20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra


20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra
de Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’école de danse de l’Opéra de Paris !
Zoé est ravie : elle va participer avec ses copains de 5e division au ballet de La Belle au bois dormant, à l’Opéra Garnier ! Lors de la première répétition, elle surprend une conversation dans les loges : Camille, une danseuse du Corps de Ballet, semble traverser une déception amoureuse avec un autre danseur de la compagnie. Mais de qui parle-t-elle ? L’insouciante Zoé se met en tête de jouer les Cupidon, quitte à semer la pagaille dans le bon déroulement du spectacle…


Extrait «  »Je ne sais pas si je serai Étoile un jour, se dit-elle en regardant ses amis. Je ne sais même pas si je serai encore à l’École l’année prochaine… »
Pourtant, elle sourit. Car ce dont elle est certaine, c’est qu’elle n’oubliera jamais ces moments. L’année de ses 10 ans restera gravée dans sa mémoire. Pour toujours. »

Mon avis : Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous connaissez forcément la saga jeunesse 20, Allée de la Danse écrit par Elizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris.

Dans Enquête à l’Opéra, Zoé, une jeune danseuse de bientôt 10 ans, entend des bruits de couloirs entre deux danseuses plus âgées. Ni une ni deux, elle pense qu’il s’agit de rumeurs amoureuses. Accompagnée de sa bande de copains – Bilal, Colas, Maïna, Constance et Sofia -, Zoé va tout faire pour retrouver les deux amoureux et pour les faire se mettre ensemble. Une véritable enquête amoureuse débute au sein de l’école.

C’est toujours un plaisir de retrouver la bande des petits rats, et de suivre leurs aventures au sein de l’école de danse. Je sais qu’à leurs côtés, je passerais toujours un excellent moment de lecture, ponctué de joies et de bonne humeur. Dans ce tome-ci, les petits rats de danse vont mener une véritable enquête au sein de l’école pour percer à jour le mystère qui plane autour de Camille : de qui est-elle amoureuse ? Cet amour est-il réciproque ? Ils vont mettre en place tout un stratagème pour réussir la mission qu’ils se sont confiés.

Leur amitié est très forte, et c’est ce qui ressort le plus dans chacun des tomes. Ils font tout ensemble, ils se soutiennent coûte que coûte, peu importe les épreuves à traverser, rien ne vient jamais enticher la bonhomie qui règne au sein de leur bande d’amis. Tout un chacun aurait rêvé d’avoir une bande d’ami aussi soudée et solidaire que celle-ci !


Fidèle à elle-même, Elizabeth Barféty nous livre un récit léger, où la joie et la bonheur humeur se côtoient pour notre plus grand plaisir. Jusqu’à présent, cette saga jeunesse est un sans faute !

Ma note : 7/10

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Dumbo – Le roman du film


Dumbo – Le roman du film 

333 pages, éditions Hachette romans, à 16€


Résumé : Partez à la découverte du classique des studios Disney, Dumbo, revisité par Tim Burton.

LE CIRQUE DES FRÈRES MEDICI est peuplé de créatures étranges. Il y a Miss Atlantis, une sirène qui cherche sa voix. Ou bien Rongo, l’homme fort qui jongle entre mille responsabilités. Et enfin, une famille au cœur brisé qui a bien besoin d’être guérie. Holt, ex star du rodéo et ancien combattant. Sa fille, Milly, scientifique en herbe, qui n’a pas très envie de suivre les traces de ses parents. Son petit frère, Joe, un garçon maladroit qui ne rêve que d’une chose : être au cœur de l’arène. Tout change lorsqu’un petit éléphant au talent unique entre en scène. Et lorsque les Frères Medici s’unissent au cirque Dreamland, ils se retrouvent transportés dans un nouveau monde – qui pourrait bien ne pas être aussi parfait qu’il semble l’être.


Extraits « Un cirque, c’est comme une grande famille. »
« Ça n’était pas l’habit qui faisait l’homme, mais la façon dont l’homme portait l’habit.« 

Mon avis : Ce livre est le roman qui reprend le film Dumbo dernièrement sorti par Tim Burton en salles. Je n’ai pas encore vu le film, je ne pourrais donc pas faire de comparaisons entre les deux supports, mais une chose est sûre : le livre est vraiment bien écrit, complet, et il m’a transporté dans le monde fabuleux et féerique du cirque.

