Littérature jeunesse

Le jour où papa s’est remarié


Le jour où papa s’est remarié de Thierry Lenain et Thanh Portal

29 pages, éditions Nathan


Résumé : Aujourd’hui, Guillaume est dans la lune. Il pense à son papa qui va se remarier.
– Mais ce n’est pas avec une femme que le papa de Guillaume va se remarier… C’est avec un mari. Parce que maintenant, le papa de Guillaume, il est homo, explique Hélène à la maîtresse.
Est-ce que, quand Guillaume sera grand, il sera homo lui aussi ?


Extrait :  « – Allo, la lune ? Envoyez l’enfant !
Madame Okili dit toujours ça quand un élève est perdu dans ses pensées. Elle le dit par exemple pour qu’il redescende sur terre faire la dictée avec les autres. »


Mon avis : « Le jour où » est une nouvelle saga jeunesse édité chez Nathan et signé par Thierry Lenain et Thanh Portal. Plusieurs courtes histoires abordent avec justesse de fort sujets d’actualité en les rendant accessibles aux plus jeunes.

Le jour où papa s’est remarié, c’est un magnifique album sur l’homosexualité. On perçoit le sujet à travers des yeux innocents d’enfants, qui se questionnent sur les deux nouveaux papas de Guillaume. Point de critique ou de jugement de la part de ces enfants, seulement une grande ouverte d’esprit et une envie d’en savoir toujours plus.

Ce genre de lecture est à mettre entre les mains des plus jeunes. D’abord pour dédramatiser la question de l’homosexualité, mais aussi pour leur apprendre à ouvrir leurs esprits dès le plus jeune âge. L’homosexualité est un sujet de société important, qui mérite d’être plus souvent abordé avec les enfants. Rendre accessible cette thématique aux plus jeunes va accroître leur tolérance vis-à-vis des personnes qu’ils estiment aujourd’hui comme « différentes ».


Le jour où papa s’est remarié est donc un récit qui prône l’ouverture d’esprit et la tolérance sur des questions d’homosexualité. Un livre que les enfants peuvent lire très facilement !

Ma note : 7/10
Littérature jeunesse

Nico – J’ai 30 ans dans mon verre


Nico – J’ai 30 ans dans mon verre de Hubert Ben Kemoun et Régis Faller

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Tout le monde a un jour regardé au fond de son verre, à la cantine, ces fameux verres avec un chiffre dedans, censé figurer un âge. Nico et sa bande de copains connaissent le jeu, mais l’agrémentent d’un gage : le plus jeune dans son verre sera désigné pour débarrasser la table. Et, comme par hasard, c’est toujours Nico qui s’y colle? Par hasard ? Pas sûr. « À malin, malin et demi ! » pourrait être la morale de l’histoire. Le jeune héros aurait pu se fâcher, mais il préfère une vengeance sans violence, juste rusée. Cette histoire sonne bien comme un souvenir d’enfance? réel ou inventé. Bien ancrée dans la réalité quotidienne des 5-7 ans, elle ne manquera pas de les amuser. Et c’est tellement bien quand les plus faibles gagnent !


Extrait :  « Chacun regarde le nombre qu’il y a au fond de son verre. On dit que c’est notre âge, et le plus jeune a perdu ! Le perdant doit débarrasser. Il faut déposer les assiettes, les plats et les déchets sur le chariot roulant. Ce n’est pas fatigant, mais ça fait arriver en retard pour la récré !« 


Mon avis : Ce petit ouvrage jeunesse aurait pu passer pour un ouvrage jeunesse comme les autres. Or, il a une particularité qui lui est propre et qui devrait en intéresser un certain nombre. En effet, ce livre est le fruit d’un partenariat avec Dyscool, une filiale des éditions Nathan, qui propose des livres adaptés aux enfants dyslexiques. La police est lisible, le texte aéré et le vocabulaire simplifié. Des codes couleurs sont ajoutés pour permettre aux enfants de mieux se repérer notamment avec les personnages. Certains mots de vocabulaire jugés trop complexes sont définis en bas de page ; et d’autres mots stylistiquement problématiques sont mis en avant (comme « débarrasser », avec ses deux r et ses deux s, qui posent problème même aux adultes).

Pour en revenir à l’histoire même : Nico et ses copains mangent tout les jours à la cantine, et au moment de débarrasser les assiettes, ils jouent au jeu des verres. La personne qui a le plus petit chiffre au fond de son verre débarrasse. Manque de chance, c’est Nico qui se retrouve à chaque fois de corvée. Pour tenter de pallier à cela, Nico va ruser et imaginer un plan démoniaque…

En lisant cette histoire, on est obligé de retomber un instant en enfance. En effet, qui n’a jamais regardé l’âge qu’il avait au fond de son verre ? Moi, en tout cas, je l’ai fait maintes fois ; et c’est avec une pointe de nostalgie que j’ai donc lu l’histoire de Nico et de ses copains.

