Littérature jeunesse

Silence radio


Silence radio de Alice Oseman

411 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Je suis Frances, Frances la sérieuse, la solitaire, la discrète. Je passe mon temps à étudier. J’ai un seul objectif : entrer à Cambridge après le bac. Je suis Frances, la vraie Frances. Je suis fascinée par le mystérieux Silence Radio et sa chaîne Youtube Universe City. J’aime rire et j’aime dessiner.

Et puis je rencontre Aled. Avec lui, je peux enfin être moi. Avec lui, je vais enfin avoir le courage de trouver ce qui compte vraiment pour moi.


Extraits :  « OK, tu vas trouver ça débile, mais il y a un truc que ma mère dit toujours : quand on en a gros sur la patate, il faut prendre du recul. Faire un pas en arrière et réfléchir à ce qui compte vraiment en cet instant précis.« 

« Une chambre, c’est une fenêtre sur l’âme. »


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Biographie·Littérature jeunesse

Marie-Antoinette


Marie-Antoinette de Katie Daynes

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : À onze ans, Marie-Antoinette quitte l’Autriche pour épouser le futur roi de France. À Versailles, la princesse, bientôt reine, ne pense qu’à s’amuser. Mais le peuple a faim, des rumeurs s’élèvent contre elle et la Révolution se dessine. Quand la jeune reine décide de changer, il est déjà trop tard.


Extrait :  « Si vous savez danser, chanter et broder, répétait sa gouvernante, vous ne manquerez pas d’impressionner votre futur époux.« 


Mon avis : La quasi-totalité des gens connaissent l’histoire tragique de Marie-Antoinette, au moins dans ses grandes lignes. Alors qu’à notre époque, certains voient en elle une figure de femme forte et libérée, il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, Marie-Antoinette a été la reine la plus haïe de France.

Pour faire découvrir aux plus jeunes la terrible histoire de cette grande dame, Katie Daynes a réalisé une biographie imagée de Marie-Antoinette. On peut la voir petite fille, lorsqu’elle vivait en Autriche, aux côtés de sa mère et de ses soeurs et frère. Puis on la voit partir pour Paris, où elle va épouser Louis XVI, futur roi de France, qui va la faire devenir reine de France et va lui donner plusieurs enfants. Enfin, on voit la descente aux enfers du roi et de la reine, jusqu’à l’épisode final que nous ne connaissons que trop bien : la guillotine.

L’attrait principal de cette biographie, c’est qu’elle retrace avec clarté la vie de Marie-Antoinette, en décrivant dans des termes simples et aisés à comprendre pour des enfants la vie de la reine. De plus, les magnifiques illustrations viennent dynamiser le récit, le rendant encore plus vivant et facile à assimiler.

Un exemple d’illustration sur laquelle vous pouvez voir le futur roi Louis XVI embrasser sur la joue sa promise, la magnifique Marie-Antoinette, drapée d’une robe d’or. Cette image représente leur première rencontre, qui se déroula sous le regard avisé du grand-père de Louis XVI, Louis XV, ainsi que des trois tantes du jeune homme.

 

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette jolie biographie, c’est l’image que donne l’auteure à la figure de Marie-Antoinette. En effet, elle est mise en avant comme étant une femme simple et aimante (elle s’occupe bien de ses enfants, elle écrit souvent à sa mère restée en Autriche, elle respecte son époux et ses nombreux serviteurs). L’image positive qui est dressée de la jeune femme rend encore plus injuste la décision finale. Rien dans ses agissements ou dans sa façon d’être n’aurait pu lui faire mériter la guillotine.

Je n’aurais qu’un seul reproche à faire à ce livre : il fût bien trop court et aurait mérité un petit peu plus de développement historique (mais est idéal pour les enfants).


Les adultes, comme les plus jeunes, peuvent prendre plaisir à (re)découvrir la destinée tragique de cette reine de France. Drapez vous de vos plus beaux atours, enfilez vos souliers et plongez en plein coeur du XVIIIème siècle, temps des Lumières et de la Révolution française… 

Ma note : 7,5/10
Littérature jeunesse

La famille trop d’filles : Billy, le roi des chaussettes


La famille trop d’filles : Billy, le roi des chaussettes de Susie Morgenstern et Clotka

114 pages, éditions Nathan


Résumé : Chez les Arthur, il y a sept enfants, dont six filles ! Et il y a un garçon au pair qui s’occupe de toute la fratrie : Billy.
Entre les devoirs, les grandes tablées et les centaines de chaussettes à trier, Billy se perd parfois lui-même. Il se pose beaucoup de questions. Et s’il quittait tout pour ouvrir un restaurant en Irlande ?


