Soleils de sang


Soleils de sang de Christophe Ferré
445 pages, éditions l’Archipel, à 20€


Résumé : Sur une plage de la Côte d’Azur, une jeune femme se réveille. L’esprit embrumé, Juliette ne sait pas comment elle est arrivée là. Petit à petit ses souvenirs refont surface : la veille, sa mère Flavia fêtait ses quarante-cinq ans, entourée de son mari et de ses enfants. Puis c’est le bruit des balles qui lui revient. Que s’est-il passé ? La police lui annonce l’implacable vérité : son père, son frère et sa sœur ont été abattus. Personne ne sait pourquoi Juliette a survécu, ni ce qu’elle faisait sur cette plage à quelques kilomètres de la scène de crime. Tout accuse Flavia, disparue sans laisser de traces. Mais quel mobile pousserait une mère de famille sans histoires à commettre un tel carnage ? Juliette le sait, la vérité sur cette affaire s’annonce cruelle et dérangeante. Le voile des apparences se déchire pour révéler les plus sombres secrets d’une famille en apparence presque parfaite…

Ce livre est inspiré de l’affaire Dupont de Ligonnès.


Extraits« Il faut se méfier des apparences. De la colère et de la haine qui jaillissent des murs comme une eau sale. »

« Après les coups de feu, pas un cri, pas une plainte, juste les hurlements du chien. Mais aussi un air de tango de Buenos Aires. Le silence de la mort sur un air de tango, mais les morts étaient bien morts, leurs oreilles n’entendaient plus rien. »


Mon avis : Il y a deux ans maintenant, j’ai découvert Christophe Ferré à travers son polar Mortelle tentation. De son roman, je me souviens surtout d’un suspense haletant et d’interrogations toujours plus nombreuses quant aux responsables des crimes commis. Avec Soleils de sang, l’auteur réitère son coup, en nous livrant un thriller à la tension croissante et aux énigmes toujours plus nombreuses.

Inspiré de l’affaire Dupont de Ligonnès, Christophe Ferré met en scène une tuerie familiale bien mystérieuse sur la Côte d’Azur. Le jour de l’anniversaire de la mère de famille, les trois enfants et leurs parents se regroupent pour fêter l’événement. Mais quelques heures plus tard, Juliette, la fille aînée, se réveille seule sur une plage lointaine. Secourue par les pompiers, ils lui apprennent que sa famille a été décimée : son père, son frère et sa petite soeur ont été sauvagement assassinés… et sa mère est portée disparue. Anéantie, totalement désorientée par cette terrible nouvelle, la jeune femme n’arrive pas à y croire. Elle souhaite comprendre les raisons de cette tuerie de masse et surtout les raisons qui ont motivées le tueur à l’épargner. Pourquoi ne l’a-t-il pas tuée ? Pourquoi l’avoir emportée sur une plage isolée ? Où est passée sa mère ?

Dès lors, dans la tête de Juliette, tout le monde est un coupable potentiel. Sa grand-mère et son amoureux, qui devaient les rejoindre au goûter de 17h, sa meilleure amie et collègue de travail océanographe, le pompier qui l’a secourue, même l’inspecteur de police lui-même, qui semble lui cacher bien des choses… l’enquête piétine, aucun élément nouveau n’arrive pour élucider l’affaire et les suspects sont en nombre… sans aucun mobile concret. Les spéculations vont bon train, jusque dans l’esprit du lecteur, totalement embrouillé. Les appels à témoins se multiplient, bon nombre d’entre eux affirment avoir vu la mère de Juliette à plusieurs endroits en Italie, insouciante et heureuse, comme si la tuerie n’avait jamais eu lieu.

La plume de Christophe Ferré est fluide, les chapitres sont courts, venant rythmer avec efficient le récit et ajouter une dose de tension supplémentaire à l’enquête. C’est le genre de polar que l’on commence un peu par hasard et que l’on ne peut plus lâcher une fois les premiers chapitres passés. On est prit dans l’histoire, chaque fin de chapitre décelant une dose suffisante pour nous donner envie de poursuivre la lecture d’un nouveau chapitre.