Pour les plus jeunes, cette petite histoire peut leur perdre de les responsabiliser davantage, notamment en leur apprenant l’entraide, la solidarité envers les camarades, mais également les bonnes manières.


Une histoire marrante, qui fera échos aux plus jeunes comme aux plus âgés, mais de manière différente. Le gros point positif, c’est que tout le monde pourra se marrer, puisqu’il est adapté aux enfants dyslexiques.

Ma note : 6,5/10

 

Littérature jeunesse·Young adult

Story of a girl


Story of a girl de Sara Zarr

269 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : J’avais treize ans quand mon père m’a surprise avec Tommy Webber. Tommy avait dix-sept ans. Je ne l’aimais pas. L’histoire remonte à presque trois ans. Depuis, mon père ne m’a plus jamais regardée dans les yeux. Deanna voudrait se débarrasser de cette réputation de fille facile qui lui colle à la peau. Elle l’a décidé  : cet été sera celui de la seconde chance. En trouvant un petit boulot dans la pizzeria du coin, elle compte mettre de l’argent de côté. Suffisamment pour partir loin de cette ville, loin des préjugés, loin de cette image qui ne lui ressemble pas.Elle n’imaginait pas que le prix à payer pour se racheter une vie serait si élevé  : devoir affronter chaque jour la présence de Tommy, qui travaille avec elle ?


Extraits :  « C’est comme ça qu’on sait pouvoir se fier vraiment à quelqu’un, je crois ; quand on n’a pas à parler tout le temps pour s’assurer que la personne a encore de l’affection pour vous ou prouver qu’on a des choses intéressantes à dire.« 

« C’est à la fois triste et drôle à quel point les souvenirs de deux personnes à propos de la même chose peuvent être différents.  »


Mon avisDeux semaines après avoir terminé ma lecture, me voici à devoir écrire mon ressenti sur cette histoire. Problème : je ne me souviens que de la moitié de ce qui s’est passé. J’ai pourtant lu avec assiduité et minutie ; mais il faut se rendre à l’évidence : c’est un livre qui se lit vite et qui s’oublie encore plus vite.

Je vais quand même vous raconter en quelques lignes ce dont je me souviens. Deana est une jeune adolescente dont la réputation a été ruinée alors qu’elle n’avait que treize ans. En effet, alors qu’elle sortait et couchait avec Tommy, plus âgé qu’elle, son père les a surpris tous les deux. En plus d’être baissé dans l’estime de son père, Tommy est allé colporter des ragots mensongers à toute la ville. Résultat : des années plus tard, Deana est encore considérée comme une fille facile aux yeux de tous. Alors qu’elle tente de se débarrasser de cette étiquette qui lui colle à la peau, elle va devoir affronter son passé de plein fouet.

Le récit est simple, compréhensible par tous et assez bien écrit. L’histoire est réaliste et s’ancre dans la mentalité de notre société actuelle. Hélas, je vous avoue que je n’ai pas totalement adhéré à ma lecture. D’une part parce que je ne me suis pas attaché à la protagoniste, puisque je ne me suis absolument pas reconnu dans ses agissements, dans sa manière d’être, de parler, d’agir… Il ne fait aucun doute que Sara Zarr a voulu créer un personnage auprès duquel les jeunes adolescentes pourraient s’identifier et apprendre les rudiments de la vie. Je me pose donc la question : suis-je déjà trop vieille pour m’identifier à Deana ? D’autre part, je n’ai pas accroché à l’histoire elle-même, que j’ai trouvé finalement assez banale, trop simple peut-être. Pour preuve : après avoir fini ma lecture depuis quinze jours, je ne me souviens déjà presque plus de l’histoire, tant le récit manquait de piquant.


Un roman adolescent qui devrait plaire à la tranche d’âge ciblée, puisque l’auteure aborde des sujets de société courus par les jeunes (le sexe, l’amour, le pardon, la réputation…). Pour ma part, je n’ai pas accroché à la protagoniste et ai trouvé que l’histoire manquait d’intensité et de profondeur. 

