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In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.


De nombreux livres ont rejoint ma bibliothèque cette semaine ! Je vous propose de les découvrir tout de suite.


J’ai tout d’abord reçu Les Fabuleux Chapeaux de Margaux/Margot’s fabulous hats de Dominique Curtiss et Muriel Gestin aux éditions Chouette. C’est un livre que j’ai remporté lors d’un concours organisé sur leur page Twitter. Il s’agit d’un album jeunesse qui a la particularité d’être écrit à la fois en français et en anglais. Je finis ma lecture en VO en cours et je l’attaque tout de suite après !

Résumé : Il était une fois un village bien triste et les habitants l’étaient tout autant jusqu’au jour où une drôle de petite bonne femme vint les bousculer dans leur vie si monotone.De 6 à 8 ans. Un conte un peu magique qui parle avant tout de la conscience de soi, de la bienveillance et de la tolérance pour apprendre à vivre en harmonie avec les autres et partager ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous.


J’ai également reçu Un conte de deux villes de Charles Dickens édité chez Archipoche (éditions L’Archipel). C’est un roman historique, qui se passe durant la Révolution française. Je suis très peu habituée à lire des romans historiques, donc je suis impatiente de pouvoir changer un peu mes habitudes et élargir ma culture personnelle !

Résumé : 1775. Embastillé pendant dix-huit ans pour délit d’opinion, Alexandre Manette est enfin libéré. Sa fille Lucie, qui le croyait mort, quitte aussitôt l’Angleterre, où elle vivait en exil, pour le retrouver à Paris, le ramener à Londres et lui rendre la santé.
Cinq années ont passé lorsque la fille et le père sont appelés à la barre des témoins lors du procès d’un émigré français, accusé de haute trahison par la Couronne britannique. Il s’appelle Charles Darnay et deviendra bientôt le gendre de Manette, qui l’a sauvé d’une condamnation à mort.
Jusqu’au jour où Darnay, rentré en France au secours d’un ami, se trouve de nouveau arrêté, puis traduit devant un tribunal révolutionnaire pour crimes contre le peuple. Le Dr Manette témoignera-t-il une seconde fois en sa faveur ? Quant à Lucie, a-t-elle la moindre idée du terrible secret de son mari ?
Plongés contre leur gré dans les tumultes de la Terreur, les personnages d’Un conte de deux villes (1859) font revivre une page décisive de l’Histoire, avec ses complots, ses vengeances et ses trahisons.


J’ai également réceptionné Elite d’Abril Zamora édité chez Hachette romans, le premier roman dérivé de la série éponyme. J’avoue n’avoir pas encore eu le temps de découvrir la série, mais peut-être que ce roman m’en donnera d’autant plus envie… à suivre !

Résumé : Paula souffre parce qu’elle ne peut parler à personne de son amour impossible. Janine garde un lourd secret qui la mettrait en danger si elle le révélait. Gorka, son ami obsédé par le sexe, tombe amoureux de la personne qu’il ne faut pas et Mario, le redoublant habitué à harceler les autres, se retrouve pour la première fois victime de chantage. María Elena que tout le monde à Las Encinas surnomme Melena, la Mèche, parce qu’elle a perdu ses cheveux suite à des problèmes émotionnels, porte une triste histoire de famille, derrière sa façade glamour et pleine de fric. Tous ont de sérieux problèmes à affronter, mais à la fin de l’année scolaire, lors de la fête du lycée, un drame survient… Marina est trouvée morte au bord de la piscine et l’inspectrice en charge de l’enquête reçoit un mystérieux journal intime, bourré de phrases haineuses à propos de l’adolescente assassinée. Quelqu’un la détestait et tout indique que l’auteur de ce journal était dans la même classe que la victime. Les cinq protagonistes, Melena, Janine, Mario, Paula et Gorka, se verront mêlés d’une manière ou d’une autre à l’affaire. L’auteur du journal a-t-il quelque chose à voir avec le crime ? Qui a anonymement apporté ce cahier rose à la police ? Pourquoi l’auteur détestait-il tant Marina ? Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Pour assembler les pièces du puzzle, il va falloir remonter au tout début de l’année scolaire.


Enfin, j’ai eu la surprise de recevoir Le bûcher de Perumal Murugan édité chez Stephane Marsan. Un roman indien, qui me donne très envie. Je suis particulièrement impatiente de découvrir cet auteur étranger, cette histoire orientale, ainsi que cette maison d’éditions !

