Yann


Yann de Pascal Ruter et Yannick Agnel

374 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Sur la terre ferme, Yann ne sait pas vraiment quoi faire de son corps. À quinze ans, il mesure un mètre quatre-vingt-dix, et ses pieds sont tellement immenses qu’on le surnomme « Big Feet ».
Mais, dans le bassin du prestigieux centre aquatique de Nice, il est comme un poisson dans l’eau. Sous l’œil exigeant de son entraîneur, il court après chaque dixième de seconde dans l’espoir de battre tous les records.
Yann est le récit romancé de l’adolescence de Yannick Agnel, champion de natation.


Extraits « – J’ai juste envie de faire mieux, dis-je.
– Que les autres ?
– Que moi-même, surtout. L’adversaire, c’est toi-même. Et le temps. »
« C’est ça, être heureux. Savoir qu’on est à la bonne place. »

Mon avis : Yannick Agnel, célèbre nageur français, double médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, s’est joint à Pascal Ruter, un auteur jeunesse qui excelle dans son domaine, pour faire naître une biographie romancée à quatre mains : Yann.

Le protagoniste n’est autre que Yannick Agnel dans sa prime jeunesse. Alors qu’il n’a que quinze ans, il quitte ses parents et ses repères Nîmois pour emménager à Nice, et poursuivre ses entraînements de natation en parallèle de ses études. Dans sa nouvelle vie, il va faire des rencontres étonnantes, qui le marqueront à jamais : Monsieur Rubinstein, son voisin juif, sa petite-fille Rachel, Nola, sa nouvelle coach québécoise, ses compagnons de bassin, Axel, Antoine, Camille…

Ce roman traite de divers sujets d’actualité, qui feront échos notamment aux plus jeunes : l’émancipation, les premières relations amoureuses, les rencontres amicales, les découvertes intergénérationnelles… Mais les adultes pourront également se retrouver à travers ces mêmes thématiques, et d’autres peut-être plus adaptées, comme notamment la réflexion sur le flux migratoire arrivant d’Italie jusque vers Nice. Car ce sujet, abordé surtout à la fin du livre, est plus que jamais d’actualité : là encore, la fiction et la réalité se mélangent pour nous servir une histoire dont il est difficile de dire ce qui a été inventé et ce qu’a réellement vécu Yannick Agnel.

Bien évidemment, la natation est au coeur de l’histoire. Les nombreuses heures d’entraînements, les sacrifices, la compétition, le dépassement de soi, les échecs et les victoires sont l’essence même de ce sport pratiqué depuis longtemps par Yannick Agnel. Nous sommes donc plongés au centre de sa vie quotidienne de nageur/étudiant, qui n’est pas de tout repos.

Vous l’aurez compris, Yann est un roman complet, aux sujets diversifiés, qui est écrit d’une plume dynamique et vive, qui ne permet pas l’ennui. Toutes les actions s’enchaînent avec aisance, il n’y a aucun temps mort, tant et si bien que l’histoire défile sous nos yeux avec une allure folle. J’applaudis les deux auteurs pour cette histoire et principalement pour toute l’humanité qu’ils ont mis dans la création de leurs personnages : je me suis tant attaché à eux qu’ils m’ont parus presque être réels. Je pense notamment à Monsieur Rubinstein et ses souvenirs de la guerre, son talent incommensurable pour la cuisine et sa gentillesse à toute épreuve, qui est et restera mon protagoniste préféré du livre.


Entre fiction et réalité, découvrez Yannick Agnel comme vous ne l’avez jamais vu. Un roman intelligent aux multiples sujets de réflexion.

Ma note : 7,5/10

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Si je me souviens bien


Si je me souviens bien de Hélène Le Bris

175 pages, éditions Eyrolles, à 14€


Résumé : Marthe a 60 ans, et l’esprit confus. Elle le sait, se défend, s’organise pour mieux résister à Al – c’est ainsi qu’elle nomme le fauteur de ses troubles : son Alzheimer précoce. Pour retenir ses souvenirs récents, elle les note dans un cahier. Son passé lui échappe : elle ne sait plus pourquoi elle a déménagé, ni ce qu’est devenu le compagnon de sa vie. Le cahier restitue ses efforts pour comprendre, ses doutes, ses émotions qui mêlent frustration, culpabilité et désir de rattraper le temps perdu.
Un indice découvert au hasard dans une revue bouscule son quotidien : elle croit retrouver la piste de son mari disparu… Elle s’improvise alors détective et mène l’enquête à l’insu de ses proches, sa voisine cinéphile et son neveu adoré.