Un très bon polar, glaçant, qui rappelle sans conteste l’affaire dupont de ligonnès. rythmé et haletant, on ne le lâche qu’une fois la dernière page tournée. par ce roman, Christophe Ferré devient une valeur sûre à mes yeux : foncez !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-7338-9339-5

Retrouvez-moi


Retrouvez-moi de Mathilde Paris
200 pages, éditions Auzou, à 14,95€


Résumé : Joséphine vient d’être enlevée. Elle a juste eu le temps de cacher son téléphone avant de perdre connaissance. Qui l’a enfermée ? La police, un homme avide de vengeance, son dealer, ou quelqu’un d’encore plus proche d’elle encore ?
Elle n’a qu’une nuit pour remonter le fil de ses actions jusqu’au moment fatidique où sa vie a dérapé, et découvrir qui l’a kidnappée et pourquoi.
Une nuit pour s’ouvrir à Léo, le garçon qu’elle aime secrètement.
Une nuit pour dire adieu à Greg, son meilleur ami.
Une nuit pour tout perdre.
Une nuit pour tout gagner.


Extraits« Tu vois Léo
Depuis que ma mère est morte
Je me sens comme ça
J’ai l’impression que mon corps se délite
Qu’on lui enlève des morceaux
Petit à petit
C’est un supplice
Chaque jour qui passe
Un morceau en moins. »

« Non, parce que rien n’est grave depuis que maman est morte. C’est ça qui est grave, le reste, c’est rien. Ça passera. La mort de maman, ça passera jamais. »


Mon avis : Joséphine a été enlevée. Elle n’a aucune idée de l’identité de ses ravisseurs ni de l’endroit où elle se trouve. Heureusement, la jeune fille a réussi à cacher un second portable, qu’elle utilise pour communiquer par SMS avec deux personnes : Greg, son meilleur ami Greg et Léo, le garçon qu’elle aime secrètement. Tous les deux, à leur manière, vont tenter d’aider Joséphine à se sortir de cette fâcheuse situation. Comment en est-elle arrivée là ? Qui l’a séquestrée ? Pour quelle raison ? Autant de questions qui se bousculent inlassablement dans nos têtes.

Le gros point positif de ce roman, c’est sa narration. En effet, Mathilde Paris apporte une dose d’originalité au scénario, puisqu’elle alterne entre les courts échanges SMS de Joséphine avec les deux garçons, des passages narratifs plus classiques, qui se passent sur le moment présent et quelques jours avant le drame. 

J’ai bien aimé ce concept d’échange de SMS, que je trouve moderne, assez simple et rapide à lire, qui devrait beaucoup plaire aux jeunes adolescents, qui n’ont pas forcément le temps et l’envie pour lire des romans classiques plus long. Ici, les phrases sont courtes, elles s’enchaînent à un rythme soutenu et l’histoire est dotée d’un suspense qui fait qu’on a du mal à lâcher le livre. En plus de ça, les jeunes devraient s’identifier facilement à ces adolescents, qui échangent systématiquement par téléphone. Car les portables, ne sont-ils pas greffés entre les mains des adolescents ?

Malheureusement, pour ma part, en tant que jeune adulte, j’ai trouvé l’ensemble de l’histoire beaucoup trop bancale et peu plausible. J’ai eu beaucoup de mal à adhérer au récit : je n’ai pas cru une seule seconde à cette question d’enlèvement, prise beaucoup trop à la légère. J’ai trouvé les échanges entre les adolescents parfois surréalistes, très éloignés de la réalité – personne n’a l’air de paniquer, alors que la situation est quand même exceptionnellement grave. Quant au dénouement, c’est la cerise sur le gâteau de l’histoire abracadabrante : il est étonnant, c’est certain, puisque personne ne s’y attend… mais aussi complètement absurde. C’est du thriller un peu bas de gamme, pour intéresser les ados et leur faire lire au moins un livre dans l’année. Tous ces d’éléments ont freiné ma lecture ; je n’étais sans doute pas le lecteur cible.


Un thriller jeunesse moderne, créatif, qui arrive à nous tenir en haleine jusqu’au bout. Malgré tout, j’ai trouvé l’histoire  peu plausible.

