Littérature américaine·Littérature jeunesse

The Hate U Give


The Hate U Give de Angie Thomas

492 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police.
Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes.
Mais tout vole en éclats le soir où son ai d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.


Extraits  « Même quand on a tout fait comme il faut, il arrive parfois que les choses tournent mal. Mais il faut persister, c’est ça la clé. »

« Une fois qu’on a vu toutes les blessures de quelqu’un, c’est comme si on l’avait vu nu – et ce n’est plus jamais pareil. »


Mon avis : Les éditions Nathan, ainsi qu’une majorité des blogueurs littéraires parlaient de ce roman comme un livre coup de poing, fort et intense, qui dénonce la réalité de la ségrégation en Amérique. Vous vous doutez bien qu’avec des retours aussi positifs que ceux-là, je n’allais pas passer à côté de ce récit !

Starr est une jeune fille noire de 16 ans, qui vit dans un quartier difficile, mais qui se rend dans un lycée blanc chic, à l’autre bout de la ville. Là-bas, loin des guerres de clans, de la drogue et de la violence de son quartier noir, Starr tente de se figurer une vie d’adolescente normale. Mais son quotidien est chamboulé lorsque Khalil, son ami d’enfance, est assassiné sous ses yeux par un policier blanc. Choquée et très en colère par l’injustice que représente cette mort, Starr va tenter de rendre justice à son ami en combattant le racisme et la ségrégation.

Ce roman nous dépeint une actualité malheureusement encore trop présente dans certaines pays du monde : le racisme. Dans certaines villes des États-Unis (et d’ailleurs), des quartiers se distinguent les uns des autres : les quartiers des noirs, souvent drogués, violents, voleurs, dans lequel se côtoient de nombreux gangs qui se battent et s’entretuent, et les autres, les blancs, chic et respectueux, qui exècrent cette population noire et portent des jugements pré-fabriqués sur eux. Le policier qui a abattu Khalil s’est fié à sa vision stéréotypée des personnes noires, et a injustement pensé que Khalil, parce que noir, était aussi violent, armé, drogué, méchant. C’est justement ces stéréotypes que Starr combat dans ce livre.

Starr est une jeune femme très courageuse, qui n’a pas peur de parler et de s’exposer pour défendre ses droits et rendre justice à son ami défunt. De nombreux obstacles viendront se mettre en travers de son chemin, mais Starr est une battante et de ne détournera pas les yeux de ses objectifs. Starr, c’est un peu comme Martin Luther King, Malcolm X ou encore Rosa Park : des personnes courageuses qui ont sacrifiés leur vie aux autres, en prenant à coeur de défendre leurs droits, ceux des personnes noirs aux États-Unis… Des héros du XXème siècle, dont les noms figurent encore dans toutes les mémoires. Je ne doute pas un seul instant que des personnes comme ces gens-là, ou des livres comme The Hate U Give, contribuent à faire changer les mentalités.

Néanmoins, malgré tout le respect que j’éprouve pour cette auteure et sa poignante histoire, je n’ai pas été aussi conquise que je l’aurais espéré. En effet, j’ai ressenti des moments de flottements entre certains passages, qui manquaient selon moi de dynamisme et d’énergie. Plus d’actions n’aurait pas été de refus ! Bien évidemment, cela n’enlève en rien le fait que j’ai apprécié découvrir de quelle manière l’auteure a réussie à s’approprier cette thématique et comment elle l’a développée.


Je le reconnais : The Hate U Give est un roman coup de poing, qui ne peut laisser personne indifférent. Néanmoins, l’histoire manquait de dynamisme à mon goût et certains passages m’ont ennuyés.

