Littérature jeunesse

Le jour où papa s’est remarié


Le jour où papa s’est remarié de Thierry Lenain et Thanh Portal

29 pages, éditions Nathan


Résumé : Aujourd’hui, Guillaume est dans la lune. Il pense à son papa qui va se remarier.
– Mais ce n’est pas avec une femme que le papa de Guillaume va se remarier… C’est avec un mari. Parce que maintenant, le papa de Guillaume, il est homo, explique Hélène à la maîtresse.
Est-ce que, quand Guillaume sera grand, il sera homo lui aussi ?


Extrait :  « – Allo, la lune ? Envoyez l’enfant !
Madame Okili dit toujours ça quand un élève est perdu dans ses pensées. Elle le dit par exemple pour qu’il redescende sur terre faire la dictée avec les autres. »


Mon avis : « Le jour où » est une nouvelle saga jeunesse édité chez Nathan et signé par Thierry Lenain et Thanh Portal. Plusieurs courtes histoires abordent avec justesse de fort sujets d’actualité en les rendant accessibles aux plus jeunes.

Le jour où papa s’est remarié, c’est un magnifique album sur l’homosexualité. On perçoit le sujet à travers des yeux innocents d’enfants, qui se questionnent sur les deux nouveaux papas de Guillaume. Point de critique ou de jugement de la part de ces enfants, seulement une grande ouverte d’esprit et une envie d’en savoir toujours plus.

Ce genre de lecture est à mettre entre les mains des plus jeunes. D’abord pour dédramatiser la question de l’homosexualité, mais aussi pour leur apprendre à ouvrir leurs esprits dès le plus jeune âge. L’homosexualité est un sujet de société important, qui mérite d’être plus souvent abordé avec les enfants. Rendre accessible cette thématique aux plus jeunes va accroître leur tolérance vis-à-vis des personnes qu’ils estiment aujourd’hui comme « différentes ».


Le jour où papa s’est remarié est donc un récit qui prône l’ouverture d’esprit et la tolérance sur des questions d’homosexualité. Un livre que les enfants peuvent lire très facilement !

Ma note : 7/10
Roman

Système


Système de Agnès Michaux

289 pages, éditions Belfond, à 18€


Résumé : Pour Marisa et Paul Dumézil, le passé est irrémédiable, le présent difficile, quant au futur… Il se présente à eux le jour où l’homme qui avait été condamné pour le meurtre, trente ans plus tôt, de leur mère Éva sort de prison. Tandis que cette vieille histoire avec laquelle ils s’étaient construits malgré eux ressurgit parce que la justice des hommes a atteint sa limite de temps, les enfants d’Éva se demandent ce qu’ils sont devenus. Et que vont-ils devenir à présent que l’assassin de leur mère a payé pour ce crime ? Plusieurs options s’offrent à eux. Tandis que Paul semble prêt à passer à l’acte, Marisa pourrait bien préférer basculer dans la folie. Dans cette histoire, il y a de l’amour, des fantômes, un frère, une sœur et un détective privé.

Dans cette histoire, il y a la France, l’Indochine, l’Afrique, le Nil, la chaleur et la pluie, Djibouti, l’aventure. Dans cette histoire, il y a les enfants d’Éva et nous tous, qui voulons mener notre vie, malgré le « système » et ses défaillances…


Extraits :  « L’enfance, c’était l’éternité, l’époque des années scolaires interminables, c’était même à ça que les adultes reconnaissaient l’enfance, c’était cela qu’ils trouvaient merveilleux et regrettaient quand, l’âge avançant, tout s’accélérait et que le temps qui restait à vivre ne semblait plus qu’un maigre calendrier. Quinze ans, à sept ans, c’était le bout du monde.« 

« Une idée curieuse le traversa : le corps aussi était un sac de voyage. Un putain de sac pour le foutu voyage de la vie, et dieu sait qu’on pouvait y fourrer des trucs encombrants et inutiles. »


Mon avisC’est souvent compliqué de parler d’un livre que l’on a pas aimé. On se sent presque obligé d’argumenter pour faire savoir ce qui nous a chagriné dans l’histoire. Mais alors parler d’un livre que l’on a pas compris, je pense que c’est encore plus complexe. De fait, ne pas le comprendre revient à ne pas l’aimer, puisque nous n’avons pas aimé le fait de ne pas le comprendre ; ce qui complique encore la chose.