Ma note : 5/10

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ISBN : 978-2-7338-9339-5

Nous vivions dans un pays d’été


Nous vivions dans un pays d’été de Lydia Millet
247 pages, éditions Les Escales, à 21€


Résumé : Un roman puissant sur l’aliénation adolescente et la complaisance des adultes dans un monde en mutation.
Une grande maison de vacances au bord d’un lac. Cet été-là, cette maison est le domaine de douze adolescents à la maturité étonnante et de leurs parents qui passent leurs journées dans une torpeur où se mêlent alcool, drogue et sexe.
Lorsqu’une tempête s’abat sur la région et que le pays plonge dans le chaos, les enfants – dont Eve, la narratrice – décident de prendre les choses en main. Ils quittent la maison, emmenant les plus jeunes et laissant derrière eux ces parents apathiques qu’ils méprisent et dont l’inaction les exaspère autant qu’elle les effraie.


Extraits« Avant, nous vivions dans un pays d’été. Dans les bois, il y avait des cabanes perchées dans les arbres, et sur le lac, des bateaux. »

« Les molécules ne meurent jamais, songeais-je.
N’était-ce pas ce qu’on nous avait expliqué en chimie ? Ne nous avait-on pas dit qu’une molécule du dernier souffle de Jules César se trouvait, statistiquement parlant, dans chacune de nos inspirations ? Même chose pour Lincoln. Ou nos grands-parents.
Des échanges et des mélanges de molécules, à l’infini. Des particules qui avaient un jour été d’autres gens, et qui désormais se mouvaient à travers nous. »


Mon avis : Quel étrange roman… je n’avais jamais rien lu de tel auparavant ! Passé l’étonnement initial, quand on se penche plus précisément sur le message véhiculé, on peut alors penser : quel puissant roman !

Le début du récit montre plusieurs familles euphoriques à l’idée de passer tout un été ensemble, parents et enfants confondus, dans une location saisonnière idéalement située en bord de mer. Les adultes, bobos chics, délaissent très rapidement leurs responsabilités de parents, au profit du bon temps qu’ils peuvent passer entre eux, à boire, discuter, fumer, fornicoter quand l’envie leur prend. Les enfants, plus que jamais heureux de cette liberté nouvelle, s’amusent à affronter les adultes, à les pousser dans leurs retranchements. Des vacances rêvées, que vient bouleverser une terrible tempête qui vient tout détruire sur son passage.

Les vacances idylliques se transforment rapidement en cauchemar. Les tempêtes se succèdent, balayant tout sur leurs passages. Les provisions viennent à manquer, les communications sont coupées… le chaos est total ! Les enfants se réfugient dans une vieille ferme isolée, se pensant à l’abri des intempéries et de leurs conséquences. Malheureusement, plusieurs adolescents les rejoignent et les retiennent en otage, souhaitant récupérer toutes leurs vivres.

C’est bel et bien un récit dystopique, post-apocalyptique que nous livre l’auteure. Elle aborde avec tranchant et originalité les questions du dérèglement climatique. J’ai reçu un coup de poing dans l’estomac en vivant cette histoire : j’ai été prise de court, ne m’y attendant absolument pas, totalement étonnée par ce qui se déroulait sous mes yeux. Puis j’ai ressenti les effets secondaires du choc initial : la suffocation, la respiration coupée, haletante. Il faut dire que Lydia Millet change brutalement de cap dans son récit, passant d’un été paisible, lumineux et gai à un monde en pleine tempête, entre chaos et désespoir. Ça a de quoi surprendre et désarçonné, d’autant que récit flirte dangereusement avec le fantastique, sans jamais franchir les frontières de l’imaginaire surréaliste.

Si on lit en filigrane, finalement, les enfants, isolés de leurs parents, totalement livrés à eux même, demandent des comptes à leurs parents : qu’ont fait les adultes pour limiter ces catastrophes naturelles ? Une forme de haine ou de révolte, se développe au sein du groupe des jeunes envers leurs descendants, qui n’ont pas chercher à contrer ce qui leur arrive. Le passé des parents a détruit le futur des enfants. Le futur ne dépend plus que d’eux. Une belle image, censée nous pousser à la réflexion sur le futur de demain et, pourquoi pas, à l’action, pour laisser à nos enfants un monde meilleur.

