La Curieuse Histoire d’un chat Moribond


La Curieuse Histoire d’un chat Moribond de Marie-Renée Lavoie

117 pages, éditions Alice Deuzio, à 12€


Résumé : La curieuse histoire d’un chat Moribond, c’est l’histoire d’un chat qui s’appelle Ti-Chat parce qu’il ne grandit pas. Et accessoirement il meurt souvent. Ça ne dure jamais longtemps mais ça peut surprendre. Pas Ti-Chat : il est habitué. Ti-chat est très philosophe. Il a été retrouvé très loin de sa ferme dans le désert australien (Ti-chat a un très grand sens de l’orientation…) par une petite fille après avoir marché 2000 ans (et une horloge interne infaillible…) Il ne lui restait qu’une petite étincelle de vie et il s’y est accroché. Après tout, la famille qui le sauvait savait pêcher la boîte de thon. Et ça, pour un chat, c’est précieux…


Extraits « Ma mère disait que j’étais « spécial », pour faire joli. Les mères sont comme ça, elles transforment toujours les petits défauts en grosses qualités. »
« Ma mère m’avait dit, un jour, que les gens méchants ne sont que des gens malheureux. »

Mon avis : Je souhaite tout d’abord remercier Babelio ainsi que les éditions Alice Deuzio pour l’envoi de ce roman dans le cadre d’une Masse critique.

Amoureuse des chats depuis ma plus tendre enfance, je me suis laissée tenter par cette histoire, qui promettait un agréable moment de lecture aux côtés d’un chat moribond et plein d’humour. Ti-Chat, un tout petit chaton, s’est éloigné de chez lui et s’est perdu dans la forêt. Il va être vite recueilli par une petite fille qui va prendre soin de lui. Ti-Chat va découvrir une nouvelle maison, il va acquérir de nouvelles habitudes et se faire de nouveaux amis.

L’histoire est racontée du point de vue de ce petit chaton, que nous suivons dans ses aventures, toutes plus ou moins loufoques. Je suis certaine d’une chose : avec Ti-Chat, on ne s’ennuie pas ! Il nous en fait voir de toutes les couleurs et contrebalance le cliché du chat paresseux qui passe ses journées à se prélasser.

J’ai bien aimé le message d’entraide et de solidarité que Marie-Renée Lavoie fait passer à plusieurs reprises dans son récit. Ti-Chat qui aide un autre chat en difficulté, Ti-Chat qui est secouru par une armée d’araignées…

L’histoire est agréable à découvrir, autant pour les enfants que pour les adultes, et elle est agrémentée d’illustrations forts sympathiques, qui nourrissent davantage le récit.

 

 

Malgré le fait que j’ai vraiment apprécié découvrir cette histoire, je ne l’ai pas trouvée si exceptionnelle, dans le sens où une semaine seulement après avoir refermé le livre, l’histoire s’est déjà estompée de ma mémoire. Peut-être qu’écrire quelques pages supplémentaires auraient ancrées plus profondément le récit dans l’esprit du lecteur, je ne sais pas. Cela n’enlève en rien le fait que j’ai pris du plaisir à suivre les aventures de ce petit chaton si attachant.


Un récit original et gorgé d’humour, à mettre entre les mains des parents et des enfants et de tous les amoureux des chats. 

Ma note : 6/10

Pour lire plus d’avis

 

 

Publicités

Le Petit Nicolas fait la fête

 

Le Petit Nicolas fait la fête de Goscinny et Sempé

101 pages, éditions Imav éditions, à 19,90€


Résumé : Publié à l’occasion du 60e anniversaire du Petit Nicolas dont la première aventure est parue le 29 mars 1959, cet album collector réunit dix histoires sur le thème de la fête : Les cow-boys, Marie-Edwige, Le cirque, Le repas de famille, L’anniversaire de Clotaire, L’anniversaire de papa, Maixent le magicien, La distribution des prix, Le mariage de Martine et La fête foraine.


Extrait « C’est ça qui est embêtant, quand on joue tout seul, on ne s’amuse pas et quand on n’est pas tout seul, les autres font des tas de disputes. »

Mon avis : À l’occasion des 60 ans du Petit Nicolas, plusieurs maisons d’éditions ont réédité ou imaginé de nouvelles histoires de Goscinny, illustré par les magnifiques dessins de Sempé. Après avoir découvert le mois dernier Le Petit Nicolas : Cahier de dessins, qui est un album animé interactif pour les enfants, me voici lancé dans la lecture de ce nouveau livre, Le Petit Nicolas fait la fête, qui regroupe des histoires inédites de notre héros d’époque favoris.

