Hôtel Iris


Hôtel Iris de Yôko Ogawa

158 pages, éditions J’ai Lu


Résumé : Mari est réceptionniste dans un hôtel appartenant à sa mère. Un soir, le calme des lieux est troublé par des éclats de voix: une femme sort de sa chambre en insultant le vieillard élégant et distingué qui l’accompagne, l’accusant des pires déviances. Fascinée par le personnage, Mari le retrouve quelques jours plus tard, le suit et lui offre bientôt son innocente et dangereuse beauté.
Cette étonnante histoire d’amour, de désir et de mort entraîne le lecteur dans les tréfonds du malaise dont Yôko Ogawa est sans conteste l’une des adeptes les plus douées.


Extraits : « C’était sa voix qui me donnait du plaisir en même temps que la douleur. »

« – Le russe est une langue amusante à regarder même si on ne la comprend pas.
– Pourquoi ?
– On dirait un langage crypté destiné à des secrets romantiques. »


Mon avis : L’Hôtel Iris est tenu par la mère de Mari, elle-même réceptionniste. Leur hôtel, en apparence calme, est troublé un soir par les cris d’une femme, qui sort d’une chambre en insultant un vieil homme. Cet homme, Mari va le retrouver quelques jours plus tard, et va littéralement tomber sous son charme. Entre eux, va naître une histoire spéciale, indescriptible, mais secrète, qu’elle taira durant de longs mois à sa mère.

Je ne suis pas habituée à lire des romans japonais – pour tout vous avouer, le dernier roman japonais que j’ai lu n’était autre que Kafka sur le rivage de Haruki Murakami, un récit très étrange, mais qui m’avait envoûté. Avec L’Hôtel Iris, je retrouve cette même ambiance, avec des sensations et émotions assez bizarres qui s’emparent de moi… comme si cela était propre à la littérature japonaise !

En revanche, contrairement à Kafka sur le rivage, roman qui m’avait désarçonné mais bien plût, j’ai eu plus de mal à entrer dans l’univers de Yôko Ogawa. Durant toute ma lecture, j’ai ressenti une forme de malaise, envers les personnages d’abord. Un vieil homme et une très jeune fille qui se cherchent, se trouvent, vivent une histoire que je ne peux pas vraiment qualifier d’amour, mais plutôt une histoire physique, remplie de désirs et sévices sexuels.

J’ai décelé une forme de cruauté et de perversité dans le comportement de cet homme envers Mari. Certaines scènes du livre peuvent choquer, je pense notamment aux nombreuses scènes de sexe, qui se révèlent triviales et humiliantes pour Mari, même si cette dernière semble y prendre beaucoup de plaisir. Comme un animal domestique, elle obéit aveuglément aux ordres de l’homme, prête à faire tout ce qu’il demande, même les choses les plus dégradantes. Je n’ai pas compris ses agissements, je n’ai pas compris la relation qui s’était créée entre ces deux personnes, elle m’a mise mal à l’aise, m’a terriblement dérangée.

Je n’ai pas trouvé d’utilité particulière à cette histoire, je n’ai vraiment pas compris où l’auteure voulait nous mener. C’est certain, Yôko Ogawa chamboule les convenances et la morale populaire, en mettant en avant une relation proscrite, incomprise, basée sur la domination et la violence. C’était sans doute le but de l’auteure : écrire une ode à la liberté, la liberté d’agir, de se comporter comme bon nous semble, de faire ce que nous voulons avec notre corps, notre temps… L’intention était bonne, mais la mise en scène ratée ! 


Un roman violent et cruel qui met en scène une relation étrange, toxique, dérangeante et perverse… Je n’ai pas du tout appréciée cette histoire, que je juge sans intérêt.