Pour apporter de la nouveauté à ses spectacles, le directeur du cirque Medici fait l’acquisition d’un éléphant qui attend un bébé. Il y voit là l’occasion d’attirer encore plus de visiteurs, et donc d’augmenter son chiffre d’affaire. Seulement voilà, le bébé éléphant ressemble à un monstre, avec des oreilles disproportionnés. Milly et son frère Joe vont se prendre d’affection pour ce bébé éléphant, qu’ils rebaptiseront Dumbo. Par ailleurs, le frère et la soeur vont très vite découvrir que malgré sa différence physique, les grandes oreilles de Dumbo pourraient devenir une bénédiction pour sauver le cirque…

Baby Animals Smile GIF by Disney

C’est seulement à mon âge d’aujourd’hui, soit 22 ans, que je découvre l’histoire complète de Dumbo. Même si le personnage en lui-même ne m’était pas inconnu, je ne m’étais jamais vraiment penché sur son histoire : c’est maintenant chose faite !

Que ça fait du bien de retomber, le temps de quelques heures, en enfance, dans un pays imaginaire, où l’impossible devient possible. Je me suis laissé entraîner dans l’univers féerique du cirque, aux côtés d’artistes exceptionnels, qui vivent pour apporter bonheur et sourires aux spectateurs. Bien évidemment, l’histoire n’est pas toute rose, bien au contraire. Le cirque Medici subit de violentes restrictions budgétaires, pour finalement être racheté par un cirque permanent concurrent, dont le dirigeant n’est autre qu’un homme malhonnête, uniquement attiré par l’argent. Mais dans l’ensemble, c’est un magnifique récit de Disney, que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

De plus, je trouve que nous pouvons y déchiffrer un message sociétal à travers le personnage de Dumbo : votre différence est une force, cultivez-la du mieux que vous le pouvez.


Un roman féerique, qui vous fera retomber en enfance. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire complète de Dumbo, et j’irai certainement découvrir l’adaptation cinématographique très prochainement. 

Ma note : 7,5/10

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Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée


Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée
de Holly Bourne

462 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Dans le Club des Vieilles filles (comprendre : filles indépendantes et fières de l’être !), elles ont 17 ans et elles sont trois… Lottie, belle brune qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir par son intelligence. Amber, la pétulante rousse qui complexe de sa taille de girafe… et Evie. Evie a des crises d’angoisse qui l’obligent à se laver les mains 60 fois par jour et qui lui ont gâché la vie pendant des années. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une chose : devenir enfin « normale » ! Lycée, fêtes, copines… et un petit ami comme tout le monde, est-ce trop demander ?


Extraits « Réfléchissez. Les hommes qui ne vivent pas en couple sont des « célibataires ». Les femmes, des « vieilles filles ». Même l’équivalent « vieux garçon » est loin d’avoir la même portée péjorative. Pareil pour les dons Juans qui couchent à droite à gauche ; il y a des TONNES de synonymes féminins, tous beaucoup moins polis ! La langue en elle-même est sexiste. Elle renforce les stéréotypes idiots qui dictent leur conduite aux membres des deux sexes. »
« La maladie mentale est un monstre qui vous attrape par la jambe et vous avale malgré vos hurlements. Elle vous rend égoïste. Elle vous rend irrationnel. Elle vous rend autocentré. Elle vous rend exigeant. Elle vous fait annuler vos projets à la dernière minute. Elle vous rend ennuyeux. Elle vous rend épuisant à côtoyer.« 

Mon avis : Chaque personne sera un jour ou l’autre, dans sa prime jeunesse ou dans sa vie d’adulte, victime de complexes. Ceux-là peuvent prendre différentes formes, le plus souvent physiques et physionomistes, ils amenuisent la confiance qu’une personne peut avoir en soi. Pour Evie, notre protagoniste, ses TOCs régissent sa vie et constituent un complexe insurmontable à dépasser.

