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IN MY MAILBOX

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In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 

 

Je suis heureuse de vous retrouver pour un « In My Mailbox » consacré à mes réceptions et mes achats livresques du mois d’octobre.


Ma première réception provient des éditions Gallimard jeunesse, qui m’ont gentiment envoyé Capitaine Rosalie, le nouveau roman jeunesse de Timothée de Fombelle.

Résumé : Alors que son père est à la guerre, Rosalie se lance
dans une mission secrète.
Hiver 1917. Rosalie a cinq ans et demi. Son père est au front et sa mère travaille à l’usine. Alors, même si elle n’a pas encore l’âge, Rosalie passe ses journées à l’école, dans la classe des grands.
On croit qu’elle rêve et dessine en attendant le soir. Mais Rosalie s’est fabriqué une mission, comme celles des véritables soldats.
Elle est capitaine et elle a un plan.


Continuons avec un livre jeunesse de chez Nathan, intitulé Le courage d’être moi, écrit par Marianne Rubinstein.

 

Résumé : Joseph est un collégien qui n’arrive pas à s’affirmer et à se faire des amis. Lorsque Manon débarque dans sa classe de 4e, ils se prennent immédiatement d’amitié l’un pour l’autre. Manon est sûre d’elle, et elle ne peut supporter de voir son nouvel ami se laisser maltraiter sans réagir. Mais derrière sa force apparente, Manon cache un lourd secret de famille, et Joseph est bien décidé à l’aider à faire la lumière sur ses origines.
Dès 11 ans.


Les éditions Nathan m’ont également fait parvenir Papa est en bas de Sophie Adriansen. Un roman jeunesse sur le handicap, qui doit être très émouvant…

Résumé : Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Un sujet difficile (la fin de vie d’un parent) abordé sans pathos à hauteur d’enfant : on rit et on pleure avec Olivia, en suivant son quotidien et celui de sa famille.
Dès 10 ans.


Pour poursuivre, voici l’autobiographie du jeune chanteur français MA2X, que certain(e)s doivent sans doute connaître. Dans L’envers du décor, il se livre sur les raisons qui l’ont poussées à arrêter la musique. C’est un artiste que j’ai suivi de loin quelques années auparavant, sans toutefois savoir qu’aujourd’hui, il avait totalement arrêté la chanson. Je suis donc curieuse de lire cette autobiographie pour en découvrir les raisons.

Résumé : Maxence, alias Ma2X, raconte les raisons qui l’ont fait arrêter la musique. Pour la première fois, il se livre à cœur ouvert sur trois années qui ont bouleversée sa vie à jamais : rupture amoureuse, coup de poignard, trahison… Des photos exclusives (fournies par l’auteur) seront présentées sous forme de cahier central.


Les éditions Le Livre de Poche m’ont envoyé Casse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois. Un livre jeunesse qui se lit rapidement, et qui plaît, je pense, à tous les âges.,

Résumé : Le petit Casse-Noisette n’est pas un jouet comme les autres. Marie Stahlbaum le sait bien. La nuit de Noël, il a combattu l’infâme Roi des Rats, épée à la main. Un véritable exploit ! La petite fille est fière des prouesses de son jouet préféré. Mais attention ! Le Roi des Rats n’a pas dit son dernier mot.


Ensuite, j’ai eu la chance de remporter Il était une plume… un recueil de quatorze histoires racontées par quatorze auteurs différents, nommés « Les plumes indépendantes ». Je suis impatiente de découvrir toutes ces nouvelles !

Résumé : La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.
Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.
Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde.


Passons à un livre très connu, du célèbre Paulo Coelho, chiné dans un vide-grenier. Il s’agit de son récit Le pèlerin de Compostelle, édité chez J’ai Lu, que je suis impatiente de découvrir (tout comme Veronika décide de mourir, du même auteur, qui patiente sagement dans ma PAL depuis un petit moment…).

