Clara catastrophe : Des lapins partout !


Clara catastrophe : Des lapins partout ! de Alice Pantermüller et Daniela Kohl
184 pages, éditions Sassi junior, à 9,90€


Résumé : Clara est une jeune fille comme les autres. Pourtant, elle semble avoir le don de s’attirer des ennuis. Surtout depuis que sa maman lui a offert une flûte indienne.
En cours, des phrases gênantes apparaissent au tableau comme par enchantement, et son plat préféré a tout à coup un affreux goût de choux de Bruxelles…
Comme si cela ne suffisait pas, Clara s’est fixé une mission : elle veut à tout prix un animal de compagnie ! Elle a un plan. Pourvu que la maudite flûte ne s’en mêle pas !


Extraits« YOUPI !!! Aujourd’hui, je suis entrée en sixième ! À partir de maintenant, finie l’école primaire : je vais au Collège Prosper Périmée !« 

« Je veux à tout prix un animal, moi aussi. Et j’en aurai un ! Je me passerai de l’aide de Charlie. De toute façon, les lapins, c’est nul. Haaaa ! Moi, ce que je veux, c’est un tout petit mini mouton. »


Mon avis : J’ai pris un immense plaisir à suivre les aventures plus ou moins catastrophiques de la jeune Clara. Cette petite fille, qui vient de faire son entrée au collège, est pleine d’énergie et de vitalité… peut-être un peu trop par moments. Elle semble s’attirer les ennuis et s’empêtrer sans le vouloir dans des situations toujours plus gênantes. Clara vit avec ses parents et ses petits frères jumeaux, qui ne font que des bêtises et ils abritent sous leur toit Esther, une tortue encombrante, que Clara n’apprécie que moyennement. Ce qu’elle souhaite par dessus tout, c’est avoir un autre animal de compagnie rien qu’à elle : un chien, un lapin, ou même un tout petit mouton. Mais ses parents refusent catégoriquement. Du coup, la jeune fille va ruser pour parvenir à ses fins. En parallèle, elle sera aux prises avec ses leçons de flûte à bec, que sa mère lui imposent, mais qu’elle exècrent. Malgré ses nombreuses tentatives pour se débarrasser de sa flûte, cette dernière semble réapparaître comme par magie dans la vie de Clara et semer la zizanie dans son quotidien.

Nous suivons donc Clara dans sa vie quotidienne, que ce soit à la maison, avec sa famille, ou avec sa meilleure copine  Charlie, elle nous embarque dans des aventures loufoques et hilarantes. J’ai beaucoup aimé le personnage de Clara, petite fille maligne pour son âge, un peu rebelle tout de même, mais surtout très drôle. Les scènes comiques se succèdent à un rythme fou – je pense notamment à la multiplication des lapins chez Charlie, à l’apparition toujours inopportune de la tortue Esther, ou encore au toilettage original du chien de la voisine. Autant de situations qui, même en tant qu’adulte, m’ont beaucoup fait sourire.

Le récit est dynamique, totalement adapté à un jeune lectorat, qui ne risque pas de s’ennuyer. D’autant qu’il est continuellement accompagné de dessins en noir et blanc, qui viennent illustrer et/ou compléter le récit, apportant une dose d’humour supplémentaire à l’histoire d’origine. J’ai beaucoup apprécié ces croquis et leurs mises en scène originale !


Un roman graphique dynamique et rythmé, où l’on fait la connaissance de Clara, une jeune héroïne attachante au caractère déjà bien trempé pour son âge, qui nous fera rire de ses bêtises. Je lirai la suite des aventures de Clara catastrophe avec grand plaisir !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-88-303-0580-9
Traduction : Marion Roman

Les Enfants des Otori, tome 1 : Les guerriers orphelins


Les Enfants des Otori, tome 1 : Les guerriers orphelins
de Lian Hearn
385 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Elevé en guerrier et promis à un brillant avenir, le jeune Sunoami, fils de traître, est condamné à devenir moine. Résigné à vivre au temple de Terayama jusqu’à la fin de ses jours, Sunaomi voit naître en lui des pouvoirs insoupçonnés. Des objets inanimés prennent vie sous ses yeux, des morts lui parlent… Et les forces qui s’affrontent pour régner sur les Huit Iles s’intéressent de près à ce puissant descendant de la Tribu.


