder m’a parue sadique, barbare et peu réaliste.

Cette histoire nous rappelle de faire attention aux gens que l’on aime, de les couvrir d’amour, avant qu’il ne soit trop tard. Personne ne sait de quoi demain sera fait ! Une belle perception de vie, que j’applique dorénavant au quotidien.

Sans vous révéler le fin mot de l’histoire, je peux vous assurer que l’identité du tueur est facilement repérable (je soupçonnais que ce soit lui avant la moitié du livre), néanmoins aucun indice ne filtre jusqu’aux toutes dernières pages. J’ai oscillé entre deux réflexions contradictoires : me dire que j’avais raison en pensant à lui, ou me dire que j’avais tord : rien n’est jamais venu affirmer ou contester mes doutes, jusqu’aux toutes dernières pages. Chapeau l’article, vous avez réussi à me triturer les méninges dans tous les sens  !


Un thriller psychologique bien mené, qui traite d’une thématique importante : la maltraitance infantile. Malgré quelques points négatifs, j’ai dans l’ensemble apprécié découvrir cette histoire !

Ma note : 6,5/10

 

Littérature américaine·Littérature jeunesse

The Hate U Give


The Hate U Give de Angie Thomas

492 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police.
Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes.
Mais tout vole en éclats le soir où son ai d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.


Extraits  « Même quand on a tout fait comme il faut, il arrive parfois que les choses tournent mal. Mais il faut persister, c’est ça la clé. »

« Une fois qu’on a vu toutes les blessures de quelqu’un, c’est comme si on l’avait vu nu – et ce n’est plus jamais pareil. »


Mon avis : Les éditions Nathan, ainsi qu’une majorité des blogueurs littéraires parlaient de ce roman comme un livre coup de poing, fort et intense, qui dénonce la réalité de la ségrégation en Amérique. Vous vous doutez bien qu’avec des retours aussi positifs que ceux-là, je n’allais pas passer à côté de ce récit !

Starr est une jeune fille noire de 16 ans, qui vit dans un quartier difficile, mais qui se rend dans un lycée blanc chic, à l’autre bout de la ville. Là-bas, loin des guerres de clans, de la drogue et de la violence de son quartier noir, Starr tente de se figurer une vie d’adolescente normale. Mais son quotidien est chamboulé lorsque Khalil, son ami d’enfance, est assassiné sous ses yeux par un policier blanc. Choquée et très en colère par l’injustice que représente cette mort, Starr va tenter de rendre justice à son ami en combattant le racisme et la ségrégation.

Ce roman nous dépeint une actualité malheureusement encore trop présente dans certaines pays du monde : le racisme. Dans certaines villes des États-Unis (et d’ailleurs), des quartiers se distinguent les uns des autres : les quartiers des noirs, souvent drogués, violents, voleurs, dans lequel se côtoient de nombreux gangs qui se battent et s’entretuent, et les autres, les blancs, chic et respectueux, qui exècrent cette population noire et portent des jugements pré-fabriqués sur eux. Le policier qui a abattu Khalil s’est fié à sa vision stéréotypée des personnes noires, et a injustement pensé que Khalil, parce que noir, était aussi violent, armé, drogué, méchant. C’est justement ces stéréotypes que Starr combat dans ce livre.

Starr est une jeune femme très courageuse, qui n’a pas peur de parler et de s’exposer pour défendre ses droits et rendre justice à son ami défunt. De nombreux obstacles viendront se mettre en travers de son chemin, mais Starr est une battante et de ne détournera pas les yeux de ses objectifs. Starr, c’est un peu comme Martin Luther King, Malcolm X ou encore Rosa Park : des personnes courageuses qui ont sacrifiés leur vie aux autres, en prenant à coeur de défendre leurs droits, ceux des personnes noirs aux États-Unis… Des héros du XXème siècle, dont les noms figurent encore dans toutes les mémoires. Je ne doute pas un seul instant que des personnes comme ces gens-là, ou des livres comme The Hate U Give, contribuent à faire changer les mentalités.

