Dystopie·Littérature américaine

La cité de l’oubli


La cité de l’oubli de Sharon Cameron

461 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Tous les douze ans, les habitants de Canaan subissent l’Oubli, un mystérieux phénomène qui efface leur mémoire. Pas celle de Nadia. Elle seule n’a pas oublié. Elle seule se souvient que se père a profité de ce bouleversement pour l’abandonner… Le nouvel Oubli approche. Nadia doit percer le secret de cette fatalité avant que sa famille ne vole à nouveau en éclats. Avant que la ville ne sombre encore une fois dans le chaos.


Extraits  « Pourquoi chaque « maintenant » devrait-il être gâché par ce qui doit advenir ? »

« Je trouve qu’une fois votre coupe remplie, la douleur ne devrait plus pouvoir se déverser du broc. »


Mon avis : Au départ assez sceptique de découvrir ce livre, ma lecture reflète totalement mon premier sentiment : incrédulité, déception, perplexité.

Canaan, c’est un peu comme un village gaulois. Tous les habitants de la ville vivent confinés dans un espace délimité, entouré par des Murs. Nul n’a le droit de passer de l’autre côté, puisque nul ne sait ce qu’il s’y cache. Mais surtout, tout le monde redoute l’Oubli, un mystérieux phénomène qui arrive tous les 12 ans et qui fait perdre la mémoire à tous les habitants. Mais Nadia, fille de la teinturière est une originale, puisque d’une part elle est la seule à ne jamais Oublier, et d’autre part, elle n’obéit pas nécessairement aux règles dictées et se rend fréquemment seule hors des Murs, en toute illégalité. Elle pensait que personne n’avait remarqué son manège… jusqu’à ce que Gray la surprenne et l’enjoigne de l’emmener avec elle. D’abord hésitante, la jeune fille va se laisser séduire par ce beau jeune homme et lui révéler son secret.

La cité de l’oubli est une dystopie jeunesse, qui reprend tous les codes des dystopies, sans rien ajouter de très novateur au genre. L’Oubli aurait pu être l’élément qui détache le récit des autres. Malheureusement, je ne l’ai pas trouvé assez vendeur et trop peu travaillé, ce qui explique ma frustration de lectrice, pas totalement satisfaite de cette dystopie soit-disant « originale ». J’ai trouvé que l’intrigue globale manquait d’énergie et qu’elle était souvent bien trop suggestive quant à la suite des événements, ce qui enlevait toute notion de surprise et d’étonnement. L’auteure ne nous laissait pas forcément ouvrir notre imagination et tenter de deviner la suite des événements, j’avais l’impression que tout nous était servis sur un plateau d’argent, et que nous étions des acteurs passifs de l’histoire : tout ce dont j’ai horreur ! A mon sens, il faut toujours laisser les lecteurs s’imprégner de l’histoire et se plonger dans son univers.

De plus, j’ai trouvé ce livre dans son ensemble assez mal écrit. Il y a parfois beaucoup trop d’informations condensées dans quelques paragraphes, et d’autres fois pas assez. C’est-à-dire que par moment, j’ai trouvé l’histoire très longue, puisque l’auteure se plaisait à faire de longues descriptions qui n’apportait pas grand chose à l’histoire. D’autres fois, l’histoire devenait plus dynamique, voire trop dynamique, et l’intrigue filait à une telle vitesse qu’il m’était impossible de la comprendre. D’où mon incrédulité face à ce phénomène d’écriture assez spécifique…


Une dystopie jeunesse maladroite et balbutiante, qui manque de clarté dans son écriture. Quant à l’histoire, elle se voulait originale, mais n’a pas été assez travaillée pour être totalement novatrice. 