Résumé : « A cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère et de la vie… »
Lorsque, en 1986, Paulo Coelho entreprend le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, il ne sait pas encore que de ce voyage il reviendra transformé.
A son image, le héros de ce récit a péché par orgueil. Au terme d’un parcours jalonné d’épreuves, il comprendra enfin que l’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires, que la vérité est pour tous les hommes.
Creuset de ses livres ultérieurs, en particulier L’Alchimiste, qui lui a valu des lecteurs dans le monde entier, ce voyage inspiré, poétique, nous fait partager la recherche humaine et spirituelle de Paulo Coelho.


J’ai fait l’acquisition d’un thriller signé Jean-Christophe Grangé, intitulé Les rivières pourpres, aux éditions Le Livre de Poche, que vous devez être nombreux à connaître. Il rejoint donc dans ma PAL La ligne noire, du même auteur, que je n’ai toujours pas eu le temps de lire.

Résumé : Un cadavre, horriblement mutilé, suspendu entre ciel et terre dans les montagnes de la région grenobloise.
Une tombe, celle d’un petit garçon, mystérieusement « visitée » pendant la nuit, cependant que les dossiers le concernant disparaissaient de son école.
Deux énigmes, que vont s’attacher à résoudre deux flics hors normes : Pierre Niémans, policier génial, dont les méthodes peu orthodoxes ont compromis la carrière. Et Karim Abdouf, l’ancien délinquant devenu flic, dont la couleur de peau et les dreadlocks suscitent plutôt la défiance dans le trou de province où on l’a nommé…
Les deux affaires vont se rejoindre, et les deux hommes se reconnaître. Ensemble, ils vont remonter vers le terrifiant secret des rivières pourpres. Un secret qui ne nous sera livré qu’aux dernières pages de ce thriller exceptionnel, dû à l’auteur du Vol des cigognes et porté à l’écran par Mathieu Kassovitz.


Je suis très heureuse d’avoir fait l’acquisition de Marie d’en haut de Agnès Ledig aux éditions Pocket. Agnès Ledig est une auteure française très populaire, que je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir, c’est la raison pour laquelle j’ai sauté sur ce livre, lorsque je l’ai vu en vente à… 0,50€ !

Résumé : Voilà Olivier, lieutenant de gendarmerie éprouvé par la vie, muté en Ariège.
Au cours d’une enquête, il croise le chemin de Marie, une agricultrice de montagne.
Elle élève seule sa fille Suzie, une enfant pleine de fantaisie, et tente, loin du monde, d’oublier ses blessures passées. La jeune femme compose avec le quotidien grâce à la présence d’Antoine, son voisin, victime lui aussi de la méchanceté des hommes.
La rencontre de ces trois caractères bien trempés aux destins cabossés pourrait être désastreuse, elle s’avère étonnamment émouvante et tendre.


Ayant visité Rome et le Vatican il y a peu, j’ai tout de suite sauté sur Le tribunal des âmes de Donato Carrisi aux éditions Le Livre de Poche, dont l’action se passe… à Rome ! Ce polar va me permettre de redécouvrir Rome, d’une façon beaucoup moins  touristique !

Résumé : Rome, sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité: analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée.
Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais cru à un accident.
Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.


J’ai également chiné la biographie de Guy Bedos, Mémoires d’outre-mère aux éditions Le Livre de Poche. Un livre qui va s’avérer fort en émotions…

Résumé : « Je n’ai pas rêvé. J’ai bien vu ma mère frapper mon père avec un marteau. Je dois avoir entre deux et trois ans… » C’est sur cette image d’enfance, indélébile, que commencent les souvenirs de Guy Bedos. L’image d’une mère qu’il ne parviendra jamais ni à aimer ni à oublier.
Autour d’elle, l’Algérie, celle des petits Blancs racistes de son entourage, celle aussi de Finouche, l’institutrice qui lui fait découvrir d’autres valeurs, la tolérance, le respect des autres. Puis c’est la France, les débuts sur les planches…
Humoriste à succès, satiriste impitoyable, engagé dans la vie politique, Bedos lève le voile sur les bonheurs et les blessures de l’homme privé avec la même franchise provocatrice et généreuse dont il fait preuve sur scène, dans des pages où l’on croisera aussi les silhouettes de Sophie Daumier et d’Alain Delon, de Boris Cyrulnik et de François Mitterrand. Tous ceux qui de près ou de loin, en bien ou en mal, ont marqué une vie.