La thématique centrale de cet album : la fête, pour marquer l’anniversaire soixantenaire des aventures du Petit Nicolas. Toujours accompagné de ses fidèles copains, Nicolas va nous faire rire aux éclats, puisque les situations du quotidien, qui normalement devraient être banales, dérapent toujours pour notre héros. Elles deviennent alors loufoques, détournées, et complètement déjantées. On retrouve les mêmes impressions que lorsqu’on lisait ces aventures enfants, et c’est vraiment très agréable.

Comme d’habitude, les histoires de Nicolas et de sa bande sont magnifiquement illustrées par Sempé, dans des dessins simples mais équivoques.


Ces nouvelles aventures du Petit Nicolas feront le plaisir des petits, mais surtout des grands. Naïveté et fantaisie sont les mots d’ordre de ce récit, qui constitue une plongée agréable dans nos souvenirs d’enfance.

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Aladdin – Au bout du monde


Aladdin – Au bout du monde de Aisha Saeed

205 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Jamais la princesse Jasmine n’aurait pensé voyager sur un tapis volant… Elle n’aurait jamais cru non plus chavirer pour un inconnu, pour ce mystérieux prince Ali, venu de nulle part.

Les deux amoureux se sont envolés vers le royaume enchanté d’Ababwa. Devant les mille et une splendeurs de cette oasis perdue au cœur du désert, Jasmine s’émerveille…

Mais une nouvelle menace surgit dans ce royaume au bout du monde. Une menace qui pourrait bien détruire la magie de leur rêve bleu…

Découvrez Aladdin comme vous ne l’avez jamais lu !


Extraits « Quand on perd un parent, lui confia Jasmine, on perd une part de soi-même à tout jamais. Et on doit apprendre à vivre sans. »
« Ce qui te définit, ce sont tes actions – et non l’opinion que les gens ont de toi.« 

Mon avis : C’est toujours un plaisir de découvrir un roman Disney récemment adapté au cinéma. Se replonger dans les contes qui m’ont bercé durant mon enfance, aux côtés des princes et princesses tant idéalisés, est un délice indescriptible.

Aisha Saeed revisite l’histoire d’Aladdin à sa façon. Aladdin, le jeune mendiant devient, grâce au Génie bleu, le prince Ali. Sur son tapis volant, il s’en va aux fenêtres de Jasmine et l’embarque sur son tapis pour parcourir le monde. Jasmine et le prince Ali arrive au palais éphémère de ce dernier, que le Génie lui a spécialement façonné pour impressionner sa belle. Jasmine est effectivement sous le charme des lieux et de son guide. Mais rien ne va se passer comme prévu, puisqu’une terrible menace vient mettre en péril la suite des aventures du prince et de la princesse.

La magie opère instantanément : nous sommes projetés dans un univers onirique, où Génie, tapis volants, somptueux palais aux mille et une splendeurs existent réellement : un pur bonheur. Le récit est fluide, plutôt bien écrit sans être exceptionnel non plus, mais agréable à suivre. J’ai apprécié l’enchaînement des actions, qui ne laissent aucun temps mort dans l’histoire.

Aladdin – Au bout du monde est le roman du film adapté et sorti depuis peu au cinéma. J’ai passé un très bon moment d’évasion aux côtés des personnes, qui ont réussi à m’embarquer dans leur univers enchanteresse. C’est une des raisons qui me pousse à aller voir le film au cinéma : prolonger ce si merveilleux moment.


Une réécriture fidèle du célèbre conte d’Aladdin, qui va vous permettre d’apprécier encore plus ce prince si charmant. À découvrir en livre et au cinéma !

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Nos vies en mille morceaux


Nos vies en mille morceaux de Hayley Long

327 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, ils sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.


Extraits « Même quand tu as l’impression d’être totalement coincé dans un moment, en fait, ce n’est jamais le cas. Les choses changent. « Le temps passe. Écoute. Le temps passe. » »
« La musique n’est pas juste de la musique, c’est aussi de la magie. Qui peut conjurer des émotions dont on ignorait jusqu’à l’existence, et faire naître à la vie des sentiments que l’on pensait éteints à jamais. Un peu comme un voyage dans le temps. La musique est capable de nous transporter à une époque, à d’autres endroits, avec une telle précision qu’on revoit les bandes de baskets qu’on n’a plus depuis longtemps, qu’on entend pépier les oiseaux envolés depuis longtemps et qu’on va jusqu’à sentir l’odeur de vinaigre des chips de l’été précédent. Et lorsque toutes ces émotions, ces souvenirs surviennent par le biais d’un objet concret, et pas seulement d’un MP3, eh bien, la magie est encore plus forte.« 

Mon avis : Griff et Dylan, deux jeunes frères de 13 et 15 ans, voient leur monde basculer lorsqu’ils sont victimes, avec leurs parents, d’un terrible accident de voiture. Leurs deux parents sont morts sur le coup. Ensemble, les deux garçons vont devoir surmonter ce choc et continuer à survivre coûte que coûte.  Mais Griff et Dylan ont deux chemins différents à prendre pour mener vers la cicatrisation de leurs peines.