Ma note : 6/10

 

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Stony Bay Beach


Stony Bay Beach de Huntley Fitzpatrick

538 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Samantha a 17 ans. Sa mère est une figure politique locale. Leur maison est immense, immaculée, tout le contraire de celle des Garrett, les voisins que sa mère déteste. Ces derniers ont huit enfants et vivent dans un bouillonnant désordre organisé. Un jour d’été, alors que Sam les observe de son balcon, un garçon l’y rejoint : c’est Jase, le troisième enfant des Garrett. Commence alors pour Sam et Jase l’été des premières fois, mais aussi des secrets, qui ne peuvent rester bien longtemps gardés…


Extraits  « C’est une question d’instinct. Notre instinct nous indique à qui on peut faire confiance, comme les animaux. On ne l’écoute pas toujours aussi bien qu’eux, mais il n’en demeure pas moins là. »

« Il est tellement friqué qu’il s’achète un nouveau bateau dès que l’ancien est mouillé.« 


Mon avis : Samantha et Jase sont voisins. Samantha vit dans une maison chic aux côtés de sa mère, une sénatrice réputée de leur État. Jase, quant à lui, est l’un des sept enfants qui vivent dans la maison d’à côté.

Ce livre raconte une histoire d’amour entre adolescents : les premiers sentiments, le premier bisous, la première fois… Nous suivons ce jeune couple que tout oppose dans leur quotidien mouvementé. Bien que l’histoire ne soit pas très originale, j’ai apprécié suivre l’évolution de la relation qu’entretenait ces deux jeunes.

Sam et Jase, bien que venant de milieux différents, et élevés de manière totalement différente, se ressemblent dans leur courage, obstination, leur soif de réussir, mais surtout dans l’amour qu’ils vouent à leurs familles respectives. Ce sont deux protagonistes très attachants, dont je me souviens encore plusieurs semaines après.

Un récit doux et tendre, qui met en scène un amour pur et vrai. Pour dynamiser le récit et ajouter un peu d’actions à cette jolie histoire d’amour, les deux protagonistes vont devoir jongler entre vérité et mensonges. Tout le monde sait que les secrets ne peuvent pas rester secrets bien longtemps, et quand la vérité éclate, souvent, elle fait des dégâts.

Quant au dénouement de ce récit, il laissait clairement annoncer une suite prochaine aux aventures de Jase et Samantha. Je serais donc curieuse de suivre le périple de ce jeune couple dans un second tome.


Un premier tome sympathique, dans lequel nous faisons la rencontre d’un jeune couple que tout oppose. Un roman doux et tendre, qui a su me séduire.

Ma note : 7,5/10

 

Littérature jeunesse

Les animaux de Lou : Où est ta maman, Petit Faon ?


Les animaux de Lou : Où est ta maman, Petit Faon ? de Mymi Doinet et Mélanie Allag

57 pages, éditions Nathan


Résumé : Lou, la petite fille qui parle aux animaux, se promène dans la forêt. Elle rencontre un faon perdu. Où est sa maman ?


Extrait  « La chienne labrador sait pourquoi sa maitresse parle si bas : il faut être discret quand on veut observer les animaux des bois. »


Mon avis : Lou est une jeune fille pas comme les autres, puisqu’elle a la faculté de pouvoir parler aux animaux. Alors qu’elle se promène dans la forêt avec son chien, ils découvrent un jeune faon perdu. Pas une minute à perdre : Lou part à la recherche de la maman du petite faon.

Les illustrations de ce petit livre jeunesse sont vraiment très jolies, toutes colorées, presque féeriques. J’ai d’ailleurs repéré quelques références littéraires à des contes très connus, comme Bambi, ou encore Le petit Poucet.

Les enfants pourront découvrir certains animaux de la forêt, le Renard, le Hibou, ou d’autres un peu moins connus, comme les Pinsons, par exemple. Cette histoire n’est pas permet de découvrir certains animaux de la forêt, mais elle permet aussi de faire passer des valeurs importantes aux enfants, comme l’entre-aide, ou l’amitié.

A la fin de ce petit livre, deux pages sont consacrées à la découverte du faon, de la biche et du cerf. Vous pourrez ainsi approfondir cette lecture grâce à des anecdotes très intéressantes sur ces animaux. Un petit quizz est également disponible à la fin du livre, pour tester la mémoire, autant visuelle qu’auditive de votre enfant.


Ma note : 7/10

 

Littérature jeunesse

Les copains du CP : Visitons Paris !


Les copains du CP : Visitons Paris ! de Mymi Doinet et Nathalie Choux

30 pages, éditions Nathan


Résumé : Les CP sont en sortie scolaire à Paris ! Les copains admirent Notre-Dame, le jardin des Plantes, le musée du Louvre. Mais Kodi, le petit kangourou, préfère regarder par terre. C’est étrange ! Que cherche-t-il?