Néanmoins, malgré tout le respect que j’éprouve pour cette auteure et sa poignante histoire, je n’ai pas été aussi conquise que je l’aurais espéré. En effet, j’ai ressenti des moments de flottements entre certains passages, qui manquaient selon moi de dynamisme et d’énergie. Plus d’actions n’aurait pas été de refus ! Bien évidemment, cela n’enlève en rien le fait que j’ai apprécié découvrir de quelle manière l’auteure a réussie à s’approprier cette thématique et comment elle l’a développée.


Je le reconnais : The Hate U Give est un roman coup de poing, qui ne peut laisser personne indifférent. Néanmoins, l’histoire manquait de dynamisme à mon goût et certains passages m’ont ennuyés.

Ma note : 6/10

 

IMM

IN MY MAILBOX

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 

 

 

Depuis le temps que je l’attendais, le voici enfin entre mes mains : le dernier tome de la saga Geek Girl de Holly Smale aux éditions Nathan ! Depuis plusieurs années, je me suis pris d’amitié pour Harriet, la protagoniste inventée par Holly Smale, que je vois évoluer et grandir au fil des parutions. Je suis donc impatiente de découvrir ce nouvel et dernier opus !

Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


J’ai ensuite reçu Féroce, le nouveau thriller de Danielle Thiéry aux éditions Flammarion. Un roman qui va me faire frissonner…

Résumé : Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.


Après J’ai avalé un arc-en-ciel, Erwan Ji sort son deuxième livre : J’ai égaré la lune, aux éditions Nathan. Un titre tout aussi poétique que son premier roman. J’ai hâte de voir ce qu’il nous réserve !

Résumé : « Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ». Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ». Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin. »


Natacha Calestrémé sort un nouveau roman aux éditions Albin Michel : Les blessures du silence. Un polar qui met en lumière les violences conjugales. J’ai hâte de voir la façon dont elle amène le sujet ! J’espère que je serais plus emballée par cette histoire que par Les racines du mal, son précédent roman, qui m’avait laissé sur ma faim.

 

Résumé : Amandine Moulin a disparu. Son mari évoque un possible suicide, ses parents affirment qu’elle a été tuée, ses collègues pensent qu’elle s’est enfuie avec un amant, et autant de témoignages contradictoires qui ne collent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles. Et puis il y a sa voix, que le lecteur découvre, en filigrane du roman, qui nous raconte une indicible vérité …

Un roman qui dépeint subtilement les affres du harcèlement conjugal. Par le biais d’une enquête de police entraînante, l’auteur parvient avec brio à nous plonger dans le mécanisme de destruction implacable qui se met en place autour de la victime. Elle dépeint la réalité d’un couple rongé par l’emprise, la manipulation et la perversion.


J’ai reçu La lanceuse de couteaux, écrit par Ève Borelli aux éditions Charleston. Un roman énigmatique, que j’ai hâte de découvrir !

Résumé : Cette histoire, c’est l’histoire de Siloé, qui ne voit plus la magie du cirque dans lequel elle a grandi et le quitte pour de mauvaises raisons mais qui, en chemin, apprendra à faire ses propres choix et à définir ses envies personnelles. C’est l’histoire d’une indépendance progressive, piquée d’embûches, d’amitié et d’amour. Siloé est orpheline de mère et vit dans le cirque familial, entourée par toute une galerie de personnages atypiques. Mais la jeune fille rêve d’être lanceuse de couteaux, ce que son père lui refuse obstinément. La voilà donc qui décide de rallier un cirque concurrent pour ? enfin ? essayer de faire ses preuves… Mais elle est loin d’imaginer les épreuves qui l’attendent !