Résumé : « Je ne sais pas de quelle caste tu es, mais fais bien attention avec ces gens. Tu ne peux pas compter sur ton mari pour te protéger. Ils attendront qu’il s’absente et, à la première occasion, ils en profiteront pour te chasser. Ils sont capables du pire. Prends garde.»

Après la mort de son père, Kumaresan quitte son village natal et se rend à la ville pour y trouver du travail. À l’usine, il met le soda en bouteille avant d’aller le livrer à vélo aux échoppes qui en font commerce. C’est là qu’il fait la rencontre de Saroja, et tout à coup, c’est l’amour fou. Mais c’est aussi un amour interdit : la jeune fille n’est pas issue de la même caste que lui. Avec la fougue de la jeunesse, ils se marient clandestinement dans un temple peu regardant sur l’origine sociale des mariés, avant de regagner ensemble le village de Kumaresan. Le jeune homme est persuadé qu’il finira par avoir raison des réticences des siens et par faire accepter sa femme. Mais dans ce petit village isolé du Tamil Nadu où les traditions pèsent comme une chape de plomb, le piège se referme sur eux, jour après jour.


Et vous, de nouveaux livres rejoignent votre bibliothèque en ce début d’année ?

20, Allée de la Danse : Un pas de côté


20, Allée de la Danse : Un pas de côté d’Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École, les élèves préparent un événement hors du commun : ils vont danser en public au musée d’Orsay ! En l’honneur du peintre Edgar Degas, les petits rats présenteront un exercice à la barre. Maïna, Constance, Zoé, Sofia, Colas et Bilal sont ravis de danser dans ce cadre unique. Mais leur plaisir est troublé par une série de disparitions d’objets de valeur à l’internat. Les élèves commencent à s’interroger : y aurait-il un voleur parmi eux ?


Extraits : « Chaque fois, la danse lui procure un sentiment de liberté, un bonheur unique.« 

« Comme disait je ne sais plus qui, pense-t-il, une journée sans danser est une journée perdue ! »


Mon avis : Les aventures des petits rats de l’école de Danse se poursuivent. Dans ce tome-ci, c’est le jeune Bilal qui est mis en avant. Le jeune garçon est le seul externe de la Bande, le seul qui ne reste pas dormir le soir à l’internat de l’Opéra. Sur le chemin qui le ramène chez lui, Bilal va tomber sur Ethan, un danseur de première année, qui semble en mauvaise posture dans la rue auprès de jeunes. Bilal se souvient que, quelques années plus tôt, il avait été lui-même victime de harcèlement dans la rue, des personnes malintentionnées se moquaient de lui et le rabaissaient à cause de sa passion. Mais ce qu’il va découvrir sur Ethan est loin d’être similaire à sa propre histoire.

En parallèle, l’ensemble des petits rats ont été conviés à l’inauguration de l’exposition Degas au Musée d’Orsay. Ils vont pouvoir danser dans ce magnifique lieu, devant des spectateurs venus spécialement les regarder. Pour avoir moi-même visité le Musée d’Orsay il y a quelques années, j’avoue que le cadre est magnifique et que c’est une chance unique dans la vie des jeunes danseurs, que de pouvoir se produire dans un tel lieu.

 

Intérieur du musée d’Orsay

Cette prochaine représentation au musée va également encourager nos jeunes danseurs à s’intéresser un petit peu plus à l’art. Certains, comme Bilal, le protagoniste de ce tome, n’avait jamais mis les pieds dans un musée. Il va apprendre à regarder, à ressentir des émotions, à se laisser transporter par des peintures et des sculptures. J’ai beaucoup aimé cette petite incartade culturelle, qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de pousser les portes de musées divers.

Comme d’habitude, les romans d’Elizabeth Barféty sont illustrés par de jolis dessins en noir et blanc réalisés par Magalie Foutrier, qui nous permet de ressentir encore plus intensément toutes les aventures vécues par nos héros préférés.

                                    


Comme toujours, l’auteure nous délivre de belles valeurs : l’entraide, la solidarité, l’amitié. Un tome réussi, qui mêle danse et culture. 