Extrait :  « Les chaussettes sont bêtes comme leurs pieds !
Deux âmes soeurs perdues et séparées,
Une jungle de noeuds, un puzzle éparpillé,
Un casse-tête, casse-cul, oh, vive l’été !

En été, vive sandales et pieds nus !
Pas de maudite chaussette en vue,
Pas de pieds en sueur qui puent,
Pas de talons avec des gros trous.

Il faut faire des couples bienheureux :
Rouge avec rouge, bleu avec bleu,
Mais du bleu, il y en a trop peu,
Où se cache l’autre, bon Dieu de bon Dieu ?

Les chaussettes sont enquiquinantes.
Elles sont terriblement fuyantes
Avec leur manie itinérante.
Il n’y a qu’à en mettre deux différentes ! »

Mon avis : Après Anna la rebelle et Flavia piano piano me voici découvrant un nouveau tome de la saga La famille trop d’filles, avec ce coup-ci un garçon, du nom de Billy.

Mais Billy n’est pas un membre à part entière de la famille trop d’filles, même si les enfants le considèrent comme tel. En effet, Billy est un garçon au pair anglais, qui vient garder les enfants chez eux, leur faire à manger, faire le ménage, ect. Des missions quotidiennes qui ne sont pas de tout repos pour Billy, qui suit en parallèle une formation de cuisinier.

Dans ce tome, on retrouve l’ambiance familiale et chaleureuse des deux autres tomes, avec des enfants joyeux et sympathiques, qui s’entraident les uns les autres. On y découvre plus profondément Billy, jeune garçon très courageux, qui fait de son mieux pour aller son travail personnel à la maison, son job professionnel en cuisine, et son apprentissage de la langue française. Des travaux acharnés qui vont porter leurs fruits…

Dans cette chronique, je tenais à mettre en lumière les magnifiques illustrations réalisées par Clotka, qui fait un très joli travail de dessin. Ces illustrations sont de qualité, avec des couleurs vives, qui égaient d’autant plus le récit.

Encore un tome dynamique, sympathique à découvrir et rapide à lire. Cette famille devient de plus en plus attachante… Vivement le prochain tome !

Ma note : 7/10
Littérature jeunesse

Le coeur en braille


Le coeur en braille de Pascal Ruter

313 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Jusque là, pour Victor, une année scolaire c’est du saut à l’élastique sans l’élastique. Ce qu’il préfère ? Écouter les Rolling Stones, se gaver de loukoums avec son copain Haïçam, parler mécanique avec son drôle de père… Quand il ne s’amuse pas à planquer le PQ des toilettes des filles, il essaie d’échapper aux punitions qui pleuvent sur lui comme la foudre sur le paratonnerre.
Mais lorsque Marie-José, génie absolue, déboule dans sa vie un beau jour de contrôle de math, c’est tout son univers qui implose…
Les aventures de cette tribu joyeuse et loufoque vous tiendront en haleine !
P.S : si vous avez envie de rire, c’est normal. Si vous avez envie de pleurer, c’est normal aussi.


Extraits :  « Si un jour tu n’es plus là, papa, je garderai le bleu de tes yeux pour me chauffer le coeur.« 

« La vie, mon vieux, c’est une étape de montagne, et pas un contre-la-montre.« 

Mon avisVictor est un collégien, boute en train et dissipé, avec des difficultés scolaires. Il est tout le contraire de Haïçam, son meilleur ami l’Égyptien, fils du concierge de l’école et également pro des échecs, doté d’une intelligence exemplaire, à faire frémir tout un chacun. Quand un jour, Victor se lit d’amitié avec Marie-José, violoncelliste hors pair, il ne pouvait pas savoir que sa vie allait basculer. Car Marie-José propose un marché à Victor : elle l’aide à progresser dans ses études, en échange de quoi, Victor doit l’épauler, puisqu’elle va bientôt devenir totalement aveugle.

