Ensemble à minuit


Ensemble à minuit de Jennifer Castle

361 pages, éditions Casterman, à 16€


Résumé : Entre Noël et le jour de l’An. Une jeune fille est renversée sous les yeux de Kendall et Max. Choqués, ils se réfugient dans un café, se sentant coupables de n’être pas intervenus. Là, la serveuse leur lance un défi : elle leur demande de faire sept bonnes actions désintéressées d’ici le 31 à minuit au lieu de se plaindre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chaque jour à parcourir la ville de New York où ils tentent d’aider sept inconnu-e-s…parfois adorables, d’autres fois à peine aimables. Mais ils tiennent bon et apprennent eux aussi à se connaître.


Extraits  « Il faut prendre la vie par la main, même si on ne sait jamais dans quelle direction elle va nous entraîner. On ne garde pas toujours le contrôle. Mais est-ce qu’on a une autre option ? Tout lâcher ? »

« C’est une découverte que j’ai faite en Europe, où j’ai visité des tonnes de musées : quand on est sincèrement touché par une oeuvre d’art, peu importe qu’un million de personnes l’aient déjà admirée avant. À l’instant où elle prend une signification particulière à vos yeux, elle vous appartient. »


Mon avisPour bien débuter le mois de décembre, et pour m’imprégner en amont de la féerie de Noël, je me suis lancé dans la lecture de Ensemble à minuit.

L’histoire se déroule dans un temps très réduit : entre Noël et le jour de l’An. Un jour qu’ils se promènent tranquillement dans la ville de New York, Kendall et Max sont les témoins d’un accident très grave. Ils se sentent immédiatement coupables de ne pas être intervenus, et pour racheter leur conscience, vont se prêter au jeu imposé par une serveuse : réaliser plusieurs bonnes actions désintéressées en quelques jours seulement.

Kendall et Max vont donc sillonner les rues de New York pour rendre des services désintéressés à des personnes qui en ont besoin. Ainsi, ils vont pouvoir divertir une petite fille trop impatiente et soulager son papa, donner de l’attention à une personne sans abri, en s’arrêtant et en lui prêtant une oreille attentive, et cinq autres actions dans le même style. Ce défi qui, de prime abord, peut nous apparaître simple à réaliser, est en fait plus compliqué à mettre en pratique. En effet, on se rend compte que les gens sont si peu habituées à recevoir de l’attention ou une aide désintéressées, qu’elles prennent immédiatement peur. Un comportement tristement normal de nos jours… Cet aspect de l’histoire m’a beaucoup fait réfléchir, tant et si bien que j’aie moi aussi effectuer des actions désintéressées dans les jours qui ont suivis ma lecture – j’ai, entre autre, aidé une personne à pousser un fauteuil roulant pour monter sur un trottoir, j’ai proposé mon aide à des personnes qui déménageaient des cartons dans la rue, j’ai acheté de la nourriture pour la Banque Alimentaire… De petites actions qui, mises bout à bout, font du bien, autant à la personne qui les reçoit qu’à celle qui les donne. Je vous encourage aussi vivement à essayer d’en réaliser au moins une. La satisfaction qu’on en tire est réellement belle.

Malheureusement, outre le beau message délivré par cette histoire, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit et à m’attacher aux différents personnages. Ces derniers m’ont parus un peu hors du temps, pas assez accrochés à la réalité. De plus, j’ai trouvé que leurs caractères manquaient de singularité, l’auteure aurait dû les rendre moins banals, et affirmer certains traits de leur personnalité que l’on ne retrouve nul part ailleurs… Ce que je veux dire par là, c’est que Kendall et Max ne marquent pas les esprits, et ont déjà presque disparus du mien, seulement quelques jours après la fin de ma lecture.

Je n’ai pas non plus trouvé ce que j’étais venue chercher de prime abord dans cette histoire, c’est-à-dire la magie de Noël. Je ne l’ai pas ressenti, rien ne me l’a rappelé, même le Nouvel An n’était pas aussi festif que ce à quoi je m’attendais.


Bien que j’aie été déçue par de nombreux aspects de cette lecture, j’ai trouvé que la thématique centrale, tout comme les personnages, avaient du potentiels. J’ai apprécié le beau message de bienfaisance et d’entraide solidaire que l’auteure délivre. 