Ma note : 4/10

Roman·Littérature française

Demain


Demain de Guillaume Musso

541 pages, éditions Pocket


Résumé : Elle est son passé…
… il est son avenir.
Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue à chercher l’homme de sa vie. Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa petite fille. Ils font connaissance grâce à Internet et, désireux de se rencontrer, se donnent bientôt rendez-vous dans un restaurant de Manhattan. Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte de l’établissement, sont conduits à la même table et pourtant… ils ne se croiseront jamais.
Jeu de mensonges ? Fantasme de l’un ? Manipulation de l’autre ? Victimes d’une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un simple rendez-vous manqué…


Extraits  « – Si elle n’est pas au ciel, elle est où, alors ? insista l’enfant.
– Son corps est au cimetière, tu le sais bien. Mais son amour, lui, n’est pas mort, concéda-t-il. Il est toujours dans nos coeurs et dans notre mémoire. On peut continuer à entretenir son souvenir en parlant d’elle, en se rappelant les bons moments passés ensemble, en regardant des photos et en allant nous recueillir sur sa tombe. »

« Il prenait désormais l’existence pour ce qu’elle était : quelque chose d’éminemment précaire et instable, un processus en perpétuelle évolution. Rien n’était immuable, surtout pas le bonheur. Fragile comme le verre, il ne devait pas être considéré comme un acquis, lui qui pouvait ne durer qu’un instant. »


Mon avis : Je ne pensais pas que je pouvais aimer autant un livre de Guillaume Musso. Lorsque j’étais plus jeune (âgée de 13/14 ans), j’ai lu un paquet de Musso, puisque c’était des histoires accessibles et légères, que je pouvais aisément apprécier à cet âge-là. Les années passants, mon entrée dans le cercle des blogueurs littéraires a influencé ma vision de cet auteur, que j’ai jugé (trop rapidement) comme un auteur de romans fades, idéal pour les transports en commun, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard. Eh bien, grâce à Demain, mon avis a changé, tous mes préjugés se sont envolés.

Emma vit à New York, en 2010. Matthew habite Boston, en 2011. L’une vit dans le passé, l’autre dans le futur. Ils ne pourront jamais se croiser, mais pourtant… ils arrivent à communiquer. Comment expliquer ce phénomène ? Emma, peut-elle modifier le futur ? Et Matthew, peut-il interagir dans le passé ?

Cette histoire est emplie de suspense, de la première à la dernière page. C’est simple : dès que j’ai commencé à lire ce livre, je n’ai pas pu m’arrêter, si bien que je l’ai lu en une journée à peine (541 pages, quand même, avalés en un temps record !). Beaucoup de mystère se dégage de ce récit. Le plus grand mystère de cette histoire réside dans la temporalité différente qui arrive quand même à lier les deux protagoniste. Mais ce n’est pas tout, puisque Kate, la femme défunte de Matthew, constituera un autre des grands mystères de ce roman. Qui est-elle vraiment ? Emma est la seule qui puisse répondre à cette question. Pour cela, elle va se lancer dans une enquête énergique qui va rythmer ses journées. Accompagnée de Romuald, un jeune stagiaire informaticien surdoué, ils vont formés un duo de choc pour découvrir la vérité sur la femme de Matthew. Je vous préviens : vous n’êtes pas au bout de vos surprises !

Il est difficile d’en dire plus sur cette histoire, puisque je risquerais de révéler des éléments clefs du récit. C’est pour cela que je vous enjoins de la découvrir par vous-même. Je vous assure que vous ne serez pas déçus par votre découverte. Guillaume Musso a plus d’un tour dans son sac, et saura vous surprendre de la première jusqu’à la dernière page.


Demain est une histoire addictive, qui distille un suspense d’une rare intensité. Je recommande fortement !

Ma note : 10/10

TAG

TAG Home Made

 

Bonjour à tous ! Cela fait longtemps maintenant que je n’avais plus répondu à un TAG. Du coup, je me suis décidé à reprendre celui crée par ma copine Salomé, du blog Les Carnets de Salomé « Home Made ».

J’espère qu’il vous plaira !


Si tu devrais être le personnage masculin d’un grand classique, qui serais-tu ?

 

 

Sans doute Meursault, dans L’Étranger d’Albert Camus. J’ai lu ce classique à deux reprises, pour deux cours différents, et j’ai toujours trouvé des similitudes caractérielles entre lui et moi : une indifférence et une insensibilité de façade qui cachent une intériorisation des émotions. C’est exactement moi !

 

 

 

 

Quelle est le passage d’un livre que tu voudrais vivre à la place du personnage ?