Ma note : 7,5/10

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Alerte rouge


Alerte rouge de James Patterson & Marshall Karp

346 pages, éditions L’Archipel, à 20€


Résumé : Une nouvelle enquête du NYPD Red, unité d’élite chargée de protéger les rich and famous, confronté à un génie du mal caché à Manhattan. Par James Patterson, n°1 mondial du suspense. A New York, le crime ne connaît pas de trêve. Le NYPD Red non plus… La haute société new-yorkaise est réunie au Pierre, l’un des plus prestigieux hôtels de la ville, pour un gala de charité. Soudain, une explosion souffle la salle.
Plusieurs blessés, une victime. Acte terroriste ou vengeance personnelle ? A quelques kilomètres de là, dans les entrailles d’un hôpital désaffecté de Roosevelt Island, est retrouvé le corps d’une célèbre réalisatrice de documentaires. Etranglée. Une séance SM qui aurait mal tourné ? Deux enquêtes cousues main pour Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald, du NYPD Red, l’unité d’élite chargée de la protection des célébrités.


Extraits : « Il ne faut jamais sous-estimer la folie de ceux qui ont du fric. »

« L’une des qualités qu’on attend de vous quand vous travaillez pour les très riches est de supporter leurs insultes alors que vous vous crevez le cul pour les aider. »


Mon avis : Habituée des romans de James Patterson (vanté comme le numéro un mondial eu suspense), je l’ai découvert dans Le sang de mon ennemi, un polar sur fond de trafic de drogue, puis j’ai enchaîné sur Un si beau soleil pour mourir, dans lequel un tueur en série assassinait sauvagement des personnes ayant le nom. Ces deux précédents récits ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais les ouvrages de cet auteur ont le mérite de receler une dose dose de suspense et de se lire relativement vite.

Alerte rouge fait partie de la saga NYPD RED, qui compte à ce jour quatre tomes – Alerte rouge étant le quatrième. Mais rassurez-vous, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres : la constance de cette saga sont les protagonistes, Kylie McDonald et son coéquipier Zach Jordan, qui font partie d’une unité d’élite du Red de New York, chargée de protéger les personnes immensément riches.

Lors d’un gala de charité en présence de personnalités célèbres de la ville de New York, dont la maire en personne, l’architecte et donateur d’une oeuvre de bienfaisance en faveur des plus démunis se fait exploser par une bombe alors qu’il allait entamer un discours sur scène. Kylie et Zach sécurisent les lieux et surtout madame la Maire et sont sur le pied de guerre pour comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi.

En parallèle, les deux coéquipiers se retrouvent sur une autre enquête de meurtre, celle d’une personnalité du cinéma, Aubrey Davenport. La jeune femme est retrouvée dans un hôpital désaffecté, nue, une corde autour du cou. Après quelques investigations, il semblerait que la jeune femme soit une accro au sexe accompagnée de pulsions violentes et destructrices.

J’avoue que ces deux enquêtes mises en parallèle, qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre, m’ont dérangées. On s’embrouille facilement dans l’alternance des témoins, des indices, dans l’avancement de l’une ou l’autre enquête. J’aurais préférée que l’auteur se focalise uniquement sur une seule enquête, en y ajoutant plus de suspense ou de rebondissements, qui aurait rendus l’histoire plus unique et moins passe-partout. Car, après tout, j’ai trouvé que les deux enquêtes n’étaient pas très recherchées, elles sont sympathiques à découvrir, mais vites oubliées une fois la lecture terminée. Elles manquent de plomb, de solidité, d’originalité.

En revanche, j’ai bien aimé le duo d’inspecteurs Kylie/Zach, qui m’ont semblé sympathiques. Si j’avais l’occasion de lire les précédents tomes de NYPD RED ou les tomes suivants s’il y en a, je pense que ce serait en premier lieu pour retrouver ce couple de collègues, qui m’ont bien plût.


Un polar intéressant, qui mêle deux enquêtes disjointes. Sympathique à découvrir, mais l’auteur a joué la simplicité : le manque de consistance de l’histoire fait qu’elle sera vite oubliée.

Ma note : 5,5/10

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Papa est en bas


Papa est en bas de Sophie Adriansen

119 pages, éditions Nathan


Résumé : Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Un sujet difficile (la fin de vie d’un parent) abordé sans pathos à hauteur d’enfant : on rit et on pleure avec Olivia, en suivant son quotidien et celui de sa famille.
Dès 10 ans.
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Extraits : « Nous sommes des Indiens. C’est ce que papa a décrété le jour où il a rapporté d’une brocante cette sorte de totem qu’il avait trouvé joli (ce qui est largement discutable) et qui trône depuis près de la baie vitrée du salon. Et les Indiens, quand ça a des choses importantes à se dire, ça se réunit en conseil de guerre. »