Enfin, j’ai chiné un dernier livre écrit par Philippe Besson intitulé Les jours fragiles et publié chez Julliard. Ce livre est une sorte de biographie de la vie d’Arthur Rimbaud, auteur que je respecte beaucoup. J’ai donc hâte de le lire !

Résumé : Elle a grandi dans l’ombre de son frère aîné, surdoué scandaleux.
Lorsqu’il a choisi de s’enfuir, elle a appris l’absence et le manque. Aujourd’hui, l’exilé volontaire est de retour de ses lointains voyages et il la réclame. Il ne lui propose que des jours fragiles, fébriles. Elle accepte sans réfléchir. Empêtrée dans ses frayeurs, guidée par un infatigable espoir, Isabelle Rimbaud est enfin prête, à trente ans, à cheminer aux côtés d’Arthur vers l’irréparable.


Enfin, la dernière réception de ce mois d’octobre – et pas des moindres -, n’est autre que Imagine, un recueil de témoignages, de photos et de documents qui retracent la création de l’album Imagine de John Lennon. Un livre-hommage réalisé par sa veuve, Yoko Ono, et bien d’autres personnes, et édité aux éditions Du Chêne. Autant vous dire que je me suis déjà jeté dessus et que j’ai commencé à le feuilleter : il est FA-BU-LEUX !

Résumé : Composé et présenté par Yoko Ono, Imagine John Yoko retrace la genèse  du légendaire album Imagine et recrée le contexte de sa création  : les lieux, l’équipe artistique, les créations graphiques et les films, racontés par John et Yoko et par tous ceux qui étaient là.
L’ouvrage révèle 80  % de documents et d’images d’archives inédites  ; il présente des paroles de chansons, des installations d’art, des entretiens et témoignages exclusifs de Yoko et des nombreux acteurs-clés de l’album – plus de quarante musiciens, ingénieurs son, employés de maison, célébrités, artistes et photographes, tels que Julian Lennon, Klaus Voormann, Alan White, Jim Keltner, David Bailey, Dick Cavett et Sir Michael Parkinson.

 

Littérature française·Romance

Nous deux à l’infini


Nous deux à l’infini de Fleur Hana

351 pages, éditions Harlequin, à 14,90€


Résumé : Elle est incapable d’aimer un autre homme que lui.
Il est incapable d’aimer tout court.

Lola aime Dante. C’est une vérité universelle depuis qu’elle a croisé son regard, treize ans plus tôt, alors qu’ils étaient encore adolescents et que Dante sortait avec sa grande sœur. Aujourd’hui, elle décide de tenter le tout pour le tout : elle va le séduire, quitte à se faire passer pour une femme qu’elle n’est pas vraiment, une femme que Dante laissera entrer dans ses nuits.
Dante n’aime que lui. C’est une vérité indiscutable depuis la trahison qui a fait voler sa vie rêvée en éclats. L’homme qu’il était a disparu ; désormais, il enchaîne les coups d’un soir et est devenu ce que la vie a fait de lui : un sale type. Mais, lorsque Lola déboule au milieu de la nuit, il lui ouvre, même s’ils ne se sont pas parlé depuis huit ans. Cette fille est toujours la gamine insupportable, capricieuse et envahissante de ses souvenirs, mais elle a ce truc indéfinissable qui le touche. Alors, quand elle lui demande de l’héberger, il accepte.