Ma note : 3/10

Pour lire plus d’avis

 

Judith et Bizarre


Judith et Bizarre de Benoît Richter

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Dans un monde qui exploite les minotaures dès leur naissance, Judith, une petite humaine, en recueille un en cachette et le traite comme un frère…

Judith, 10 ans, vit avec ses parents dans une ferme qui produit des minotaures. Ces créatures, à corps d’homme et tête de veau, sont élevées puis utilisées pour les travaux que les humains ne veulent plus faire. Forts et endurants, mais d’une intelligence très limitée, ils sont exploitables jusqu’à la mort. Un jour, Judith découvre dans la nursery un bébé minotaure inversé : il a la tête d’un humain et le corps d’un veau. Sa naissance a échappé à la vigilance des adultes de la ferme. Judith pressent qu’elle doit s’occuper de lui en secret. Elle a déjà vu des minotaures inversés, mais ils disparaissaient toujours de la ferme très rapidement après leur naissance. Elle va donc le cacher et l’élever à l’insu de tous : lui apprendre à réfléchir et à parler…


Extraits : « Dans la Ferme, le père et la mère de Judith fabriquent des minotaures, c’est un processus extrêmement compliqué. »

« Les parents de Judith pensent que les minotaures sont un don fait par la science à l’humanité, un don qui doit la mener à un monde meilleur, et que jamais on ne devrait les utiliser pour se battre, mais, à partir de ce triste soir, les commandes affluent et l’activité de la Ferme augmente très vite. »


Mon avis : Judith est une petite fille qui vit à La Ferme. La Ferme, c’est l’endroit où ses parents fabriquent et mettent au monde des minotaures. Les minotaures sont des créatures spéciales : à corps d’homme et à tête de veau, elles sont élevées afin de venir en aide aux humains dans les tâches les plus complexes. Mais un peu jour, Judith découvre un minotaure un peu spécial : un bébé au corps de veau et à la tête d’homme. Elle décide de le cacher et de s’occuper de lui.

Judith et Bizarre est un récit sur l’amitié. Judith va se prendre d’affectionner pour cet être, si différent d’elle et de tout ce qu’elle connaît. Elle va s’occuper de Bizarre, lui donner un nom, lui apprendre à parler, à compter, ouvrir son esprit sur le monde. Judith va désobéir à ses parents et prendre des risques au nom de l’amour qu’elle ressent pour cette créature si chétive. Benoît Richter met en avant le dévouement et la solidarité, mais également la compréhension et l’acceptation d’autrui.

Car rien ne les oppose plus que leur physique : Judith est une humaine, Bizarre un minotaure. Mais, malgré leurs différences, ils vont se comprendre et apprendre à s’aimer. C’est une magnifique leçon de vie sur la tolérance. 

En second plan, l’auteur place son récit dans un contexte futuriste, avec la création de minotaures pour venir en aide aux humains dans les tâches les plus viles ou difficiles à faire. Les enfants pourront alors développer leur imagination, et réfléchir à ce sujet, quelque peu complexe : de quoi sera fait demain ? Une courte histoire, mais remplie de sujets intéressants, qui devaient satisfaire autant les enfants que leurs parents.


Judith et Bizarre est une histoire pour enfants qui prône l’amitié et la tolérance. J’ai apprécié la découvrir.

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Je vais bien, ne t’en fais pas


Je vais bien, ne t’en fais pas de Olivier Adam

155 pages, éditions Pocket


Résumé : Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares. Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n’a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l’aime. Rien d’autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu’il est parti. Peu après que Claire ait obtenu son bac. De retour de vacances, il n’était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d’explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C’est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d’une semaine de congés pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre.


Extraits : « Il fallait partie, s’enfuir, quitter la France, qui sentait le renfermé, où on était à l’étroit, ou alors au contraire s’y enfoncer pour de bon, sillonner, aller vers l’océan, trouver des racines là où on déciderait de les planter, s’inventer une vie, aller partout ou aller nulle part, puisque venant d’ici, de la banlieue parisienne, on ne venait de nulle part, on venait d’un no man’s land et que tout restait à bâtir. »

« C’est quand même pas notre faute si les bougnoules en banlieue sont trop cons à faire les marioles pendant les cours. Après ils ont l’air de quoi. Les garçons deviennent dealers, les filles caissières au supermarché et basta, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. »


Mon avis : Je me faisais une joie de découvrir cette histoire, dont j’entends parler depuis si longtemps. Je vais bien, ne t’en fais pas est un récit souvent plébiscité par la critique, qui a même eu le privilège d’être adapté au cinéma.