Evie est pourtant bien entourée de sa bande de copine membres du « Club des Vieilles Filles » : Lottie, la copine intelligente qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir et Amber, la grande copine, qui effraie par sa taille imposante. Rajoutant à ce trio Jane, l’ex-meilleure amie d’Evie, qui s’est éloignée d’elle après s’être entichée d’un garçon. Seule Jane est au courant des TOCs qui handicapent Evie au quotidien, cette dernière ayant préféré cacher à ses nouvelles copines son trouble psychique, de peur d’être rejetée. Suivie depuis plusieurs années par une psychologue pour amoindrir ces troubles obsessionnels compulsifs qui lui gâchent la vie, Evie se demande si elle arrivera un jour à devenir une jeune fille normale.

Les TOCs peuvent être des peurs et angoisses, qui génèrent des compulsions, comme une irrépressible envie de réaliser des gestes répétitifs, ou ils peuvent se matérialiser sous comme des actes mentaux, comme compter ou réciter intérieurement des phrases. Comme Evie, les personnes qui souffrent de TOCs sont conscientes que ces comportements sont disproportionnés et anormaux, mais ils ne peuvent pas se contrôler. Notre protagoniste en est l’exemple type : peur de la contamination, elle se lave les mains et le corps entier à la moindre occasion, quitte à se mettre en danger. Elle se remplit de pensées négatives, qui empoisonnent son existence et la contraint à des actes déroutant et farfelu, comme lorsqu’elle se met à toucher x fois les lampadaires avant de se convaincre d’une chose quelconque.

Dans le cas d’Evie, en parler à ses proches et se faire aider par des personnes qualifiées restent le meilleur moyen de guérir de ces troubles. Mais en parler revient à se mettre à nu, et c’est justement là la cause du problème : Evie souhaite vivre une existence normale, sans être pointée du doigt comme la fille aux comportements bizarres. Elle n’arrive pas à s’accepter, et cache ses problèmes à ses copines, par crainte du jugement.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Rose, la petite soeur cadette d’Evie, qui se montre mature et très intelligente pour son âge. Compatissante envers sa soeur, elle essaie de l’aider du mieux qu’elle peut, en étant l’oreille attentive qui vient recueillir tous ses griefs.

Ne vous méprenez pas, ce livre ne parle pas uniquement des problèmes comportementales d’Evie. C’est un roman jeunesse, qui évoque des problèmes futiles un peu banals que rencontrent chaque adolescent : des histoires de garçon, des histoires d’amour, d’amitié, de soucis familiaux… Une thématique se démarque néanmoins de cet entrelacs, celui du féminisme. Le trio du Club des Vieilles Filles débattent à plusieurs reprises autour de la question des femmes, de leurs droits, leurs devoirs, de leur place dans la société. Nos héroïnes ont des avis très tranchés sur ces questions sociétales, ce qui donnera l’occasion aux futurs jeunes lecteurs et lectrices d’aborder cette thématique et de se forger une opinion sur celle-ci.


Un roman jeunesse engagé et engageant, qui nous pousse à réfléchir sur des thématiques sociétales, comme les maladies mentales ou le féminisme. Je le recommande à tous les jeunes !

Ma note : 6,5/10

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Nos éclats de miroir


Nos éclats de miroir de Florence Hinckel

171 pages, éditions Nathan


Résumé : Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours ? Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, ma chère Anne Franck. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou bouleverser.


Extraits  « Il y a dans les livres, parfois, des mots qui font peur. Mais ils font envie aussi. Peut-être que quand je les comprendrai, ils ne m’inquiéteront plus. »

« Les mots sont la vie. Quoi qu’il puisse t’arriver, tu aurais écrit, même dans ta tête. Écrire, c’est tricoter avec les laines des pensées : formes, couleurs, fils, sensations, idées abstraites. Les agencer, puis les couvrir d’une couette douillette. Ou au contraire, les trancher avec un sabre. »


Mon avis : Nos éclats de miroir est un récit assez particulier. Écrit sous la forme d’un journal intime par une certaine Cléo, âgée de 15 ans, son récit se veut une réponse au journal de la défunte Anne Frank.  Cléo se renomme d’elle-même Kitty, le nom attribué au destinataire des lettres qu’écrivait Anne Frank.

Pour ceux qui ne savent pas qui est Anne Frank (je pense que vous n’êtes pas si nombreux que ça, mais quand bien même, ne sait-on jamais), c’est une jeune fille juive, qui a écrit un journal intime durant deux ans, le temps où elle et sa famille étaient cachées dans une maison pour éviter la persécution des juifs voulus par Hitler. Anne Frank n’a malheureusement pas survécu au camp de concentration, où elle succombera à 15 ans d’un typhus. Son père, heureux survivant, publiera post-mortem le journal intime de sa fille, qui connaîtra un succès phénoménal dans le monde entier.