Ma note : 4/10

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Les mille visages de notre histoire


Les mille visages de notre histoire de Jennifer Niven

451 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Libby Groby s’est cachée chez elle depuis le décès de sa mère, mais elle se sent désormais prête pour le lycée. Personne ne la connaît vraiment au-delà de son obésité. Jack Masselin est un jeune homme sûr de lui, sexy et distant que tout le monde pense connaître, mais qui cache un secret. Il rencontre Libby et leur monde respectif change.


Extraits  « Mais ils ne comptent pas, le lycée ne compte pas, rien de tout ça ne compte. C’est ce qui est à l’intérieur qui compte. C’est bien au-delà des apparences. Voilà les trucs qu’on aime te répéter. Et puis de toute façon, ça ne me touche plus depuis longtemps. Sauf que ça aussi, c’est un mensonge. »

« Parfois, les gens sont salauds tout simplement parce que ce sont des salauds. Parfois parce que quelqu’un leur a fait des saloperies. Parfois, les gens sont salauds juste parce qu’ils ont peur. Parfois, ils sont délibérément salauds avant que quiconque puisse leur faire des saloperies. Et puis il y a des gens qui ne s’aiment pas. Et si ce genre de personne croise quelqu’un qui sait parfaitement qui il est et qui s’aime comme ça, alors elle se sent encore plus minable. »


Mon avis : Dans un passé très proche, Libby Groby était considérée comme la plus grosse ado d’Amérique. Après le décès de sa mère, elle s’est laissée sombrer dans une période noire, et s’est réfugiée dans la nourriture, comme seule réconfort pour lutter contre la tristesse. Enfermée chez elle quotidiennement et entourée de nourritures, elle en est arrivé à atteindre un stade catastrophique, qui lui a valu d’être évacué par une grue en direction de l’hôpital. Des années plus tard, avec plusieurs centaines de kilos en moins, Libby Groby est fin prête à se réinsérer dans la vie sociale. Son grand retour à la scolarité est imminent, bien que compliqué… En parallèle, nous suivons Jack Masselin, un beau garçon à la vie tout à fait normal, si ce n’est qu’il a une particularité qu’il cache à tous : une maladie nommée prosopagnosie, qui l’empêche de reconnaître les visages des personnes qu’il côtoie. Handicapant au quotidien, cette maladie n’empêche pas Jack de vivre sa vie comme il l’entend. Libby et Jack vont se rencontrer dans l’enceinte de l’école, et cette rencontre va changer leur vie à tout jamais.

J’ai particulièrement apprécié le caractère robuste de Libby. Cette jeune fille, déjà bien abîmée par la vie, doit faire face à des épreuves qui s’avèrent particulièrement compliquée et éprouvantes psychologiquement. Insultes, menaces, moqueries… est son lot quotidien. Elle s’est forgée un caractère et un coeur de pierre, elle n’hésite pas à prendre la parole, à s’affirmer, à aider les plus faibles face aux moqueries et regards insistants de perfides personnes. Jack a quant à lui un comportement mouvant durant l’intégralité du roman, puisqu’il va diamétralement changer sa façon de voir la vie et de juger les gens. De garçon perfide et hargneux, il va se transformer en jeune homme courageux et c’est justement ce changement conséquent qui va être à l’origine d’un tournant de l’histoire.

Les mille visages de notre histoire est un roman fort, qui peut faire échos dans l’esprit de tous les adolescents qui le lisent. Il traite de thématiques actuelles, qui sont le lot quotidien de certains jeunes en France et ailleurs : le harcèlement scolaire, les difficultés d’intégration sociale, les moqueries, insultes, les complexes, le regard des autres. Je trouve qu’en parler peut permettre de faire changer le regard de certains sur ces phénomènes et pourquoi pas de faire changer également leur comportement.

Outre le message assez fort que cette histoire véhicule, c’est aussi une jolie histoire d’amour naissante entre deux jeunes gens, que nous offre à voir Jennifer Niven. Les deux protagonistes amoureux en devenir ont des personnalités différentes, ils ne sont pas « comme tout le monde », mais aiment cette particularité qui les distingue des autres. Ils assument leurs sentiments et passent outre le regard des autres, et c’est quelque chose de très fort, que j’ai particulièrement aimé chez eux.