On pénètre dans la vie de Claire, une jeune femme, caissière à Paris, dont l’existence a pris un tour morose et triste suite à la disparition brutale de son frère Loïc. Loïc est parti après s’être disputé avec son père, Paul. Personne ne sait où il est allé. Seules quelques cartes postales, envoyées depuis des villages de campagnes, permettent de maintenir l’espoir en Claire : Loïc va bien, il est vivant, peut-être qu’il reviendra un jour.

J’avoue que je n’ai pas compris l’engouement qu’il y a autour de cette histoire. L’écriture est saccadée, c’est une suite de phrases et de chapitres qui ne s’emboîtent pas parfaitement, qui semblent être posées là, les unes à la suite des autres, sans suite logique.

L’histoire dans son ensemble est creuse, vide, froide, les mots défilaient devant mes yeux sans qu’aucun ne vienne me toucher. Je suis restée étrangère à l’histoire, insensible aux personnages et aux drames qui se jouent dans leur vie. Rien n’est détaillé, l’auteur s’en tenant au strict minimum, ce qui nous tient d’autant plus à l’écart du récit. On attend avec fébrilité plus d’explications sur les événements qui se produisent sous nos yeux, sur la mystérieuse absence de ce frère, sur la tournure qu’à pris la vie de Claire… mais rien ne vient. Pas d’éclaircissement, mais toujours plus de flou et de questionnements.  Heureusement que le livre est court et que les chapitres sont brefs : cela m’a évité de trop longueurs heures de lecture vaine et d’ennui.

Apparemment, ce livre d’Olivier Adam n’est pas le meilleur qu’il ait écrit. Je ne me laisse donc pas décourager par cette déception, et je lirai très probablement Peine perdue ou À l’ouest, qui attendent tous les deux sagement dans ma Pile À Lire. De même, après avoir lu quelques avis d’autres blogueurs, certains mentionnent l’adaptation cinématographique, qui est bien plus agréable à découvrir : donc pourquoi pas découvrir le film, pour me réconcilier avec le livre ?


Une histoire creuse, vide de sens, qui ne m’a pas touchée. Ennui et déception sont les deux seuls mots qui me viennent pour décrire ce livre.

Ma note : 2/10

Pour lire plus d’avis

 

Avant d’aller dormir


Avant d’aller dormir de S. J. Watson

469 pages, éditions Pocket


Résumé : Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.


Extraits : « L’âge nous rattrape tous, me suis-je dit tandis qu’il levait les yeux. De manière différente. »

« Nous changeons toujours les faits, nous réécrivons toujours l’histoire pour nous rendre la vie facile, pour la faire coïncider avec la version des événements que nous préférons. Nous le faisons automatiquement. Nous inventons des souvenirs. Sans y penser. Si nous nous répétons suffisamment souvent que quelque chose a eu lieu, nous finissons par le croire, et ensuite nous pouvons nous en souvenir. »


Mon avis : Vous avez certainement déjà entendu parler de ce livre. Avant d’aller dormir a reçu le Prix SNCF du Polar en 2012, avant d’être adapté au cinéma en 2014, sous le même titre. Au vu de l’engouement assez impressionnant qu’il y a eu autour de cette histoire à sa sortie, mais encore maintenant, j’étais très impatiente de découvrir à mon tour ce récit !

Christine est amnésique. Chaque jour, elle se réveille aux côtés d’un homme, censé être son mari, mais dont elle ne se rappelle pas. Et chaque jour, Ben s’évertue à lui rappeler certains souvenirs importants. Mais depuis quelques mois, Christine voit un médecin, le Dr Nack, en cachette de son mari. Celui-ci essaie d’aider la jeune femme à se rappeler de son passé, par une méthode assez simpliste : un journal intime. Christine, écrivaine dans sa vie passée, va donc coucher sur papier tout ce qu’il se passe dans son quotidien et tous les souvenirs qu’elle arrive à se rappeler. Très vite, elle va se rendre compte d’éléments de sa vie anormales et incohérentes. À son détriment, elle va se rendre compte que remuer le passé peut s’avérer dangereux.