« Papa et maman m’ont souvent raconté que mes premières dents ont poussé quand j’avais quatre mois. Ce qui est très tôt pour un bébé, d’après ce que j’ai compris. Quatre d’un coup, en plus : deux en haut et deux en bas. Papa conclut toujours l’histoire en disant que c’est comme ça qu’il a su que j’étais vraiment sa fille.
En tout cas, je mords la vie à pleines dents. »


Mon avis : Décidément, Sophie Adriansen choisit toujours d’aborder des thématiques graves, tristes, déchirantes parfois. Jusqu’à maintenant, je n’avais lu qu’un seul de ses romans, Lise et les hirondelles, qui traitait de la déportation de milliers de juifs lors de la terrible Rafle du Vel d’Hiv durant la Seconde guerre mondiale. Le récit était narré du point de vue d’une enfant, ce qui ajoutait une dimension d’autant plus dramatique aux événements. Dans Papa est en bas,  la thématique est différente, mais l’histoire tout aussi grave et toujours racontée à travers les yeux d’une enfant.

Le papa d’Olivia ne joue plus avec elle au foot, ne se balade plus, à du mal à monter les escaliers de la maison, ou à faire des gestes simples du quotidien, comme débarrasser la table après manger. Et pour cause : il souffre d’une maladie orpheline qui va progressivement paralyser l’ensemble de ses membres, à l’exception des yeux. Une terrible nouvelle, qui laisse la jeune fille totalement hagarde.

L’auteure s’est appuyée sur une histoire qu’elle a vécue, puisque son oncle a lui aussi perdu l’usage de ses jambes, avant de s’installer dans un lit au rez-de-chaussée de sa maison. C’est un récit puissant, une histoire qui pourrait arriver à plus de monde que ce que nous pensons.

Malgré le handicap, le papa d’Olivia reste fort, courageux, il se bat pour profiter de sa petite fille un maximum et du peu de temps qu’il lui reste. Je voudrais citer une phrase que l’auteure a apposée dans ses remerciements, qu’elle a elle-même entendue du professeur Bernard, un célèbre cancérologue, qui disait : « Quand on ne peut plus ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours« . Un bien triste raisonnement, qui résume bien le comportement du père d’Olivia face aux quelques jours qu’il lui reste à vivre.


découvrez olivia, cette petite fille courageuse, qui nous raconte l’évolution du handicap de son père. Un récit puissant et émouvant, qui ne peut laisser personne indifférent.

Ma note : 8/10

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Demandez-leur la lune


Demandez-leur la lune d’Isabelle Pandazopoulos

261 pages, éditions L’Archipel, à 19€


Résumé : Lilou, Sam, Bastien et Farouk. A 15/17 ans, ils vivent dans un de ces coins de France où on est loin de tout, une zone blanche.
La seconde générale n’est pas pour eux, ils n’ont plus beaucoup d’espoir dans l’avenir. C’est alors qu’Agathe Fortin, jeune prof de français passionnée, leur propose un cours de soutien étrange : les faire parler. Son défi : les préparer à un concours régional d’éloquence. Eux qui n’ont pas les mots vont se raconter à voix haute..
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Extraits : «  »Les mots, on sent le poids qu’ils pèsent et le pouvoir qu’ils ont. Ils t’engagent tout entier, ils te montrent tel que tu es, d’où tu viens et à qui tu ressembles. »

« Elle pense à tous ces trucs qu’on ne peut pas partager. À ce silence qui fait un gouffre entre soi et le monde. »


Mon avis : Ils sont quatre adolescents aux histoires différentes, avec un seul point commun : ils sont en décrochage scolaire, mais motivés pour donner un sens à leur avenir. Lilou, Sam, Bastien et Farouk vont suivre les cours de soutien de madame Fortin, une jeune professeure aux méthodes d’enseignement créatifs et originaux. D’abord désarçonnés par les pratiques de leur nouvelle professeure, les quatre adolescents vont se laisser prendre au jeu et finir par apprécier ces cours, leur professeure et surtout le travail qu’ils effectuent ensemble sur eux-mêmes.

Isabelle Pandazopoulos, l’auteure de ce récit, a longtemps travaillé avec des élèves en difficulté, puis avec des jeunes en situation de handicap mental. En écrivant Demandez-leur la lune, elle s’appuie sur ces expériences passées en les enjolivant d’éléments fictifs.

Lilou, Sam, Bastien et Farouk ont chacun leur problème. La famille de Lilou a été détruite il y a quelques mois : ils ont appris que le grand frère de Lilou s’était radicalisé et avait rejoint un groupement de terroristes islamiques. Un choc pour cette famille, qui est devenue la bête noire auprès de toute la ville et de tous leurs proches.