Les éditions Gallimard jeunesse m’ont envoyé Trouble vérité, le nouveau roman de E. Lockhart, qui sortira le 12 avril prochain. Son précédent roman, Nous les menteurs était étrange, déroutant, mais parfaitement captivant. J’ai hâte de voir à quelle sauce l’auteure va nous manger dans son nouveau livre !

Résumé : Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillage et de tenues différentes ? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen ? De Las Vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco, on déroule le fil de l’histoire d’une amitié dangereuse entre une héritière en fuite, orpheline, tricheuse, et une sportive, caméléon social que rien n’arrête. Mais qui est Jule ? Et qui est Imogen ?


Une copine m’a prêté le dernier roman de Bernard Werber : Demain les chats, éditions Albin Michel. Ceux qui connaissent mon amour des chats (noirs principalement), devraient savoir que je suis toute excitée à l’idée de lire ce livre, qui me faisait de l’oeil depuis un bon bout de temps !

Résumé : Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.


Grâce à Babelio, j’ai pu recevoir Le monde selon Britt-Marie de Fredrik Backman aux éditions Mazarine. Un roman feel-good que j’ai dévoré en quelques jours seulement ! Très touchant. Vous pouvez retrouver ma chronique juste ici !

Résumé : Britt-Marie, 63 ans, n’est absolument pas passive-agressive. C’est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n’importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d’un mariage et d’une vie de femme au foyer qui ont duré quarante
ans, et le seul travail qu’elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s’étire le long d’une route où tout est fermé, en dehors d’une pizzeria qui empeste la bière. Britt-Marie déteste le football, or il ne reste rien d’autre à Borg. Voilà qui ne présage pas grand-chose de bon.
Mais quand les enfants de l’équipe du village ont si désespérément besoin d’un coach qu’ils sont prêts à confier le boulot à n’importe qui, que Britt-Marie ne soit ni compétente, ni volontaire n’empêche personne de la recruter! Et quand, sur ces entrefaites, Britt-Marie accepte l’invitation à dîner d’un policier et se fracture la main dans un solarium, elle ne peut plus faire machine arrière.
Le monde selon Britt-Marie est une histoire et une déclaration d’amour. Sur une femme qui a attendu toute une vie que la sienne commence enfin, et sur les villages le long de routes, dans lesquels c’est au football et aux pizzerias que l’on renonce en dernier.


Voici Une autre histoire de Sarah J. Naughton aux éditions Sonatine, que j’ai également reçu en partenariat avec Babelio. Un polar intriguant et original, que j’ai dévoré en quelques jours. Pour découvrir mon avis, cliquez ici !

Résumé : La vérité n’est jamais là où on l’attend.

Élevée par un père violent et une mère soumise, Mags a fui l’Angleterre dès qu’elle a pu pour devenir une brillante avocate à Las Vegas. Lorsqu’elle apprend que son jeune frère, Abe, a été victime d’un accident et se trouve dans le coma, elle revient pour la première fois depuis longtemps à Londres. Là, elle a la surprise de rencontrer sa petite amie, Jody, dont il ne lui avait jamais parlé. Elle est plus surprise encore quand Jody, inconsolable, lui révèle qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un suicide. Dépressif, Abe s’est jeté par la fenêtre.

Peu à peu, la version officielle semble néanmoins présenter d’étranges incohérences. Jody dit-elle toute la vérité ? Était-elle vraiment la petite amie d’Abe ou une experte en manipulation ?

À ce stade du résumé, votre opinion est sans doute déjà faite. Jody est coupable, elle a d’une façon ou d’une autre participé à la chute d’Abe, Mags va découvrir la vérité. C’est du tout cuit : un thriller de plus parmi tant d’autres. Eh bien, détrompez-vous. Si les apparences sont en effet trompeuses, vous n’imaginez pas à quel point.

Vous êtes surtout loin de vous douter avec quelle maestria Sarah Naughton vous manipule. Vous croyez lire une histoire et c’en est une autre, bien plus captivante, qui va se dévoiler.