J’ai beaucoup apprécié l’originalité du récit et surtout le message passé par l’auteure. En revanche, j’ai trouvé que les personnages manquaient de profondeur. Je n’ai réussi à m’attacher à aucun d’eux, les trouvant souvent dénués de sentiments, un peu fades, effacés, comme s’ils ne se rendaient pas compte de la teneur des catastrophes qui se jouaient sous leurs yeux. Certaines réactions étaient clairement illusoires, bien éloignées de la réalité des choses. C’était sans doute un désir de l’auteure, pour coller au mieux à sa thématique globale, mais ça ne m’a pas convaincu.


Un voyage dystopique étonnant dans un futur opaque, où les questions du réchauffement climatique et ses conséquences sont plus que jamais d’actualité. Une histoire qui pousse à la réflexion, avec des personnages intéressants, que j’aurais souhaité plus emphatique.

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-36569-570-1
Traduction : Caroline Bouet

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête


Un baiser qui palpite là, comme une petite bête
de Gilles Paris
219 pages, éditions Gallimard, à 13,50€


Résumé : « Je me suis laissée prendre, comme une fille facile. » Ainsi parle Iris avant de se donner la mort. C’est un choc pour l’ensemble du lycée mais surtout pour Emma, Tom et leurs amis. Conscients d’avoir mal agi, ils tiennent à mieux comprendre ce qui s’est passé et à défendre la mémoire d’Iris.


Extraits« Quand on fait l’amour à quinze ans, on est persuadé que ça va être nul, qu’on va tout foirer, une fois de plus. Qu’on ne réussira pas à revenir dans le sillon de l’eau, derrière un bateau, comme quand on fait du ski nautique. Et pourtant. Finalement on est normal. Je suis normale. »

« Nous les ados, on est mal dans notre peau. On aimerait muer plus vite, se débarrasser du mal qui circule en nous comme un sang pollué. À commencer par la voix qui bascule en un rien dans les aigus si on ne la contrôle pas. Ça craint. Et cette peau blanchâtre où s’égarent trois poils sur la poitrine. Nul. Une peau couleur du lait qu’on boit à chaque petit-déjeuner pour nous le rappeler. Et tous ces vilains petits boutons qui s’éparpillent un peu partout, surtout sur le visage, qui nous font presque regretter toutes les sucreries dont on est maboul. Les percer revient au pire, ils grossissent, tournent au violet et se voient encore plus. Et cet air dégingandé, qui se veut super cool, alors qu’on ne sait pas où poser nos pieds et encore moins se tenir debout, ne sachant pas quoi faire de nos bras qui se balancent, un peu comme ceux d’un singe. On passe du rire aux larmes, on a le seum, rien ne va, puis tout va sans qu’on sache pourquoi. »


Mon avis : Je suis toujours admirative de la façon dont Gilles Paris arrive à se renouveler constamment. Roman jeunesse, album, autobiographie, témoignage… avec en toile de fond, en fil conducteur constant, des sujets d’actualité plus ou moins tragiques, mais toujours plein d’émotions, avec le désir de faire réagir et d’ouvrir les yeux aux lecteurs.

Ici, malgré la poétique du titre – Un baiser qui palpite là, comme une petite bête -, le premier chapitre se veut très violent. Nous faisons la brève connaissance d’Iris, une jeune fille harcelée, humiliée, rejetée par les lycéens de son école, incomprise par ses proches, violentée puis jugée. Une torture qui la conduit à un acte totalement regrettable. Un drame qui pose la première pierre d’une histoire puissante, où l’on rencontre une bande de jeunes, qui continuent à vivre normalement, sans être pleinement conscients qu’ils ont été les bourreaux de cette jeune fille.

