Christmas pudding


Christmas pudding de Agatha Christie
249 pages, éditions Le Livre de Poche, à 5,20€


Résumé : Christmas Pudding, Le Souffre-douleur, Le Policeman vous dit l’heure : trois nouvelles parmi d’autres, trois facettes de l’ingéniosité et du talent d’Agatha Christie. Où dissimuler, un soir de Noël, un rubis – gros comme un bouchon de carafe – dérobé à un prince oriental ? Quelle foi ajouter à l’intuition de cette lady qui prétend savoir, contre toute vraisemblance, qui est l’assassin de son mari ? Comment mettre un crime dans un jardin, alors qu’on vous a enfermé à double tour dans votre chambre ? Hercule Poirot et Miss Marple ont réponse à tout…


Extraits : « – Je ne réussis pas toujours.
Ce n’était que fausse modestie. Il était clair, au ton de voix de Poirot, que pour lui, entreprendre une mission était presque synonyme de ma réussir. »

« Ah ! les femmes, marmonna Poirot en se réadossant à son fauteuil. Elles se plaisent à penser que l’intuition est une arme spéciale dont le bon Dieu les a dotées et qui leur fait découvrir à tout coup la vérité, mais hélas, neuf fois sur dix, elle les fait tomber à côté. »


Mon avis : Je termine Christmas pudding le jour de Noël. C’est un recueil de six nouvelles qui, je le pensais, traitaient exclusivement de la période festive qui entoure Noël. Malheureusement, à part la première, dont le titre est éloquent « Christmas pudding », les autres, « Le Mystère du bahut espagnol », « Le Souffre-douleur » ou encore « Le mort avait les dents blanches », n’ont aucun lien avec Noël. Passée cette première déception, j’ai quand même pris énormément de plaisir à retrouver Hercule Poirot et Miss Marple dans six nouvelles policières intrigantes, parfois amusantes, mais toujours finement menées. 

Dans Christmas pudding, nous sommes en plein coeur d’un réveillon de Noël, en pleine campagne anglaise, où Hercule Poirot devra percer une énigme à plusieurs millions d’euros. Une histoire bien menée, mais un dénouement prévisible. Dans la deuxième nouvelle, Le Mystère du bahut espagnol, l’une des plus longues du recueil et certainement l’une de mes préférées également, un homme est retrouvé mort dans un bahut (sorte de grande caisse de voyage). Hercule Poirot va faire preuve d’ingéniosité pour éclaircir cette énigme bien sombre. Troisième nouvelle : Le souffre-douleur, dans lequel une femme fait appelle à Hercule Poirot pour tirer au clair la mort de son mari. Une nouvelle assez quelconque au final, qui ne m’a pas laissée d’images particulières. Dans La mort avait les dents blanches, un homme, habitué d’un restaurant, meurt subitement en changeant ses habitudes culinaires. Une nouvelle qui avait du potentiel, mais que j’ai trouvé trop vite expédiée par rapport aux autres : nous n’avons pas le temps de savourer l’histoire qu’elle se termine déjà. L’avant-dernière nouvelle, la dernière dans laquelle apparaît Hercule Poirot, intitulée Le Rêve, met en scène un homme, qui rêve chaque jour qu’il se suicide en plein coeur de la nuit… jusqu’à ce que la scène ait véritablement lieu. Concise et originale, mais trop courte à mon goût ! Enfin, la dernière nouvelle du recueil est menée par Miss Marple : dans Le policeman vous dit l’heure, elle est confrontée à un meurtre devant deux témoins impuissants. L’histoire paraît simple, mais la chute est surprenante ! 

Comme à son habitude, Agatha Christie nous réserve des dénouements époustouflants, à milles lieux de tout ce que l’on aurait pu s’imaginer. Les nouvelles sont agréables à lire, mais très courtes… voire trop courtes en ce qui me concerne ! J’ai eu comme l’impression que l’auteure voulait vite expédier ses histoires, en nous livrant quelques lignes du récit initial et en embrayant presque immédiatement sur la chute tant attendue. Car, véritablement, c’est bien là tout l’attrait de ses polars : un dénouement qui déjoue tous les codes, qui surprend, qui nous fait douter de tout. Hormis la chute, les nouvelles manquent de saveur et de consistance. Elles sont rapidement lues et tout aussi vite oubliées ! 