Ma note : 4/10

 

Littérature jeunesse·Saga

20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout


20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout de Élizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Rien ne destinait Bilal à la danse. Et pourtant le voici élève de la prestigieuse école de l’Opéra. Mais tout le monde ne voit pas cela d’un très bon oeil. Bilal est tourmenté par ses anciens copains : d’après eux, la danse, c’est « pour les filles » ! Seulement, Bilal n’ose pas en parler. Ni à ses nouveaux ami, ni à son père qui ne le comprend pas… Le jeune danseur parviendra-t-il à combattre les préjugés ?


Extrait :  « C’est ce mélange de concentration de calme et d’effort qui lui a immédiatement plu dans la danse classique. Il aime la sensation de contrôler son corps et d’être si absorbé qu’il n’y a plus de place pour rien d’autre. Les muscles le tiraillent, son cerveau est entièrement occupé par l’exercice et par la musique.« 


Mon avisJe continue ma découverte de cette saga jeunesse qui met en lumière, dans chacun de ses tomes, un élève de l’école de danse de l’opéra de Paris. Dans Petit rat, malgré tout, nous faisons la découverte d’un garçon, Bilal, qui passe ses journées à l’école de danse, et qui rentre le soir chez lui, dans une triste banlieue, bien loin de la majesté qu’offre le quartier de l’opéra. Et pour cause : Bilal vient d’une famille assez pauvre, qui s’est longuement questionnée sur ce qui avait attiré Bilal dans ce milieu de la danse, très éloigné de tout ce qu’ils connaissent. Si peu à peu, sa famille accepte sa décision, ses anciens copains d’école, eux, se moquent encore fréquemment de son choix. Mais bien sûr, tout ce qui se passe en dehors de l’école reste en dehors de l’école ; ainsi, la bande de copains de l’opéra ne savent pas que Bilal souffre des nombreux obstacles qui se dressent entre lui et la danse.

Bilal est un personnage qui casse tous les stéréotypes qui tournent autour de la danse : ce n’est pas une discipline dédiée spécialement aux filles, ce n’est pas réservé à une classe sociale supérieure, c’est une activité accessible à tous et pour tous. Une belle figure de héros, comme on en trouve que trop peu. Bilal m’a touché ; par sa volonté et son courage, par sa façon de ne pas suivre les chemins préétablis par la vie, mais de se créer ses propres chemins. Peu auraient osés !

Dans ce tome-ci, contrairement aux autres, l’auteure se désaxe un peu de la danse pour se tourner vers les valeurs humaines. Elle nous offre donc un roman sur fond de danse, mais empli en premier plan de magnifiques valeurs : l’amitié, l’amour, l’entre-aide, la solidarité, la différence. Autant de leçons de vie qui donnent à réfléchir (aux plus petits comme aux plus grands). En tout cas, il m’a tant fait réfléchir que je me demande bien si ce n’est mon tome préféré de la saga… A méditer !


 Enfilez vos ballerines, et laissez-vous glisser sur scène : émotions, rires et larmes sont au rendez-vous. Une belle histoire d’amitié, d’amour et d’entre-aide vous y attend. 

Ma note : 7,5/10

 

Littérature jeunesse

Le silence des sirènes


Le silence des sirènes de Sarah Ockler

456 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Elyse, promise à une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle devient muette suite à un accident en mer. Du jour au lendemain, Elyse perd ses repères, ses rêves, sa joie de vivre… Elle se réfugie alors chez sa tante, à Atargatis Cove, petite ville portuaire portant le nom d’une sirène légendaire. Là-bas, elle s’isole, passant ses journées à écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Heureusement, elle rencontre bientôt Christian, séduisant bad-boy, et son jeune frère, Sebastian, qui rêve d’être une sirène. Avec eux, elle va décider de sauver la ville, menacée par un projet touristique, et surtout… retrouver le goût de la vie.


Extraits :  « Le coeur des femmes est infini. Il y a assez de place pour les deux – la douleur et le bonheur.« 

« Le silence est un filet qui attrape les secrets et les fait remonter à la surface.« 


Mon avis : Sarah Ockler est une auteure jeunesse que j’ai déjà croisé à plusieurs reprises. Sans être de la grande littérature, ses précédents romans m’avaient fait passer un bon moment de détente. Avec Le silence des sirènes, l’auteure revient au devant de la scène en proposant une lecture estivale, propice à la saison.

Alors qu’Elyse, accompagnée de sa soeur jumelle, sont promises à un grand avenir dans le monde de la chanson, Elyse perd subitement l’usage de sa voix. Démunie, anéantie, elle décide de s’éloigner de son ancienne vie, et trouve refuge à Atargatis Cove, une ville en bord de mère, où habite sa tante. Là-bas, escortée de sa cousine, elle va faire de très belles rencontres : Vanessa, une jeune femme sympathique et délurée, Christian, un beau gosse ténébreux et mystérieux, ainsi que Sébastien, le petit frère du bad boy. Pour retrouver goût à la vie, Elyse va se lancer dans une aventure qui n’est pas de tout repos : restaurer le vieux voilier de Christian, pour ensuite prendre la mer avec lui et gagner ensemble la compétition des pirates.