Extrait  « Ce matin, les CP de l’école Plume-Poil-Patte prennent le train. Où vont-ils avec la maîtresse ? Bientôt, une grande ville apparaît derrière les vitres. Madame La Cane dit : Voici Paris ! »


Mon avis : Les copains du CP, c’est une saga jeunesse destinée aux jeunes enfants qui apprennent à lire.

Une classe de CP se rend en voyage à la capitale française. Ils y découvrent les lieux emblématiques de la ville : la Tour Eiffel, le Louvre, Montmartre, etc. Un voyage culturel enrichissant, tant pour ces jeunes protagonistes que pour nos jeunes lecteur(trice)s. Grâce à ce livre, les enfants combinent plaisir et découverte !

Pour rendre l’histoire dynamique et interactive, Mymi Doinet et Nathalie Choux ont imaginées un concept simple mais efficace : les adultes lisent la narration, et les enfants lisent ce qui se trouve dans les bulles. Un bon moyen de les faire participer à l’histoire et de leur apprendre à lire.


Ma note : 7/10

 

Littérature française·Littérature jeunesse·Romance

Juste un pari


Juste un pari de Marie Mordomo

356 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Quand ses amis lui proposent de le payer cinquante euros pour chaque semaine durant laquelle il sortira avec Eli, la fille la plus excentrique de sa classe, Dylan y voit l’occasion de se faire de l’argent facilement. Tout comme Eli  ! Si Dylan partage la récompense, elle s’engage à être la meilleure des petites amies. En scellant ce pacte, ils deviennent le couple parfait. En apparence seulement? Mais si différents qu’ils soient, Dylan et Eli ont tout de même deux points communs. Premièrement, ils cachent bien des choses derrière des sourires factices. Et deuxièmement, ils se détestent, depuis toujours  !


Extraits  « Tout le monde excelle en quelque chose. J’excelle en choses emmerdantes. »

« Il faut nécessairement s’adapter, continua-t-il. Mais s’adapter ce n’est pas s’oublier pour convenir aux normes, c’est simplement apprendre à concilier notre nature propre et celle des autres.« 


Mon avis : Pour gagner cinquante euros par mois, Dylan accepte le pari de sortir avec Eli, son ennemi jurée. Pour faciliter la mise en place de ce pari, Dylan va tout raconter à Eli, en lui promettant de lui reverser la moitié de la somme si elle accepte de faire croire qu’ils sont en couple. Pari accepté. Les deux jeunes gens font semblant de mener une belle idylle, n’hésitant pas à se montrer ensemble en public et à s’embrasser devant tout le monde. Mais il ne faudrait pas que ce petit jeu se retourne contre eux. Après tout, entre la haine et l’amour, il n’y a qu’un pas.

Juste un pari est une romance young-adult qui pourrait plaire aux jeunes adolescent(e)s. On y retrouve de l’amour, de la jalousie, des disputes, des bagarres, des secrets… tout l’attirail qui plaît normalement aux jeunes lecteur(trice)s. Malheureusement, cela n’a pas vraiment fonctionné avec moi, puisque j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de clichés et de stéréotypes dans cette histoire.

De plus, le récit est bien trop commun et manque d’originalité : j’avais l’impression de lire une histoire que j’avais déjà lue dans le passé. Quant aux personnages, je les ai trouvés trop peu attachants, pas assez travaillés et manquant de singularité dans leurs caractères. De plus, leurs réactions étaient tellement prévisibles qu’ils ont tous finis par m’agacer !

Marie Mordomo aborde quand même des thématiques sérieuses et plus graves, comme la violence conjugale et familiale. Malheureusement, là encore, j’ai trouvé qu’il manquait d’approfondissement dans le traitement du sujet : des thématiques aussi fortes que celles-là ne doivent pas être traitées avec autant de légèreté !

Néanmoins Marie Mordomo est une jeune auteure prometteuse, qui a un bel avenir littéraire devant elle. Je l’encourage fermement à continuer dans cette voie de l’écriture. Avec plus de maturité, elle pourrait produire de grandes et belles choses. Je ne suis d’ailleurs pas fermé à la découverte de ces futures oeuvres littéraires, qui, je l’espère, pourront m’enchanter davantage que ce récit.