J’ai découvert cet auteur a travers L’amour au subjonctif qui mettait en scène une classe de collégiens, partant en voyage en Italie. De chacun de ses livres, se dégage une bouffée d’air frais, un je ne sais quoi qui rend l’histoire infiniment agréable à découvrir.

Avec Le coeur en braille, l’auteur nous livre une histoire très poétique, entre deux jeunes gens ayant la vie devant eux, mais devant la prendre en main au plus vite. Notre protagoniste Victor est un petit garçon attachant, avec un énorme coeur. On le voit évoluer et grandir sous nos yeux, puisqu’il quitte ses bêtises habituelles et commence à se cultiver, à apprendre, mais surtout à aider sa copine Marie-José à surmonter son handicap. Il faut être fort et courageux pour faire cela ; et incontestablement, Victor l’est. L’un et l’autre s’entraident mutuellement : l’une en aidant Victor à se remettre sur le droit chemin scolaire ; l’autre en partageant le secret de la cécité de Marie-José, et en l’aidant dans ses activités quotidiennes. Ils deviennent très vite indispensables l’un pour l’autre. Ce qui les lie est très fort et ce fait fortement ressentir. C’est vraiment très beau, plein de tendresse et de douceur.

Bien évidemment, pour ne pas tomber dans le mélodrame, l’auteur incorpore des touches d’humour très appréciables. L’écriture est donc d’une finesse propre à émouvoir, entrecoupée de scènes humoristiques. C’est très bien réalisé et additif à souhait.

A ma grande joie, cet ouvrage est le premier tome d’une trilogie détonante déjà parue aux éditions Didier jeunesse, qui met en scène Victor trois ans avant ses aventures présentes, puis quatre ans après sa rencontre avec Marie-José. Je sens que l’auteur n’a pas fini de nous surprendre… De plus,  le célèbre acteur et réalisateur français Michel Boujenah a adapté ce livre en film, en 2016. De quoi prolonger encore plus son chemin aux côtés de Marie-José et Victor.


Une fois encore, Pascal Ruter a réussi à me surprendre et à m’embarquer dans son univers. Il nous dresse ici une magnifique histoire d’amitié, d’amour, d’entraide et de tolérance. C’est une jolie leçon de vie, à destination des jeunes comme des adultes. J’ai vraiment adoré.

Ma note : 7,5/10
Littérature jeunesse·Roman d'horreur

Shadow House


Shadow House de Dan Poblocki

221 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Toc-Toc…
Qui est mort ?

Le manoir Larkspur.
Ils sont tous venus y chercher quelque chose.

Pour Poppy, une famille.
Pour Azuma, un pensionnat.
Pour Marcus, une école de musique.
Pour les jumeaux Dash et Dylan, un plateau de tournage.

Mais rien de tout cela ne les attendait.
Le manoir Larkspur n’est pas la maison de leurs rêves.
C’est la prison où leurs pires cauchemars deviennent réalité.

ENTRE DANS LA MAISON DES OMBRES… SI TU L’OSES.


Mon avis : Rien qu’au visuel, ce roman fait peur. La couverture est magnifiquement réalisée, avec une figure de fille effrayante, dont on voit le double visage en transparence. C’est hautement original, et puis ça donne tout de suite le ton du récit.

Ils sont cinq jeunes, tous très différents, à avoir reçu un mystérieux message les incitant à rejoindre  le manoir Larkspur. Mais à leur arrivée, rien ne se passe comme prévu. Ils se sont fait bernés. Point de famille accueillante, point de plateau de tournage, d’école, ni  de pensionnat. Le manoir est sombre et semble vide…

L’histoire a tout pour faire frémir. Le lieu, déjà. Un vieux manoir obscur, isolé de tout, entouré d’une forêt sombre, fait monter la tension narrative d’un cran. S’ajoute à cela la vacuité du lieu et les apparitions fantomatiques qui ponctuent le récit. Autant dire que ce n’est pas un lieu où il est bon de traîner.