Il y a Emma, la bombe du lycée, la fille parfaite qui ne boit pas, ne se drogue pas et qui sort avec Solal, un mec tout aussi parfait ; il y a aussi le frère jumeau d’Emma, Tom, un garçon un peu solitaire, qui se cherche encore, tente des expériences, qui aime boire et se fumer en soirée, relever des défis et frimer devant ses copains ; il y a aussi Gaspard et Timothée, les amis de Tom ou encore Sarah et Chloé, les copines d’Emma ; il y aussi Aaron, ce garçon homosexuel ; Léon, ce geek boutonneux qui n’attire pas les filles ; ou encore Virgile, ce garçon amoureux en secret. Entre dispute, amour, amitié, vengeance, soirée, trahison… ils vivent un quotidien d’adolescents de leur âge, néanmoins hanté par le souvenir ténu d’Iris, qui s’immisce à intervalles réguliers pour leur rappeler ce que chacun lui a fait subir.

J’avoue que certains adolescents, peu emphatique, trop dévergondé, ne m’ont pas plût. L’image qu’ils renvoient n’est pas un exemple de sainteté pour les jeunes lecteurs : des adolescents qui se droguent et boivent jusqu’à sombrer dans le coma ; qui parlent des filles comme de vulgaires objets ; qui ne montrent que peu de moral, aucun intérêt pour leur avenir et encore moins pour les problèmes de leurs voisins. La façon dont ils perçoivent le cas Iris est d’ailleurs assez horrifiant, comme si ce qu’il lui était arrivé était commun et ne leur faisait aucun effet. Alors que chacun a joué un rôle important dans son processus d’harcèlement, j’ai l’impression qu’ils ne se rendent pas vraiment compte de l’impact de leurs faits et gestes et qu’ils n’en retirent finalement aucune morale.

Néanmoins, j’ai apprécié la modernité du récit, complètement intégré dans l’ère du temps, qui aborde des thématiques qui impactent les adolescents : le  harcèlement scolaire, la sexualité, l’amour, les relations avec les parents. Chacune est abordé de façon subtile, presque pudique, avec douceur, d’une écriture fine, un peu naïve. Pour ajouter plus de réalisme à l’histoire, Gilles Paris s’est même essayé au langage des jeunes, usant (et abusant peut-être un peu trop souvent) d’expressions issues du XXIème siècle, tous expliqués dans un lexique final. Moi-même assez proche de la classe d’âge des adolescents, je doute sincèrement qu’ils utilisent autant de diminutifs dans leurs dialogues quotidiens. Même si insérer ces mots nouveaux partaient d’une bonne intention d’assimilation, je trouve finalement qu’ils alourdissent un peu trop le récit.


Un récit moderne, qui aborde des thématiques qui parlent aux adolescents : harcèlement scolaire, sexualité, amour, relation avec les parents… Néanmoins, je ne recommande pas spécialement cette lecture aux plus jeunes, qui pourraient s’identifier à des personnages pas franchement recommandables.

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-07-515303-4

IN MY MAILBOX


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.


 

 

Après de longs mois sans IN MY MAILBOX, je vous présente toutes mes réceptions des semaines précédentes !

Je commence ce billet en vous présentant ma lecture en cours : Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, du très célèbre Gilles Paris, que je ne présente plus, édité par Gallimard. Je viens à peine de le commencer, mais je sais que je passerai un très bon moment de lecture ; cet auteur est une valeur sûre !

Résumé : «Je me suis laissée prendre, comme une fille facile.» Ainsi parle Iris avant de se donner la mort. C’est un choc pour l’ensemble du lycée mais surtout pour Emma, Tom et leurs amis. Conscients d’avoir mal agi, ils tiennent à mieux comprendre ce qui s’est passé et à défendre la mémoire d’Iris.


Ensuite, j’ai réceptionné Manuel de guérison à l’usage des femmes de Sylvie Brunel édité par Albin Michel. Un livre de développement personnel, qui me sera forcément de bons conseils.

Résumé : Et si la soixantaine était la période la plus heureuse de notre vie ? En nous libérant du jugement des autres, des injonctions de la société, de la domination masculine et de la tyrannie de l’apparence, l’âge nous donne une formidable aptitude au bonheur. Nous avons toutes le droit, et même le devoir, d’être heureuses. Au Prince charmant, préférons son cheval blanc !
Dans ce livre personnel et engagé, Sylvie Brunel nous donne de précieuses clés pour en finir avec tout ce qui ronge notre sérénité. Une belle leçon de vie, dix ans après le formidable succès du Manuel de guérilla à l’usage des femmes, pour aborder avec humour et force l’âge de la maturité.