Extraits « Donc, en résumé: je préfère récurer les W-C publics d’un fast-food plutôt que rentrer chez moi. A quel moment ma vie est-elle devenue aussi misérable ? »

« On ne devrait jamais avoir le droit de parler, prendre une décision ou même répondre à une question après un orgasme. Jamais. Il nous fait voir la vie à travers un prisme qui embellit tout, à coups de petits papillons et coeurs roses qui scintillent. Le retour à la réalité est rarement beau à voir quand on a pris ne décision sous l’influence des endorphines. »


Mon avisLola est amoureuse depuis maintenant treize ans de l’ex petit-copain de sa grande soeur, qui aurait également dû devenir le mari de celle-ci. Malheureusement, les choses ont fait que Carmen, la soeur de Lola, et Dante n’ont pas pu se marier et se sont séparés. Depuis, Dante exerce un métier d’infirmier la journée, puis de gogo dancer en soirée. Sa vie sexuelle est devenue déjantée, depuis sa séparation d’avec Carmen, il n’arrive plus à s’attacher à une fille et enchaîne les conquêtes. Quand soudain, Lola réapparaît dans sa vie et chamboule littéralement son quotidien…

Je dois l’avouer, je n’ai pas trouvé le style d’écriture ni l’histoire narrée principalement originaux. Somme toute, c’est une histoire d’amour un peu banal et vite oubliée, que nous livre ici Fleur Hana. Fort heureusement, le tout fonctionne quand même bien ensemble, et m’a permis de passer un agréable moment de lecture.

Nous voyons naître sous nos yeux une jolie histoire d’amour, entre deux êtres qui se sont probablement toujours aimés sans jamais se l’avouer. A travers une alternance de point de vue, nous les voyons se rapprocher au fur et à mesure de l’avancée des chapitres, pour finalement nous livrer une belle et douce histoire d’amour, qui n’en reste pas moins intense par moments.

Un grand merci à Babelio pour cette opération Masse critique, ainsi qu’aux éditions Harlequin, qui m’ont permis de découvrir cette histoire.


Une histoire douce et intense, qui comporte l’ensemble des ingrédients pour former une belle et agréable romance à lire. Malgré le manque d’originalité de l’histoire, vous passerez quand même un bon moment de lecture.

Ma note : 6/10

 

Littérature italienne·Roman

Sans sang


Sans sang de Alessandro Baricco

121 pages, éditions Folio


Résumé : «Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujo demeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière du crépuscule. Seule tache dans le profil évidé de la plaine.
Les quatre hommes arrivèrent dans une vieille Mercedes. La route était sèche et creusée – pauvre route de campagne. De la ferme, Manuel Roca les vit.
Il s’approcha de la fenêtre. D’abord il vit la colonne de poussière s’élever au-dessus de la ligne des maïs. Puis il entendit le bruit du moteur. Plus personne n’avait de voiture, dans le coin. Manuel Roca le savait. Il vit la Mercedes apparaître au loin puis se perdre derrière une rangée de chênes. Ensuite, il ne regarda plus.
Il revint vers la table et mit la main sur la tête de sa fille. Lève-toi, lui dit-il. Il prit une clé dans sa poche, la posa sur la table et fit un signe de tête à son fils. Tout de suite, dit son fils. C’étaient des enfants, deux enfants.»


Extraits « Mais rien n’arriva, parce qu’il manque toujours quelque chose à la vie pour être parfaite. »

« – Qu’est-ce que ça veut dire un monde meilleur ?
– Un monde juste, où les faibles ne doivent pas souffrir à cause de la méchanceté des autres, où n’importe qui peut avoir droit au bonheur. »


Mon avisLa couverture et le titre de Sans sang offrent une image assez claire de ce qui se trouve à l’intérieur du livre : des scènes de guerres, beaucoup de violences, des meurtres et des litres de sangs. Une petite fille voit son père mourir devant ses yeux. Son meurtrier, qui pourtant a tué de mains nues, se laisse émouvoir par les yeux innocents de cette petite fille. Bien des années plus tard, ils se retrouvent, et discutent de ce temps passé et de cet acte meurtrier. Arriveront-ils à oublier ?