Suivez Hercule Poirot et Miss Marple dans de nouvelles enquêtes psychologiques surprenantes. Un recueil de nouvelles agréables, qui se lit rapidement, mais qui s’oublie tout aussi vite.  

Ma note : 5,5/10

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ISBN : 978-2-253-04305-8
Traduction : J. M. Alamagny

La Métamorphose et autres récits


La Métamorphose et autres récits de Franz Kafka

217 pages, éditions Folio classique


Résumé : Lorsque Gregor Samsa s’éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d’une épaisse carapace d’où s’échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux, qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites… Les siens. Père, mère, sœur, dont l’ambition est de l’éliminer après avoir contribué à l’étouffer…


Extraits : « Lorsque Gregor Samsa s’éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. »

« La réflexion et le sang-froid valent mieux que les résolutions désespérées.« 


Mon avis : Après des années à le regarder prendre la poussière dans ma Pile À Lire, je me suis ENFIN décidée à sortir ce monument de Franz Kafka. J’ai la chance d’avoir La Métamorphose dans son édition Folio classique, avec en prime, de très courts textes, sorte de nouvelles, qui viennent étoffer l’oeuvre de Kafka pour mon plus grand plaisir.

Malheureusement, j’ai trouvé que les récits qui introduisent le livre étaient trop abstraits, flous, manquant cruellement de sens. Ce n’est qu’en finissant ma lecture, à la toute fin de cette édition Folio classique, que j’ai découvert que le livre était doté d’un dossier complet, qui explique les grandes lignes des textes présents dans le livre, ainsi que leur histoire avant publication : des explications très appréciables sur des textes souvent abstraits et ouverts à l’interprétation. Je ne les ai découvert qu’à la fin de ma lecture, ce qui m’a forcé à relire certains courts récits pour me rappeler leurs sens.

En revanche, contrairement aux courtes nouvelles bien trop abstraites pour moi, j‘ai pris beaucoup de plaisir à découvrir La Métamorphose. C’était une expérience de lecture étrange, totalement à part, mais tellement enivrante ! Pour celles et ceux qui n’auraient jamais entendu parler de cette histoire, en voici un court résumé : un beau matin, le jeune Gregor Samsa se réveille dans le corps d’un cafard. Ses parents, ainsi que sa jeune soeur, sont horrifiés de cette transformation soudaine.

Nous assistons à une métamorphose physique, certes – quoique nous n’ayons pas connu le véritable aspect physique de Gregor avant qu’il ne devienne cafard -, mais nous assistons surtout à une métamorphose psychique. En effet, sous nos yeux, le héros se détache progressivement de ses facultés intellectuelles humaines pour se fondre dans son nouvel état d’insecte. Il pense et agit comme un cafard, en oubliant totalement sa condition d’humain.

L’histoire se passe en huis clos, dans la maison familiale qui abrite les parents et la soeur de Gregor. Ce dernier se retrouve confiné dans sa chambre, obligé de se cacher de sa famille, qui le voit comme un vulgaire et répugnant insecte. Les membres de la famille réagissent différemment face à la nouvelle condition du héros : la jeune soeur vient en aide du mieux qu’elle le peut à son frère, lui apportant eau et nourriture, ainsi que tout ce dont il aurait besoin pour s’épanouir dans sa nouvelle vie d’insecte. Le père renie son fils, tandis que la mort, d’abord toujours pétrie d’amour pour son fils, le verra finalement comme un cafard envahissant et dégoûtant. À cause de ses différents points de vue sur l’état actuel de la situation, les conflits familiaux sont légions. Franz Kafka pointe du doigt ici la complexité des relations sociales, avec notamment l’exclusion et le rejet de certaines personnes, pointées du doigt car incompatibles au reste du monde. C’est une métaphore grandiose et pleine de sens que nous l’offre l’auteur.