On rencontre cinq personnages, aux personnalités différentes, qu’on apprend à découvrir tout doucement. Mais aucun ne sort véritablement du lot. C’est sans doute ce qui rend les rend un peu moins attachants. De plus, j’ai trouvé que l’histoire manquait d’un socle solide. Les bases du récit sont à peine posés que les actions s’enchaînent. Autant dire que le lecteur n’a pas le temps de prendre pleinement connaissance des personnages ou de l’histoire, que déjà, un nouvel élément apparaît. Peut-être que ce genre de structure dynamique fait partie de la politique narrative de l’auteur, qui a voulu ajouter une tension supplémentaire à son récit, mais en tout cas, pour ma part, ça m’a plus embrouillé l’esprit que fait peur.

Ce premier tome constitue sans doute une mise en place du cadre du récit et des protagonistes ; c’est sans doute pour cela que je l’ai trouvé peu organisé et qu’il m’a laissé sur ma faim. Mais je suis curieuse de voir la continuité que va octroyer l’auteur a cette histoire et de découvrir les réponses à toutes les questions que je me suis posé durant ma lecture.

Outre sa narration originale mais peu ordonnée, le livre est doté d’une présentation très singulière. En effet, les éditions Hachette veulent faire frémir le lecteur à chaque page. C’est pour cela qu’ils ont opté pour un support papier dans les tons gris et une présentation de pages originale, avec des espèces d’ornements qui inspirent la terreur. Mais ce n’est pas tout, puisque le lecteur pourra tomber plusieurs fois sur des photographies en noir et blanc, en rapport avec l’histoire narrée, qui ajoutera une tension et une peur supplémentaire.

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Seuls les plus courageux pousseront les portes du manoir Larkspur. Dans ce premier tome terrifiant, vous rencontrerez frissons, peur et fantômes. Ajoutez à cela une dose de mystère, qui hérisse les poils, mais qui donne envie d’en découvrir plus. C’est certain, je lirai la suite !


Ma note : 6/10
Littérature jeunesse·Saga

20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète

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20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète 

de Elizabeth Barféty

152 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Loin de l’Italie, son pays natal, Sofia n’a pas tous les jours le moral. Elle est fière d’avoir intégré l’École de Danse de l’Opéra de Paris, institution qui la faisait rêver depuis longtemps, mais le quotidien n’y est pas toujours facile. Elle est timide, très naïve et le français n’est pas sa langue maternelle, ce qui complique les choses en cours, mais aussi avec ses camarades de sixième division…
Elle a l’impression d’être en permanence la cinquième roue du carrosse. La petite danseuse finira-t-elle par trouver sa place et prendre confiance en elle ?


Extraits :  « C’est toujours comme ça. Les autres semblent s’exprimer spontanément, mais pour elle, toute parole est compliquée. Elle passe des heures à rejouer dans sa tête ce qu’elle aurait dû dire, comment elle aurait pu répondre. Des conversations idéales, Sofia en a vécu des milliers. »

« La danse est ma langue maternelle.« 


Mon avis : Les éditions Nathan, en partenariat avec l’Opéra de Paris, continuent de publier leur saga 20, allée de la Danse, narrant les aventures quotidiennes des petits rats de l’Opéra.

Ce tome-ci met en lumière Sofia, une jeune danseuse Italienne, discrète et timide, qui n’arrive pas vraiment à s’intégrer au groupe. Lors d’un de ses cours de Français langue étrange, sa professeure lui propose de tenir un journal intime, pour s’exercer à la pratique de l’écriture française. Sofia obtempère et se met à livrer ses craintes, ses doutes et ses galères dans son journal. Imaginez alors sa peur lorsque la jeune fille ne le retrouve plus. Paniquée à l’idée que quelqu’un puisse lire ce qu’elle y écrivait, elle entreprend de le chercher partout… jusqu’à le retrouver, mystérieusement posé devant sa porte.

Ce qui est bien dans cette saga jeunesse, c’est que chaque tome aborde un sujet de société différent, mais toujours en lien avec la danse et l’opéra. Ici, la timidité, l’insertion sociale à un groupe, l’adaptation à un nouveau pays, à de nouvelles coutumes. Des thématiques qui parlent à tout le monde, puisque l’on peut les retrouver en-dehors du contexte de l’opéra. Arriver à avoir confiance en soi, s’ouvrir aux autres… sont autant de difficultés que beaucoup rencontrent et contrent.