Griff et Dylan vont atterrir à Aberystwyth, un petit village du Pays de Galle (matérialisé sur la carte ci-dessous pour que vous puissiez le situer plus précisément). Bien loin de toutes les grandes villes où ils ont habité avec leur famille avant (Munich, Shangai, Barcelone, New York), l’adaptation est difficile au début pour les jeunes hommes. Mais grâce à l’amour et à l’attention constante de Dee et Owen, sa famille d’accueil, grâce à l’amitié de Hari, à la présence réconfortante de son frère Dylan, à l’amabilité du vieux monsieur Henry, Griff va très vite s’épanouir dans ce nouvel environnement, loin de tous ses repères passés.

Il est très compliqué de vous parler de ce roman sans vous révéler des détails très importants de l’histoire. Sachez seulement que ce livre raconte le parcours, éreintant mais essentiel, de deux jeunes hommes, désireux de se reconstruire après de terribles épreuves. La vie est parfois cruelle, mais il faut savoir aller de l’avant, remonter la pente, continuer à sourire, à vivre et à aimer. Le jeune Griff en est l’exemple même : sans plus de repère, il va se relever, rencontrer de nouvelles personnes qui vont lui tendre la main pour l’aider à aller vers un guérissement de l’âme et du coeur. J’ai refermé la dernière page du livre au bord des larmes. Un trop plein d’émotions tout au long du livre mène inéluctablement vers une déferlante de larmes à la fin.

Nos vies en mille morceaux est une histoire puissante, extrêmement touchante, qui vous attrape aux tripes et ne vous lâche qu’à la toute dernière seconde du récit. Je recommande chaudement ce livre, qui ne sera sans doute pas une lecture paisible et agréable, mais qui ne vous laissera certainement pas indifférent.


Un récit coup de poing et bouleversant, qui vous apprend à profiter de tout ce que la vie vous donne et surtout de vos proches.

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

It


It de Catherine Grive

182 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : « Au collège, on m’appelle « it » et le genre neutre du pronom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c’est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir…
Car je sais que je suis un garçon. »

Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu’elle se sent mal dans son genre.

Une histoire pleine de fraîcheur qui mêle humour et sincérité pour aborder la question essentielle du transgenrisme.


Extraits « – Quel garçon manqué tu es ! avait ri Marie-Antoinette en payant à la caisse.
Jamais cette expression me concernant, moi ou quelqu’un d’autre, ne m’a paru adaptée. Le contraire de « garçon manqué », c’est quoi ? Une fille réussie ? Et si une fille est ratée, c’est pour quelle raison ? Parce qu’elle est un garçon ? Parce qu’elle est un garçon et une fille à la fois ? »
« En fait, un corps nu, si on prend soin de le regarder avec tendresse, n’est jamais laid. Il est tout simplement humain.« 

Mon avis : It, vous ne savez sans doute, c’est le pronom neutre utilisé en anglais. Et c’est justement avec ce pronom qu’est désignée notre protagoniste Joséphine – Jo, pour les intimes. Joséphine est un garçon né dans un corps de fille. Mais cette situation embarrassante est difficile, autant pour elle, pour se le persuader, que pour ses proches, pour s’en rendre compte. Car Joséphine est très jeune et son père redoute que cela soit une lubie passagère. Mais Jo en est convaincue : elle est un garçon.

Ce très court roman aborde donc la question des transgenres et du changement de sexe. Vous avez sans doute connu des personnes dans cette situation, ou vous pouvez aisément vous référer à des personnalités célèbres qui représentent le mieux cet exemple (je pense notamment au jeune Bilal Hassani, le chanteur représentant de la France à l’Eurovision cette année, qui est un garçon qui s’habille, se coiffe et se comporte comme une fille). Des filles nées dans des corps de garçon ou inversement, c’est beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit !

J’ai été touchée par cette jeune fille un peu introvertie et pudique, qui ne se livre pas facilement, et ne laisse rien transparaître de ses émotions. Ce qui m’a le plus émue, c’est lorsqu’elle répète inlassablement à ses parents qu’elle est un garçon… alors que ceux-ci, encore sous le choc certainement, ne prennent pas au sérieux ses dires. Son comportement d’origine est sans doute dû au fait qu’elle n’était pas elle-même jusqu’à maintenant. La Jo d’avant était un automate (avec un petit clin d’oeil à la vieille dame Heidi, la voisine de la famille chez qui le feu s’est déclenché, qui fabriquait des automates), la Jo d’après sera la vraie Jo.

Ce que je n’ai pas compris, c’est le choix de l’auteure de vouloir incorporer un contexte un peu extraordinaire au récit, alors que celui-ci n’en avait finalement pas besoin. Le récit commence par l’incendie de l’immeuble dans lequel loge Jo et ses parents. Suite à cet accident, toute la famille va vivre momentanément à l’hôtel, en attendant que les travaux de rénovation se terminent. Je ne dis pas que l’idée est mauvaise, mais je ne vois absolument pas le rapport entre cet incident et la thématique centrale du récit qui est l’acceptation de soi, la différence et le regard des autres. Le sujet principal est complexe à traiter, il aurait mérité un développement plus poussé, et sans doute l’épisode de l’incendie aurait mérité d’être remplacé par quelque chose de plus approprié et réaliste. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi l’auteure s’était tant attardé sur le développement de cette partie-là du récit, au détriment de la thématique centrale, qui est donc restée superficielle.


Un récit qui a du potentiel, mais qui aurait mérité d’être plus travaillé et plus ordonné. 

Ma note : 4/10

Pour lire plus d’avis

 

The Rain, tome 1


The Rain, tome 1 de Virginia Bergin

381 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Ruby passe la soirée avec ses amis quand le monde bascule. La radio diffuse en boucle un message d’alerte : « Protégez-vous de la pluie, c’est une question de vie ou de mort ». La petite bande court se mettre à l’abri, mais l’un d’entre eux décide d’affronter les gouttes. Aussitôt, les parties de son corps exposées à l’eau sont en sang. Ruby réussit à rentrer chez elle et retrouve Rebecca, sa mère, Simon, son beau-père et Henri, son petit frère. Malgré toutes leurs précautions, Rebecca et Henri meurent. Simon décrète une interdiction totale d’utiliser l’eau.La pluie ne cesse de tomber. Il n’y a plus de téléphone ni d’internet. Selon les informations, un nuage de poussière porteur d’un virus se serait abattu sur la terre. Une pluie acide brule la peau et fait exploser les cellules. Un matin, le ciel est bleu. Ruby et Simon s’aventurent dans la ville et découvrent des scènes de pillages, cadavres, voitures entassées. Le temps de revenir à la maison, Simon crache le sang… Désormais, Ruby est seule et décide de rejoindre son père à Londres. Un long périple commence. Quand elle arrive enfin, la maison est vide mais Ruby découvre un mot de son père daté du 23 juin disant qu’il reviendra le 26. Sept semaines plus tard, Ruby a organisé sa survie et elle attend toujours..


Extraits « Ce n’est pas le téléphone, c’est la vie qu’il contient dont on ne peut pas se passer… »
« Est-ce que ça vous est déjà arrivé de voir en rêve des personnes disparues ? Elles sont encore en vie, tout va bien, et c’est merveilleux. Mais, au réveil, l’atterrissage est brutal. Vous vous demandez comment vous avez pu les voir, les entendre, les toucher… Elles étaient là, et elles sont reparties. La douleur que vous ressentez alors est pire qu’un coup de poignard.« 

Mon avis : Quelle merveilleuse surprise que ce premier tome de The Rain !

Une pluie meurtrière s’abat subitement sur le monde, sans aucune explication et sans avertissement préalable. Une mystérieuse bactérie contenue dans les gouttes d’eau tue toutes les personnes qui entrent en contact avec elle. Plus des trois quart de la population succombe aussitôt à cette averse. Ruby, une jeune lycéenne, voit sa mère et son demi-frère Henry mourir sous ses yeux. D’abord seule avec son beau-père Simon, elle le voit à son tour dépérir et mourir. Totalement livrée à elle-même, sans plus d’eau ni de nourriture, Ruby va devoir chercher des alliés pour survivre à cette fin du monde apocalyptique.

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de dystopie jeunesse, mais c’est à chaque fois un réel plaisir que de replonger mon nez dans ce genre littéraire que j’adore (surtout lorsque celui-ci est bien écrit).