Le résume de Système était pourtant alléchant, et simple à comprendre. C’est l’histoire d’un frère et d’une soeur, qui ont perdu leur mère, assassinée, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Des années plus tard, c’est à leur père de rejoindre le royaume des cieux. Comble de malchance, presque simultanément, l’assassin de leur mère sort de prison. Les deux enfants, toujours en colère d’avoir été privé d’enfance et de mère, couvent un désir de vengeance qui ne cesse de grandir. Cette trame principale est bien expliquée dans les premières pages ; mais c’est après que tout se gâte.

En effet, j’ai eu la désagréable impression de lire une histoire qui contenait des contours, mais pas de remplissage. C’est-à-dire que la trame principale du récit qui a été posée au début du roman constitue ce que je nomme le contour de l’histoire. Quant à l’intrigue ou à l’histoire elle-même, qui doit suivre cette trame identifiée, que j’ai appelé « remplissage », je l’ai trouvée totalement vide de sens. Les deux protagonistes emplissent l’espace et passent leur temps à se questionner en refaisant le monde, sans jamais rien apporté de solide à l’histoire. Et c’est justement ce solide qui a fait défaut dans Système. Tout n’est que narrations embrouillées et belles phrases stylisées, lassitude et désespoir.


Ce livre m’a littéralement assommé. J’ai été fatiguée de ne rien comprendre à l’étrange narration, excédée de ne pas parvenir à entrer dans l’histoire, puis totalement lassée d’essayer de décoder un récit si abstraite. 

 

Ma note : 3/10
Autobiographie

La petite dernière


La petite dernière de Susie Morgenstern

222 pages, éditions Nathan, à 13,95€


Résumé : Les PETITES dernières aussi veut faire de GRANDES choses !

La petite Susie grandit dans les années 50, à Belleville, aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie, et elle, Susie « La petite dernière ». Et c’est son grand drame d’être la troisième ! Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par sa mère : préparer les légumes, mettre la table… Elle, elle n’est même pas digne d’éplucher les patates ! Elle doit se contenter de faire ses devoirs. En plus, ses sœurs prennent toute la place : Sandra est « la plus jolie », Effie « la plus drôle ». Que lui reste-t-il de spécial ?

Des choses quotidiennes tendres et drôles, inspirées de la vie de l’auteure.


Extraits :  « Mais j’avais déjà en tête le plus grand projet de ma vie : lire tous les ouvrages posés sur les étagères de chêne, en débutant par les auteurs donc le nom commençait par A.
Peu importe ce que je lisais, ce qui m’intéressait c’était de lire, toujours et encore.« 

« Elle réussissait à rendre chaque minute de sa vie excitante dans ce trou qu’était Belleville. Elle était la première à dire qu’on a la vie qu’on se construit. »


Mon avisSusie Morgenstern est une auteure de livres jeunesse, qui place au coeur de ses histoires de nombreux enfants, et notamment des filles. C’est le cas avec sa saga La famille trop d’filles, qui met en scène une famille de six soeurs et un frère. Je n’ai donc pas été surprise lorsque j’ai appris que Susie Morgenstern était la cadette d’une famille de trois petites filles. On comprend bien que l’inspiration pour la saga précédemment citée a été puisée directement dans le quotidien de l’auteure.

La petite dernière, contrairement à ces autres ouvrages, est un récit autobiographique, dans lequel l’auteur nous fait part de quelques souvenirs de l’année de ses dix ans. Entre anecdotes croustillantes et rigolotes ou secrets inavoués, l’auteure nous emmène avec elle dans les années de sa folle jeunesse.

Plusieurs choses ont marqués particulièrement la petite fille qu’elle était. La première, c’est sa place de cadette. Ses parents ont fait un troisième enfant pour obtenir un garçon, et manque de chance, c’est la petite Susie qui est apparue. Après cette révélation, il n’est pas aisé de ne pas se sentir un peu coupable. De plus, précédée de deux grandes soeurs, Susie s’est vue reléguée au second plan, que ce soit dans les tâches ménagères à accomplir, ou dans le coeur de ses parents. Entre jalousie et admiration pour ses soeurs, et culpabilité envers ses parents, la troisième place de Susie n’a jamais été évidente !