Il y a quelques années, j’avais lu Tous nos jours parfaits, qui est un autre roman de l’auteure, à partir duquel nous pouvons faire quelques liens et connexions avec ce livre-ci. Dans Tous nos jours parfaits, comme dans Les mille visages de notre histoire, l’auteure instille des messages d’espoir, des messages qui redonnent foi en la vie et qui donnent envie de continuer à sourire. Ces deux romans abordent des thématiques poignantes, ils sont forts en émotions, et mettent en scène des personnages attachants aux antécédents compliqués. La comparaison s’arrête ici, puisque ce sont deux histoires distinctes, très jolies à découvrir toutes les deux.


Un roman touchant, qui aborde des sujets complexes : l’exclusion et le harcèlement social et scolaire, le regard des autres, le jugement, la différence… Grâce aux personnages atypiques et attachants, vous allez passer un excellent moment de lecture. 

Ma note : 7,5/10

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20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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Le courage d’être moi


Le courage d’être moi de Marianne Rubinstein

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Joseph est un collégien qui n’arrive pas à s’affirmer et à se faire des amis. Lorsque Manon débarque dans sa classe de 4e, ils se prennent immédiatement d’amitié l’un pour l’autre. Manon est sûre d’elle, et elle ne peut supporter de voir son nouvel ami se laisser maltraiter sans réagir. Mais derrière sa force apparente, Manon cache un lourd secret de famille, et Joseph est bien décidé à l’aider à faire la lumière sur ses origines.


Extrait  « Je m’appelle Joseph, à cause d’un arrière-grand-père Joseph mort depuis longtemps, à qui ça n’a même pas fait plaisir, puisqu’il était mort justement. Tandis que moi, je dois me coltiner ce prénom à vie, sans en avoir un autre pour faire diversion. À moins que je ne change quand je serai grand ? »


Mon avis : Joseph est un jeune collégien comme les autres, qui est pourtant victime de moqueries et multiples maltraitance de la part de certains de ses camarades de classe. Lorsqu’un jour il rencontre Manon, une nouvelle élève au teint mate, avec qui il se lit immédiatement d’amitié. Au fil des jours, Manon va aider Joseph a s’affirmer et à se défendre face à ceux qui lui font du mal. Joseph est reconnaissant de tout ce que lui apporte Manon, mais il sait que cette dernière lui cache de lourds secrets qu’il est bien décidé à percer.

Le courage d’être moi aborde donc une thématique actuelle, bien trop commune dans le quotidien de certains jeunes français : le harcèlement scolaire. Isolement, rejet, insultes, méchancetés gratuites, coups et blessures parfois… rythment le quotidien de Joseph, tout comme énormément d’autres jeunes en France. C’est souvent très compliqué de faire face et surtout de s’ouvrir aux autres et d’en parler aux adultes, puisque les coups risquent de redoubler d’intensité et l’isolement de se faire encore plus sentir. Néanmoins, il ne faut pas laisser cette situation perdurer et en parler devient essentiel pour s’en sortir.

J’ai beaucoup aimé le caractère de Manon, douce et courageuse jeune fille qui va tenter de changer le tempérament de son ami Joseph, en le rendant plus combattif, avec une dose supplémentaire de confiance en lui.

Deuxième thématique abordée et pas des moindres : les origines familiales. Manon est une jeune fille à la peau noire, mais il semblerait que ses deux parents soient blancs. Changer le regard des autres, apprendre à respecter, à comprendre avant de juger, sont autant d’éléments qui sont mis en avant dans cette histoire.

Cette histoire est facile à lire, accessible à tous les plus jeunes, et surtout ils peuvent trouver des échos de ce récit dans leur propre vie et ainsi changer leur comportement quotidien.


Une histoire touchante et forte sur le harcèlement scolaire et les origines familiales, à mettre entre les mains de tous les jeunes collégiens. 

Ma note : 6/10

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J’ai égaré la lune


J’ai égaré la lune de Erwan Ji

464 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : « Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ». Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ». Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin.