Professeure de géographie à la Sorbonne, Sylvie Brunel a consacré près de vingt ans de sa vie à l’humanitaire aux côtés de Médecins sans frontières et d’Action contre la faim, dont elle a été présidente. Auteure de nombreux ouvrages consacrés au développement durable, à la sécurité alimentaire, à l’Afrique, ainsi que de romans, elle signe avec ce Manuel un témoignage puissant.


J’ai également réceptionné un livre qui me tenait particulièrement à coeur : Au-delà du mirage, Souvenirs d’avenir du Général Étienne Copel, édité chez Favre. Issue d’une famille de militaire et étant moi-même très attachée aux valeurs des Armées, je vais me faire un plaisir de lire ce grand monsieur.

Résumé : Autobiographie du plus jeune général de France, pilote de l’Armée de l’air, qui a réussi à convaincre François Mitterrand d’annuler le programme de missile stratégique mobile et qui a expérimenté au large de la Polynésie française les premiers essais de bombe atomique.
Dix ans avant les attentats du 11 septembre, Etienne Copel avait dénoncé le risque d’un pilote-suicide aux commandes d’un gros porteur. Aujourd’hui, il se bat pour que soit mieux pris en compte le risque terroriste sur certains barrages et autres sites sensibles. Mais, s’il dénonce certains dangers pour mieux les prévenir, ses souvenirs montrent surtout son profond amour de la vie.
Conscient de toutes les chances qui ont émaillé sa vie, il en partage les étapes dans cette autobiographie. Au-delà du Mirage permet de découvrir aussi bien une grand-mère témoin de l’assassinat du tsar en Oural qu’un jeune garçon qui rêve de voler et franchit toutes les étapes pour devenir pilote de chasse.
Major de l’École de l’air et de l’École supérieure de guerre, il devient le plus jeune général de France, ce qui ne l’empêche pas de démissionner lorsqu’il constate qu’il ne peut s’opposer de l’intérieur à des choix qu’il juge dangereux. Ayant largué d’un monoplace une bombe atomique à Mururoa, il ne s’oppose pas totalement à l’armement nucléaire français, mais il propose de le contenir dans des limites raisonnables pour réduire ses coûts et faciliter à terme un désarmement nucléaire mondial.


Les éditions Nathan m’ont envoyé un très court manuel de développement personnel : 10 jours pour changer ; arrêter le sucre écrit par Dominique Gassin. Grande consommatrice de sucre, ce livre me sera forcément utile ; je ne pense pas arrêter totalement le sucre, mais j’aspire à le réduire largement.

Résumé : Et si on changeait pour une vie moins virtuelle, moins consumériste, moins polluante, moins stressée, plus écologique, plus saine, plus simple, plus économique, plus épanouissante, plus minimaliste.
Des livres avec des défis ludiques et faciles pour tous ceux qui veulent changer facilement, rapidement et durablement leurs habitudes et leur façon de vivre
– Des conseils pour bien démarrer, agir au quotidien et tenir bon
– Pour passer de la théorie à la pratique, vivre mieux, retrouver l’essentiel.


Le très célèbre et talentueux Christophe Ferré a sorti un nouvel ouvrage : Soleils de sang édité chez l’Archipel, largement inspiré de l’affaire Dupont de Ligonès. Là encore, c’est un livre que je vais lire les yeux fermés : je suis sûre de passer un excellent moment de lecture.