On est immédiatement plongé au coeur de l’histoire. Le lecteur, au même titre que Christine, découvre peu à peu la vie présente, puis la vie passée de cette dernière. Comme elle, on s’interroge, on imagine des scénarios, on essaie de déceler le vrai du faux. S. J. Watson joue avec nos nerfs et nos émotions, en nous balançant constamment d’un côté puis de l’autre : qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal ? Qui dit la vérité et qui ment ? Que croire ?

Le récit est haletant : j’ai tourné les pages à une vitesse folle, tellement j’étais prise par l’histoire de Christine. J’avais envie à chaque fois d’en apprendre davantage, et chaque nouvelles interrogations me poussaient à poursuivre ma lecture. Résultat des courses : un roman dévoré en à peine quelques heures !


Un polar haletant, qui vous tiendra en éveil jusqu’au bout de la nuit.

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

20, Allée de la Danse : Le rêve américain


20, Allée de la Danse : Le rêve américain
de Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse sont surexcités : les voici à New York, où ils doivent donner deux représentations exceptionnelles ! Les petits rats en prennent plein les yeux : visites emblématiques, burgers et sodas géants, mais aussi découverte du New York City Ballet?!
Ils y découvrent un style de danse athlétique qui les intrigue ; au point que Maïna hésite à passer les auditions de la School of American Ballet…


Extrait : « Dans la vie, tu dois sans arrêt prendre des décisions, ajoute la danseuse. Renoncer à des possibilités. Sinon, ce seront les autres qui choisiront pour toi. Forcément, tu vas commettre des erreurs. Mais ce n’est pas grave. Parce que c’est aussi comme ça que tu sauras ce qui te plaît et ce qui tu ne veux pas revivre. Alors lance-toi ! »

« Dans Le Lac des cygnes, chaque cygne ne peut pas être unique, pense-t-elle. Et puis qu’est-ce que ça veut dire, « être soi-même » ? Et si moi, j’ai envie de faire partie d’un ensemble, hein ? »


Mon avis : Cette fois-ci, c’est Maïna, la jeune danseuse Martiniquaise, qui est sur le devant de la piste. L’ensemble de la bande de petits rats est partie en voyage à New York, où ils doivent se produire sur une scène mythique. Là-bas, la mère de Maïna et son frère, Olympe, les y rejoignent, pour les encadrer dans leurs visites culturelles. Tout le monde est très excité par la découverte de cette grande ville et de sa mentalité, bien différente de celle des Parisiens qu’ils connaissent. Si bien que Maïna hésite à passer une audition pour intégrer un stage intensif de danse aux Etats-Unis.

C’est toujours un pur bonheur de retrouver l’ensemble des petits rats. Chaque tome est dédié à l’un d’entre eux, et l’auteure aborde des thématiques de société actuelles, qui trouvent facilement échos chez les plus jeunes : la compétition, l’amitié, la jalousie, les différences, etc. Dans Le rêve américain, Maïna est songeuse quant à son avenir dans la danse. Son grand frère Olympe l’a troublée en lui parlant de son métissage, qui serait, selon lui, un obstacle à son évolution dans la danse. Car, comme il le dit si bien, personne n’a jamais vu une Juliette noire ou métisse.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Elizabeth Barféty aborde cette thématique sensible : avec innocence, candeur et bienveillance. Chacun est différent, que ce soit physiquement ou mentalement, mais ces différences ne doivent pas être un entrave à notre évolution, bien au contraire : elles doivent devenir nos forces. La couleur de peau de Maïna est ce qui la rend unique, ce qui la démarque, c’est son identité, ce qui fait qu’elle est telle qu’elle est, et rien ne pourra changer cela. Ce sont surtout ses performances de danseuse qui l’ont amenées là où elle est aujourd’hui, et ce sont ces mêmes performances qui la guideront vers ses objectifs et détermineront son avenir, et non sa couleur de peau.


Un tome qui nous embarque au coeur de New York, entre visites culturelles et représentations de danse. Une histoire qui respire la candeur et la bienveillance.