Juste un pari est une romance young-adult trop commune et pas assez travaillée. Néanmoins, je ne doute pas que sa jeune auteure va améliorer son écriture en gagnant en maturité. C’est prometteur, mais pas suffisant pour l’instant !

Ma note : 4/10

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Si c’est pour l’éternité


Si c’est pour l’éternité de Tommy Wallach

314 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Parker Santé n’a pas prononcé un mot depuis la mort de son père, il y a cinq ans. Tandis que ses camarades de classe postulent à l’université, lui sèche le lycée et traîne dans les halls des hôtel chics de San Francisco, où il perfectionne ses techniques de pickpocket.
Un jour, Parker est pris la mains dans le sac par une étrange jeune femme aux cheveux argentés, Zelda. Mais à sa grande surprise, elle ne le dénonce pas et ne cherche même pas à récupérer son argent. Elle lui confie n’en avoir bientôt plus l’utilité, car elle a la ferme intention de se suicider.
Parker, tombé sous son charme, décide alors d’essayer par tous les moyens de lui redonner goût à la vie …


Extraits  « Entre réciter des poèmes d’amour et les écrire, il y a autant de différence qu’entre une boîte de chocolats et une boîte de croutons ; aucune comparaison possible. »

« Nos plus grandes tragédies ne concernent que nous.« 


Mon avis : Je ne m’attendais pas à autant apprécier ce récit, et pourtant la magie a opérée et l’histoire m’a énormément plût.

Parker Santé était un garçon banal, comme il y en a des millions d’autres, jusqu’au jour de la mort de son père. Cet événement a traumatisé Parker a jamais, puisqu’il lui a fait perdre l’usage de sa voix. Depuis ce jour, Parker n’a plus prononcé un seul mot. Ses relations sociales en pâtissent, puisqu’il n’a pas beaucoup d’amis et ne sort jamais. Un jour, il rencontre Zelda, une toute jeune fille aux cheveux argentés. Zelda confie à Parker qu’elle souhaite se suicider. Le jeune homme, rapidement sous le charme de la jeune femme, va tout mettre en oeuvre pour la dissuader de mettre ses paroles à exécution.

J’ai trouvé l’histoire vraiment très intéressante et surtout fortement originale. Zelda affirme être née il y a plus de 200 ans et ne jamais vieillir, d’où la coloration argentée de ses cheveux. Une information incongrue, qui laisse planer le doute dans l’esprit du lecteur. En effet, on a beau savoir que cela est strictement impossible, Zelda semble tellement sûre d’elle qu’on a tendance à croire à son histoire. L’auteur ne viendra à aucun moment démentir cette affirmation, nous laissant tout à notre imagination pour admettre ou non la véracité de cette donnée. Par ce biais, le lecteur peut s’immiscer dans l’histoire et construire sa propre vérité : jouer avec notre imaginaire en nous intégrant au récit est une chose que j’ai fortement apprécié.

L’histoire est bien ficelée et agréable à lire. J’ai particulièrement apprécié le dénouement, qui est à la fois intriguant et mystérieux.  L’auteur ne va pas nécessairement dans le sens du lecteur et nous livre un final original, qui, encore une fois, nous permet d’imaginer nous-mêmes une véritable fin à cette histoire.

Tommy Wallach met en avant le handicap dans son roman. En effet, Parker, devenu muet suite à un choc traumatisant, s’est peu à peu retiré de toute vie sociale et ne fréquente plus personne. Le handicap est un facteur d’exclusion sociale et de marginalisation. Mais Zelda a su passer outre de la différence de Parker, elle est allé à son devant, sans jugement, sans a-priori, et lui a peu à peu redonné goût à la vie et l’a réinséré dans un milieu social. La générosité de ce personnage m’a vraiment touchée. Involontairement, l’un et l’autre se sont aidés et épaulés. Zelda a réussi à sortir Parker de son isolement, tandis que Parker a tenté de raisonner Zelda en éloignant les pensées suicidaires qui trottaient dans son esprit. Une belle histoire d’entraide, qui m’a souvent mit les larmes aux yeux.

