D’une vie à l’autre


D’une vie à l’autre de Martine Delomme

378 pages, éditions l’Archipel, à 20€


Résumé : Diane, tout juste 50 ans, s’est construit un quotidien agréable auprès de son mari Rémy et de leur petite Aude, née miraculeusement il y a cinq ans. Mais tout s’écroule le jour où Rémy s’effondre, foudroyé par une rupture d’anévrisme sous les yeux de leur fille. Seule, Diane se retrouve confrontée à de nombreux obstacles. Prendre soin d’Aude et assurer comme styliste dans le prêt-à-porter de luxe semble difficilement conciliable… Après avoir passé les fêtes auprès de ses beaux-parents dans le Béarn, Diane décide de prendre une année sabbatique pour s’y installer. Elle s’implique dans la filature de tissus en crise de son beau-père. De défis en désillusions, c’est une nouvelle vie pleine de surprises qui attend Diane et Aude…


Extraits  « Et pourtant, pensa-t-elle, quand il est sincère, un bonheur devrait toujours être simple. »

« Rémy évoquait souvent ce qu’il ferait à la retraite et elle se prêtait à son jeu, débordant d’idées romantiques ou complètements folles. Plus tard, se disaient-ils. Ils n’avaient pas compris que, plus tard, ce peut être trop tard. »


Mon avis : Imaginez que votre vie, aussi paisible, heureuse et belle soit-elle, se retrouve détruite du jour au lendemain. C’est le cas du quotidien de Diane, qui se retrouve bouleversé par la mort brutal de son mari. A 50 ans, Diane se retrouve sans famille, avec une petite fille de cinq ans sur les bras et un travail dans la haute couture du luxe à Paris qui lui demande beaucoup de temps et d’énergie. Elle n’arrive plus à tenir, autant physiquement que psychologiquement. Un beau jour, sur un coup de tête, elle décide de quitter sa vie mouvementée et de rejoindre ses beaux-parents dans le Béarn. Là-bas, Diane va occuper ses journées au côté de Guy, son beau-père, également chef d’une entreprise de tissus. La vie de Diane a peut-être été détruite, mais elle doit continuer de survivre pour sa vie.

Quelle histoire dramatique que celle-ci. Rien ne laisser présager que le monde de Diane allait s’écrouler du jour au lendemain, et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé. Une fois de plus, cette histoire nous invite à profiter de chaque instant que la vie nous donne, puisque personne ne peut savoir ce qui va se dérouler demain.

J’admire le courage et la force mentale de Diane. C’est une maman formidable, et une très grande professionnelle de la couture et du prêt-à-porter. Elle a d’énormes responsabilités qui pèsent sur ses épaules, mais elle arrive à tout gérer de front, et elle le fait admirablement bien.

D’une vie à l’autre, c’est un roman tragique, qui raconte la perte d’un être cher. Mais c’est aussi une histoire pleine d’espoir, qui prouve qu’avec assez de force et de détermination, nous pouvons nous relever et aller de l’avant. Diane, fraîchement installée dans le Béarn avec sa fille et ses beaux-parents, va aider Guy, son beau-père et dirigeant de Bearn Tissus, à remettre à flot l’entreprise familiale. Elle va apporter sa touche féminine, son originalité et son talent de créatrice, tout en manageant avec brio le personnel de la société.

J’ai beaucoup aimé la plume de Martine Delomme, les caractères des personnages qu’elle met en scène, mais également cette touche de mystère, qui arrive vers le milieu du roman. Il y a du rythme dans l’histoire, des rebondissements inattendus et aucun temps mort.


Une histoire émouvante aux multiples facettes, qui traite du deuil et de la reconstruction. J’ai beaucoup aimé cette lecture, que je vous recommande !

Ma note : 8/10

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Destins brisés


Destins brisés de Marine Chaparro

454 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : À treize ans, Jade a survécu à un accident de voiture qui a emporté ses parents et son petit frère âgé de quatre ans. Depuis, elle est baladée de famille d’accueil en famille d’accueil et s’est jurée de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit.Aujourd’hui lycéenne, elle s’apprête à rejoindre un nouveau foyer. Celui-ci remplit tous les critères de la famille idéale  : une belle maison, des parents unis et sympathiques, des enfants beaux et sûrs d’eux? Pourtant, à peine a-t-elle franchi la porte d’entrée que Jade sent qu’elle ne va pas pouvoir s’entendre avec le fils aîné de la famille d’accueil. Pas du tout. Sportif et séduisant, Sasha incarne tout ce qu’elle déteste. Aucune chance que Jade se plaise dans cet endroit  ! Il ne lui reste qu’à espérer que ce calvaire sera de courte durée?Pourtant, et contre toute attente, Jade se lie d’amitié avec Sasha qui, derrière un sourire permanent, cache une grande souffrance liée à la perte de son propre frère. Les deux adolescents se rapprochent et, ensemble, apprennent à affronter leurs passés douloureux, à faire leurs deuils et à se reconstruire. Les vieux démons qu’ils craignent ne sont pourtant jamais loin  ; parviendront-ils à les combattre et accepter qu’ils ont eux aussi droit au bonheur  ?


Extraits  « Mais qui ne prend pas de risques dans sa vie ne connaît pas sa véritable valeur. »

« C’est ça la vie, avoir des émotions. De la peur et de la joie bien sûr, mais aussi de la tristesse. C’est ça qui nous prouve que nous, on est encore en vie. »


Mon avis : Jade et Sasha sont deux jeunes au destin brisé. Jade a perdu ses parents et son petit frère dans un accident de la route, alors qu’elle même se trouvait dans l’habitacle. Elle les a, en quelque sorte, vu mourir sous ses yeux. Sasha, quant à lui, a perdu tragiquement l’un de ses frères. Jade, alors orpheline, passe de famille d’accueil en famille d’accueil avant d’atterrir dans celle de Sasha. D’abord renfermée sur elle-même, agressive et méfiante à l’égard des autres, elle va peu à peu casser sa carapace et s’ouvrir à Sasha. Tous les deux vont se comprendre, car tous les deux ont vécus des situations dramatiques presque similaires.

Destins brisés est le premier roman d’une très jeune auteure française de 16 ans nommée Marine Chaparro, qui a commencé à partager son histoire aux internautes via la plateforme Wattpad. Fort du succès de son récit, les éditions Hachette se sont emparés de son livre pour le faire découvrir à un plus grand nombre. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir publié son premier livre a seulement 16 ans. Donc mes félicitations à cette jeune auteure, qui, j’en suis convaincue, peut aller très loin dans ce milieu littéraire.

Parlons ensuite de l’histoire en elle-même. Parmi l’ensemble des événements dramatiques qui peuplent ce récit, se cache une romance entre nos deux protagonistes principaux, qui va mûrir et grandir au fil des pages. Leurs douleurs communes, leurs regrets communs, leur attirance physique et psychologique vont les faire se rapprocher très rapidement, au point qu’il n’y avait presque plus de suspens au bout de quelques chapitres : ces deux-là sont amoureux !

L’histoire est sympathique à découvrir, elle se lit rapidement, l’écriture est fluide, le récit assez cohérent, mais il me manquait la petite touche d’originalité en plus, l’aspect « wahou » qui aurait dû rendre ce livre inoubliable. Destins Brisés est certes un bon livre, mais il va s’évaporer très rapidement de ma mémoire.


Une romance agréable à lire, écrite par une jeune auteure française très prometteuse.

Ma note : 6/10

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S’inventer une île


S’inventer une île de Alain Gillot

207 pages, éditions Flammarion, à 17€


Résumé : Alors qu’il est sur un chantier en Chine, Dani apprend que son fils, Tom, 7 ans, s’est noyé. Il rentre précipitamment pour rejoindre Nora, sa femme, et s’occuper des formalités. Mais il traverse cette nouvelle réalité en étranger. Son chagrin ne trouve pas sa place, tout comme ses regrets, ceux de s’être si souvent absenté de chez lui. Quel père aura-t-il été en fin de compte?C’est alors qu’il lui apparaît, son fils, tel un petit fantôme de chair et d’os, et qu’il lui parle. Dani résiste un temps à sa présence aussi magique qu’inexplicable, puis l’accepte. Ensemble, ils partent pour Belle-Île, s’inventer un endroit à eux, leur île, où Dani retrouvera des forces, pour apprendre à vivre d’une autre manière, plus essentielle.


Extraits  « Elle pense que le secret du bonheur, c’est la sagesse. Être heureux de ce qu’on a et savoir s’en contenter. »

« La frontière entre la réalité et l’imaginaire, quand on est au bout de tout, est plus fragile qu’on ne le pense. »


Mon avis : Un grand merci à Babelio ainsi qu’aux éditions Flammarion de m’avoir permis de découvrir ce livre et cet auteur français.

Dani et Nora, parents d’un petit garçon de 7 ans, se retrouve seuls du jour au lendemain. Tom, leur fils, s’est noyé alors qu’ils n’étaient pas là. Comment arriver à surmonter cette terrible épreuve ? Comment faire son deuil et aller de l’avant ? Pour Dani, c’est chose impossible. Il s’imagine Tom encore vivant, et vit son quotidien en conséquence.

La thématique est complexe, difficile autant à aborder par écrit qu’à lire. Il s’agit de ne pas tomber dans le pathos, mais de rester sobre dans sa manière d’écrire, tout en faisant ressortir un maximum d’émotions aux lecteurs. Pari gagné pour Alain Gillot, qui réussit cet exploit avec brio !

Dani et Nora vont aborder le deuil de deux manières différentes : l’une, choquée et réaliste face à cette terrible épreuve, va sombrer dans une dépression profonde. L’autre, encore loin d’accepter le deuil, va s’imaginer un quotidien où Tom serait encore présent.

Terriblement poignante, la douleur que ressentent les parents du petit Tom fait échos en chacun de nous. Elle s’est  immédiatement immiscée dans mon coeur, et m’a mise plus d’une fois au bord des larmes. Même sans jamais avoir vécu une situation similaire ou approchant, on ne peut qu’être touché par ce drame, par les mots que pose l’auteur dessus, et par les différentes manières dont les protagonistes abordent cette tragédie.

Je ne peux guère vous en dire plus sur ce roman, qui ne peut pas être tant raconté que ça, mais qui se vit, tout simplement.


Un roman tendre mais puissant qui dépeint avec émotions le chemin vers le deuil. Vous n’en ressortirez pas indemne !

Ma note : 8,5/10

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Capitaine Rosalie


Capitaine Rosalie de Timothée de Fombelle,
illustré par Isabelle Arsenault

61 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 12,90€


Résumé : Alors que son père est à la guerre, Rosalie se lance dans une mission secrète.
Hiver 1917. Rosalie a cinq ans et demi. Son père est au front et sa mère travaille à l’usine. Alors, même si elle n’a pas encore l’âge, Rosalie passe ses journées à l’école, dans la classe des grands.
On croit qu’elle rêve et dessine en attendant le soir. Mais Rosalie s’est fabriqué une mission, comme celles des véritables soldats. Elle est capitaine et elle a un plan.


Extraits  « Ma chérie, je pense à vous. Je sais que Rosalie est sage. Et que le maître d’école est content de l’avoir. Et toi, je sais que ton travail est fatigant. Tu aimerais passer plus de temps avec ta petite fille. Mais quand je mets un obus dans le canon, je me dis toujours que c’est peut-être toi qui l’as fabriqué à l’usine. Comme si tu étais à mes côtés dans la bataille. Oui, les dames nous aident en travaillant si dur dans ces usines, et les enfants nous soutiennent en prêtant leurs mamans et en les attendant sagement. »

« Quand la classe s’assied enfin, je fais semblant d’être ailleurs, dans mes pensées, alors que je suis parfaitement concentrée. Je suis le Capitaine Rosalie, infiltrée dans ce peloton, un matin d’automne 1917. Je sais ce que j’ai à faire. Un jour, on me donnera une médaille pour cela. Elle brille déjà au fond de moi. »


Mon avis : Un grand merci aux éditions Gallimard jeunesse grâce à qui j’ai pu découvrir ce magnifique album jeunesse.

Écrit par Timothée de Fombelle et magnifiquement illustré par Isabelle Arsenault, il raconte l’histoire de la jeune Rosalie. Rosalie est une enfant de la guerre, dont le père est parti au front et la mère réquisitionné dans une usine à munitions. Rosalie se retrouve seule toute la journée et contrainte d’attendre sa mère au fond d’une classe d’un petit village.

Capitaine Rosalie, comme elle se nomme elle-même, est une petite fille très clairvoyante, qui, malgré son jeune âge, comprend parfaitement ce qui est en train de se passer dans le monde entier. C’est une jeune fille très courageuse, dotée d’un caractère bien trempé, mais elle reste quand même une petite fille, idéaliste et rêveuse.

Les planches sont tout simplement sublimes, et je pense que c’est le gros point fort de ce livre. Dessinées dans des couleurs sombres, avec une touche d’orangée, elles nous plongent parfaitement dans un contexte de grande guerre. Seule la couleur orangée donne une lueur d’espoir dans un monde bien trop noir.

 

Évidemment, au vu de la thématique abordée, à savoir la Première guerre mondiale, l’atmosphère générale du livre est pesante. Pesante dans le sens où la guerre est dans toutes les têtes, elle est présente dans le quotidien de chacun, personne ne peut l’ignorer, même pas les jeunes enfants. On ne peut rester insensible face à une telle histoire. La force et le talent de Timothée de Fombelle, réside dans le fait de créer des émotions, un contexte, une atmosphère particulière, un personnage attachant, une histoire multi-cibles, accessibles à la fois aux enfants et aux adultes… le tout en une soixantaine de pages seulement. C’est admirable, je ne peux qu’applaudir cet exploit, et celui d’Isabelle Arsenault, bien évidemment. Ensemble, ils ont réussi à créer un petit livre remarquable, touchant et impactant : bravo !