 

 

J’aurais adoré être Belle au moment où elle découvre l’immense bibliothèque que lui offre la Bête, dans la réécriture de Jennifer Donnelly nommée La Belle et la Bête – Histoire éternelle.

 

 

 

 

 

Quel est le roman dont tu voudrais changer la fin (sans la dévoiler) ?

 

Le choix est dur, puisque pas mal de livres me déçoivent souvent lors du dénouement… L’un des derniers en date, c’est L’aube sera grandiose de Anne-Laure Bondoux, qui est une magnifique histoire, qui m’a emporté durant prêt de 300 pages, mais qui s’est malheureusement arrêté trop brusquement. C’est comme si l’histoire n’avait pas été finie : j’ai été totalement frustrée de ne pas en découvrir plus. Donc selon moi, la fin mérite d’être modifiée et allongée.

 

 

 

Si tu avais l’occasion d’affronter le personnage que tu détestes le plus, qui choisirais-tu et que lui arriverait-il ?

 

Sans hésiter, j’affronterais (à mes risques et périls) Tyler, le jeunesse terroriste dans 54 minutes de Marieke Nijkamp ! Un jeune adolescent qui pénètre dans un lycée pour y faire une tuerie de masse. Odieux. Cruel.

 

 

 

 

Si tu devais faire étudier un roman hors programme à une classe de troisième, lequel choisirais-tu ?

 

Je leur ferais étudier Une maison de poupée de Ibsen, que j’ai moi-même étudié lors de mes années universitaires. C’est une pièce de théâtre qui parle de la condition sociale de la femme dans la société, qui se rapporte tout à fait aux problématiques contemporaines. De ce fait, je pense qu’elle mériterait d’être enseigné dès le plus jeune âge aux élèves.

 

Quel est le livre que tu distribuerais lors d’une manifestation dans la rue ?

 

 

Comme je n’aime pas les conflits, je distribuerais Meuh ! de François Morel, pour rendre les gens heureux.

 

 

 

Si tu pouvais transformer un livre en un aliment pour ensuite le manger, quel serait le livre et quel serait l’aliment ?

 

 

Je prendrais la totalité de la saga Geek Girl de Holly Smale, que je dévore déjà depuis de nombreuses années. Je pense que la transformerai en pop-corn, puisque je me régale à découvrir tous les épisodes de cette saga, et que, depuis des années, je ne peux plus m’arrêter : dès qu’un nouveau tome paraît, je me jette dessus !

 

 

Si tu devais harceler un personnage de roman en l’appelant en pleine nuit, sans rien dire, juste en riant avant de raccrocher, qui choisirais-tu comme victime ?

Je choisirais Weidmann, le tueur (qui a réellement existé), qui apparaît dans la biographie de Philippe Randa, Weidmann, le tueur aux yeux de velours. Par contre, il ne faudrait pas que j’oublie d’appeler en numéro masquer… sinon, je risque de disparaître dès le lendemain !

 

 

 

 

Si tu devais obligatoirement épouser un méchant littéraire, qui choisirais-tu ?

 

Comme je dois obligatoirement choisir quelqu’un, je dirais le présentateur farfelu du premier tome de Cell.7, une dystopie écrite par Kerry Drewery. Ce présentateur milite pour un nouveau concept : tous les citoyens peuvent voter pour la peine de mort ou non d’une personne. Glaçant. Mais c’est un choix stratégique que j’ai fait, puisque je sais qu’il va devenir gentil dans le tome 2 mouhahahaaa !

 

Quel est le roman que tu voudrais à la fois adapter au cinéma et interpréter le premier rôle ? 

 

J’adorerais interpréter Aurore dans La révolution d’Aurore de Catherine de Cuencas. L’histoire se passe à la Révolution, je pourrais être habillé de jolies robes, et en plus, Aurore est une féministe, qui affiche avec fierté ses engagements face au cynisme et à la domination des hommes. Ce serait un honneur que de pouvoir jouer ce rôle.

 

 

 

 

 


N’hésitez pas à le reprendre sur votre Blog.