Ce que j’ai adoré dans ce roman, c’est que l’auteur nous fait vivre un ascenseur émotionnel : la joie, la tristesse, la vie et le deuil se côtoient, se croisent et s’entremêlent, avant de se séparer à jamais. Une histoire puissante et poétique, qui ne peut laisser personne indifférent.


Une histoire simple mais émouvante, qui est venue me chercher et m’a profondément touchée. Des rencontres peuvent changer une vie… Parker et Zelda en sont l’exemple parfait ! Je vous recommande cette lecture !

Ma note : 8,5/10

Littérature américaine·Littérature jeunesse

Libération


Libération de Patrick Ness

265 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Nous sommes samedi, c’est l’été, et Adam Thorn ne le sait pas encore mais sa vie est sur le point de basculer. Entre les avances déplacées de son chef à la pizzeria où il travaille, son rendez-vous amoureux avec Linus pour qui ses sentiments ne sont pas clairs, le coup de main qu’il doit donner à son père à l’église et la fête de départ de son ex, Adam a du mal à faire face aux sentiments contradictoires qui l’habitent. Mais pendant ce temps, au bord du lac, l’esprit d’une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance et de libération…


Extraits  « – Mes parents estimaient que parler aux enfants comme à des bébés et éviter certains sujets avec eux était presque de la maltraitance, poursuivit-elle. Qu’on finissait par élever des petits débiles qui se feraient dévorer tout crus une fois dans la vraie vie. Je préférais quand les adultes s’attendaient à ce que je me hisse à leur niveau plutôt qu’ils se penchent toujours vers moi. Tu vois ce que je veux dire ? »

« Ne rate jamais une occasion d’embrasser quelqu’un. C’est la pire sorte de regret.« 


Mon avis : Ce roman avait tout pour me plaire, mais malheureusement, j’en ressors tristement déçue.

L’histoire se déroule en une seule et même journée. Nous suivons Adam Thorn, un jeune garçon, homosexuel, en couple depuis peu avec Linus. Adam est un fils de religieux, et ses parents n’acceptent pas sa différence, qu’ils considèrent comme immorale.  Mais peu importe, Adam s’en fiche et fait face avec fougue à ses parents. La journée se poursuit, nous suivons Adam dans ses pérégrinations, jusqu’à la soirée finale, la fête de départ d’Adam, son ex petit copain, qui vient mettre un terme au jour. En parallèle, nous suivons l’esprit d’une jeune fille, fraîchement assassinée, qui se réveille pour se venger de son meurtrier.

Si vous avez lu le résumé – celui qui figure sur la quatrième de couverture du bouquin ou celui que je vous ai fait plus haut -, vous avez dû remarqué que quelque chose clochait. En effet, il s’agit bien de deux histoires différentes qui sont fondues l’une dans l’autre, via une alternation de chapitres, pour ne former qu’un seul et même ouvrage. L’idée aurait pu être bonne si elle avait été bien développée, mais malheureusement, ça n’a pas marché avec moi. J’ai vraiment adoré les chapitres qui racontaient la touchante histoire d’Adam, alors que je me suis forcé à lire ceux parlant de la jeune fille assassinée, qui étaient vraiment trop abstraits, glauques, et cruellement froids. L’envie de sauter des pages était grande, tant je ne comprenais pas l’intérêt d’une telle histoire combinée à celle d’Adam. Ce qui fait que, malheureusement, même si j’ai apprécié suivre Adam dans sa journée, le contraste avec la deuxième histoire m’a tant énervé que je garderais une image négative de cet ouvrage.

La thématique de la libération est quand même bien traitée dans les deux cas. Pour Adam, il s’agit de se libérer du regard des autres, de se libérer des convenances et libérer son coeur, pour suivre son propre chemin. Alors que pour la jeune fille assassinée, il s’agit seulement de libérer son esprit par une vengeance cruelle et froide. Deux entrées bien distinctes, à l’image de l’histoire toute entière.


Un roman à double tranchant : deux histoires fondues l’une dans l’autre sur le thème de la libération. L’une m’a beaucoup plût, alors que l’autre m’a agacée. 

Ma note : 3,5/10