Un magnifique album, pleins d’émotions et d’humanité,  qui ne vous laissera pas indifférent. Préparez vos mouchoirs et lisez-le !

Ma note : 10/10

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(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)


(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin

222 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.


Extraits  « Personne ne te dit qu’avoir un enfant, c’est la fin du calme dans ta tête. Alors, évidemment, en avoir deux… On te sort que c’est deux fois plus d’amour. Et c’est vrai. Mais c’est également deux fois plus de pleurs, deux fois plus de cris, et deux fois moins de sommeil. »

« Ce que cette période de célibat, même courte, m’a enseigné, c’est que l’on n’est pas obligé d’attendre l’amour pour se réaliser et s’affirmer. L’amour est un joli bonus, cette main qui peut se tendre et nous accompagner sur un bout de chemin. Mais il n’est pas la condition sine qua non au bonheur ni à l’épanouissement personnel. »


Mon avis : C’est avec joie que je retrouve Ivana, toujours aussi pétillante et pleine de vie. Nous l’avions rencontré célibataire endurcie dans le premier tome, et l’avions quitté aux bras d’un homme charmant nommé Bruno. Nous la retrouvons dans ce second volume mariée et mère de deux enfants jumeaux. Les changements sont radicaux, autant pour nous que pour Ivana, qui voit l’ensemble de sa vie quotidienne modifiée. Finies les grasses matinées et les week-ends prolongés au lit ! Ivana a deux enfants à sa charge et ce n’est pas une mince affaire.

En plus de cela, Ivana doit faire face à des problèmes dans son couple avec Bruno. En effet, celui-ci se tue au travail, voulant subvenir au mieux aux besoins d’Ivan et des enfants. Mais à force de rentrer tard le soir, Ivana se pose des questions : la boss de Bruno, la dénommée Martha, ne serait-elle pas plus qu’une boss pour lui ? Quand un jour Bruno lui annonce sa mutation temporaire à Poitiers, Ivana craque et remet sa vie amoureuse en question. D’autant plus qu’elle a rencontré un animateur radio charmant, qui n’est pas insensible à sa beauté.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, que j’ai trouvé pleine de légèreté et de fraîcheur. Elle fera sans doute échos à bon nombre de personnes, qui se reconnaîtront à minima dans certaines des situations décrites par l’auteure et vécues par la protagoniste Ivana.

Néanmoins, j’ai eu comme l’impression que Stéphanie Pélerin a tenté de faire entrer dans les 200 pages de ce livre, l’ensemble des sujets de société qui lui tenaient à coeur, à savoir : l’infidélité, le harcèlement scolaire, la jalousie abusive, la confiance en soi, la violence conjugale… à tel point point qu’aucun de ces sujets ne s’est vraiment démarqué des autres.

De plus, avec quelques jours de recul sur la fin de ma lecture, je ressens déjà comme un semblant de vide au moment de narrer l’histoire. Somme tout, elle m’apparaît comme banale parmi les milliers de romances contemporaines, et facilement oubliable. Une touche d’originalité, peut-être quelque chose en plus, un trait de personnalité particulier et propre à un personnage, ou une manière d’écrire plus distinctive, aurait peut-être permis de faire ressortir cette histoire du lot.

Je vous rassure, si un nouvel épisode de la vie d’Ivana venait à paraître, je n’hésiterai pas à le découvrir. Je serai vraiment curieuse de pouvoir ma poursuivre ma découverte d’Ivana et de sa vie quotidienne, ainsi que l’évolution de ses enfants, ou de sa carrière professionnelle, par exemple. Mine de rien, on s’attache quand même à elle…

 


Un deuxième tome  plein de vie et de légèreté, qui vous fera passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 6/10

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Casse-Noisette et le Roi des Rats


Casse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois

187 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Le petit Casse-Noisette n’est pas un jouet comme les autres. Marie Stahlbaum le sait bien. La nuit de Noël, il a combattu l’infâme Roi des Rats, épée à la main. Un véritable exploit ! La petite fille est fière des prouesses de son jouet préféré. Mais attention ! Le Roi des Rats n’a pas dit son dernier mot.