Extraits « Quand on est malheureux, les amis sont comme un objet brillant qui attire l’attention, loin du malheur. »

« Une relation longue distance, c’est la sensation perpétuelle de repousser Vivre à plus tard. »


Mon avis : J’ai égaré la lune est la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel. Néanmoins rassurez-vous : pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier, les deux tomes peuvent se lire séparément (même si je vous recommande fortement de lire J’ai avalé un arc-en-ciel avant de débuter celui-ci).

La vie est faite d’imprévus, de surprises, de chamboulements permanents. Capucine le sait bien, puisqu’elle décide de partir poursuivre sa scolarité à l’autre bout du monde, avec pour seul point de repère : sa petite amie qui l’accompagne. Elles débarquent à Tokyo, l’une des plus grandes villes du monde. Rien ne se passe comme prévu, les galères commencent à peine le pied posé sur le sol japonais. Mais les deux jeunes filles, constamment positives, vont faire fi de ces mésaventures et vont partir à la découverte de la culture japonaise.

L’histoire est racontée sous forme de journal intime par Capucine, notre protagoniste. Cette façon de narrer l’histoire permet aux lecteurs de s’immiscer plus facilement dans le récit, puisqu’on a l’impression que Capucine est une copine, qui nous raconte avec naturel ses mésaventures tokyoïtes.

Et quelles mésaventures… accompagnés de Capucine, nous faisons un grand saut en plein dans un Tokyo mystérieux et immensément grand. On y découvre des beautés architecturales, des curiosités locales, culturelles, des traditions populaires, qui nous paraissent, en tant qu’européens, bien étranges. Cette plongée au coeur de ce monde à part entière m’a ravie. Capucine m’a presque donné envie de partir à l’aventure à mon tour, découvrir toutes ces bizarreries singulières.

Mais J’ai égaré la lune, ce n’est pas qu’une simple histoire de voyages et de découvertes. C’est avant tout une histoire d’amour, d’amitiés et de rencontres. D’abord perdue dans le grand Tokyo, Capucine va faire la rencontre de personnes exceptionnelles, qui vont l’aider, l’héberger, la soutenir et l’aimer. De véritables liens d’amitié vont naître entre elle et les personnes devenues ses colocataires temporaires. Même si l’acclimatation n’a pas été facile, Capucine a réussi à faire son trou parmi les personnalités singulières qui cohabitent ensemble dans cette grande maison tokyoïte.

Quant au couple que forme Capucine et Aiden… il sera fragilisé. Restera-t-il inchangé ? A vous de le découvrir en lisant ce récit !

J’ai l’impression d’avoir bien plus apprécié ce deuxième tome que le premier. Cela est sans doute dû au fait que Erwan Ji maîtrise maintenant ses personnages, il est donc capable d’étoffer leurs personnalités pour les rendre plus attachants. Je ne sais pas si une suite est prévue à ce début de saga, mais si c’est le cas, je serai une des premières lectrices !


Un roman jeunesse émouvant, qui oscille entre découvertes culturelles et découvertes humaines. J’ai passé un excellent moment de lecture : je vous recommande fortement ce livre (et plus largement la saga entière).

Ma note : 8,5/10

 

Clean


Clean de Juno Dawson

372 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.
Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.
J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.
― Nik ?
― Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.
Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »

Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.
Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.
Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?


Extraits « Si je me sens aussi mal sans ces comprimés et les autres substances, il faut bien en conclure que j’ai une dépendance. Cette idée me donne la chair de poule, autant que des ongles sur un tableau noir. »

« Il ne s’agit pas de prétendre que les risques n’existent pas, il s’agit pour chacun d’accepter la relation qu’il entretient avec eux et de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. »


Mon avis : Le Clarity Centre, c’est un centre de désintoxication de luxe pour les accros en tout genre. Il est situé sur une île déserte et accueille des privilégies venus du monde entier pour se faire soigner. Lexi, notre protagoniste, est accro à la drogue, tout comme Saif, un autre pensionnaire richissime. La drogue de Ruby, c’est la nourriture, quant à Kendall, sa drogue, c’est au contraire d’avoir le ventre vide. La drogue du jeune Brady reste à ce jour un grand mystère, qu’aimerais bien percer Lexi. Autant de pensionnaires qui vont devoir cohabiter tout en tentant de soigner leurs maux.