Nos éclats de miroir est un roman touchant, écrit avec pudeur et émotions. Florence Hinckel rend ici un magnifique hommage à Anne Frank.

Malheureusement, je reste un peu sur ma faim. Le volume très court de ce livre en est sans doute la principale cause, puisque le développement de l’histoire et des personnage n’est pas permis.

J’ai été touchée aux diverses références à Anne Frank, qui est une jeune fille admirable, que chacun doit aimer et respecter pour son courage, mais malheureusement, je n’ai pas été touchée par le restant de l’histoire. Cléo est une jeune fille très sympathique, mais son caractère n’est pas affirmé, tant et si bien que le puissant personnage d’Anne Franck se superposait à Cléo et l’effaçait complètement. C’est un des problèmes principaux de s’attaquer à un monument de la littérature.

Le texte final de Florence Hinckel – et non Cléo – en revanche m’a particulièrement touché. Il s’agit de photocopies de journaux intimes de l’auteure plus jeune, qui écrivait – on ne sait pourquoi – à une amie imaginaire du nom de Kitty, la même personne à qui s’adressait Anne Frank dans son journal. C’est en lisant ces informations finales que le récit entier prend tout son sens.


Cette histoire rend un émouvant hommage à l’incroyable Anne Frank. Malgré  tout, je ne l’ai pas trouvée assez consistante, trop peu développée, et par conséquent facilement remplaçable dans l’esprit des lecteurs. 

Ma note : 5,5/10

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Quand Dimple rencontre Rishi


Quand Dimple rencontre Rishi de Sandhya Menon

435 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi ? Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.
En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon :
« Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies. » ?

Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise sans l’en informer !
Elle ! Dimple ! Fière de son indépendance, ravie de vivre loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé ? Hors de question !


Extraits  « Les gens qui avaient confiance en eux faisaient du bien aux autres, ils t’acceptaient comme tu étais, avec tes imperfections. »

« Moi, je trouve ça étouffant. Toutes ces règles. On n’a pas le droit de sortir avec des gens qui ne sont pas indiens, et pas avant d’avoir trente ans, sauf quand nos parents essaient de nous trouver un mari. Les filles n’ont pas le droit de s’intéresser à leur carrière plutôt qu’à leur mariage. Elles sont obligées de se maquiller, de laisser pousser leurs cheveux... »


Mon avis : Mon expérience avec cette lecture a été assez spéciale. D’abord tentée pour le découvrir, il est resté plus d’un an dans ma Pile à Lire, attendant son tour d’être lu. Je l’ai sorti la semaine passée, légèrement mitigé quant au déroulé de ma lecture. Et pourtant, quelle surprise de voir que ce roman m’a autant plu !

C’est l’histoire de Dimple, une jeune américaine d’origine indienne, qui va étudier en campus d’été pendant près d’un mois, pour réaliser son rêve : développer une application web et rencontrer Jenny Lindt, une icône du développement numérique. À peine arrivée à San Francisco, dans son école nommée Insomnia Con, Dimple rencontre Rishi d’une manière totalement insolite : ce dernier se présente comme son futur époux. Et pour cause : les parents de Dimple et ceux de Rishi ont essayé d’arranger un mariage entre leurs deux enfants, pour respecter les traditions indiennes. Mais Dimple, indépendante et moderniste, ne compte pas aller dans le sens de ses parents. Malheureusement, bien souvent, l’amour a ses raisons que la raison ignore.

L’histoire se structure avec deux points de vue différents, celui de Dimple et celui de Rishi, qui alternent afin de donner leur vision spécifique sur leurs sentiments, les situations qu’ils vivent, etc.

J’ai totalement adoré le personnage de Dimple. C’est une jeune femme intelligente, fière de son indépendance, ambitieuse et courageuse, a l’opposé de tous les clichés que l’on pourrait se faire d’une jeune femme d’origine indienne. Elle refuse les vieilles traditions, comme le mariage arrangé, elle préfère vivre dans l’ère du temps et jouir de sa liberté sans impunité.