Deuxième grand souvenir que Susie a conservé de son enfance, c’est la pratique religieuse quotidienne que ses parents lui imposaient. Sa famille étant juive, Susie a vécue à distance la seconde guerre mondiale, et l’antisémitisme qui sévissait gravement en Europe. Réfugiée aux États-Unis, ils pratiquaient tous, avec une assiduité marquante, les prières quotidiens et autres fêtes liées au judaïsme. Cette partie de l’histoire m’a particulièrement fascinée, puisque l’état d’esprit des gens  au regard de la religion, ainsi que la bonhomie qui planait dans ses années semblent être un temps totalement révolu. De nos jours, il est difficile de concevoir d’afficher aussi clairement sa religion sans se prendre des remarques ou insultes à tout va… Les souvenirs de Susie n’ont jamais aussi bien portés leurs noms : des événements passés et terminés, que l’on garde précieusement dans sa mémoire.

En plus de ces textes intimes, l’auteure a incorporé quelques dessins qu’elle a elle-même réalisé. En lien avec le récit, la plupart illustrent l’amour fraternel entre elle et ses soeurs. Ces dessins peuvent également être un moyen de se replonger un instant dans l’enfance merveilleuse, où dessiner constituait la tâche la plus importante à faire de la journée.

 


Une histoire pleine de tendresse et de douceur, qui évoque des souvenirs d’enfance chaleureux. Une parenthèse enchantée, qui vous rendra à la fois heureux et nostalgique.

Ma note : 6/10

 

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir

 

 

Cette semaine, j’ai eu la surprise de recevoir dans ma BAL le nouveau roman de Julie de Lestrange, Danser, encore, édité chez Mazarine. Si j’ai bien compris, Danser, encore est le prolongement de son dernier roman Hier encore, c’était l’été. J’ai hâte de retrouver tous les personnages si attachants du premier opus !

Résumé : Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix. Mais qu’advient-il dès lors qu’il n’y a plus de guide ? Que reste-t-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ? Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.

J’ai ensuite reçu deux nouveautés des éditions Charleston. La styliste, un roman de Rosie Nixon, publié dans leur collection Diva ; ainsi que Une américaine à Monaco, de Sophie Adriansen, publié sous format poche. Deux livres très différents, que j’ai vraiment hâte de découvrir !

Résumé de La styliste : Luxe, paillettes, romance, coups bas et jalousie… Les coulisses de la mode ne sont pas de tout repos !
Quand Amber Green, employée dans une boutique luxueuse de Londres, se fait offrir par erreur le poste d’assistante de Mona Armstrong, LA styliste des stars, elle n’en croit pas sa chance. Seulement, les choses ne se passent pas exactement comme elle l’avait prévu. En plus d’apprendre à faire des cafés pour une patronne aux exigences particulières et dénicher des robes extraordinaires pour des actrices, elle doit aussi apprendre à gérer des égos démesurés et à prendre soin d’un cochon nain. Pas facile !
Pour couronner le tout, le nouveau boulot d’Amber place sur son chemin non pas un, mais deux prétendants aussi excitants l’un que l’autre…
Notre apprentie styliste arrivera-t-elle à garder les pieds sur Terre ? Et, plus important encore, que va donc porter tout ce beau monde lors des prochains galas ?
Résumé de Une américaine à Monaco : Fille de millionnaire, comédienne obstinée, reine du cinéma, éternelle amoureuse, mélancolique chronique, mère accomplie et princesse au grand coeur, Grace Kelly est une icône et son destin est une légende, celle d’une reine d’Hollywood devenue souveraine après avoir trouvé son prince charmant. Elle a passé tant de temps dans la lumière qu’on croit connaître d elle le moindre secret. Mais les images ne disent pas tout. Grace Kelly a tout au long de son existence incarné un idéal qui n était qu un trompe-l’oeil. V o i c i une plongée dans les profondeurs floues du protocole monégasque et des plateaux hollywoodiens, une invitation à découvrir l’envers de tous les décors d’une vie passée devant les objectifs et mise en scène sur pellicule. Grace Kelly est un iceberg dont la légende s’écrit comme un roman. Ce portrait, brossé d une plume remarquable, ressuscite la femme et fait fondre la glace.