Extraits« Soyez reconnaissants d’être vivants en cet instant même. La mort a beau arriver à l’improviste, et toujours trop tôt, la vie n’en a pas moins ses joies. Le secret, c’est de la savourer pleinement tout en étant prêt à y renoncer à tout moment.« 

« Ne t’imagine pas que la vengeance puisse calmer ta douleur. Elle ne fera que t’apporter d’autres souffrances. »


Mon avis : Le clan des Otori est une série de romans écrits par Lian Hearn au début des années 2000, réédité par les éditions Gallimard jeunesse en des tomes plus volumineux. L’histoire se déroule dans un Japon féodal imaginaire, où l’on suit Sunaomi, rebaptisé Kasho, un jeune garçon qui tente de comprendre la vie et de survivre tant bien que mal à son quotidien. Nous allons le suivre dans ses péripéties à travers le Japon féodal. Transbahuté d’une main à une autre, le jeune garçon va vivre milles aventures extraordinaires. Néanmoins, à trop vouloir en faire, j’ai trouvé que le fil conducteur du récit n’était pas franchement visible. L’action est bien présente, le rythme soutenu, mais je n’ai pas bien compris où Lian Hearn voulait nous mener, quelle était la finalité de ces pérégrinations. Tout se mélangeait dans mon esprit, tant les intrigues, les lieux des actions que les personnages eux-mêmes.

En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient vraiment beaucoup trop nombreux : il m’était franchement impossible de m’y retrouver parmi l’ensemble, de comprendre leurs hiérarchies, leurs ascendances, qui est ami ou ennemi et avec qui. Ajoutons aux prénoms ou surnoms innombrables des appellations qui se rapprochent énormément : Kasho, Masao, Kichizo, Tomiko, Hisao et j’en passe. J’étais totalement perdue, incapable de me souvenir du rôle de chacun dans l’histoire. Malheureusement, ce n’est qu’en terminant ma lecture que je me suis rendue compte qu’un petit listing des personnages se trouvait à la fin, avec leurs rôles et leurs descendances : il aurait fallu le placer au début du livre, pour que l’on puisse s’y référer lorsque le doute nous aurait assailli.

En revanche, bien que le fil conducteur m’est totalement échappé, j’ai beaucoup aimé l’aspect imaginaire du récit, qui s’ajoute à l’univers en place. Ce n’est pas le genre de lecture que j’ai l’habitude de choisir sur les rayonnages d’une bibliothèque ; j’ai donc été agréablement surprise d’apprécier ce mélange d’aventures, de fantastique, d’actions qui prennent place dans un univers japonais inattendu. Kasho est doté de pouvoirs magiques, qui le rendent tout puissant : il peut ramener des morts à la vie, il peut animer des objets (des poupées, des constructions en bois), faire gronder le tonnerre, et pleins d’autres choses encore. Autant dire qu’il est une arme précieuse pour tout japonais qui souhaiterait combattre. Kasho est accompagné de créatures magiques, effrayantes aux premiers abords, mais fidèles et loyales : Gen, le chien loup, la poupée Moritsugi, et l’ours en bois. Ils le guident, le conseillent, lui rendent service aussi. Ce sont des compagnons fidèles, le genre de petites créatures que l’on retrouve souvent dans les romans imaginaires (je pense notamment à la saga Magic Charly de Audrey Alwett, que j’ai lu récemment, avec des petits êtres magiques qui suivent et aident le héros tout le long du récit).

Nous faisons face à tout un panel de thématiques très diverses : l’amour, l’amitié, la haine, la vengeance, la trahison, la famille, la violence, le respect, le pouvoir, la passion… À travers les personnages et leurs histoires respectives, Lian Hearn tente de nous immerger dans l’univers du Japon féodal, traditionnel, aux côtés de samouraïs, de tyrans avides de pouvoirs ou encore de chamans aux pouvoirs magiques. Le pari n’est qu’à moitié réussi pour ma part, puisque je suis quand même resté passablement en retrait de l’histoire, n’ayant pas forcément réussie à me projeter dans l’univers conté.