Extraits  « Le sapin est le gardien de la joie émerveillée, le maître du rire et des yeux écarquillés. Le patriarche de Noël ! »

« L’enfance n’est pas seulement un âge de la vie, c’est un état, une manière d’être. Chacun en reçoit le don à la naissance et il nous appartient d’en nourrir nos coeurs, pour qu’il continue de brûler comme un bon feu de candeur. »


Mon avisCasse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois est une réécriture du conte de Noël du célèbre conteur allemand Hoffmann nommé initialement Casse-Noisette et le Roi des Souris.

Le jour de Noël, la petite Marie se voit offrir une poupée en bois prénommée Casse-Noisette. Très vite, la jeune fille se prend d’amitié pour cette poupée, la cajole et lui parle comme à une personne normale. C’est alors qu’une nuit, Casse-Noisette et l’ensemble des poupées de Marie et des soldats de son frère Fritz, s’animent. Marie n’en croit pas ses yeux. Entre rêve et réalité, il n’y a qu’un pas.

J’ai beaucoup aimé l’univers onirique que retranscrit avec brio Jacques Cassabois. On ressent l’ambiance festive et féerique des fêtes de fin d’année, mais aussi celle des contes merveilleux, qui nous embarquent dans des univers fantastiques et font tant rêver petits et grands.

Les lecteurs les plus perspicaces pourront découvrir des similitudes entre ce conte-ci et celui d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Deux petites filles, qui basculent dans un monde imaginaire et féerique, aux côtés de personnages fantastiques, qui n’existent pas dans la réalité. Les ressemblances sont nombreuses, mais pourtant les deux histoires sont distinctes et abordés différemment.


Un conte féerique et enchanteresse, qui fera rêver petits et grands.

Ma note : 7/10

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Am, stram, gram… Ce sera toi qui me plairas !


Am, stram, gram… ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri

356 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux moeurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ?


Extraits  « Camille est un paradoxe absolu. Elle ne sait pas vraiment dire non aux trucs qui la barbent d’avance, mais elle ne sait pas non plus dire oui aux trucs qui ont l’air sympa et a priori inoffensifs. Elle se demande des fois si c’est une maladie. Ou son héritage catholique qui la pousse à embrasser la souffrance, quoi qu’il arrive ? »

« La différence entre ces numéros et le tien réside peut-être dans le fait que le tien, je te l’ai demandé. Les autres, non. »


Mon avis : Camille travaille dans une grosse entreprise, lorsqu’elle ouvre, un jour tout à fait ordinaire, un étrange mail anonyme. La personne qui se cache derrière ce mail avoue à demi-mot à Camille son attirance pour elle. Mais qui peut bien être cet inconnu ? Un véritable jeu de piste s’engage, Camille étant bien décidé à découvrir qui est ce mystérieux inconnu, si épris d’elle. Entre-temps, Camille fait la rencontre de son voisin du dessus, un jeune homme bruyant, séducteur et sûr de lui, qui la convie à plusieurs soirées avec ses amis. Le feeling passe immédiatement entre eux deux, si bien que Camille en oublie légèrement son mystérieux corbeau anonyme…

Camille est une protagoniste tout à fait attachante. C’est le genre de femme naturelle, pas stéréotypée, sympathique et enjouée avec tout le monde, dotée d’un grand coeur, qui la rend si attachante. Elle se retrouve parfois dans des situations tout à fait improbables, qui peuvent être hilarantes vues de l’extérieur, mais beaucoup moins drôles pour elle.

C’est désormais officiel : notre protagoniste est maintenant engagée dans l’aventure de l’amour. Car oui, pour elle, c’est une véritable aventure qui s’engage : elle va chercher, pendant des jours, des semaines, voire des mois, à découvrir l’identité secrète de son corbeau. Chaque homme qu’elle côtoie sera soupçonné : son patron, le jeune stagiaire, en passant par son vieux voisin… elle va se retourner la tête et analyser chacune de ses interactions avec la gent masculine, telle un Colombo de l’amour, pour éclaircir ce mystère. Et nous, chers lecteurs, nous sommes aussi impatients que Camille de découvrir qui est l’auteur de ces mystérieux mails. Car les pages défilent, mais aucun indice ne vient pointer le bout de son nez… jusqu’au dénouement suprême !

A travers cette histoire contemporaine, Catherine-Rose Barbieri souhaite surtout nous montrer que les blessures passées peuvent être surmontées. Il faut regarder vers l’avenir pour aller de l’avant, et s’autoriser à faire de nouveau confiance à une tiers personne. Camille en est l’exemple même.


Une romance contemporaine légère et dynamique, qui entraînera le lecteur dans une mystérieuse aventure amoureuse. 

Ma note : 7,5/10

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