Sans sang est un roman empli de dualités : la vie et la mort, la tristesse et la joie, le pardon et la vengeance, viennent rythmer le fil de l’histoire. De nombreux questionnements sur la guerre viennent se superposer au récit : comment se repentir après avoir commis des actes cruels, comment oublier ou continuer à vivre après avoir commis le pire ?

J’ai été assez horrifié par certaines scènes sanglantes de l’histoire, que j’ai trouvé crues, comme posé au milieu du livre sans finalité précise. C’est un peu le ressenti global que j’aie de cette histoire : une narration cruelle, sans filtre, mais qui ne laisse pas percevoir avec limpidité les tenants et aboutissants de cette narration dramatique.

Je suis donc déçue de cette histoire. Il faut dire que Alessandro Barrico m’a habitué à mieux, notamment à travers Novecento : pianiste, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon, qui est né et a vécu toute sa vie sur un bateau. C’est un roman très émouvant, dont je me souviens encore des années après. Je vous recommande donc fortement de lire Novecento : pianiste ou même Soie, qui racontent des histoires aussi surprenantes, mais bien plus fines et travaillées que celle narrée dans Sans sang.


Alessandro Baricco est un auteur italien à la plume acérée, qui divise souvent les foules : soit on adhère, soit on déteste. Je n’ai pas aimé ce livre, que je juge trop cru et ambigu, mais je vous encourage à découvrir les autres oeuvres de l’auteur. 

Ma note : 3,5/10

 

Littérature française·Littérature jeunesse

J’ai égaré la lune


J’ai égaré la lune de Erwan Ji

464 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : « Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ». Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ». Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin.


Extraits « Quand on est malheureux, les amis sont comme un objet brillant qui attire l’attention, loin du malheur. »

« Une relation longue distance, c’est la sensation perpétuelle de repousser Vivre à plus tard. »


Mon avis : J’ai égaré la lune est la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel. Néanmoins rassurez-vous : pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier, les deux tomes peuvent se lire séparément (même si je vous recommande fortement de lire J’ai avalé un arc-en-ciel avant de débuter celui-ci).

La vie est faite d’imprévus, de surprises, de chamboulements permanents. Capucine le sait bien, puisqu’elle décide de partir poursuivre sa scolarité à l’autre bout du monde, avec pour seul point de repère : sa petite amie qui l’accompagne. Elles débarquent à Tokyo, l’une des plus grandes villes du monde. Rien ne se passe comme prévu, les galères commencent à peine le pied posé sur le sol japonais. Mais les deux jeunes filles, constamment positives, vont faire fi de ces mésaventures et vont partir à la découverte de la culture japonaise.

L’histoire est racontée sous forme de journal intime par Capucine, notre protagoniste. Cette façon de narrer l’histoire permet aux lecteurs de s’immiscer plus facilement dans le récit, puisqu’on a l’impression que Capucine est une copine, qui nous raconte avec naturel ses mésaventures tokyoïtes.

Et quelles mésaventures… accompagnés de Capucine, nous faisons un grand saut en plein dans un Tokyo mystérieux et immensément grand. On y découvre des beautés architecturales, des curiosités locales, culturelles, des traditions populaires, qui nous paraissent, en tant qu’européens, bien étranges. Cette plongée au coeur de ce monde à part entière m’a ravie. Capucine m’a presque donné envie de partir à l’aventure à mon tour, découvrir toutes ces bizarreries singulières.

Mais J’ai égaré la lune, ce n’est pas qu’une simple histoire de voyages et de découvertes. C’est avant tout une histoire d’amour, d’amitiés et de rencontres. D’abord perdue dans le grand Tokyo, Capucine va faire la rencontre de personnes exceptionnelles, qui vont l’aider, l’héberger, la soutenir et l’aimer. De véritables liens d’amitié vont naître entre elle et les personnes devenues ses colocataires temporaires. Même si l’acclimatation n’a pas été facile, Capucine a réussi à faire son trou parmi les personnalités singulières qui cohabitent ensemble dans cette grande maison tokyoïte.