Un premier tome décevant, un peu trop brouillon, dans lequel l’univers du Japon féodal imaginaire ne m’a pas spécialement transcendé. Je ne sais franchement pas si je lirai la suite un jour…

Ma note : 4/10

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ISBN : 978-2-07-513878-9
Traduction : Philippe Giraudon

Allie, tome 3 : Les vraies amies


Allie, tome 3 : Les vraies amies de Meg Cabot
204 pages, éditions Hachette romans, à 12,90€


Résumé : Une nouvelle élève est arrivée dans la classe. Elle s’appelle Cheyenne. Allie est très contente, mais sa joie ne dure pas… D’abord, parce qu’elle doit s’installer au fond de la classe pour laisser sa place à côté d’Erica, sa meilleure amie.

Ensuite, parce que Cheyenne impose de nouveaux jeux idiots. Et enfin, parce qu’elle dicte sa loi à tout le monde. Et gare à celui qui s’y oppose ! Allie, elle, n’est pas prête à céder, ni à perdre ses amies.


Extraits« Règle n°2 : On a le droit de mentir si c’est pour faire plaisir à quelqu’un.« 

«  »Les filles préfèrent la guerre psychologique », c’est ce que m’a appris Oncle Jay. Par exemple, elles peuvent MENACER de vous frapper mais elles ne disent pas quand elles vont le faire. Du coup, vous avez tout le temps peur.
Les filles ont une autre technique : elles vous annoncent qu’elles ne vous parlent pus. Ou bien elles parlent de vous quand vous avez le dos tourné. Ou encore, elles vous disent des méchancetés en vous regardant droit dans les yeux. Ça, c’est presque pire qu’être frappé. Parce qu’au moins, quand on a reçu un coup, on n’y repense plus après. Mais avec les filles, ça peut durer, durer, durer… »


Mon avis : C’est avec beaucoup de joie que je retrouve Allie et ses meilleures amies, Erica, Sophie et Caroline, dans de nouvelles aventures trépidantes. Dans ce troisième tome, les jeunes filles vont voir débarquer dans leur classe une nouvelle élève, venue tout droit du Canada : Cheyenne. D’apparence intelligente, gentille et serviable, Cheyenne a tout de la parfaite petite peste. Elle va donner du fil à retordre aux jeunes filles : la guerre est déclarée !

Comme dans le premier tome où j’ai fait la connaissance d’Allie, je retrouve une jeune fille pétillante, vive, agréable à vivre, qui semble bien plus mature que son âge le laisse deviner – et que les autres filles, en particulier Cheyenne, peuvent le penser. En effet, malgré les nombreuses piques lancées par la nouvelle, Allie ne flanche pas, elle reste droite, fidèle à ses valeurs, sûre d’elle. Cheyenne lui donne des ordres, Cheyenne la maltraite psychologiquement, elle créait la zizanie dans son groupe de copines, elle l’affronte ostensiblement, l’affuble de surnoms ridicules… pourtant, Allie ne réagit pas avec violence ni vulgarité, mais avec sérieux et maturité.

Malheureusement, dans notre société actuelle, bien trop d’enfants ne réagissent pas comme Allie : nombre d’entre eux se retrouvent harcelés, soumis à l’effet de groupe, obligés d’abdiquer, d’obéir et de faire certaines choses qu’ils n’auraient jamais souhaité faire de leur plein gré. Meg Cabot donne le bon exemple à travers le personnage d’Allie et de ses copines : il ne faut pas hésiter à s’en ouvrir aux adultes, qui seront toujours là pour écouter patiemment sans juger, comprendre, agir et protéger. Une belle leçon pour les jeunes lecteurs, qui devraient s’en référer au comportement d’Allie afin de réagir convenablement face aux menaces et harcèlement scolaire qu’ils pourraient subir.

Enfin, comme dans le premier tome d’Allie, pour donner plus de légèreté à son récit, l’auteure s’est encore une fois munie de ses pinceaux pour réaliser de sublimes dessins en couleurs, qui viennent sublimer et égayer le récit. L’histoire est déjà punchy et dynamique, mais ces dessins viennent renforcer davantage ces sensations : j’adore !