L’histoire est agréable à lire, et devrait ravir les jeunes lecteurs. Néanmoins, pour des lecteurs plus aguerris, comme moi, certaines choses, dans le comportement des personnages, par exemple, ont gênés l’avancée de ma lecture. Car il est vrai que Sarah Ockler baigne dans le cliché. Le bad boy et la petite fille timide et muette qui tombent mystérieusement et subitement amoureux, on le sentait tous venir à mille kilomètres. Ce n’est pas très novateur comme approche ; à force de voir le même schéma archétypale se présenter à chaque lecture jeunesse, on en arrive à saturation. Même les jeunes lecteurs doivent en avoir marre qu’on les infantilise encore plus qu’ils ne le sont déjà. Un peu plus de maturité dans les histoires jeunesses narrées, notamment dans les histoires d’amour, ça apporterait quelque chose de plus solide au récit.

En outre, je suis passé totalement à côté de ce que l’auteure voulait transmettre à travers son histoire de sirène. Je n’ai absolument pas compris le rôle des sirènes dans l’histoire, ni l’intérêt d’accorder cet aspect de l’histoire au reste. Certains chroniqueurs postulent à dire que Le silence des sirènes est une réécriture de La Petite sirène. Certes, les connivences sont nombreuses, l’inspiration est clairement tirée du conte d’Andersen, mais la modernisation et l’ancrage réaliste de l’histoire ne m’ont pas convaincues ; bien trop brouillonne, et peu utile au déroulement du récit.

De plus, il y avait une sorte de fil conducteur tissé autour de la perte de parole d’Elyse, qui nous poussait à en savoir toujours davantage. L’auteure ne distille que très peu d’indices pour assouvir notre curiosité, d’où l’envie toujours plus grande de continuer notre lecture pour découvrir le fin mot de l’histoire. Mais là encore, l’histoire s’étire en longueur. Il ne se passe que très peu de choses, tant et si bien que je me suis ennuyée à de nombreuses reprises.


Un roman jeunesse estival et moderne, qui devrait ravir les fans de La Petite Sirène. Malheureusement pour moi, la magie n’a pas opérée. J’ai trouvé le récit trop plat et pas assez original. 

Ma note : 4/10

 

Littérature jeunesse

169 jours pour le faire


169 jours pour le faire de Lindsey Rosin

345 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Le faire ou ne pas le faire ? Telle est la question.

Alex l’a déjà fait. Du moins c’est ce qu’elle laisse croire.
Emma n’y a jamais vraiment pensé mais pourquoi pas ?
Zoë n’arrive même pas à y songer sans devenir rouge tomate.
Quant à Layla, elle a tout prévu : elle le fera avec son petit ami le jour de la Saint-Valentin.

Quatre filles. Un Pacte. Et 169 jours pour le faire.


Extraits :  « Les gens normaux sont ceux qu’on ne connaît pas encore.« 

« Vanessa Martin était la fille la plus aimée et la plus détestée des secondes. Tout dépendait de qui parlait : les garçons adoraient ses débardeurs décolletés, ses soutiens-gorge rembourrés, ses minuscules shorts, son rire aigu et sa manie de suçoter tout ce qui lui passait sous la bouche, crayons, sucettes ou mèches de cheveux ; les filles la haïssaient pour les mêmes raisons.« 


Mon avis : 169 jours pour le faire, mais quoi ? A votre avis ? Qui est ce petit « le » que personne ne nomme, mais que tout le monde connaît ? Je pense que la couverture est assez explicite ; mais pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, vous le découvrirez bien assez vite.

On suit le quotidien de quatre jeunes étudiantes, toutes meilleurs amies, qui se sont liées autour d’un Pacte commun : faire l’amour avant de terminer leurs années de lycée. Il ne leur reste donc que 169 jours pour le faire. Nous allons suivre Alex, Zoë, Layla et Emma dans leurs pérégrinations amoureuses et amicales quotidiennes, ainsi que dans l’avancée de leur défi commun.