Extrait « C’est fou comme un enfant qui dort enchante une maison. Habité de ses songes, l’air y est plus léger. Des particules de bonheur essaiment dans la lumière, derrière les volets mi-clos. »

Mon avis : Marthe est désemparée : son mari l’a abandonnée. Il est parti un matin et n’est jamais revenu. Pour ajouter à sa douleur, la pauvre dame, âgée de 60 ans, souffre de pertes de mémoires. Plus les jours passent et plus ses souvenirs s’effacent. Pour éviter de perdre totalement la mémoire, elle va s’appliquer à noter consciencieusement dans un petit carnet tout ce qui fait son quotidien.

Marthe est une vieille dame adorable et touchante. Sa « maladie », que l’on pourrait aussi qualifier de handicap, l’Azheimer, est très courant chez les personnes âgées, mais beaucoup moins chez une dame de 60 ans à peine. On assiste, impuissants, à son triste quotidien. Souvent seule, plongée dans ses pensées, essayant de rattraper ses souvenirs, le quotidien de Marthe est seulement ponctuée des visites d’Agnès, sa voisine du dessus qui l’emmène une fois par semaine au cinéma, ainsi que de son neveu Arthur, qui fait preuve d’une grande attention pour la vieille dame.

C’est une histoire poignante que nous livre Hélène Le Bris, qui malheureusement fait partie du quotidien de grand nombre de personnes âgées. En raison de sa perte de mémoire, Marthe se voit internée dans une maison de retraite. Privée de ses derniers repères, elle dépérit à vue d’oeil. C’était sans compter sur l’aide incontestable de son gentil neveu, qui va tout mettre en oeuvre pour la sortir de là et lui donner la fin de vie qu’elle mérite.

On ne peut qu’être touché par cette histoire. Personnellement, je porte maintenant un regard différent sur les choses qui nous entourent. Les petits détails du quotidien, que ce soit le vent, la nature, les oiseaux qui chantent… sont autant d’éléments pérennes, qui malgré tous nos problèmes, restent présents et nous apportent le réconfort et la joie que nous pouvons avoir besoin. C’est une belle leçon de vie que nous offre Marthe et son neveu Arthur, une bonne manière de réfléchir sur notre quotidien et sur tout ce qui nous entoure.


Une histoire poignante sur la perte de mémoire précoce d’une vieille dame attachante. Une belle lecture, dont on ne ressort pas indemne.

Ma note : 7,5/10

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Le Petit Nicolas fait la fête

 

Le Petit Nicolas fait la fête de Goscinny et Sempé

101 pages, éditions Imav éditions, à 19,90€


Résumé : Publié à l’occasion du 60e anniversaire du Petit Nicolas dont la première aventure est parue le 29 mars 1959, cet album collector réunit dix histoires sur le thème de la fête : Les cow-boys, Marie-Edwige, Le cirque, Le repas de famille, L’anniversaire de Clotaire, L’anniversaire de papa, Maixent le magicien, La distribution des prix, Le mariage de Martine et La fête foraine.


Extrait « C’est ça qui est embêtant, quand on joue tout seul, on ne s’amuse pas et quand on n’est pas tout seul, les autres font des tas de disputes. »

Mon avis : À l’occasion des 60 ans du Petit Nicolas, plusieurs maisons d’éditions ont réédité ou imaginé de nouvelles histoires de Goscinny, illustré par les magnifiques dessins de Sempé. Après avoir découvert le mois dernier Le Petit Nicolas : Cahier de dessins, qui est un album animé interactif pour les enfants, me voici lancé dans la lecture de ce nouveau livre, Le Petit Nicolas fait la fête, qui regroupe des histoires inédites de notre héros d’époque favoris.

La thématique centrale de cet album : la fête, pour marquer l’anniversaire soixantenaire des aventures du Petit Nicolas. Toujours accompagné de ses fidèles copains, Nicolas va nous faire rire aux éclats, puisque les situations du quotidien, qui normalement devraient être banales, dérapent toujours pour notre héros. Elles deviennent alors loufoques, détournées, et complètement déjantées. On retrouve les mêmes impressions que lorsqu’on lisait ces aventures enfants, et c’est vraiment très agréable.

Comme d’habitude, les histoires de Nicolas et de sa bande sont magnifiquement illustrées par Sempé, dans des dessins simples mais équivoques.


Ces nouvelles aventures du Petit Nicolas feront le plaisir des petits, mais surtout des grands. Naïveté et fantaisie sont les mots d’ordre de ce récit, qui constitue une plongée agréable dans nos souvenirs d’enfance.

Ma note : 7,5/10

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It


It de Catherine Grive

182 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : « Au collège, on m’appelle « it » et le genre neutre du pronom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c’est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir…
Car je sais que je suis un garçon. »

Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu’elle se sent mal dans son genre.

Une histoire pleine de fraîcheur qui mêle humour et sincérité pour aborder la question essentielle du transgenrisme.