J’ai vraiment adoré l’absurdité et l’originalité des Métamorphoses, qui distrait tout en donnant des pistes de réflexions philosophiques sur les relations sociales, l’isolement, la différence, la famille… Avec Franz Kafka, le fantastique devient une réalité acceptable. Dommage que les courtes nouvelles qui précèdent le chef-d’oeuvre soient aussi peu compréhensibles !

Ma note : 8/10

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ISBN : 2-07-038105-6
Traducteur : Claude David

Fugitives


Fugitives d’Alice Munro

381 pages, éditions Points, à 7,60€


Résumé : Elles partent. Fuguent. S’enfuient. S’en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial (ou conjugal), sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées sur les visages par le temps, les occasions perdues, les petits arrangements que l’on croyait provisoires.


Extraits : « Le truc, dans la vie, avait expliqué Harry à Lauren, était de vivre dans le monde avec intérêt. D’ouvrir l’oeil pour voir les possibilités – voir l’humanité – qui existait chez chacun de ceux qu’on rencontrait. Être à l’écoute. S’il avait quoi que ce soit à lui apprendre, c’était cela. Être à l’écoute. »

« Parce que les femmes ont toujours quelque chose, tu ne trouves pas, à quoi se raccrocher pour continuer. Quelque chose que les hommes n’ont pas. »


Mon avis : Première rencontre littéraire avec Alice Munro, détentrice du prix Nobel de littérature en 2013 et considérée comme l’une des plus grandes auteures anglo-saxons de notre époque. Autant vous dire que j’étais particulièrement impatiente de découvrir l’un de ses livres. J’ai jeté mon dévolu sur Fugitives, un recueil de nouvelles, qui me permettrait de découvrir non pas une, mais plusieurs histoires d’un coup. Comme son titre l’indique, l’ensemble des nouvelles abordent la fuite, de manière différentes.

Dans la première, une femme tente de fuir le mari dont elle est captive. Les trois suivantes ont comme particularité d’avoir la même héroïne : Juliet. Elles aborderont successivement la fuite d’un pays, de ses origines, l’abandon, en somme. Dans les suivantes, nous verront également la fuite de la vérité, les faux-semblants, le rejet, l’infidélité, la lâcheté.

Chacune des nouvelles met en scène une protagoniste féminine. Huit femmes qui doivent fuir leurs problèmes personnels. Peut-être pourrez-vous vous reconnaître dans le portrait de l’une d’entre elles…

J’avoue que pour ma part, je me suis passablement ennuyée dans chacune de ces nouvelles. Il n’y a quasiment aucun action, les récits ne sont pas rythmés, les personnages ne sont pas attachants et les histoires pas assez originales pour que l’on s’en souvienne bien. Déjà qu’il est compliqué de s’immerger totalement dans les nouvelles – qui sont, rappelons le, de très courtes histoires n’excédant pas une trentaine de pages ici -, alors si elles ne contiennent rien d’assez passionnant pour retenir notre attention, elles sont, comme on dit, vite lues et vite oubliées. Ce fût le cas pour la majeure partie de celles-ci.

D’autant que l’auteure a construit ses nouvelles d’une manière bien étrange : le dénouement de chacune d’entre elles n’en étaient pas réellement. Il n’y a pas de point final aux histoires, pas d’éclaircissements sur certaines nouvelles parfois intrigantes. Si bien qu’on ressort de ces récits avec des tonnes de questions qui resteront malheureusement sans réponse. Frustrant, ne trouvez-vous pas ?


Des nouvelles assez banales, peu captivantes, qui ne m’ont pas plût. Fugitives, c’est huit portraits de femmes en fuite, malheureusement pas assez aboutis, sans consistance ni point final. Passez votre chemin.

Ma note : 4/10

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T’en souviens-tu, mon Anaïs ?