J’ai également réceptionné les épreuves non corrigées de La cité de l’oubli, écrit par Sharon Cameron, a paraître chez Nathan le 5 octobre prochain. Un livre au résumé mystérieux, qui m’intrigue beaucoup. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il recèle.

Résumé : Tous les douze ans, les habitants de Canaan subissent l’Oubli, un mystérieux phénomène qui efface leur mémoire. Pas celle de Nadia. Elle seule n’a pas oublié. Elle seule se souvient que se père a profité de ce bouleversement pour l’abandonner… Le nouvel Oubli approche. Nadia doit percer le secret de cette fatalité avant que sa famille ne vole à nouveau en éclats. Avant que la ville ne sombre encore une fois dans le chaos.

Et pour terminer avec mes réceptions de la semaine, je vous présente Système, un roman d’Agnès Michaux, édité chez Belfond. Le résumé est alléchant, et promet bien des rebondissements. C’est certain : ce sera ma prochaine lecture !

Résumé : Pour Marisa et Paul Dumézil, le passé est irrémédiable, le présent difficile, quant au futur… Il se présente à eux le jour où l’homme qui avait été condamné pour le meurtre, trente ans plus tôt, de leur mère Éva sort de prison. Tandis que cette vieille histoire avec laquelle ils s’étaient construits malgré eux ressurgit parce que la justice des hommes a atteint sa limite de temps, les enfants d’Éva se demandent ce qu’ils sont devenus. Et que vont-ils devenir à présent que l’assassin de leur mère a payé pour ce crime ? Plusieurs options s’offrent à eux. Tandis que Paul semble prêt à passer à l’acte, Marisa pourrait bien préférer basculer dans la folie. Dans cette histoire, il y a de l’amour, des fantômes, un frère, une sœur et un détective privé.
Dans cette histoire, il y a la France, l’Indochine, l’Afrique, le Nil, la chaleur et la pluie, Djibouti, l’aventure. Dans cette histoire, il y a les enfants d’Éva et nous tous, qui voulons mener notre vie, malgré le « système » et ses défaillances…

Je vous souhaite une bonne fin de semaine et un bon dimanche !

 

Littérature française·Seconde guerre mondiale

Le confident


Le confident de Hélène Grémillon

315 pages, éditions Folio


Résumé : Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.

« Le confident » a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en vingt-sept langues.


Extraits :  « Ce ne sont pas les autres qui nous infligent les pires déceptions, mais le choc entre la réalité et les emballements de notre imagination.« 

« Il faut toujours se souvenir de ce qu’on dit et à qui, sinon ça risque un jour de se retourner contre vous… »


Mon avisLe confident, c’est un livre plébiscité par de nombreux lecteurs amateurs et critiques professionnels. C’est le premier roman écrit par Hélène Grémillon, qui est entré sur la scène littéraire par un coup de maître : en remportant pas moins de 5 prix littéraires en un laps de temps réduit. Un palmarès impressionnant, qui laissait présager une histoire grandiose. C’est donc avec curiosité et excitation que j’ai ouvert la première page de ce récit.

Camille, éditrice, vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un mystérieux courrier provenant d’un auteur anonyme, qui lui raconte une étrange histoire. Pensant d’abord à une erreur de destinataire, puis à un auteur qui souhaite faire lire ses écrits à une éditrice reconnue, Camille s’étonne de recevoir chaque semaine une nouvelle lettre, avec la suite de l’histoire narrée. Plus les semaines passent et plus l’histoire lui apparaît comme familière. Elle comprend rapidement que l’histoire racontée est en fait un bout de son histoire ; ou plutôt, l’histoire de sa véritable origine.

A travers une alternance de points de vue, on comprend que deux femmes se disputent la maternité d’une certaine Louise. L’une est sa mère biologique, l’autre sa mère adoptive. Il n’y a pas une méchante et une gentille mère, mais bien deux êtres humains, qui pensent différemment et ressentent des émotions contradictoires. Malgré leurs divergentes pensées, elles se confondent sur un point : le puissant amour qu’elles déversent à Louise.