Un troisième tome qui confirme mon engouement pour Allie, une jeune fille intelligente, pétillante, pleine de vie, que je suis déjà impatiente de retrouver dans le prochain tome !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-628570-1
Traduction : Josette Chicheportiche et Fabienne Duvigneau

Les murmures de la scène


Les murmures de la scène de Marine Chaparro
519 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Luna a une vie bien chargée, et la seule manière pour elle de se sentir libre, c’est de danser. Alessio, lui, vient de trouver le courage d’avouer à ses parents qu’il souhaite reprendre la danse. Tous les deux sont loin d’imaginer que leur destin est sur le point de basculer. En effet, un concours se prépare avec, à la clé, une opportunité inespérée : les gagnants auront la chance de partir en tournée, danser pendant plusieurs semaines d’affilée. Un duo. Un homme, une femme. Leur professeure est catégorique : Alessio et Luna danseront ensemble. Et si c’était la chance de leur vie ?
Alors que la danse les rapproche de plus en plus, Luna reste interdite. Alessio semble cacher bien trop de secrets. Plus il nie, plus la confiance de Luna s’effrite.
S’ils ne peuvent pas se faire confiance dans la vie, comment peuvent-ils le faire sur scène ?


Extraits« La timidité ne devrait pas être un frein dans la vie. Elle ne devrait pas être un handicap, pourtant, je ne compte plus le nombre de choses que je suis incapable de faire par sa faute. Elle dicte ma vie.« 

« La vie n’est qu’un enchaînement de choix qui nous amène à un moment précis de notre existence. Elle pourrait être tout autre si, une heure, un jour, un an plus tôt, une de nos décisions avait été différente. Hier, on a fait des erreurs. Demain, on fera tout pour s’améliorer. En attendant, on doit assumer. »


Mon avis : Étonnante surprise qu’est ce roman, qui ne parle pas uniquement de la danse, comme on pourrait le penser de primes abords ! Grâce aux éditions Nathan, j’ai pu découvrir toute une série jeunesse de romans sur la danse : la saga 20, allée de la Danse écrite par Elizabeth Barféty, qui raconte les péripéties de petits rats de l’opéra lors de leur formation artistique. Dans Les murmures de la scène, le public est différent : Marine Chaparro vise les jeunes adultes et leur montre la danse comme un sport passionnel, un hobby prenant, où l’émotion, la fusion, la connexion, avec son corps, avec la musique, avec son partenaire, est essentiel.

Nous suivons deux personnages, qui vont rapidement se rencontrer et vivre des aventures ensemble. Il y a d’abord Luna, une jeune lycéenne passionnée par la danse. Il y a aussi Alessio, un garçon qui aime danser, sans pour autant le clamer publiquement sur tous les toits. Les deux jeunes gens vont former un duo artistique explosif, mais aussi un couple détonnant, transbahuté entre secrets, non-dits et tout un panel d’émotions souvent contradictoires. Nous allons suivre l’évolution de leur duo de danse, mais aussi de leurs sentiments respectifs.

Les personnages sont sensibles, touchants, ont ressent aisément qu’ils ont tous les deux des blessures passées, pas encore totalement guéries. Ils ne se dévoilent pas entièrement, que ce soit envers les lecteurs qu’envers leurs partenaires, mais on peut ressentir une certaine aura mystérieuse qui les entoure tous les deux. Ils cachent des secrets qui pourraient mettre en péril leur relation.

La lecture de ce roman est sympathique, intéressante, assez prenante par moments, elle aborde des thématiques profondes, comme la dépression, le mal-être intérieur, incarné par des personnages touchants. Néanmoins, j’ai trouvé que ces thématiques étaient abordées certainement trop superficiellement, compte tenu de la gravité de celles-ci : plus de densité aurait fait son plus bel effet ! De même, malheureusement, presque une semaine après la fin de ma lecture, je ne garde déjà plus un grand souvenir de cette histoire. Il y a deux années en arrière, j’avais fait la même réflexion pour son précédent ouvrage, Destins brisés, que j’avais pris plaisir à lire, tout en sachant pertinemment que j’allais l’oublier rapidement. Finalement, l’essentiel n’est-il pas de se distraire en passant un bon moment de lecture ?


Un roman jeunesse sympathique, fort, réaliste, qui met en scène une romance touchante entre un couple mixte de danseurs. Bien que l’histoire ne soit pas exceptionnelle, j’ai apprécié découvrir ce livre et ce duo. 