Je me ferais une joie d’aller lire vos réponses !


 

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Le musée des monstres, tome 2 : La statue hurlante


Le musée des monstres, tome 2 : La statue hurlante de Lauren Oliver et H.C. Chester, illustré par Benjamin Lacombe

347 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Le Petit Musée des Horreurs de Dumfrey, où vivent Pippa, Sam, Thomas et Max, est à deux doigts de fermer ses portes. Définitivement.
Comme si cela ne suffisait pas, leur ami, le célèbre sculpteur Siegfried Eckleberger, est assassiné. Bouleversés mais décidés à le venger, les quatre orphelins mènent l’enquête. Très vite, des indices révèlent que la mort du sculpteur serait liée au meurtre d’une riche héritière de New-York, ainsi qu’à leur propre passé…


Extraits  « Rappelez-vous, mes amis, c’est dans les paysages les plus accidentés qu’on trouve les plus beaux diamants ! »

« Tous les hommes sont des monstres. Le seul crime consiste à prétendre le contraire.« 


Mon avisAprès le premier tome La tête réduite me voici plongé dans la suite de cette saga jeunesse, avec le second volume des aventures des orphelins du Musée des monstres « La statue hurlante. »

Le musée de Dumfrey est prêt à mettre la clef sous la porte. Le propriétaire cherche un moyen d’attirer de nouveaux spectateurs et va, pour se faire, s’appuyer sur un fait divers qui passionne les foules : l’assassinat de madame Richstone par son époux. Pour mettre en scène ce drame dans son musée, Dumfrey va faire appel à son ami artiste Tache-de-son, pour qu’il réalise des statues identiques aux personnages du fait divers. Seulement voilà, quelques jours seulement après avoir livré son travail au musée, Tache-de-son est assassiné. Pippa, Sam, Thomas et Max, les orphelins du musée, vont partir enquêter sur le meurtre de leur ami commun.

On y retrouve les quatre attachants protagonistes du précédent tome, qui n’ont pas perdu de leur verve et de leur énergie. Chacun reste fidèle à lui-même : Max et ses couteaux, Thomas et son corps élastique, Sam et sa force spectaculaire, ainsi que Pippa et son don d’intrusion. Ils sont plus que jamais unis pour mettre la main sur le meurtrier de leur ami Tache-de-son.

Malheureusement, j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond dans cette saga. C’est-à-dire que le second tome reprend tous les ingrédients déjà utilisé dans le premier :  les quatre personnages principaux qui vont enquêter pour résoudre une énigme ; le musée de Dumfrey qui n’attire plus de visiteurs et qui est au bord de la faillite ; le méchant Rattigan qui rôde, prêt à faire du mal aux orphelins. J’ai l’impression que ça n’avance pas vraiment. Ça n’est pas pour cela que je n’ai pas apprécié ma lecture, loin s’en faut, mais plus de nouveauté et de surprises ne m’auraient pas déplus.

Enfin, tout comme je l’avais longuement décrit dans la chronique que j’avais rédigé sur le premier tome de cette saga, la magie et l’incroyable de l’histoire ne ressortent pas assez à mes yeux. Il aurait fallu creuser davantage cet aspect-là du récit pour faire rêver davantage les lecteurs et les projeter dans le monde si curieux du Musée de Dumfrey.


Un deuxième tome à la construction narrative quasiment similaire au premier : énigmatique, mystérieux, mais un peu fade et redondant. Plus de magie et d’incroyable pourrait permettre aux plus jeunes comme aux plus âgés, de mieux apprécier cette lecture en s’émerveillant davantage. 

Ma note : 5,5/10

 

IMM

IN MY MAILBOX

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 

 

Je suis heureuse de vous présenter les premiers livres
qui rejoignent ma bibliothèque en 2018 !!!

 

Fin 2017, j’ai reçu la box de la rentrée littéraire 2018 des éditions Nathan.