En somme, Le confident, c’est surtout une histoire d’amours. Amour tendre d’une fille pour sa mère. Amour fou d’un homme pour une femme. Amour dévastateur d’une mère pour sa fille. Des émotions puissantes et poignantes, qui ne peuvent qu’émouvoir le lecteur. On se sent compatissant envers tous ces personnages ; on ne peut s’empêcher de se mettre à leur place et d’essayer de voir ce que l’on aurait fait, nous, si nous étions dans leur situation. Mais les sentiments échappent à la raison et ne se contrôlent pas, ils ne peuvent être dictés qu’avec le coeur. Pascal le disait si bien : « le coeur a ses raisons que la raison ignore« .

Toute l’histoire prend appui sur un arrière-fond historique : Paris est envahie par les soldats Allemands. Les populations fuient, les hommes français sont partis à la guerre, l’ennemi est à chaque coin de rue, tout le monde est aux aguets. Insérer un fond historique peut être intéressant, mais dans le cadre de cet histoire, je ne l’ai pas trouvé très pertinent. En effet, de mon point de vue, il n’a pas était assez exploité et n’a rien apporté de plus au récit initial : il n’est resté qu’une toile de fond vide, rendue accessoire par la puissance de l’intrigue.

Une intrigue qui se finit en queue de poisson : la fin m’a laissé songeuse. Je n’ai pas vraiment compris où voulait en venir l’auteure dans son dénouement. C’est une fin ouverte, énigmatique, qui donne l’impression d’une histoire inachevée… ou trop tôt terminée. Ce final restera un grand mystère…

 


Le confident, c’est l’histoire secrète de deux femmes, qui vouent un amour inconditionnel à la même petite fille. Un récit poignant, qui nous fait ressentir plus que jamais ce que signifie « l’amour maternel ». 

Ma note : 6,5/10

 

Littérature française·Roman

L’aube sera grandiose


L’aube sera grandiose de Anne-Laure Bondoux

295 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Titiana emmène sa fille Nine, 16 ans, dans une mystérieuse cabane au bord d’un lac afin de lui révéler des secrets sur sa vie. Durant toute la nuit, cette dernière écoute, suspendue à ses lèvres, l’histoire de sa famille, ses aventures et ses péripéties parfois drôles et parfois tragiques.


Extraits :  « Toutes les mères de l’univers ont sans doute une vie secrète, des activités à elles, des amis ou des collègues dont elles ne parlent jamais, des rêves enfouis, des soucis qu’elles dissimulent. Des amants, parfois.« 

« Est-ce qu’on peut à la fois porter plainte et se laisser consoler par la même personne ? »


Mon avisIl y a quelques années déjà, Anne-Laure Bondoux m’avait subjugué avec son roman Tant que nous sommes vivants. Grâce à ce livre, qui avait été un coup de coeur, je gardais de cette auteure une image très positive. Du coup, lorsque j’ai appris qu’elle allait faire paraître un nouveau récit, j’étais à la fois excitée de le découvrir, mais aussi freinée, par peur d’être déçue que le contenu ne soit pas à la hauteur de son précédent ouvrage.

Autant vous le dire tout de suite : L’aube sera grandiose n’a rien à voir avec Tant que nous sommes vivants. L’histoire se scinde en deux temporalités distinctes : passé et présent. Dans le présent, Titiana emmène sa fille de 16 ans dans une mystérieuse cabane reculée au bord d’un lac, et se met à lui raconter toute son histoire. Une histoire de famille secrète, qu’elle lui a cachée depuis bien longtemps. C’est là que le lecteur est transporté dans le passé, le passé de Titiana, qu’elle tente d’expliquer à sa fille. Sa fille Nine va ainsi découvrir que sa mère lui a caché l’intégralité de son histoire : Nine a une grand-mère ainsi que deux oncles, qu’elle va bientôt découvrir.

Le lecteur s’immisce directement au coeur de cette famille et de ses secrets les plus intimes. Le lieu que choisit Titiana pour raconter son histoire à  sa fille (une petite cabane isolée au bord d’un lac un soir d’hiver) donne une atmosphère cosy au récit : du coup, on se sent instantanément bien aux côtés de ces deux femmes.