J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir cette histoire. C’est un roman à destination des jeunes adultes, qui dégage beaucoup de maturité. L’auteur traite des addictions, un sujet dans l’ère du temps, qui atteint en moyenne beaucoup plus la cible qu’elle cherche à viser : les grands adolescents et jeunes adultes. Drogues, anorexie, boulimie… autant d’addictions qui peuvent détruire des vies entières. Mais chaque addiction peut se soigner, c’est ce que cherche à nous démontrer l’auteure. Pour se faire, il faudra être vaillant, tenace et courageux, il faudra se combattre soi-même avant d’arriver à combattre son addiction.

Le style d’écriture est addictif, on se laisse happer autant par l’histoire que par les protagonistes. J’ai réussi à me projeter sur cette île déserte aux côtés des pensionnaires et à entrer véritablement dans l’histoire avec eux, et ça, c’est grâce au remarquable travail d’écriture de Juno Dawson. Elle arrive à alterner des scènes d’actions avec des scènes plus douces et à incorporer dans son récit un grand nombre de mystères, qui donnent du piquant à l’histoire. Tout est bien dosé, pour le plus grand plaisir des lecteurs !


Un roman addictif et moderne, qui délivre un message d’espoir pour toutes les personnes atteintes d’addiction en tout genre. J’ai vraiment bien aimé, et je le recommande !

Ma note : 9/10

 

7 lettres


7 lettres de Olivia Harvard

435 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Si tu trouves cette lettre, c’est que j’ai accompli mon travail avec succès :
Colton Crest n’est plus qu’un souvenir, un corps sans vie, une coquille vide.
Tu aurais pu le sauver. Mais tu ne l’as pas fait.
J’ai écrit six autres lettres et les ai cachées dans six endroits différents. Chaque lettre contient une confession. À la fin de la dernière, tu sauras qui je suis.
Prends ton temps.
Moi j’ai tout le mien. »

Après avoir disparu pendant plus d’un mois et être revenu sans aucune explication, Colton Crest a été assassiné. C’est son meilleur ami, Eliott, qui retrouve son corps. Ainsi qu’une lettre, nichée dans sa veste. Signée de la main de l’assassin, elle propose un jeu de piste qui le mènera à six autres lettres. Chacune d’elles le rapprochant un peu plus de la vérité, de l’identité du tueur…


Extraits « Il faut savoir profiter des moments de bonheur, en particulier quand on traverse une période difficile. »

« Nous faisons entièrement confiance à ceux que nous aimons et les conséquences peuvent être douloureuses. »


Mon avis : Colton Crest est mort. C’est son meilleur ami, Eliott, qui retrouve son corps dans la rivière, ainsi qu’une mystérieuse lettre, signée de la main de l’assassin. Cette lettre sonne le départ d’une chasse aux indices grandeur nature concoctée par le tueur lui-même. Si Eliott arrive à remonter jusqu’à la septième lettre cachée par le tueur, il connaîtra son identité et les raison qui l’ont poussées à tuer son meilleur ami.

7 lettres, c’est un jeu de piste grandeur nature, qui entraîne à la fois le protagoniste, mais aussi les lecteurs. Très rapidement, je me suis laissé prendre au jeu, essayant de chercher des indices qui pourraient me mener jusqu’à l’identité du tueur. Mais rien n’est simple, beaucoup de fausses pistes sont mises en place dans le récit pour rendre plus compliquée l’identification du meurtrier. Mais alors, qui est vraiment le tueur ?

J’ai aimé l’ensemble du roman, mais je reste un peu sur ma faim quant au dénouement. En effet, Olivia Harvard nous a concoctée une fin rocambolesque, totalement surprenante… voire trop. J’ai trouvé le dénouement un peu tiré par les cheveux. J’ai comme l’impression que l’auteure a voulu surprendre à tout prix le lecteur et l’empêcher de deviner le coupable, et pour ça, elle a choisi une personnalité tout à fait inattendue, et totalement incompréhensible. Pour surprendre, ça surprend, mais pour ce qui est de la cohérence du récit, c’est à revoir !


J’ai aimé la dynamique du récit, mais le dénouement trop bancal m’a laissé sur ma faim. Un récit en demi-teinte, qui comporte du potentiel, mais également quelques faiblesses. 

Ma note : 4/10