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Dans les pas de Valeria


Dans les pas de Valeria de Elisabet Benavent

399 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria, 27 ans à peine, commence à s’encroûter avec son compagnon de toujours – elle déprime ; Lola s’est entichée d’un super coup – mais il est fiancé ; Carmen est amoureuse d’un collègue, mais elle n’ose pas se lancer – elle est un peu complexée ; Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur – mais…
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ; lorsque Lola décide de réagir ; lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n’est autre que… son propre boss – qu’elle déteste ! Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter. À regret.


Extrait : « La création artistique n’est pas une chose qui se mesure en journées de travail. Le génie est capricieux. »

« La beauté physique est une chose éphémère qui se fane avec le temps. Tout ce qu’on peut faire c’est la photographier et la figer sur un morceau de papier. Mais on ne peut pas l’empêcher de mourir. »


Mon avis : Elisabet Benavent nous emmène direction l’Espagne, à la rencontre d’une bande de quatre amies. Il y a tout d’abord Valeria, notre narratrice et héroïne principale, une écrivaine, mariée depuis de nombreuses années à Adrian, photographe. Il y a ensuite Nerea, une jeune femme sexy mais à l’apparence froide, qui a enfin rencontré un homme qui a chamboulé son coeur. Il y a aussi Lola, une jeune femme excentrique et libre, qui enchaîne les conquêtes d’un soir, et enfin Carmen, qui flirte depuis quelques temps avec un collègue de boulot. Quatre femmes bien différentes, qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs !

J’ai apprécie découvrir quatre portraits de femmes très différentes, autant dans leur manière d’être, dans leur personnalité, que dans leur façon de se comporter avec les hommes. C’est agréable de voir une amitié aussi solide que celle qu’elles entretiennent depuis des années. Elles se retrouvent très souvent toutes les quatre pour des soirées confidences, elles se disent tout, sans langue de bois, elles rigolent et partagent de bons moments… en somme, une amitié parfaite, comme on en rêverait tous !

J’ai quand même été assez déçue par l’attitude de Valeria. Involontairement, j’ai essayé de me projeter dans sa situation, et même si je comprends certains de ses agissements, je ne les tolère pas. Chaque couple est confronté à des hauts et à des bas, mais c’est grâce au dialogue et à la communication que les problèmes se résolvent. J’ai trouvé son comportement assez choquant, surtout quand on pense qu’elle est considérée comme la plus réfléchie et la plus mature de la bande.

Passant outre ce détail de l’histoire, j’ai trouvé l’ensemble du récit frais, léger, agréable à lire. On passe un bon moment, on rigole et on oublie tous les problèmes qui nous préoccupent. Les pages défilent avec fluidité, on s’attache progressivement aux personnages, si bien que j’ai eu l’impression de faire partie de leur bande d’amies.

Dans les pas de Valeria est le premier tome d’une saga prometteuse, que je ne manquerais pas de découvrir, si l’occasion se présente. Je suis curieuse de découvrir l’évolution des histoires d’amour de nos protagonistes, qui ne s’annonce pas de tout repos !


Une romance légère, qui met en scène quatre amies aux histoires de coeur tumultueuses. C’est drôle, déjanté, émouvant parfois… : les fans de Bridget Jones devraient adorer !

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

IN MY MAILBOX

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

En ce premier dimanche de novembre, je vous propose de découvrir les livres qui ont rejoint ma bibliothèque ces dernières semaines !


J’ai tout d’abord acheté La proie de l’instant de John Sandford édité chez Pocket, un roman policier qui devrait m’accompagner durant les longues soirées d’hiver.

Résumé : Une opération policière organisée par Lucas Davenport, chef adjoint de la police de Minneapolis, tourne mal. Deux braqueuses sont tuées. Dick Lachaise, le frère et le mari des deux jeunes femmes, veut les venger. Et ce n’est que lorsque les policiers comprendront à quelle logique implacable il obéit qu’ils pourront tenter de le stopper.


Je me suis procuré un autre roman policier : Eaux profondes de Patricia Highsmith édité chez Le Livre de Poche.