Elle contenait :

  • Le roman Lise et les hirondelles de Sophie Adriansen, à paraître le 1er février 2018
  • Les chroniques de Zi, livre 1 Phelan de Jean-François Chabas, à paraître le 11 janvier 2018

Résumé : À treize ans, Lise a une passion pour les hirondelles. Mais lorsqu’elle les voit revenir à Paris en cet été 1942, les oiseaux ne parviennent pas à lui faire oublier les effets de l’Occupation : le rationnement, les sirènes, la fermeture de l’atelier de confection familial, l’attitude de ses amis depuis qu’elle porte une étoile jaune sur ses vêtements.
Le 16 juillet, Lise assiste à l’arrestation de toute sa famille. Elle se précipite au commissariat où on les a emmenés et parvient à sauver ses deux petits frères de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Mais elle n’a plus aucune nouvelle de leurs parents. Commence alors pour eux le long parcours des enfants cachés, parsemé d’angoisse et de dangers, de moments de doute et d’espoir.

 

Résumé : Au royaume des Mille Lacs, une sorcière enlève le bébé princier. Elle s’apprête à le dévorer, quand, soudain, l’enfant l’interpelle…

Bien des années après, dans un village, Phelan, un adolescent expert au maniement de l’épée, tombe amoureux fou de la farouche princesse Nara. Il lui a suffi de l’apercevoir, alors qu’elle venait visiter les Mille Lacs depuis son lointain royaume des Trois Vagues. Or le cheval de la princesse s’est emballé et l’a entraînée dans les Monts Jaunes, à la merci de l‘Ogre qui y règne… Personne n’est jamais ressorti vivant de ces montagnes.
Mais Phelan ne peut abandonner l’amour de sa vie. Il se met en route pour sauver la princesse, accompagné de son meilleur ami Turi, aux cheveux bleus, dont la force n’a d’égale que la susceptibilité. Avant même d’atteindre les Monts Jaunes, leur route est truffée d’obstacles et de rencontres plus inquiétantes les unes que les autres. Sans compter que, sur leur chemin, plane l’ombre d’une mystérieuse sorcière…

Pour continuer, j’ai eu la chance de recevoir Le Lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux de Martha Hall Kelly aux éditions Charleston. Même si on ne le voit pas sur le photo, c’est une jolie brique, qui va sans doute occuper mes longues soirées d’hiver.

 

Résumé : À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c’est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.
Quant à l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes…
Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités commises.
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l’Histoire à travers la quête de l’amour, de la liberté et des deuxièmes chances.

Enfin, grâce à une Masse Critique spéciale organisée par Babelio, j’ai pu recevoir La ballerine aux gros seins de Véronique Sels aux éditions Arthaud (maison d’éditions, que je connais absolument pas, mais que je me fait une joie de découvrir). Si ce livre est aussi original que Voyage de noces avec ma mère, le dernier livre que j’ai lu de cet auteure, il devrait me plaire !
Résumé : Barberine s’entraînait déjà dans le liquide amniotique. C’est dire si sa détermination à devenir ballerine était entière. Mais la discipline est militaire. Le parcours, semé d’embuches. Sans compter qu’à tout moment, le gène du sein lourd menace. Et voilà que ses seins, Dextre et Sinistre, prennent voix. Un chant choral se met en place. C’est leur récit contre celui de Barberine. Parcours initiatique de la danse classique à la danse post-moderne de Bruxelles à New York, fable anatomique, critique de la raison mammaire, manifeste à trois voix, le roman questionne notre rapport au corps féminin et la place qui lui est donnée dans la société occidentale. Après pareil voyage au nord, au sud, à l’est et à l’ouest de notre anatomie, il est fort à parier que vous ne regarderez plus jamais un sein comme avant. Car si l’esprit parfois prend des détours, chair ne saurait mentir.

N’hésitez pas à me faire part de vos premières acquisitions 2018 en commentaires !