Si j’étais maman et que j’avais une jeune adolescente, je ne sais pas si je lui prêterais ce livre. Il y a quand même quelques propos des jeunes filles qui sont assez directs et passablement choquants, ainsi que des scènes plutôt crues (moins que ce qu’on peut lire dans des romances érotiques, mais assez crues pour des jeunes adolescentes). De plus, cela pourrait délivrer un mauvais message sur la sexualité : ces quatre jeunes filles se sont lancées un défi : faire l’amour dans un court laps de temps. Or, ce genre de chose ne se décide pas comme cela. Il faut se sentir prêt, en confiance avec l’autre, sûr de son amour, avant de se lancer. L’exact opposé du message que les filles font passer.

Mais je dois admettre que c’est quand même une bonne manière de dédramatiser ces questions de sexualité, qui restent des sujets « tabous » et souvent honteusement tus. Certains parents rebutent à parler de ces choses-là avec leurs enfants ; alors je me dis que pourquoi pas leur faire lire ce genre de livre, pour leur faire prendre conscience de plusieurs choses : des risques, des sentiments…

Outre cet aspect sexuel du récit, c’est une jolie histoire d’amitié qui est dépeinte. Quatre meilleures amies, inséparables, qui s’aiment un jour, s’engueulent un autre, mais ne peuvent jamais cesser de se voir et de se parler. Une amitié parfaite, que tout le monde désirerait avoir.


Mon coeur balance quant à ce roman : j’admets que parler de sexualité à des jeunes adolescentes permet de dédramatiser ces sujets dits « tabous ». Mais la façon dont Lindsey Rosin le fait ne me convient pas, puisqu’elle montre le sexe comme quelque chose de facile et désinvolte. Bien loin de mes idéaux plus conformistes. Chères mamans, réfléchissez et faites attention avant de mettre ce livre entre les mains de vos filles.

Ma note : 5,5/10

 

Biographie·Littérature jeunesse

De Gaulle, le résistant


De Gaulle, le résistant de Hélène Montardre

61 pages, éditions Nathan


Résumé : 1940. Les troupes allemandes de Hitler envahissent la France. En Lorraine, le colonel de Gaulle tente d’empêcher leur avancée. En vain. Nommé général, il clame, haut et fort, que la France doit continuer le combat. Le nouveau gouvernement de Pétain capitule face à Hitler. Le général part à Londres. Sur les ondes de la BBC, la radio anglaise, il appelle tous les Français à résister. Jamais il ne baissera les bras…


Extrait :  « La guerre commence bien mal ! Pourtant, il ne faut pas baisser les bras. Il faut se battre.
Alors, devant cette foule apeurée qui déferle sur les routes, il se fait une promesse : celle de ne jamais abandonner et de poursuivre le combat, là où il le faudra et tant qu’il le faudra.« 


Mon avis : En cette journée du 14 juillet 2017, jour de fête nationale française ponctuée de commémoration des corps armés, je publie ma chronique sur cette petite biographie relatant le combat de De Gaulle pour la France.

Charles de Gaulle était un militaire, qui s’est battu durant la première puis seconde guerre mondiale. Alors que les Allemands ont envahis la France, conquérant chaque jour davantage de terres, De Gaulle rejette l’armistice voulu par Pétain. Cela reviendrait à nuire à la France, à perdre son identité et ses valeurs qui la caractérisent tant. Condamné à mort, De Gaulle s’expatrie en Angleterre, terre à partir de laquelle il va mener son attaque. Grâce aux ondes de la radio BBC, il va reformer une armée, redonner confiance et espoir aux soldats et citoyens français.

Cette courte biographie relate les exploits de De Gaulle en tant que résistant à l’occupation nazie. Écrite dans des mots simples, ponctuée de dessins en noirs et blancs, elle est fidèle à la réalité, tout en étant simplifiée, pour permettre une plus grande compréhension par les plus jeunes.

 

 

De Gaulle était fort, courageux et téméraire. Il aimait plus que tout la France. Il a sacrifié sa vie à la France et aux français. C’est à ce grand homme qu’on doit le fait de vivre aujourd’hui dans une France libre. Merci monsieur, vos efforts n’ont pas été vains. Mais De Gaulle n’était pas seulement soldat, dirigeant et résistant, il était également époux et père de famille. Bien que l’affect personnel soit peu développé dans ce récit, Hélène Montardre a quand même insérée quelques passages où elle parle brièvement des enfants de De Gaulle, ainsi que de sa femme, Yvonne. De quoi ajouter une touche supplémentaire d’humanisme à ce grand combattant.


Une magnifique biographie simplifiée, qui relate avec précisions les faits de ce grand homme. C’est un très bon support pédagogique, pour apprendre aux plus jeunes qui était De Gaulle et quel fût ses actions pour sauver la France. Je recommande !

Ma note : 7/10