Voici ma lecture en cours : Dans les brumes du mal de René Manzor aux éditions Pocket ! Un polar effrayant, que je dévore depuis hier !

Résumé : La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.

Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassinée et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des Maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent,
ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?


J’ai eu la surprise de recevoir le dernier roman de Olivier Auroy, intitulé L’amour propre, aux éditions Intervalles. Ma surprise a été encore plus grande lorsque j’ai ouvert le livre et que j’ai découvert qu’il était dédicacé ! Un grand merci !

Résumé : Au salon de massage de luxe de M. Victor, rue de Courcelles, entre les mains habiles de Waan, les hommes s’abandonnent. Depuis qu’elle est devenue orpheline, Waan est reconnaissante envers M. Victor, un ancien associé de son père, de lui avoir évité la fin tragique de la plupart des filles de sa condition en Thaïlande. Mais toute protection a un prix, que M. Victor n’oublie pas de réclamer entre deux symphonies.
Et si l’écrin somptueux dans lequel elle pratique aujourd’hui n’a rien à voir avec les arrière-cours miséreuses de Chiang Rai, depuis quelques semaines Waan ressent une inquiétude diffuse. Waan rêve alors de tout changer. Ne plus masser le corps des hommes. Mais a-t-on toujours le choix ? L’Amour propre est un thriller osé, palpitant et implacable dans l’univers clos et énigmatique des salons de massage.
C’est aussi une réflexion sans concession sur le rouage cruel et douloureux que peut constituer le désir des hommes et un plaidoyer radical pour le respect de celui des femmes.


Les éditions Charleston m’ont envoyé L’ombre de l’autre femme, écrit par Dorothy Koomson. Un thriller qui me fait de l’oeil !

Résumé : Libby vit une belle histoire avec Jack, jusqu’au jour où un terrible accident de voiture jette un voile de soupçon sur son mariage. Eve, la première femme de Jack, est morte dans d’étranges circonstances. Libby doit-elle également se croire en danger ?
En mettant la main sur le journal intime d’Eve, elle comprend que ses craintes sont plus que fondées. Dans sa grande demeure de Brighton, Libby sent la menace se rapprocher…


J’ai reçu le nouveau roman de Didier van Cauwelaert, J’ai perdu Albert aux éditions Albin Michel et… je suis trop trop trop contente !

Résumé : « Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. »
Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l’esprit qui hante Chloé l’a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d’un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d’autant que cet esprit qui s’est mis à le bombarder d’informations capitales et pressantes n’est autre qu’Albert Einstein…
Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s’attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux.


Et pour terminer ce grand In My Mailbox, voici Madame Pylinska et le secret de Chopin, d’un auteur que j’apprécie énormément : Éric-Emmanuel Schmitt, aux éditions Albin Michel.

Résumé : En suivant les cours de la tyrannique Madame Pylinska, le jeune Eric Emmanuel cherche à comprendre le mystère de la musique de Chopin. La Polonaise a de surprenantes façons d’expliquer le génie du musicien et la leçon de piano devient peu à peu apprentissage de la vie et de l’amour. Dans le cadre de « Le cycle de l’invisible », un conte initiatique plein d’émotion, d’intelligence et d’humour.


Et vous, quelles sont vos nouvelles réceptions ?