 

Littérature américaine·Littérature jeunesse

13 reasons why


13 reasons why de Jay Asher

315 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Clay reçoit treize cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes impliquées dans sa vie : amies ou ennemies, chacune de ces personnes a compté dans sa décision. D’abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C’est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…


Extraits  « Nul ne peut savoir avec certitude l’impact qu’il a sur la vie d’autrui. La plupart du temps, nous n’en avons même pas la moindre idée. Ce qui ne nous empêche pas de continuer comme si de rien n’était. »

« Quand une chanson vous fait pleurer, mais que vous n’avez plus envie de pleurer, vous cessez de l’écouter. Mais échapper à soi-même, c’est impossible. On ne peut pas décider de ne plus se voir. De couper le son à l’intérieur de sa tête.« 


Mon avis : Après le gigantesque tapage médiatique qu’il y a eu autour de cette histoire, j’étais impatiente de découvrir à mon tour ce puissant récit de Jay Asher.

Hannah Baker, jeune lycéenne en apparence sans histoire, vient de mettre fin à ses jours. Quelques temps plus tard, Clay reçoit treize cassettes audios, enregistrées par Hannah. Dans ces cassettes, elle y parle de treize personnes qui ont contribué, de prêt ou de loin, à son suicide. Chacune des personnes mentionnées dans les cassettes vont recevoir à tour de rôle les audios d’Hannah. Ils vont se rendre compte du mal qu’ils lui ont fait et des conséquences qui en découlent.

Ce roman parle d’un sujet fort et particulièrement sensible dans notre monde actuel : le harcèlement, scolaire et/ou personnel, qui mène à des conséquences tragiques. Hannah était une jeune fille hypersensible et très fragile, qui n’avait pas particulièrement beaucoup d’amis, et qui se raccrochait au peu d’attention dont elle était le sujet. Clay, quant à lui, est un garçon sans histoire, qui a toujours été attiré par Hannah, sans jamais le lui révéler. La découverte, post-mortem, de son mal-être, le dévore de l’intérieur. Malgré cela, il reste lucide, à distance avec la vérité, et réagit avec maturité à ces découvertes, comprenant facilement la leçon qu’Hannah cherche à transmettre à tous : ne pas faire du mal aux autres, qu’il soit mérité ou non.

C’est un livre très émouvant, qui fait beaucoup réfléchir. Faites attention à vos paroles et à vos actes. Ils peuvent être minimes et sans conséquences pour vous, mais peuvent affecter la personne en face de vous. C’est une vraie leçon de vie, de savoir-vivre et de savoir-être. A mettre entre les mains de tous.

Malgré la prise de conscience que peuvent ressentir certains lecteurs, j’ai trouvé, pour ma part, que l’histoire était un peu trop légère contrairement au sujet traité. En effet, même si les raisons du suicide d’Hannah sont légitimes, j’ai mon côté rationnel qui me pousse à dire que ces raisons étaient quand même un peu superficielles. Hannah aurait pu exprimer son mal-être avant son geste ultime, elle aurait pu chercher plus de réconfort, parler à sa famille, à des personnes vraiment compétentes (pas comme monsieur Porter). En partie à cause de cela, j’ai eu beaucoup de mal à ressentir une quelconque once d’émotion envers les personnages. J’ai lu ce livre avec raideur et impassibilité.

Précédemment, j’ai parlé de cette histoire comme quelque chose de positif dans le sens où les lecteurs peuvent prendre conscience que la portée de leurs paroles ou de leurs actes ont une résonance plus profondes chez certaines personnes. Mais cette histoire peut aussi être négative, notamment pour les personnes qui se retrouvent dans le même cas d’Hannah, harcelées, humiliées, seules et perdues, qui peuvent voir dans ce récit l’échos de leur propre vie. Dans ce cas-là, ces personnes prennent l’exemple du suicide d’Hannah comme agent comptant et ne voient plus de solution salvatrice pour les sortir du trou noir dans lequel elles sont.


13 reasons why est donc une histoire à double tranchant, qui peut être autant positive que négative, selon les publics. Malgré que j’aie apprécié lire ce récit, je ne l’ai pas trouvé si extraordinaire que cela. Après tout ce que j’en avais entendu, mes exigences étaient peut-être trop hautes… 

Ma note : 6,5/10

Nouvelles·Romance

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?


Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de Isabelle Alexis, Tonie Behar,

Adèle le Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille 

280 pages, éditions Charleston, à 6,50€


Résumé : 12 nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique !
C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa soeur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie !
Êtes-vous prêt pour un Noël 100 % comédie, 100 % romantique, 100 % magique ?