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-01-628611-1

Léonard & Léonard


Léonard & Léonard de Christine Féret-Fleury
334 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Milan, Renaissance : Cécilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan, est menacée de mort par la femme de ce dernier qui réclame le portrait exécuté par Léonard de Vinci, La dame à l’hermine. De nos jours : Léonard, un adolescent, reçoit un mail lui enjoignant de rechercher ce tableau. Or ce message provient de son grand-père… enterré le jour-même. Léonard décide de partir à Cravovie, où est exposé le tableau.
Une enquête passionnante mais périlleuse…


Extraits« Avant d’être une oeuvre d’art, mon garçon, un portrait est d’abord une histoire.« 

« Un homme excessivement généreux est un homme qui se sent coupable, voilà ce que chuchotent les dames quand elles me voient paraître avec un nouveau bijou. »


Mon avis : L’histoire se déroule en deux temps : le passé très lointain se mêle au présent pour représenter un assemblage global d’une enquête complexe. Nous suivons  d’abord Léonard de Vinci à la Renaissance. Peintre, ingénieur et inventeur de renom, il est missionné par le duc de Milan pour réaliser le portrait de sa maîtresse : la jeune et belle Cécilia Gallerani. Très vite, Léonard s’éprend d’amitié pour cette femme, si belle, si gracile, mais qui manque cruellement de liberté et d’avenir. Emprisonnée dans les carcans de sa condition, elle est uniquement destinée à donner naissance à un potentiel héritier du duc.

Enfin, de nos jours, nous suivons Léonard, un jeune garçon bercé par l’art, qui suivra de mystérieuses énigmes laissés par son grand-père défunt à son intention. Ces énigmes le mèneront tout droit dans un musée de Cracovie, en Pologne, là où est exposé ledit portrait de Cécilia. Un portrait intense, sulfureux, qui lui fera ressentir des choses qu’il n’avait alors jamais ressenti. Aidé par le conservateur du musée et par une jeune demoiselle prénommée Janka, ils vont tenter de percer le mystères de la Dame à l’hermine.

Car c’est bien de ce tableau dont il est question dans Léonard & Léonard. Une oeuvre qui rend hommage à la belle Cécilia et à son artiste peintre : Léonard de Vinci. Les oeuvres du peintre recèlent encore bien des mystères ; La dame à l’hermine en est une. Ce tableau, disparu pendant près de trois siècles, retrouvé dans des circonstances floues, place Cécilia, le modèle, dans un rôle d’héroïne de roman : quelle est son histoire ? Pourquoi ce tableau a-t-il été retouché ? Dans ce livre, Christine Féret-Fleury a écrit un scénario possible qui viendrait répondre à toutes les questions que les historiens de l’art se posent depuis de nombreuses années : mais cela reste de la fiction, rien ne vient confirmer ces théories.

J’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire et en particulier cette oeuvre de Léonard de Vinci et sa signification. Il est vrai que nous connaissons ce peintre pour sa célèbre Joconde, mais ces autres oeuvres, pourtant nombreuses (près d’une trentaine de connues), restent encore abritées de la culture grand public. J’ai également apprécié me plonger dans cette partie de la Renaissance que je ne connaissais pas : aller à la rencontre de personnages illustres, dont le nom n’est pas forcément demeuré pérenne dans l’esprit des hommes – je pense à Ludovic Sforza, alors duc de Milan, ainsi qu’à sa femme, Béatrice d’Este. Ce qui est agréable, c’est que l’auteure donne accès aux jeunes à la culture, à l’art, à un pan de l’histoire peu connue, à travers un récit dynamique, rythmé, ludique, mélange bien pensé de fiction et de réalité. J’ai préféré découvrir le passé plutôt que le présent : j’ai trouvé que les épisodes où apparaissait le jeune Léonard étaient un peu trop superficiels, manquait de consistance, d’attrait particulier. Ils n’étaient pas inintéressants, mais sans doute un peu creux comparé à la densité narrative des épisodes passés.


Un roman jeunesse savoureux sur le célèbre Léonard de Vinci, ses oeuvres, son histoire et son époque. Savant mélange de fiction et de réalité, du passé et du présent, de l’art et de l’histoire.

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-01-713430-5