J’ai trouvé cette histoire familiale touchante. L’amour qui se dégage des différents membres de la famille m’a émue. L’amour de Titiana envers ses frères ; pour sa mère ; pour sa fille, aussi. Les liens qui les unissent sont très forts, et cela se fait ressentir.

Mon seul regret va au fait que le récit est bien trop court. Une fois que le cadre est posé, que tous les personnages sont connus, et qu’on sait qu’ils vont tous se réunir pour se retrouver à la fin du récit, on a envie de continuer à les suivre. Hélas, l’histoire se termine trop tôt. Point de retrouvailles, point de rencontre directe entre tous les membres de cette famille. D’où une certaine frustration, lorsque l’histoire se coupe brutalement…


L’aube sera grandiose est un magnifique voyage à travers le temps et les secrets familiaux. C’est un récit poétique et émouvant, que j’ai prit beaucoup de plaisir à découvrir. 

Ma note : 7,5/10

 

Concours

CONCOURS – Tentez de gagner 3 romances des éditions BMR

Pour vous remercier d’être toujours plus nombreux à suivre mon blog et à lire mes chroniques, j’ai décidé d’organiser un concours de rentrée en partenariat avec les éditions BMR
Je vous propose donc de remporter les trois romances suivantes :

Chassing Red, le tome 1 de Isabelle Ronin.

 

RésuméCaleb est la star de l’université. Il est beau, riche et insouciant. Aucune fille ne lui résiste. Aucune, sauf Veronica Strafford, alias Red, qui occupe toutes ses pensées depuis qu’il l’a vue danser, tellement irrésistible dans sa robe rouge.
Quand il découvre que « Red » s’est fait expulser de chez elle et n’a plus nulle part où dormir, Caleb lui propose de loger dans son immense appartement. Mais la jeune femme est difficile à apprivoiser. Elle n’attend jamais rien de personne. Ou plutôt si : elle s’attend toujours à ce qu’on l’abandonne.

 


 

 

Sex game or passion, le tome 1 de Totaime.

 

Résumé : Ben et Zoé se connaissent à peine et pourtant ils se détestent au point de ne pas pouvoir rester trop longtemps l’un près de l’autre au risque de s’étriper. Toutefois, par amitié pour Lola, leur meilleure amie commune, ils sont prêts à quelques concessions… Jusqu’au jour où ils sont contraints de vivre sous le même toit. La déclaration de guerre semble inévitable… À moins que chacun décide d’y voir un jeu?  Un jeu d’adultes qui pourrait s’avérer dangereux et remettre en cause leur relation.

 

 


 

Above All, le tome 1 : Embarquer de Battista Tarantini

 

Résumé : Engagée dans l’armée, Alexi Snow est, à 26 ans, une jeune lieutenant et ingénieure en météorologie. Mobilisée en mer pour une mission de trois mois, elle embarque à bord du Percival Lowell, bien déterminée à faire ses preuves et montrer ses compétences dans un univers constitué majoritairement d’hommes. Mais ce serait compter sans le capitaine Andreas van Allen, son supérieur hiérarchique? Charismatique et arrogant, il remet en doute dès son arrivée la capacité de la jeune femme à s’adapter. Leurs premiers échanges sont houleux, et Alexi devra tout mettre en ?uvre pour résister à ses provocations et son humeur changeante? mais surtout au pouvoir hypnotique et à la fascination qu’il exerce sur elle. Une irrésistible attirance à laquelle il semble prêt à céder lui aussi. Entre ciel et mer, une tumultueuse relation s’instaure et Alexi se lance dans un jeu dangereux, quitte à se brûler les ailes.

 


  • Le concours est ouvert à la France métropolitaine, la Suisse et la Belgique.
  • Le concours se termine le 30 septembre à minuit.
  • Vous pouvez participer pour tenter de gagner plusieurs titres.
  • Une seule participation par foyer.
  • Le tirage au sort se fera avec le logiciel Dcode.
  • Toute adresse incomplète entraînera l’annulation de votre participation.

Pour participer, il vous suffit de remplir le formulaire suivant :