T’en souviens-tu, mon Anaïs ? de Michel Bussi

304 pages, éditions Pocket


Résumé : Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…

Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

Dans les romans de Michel Bussi, vous étiez surpris jusqu’à la dernière page…
Dans ses nouvelles, vous le serez jusqu’à la dernière ligne.


Extraits : « Faire croire à l’autre que l’on aime ce qu’il aime, est-ce une preuve d’amour, ou une trahison ? »

« Les hommes choisissent toujours la fille qui leur donne l’impression d’être meilleurs, plus fins, moins cons qu’ils ne le sont.« 


Mon avis : Michel Bussi – grand auteur de polars français que nous ne présentons plus -, m’avait charmé à plusieurs reprises avec ses histoires au suspense haletant. Avec seulement deux de ses livres lus à mon compteur – Nymphéas noirs et Ne lâche pas ma main, que j’avais dévorés -, j’étais particulièrement intriguée de retrouver la plume de cet auteur, qui s’est prêté au jeu des nouvelles.

T’en souviens-tu, mon Anaïs ? est un recueil de quatre courtes nouvelles, dont la première a donné son titre au livre. Inspirée de faits réels, elle s’ancre historiquement à l’époque de Victor Hugo, et d’Anaïs Aubert, une actrice française, amante cachée du célèbre écrivain. Cette dernière a fui Paris pour se réfugier dans le petit village de Veules-les-Roses, dans le Pays de Caux. Une fuite bien mystérieuse, que va tenter d’éclairer notre protagoniste.

Anaïs Aubert, dite Mademoiselle Anaïs

 

  Village de Veules les Roses, en Seine-Maritime (76)

La deuxième nouvelle, L’armoire normande, sans doute ma préférée, se déroule dans un gîte. Un couple en vacances séjourne quelques temps chez un habitant énigmatique, qui leur a interdit de s’approcher d’une armoire normande chère à son coeur. Les vacanciers, intrigués, le sont d’autant plus par l’absence de l’hôtesse, censée les accueillir à leur arrivée. Quels secrets cache leur hôte, cet être fuyant, aux manières bourrues ? Une nouvelle originale et bien écrite, dont le dénouement devrait vous surprendre et vous faire sourire.

Viens ensuite Vie de grenier : alors qu’il se rend dans un vide-grenier, un retraité remarque un stand bien étrange : l’ensemble des effets mis en vente sont des objets similaires aux siens. Persuadé qu’ils lui appartiennent et que la vendeuse les lui a dérobé, il va mener une enquête pour retrouver cette femme et lever le voile sur cette énigme.

Enfin, la dernière nouvelle, Une fugue au paradis, nous emmène sur une plage de La Réunion. Deux jeunes femmes en train de camper, à côté d’un groupe de garçons légèrement éméchés. Le lendemain, un cadavre est retrouvé dans l’eau. Que s’est-il bien passé cette nuit ? L’enquête est ouverte, et le dénouement, comme l’ensemble des dénouements écrits par Michel Bussi, connaît un tel revirement, qu’il ne peut que surprendre et étonner par son ingéniosité.

Ecrire des nouvelles est un exercice complexe, mais mené d’une main de maître par notre malstrom des intrigues alambiquées, puisque chacune d’entre elles comportent un dénouement renversant et inattendu. Michel Bussi conserve donc son titre de roi du polar à suspense, et d’auteur à l’imagination débridée.


Michel Bussi s’essaie à un nouveau genre : les nouvelles. Expérience réussie pour l’auteur, avec des histoires courtes mais prenantes et toujours ces dénouements surprenants et pleins d’ingéniosité. 

Ma note : 7/10

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Flocons d’amour


Flocons d’amour de John Green, Maureen Johnson et Lauren Myracle

345 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : 24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieux de nulle part qui vous ferait presque oublier le repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace. John Grenn, Maureen Johnson, Lauren Myracle : les plumes de trois grands auteurs s’allient pour vous faire rire et rêver d’amour, créant un univers où les anges de Noël ne chôment pas !