Résumé : Sur une plage de la Côte d’Azur, une jeune femme se réveille. L’esprit embrumé, Juliette ne sait pas comment elle est arrivée là. Petit à petit ses souvenirs refont surface : la veille, sa mère Flavia fêtait ses quarante-cinq ans, entourée de son mari et de ses enfants. Puis c’est le bruit des balles qui lui revient. Que s’est-il passé ? La police lui annonce l’implacable vérité : son père, son frère et sa sœur ont été abattus. Personne ne sait pourquoi Juliette a survécu, ni ce qu’elle faisait sur cette plage à quelques kilomètres de la scène de crime. Tout accuse Flavia, disparue sans laisser de traces. Mais quel mobile pousserait une mère de famille sans histoires à commettre un tel carnage ? Juliette le sait, la vérité sur cette affaire s’annonce cruelle et dérangeante. Le voile des apparences se déchire pour révéler les plus sombres secrets d’une famille en apparence presque parfaite…

Ce livre est inspiré de l’affaire Dupont de Ligonnès.


J’ai également réceptionné un magnifique objet-livre : Experte dans l’art du naufrage de Julia Drake édité par Gallimard jeunesse. Je ne sais pas ce que vaut l’histoire, mais en tout cas, la couverture donne envie de la découvrir !

 

Résumé : Violette, seize ans et un nombre assez impressionnant de conquêtes au compteur, doit survivre à un naufrage : son petit frère Sam vient de faire une tentative de suicide. Lassés de ses frasques, ses parents l’expédient chez son oncle en bord de mer, pour une « cure de désintoxication sentimentale ». Commence alors pour la jeune fille une quête improbable sur fond d’épaves disparues, de secrets de famille… et de rencontres qui changent tout.


Comme le précédent ouvrage, les éditions Gallimard jeunesse se surpassent en ce qui concerne les couvertures de leurs livres, avec ici La Maison Chapelier, livre 1 écrit par Tamzin Merchant. J’ai hâte de me plonger dans cet univers prometteur !

Résumé : Violette, seize ans et un nombre assez impressionnant de conquêtes au compteur, doit survivre à un naufrage : son petit frère Sam vient de faire une tentative de suicide. Lassés de ses frasques, ses parents l’expédient chez son oncle en bord de mer, pour une « cure de désintoxication sentimentale ». Commence alors pour la jeune fille une quête improbable sur fond d’épaves disparues, de secrets de famille… et de rencontres qui changent tout.


Les éditions Les Escales m’ont envoyé un livre au titre humoristique : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, écrit par Roland Perez. J’aime toujours autant l’originalité de la ligne éditoriale de cette maison d’éditions ; j’aime me faire surprendre, voguer aux gré d’univers atypiques, à la rencontre de personnages que l’on voit que rarement dans les histoires. J’espère que ce roman sera à la hauteur de mes attentes.

Résumé : A cinq ans, Roland ne marche toujours pas. Il vit dans un HLM du XIIIe arrondissement de Paris avec sa famille juive séfarade d’origine marocaine. Un appartement plein de vie d’où Roland ne peut sortir, si ce n’est dans les bras de sa mère. La religion et la culture juives tiennent dans sa vie une place primordiale. Très croyante et surprotectrice, elle le garde à l’écart du monde extérieur.

L’appartement est devenu son territoire, d’où il observe avec fascination les va-et-vient de ses frères et sœurs et de leurs amis. Mais c’est en regardant la télévision qu’il découvre le monde. Il se passionne pour les émissions de variétés et pour Sylvie Vartan, « étoile parmi les étoiles ».
Un jour, alors qu’il a six ans, un miracle se produit : il réussit enfin à marcher.

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est un roman tendre et loufoque, aux personnage drôles et attachants. Une histoire vraie, lumineuse et pleine d’espoir.


Les éditions L’Archipel m’ont envoyé Je suis venue te dire de Cynthia Kafka. Une couverture énigmatique, un bandeau accrocheur, qui prévoient une histoire haute en couleurs et pleine d’émotions : j’ai vraiment hâte de découvrir ça !

Résumé : Le parcours d’une jeune femme sur les chemins de la compréhension et du pardon. Une relation père/fille que les non-dits ont abîmée. A l’approche de la fin de vie, seuls l’amour et le respect pourront les réunir.

À 28 ans, Rose a l’âge où l’on a d’ordinaire trouvé sa voie. Or sa vie est sans charme ni éclat. Elle ne sait pas comment allumer l’étincelle qui la fera briller, mais elle connaît la cause de ce désastre : son géniteur.