Extraits « – Quel garçon manqué tu es ! avait ri Marie-Antoinette en payant à la caisse.
Jamais cette expression me concernant, moi ou quelqu’un d’autre, ne m’a paru adaptée. Le contraire de « garçon manqué », c’est quoi ? Une fille réussie ? Et si une fille est ratée, c’est pour quelle raison ? Parce qu’elle est un garçon ? Parce qu’elle est un garçon et une fille à la fois ? »
« En fait, un corps nu, si on prend soin de le regarder avec tendresse, n’est jamais laid. Il est tout simplement humain.« 

Mon avis : It, vous ne savez sans doute, c’est le pronom neutre utilisé en anglais. Et c’est justement avec ce pronom qu’est désignée notre protagoniste Joséphine – Jo, pour les intimes. Joséphine est un garçon né dans un corps de fille. Mais cette situation embarrassante est difficile, autant pour elle, pour se le persuader, que pour ses proches, pour s’en rendre compte. Car Joséphine est très jeune et son père redoute que cela soit une lubie passagère. Mais Jo en est convaincue : elle est un garçon.

Ce très court roman aborde donc la question des transgenres et du changement de sexe. Vous avez sans doute connu des personnes dans cette situation, ou vous pouvez aisément vous référer à des personnalités célèbres qui représentent le mieux cet exemple (je pense notamment au jeune Bilal Hassani, le chanteur représentant de la France à l’Eurovision cette année, qui est un garçon qui s’habille, se coiffe et se comporte comme une fille). Des filles nées dans des corps de garçon ou inversement, c’est beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit !

J’ai été touchée par cette jeune fille un peu introvertie et pudique, qui ne se livre pas facilement, et ne laisse rien transparaître de ses émotions. Ce qui m’a le plus émue, c’est lorsqu’elle répète inlassablement à ses parents qu’elle est un garçon… alors que ceux-ci, encore sous le choc certainement, ne prennent pas au sérieux ses dires. Son comportement d’origine est sans doute dû au fait qu’elle n’était pas elle-même jusqu’à maintenant. La Jo d’avant était un automate (avec un petit clin d’oeil à la vieille dame Heidi, la voisine de la famille chez qui le feu s’est déclenché, qui fabriquait des automates), la Jo d’après sera la vraie Jo.

Ce que je n’ai pas compris, c’est le choix de l’auteure de vouloir incorporer un contexte un peu extraordinaire au récit, alors que celui-ci n’en avait finalement pas besoin. Le récit commence par l’incendie de l’immeuble dans lequel loge Jo et ses parents. Suite à cet accident, toute la famille va vivre momentanément à l’hôtel, en attendant que les travaux de rénovation se terminent. Je ne dis pas que l’idée est mauvaise, mais je ne vois absolument pas le rapport entre cet incident et la thématique centrale du récit qui est l’acceptation de soi, la différence et le regard des autres. Le sujet principal est complexe à traiter, il aurait mérité un développement plus poussé, et sans doute l’épisode de l’incendie aurait mérité d’être remplacé par quelque chose de plus approprié et réaliste. Je n’ai vraiment pas compris pourquoi l’auteure s’était tant attardé sur le développement de cette partie-là du récit, au détriment de la thématique centrale, qui est donc restée superficielle.


Un récit qui a du potentiel, mais qui aurait mérité d’être plus travaillé et plus ordonné. 

Ma note : 4/10

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Nos âmes jumelles


Nos âmes jumelles de Samantha Bailly

310 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Sonia est la plume, Lou le crayon.
Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenue l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?


Extraits « J’ai lu ce que vous avez écrit sur la feuille de présentation du début de l’année, explique-t-il. Je me garderai bien de dire qui deviendra quoi dans cette classe, mais j’ai une certitude : vous avez la flamme. Et avoir la flamme signifie que l’on peut briller un jour. »
« Mon problème, Lou, c’est que j’aime aimer. Que je tombe amoureuse de l’idée de l’amour plutôt que du garçon.« 

Mon avis : Depuis le temps que j’entends parler de Nos âmes jumelles sur la blogosphère et surtout de sa talentueuse auteure, Samantha Bailly, je peux ENFIN dire que j’aie moi aussi découvert sa plume et son premier récit.

Lou et Sonia sont deux jeunes filles un peu perdues, qui vont se rencontrer grâce à leur passion sur Internet. L’une écrit, l’autre dessine. Elles vont discuter longuement, apprendre à se connaître, se lier d’amitié, pour finalement ensemble décider d’écrire et de dessiner un livre sur leur amitié si spéciale.

Ce livre, dédié aux jeunes adultes, aborde pas mal de thèmes très différents : les dangers qui peuvent survenir sur internet, la solitude, l’isolement, l’homosexualité, les rêves qu’il faut vivre et plus seulement rêver, le choix de son orientation professionnelle, la confrontation avec les parents… des thématiques variées qui pourtant s’accordent à merveille dans ce récit. Tout est bien imbriqué pour donner une histoire cohérente et légère, qui se déroule avec fluidité.