Extraits  « Prendre la fuite est pathétique, être rattrapé est encore pire. »

« Tu viens de lui raconter que tu étais tombée dans un ruisseau gelé et que tu étais coincée dans une ville inconnue, et il a raccroché ? Moi, je ne serais pas resté les bras croisés. J’aurais rappliqué ici, neige ou pas. Ça te paraît peut-être débile, mais c’est comme ça que j’aurais réagi. Et tu veux que je te dise ? S’il n’est pas en train de te plaques, c’est toi qui devrais prendre les devants et quitter ce gros nul. »


Mon avisLa nuit de Noël est celle que tout le monde attend avec impatience chaque fin d’année. Elle est synonyme de repas de famille, de cadeaux, de magie et de féerie. Mais voilà : les anges de Noël sont parfois très occupés et ne peuvent pas satisfaire tout le monde. À Gracetown, le 24 décembre, un train se retrouve bloqué dans la neige. Tous les passagers sont obligés de patienter ou de descendre en attendant de la main-d’oeuvre pour déblayer le passage. Jubilé décide de sortir du train et de se réfugier dans une Waffle House à proximité. C’est de là que va partir notre formidable conte de Noël.

Dans ma jeune carrière de lectrice, j’ai déjà eu l’opportunité de découvrir bon nombre de recueil de nouvelles. Certains recueils proposaient des nouvelles avec des univers et thématiques différents, d’autres essayaient de garder une thématique centrale, mais racontée différemment en fonction des auteurs. Dans Flocons d’amour, le concept de nouvelle est novateur (en tout cas, je n’ai jamais rien lu de tel), puisque John Green, Lauren Myracle et Maureen Johnson ont écrit trois nouvelles qui se déroulent dans une même temporalité, dans un même espace spatio-temporel, avec des personnages identiques. L’originalité tient du fait que chacun se place dans la peau d’un des personnages, et raconte les mésaventures de ce dernier. J’ai trouvé cette idée géniale, puisque nous sommes bien loin des nouvelles un peu banales sans queue ni tête, que l’on oublie rapidement après lecture. Ici, nous avons un réel fil conducteur, avec les trois nouvelles reliées simultanément entre elles. Et je pense que c’est réellement là que ce trouve le point fort de ce livre.

J’ai beaucoup aimé la façon dont les trois auteurs ont abordé cette thématique de Noël. Nous sommes bien loin des clichés populaires et des histoires un peu banales sur les romances de Noël ou les histoires de cadeaux et papa Noël. Ici, les trois auteurs nous font pénétrer dans leur univers, où la magie de Noël est bien présente, mais en touches plus subtiles.

La première nouvelle, nommée « Le jubilé express » est écrit par Maureen Johnson et raconte les mésaventures d’une jeune demoiselle, nommée Jubilé, partie rejoindre ses grands-parents pour Noël, qui se retrouve bloquée dans un train en pleine voie, à cause d’une quantité de neige non négligeable. Elle se décide à quitter son siège et à traverser la route pour rejoindre la Waffle House, où elle va faire la rencontre de personnages hauts en couleurs.

La seconde nommée Un miracle de Noël à pompons a été écrite par le célèbre John Green, et raconte les aventures de trois copains, qui décident de pimenter leur soirée de Noël en rejoignant la Waffle House, où les attendent, leur a-t-on dit, plusieurs dizaine de pom-pom girls déchaînées. Mais les obstacles pour arriver à destination sont nombreux.

La troisième et dernière nouvelle est celle de Lauren Myracle, intitulée Le Saint Patron des Cochons. Addie, une jeune fille, est attristée par sa récente dispute, voire séparation avec son petit ami. Heureusement, ses deux amies sont là pour la réconforter. Comme des anges le soir de Noël, elles vont essayer de consoler leur amie et de lui redonner le sourire.

Trois courtes histoires différentes, où les personnages se croisent et s’entrecroisent. J’ai pris plaisir à découvrir chacune de ses nouvelles et à suivre l’évolution des différents personnages.


Laissez-vous embarquer dans l’univers féerique de trois auteurs contemporains, qui décrivent avec originalité leur définition de l’esprit de Noël. 

Ma note : 7,5/10

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