Humour·Littérature suédoise·Roman

Le monde selon Britt-Marie


Le monde selon Britt-Marie de Fredrik Backman

395 pages, éditions Mazarine


Résumé : Britt-Marie, 63 ans, n’est absolument pas passive-agressive. C’est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n’importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d’un mariage et d’une vie de femme au foyer qui ont duré quarante ans, et le seul travail qu’elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s’étire le long d’une route où tout est fermé, en dehors d’une pizzeria qui empeste la bière. Britt-Marie déteste le football, or il ne reste rien d’autre à Borg. Voilà qui ne présage pas grand-chose de bon.
Mais quand les enfants de l’équipe du village ont si désespérément besoin d’un coach qu’ils sont prêts à confier le boulot à n’importe qui, que Britt-Marie ne soit ni compétente, ni volontaire n’empêche personne de la recruter! Et quand, sur ces entrefaites, Britt-Marie accepte l’invitation à dîner d’un policier et se fracture la main dans un solarium, elle ne peut plus faire machine arrière.
Le monde selon Britt-Marie est une histoire et une déclaration d’amour. Sur une femme qui a attendu toute une vie que la sienne commence enfin, et sur les villages le long de routes, dans lesquels c’est au football et aux pizzerias que l’on renonce en dernier.


Extraits  « Les souvenirs de Britt-Marie sont comme ses tapis : difficiles à nettoyer. »

« On aime le football parce que c’est instinctif. Quand un ballon roule vers nous dans la rue, on tape dedans. On l’aime pour la même raison qu’on tombe amoureux. Parce qu’on ne peut pas s’en empêcher. »


Mon avisJe ne pensais clairement pas aimé autant ce livre, et pourtant, je le referme avec le coeur lourd et les yeux humides.

A 63 ans, la vie de Britt-Marie est déjà bien entamée. Après 40 ans comme femme au foyer et épouse passive, Britt-Marie, fraîchement séparée de son compagnon, décide de se trouver un travail. Elle atterrit à Borg, un village pittoresque, déserté par ses habitants, où ne subsiste qu’une pizzeria, qui fait aussi office de bureau de poste, garage et épicerie, ainsi que quelques enfants, qui ont décidé de monter une équipe de foot. Bon an mal an, Britt-Marie, qui pourtant déteste le football, devient le coach de cette équipe de Borg. Une nouvelle vie s’offre à elle.

Le personnage de Britt-Marie est difficile à décortiquer, puisque c’est une femme qui intériorise toutes ses émotions et ne laisse que très peu de choses filtrer. J’avoue qu’au début de ma lecture, j’avais un peu de mal à prendre Britt-Marie au sérieux. Elle me renvoyait l’image d’une femme un peu simplette, agaçante et peu intéressante. Mais au fil de ma lecture, j’ai totalement changé d’avis sur elle. En effet, le personnage de Britt-Marie a éclos, et j’ai ainsi pu découvrir une femme courageuse et généreuse, qui a su me toucher.

En somme, ce livre, c’est un peu la découverte du monde selon Britt-Marie. Femme au foyer depuis toujours, pieds et poings liés à son mari, Britt-Marie va s’émanciper et s’ouvrir au monde. Elle va sortir, rencontrer du monde, découvrir de nouvelles choses, et enfin profiter de la vie !

Fredrik Backman a réussi à instaurer un parfait équilibre entre un humour potache et une gravité existentielle, tant est si bien que le lecteur est obligé de réfléchir sur sa propre vie. Grâce à Britt-Marie (et accessoirement à Fredrik Backman), je me suis questionné sur la vie que je menais, sur la façon dont je la menais et sur ce que je pourrais changer pour améliorer ma manière de vivre.

Si je n’avais qu’une leçon à retenir de ce livre, ce serait le suivant : il faut apprendre à vivre pour soi, et non pour les autres.


Une comédie loufoque, décalée mais intelligente, qui nous donne matière à réfléchir sur sa propre vie. Agréablement surprise par cette lecture, que je recommande !

Ma note : 8/10

 

2018·Bilans

Bilan du mois

MARS 2018

→ Juste un pari de Marie Mordomo (356 pages)
→ Les copains du CP : Visitons Paris ! de Mymi Doinet et Nathalie Choux (30 pages)
→ Ni d’Ève ni d’Adam de Amélie Nothomb (182 pages)
→ Les animaux de Lou : Où est ta maman, Petit Faon ? de Mymi Doinet et Mélanie Allag (57 pages)
→ Stony Bay Beach de Huntley Fitzpatrick (538 pages)
→ Ce qu’est l’homme de David Szalay (546 pages)
→ Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders (349 pages)
→ Une autre histoire de Sarah J. Naughton (409 pages)


livres lus, soit 2467 pages


 

Pas de coup de coeur ce mois-ci !