Extraits  « Le iCloud, la mort de l’innocence de vos filles de douze ans, en plus de votre couple. »

« – Alexandre est tombé dans les filets de Mademoiselle Plus, et alors ? Dans quelques mois, au mieux elle le relâchera dans le grand large et il se fera bouffer, puis recracher par des requins vegans, au pire il s’échouera sur une plage mazoutée comme un vieux thon pas frais : ce n’est plus ton problème ! « 


Mon avis : Les fêtes de Noël sont maintenant terminées, il est donc temps pour moi de publier mon avis sur le recueil de nouvelles de Noël, écrit par un collectif d’auteures surnommé la Team Rom Com, autrement dit Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle le Préau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille. Chaque auteure à écrit une nouvelle sur Noël, qui se déroule sur le soir du réveillon. En tout, ce sont donc six nouvelles que vous allez pouvoir découvrir dans ce recueil.

Le recueil commence fort avec Crush et Crash de Isabelle Alexis, qui raconte un repas de réveillon en famille qui tourne au vinaigre. C’est l’une des nouvelles que j’ai préféré dans le recueil, et qui m’a vaguement rappelé la pièce de théâtre Le Prénom de Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte dans laquelle un repas familiale se transforme en règlement de compte. Une comédie familiale hilarante, que j’ai prit plaisir à lire.

La seconde est celle qui a donné son titre au recueil, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de Tonie Behar. Même si je l’ai trouvé moins drôle que la première, elle est tout aussi cocasse. Un dealer nommé Ange atterrit chez une jeune femme le soir de Noël. Une situation incongrue mais délirante, qui va tout de même se solder par un joli réveillon.

Troisième nouvelle que vous pouvez découvrir, celle de Adèle le Bréau, Le Marché de Noël. Une jeune fille partie chercher le fromage de brie qui manquait au repas du réveillon va s’amouracher du fromager. Dixit le fromage, elle va rentrer avec le fromager. Indécent… mais poilant !

La nouvelle suivante a été écrite par Sophie Henrionnet et s’intitule La théorie du pingouin. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme contrainte de passer Noël seule en Italie, suite à un poste décroché dans sa boîte. La dépression liée à la solitude la guette. Heureusement, pour mettre fin à sa morosité, une personne qu’elle a apprit à connaître et à apprécier, vient lui tenir compagnie le soir de Noël. Mieux que le père Noël, la présence d’un être cher. Une nouvelle très touchante.

L’avant-dernière nouvelle se nomme Keep calm & love Christmas et a été écrit par Marianne Levy. C’est l’histoire de deux personnes qui vont se rencontrer le soir de Noël, alors qu’ils sont coincés dans un ascenseur. Tout le monde l’a déjà imaginé, mais Lisa et Sam l’ont fait. La magie de Noël est plus que jamais au rendez-vous.

Enfin, la dernière nouvelle est celle de Marie Vareille, Cap ?. Une jeune femme, déguisée en mère Noël, se retrouve enfermée dans une cabine d’essayage dans un grand magasin parisien. Un comble le soir de Noël. Heureusement pour elle, un cambrioleur a décidé de venir dans ce magasin vider la caisse. Après l’avoir fait sortir, ils vont réveillonner tous les deux dans ce grand magasin. Une rencontre étonnante, qui va réconcilier les deux personnages avec la magie et les miracles de Noël.

Et quand on pensait ne plus jamais revoir tous ces beaux personnages, on les retrouve au Noël suivant, un an après. Que sont-ils devenus ? Qu’est-ce qui a changé dans leur vie ? Le jour de Noël a-t-il vraiment changé le cours de leur vie ? Pour le savoir, rien de mieux que de lire ce livre !


Ce sont de magnifiques comédies romantiques que nous livrent ces six auteures. Entre rire, larmes, quiproquos, amour… les émotions sont multiples. J’ai apprécié découvrir toutes ces histoires, qui m’ont fait patienter avant le jour suprême : le vrai réveillon de Noël. C’est une recette sûre à découvrir ou à relire avant chaque réveillon. 

Ma note : 8/10