Une autre des lignes directrices de cette saga, c’est la forte cohésion que l’on ressent au sein de leur groupe d’amis. Une cohésion de groupe qui est sans doute la base pour pratiquer la danse classique. Chacun respecte l’autre et l’accepte comme il est, tout le monde s’épaule et s’aide mutuellement. Un vrai cercle d’amis comme il est rare d’en débusquer !

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty manie avec grâce et agilité sa plume, nous emportant dans le monde très fermé des petits rats de l’Opéra de Paris, tout en abordant des thématiques qui parlent à tous (timidité, estime de soi, intégration sociale…). Je suis vraiment conquise par ce partenariat avec l’Opéra de Paris, qui me met des paillettes dans les yeux et me pousse à aller assister à une de ces représentations tant admirées.

Ma note : 7/10
Littérature jeunesse·Saga

Les jumeaux Tapper, tome 3 : Votez Tapper


Les jumeaux Tapper, tome 3 : Votez Tappez de Geoff Rodkey

266 pages, éditions Nathan, à 12,95€


Résumé : En attendant ce grand jour, je dois m’entraîner au pouvoir, et actuellement  je suis candidate en tant que présidente des élèves de 6e du collège Culvert. Seulement voilà, cette élection, au départ très sérieuse, avec des candidats rigoureux et fiables, s’est transformée en cirque géant quand mon frère a voulu se présenter. En plus, il a une directrice de campagne presque aussi intelligente que moi…

 

Extraits :  « La politique peut prendre pas mal de formes différentes. Mais les deux plus courantes sont : la « dictature » et la « démocratie ».
Dans une dictature, une seule personne décide de tout. Et tout le monde doit faire ce que cette personne ordonne. C’est très injuste. Voici deux bons exemples de dictature : la Corée du Nord et notre appartement.« 

« Mais en vrai, ce n’est qu’un grand jeu. Tu regardes les infos sur les chaînes du câble, des fois ? Il y a des émissions politiques qui sont EXACTEMENT comme des tournois de catch. La seule différence, c’est qu’il y a des vieux types en costard. Et plutôt que de se jeter des chaises à la figure, ils crient. Même si ça arrive aussi qu’ils se balancent des chaises. Ça dépend des chaînes.« 

Mon avis : Avant toute chose, sachez que j’ai lu et adoré les deux premiers tomes de cette saga jeunesse. Je les avais trouvé hilarants, originaux et super dynamiques. Mais pour qu’une saga dure, il faut varier les surprises et les rebondissements, et ne pas se cantonner à un seul et unique schéma narratif, comme le fait Geoff Rodkey.

Hélas… comme dans le premier et deuxième tome, on retrouve cette narration sous forme de journal intime, avec des photos, bouts de journaux collés, témoignages des proches, capture écran de SMS… Toujours en suivant le modèle des deux autres tomes, on retrouve nos deux jumeaux, Claudia et Reese, qui, comme toujours, se mènent une guerre sans merci. Ils vont se chamailler tout au long du récit, pour finir par… se réconcilier et tout arranger entre eux. Prévisible. Car le schéma narratif des deux tomes précédents était littéralement identique.

Les jeunes enfants qui ont adoré les deux premiers tomes devraient se régaler avec celui-ci, construit de la même façon. Mais pour une lectrice adulte comme moi, je l’ai trouvé rébarbatif, sans surprise, mou, même. J’aurais voulu un petit quelque chose de plus, un changement qui aurait dynamisé la saga et aurait apporté un renouveau plaisant. Mais je n’ai lu qu’une copie conforme des deux volumes qui l’ont précédés.

J’accorde quand même un bon point à la thématique centrale de ce tome, ancrée dans l’actualité française du moment, à savoir des « élections ». Même si elles ne se situent pas au même niveau que les élections présidentielles, les élections pour devenir président des sixièmes, c’est important. Campagne présidentielles, meetings et débats, le frère et la soeur ne laissent rien au hasard, voulant à tout prix devenir le nouveau président des sixièmes du collège Culvert.


Vous l’aurez compris, ce troisième tome est bien trop similaire à ses deux prédécesseurs. Manque de surprise et de rebondissement novateurs, dénouement prévisible, moins d’attrait pour la forme et le style narratif de l’auteur. Je ne sais pas s’il y aura un quatrième tome, mais en tout cas, je ne le lirais pas.

Ma note : 3,5/10