Sam quant à elle, vit avec sa mère, qui souffre de troubles mentaux. Elle ne contrôle pas les accès bipolaires de sa mère, mais continue à l’aimer inconditionnellement. Bastien est en guerre avec ses parents, qui veulent le forcer à reprendre l’entreprise familiale. Mais le jeune homme n’est pas d’accord et aspire à une autre voix professionnelle. Enfin, Farouk est un jeune immigré turque, qui a fuit la guerre de son pays pour survivre. Il a laissé derrière lui tous ses repères, ainsi que sa famille, qui est resté au pays. Aujourd’hui décidé à apprendre le français et à s’intégrer en France, il attend son audience, qui décidera s’il peut ou non rester résider sur le territoire français.

Durant les quelques heures de soutien scolaires auxquels ils participent tous ensemble, leurs problèmes s’envolent et restent derrière eux. Oubliée la noirceur du quotidien pour se recentrer sur le groupe et les attentes de madame Fortin. Cette dernière a confiance en eux et sait qu’ils ne sont pas les élèves en grande difficulté, perdus et irrattrapables que le proviseur ainsi que tous leurs autres professeurs veulent leur laisser croire. Madame Fortin aspire même à les inscrire à un concours d’éloquence. À travers leurs mots, ils vont se découvrir, s’ouvrir et enfin s’aimer.

J’ai beaucoup aimé la morale de l’histoire, qui donnera certainement à réfléchir aux lecteurs-cibles. Ne laissez pas les autres vous rabaisser, vous destabiliser ou vous faire douter de vous-mêmes. Vous êtes uniques, vous êtes forts et autant capables que les autres de réussir ce dont vous avez envie. Une très belle leçon de vie et d’espoir, dont je n’hésiterais pas à me rappeler à l’avenir.


une histoire puissante, qui devrait apporter espoir et courage aux adolescents qui manquent de confiance en eux. Ce fût une très jolie découverte.

Ma note : 7,5/10

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L’art du meurtre


L’art du meurtre de Chrystel Duchamp

261 pages, éditions L’Archipel, à 19€


Résumé : Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.
Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.
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Extraits : «  »Le sommeil est la clé de la réussite », répétait sans cesse mon père. »

« L’art nous est vital depuis la nuit des temps. Laisser une trace est un besoin ancré au plus profond de nous. Une quête d’éternité. »


Mon avis : Quel récit ! Captivant, rythmé, bien ficelé, en bref : grandiose !

Tardy, un célèbre avocat retraité, est sauvagement assassiné chez lui, dans une mise en scène macabre. S’ensuit le meurtre de Mourond, un richissime dentiste, lui aussi retrouvé mort chez lui, dans une posture pour le moins étrange. Leur point commun ? Les deux hommes étaient collectionneurs d’art. Le lieutenant Audrey Durand, aux côtés de sa capitaine Patricia, sont en charge de cette affaire. Elles vont se rapprocher de Joël, un revendeur d’art, pour appuyer leur expertises. Mais les deux femmes ne sont pas au bout de leurs surprises : une troisième scène de crime est mis à jour, avec non pas une, mais deux victimes, là encore, placées de façon totalement calculées. Qui est ce mystérieux tueur ? Quel message souhaite-il faire passer aux enquêteurs ? Audrey en est persuadée : tout a rapport à l’art !

Chrystel Duchamp porte le nom d’un célèbre peintre et plasticien français, Marcel Duchamp, qui s’est notamment illustré dans l’art conceptuel, le body art et le ready-made au siècle passé. Et c’est justement d’art dont il est longuement question dans L’art du meurtre. L’ensemble des victimes étaient des passionnées d’art, contemporains ou classiques, elles collectionnées toutes de nombreuses toiles, qu’elles achetaient à prix d’or.

J’ai beaucoup aimé les quelques digressions de la protagoniste Audrey sur de célèbres artistes français et étrangers, qui ont mis en place des oeuvres qui ont attisés la polémique. Je pense notamment à Paul McCarthy, plasticien américain et sa sculpture gonflable géante Tree, installée sur la place Vendôme à Paris, censée représenter un arbre de Noël, elle faisait plutôt penser à un plug anal. Cet homme, considéré comme artiste, réalisera de nombreuses performances surréalistes, comme se filmer en train de s’enfoncer une poupée Barbie dans le derrière… plutôt inattendu et intriguant ! Chrystel Duchamp cite également Orlan, une artiste féministe française, connue pour ses installations choquantes et ses transformations physiques qu’elle filmait comme de véritables performances artistiques. Par manque de temps et certainement par manque de connaissances aussi, je ne m’intéresse que de très loin à l’art. Mais je remercie grandement l’auteure, qui a enrichie ma pauvre culture artistique avec ces quelques artistes et leurs réalisations originales, qui m’ont beaucoup intrigués. J’en garderai une trace dans ma mémoire, c’en est certain.