Dans The Rain, j’ai été servie : l’action est omniprésente, il n’y a aucune temps mort ni essoufflement. Tout s’enchaîne avec fluidité et rapidité, si bien que l’on se laisse très facilement entraîner dans l’histoire. D’autant que la protagoniste Ruby est une jeune fille très agréable, a qui l’on peut facilement s’identifier. Courageuse et combattante, malgré la perte de l’ensemble de sa famille, elle reste déterminée à survivre et à retrouver son père vivant à Londres. La seule chose que je regrette, c’est sans doute le manque d’émotions de Ruby. Après la perte brutale de sa mère, de son beau-père et de son demi-frère, la jeune fille ne montre pas tant que ça choc ou tristesse, mais continue à tenter de survivre à cette pluie assassine. Un peu plus de compassion et de sentiments auraient apporté plus de réalisme et d’humanisme au récit.

Pour ma part, j’ai totalement adhéré à cette lecture, puisque j’ai réussi à me faire glisser dans l’histoire, à voir, ressentir, penser même, comme notre protagoniste Ruby. C’est assez exceptionnel, puisque j’ai ressenti vraiment toutes les émotions qui l’ont parcourues, et j’ai pu suivre l’histoire de l’intérieur, les actions et émotions étant alors décuplées. Ce sentiment était totalement délectable, j’ai adoré vivre cette expérience de lecture, tant et si bien que j’en redemande encore. C’est pourquoi je n’ai qu’une hâte : pouvoir connaître la suite de cette saga !

La fin de ce premier tome nous met d’ailleurs l’eau à la bouche, puisqu’une grande annonce y est faite, qui devrait peut-être changer le cours de l’histoire. Affaire à suivre…

Pour votre information, ce livre est à l’origine d’une série diffusée sur Netflix, dont la bande-annonce (disponible en bas de cet article) est totalement géniale ! Je pense que l’adaptation filmique a pris quelques libertés quant au film, mais que l’essence même de l’histoire reste la même. Si j’en ai l’occasion, je regarderai cette série !


Une dystopie jeunesse éprouvante mais exaltante, que j’ai dévoré en quelques heures. La jeune Ruby pourra-t-elle sauver le monde ? Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

Ma note : 8/10

Pour lire plus d’avis

 

Nos âmes jumelles


Nos âmes jumelles de Samantha Bailly

310 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Sonia est la plume, Lou le crayon.
Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenue l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?


Extraits « J’ai lu ce que vous avez écrit sur la feuille de présentation du début de l’année, explique-t-il. Je me garderai bien de dire qui deviendra quoi dans cette classe, mais j’ai une certitude : vous avez la flamme. Et avoir la flamme signifie que l’on peut briller un jour. »
« Mon problème, Lou, c’est que j’aime aimer. Que je tombe amoureuse de l’idée de l’amour plutôt que du garçon.« 

Mon avis : Depuis le temps que j’entends parler de Nos âmes jumelles sur la blogosphère et surtout de sa talentueuse auteure, Samantha Bailly, je peux ENFIN dire que j’aie moi aussi découvert sa plume et son premier récit.

Lou et Sonia sont deux jeunes filles un peu perdues, qui vont se rencontrer grâce à leur passion sur Internet. L’une écrit, l’autre dessine. Elles vont discuter longuement, apprendre à se connaître, se lier d’amitié, pour finalement ensemble décider d’écrire et de dessiner un livre sur leur amitié si spéciale.

Ce livre, dédié aux jeunes adultes, aborde pas mal de thèmes très différents : les dangers qui peuvent survenir sur internet, la solitude, l’isolement, l’homosexualité, les rêves qu’il faut vivre et plus seulement rêver, le choix de son orientation professionnelle, la confrontation avec les parents… des thématiques variées qui pourtant s’accordent à merveille dans ce récit. Tout est bien imbriqué pour donner une histoire cohérente et légère, qui se déroule avec fluidité.

C’est une véritable ode à l’amitié que nous décrit Samantha Bailly. C’est simple : je pense que chacun des lecteurs de ce roman auraient souhaité vivre une amitié aussi forte, fusionnelle et  sincère que celle qui unit nos deux protagonistes.

Malgré tout l’intérêt que j’aie porté à ce livre, et tout le respect que j’aie pour l’écriture de l’auteure, je pense malheureusement oublier très prochainement cette histoire. L’histoire était agréable à lire, mais je n’y ai pas trouvé d’élément différenciant des autres romans pour jeunes adultes, ou du moins il n’y a pas eu d’éléments forts ou de rebondissements inattendus qui m’auraient rappelé l’histoire dans deux mois. Ça n’en reste pas moins un récit sympathique, dans lequel les jeunes adolescents pourront facilement s’immerger.


Une ode à l’amitié, sincère et forte, comme l’écriture de Samantha Bailly. Une lecture agréable, qui aurait quand même méritée plus de puissance.

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis