Le cas Victor Sommer


Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux
201 pages, éditions l’Archipel, à 18€


Résumé : À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister.
Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…


Extraits : « J’avais la sensation d’être ivre. Je ne comprenais plus. Mille questions m’assaillaient. Pourquoi avais-je atterri sur cette planète ? Pourquoi occupais-je ce corps et pas un autre ? Et pourquoi, en définitive, y avait-il Tout plutôt que Rien ? »

« Voilà une vérité que je dois énoncer à regret : l’Homme ne mérite pas sa majuscule pompeuse, car il n’est rien d’autre qu’une bête. »


Mon avis : Le cas Victor Sommer porte bien son nom, puisque Victor Sommer est assurément un cas bien particulier. Trentenaire encore hébergé chez sa mère, Victor n’a jamais travaillé de sa vie. Il a tenté de suivre plusieurs formations diplômantes, avant d’être quelque peu obligé par sa mère à rentrer à la maison pour s’occuper d’elle. Car la pression exercée par sa mère sur lui est telle que Victor se retrouve obligé d’obéir sans délai aux caprices maternels, de justifier ses déplacements et l’ensemble de ses faits et gestes. Jusqu’au jour où Victor tombe sur une annonce professionnelle qui l’intéresse et décide de tenter sa chance, afin d’être totalement libre et indépendant financièrement. Comble du déshonneur, il se met à fréquenter une fille… ce qui contrarie fortement sa mère, qui n’apprécie pas ce comportement irrespectueux. Ces dernières mésaventures professionnelles et sentimentales vont sonner le glas de la rupture mère/fils, puisque la mère de Victor, bien que vieillissante et fragilisée par la maladie, disparaît subitement du domicile, sans plus donner signe de vie. D’abord inquiet, perdu puis attristé par cette situation, Victor vient tout doucement à s’en accommoder et à apprécier cette nouvelle liberté à laquelle il n’a jamais goûté.

Il va sans dire que le personnage de Victor sort de l’ordinaire. Il est très compliqué, voire quasiment impossible, de le cerner. Je l’ai trouvé très angoissant, puisqu’il y a une dose de mystère excessive qui entoure son histoire et sa personnalité. C’est aussi un personnage imprévisible, dont les faits et gestes ne sont pas mesurés, qui peut être prêt à tout et son contraire. Il initie un flirte avec une jeune et folie demoiselle qu’il apprécie, mais la repousse pour une sombre excuse… insensé.

Le lien qui unie Victor et sa mère est tout aussi angoissant, puisqu’on ressent un amour excessif d’un côté, avec des gestes affectueux bien trop présents, une possession désarmante et une sorte d’embargo des sentiments qui empêche Victor de se lier avec qui que ce soit. De l’autre, Victor semble froid, distant, presque résigné à rester auprès de sa mère et à lui obéir, sans toutefois ressentir d’amour maternel. Il parle d’ailleurs de sa mère de manière détachée, comme si c’était quelque chose qu’il devait endurer, duquel il ne pouvait se dépêtrer, mais qu’il doit néanmoins subir.

La façon dont Vincent Delareux construit son histoire est passionnante : il nous entraîne dans les méandres psychologiques de Victor, une sombre traversée étonnante, dans laquelle on se perd facilement. La réunion hebdomadaire de Victor avec son psychiatre nous laisse croire que notre protagoniste puisse avoir des troubles d’ordres mentaux et un état d’esprit pas tout à fait clair ; d’où la dimension pesante du récit.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, mais je regrette néanmoins l’imprévisibilité du récit. En effet, qu’on soit un habitué du genre ou un novice, on commence à avoir des doutes au milieu du livre, puis on devine carrément le dénouement une cinquantaine de pages avant qu’il n’arrive. Cela n’enlève rien à la qualité du livre, mais apporte tout de même une petite frustration et moins de surprise.


Un roman psychologique sombre et glaçant, avec un protagoniste déroutant, qui serait un parfait cas d’étude. j’ai bien aimé cette lecture.  

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-8098-4417-7

Bilan du mois

JUIN 2022

Chien-Loup de Serge Joncour (537 pages)
Scarlett & Browne, livre 1 : Récits de leurs incroyables exploits et crimes de Jonathan Stroud (371 pages)
Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot (413 pages)
La caste des ténèbres de Ludovic Lancien (453 pages)
Qui a tué Rose ? de Claire Allan (377 pages)
L’immeuble de la rue Cavendish, tome 2 : Charlotte se cherche de Caroline Kant (283 pages)
Le pays des autres de Leïla Slimani (406 pages)
Liens de sang de Karen M. McManus (370 pages)


8 livres lus, soit 3210 pages


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ma DÉCEPTION du mois :

Liens de sang


Liens de sang de Karen M. McManus
370 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Vous ne verrez plus jamais votre famille de la même façon…
Milly, Aubrey et Jonah sont cousins, mais ne se connaissaient pas jusqu’à recevoir une mystérieuse invitation. Pour la première fois, leur grand-mère, richissime, leur propose de passer l’été sur une île dont elle est propriétaire. Ils n’ont qu’une chose en tête : percer à jour les secrets de famille qui ont poussé la vieille femme à déshériter leurs parents. Mais les cousins ne s’attendaient pas à découvrir des meurtres non élucidés… qui menacent de nouveau l’île.


Extraits : « C’est un petit jeu auquel je m’amuse parfois avec mes amies : on met nos robes les plus sobres en forçant sur le maquillage, on se rend dans des bars de restaurants, pour ne pas avoir à montrer nos papiers à l’entrée, on commande de l’eau gazeuse avec une rondelle de citron – « dans un petit verre, s’il vous plaît, je n’ai pas très soif » -, on boit en en laissant un peu au fond et puis on attend, au cas où quelqu’un aurait la bonne idée de nous offrir un cocktail.
Ça marche à tous les coups. »

« Depuis que j’ai débarqué sur l’île, j’ai compris petit à petit ce qu’était ma relation avec Thomas : un truc qu’on aurait dû arrêter quelques mois après avoir commencé en quatrième, dès qu’il s’est mis à me traiter comme quantité négligeable. Si on a continué, c’était uniquement parce que ça avait quelque chose de confortable. Comme une habitude. »


Mon avis : Après Qui ment ? et Se taire ou mourir ?, Karen M. McManus revient sur le devant de la scène avec son dernier roman jeunesse : Liens de sang. Une histoire à l’image des deux précédentes : des jeunes adolescents qui vont être embarqués, malgré eux, au cœur de secrets familiaux, entre révélations et mystères.

Ici, trois cousins, qui ne se connaissaient pas, reçoivent une invitation de leur grand-mère à venir passer l’été sur l’île de Gull Cove dont elle est propriétaire. En froid depuis plus de vingt ans avec ses enfants pour une raison tout à fait inconnue, cette invitation a de quoi surprendre. Malgré tout, les trois adolescents, quelque peu poussés par leurs parents respectifs, se décident à prendre le ferry pour rejoindre l’île. Première rencontre officielle entre Milly, Aubrey et Jonah, qui vont apprendre à se connaître progressivement. Mais ils vont vite déchanter en arrivant sur l’île, puisqu’il semblerait que leur grand-mère ne soit pas l’instigatrice de ce rendez-vous inopiné. Qui a bien pu les convier sur l’île ? Pour quelle raison ?

Comme dans ses précédents ouvrages, Karen M. McManus incorpore une dose de suspense tout à fait délectable, via une mystérieuse enquête qui va tourner autour du silence de la grand-mère. Pourquoi a-t-elle brusquement coupé les ponts avec l’ensemble de ses enfants ? Quel événement tragique s’est-il produit sur l’île vingt ans en arrière ? Qui en est responsable ? Autant de questions qui vont nous hanter jusqu’au dénouement final. Car le rythme du récit en soit est assez lent, avec des passages qui parfois sont superflus et s’étirent trop en longueurs. Tout se met en place doucement, les indices sont disséminés avec parcimonie tout au long de l’histoire et on en apprend plus uniquement dans les dernières pages.

C’est donc avec lenteur qu’on apprend à connaître les trois cousins adolescents. Milly et Aubrey s’entendent immédiatement, comme si les deux jeunes filles avaient passé une bonne partie de leur vie ensemble. Elles peuvent se comprendre sans se parler, se dispensent des conseils, s’épaulent, se consolent et veillent conjointement l’une sur l’autre. A l’inverse, Jonah, le seul garçon, a plus de mal à trouver sa place dans ce trio nouvellement constitué. De nature assez froide, renfermé et solitaire, il est mis à l’écart par les filles, qui n’apprécient pas spécialement son caractère et le lui reproche ouvertement. J’ai trouvé le personnage de Jonah plus développé que celui des filles, qui étaient assez transparentes et interchangeables ; je ne me suis pas attaché spécialement à Milly ou Aubrey et je serais bien incapable de dire laquelle a fait quoi. Néanmoins, ce voyage estival va renforcer leurs liens et c’est ensemble qu’ils vont comprendre pourquoi leur famille s’est déchirée des années plus tôt.


Malgré quelques longueurs, l’intrigue est prenante, l’histoire divertissante, les personnages sympathiques. Ce n’est pas le meilleur livre de l’auteure, mais il se laisse lire quand même.

Ma note : 6,5/10

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ISBN : 978-2-09-249098-3
Traduction : Anne Delcourt

Le pays des autres


Le pays des autres de Leïla Slimani
406 pages, éditions Folio


Résumé : En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française.
Après la Libération, le couple s’installe au Maroc à Meknès, ville de garnison et de colons. Tandis qu’Amine tente de mettre en valeur un domaine constitué de terres rocailleuses et ingrates, Mathilde se sent vite étouffée par le climat rigoriste du Maroc. Seule et isolée à la ferme avec ses deux enfants, elle souffre de la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et du manque d’argent. Le travail acharné du couple portera-t-il ses fruits?
Les dix années que couvre le roman sont aussi celles d’une montée inéluctable des tensions et des violences qui aboutiront en 1956 à l’indépendance de l’ancien protectorat. Tous les personnages de ce roman vivent dans « le pays des autres » : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes, surtout, vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation.
Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani, dans cette grande fresque, fait revivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration.


Extraits : « Pour Mouilala, le monde était traversé par des frontières infranchissables. Entre les hommes et les femmes, entre les musulmans, les juifs et les chrétiens, et elle pensait que pour bien s’entendre il valait mieux ne pas trop souvent se rencontrer. La paix demeurait si chacun restait à sa place. »

« Elle savait que les enfants sont comme les chiens, qu’ils comprennent ce qu’on leur cache et sentent venir la mort. »


Mon avis : J’étais particulièrement enthousiaste à l’idée de découvrir l’écriture de Leïla Slimani, largement plébiscité par les critiques, notamment sur son roman Chanson douce, qui a reçu le prix Goncourt général en 2016. Le Pays des autres n’a pas eu cette chance, mais il écope tout de même du prix Madame Figaro – grand prix de l’héroïne 2020… un beau palmarès qui donne envie de découvrir ce que renferment ces histoires !

L’histoire se passe pendant la seconde Guerre Mondiale, alors que Mathilde, une jeune alsacienne, s’éprend d’un marocain combattant dans l’armée française. Très vite, la jeune femme fait le choix de tout quitter pour suivre son cher et tendre à l’autre bout du monde, dans son pays d’origine. Mais là-bas, la désillusion est grande : les croyances et traditions ne sont pas les mêmes, la vie y est totalement différente, tout comme la place de la femme, qui est quasiment réduite à la vie familiale. Mathilde essaie de s’intégrer à sa nouvelle famille et surtout à ce nouveau peuple dont elle ne connaît pas les codes, mais à leurs yeux, elle reste une étrangère et son mari, un traître, qui a épousé l’ennemi.

On est parfaitement dépaysé en lisant ce roman. On plonge directement dans une autre époque, au cœur d’un pays lointain, qui nous est étranger. Néanmoins, je doute que malgré les années passées, les mentalités et les façons de vivre aient beaucoup évoluées. C’est un roman sur l’oppression conjugale et culturelle, l’intolérance et l’incompréhension.

J’ai détesté Amine, le mari de Mathilde. L’amour rend aveugle, comme on dit, puisque je ne vois absolument pas ce qui a tant plût à la jeune femme. Amine est un personnage froid, distant, fermé, qui ne montre pas ses sentiments, qui semble avoir honte de sa femme et ne pas assumer ses choix. La seule qualité qu’il faut lui reconnaître, c’est qu’il a de l’ambition, il est prêt à travailler durement pour arriver à ses objectifs.

Quant à Mathilde, aux antipodes de son mari d’un point de vue caractériel, culturel ou sentimental, j’ai eu beaucoup de peine pour elle. Éloignée de sa terre natale, de ses proches et de son confort habituel, elle est confrontée à des regards méprisants, à une perte de liberté et à un asservissement qu’elle était loin d’anticiper. Elle est en souffrance quotidienne, psychiques et physiques (son mari la roue de coups, sans pour autant que ça n’émeuve les villageois, habitués à voir les femmes défigurées) mais elle ne trouve pas d’oreille suffisamment compréhensive pour épancher ses douleurs.

Sachez toutefois que les personnages Mathilde et d’Amine sont inspirés de la grand-mère et du grand-père de Leïla Slimani. Malgré cette plongée dans l’intime familiale, le ton reste neutre, l’auteure ne prend pas position, mais se contente de décrire avec objectivité et réalisme les faits : la pauvreté, la violence, le rejet. C’est fin, mais très travaillé, avec des personnages à la profondeur psychologique complexe, qu’on a parfois du mal à cerner complètement. 


Un roman dépaysant, mais au combien réaliste et juste, sur le conformisme, la liberté et la condition de la femme, dans un maroc culturellement éloigné des valeurs françaises. intéressant et original, je lirai d’autres livres de cette auteure avec grand plaisir !

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-07-292347-0

IN MY MAILBOX


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

 


 

Après un mois de mai bien chargé et un mois de juin qui l’est tout autant, je prends quand même quelques minutes pour vous exposer mes dernières acquisitions livresques.


J’ai tout d’abord reçu Sous l’eau de Catherine Steadman éditions les Escales. Un thriller qui me fait trèèès envie ! Je pense que ce sera l’une de mes prochaines lectures.

Résumé : Une mystérieuse découverte bouleverse la vie d’un couple pendant sa lune de miel…
Le suspense qui a conquis plus d’un million de lecteurs dans le monde entier enfin traduit en France.
Mark et Erin, un jeune couple londonien, partent en lune de miel sur l’île paradisiaque de Bora Bora. Tout se passe à merveille, jusqu’au jour où les époux vont faire de la plongée sous-marine. Sous l’eau, ils découvrent quelque chose qu’ils n’auraient jamais dû trouver.
Ils décident de garder pour eux cette mystérieuse découverte : personne ne doit savoir. Mais très vite ils comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à être au courant. Et, dans ce genre de situation, mieux vaut ne faire confiance à personne, pas même à ceux qui sont les plus proches de nous…


Fin mai, j’ai eu la chance de participer au Prix de l’Évêché à Marseille, qui récompense le meilleur polar du Sud. À cette occasion, j’y ai rencontré Chrystel Duchamp qui était nominée parmi les 10 finalistes. Elle a pu me dédicacer L’art du meurtre et Le sang des Belasko, ses deux premiers titres que j’avais adoré. Elle m’a également proposé de m’envoyer son dernier roman, Délivre-nous du mal, éditions L’Archipel, qui s’était perdu entre deux déménagements en début d’année. J’ai déjà hâte de le découvrir…

Bien évidemment, jamais deux sans trois comme on dit… j’ai eu la chance de recevoir Délivre-nous du mal avec une jolie dédicace : je suis comblée ! Encore merci Chrystel Duchamp, si vous passez par là.

Résumé : Février 2018. Anaïs sollicite l’aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa sœur Esther a été enlevée. Pourquoi aurait-elle, sinon, laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ?
Les mois passent et, tandis que l’enquête s’enlise, d’autres jeunes femmes se volatilisent. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé pendu dans une usine désaffectée, le crâne rasé, la langue sectionnée. Puis un deuxième…
Thomas sait désormais qu’un tueur en série sévit dans la région. Mais il ignore encore que ces cadavres ne sont que la partie immergée du plan machiavélique d’un individu avide de vengeance…


Les éditions L’Archipel m’ont également envoyé Le scoop de Michelle Frances. Un polar à suspense qui m’a l’air vraiment génial !

Résumé : Quand une jeune journaliste lanceuse d’alerte s’apprête à sortir un scoop, elle dérange… Au point qu’on l’élimine. Décidée à faire la lumière sur sa mort, Kate, sa mère, s’expose à son tour au danger. Encore faut-il savoir d’où il vient… Le nouveau suspense psychologique de Michelle Frances, autrice de La Petite Amie et de La Remplaçante.
Une mort suspecte. Un secret.
Une mère déterminée à trouver des réponses à ses questions.
Kate a élevé seule sa fille Beth, son unique amour, sa fierté. D’autant que celle-ci vole depuis peu de ses propres ailes. Devenue journaliste d’investigation, elle s’apprête même à sortir prochainement le scoop qui lancera sa carrière !
Mais Beth meurt subitement. D’abord anéantie, Kate cherche à comprendre les circonstances de l’accident. Peu à peu, elle en arrive à douter. Beth a-t-elle été éliminée ? Son enquête dérangeait-elle à ce point qu’on ait voulu la faire taire ?