Résumé : Vic Van Allen tolère les multiples flirts de sa femme Melinda avec une patience qui stupéfie tout le monde. Jusqu’au jour où, l’un des anciens amants de celle-ci ayant été tué, il se vante d’être l’assassin. Toutefois le meurtrier est arrêté. Melinda, rassurée, commence une nouvelle liaison. Et cette fois-ci Vic assassine l’amant… -Melinda, qui a compris la vérité, choisit alors la voie la plus redoutable: le défi. C’est trop tenter le diable. Tous – Vic également – l’apprendront à leurs dépens. Un suspense psychologique envoûtant, comme seule sait les créer la romancière de Mr Ripley et de L’Inconnu du Nord-Express.


J’ai également pris un livre uniquement pour le titre, que je trouvais sympathique : L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier édité chez Pocket.

Résumé : « J’éprouvais pour Elena une tendre reconnaissance. J’avais toujours voulu tuer quelqu’un. Pour y parvenir, il me manquait simplement de l’avoir rencontrée » songe Craig, fraîchement débarqué des États-Unis comme Elena d’Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l’on croise parfois au bar d’étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. Entre Craig et Elena naît un sentiment obsédant, fait d’agacement et d’attirance, sous l’œil impitoyable du réceptionniste, auquel rien n’échappe. Ou presque.

Dans cette envoûtante et spirituelle fiction à plusieurs voix, chacun prenant à son tour la parole, chacun observant l’autre, épiant son voisin, amour et meurtre tendent à se confondre. En émule d’Agatha Christie et de Marivaux, Christophe Carlier prouve avec maestria que l’accidentel, dans le shaker du grand hôtel, a partie liée avec l’imaginaire. Et qu’un assassin peut être aussi discret que l’homme à chapeau melon de Magritte, au visage dissimulé à jamais derrière une pomme verte.


Poursuivons avec un roman policier encore : Le manipulateur de Patrick Redmond édité chez Pocket.

Résumé : Max Somerton est l’un des hommes les plus riches et les plus influents de Londres : il est séduisant, élégant et très généreux. Qui serait assez fou pour refuser son amitié ? Certainement pas Mike, jeune avocat d’affaires à la City, bientôt fiancé à Rebecca. Michael Turner ne voit en effet aucune raison de se passer d’un tel ami. Un appartement bon marché dans un quartier chic ? Max est là. Des ennuis au travail ? Max s’en charge. La carrière de peintre de Rebecca ne démarre pas ? Max s’occupe de tout. Alors il n’y a vraiment aucune raison pour que Rebecca se méfie de lui, ni pour qu’elle blâme Mike de profiter de la soudaine générosité d’un homme qu’ils connaissent depuis quelques jours seulement. Aucune raison pour que Rebecca sente peu à peu monter en elle la haine, le malaise et la peur quand elle entend simplement le nom de Max Somerton. Aucune raison, vraiment..


Noël approchant, j’ai sauté sur un livre de Mary & Carol Higgins Clark qui contient deux histoires de Noël : Trois jours avant Noël & Le voleur de Noël édité chez Le Livre de Poche, que je lirai certainement courant décembre.

Résumé Trois jours avant Noël : Nora Reilly, célèbre auteur de romans policiers, n’a vraiment pas de chance. Passe encore d’être hospitalisée trois jours avant Noël pour une jambe stupidement cassée, mais quand son mari Luke et son chauffeur Rosita Gonzalez se font kidnapper par deux affreux méchants, Nora commence vraiment à se faire du souci.

Pas tant pour le million de dollars que réclament les preneurs d’otages, mais bien pour la vie de ceux-ci. Heureusement, Nora a sous la main sa fille Regan, détective privée de son état. Celle-ci sera bientôt rejointe par Alvirah Meehan, une collègue bien précieuse…

Résumé Le Voleur de Noël : New York. Au pied du Rockefeller Center, sur la 5eme Avenue, on fête tous les ans Noël en musique, autour d’un immense sapin. Mais cette année, une mystérieuse disparition dans les forêts du Vermont risque de gâcher la tradition.