Rishi est également un très bon personnage. Malgré la richesse et le pouvoir de ses parents, qui gagnent énormément d’argent, il ne se montre pas arrogant et irrespectueux comme peuvent l’être d’autres personnages du livre à la condition économique aisée. C’est un garçon très bon, respectueux à la fois des traditions et de ceux qui l’entourent, sincère dans ses sentiments, et protecteur avec ceux qu’il aime.

On se retrouve donc très rapidement face à une romance, qui va naître entre ces deux personnages, qui vont terriblement bien ensemble. Ils vont passer outre les règles imposées par leurs parents et vont bâtir leurs propres règles autour de leur relation. Cette relation se construit sur des bases solides, ils prennent leur temps, sont sincères l’un envers l’autre et démontrent l’amour qu’ils se portent de bien des manières différentes. Assurément, c’est un couple modèle, que beaucoup doivent envier.

Quand Dimple rencontre Rishi, c’est un roman sur la tolérance, qui prône le vivre-ensemble et le respect d’autrui, qui dénonce le harcèlement dans toutes les formes qu’il peut prendre. C’est une belle histoire avec en prime un beau message, universel, qu’il faut propager au maximum autour de soi.


Quand Dimple rencontre Rishi, ce n’était pas gagné. Mais la vie réserve souvent des surprises, et ces deux-là vont en faire les frais. Une belle histoire d’amour, qui traite aussi de sujets de société forts. J’ai beaucoup aimé.

Ma note : 9/10

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Capitaine Rosalie


Capitaine Rosalie de Timothée de Fombelle,
illustré par Isabelle Arsenault

61 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 12,90€


Résumé : Alors que son père est à la guerre, Rosalie se lance dans une mission secrète.
Hiver 1917. Rosalie a cinq ans et demi. Son père est au front et sa mère travaille à l’usine. Alors, même si elle n’a pas encore l’âge, Rosalie passe ses journées à l’école, dans la classe des grands.
On croit qu’elle rêve et dessine en attendant le soir. Mais Rosalie s’est fabriqué une mission, comme celles des véritables soldats. Elle est capitaine et elle a un plan.


Extraits  « Ma chérie, je pense à vous. Je sais que Rosalie est sage. Et que le maître d’école est content de l’avoir. Et toi, je sais que ton travail est fatigant. Tu aimerais passer plus de temps avec ta petite fille. Mais quand je mets un obus dans le canon, je me dis toujours que c’est peut-être toi qui l’as fabriqué à l’usine. Comme si tu étais à mes côtés dans la bataille. Oui, les dames nous aident en travaillant si dur dans ces usines, et les enfants nous soutiennent en prêtant leurs mamans et en les attendant sagement. »

« Quand la classe s’assied enfin, je fais semblant d’être ailleurs, dans mes pensées, alors que je suis parfaitement concentrée. Je suis le Capitaine Rosalie, infiltrée dans ce peloton, un matin d’automne 1917. Je sais ce que j’ai à faire. Un jour, on me donnera une médaille pour cela. Elle brille déjà au fond de moi. »


Mon avis : Un grand merci aux éditions Gallimard jeunesse grâce à qui j’ai pu découvrir ce magnifique album jeunesse.

Écrit par Timothée de Fombelle et magnifiquement illustré par Isabelle Arsenault, il raconte l’histoire de la jeune Rosalie. Rosalie est une enfant de la guerre, dont le père est parti au front et la mère réquisitionné dans une usine à munitions. Rosalie se retrouve seule toute la journée et contrainte d’attendre sa mère au fond d’une classe d’un petit village.

Capitaine Rosalie, comme elle se nomme elle-même, est une petite fille très clairvoyante, qui, malgré son jeune âge, comprend parfaitement ce qui est en train de se passer dans le monde entier. C’est une jeune fille très courageuse, dotée d’un caractère bien trempé, mais elle reste quand même une petite fille, idéaliste et rêveuse.

Les planches sont tout simplement sublimes, et je pense que c’est le gros point fort de ce livre. Dessinées dans des couleurs sombres, avec une touche d’orangée, elles nous plongent parfaitement dans un contexte de grande guerre. Seule la couleur orangée donne une lueur d’espoir dans un monde bien trop noir.