Quant au couple que forme Capucine et Aiden… il sera fragilisé. Restera-t-il inchangé ? A vous de le découvrir en lisant ce récit !

J’ai l’impression d’avoir bien plus apprécié ce deuxième tome que le premier. Cela est sans doute dû au fait que Erwan Ji maîtrise maintenant ses personnages, il est donc capable d’étoffer leurs personnalités pour les rendre plus attachants. Je ne sais pas si une suite est prévue à ce début de saga, mais si c’est le cas, je serai une des premières lectrices !


Un roman jeunesse émouvant, qui oscille entre découvertes culturelles et découvertes humaines. J’ai passé un excellent moment de lecture : je vous recommande fortement ce livre (et plus largement la saga entière).

Ma note : 8,5/10

 

2018·Bilans

Bilan du mois

SEPTEMBRE 2018

→ Ne lâche pas ma main de Michel Bussi (440 pages)
→ La Ballade de Willow de Jamie Ford (452 pages)
→ Fallait pas l’inviter ! de Aloysius Chabossot (184 pages)
→ Toi, Moi, Paris et tout le reste de Adeline Ferrigno (334 pages)


livres lus, soit 1410 pages


 

Mon coup de coeur du mois :

Romance·Young adult

Toi, Moi, Paris et tout le reste


Toi, Moi, Paris et tout le reste de Adeline Ferrigno

334 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Vu d’aussi haut, j’ai l’impression que Paris se déploie à mes pieds, que je peux marcher sur les toits. Tout est possible, tout est à portée de main. C’est une sensation unique. Tu ne trouves pas ? »

Quand elle apprend le divorce de ses parents, Amanda a l’impression que son monde s’effondre. Julian, lui, part à la dérive depuis le décès de son père.
Le soir où ils se rencontrent à une fête, l’attirance est immédiate. Mais la réputation de tombeur de Julian le précède et Amanda déchante bien vite.
Des mots en l’air, un jugement trop hâtif et c’est l’explosion. Décidés à ne jamais se revoir, ces deux forts caractères ne sont pas au bout de leurs surprises…


Extraits « On ne s’habitue jamais à l’absence d’un parent. Surtout quand on ne le reverra jamais. »

« Quand on a l’impression que tout nous échappe, on tente de se rattacher à quelque chose que l’on maîtrise. Et pour le moment, moi, c’est à la clope. »


Mon avis : Toi, moi, Paris et tout le reste, c’est une jolie romance young adult, qui se déroule dans la ville des amoureux, la romantique Paris. Amanda et Julian, deux adolescents, ont vécu des tragédies qui les ont détruits, et changés. Julian a perdu son père, qui s’est mystérieusement suicidé, sans donner d’explications. Quant à Amanda, elle a vue ses parents se séparer et sa mère partir à l’autre bout du monde, à Tokyo. C’est par un coup du hasard, ou du destin, dirons certains, que leur deux familles vont se rencontrer et cohabiter momentanément ensemble. Si les débuts entre ces deux jeunes étaient assez explosifs, très vite, ils vont se rendre compte qu’ils s’attirent mutuellement.

L’amour peut changer un homme : la preuve en est dans ce livre. Julian, désoeuvré, perdu, déconnecté de sa vie et de sa famille, va peu à peu retrouver pied, grâce à Amanda. Amanda, surprise par le divorce soudain de ses parents et par le départ de sa mère à l’autre bout du monde, va remonter la pente en s’aidant de Julian. Ensemble, ils vont combattre les drames qui animent leur vie, et vont retrouver le goût d’aimer et la joie de vivre. Une histoire pleine d’espoir, qui redonne le sourire.