 

Ma déception du mois :

 
Littérature anglaise·Thriller

Une autre histoire

 


Une autre histoire de Sarah J. Naughton

409 pages, éditions Sonatine, à 21€


Résumé : La vérité n’est jamais là où on l’attend. Élevée par un père violent et une mère soumise, Mags a fui l’Angleterre dès qu’elle a pu pour devenir une brillante avocate à Las Vegas. Lorsqu’elle apprend que son jeune frère, Abe, a été victime d’un accident et se trouve dans le coma, elle revient pour la première fois depuis longtemps à Londres. Là, elle a la surprise de rencontrer sa petite amie, Jody, dont il ne lui avait jamais parlé. Elle est plus surprise encore quand Jody, inconsolable, lui révèle qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un suicide. Dépressif, Abe s’est jeté par la fenêtre.
Peu à peu, la version officielle semble néanmoins présenter d’étranges incohérences. Jody dit-elle toute la vérité ? Était-elle vraiment la petite amie d’Abe ou une experte en manipulation ?
À ce stade du résumé, votre opinion est sans doute déjà faite. Jody est coupable, elle a d’une façon ou d’une autre participé à la chute d’Abe, Mags va découvrir la vérité. C’est du tout cuit : un thriller de plus parmi tant d’autres. Eh bien, détrompez-vous. Si les apparences sont en effet trompeuses, vous n’imaginez pas à quel point.
Vous êtes surtout loin de vous douter avec quelle maestria Sarah Naughton vous manipule. Vous croyez lire une histoire et c’en est une autre, bien plus captivante, qui va se dévoiler.


Extraits  « La vérité, ça n’existe pas ; la seule chose qui compte, c’est ce qu’on arrive à faire croire aux gens. »

« Toutes les tragédies ne sont pas des crimes. »


Mon avis : Abe, le frère de Mags vient de mourir. Il a été retrouvé au pied de la cage d’escalier de son immeuble. Pour tout le monde, Abe s’est suicidé, mais Mags n’y crois pas. La jeune femme va mener l’enquête pour découvrir ce qu’il s’est passé.

L’auteure s’amuse à nous faire tourner en rond. Vous aurez beau tenter de percer par vous-mêmes le mystère de cette mort, vous n’arriverez jamais à trouver par vous-même le fin mot de cette histoire. La vérité n’est jamais là où on l’attend, et c’est justement ce qui m’a plût dans cette histoire. Suspense et surprise étaient au rendez-vous pour mon plus grand bonheur !

Les personnages sont bien construits et dégagent une aura mystérieuse qui donne envie de creuser pour découvrir qui ils sont réellement. Jody en particulier m’a énormément intriguée. C’est une jeune femme à la fois extravagante et introvertie, qui cache de multiples secrets. De copine éplorée, elle va perdre son statut de victime pour devenir la coupable suspectée du meurtre. Avec elle, c’est sûr, vous ne saurez plus sur quel pied danser !

Malheureusement, l’ensemble de l’histoire ne m’a pas entièrement convaincue. Il manquait d’actions dans le récit et de rebondissement. Sans parler de certaines scènes qui me paraissaient totalement invraisemblables, comme le dénouement final, que j’ai trouvé trop tiré par les cheveux et trop peu crédible. Somme toute, ce thriller psychologique est finalement banal et ressemble à bien d’autres histoires. Manque d’originalité et d’éléments impactants, dommage !


Un thriller psychologique intéressant, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable. 

Ma note : 6,5/10