A moins qu’avant les douze coups de minuit, Regan Reilley et Alvirah Meehan ne démasquent le coupable qui a ravi un butin beaucoup plus précieux qu’on ne le croit………


J’ai également acheté Amelia de Kimberly McCreight édité chez Le Livre de Poche, un roman policier dont j’ai entendu beaucoup de bien ces dernières années : j’ai hâte de le découvrir à mon tour !

Résumé : À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question :  » Amelia n’a pas sauté.  » Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer.


Je me suis procuré Le fantôme de l’opéra de Gaston Leroux édité chez Le Livre de Poche. Un auteur que j’ai découvert avec Le mystère de la chambre jaune, et dont je garde de très bons souvenirs.

Résumé : « Le fantôme de l’Opéra a existé. J’avais été frappé dès l’abord que je commençai à compulser les archives de l’Académie nationale de musique par la coïncidence surprenante des phénomènes attribués au fantôme et du plus mystérieux, du plus fantastique des drames, et je devais bientôt être conduit à cette idée que l’on pourrait peut-être rationnellement expliquer celui-ci par celui-là. « 


J’ai également acquis Le sourire des femmes de Nicolas Barreau édité chez Le Livre de Poche, un livre qui a reçu le Prix des Lecteurs 2015, que j’ai hâte de découvrir.
Résumé : Encore sous le coup du départ soudain de son compagnon, Aurélie remarque dans une librairie un roman intitulé Le sourire des femmes. La lecture passionnée de ce livre, où elle se reconnaît dans le personnage principal, la sauve du désespoir. Aussi décide-t-elle de remercier l’auteur en l’invitant au restaurant. Mais rencontrer l’écrivain par l’intermédiaire de son éditeur se révèle compliqué.

Enfin, dernier policier acquis ce mois-ci : Un peu plus loin sur la droite de Fred Vargas édité chez J’ai Lu. Un auteur très connu, dont j’ai déjà quelques autres livres qui attendent dans ma Pile À Lire…

Résumé : Ex-flic, Louis Kehlweiler découvre par hasard un petit os humain dans un excrément de chien.
Il note les habitudes de chaque promeneur de chien du secteur tandis que Vandoosler, son jeune archiviste, épluche les journaux pour déceler la moindre mort suspecte.
Leurs recoupements finissent par les conduire à Port-Nicolas, village perdu de la côte du Finistère, où la vieille Marie a chuté d’une falaise deux semaines auparavant.
La gendarmerie avait conclu à l’accident mais Kehlweiler refuse de lâcher le morceau.
Pour imposer son point de vue, il doit se confronter aux élus et aux notables, ainsi qu’aux rumeurs et aux rancœurs de la bourgade.
Un défi comme aime les relever Kehlweiler, cet esprit indépendant qui n’a pas peur de plonger les deux mains dans la boue.


Enfin, les éditions Nathan m’ont envoyé leurs nouveautés d’hiver 2020, avec tout d’abord Black Bone collectif de Coltan Song.

Résumé : Marie, 18 ans, vient de perdre sa mère journaliste dans un accident de la route. En triant ses affaires, elle comprend qu’Irène s’intéressait aux conditions de fabrication d’un smarphone dernière génération et à un mystérieux individu lié à cette entreprise. Et si la mort de sa mère n’était pas accidentelle ? Avec l’aide de Léo, un jeune hacker, et de sa marraine, reporter internationale, Marie reprend l’enquête…


Deuxième nouveauté Nathan qui sortira durant l’hiver 2020 : Parée pour percer de Angie Thomas.

Résumé : Bri a 16 ans et rêve d’être la plus grande rappeuse de tous les temps. Ou au moins de remporter son premier battle. Elle a de qui tenir – son père était une légende du rap, jusqu’à ce qu’il soit tué par les gangs. Mais quand sa mère perd son emploi, que leur propriétaire menace de les mettre à la porte et que la violence enfle dans son quartier, Bri n’a plus le choix : réussir dans le rap n’est plus un rêve. C’est une nécessité.


Connaissez-vous certains de ces titres ? Ils vous font envie ?