C’est un roman doux et léger que nous offre Adeline Ferrigno, avec quelques scènes de sensibilisation pour les plus jeunes. En effet, ce Young adult met en garde contre les mauvaises soirées à répétition, dans lesquelles se retrouvent alcools, drogues et maladies sexuellement transmissibles. Notre protagoniste Amanda va en faire les frais : légèrement alcoolisée pour entrer pleinement dans l’ambiance de la soirée, elle va se faire droguer à son insu et va passer à deux doigts de la catastrophe. C’est un roman qui se veut moralisateur, puisqu’il met en garde le public cible contre les mauvaises pratiques liées à l’alcool, aux drogues et au sexe.


Une romance young adult légère et savoureuse, qui met en scène un couple naissant aux relations conflictuelles. 

Ma note : 7/10

 

Chick-lit·Littérature française

Fallait pas l’inviter !


Fallait pas l’inviter ! de Aloysius Chabossot

184 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Agathe, jeune trentenaire au caractère bien trempé, célibataire (apparemment) assumée, en a plus qu’assez des allusions de ses parents sur son statut de supposée ?vieille fille?. Lors d’une grande réunion familiale en vue de préparer le mariage de son frère Philippe, quand la sempiternelle question tombe une nouvelle fois : ?Viendras-tu accompagnée ?? la réponse fuse comme une balle : oui, elle sera accompagnée ! De son fiancé, Bertrand, jeune publicitaire en vogue doté de toutes les qualités du monde !
Seul problème : pour le moment, le beau Bertrand n’existe que dans son imagination. Il va donc falloir lui donner vie, et par tous les moyens ! Défi relevé aussitôt par une Agathe déterminée, qui n’a que quelques jours devant elle pour que la réalité colle à la fiction. Dès lors, elle va se retrouver emportée dans une folle histoire aux répercussions aussi insoupçonnables qu’imprévisibles. Pour le meilleur? et pour le pire !


Extraits « Quelle serait l’expression la plus adéquate pour décrire la situation ? Un paquebot transatlantique avec des rames ? Voilà, c’était le mot juste. Pour qualifier le pétrin dans lequel je barbotais, « galère » aurait semblé un tantinet simplet. Avec des trous dans la coque, le paquebot, s’il vous plaît, et délesté de tous ses canots de sauvetage, tant qu’à faire. »

« Il faut bien reconnaître qu’en règle générale les mecs estiment qu’une fois dans les murs l’affaire est entendue. Adieu le romantisme en carton-pâte des premières heures, bonjour les chaussettes sales qui traînent dans le couloir, le lavabo plein de dentifrice, les soirées télé sans décrocher un mot, les vacances chez les beaux-parents pour économiser. À ce compte-là, je préfère encore rester seule et m’offrir un Kinder sur pattes quand l’envie m’en prend. »


Mon avis : Imaginez que votre frère se marie et que vos parents se cessent de vous faire des réflexions sur votre statut de célibataire… l’horreur ! Pour leur clouer le bec, Agathe, une jeune trentenaire, décide de venir au mariage de son frère accompagnée de Bertrand, un publicitaire. Le seul problème : Bertrand n’existe pas. Agathe va tout faire pour trouver un homme capable de jouer la comédie. Un défi qui ne sera pas de tout repos, et qui est loin de se dérouler comme prévu…

Fallait pas l’inviter ! est un bon chick-lit, frais, léger et divertissant. Les pages s’enchaînent avec fluidité et apportent chacune son lot de surprises. Si vous avez un coup de mou, que vous souhaitez vous divertir et passer un bon moment, n’hésitez pas à lire ce livre !

Notre jeune protagoniste est un personnage haut en couleur, dotée d’un caractère bien trempé, mais qui s’avère quand même être une femme très attachante. Son sens de l’humour et son autodérision m’a ravie.

Si vous avez apprécié cette histoire, sachez qu’Aloysius Chabossot a écrit une suite aux aventures d’Agathe, intitulée Fallait pas craquer !, que je serais curieuse de découvrir…


Un roman pimenté et hilarant, qui sort demain, jeudi 20 septembre 2019 dans toutes les librairies !

Ma note : 6,5/10