Le week-end dernier, je suis passé chez Emmaüs, pour faire une petite razzia de romans poche (oui, j’en ai juste 300 qui attendent dans ma PAL… je suis incorrigible !). J’y ai pris uniquement des titres qui se trouvaient dans ma Wishlist. Tout d’abord, j’ai trouvé Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano éditions Pocket. Une auteure qui a fait le buzz avec son premier roman : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, un livre de développement personnel qui sort de ma zone de lecture confortable, mais que j’avais bien apprécié.

Résumé : Romane a toujours le trac avant une conférence. Ce jour-là, au moment où elle s’apprête à prendre la parole le micro part dans un terrible larsen. Un homme au premier rang s’esclaffe : « Ah ! Les femmes et la technologie… » Romane rend silencieusement grâce à cet homme, qui lui permet de confirmer l’importance et l’ampleur de sa mission : réduire le taux de burnerie. Les symptômes de ce mal aussi bien féminin que masculin sont connus : sentiment de supériorité, égocentrisme, penchant naturel pour les jeux de pouvoir ou les rapports de force, inflation de l’égo, mauvaise foi, etc. C’est parce que les burnés sont légion que Romane a décidé de créer sa société Sup’ de burnes, et d’aider ses stagiaires dans leur parcours de déburnerie. Ses méthodes originales et surprenantes ont le vent en poupe. Lors d’une nouvelle session Romane accueille Emilie, Nathalie, Patrick, Bruno, et le charismatique Maximilien Vogue, célèbre PDG d’un des plus grands groupes cosmétiques au monde. Charismatique… et terriblement burné ! Romane aura du pain sur la planche, tant pour l’accompagner à changer que pour lui résister…


J’ai également trouvé La Voleuse de livres de Markus Zusak éditions Pocket, que je souhaitais lire depuis des années… j’ai vraiment hâte de découvrir enfin cette histoire, qui sera forte en émotions…

 

Résumé : Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.
Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret…
Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la voleuse de livres.


J’ai également sauté sur L’amie prodigieuse de Elena Ferrante éditions Folio, qui est LE livre que je suis la plus heureuse d’avoir trouvé. J’en entendais énormément de bien depuis des années, je suis donc particulièrement enthousiaste et pressée de le découvrir enfin à mon tour.

Résumé : « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout: et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.
Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.


J’ai également déniché Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent éditions Folio. Un classique de la littérature contemporaine française, que je suis contente d’avoir trouvé.

Résumé : Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine …
Dans des décors familiers transformés par la magie des personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.
« Peu importait le fond pour Guylain. Seul l’acte de lire revêtait de l’importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l’étouffait à l’approche de l’usine. »
«Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien.
Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin.»
Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6 h 27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l’amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie.
Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d’humanité. » (folio)
Jean-Paul Didierlaurent vit dans les Vosges. Le Liseur du 6h27 est le premier roman de ce nouvelliste exceptionnel, lauréat à deux reprises du fameux Prix Hemingway.

 


Et pour terminer dans mes trouvailles Emmaüs, j’ai mis la main sur Le caveau de famille de Katarina Mazetti éditions Babel, qui est la suite de Le mec de la tombe d’à côté, que j’ai lu il y a maintenant 6 ans, mais que je vais pouvoir (enfin !) poursuivre.

Résumé : Elle c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui c’est Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur livres et produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire «de son plein gré.» Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche…
Comme le disait un critique littéraire suédois: « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille !
Pétillant et jubilatoire.
« Un bonheur qui ne vous lâche pas. »
Cosmopolitan (à propos du Mec de la tombe d’à côté)
Née en 1944 en Suède, Katarina Mazetti est journaliste de formation. Aujourd’hui auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle rencontre un succès phénoménal avec Le mec de la tombe d’à côté traduit en de nombreuses langues. Le caveau de famille en est la suite.


Et de votre côté, vous avez rempli vos PAL pour les vacances d’été ?