 

   À À gauche : la sculpture gonflable géante de Paul McCarthy, Tree, érigée place Vendôme à Paris.
À droite : l’artiste ORLAN et ses implants du visage.

C’est justement ce mélange entre artistes contemporains et fiction meurtrière qui m’a conquise. J’ai été happée du début à la fin. L’enquête en elle-même est trépidante, rythmée comme il se doit, bien ficelée, avec des rebondissements qui arrivent à nous tenir en haleine tout au long du récit. J’ai également bien accroché avec le lieutenant Audrey, notre protagoniste, bien que sa relation soudaine avec l’un des autres personnages du récit (dont je tairais le nom, pour vous laisser le plaisir de le découvrir par vous-même), m’a semblé assez précipitée, inconsidérée, presque dangereuse. Hormis ceci, le dénouement est quant à lui totalement inattendu et bluffant : j’avais imaginé toutes les théories les plus farfelues, mais sûrement pas celle-là ! L’art du meurtre est le premier roman de Chrystel Duchamp et j’espère sincèrement que ce ne sera pas le dernier.


Un premier polar réussi, haletant et rythmé, combinant fiction et artistes contemporains, qui m’a totalement conquise. C’est du grand art !  

Ma note : 9/10

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a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 


Voici mon premier In MY MAILBOX de l’année 2020 !

J’ai tout d’abord reçu L’art du meurtre de Chrystel Duchamp aux éditions L’Archipel. Un thriller français qui me fait trèèèès envie. Il sort en librairie le 16 janvier prochain, et je peux vous dire que les critiques sont déjà toutes élogieuses ! Ce sera ma prochaine lecture.

Résumé : Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.
Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.


Toujours aux éditions L’Archipel, j’ai reçu Alerte rouge de James Patterson & Marshall Karp. James Patterson est un auteur que je connais, pour avoir lu plusieurs de ses polars et je dois avouer que je trouve sa plume agréable à lire. J’ai hâte de voir ce que me réserve cette nouvelle parution !

Résumé : Une nouvelle enquête du NYPD Red, unité d’élite chargée de protéger les rich and famous, confronté à un génie du mal caché à Manhattan. Par James Patterson, n°1 mondial du suspense. A New York, le crime ne connaît pas de trêve. Le NYPD Red non plus… La haute société new-yorkaise est réunie au Pierre, l’un des plus prestigieux hôtels de la ville, pour un gala de charité. Soudain, une explosion souffle la salle.
Plusieurs blessés, une victime. Acte terroriste ou vengeance personnelle ? A quelques kilomètres de là, dans les entrailles d’un hôpital désaffecté de Roosevelt Island, est retrouvé le corps d’une célèbre réalisatrice de documentaires. Etranglée. Une séance SM qui aurait mal tourné ? Deux enquêtes cousues main pour Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald, du NYPD Red, l’unité d’élite chargée de la protection des célébrités.


Enfin, j’ai reçu le nouveau roman d’Isabelle Pandazopoulos : Demandez-leur la lune, qui sortira mi-janvier aux éditions Gallimard jeunesse. C’est là encore une auteure que je connais, grâce à Double faute, son précédent ouvrage, que j’avais bien aimé lire, mais qui ne m’avait pas laissé de souvenirs impérissables non plus. J’espère pouvoir revoir mon jugement avec ce livre !

Résumé : Lilou, Sam, Bastien et Farouk. A 15/17 ans, ils vivent dans un de ces coins de France où on est loin de tout, une zone blanche.
La seconde générale n’est pas pour eux, ils n’ont plus beaucoup d’espoir dans l’avenir. C’est alors qu’Agathe Fortin, jeune prof de français passionnée, leur propose un cours de soutien étrange : les faire parler. Son défi : les préparer à un concours régional d’éloquence. Eux qui n’ont pas les mots vont se raconter à voix haute..


Et de votre côté, l’année 2020 commence-t-elle avec de jolies réceptions ?