 

Évidemment, au vu de la thématique abordée, à savoir la Première guerre mondiale, l’atmosphère générale du livre est pesante. Pesante dans le sens où la guerre est dans toutes les têtes, elle est présente dans le quotidien de chacun, personne ne peut l’ignorer, même pas les jeunes enfants. On ne peut rester insensible face à une telle histoire. La force et le talent de Timothée de Fombelle, réside dans le fait de créer des émotions, un contexte, une atmosphère particulière, un personnage attachant, une histoire multi-cibles, accessibles à la fois aux enfants et aux adultes… le tout en une soixantaine de pages seulement. C’est admirable, je ne peux qu’applaudir cet exploit, et celui d’Isabelle Arsenault, bien évidemment. Ensemble, ils ont réussi à créer un petit livre remarquable, touchant et impactant : bravo !


Un magnifique album, pleins d’émotions et d’humanité,  qui ne vous laissera pas indifférent. Préparez vos mouchoirs et lisez-le !

Ma note : 10/10

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Geek girl, tome 6


Geek girl, tome 6 de Holly Smale

457 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


Extrait  « La vie est une fleur. Plus tu la nourris, plus tu lui donnes de la lumière, plus elle s’ouvrira et deviendra belle. »

« Au fond de l’oreille humaine, il y a trois os minuscules, plus petits que des grains de riz. On les appelle la « chaîne ossiculaire », et ils sont la seule partie du corps qui ne change pas en vieillissant. Pour moi, la véritable amitié, c’est pareil. C’est comprendre qu’au fil des années, pendant que presque tous les aspects de notre vie se développent, d’autres vont rester absolument inchangés. C’est juste accepter que des petites parties de quelqu’un soient précisément ce qui fait sa personnalité et comprendre qu’elles seront toujours là. Même si ces parties sont gênantes, ou rebutantes, ou parfois exaspérantes. Savoir que, aussi profond qu’elles soient enfouies ou cachées, elles seront toujours là. »


Mon avis : Je retrouve avec bonheur notre très chère Harriet Manners et ses nombreuses anecdotes et informations classées sans grand intérêt par nombre de ses proches et lecteurs.

Sixième tome de la célèbrissime saga Geek Girl, nous voilà embarqué en Australie pour de nouvelles aventures aux côtés d’Harriet, de sa Pire Pot Nat et de la grand-mère d’Harriet, j’ai nommé Bunty ! Ensemble, elles vont profiter des beautés de cette destination paradisiaque, mais vont aussi penser carrière et tenter de se faire connaître davantage, Harriet dans le mannequinnat et Nat dans la mode et le stylisme. Mais une aventure aux côtés d’Harriet n’en serait pas une si tout était tout rose. Harriet, Nat, Bunty et l’ensemble des lecteurs ne sont pas au bout de leurs surprises… avec Harriet Manners, on ne s’ennuie jamais !

J’étais impatiente de retrouver Harriet (peut-être trop, même). Harriet reste inchangée, fidèle à elle-même. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables dans le tome 1, par exemple. Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme accomplie et complète… ou presque.

Pour cette nouvelle aventure, Harriet s’envole en Australie. Les grandes plages à perte de vue, la mer, le soleil… et Bunty, sa grand-mère. J’ai pris plaisir à découvrir un peu plus cette fabuleuse femme, qui était restée jusqu’alors dans l’ombre d’Harriet.

Sans aucun doute, j’aime toujours autant suivre les aventures farfelues de notre protagoniste préférée. Néanmoins, après six tomes, j’ai l’impression que l’histoire avance à très petits pas. On peut clairement constater une évolution dans le comportement d’Harriet, mais j’ai l’impression que c’est tout ce que l’on peut voir. J’aurais souhaité pourquoi pas voir Harriet grandir encore plus, pourquoi pas se marier et avoir des enfants, qui auraient été à leur tour des petits geek en herbe. Mais l’histoire n’avance pas aussi vite, et Harriet est toujours notre Harriet : une jeune fille geek de 17 ans.

A la fin de ma lecture, je me suis posé la question suivante : serait-ce un point final à cette fabuleuse saga ? Ça m’en avait tout l’air… mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et peut-être que Holly Smale prépare en cachette de nouvelles aventures à faire vivre à Harriet et à ses chers lecteurs… Affaire à suivre !


Harriet Manners, notre geek girl préférée, se lance dans de nouvelles aventures pour notre plus grand plaisir. Un sixième tome qui semble mettre un point final à cette saga d’envergure.

Ma note : 6,5/10

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