Après dix ans d’absence, elle regagne sa ville natale à la rencontre de ce père tant haï pour régler ses comptes et enfin se reconstruire. Mais, surprise, elle le découvre en soins palliatifs, dans l’incapacité de répondre à ses questions, ne pouvant que l’écouter.

Entre ses croyances d’enfant et ses rancoeurs d’adulte, Rose part à la découverte de l’autre pour s’accepter. Mais comment trouver la force du pardon quand on s’est construit dans la colère ?


Les éditions Nathan ont ressorti un classique de la littérature sous format jeunesse et adaptée pour les enfants dyslexiques : L’oeil du loup de Daniel Pennac. Je n’ai, pour ma part, jamais eu l’occasion de pouvoir lire ce titre ; ce sera donc fait prochainement avec grand plaisir.

Résumé : Un loup tournant en rond dans sa cage au zoo, aperçoit un enfant nommé Afrique, qui le regarde avec insistance. le loup ne veut pas voir les hommes qui le retiennent prisonnier et lui ont fait du mal à lui et aux siens. Puis le loup se met à fixer l’enfant avec son oeil unique créant un lien qui va permettre aux deux êtres de communiquer.
Un classique à ne pas manquer tant pour la jeunesse, que pour les adultes. Une histoire ou se mêlent la nostalgie, l’émotion et la tendresse.


Très belle couverture pour ce nouveau roman de Gaël Aymon édité par Nathan : Grim, fils du marais. Je suis assez curieuse de découvrir ce titre, qui s’annonce dynamique et plein d’ations.

Résumé : Un roman d’aventures au style inimitable.
Alors qu’il fuit un mystérieux danger, Grim, un garçon muet qui cache son passé, découvre un monde peuplé de différentes espèces humaines, au milieu de forêts mauves. Il débute alors un voyage vers le palais de la reine afin de l’avertir d’un complot qui se trame contre elle.


Dernière parution de Florence Hinckel, que l’on ne présente plus : L’énigme Edna aux éditions Nathan. Je suis curieuse de découvrir dans quel univers l’auteure va nous embarquer cettef fois.

Résumé : Un thriller à la manière de Carrie de Stephen King
Edna, 17 ans, vit seule avec son beau-père, dans une petite ville du sud de la France.
Depuis la mort de sa mère du covid, la jeune fille s’est refermée sur elle-même et est devenue le souffre-douleur du lycée, où elle est en section pro.
Alors qu’elle souhaite emprunter Ulysse de James Joyce au CDI, les membres du club lecture l’humilient pour son choix élitiste et le plus virulent, Eliott, l’agresse physiquement. Fils d’un homme politique local, Eliott ne sera pas sanctionné, tandis que la victime, Edna, est exclue. Pour réparer cette injustice, Chaïnez l’aide à participer à un concours littéraire très en vue dans le lycée. Mais Elliot, ivre de colère contre cette moins-que-rien qui ose le défier, prépare sa vengeance…


Enfin, pour finir ce long In My Mailbox, j’ai reçu le dernier roman jeunesse de Séverine Vidal : Sous ta peau, le feu, un très court livre édité par Nathan.

Résumé : Le nouveau roman ado de Séverine Vidal, portrait d’une jeune fille en feu
Bordeaux, 1764.
Ange Rouvray accompagne son père médecin dans ses visites auprès des malades. L’épidémie de variole fait rage et pour se protéger, il faut porter un masque, se désinfecter les mains, garder ses distances…
La jeune Esmée de Montagu a vu mourir en quelques semaines son père, son frère, ses sœurs. Elle reste seule avec sa mère, tellement pleine de chagrin qu’elle n’a plus de larmes. La comtesse Isabeau de Montagu, est obsédée par l’idée de garder sa dernière fille en vie. Elle veut tester sur elle une technique controversée et dangereuse et fait appel au docteur Rouvray, qu’elle espère ouvert à cette pratique nouvelle.
Lors de cette visite, Esmée et Ange se rencontrent. Et tombent amoureux.
Mais comment une histoire est-elle possible entre ces deux êtres que tout sépare ?


Et de votre côté, les livres ont été nombreux
dans vos boîtes aux lettres ?