C’est une véritable ode à l’amitié que nous décrit Samantha Bailly. C’est simple : je pense que chacun des lecteurs de ce roman auraient souhaité vivre une amitié aussi forte, fusionnelle et  sincère que celle qui unit nos deux protagonistes.

Malgré tout l’intérêt que j’aie porté à ce livre, et tout le respect que j’aie pour l’écriture de l’auteure, je pense malheureusement oublier très prochainement cette histoire. L’histoire était agréable à lire, mais je n’y ai pas trouvé d’élément différenciant des autres romans pour jeunes adultes, ou du moins il n’y a pas eu d’éléments forts ou de rebondissements inattendus qui m’auraient rappelé l’histoire dans deux mois. Ça n’en reste pas moins un récit sympathique, dans lequel les jeunes adolescents pourront facilement s’immerger.


Une ode à l’amitié, sincère et forte, comme l’écriture de Samantha Bailly. Une lecture agréable, qui aurait quand même méritée plus de puissance.

Ma note : 7/10

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Le vol de l’autruche


Le vol de l’autruche de Crysten Sullivan

357 pages, éditions Carnets Nord, à 16€


Résumé : Maggie, jeune fille de vingt-trois ans, est obèse. D’origine américaine, elle est installée à Paris depuis quelques années. Un jour, Maggie est embauchée dans une entreprise qui veut faire d’elle l’égérie des employés pour sa prochaine campagne de communication sur le bien-être au travail. Petit à petit, au gré des rencontres qu’elle fait, Maggie va se transformer et s’épanouir.

Il y a d’abord Louis-Valentin, le jeune médecin de la boîte, qui apprécie ses rondeurs et l’invite à sortir avec elle. Il y a ensuite Leïla, sa collègue, qui lui coud des vêtements à la mode parfaitement adaptés à sa silhouette. Il y a enfin, « Bouddha », atteint d’une maladie orpheline, qui partage avec elle de gigantesques repas et s’occupe d’un forum internet dédié aux personnes en surpoids. Maggie « l’autruche », complexée, inhibée et mal dans sa peau, va progressivement découvrir ses atouts et prendre son envol, à mesure qu’elle devient une icône.


Extraits « La vie, c’est peut-être aussi taire ses envies de passion pour cueillir son besoin de raison. »
« Je sais qu’il me ment non pas parce qu’il aime le mensonge, mais parce que mentir est la seule solution qu’il ait à sa disposition pour continuer à faire semblant de vivre.« 

Mon avis : Quel bonheur de lire un tel récit !

Margaret – Maggie, pour les intimes -, est une jeune américaine de vingt-trois ans, installée à Paris, qui souffre d’obésité. Quotidiennement, elle doit faire face aux regards et aux réflexions des autres sur son poids. Un beau jour, Maggie est embauchée chez Digitales Natives, un groupe international, pour un poste bien particulier : celui d’assistante juriste… et d’égérie du bien-être au travail ! Ce nouveau poste, quoique surprenant, va littéralement changer la vie de Maggie. Elle va s’ouvrir aux autres, s’épanouir professionnellement et personnellement et surtout s’accepter enfin telle qu’elle est.

Le vol de l’autruche est un roman qui se construit comme un témoignage, puisque Maggie s’adresse directement à nous, lecteurs, pour nous raconter son histoire. J’ai beaucoup aimé l’humour employé tout au long du livre, qui donne bien plus de légèreté aux sujets abordés.

L’obésité, les normes physiques imposées par la société, ainsi que le regard des autres, sont autant de thématiques qui sont très souvent abordées dans les romans, puisqu’ils constituent le quotidien de bon nombre de personnes. Ici, Crysten Sullivan aborde ces sujets par un angle nouveau, puisqu’on se place directement dans la peau de la protagoniste, et on ressent intensément toutes les souffrances et difficultés qu’elle vit au quotidien.

On s’attache très facilement au personnage de Maggie, qui est une jeune femme simple dans sa façon d’être, une bonne vivante, qui malgré ce qu’elle peut en penser, aime la vie et essaie d’en profiter à son maximum. Les amis et connaissances de Maggie sont tout autant attachants : Bouddha, son ami obèse rencontré il y a quelques années sur un forum dédié aux personnes en surpoids ; Louis-Valentin, le médecin de l’entreprise DN, de qui Maggie va s’éprendre ; mais aussi Leïla, sa nouvelle collègue de travail, en surpoids également, mais qui s’assume pleinement, ou Jason, ce Don Juan gay, qui aime s’amuse et sortir. Chacune de ces personnes vont jouer un rôle prédominant dans le changement psychologique que va mener Maggie. À leur façon, ils vont être acteurs de l’épanouissement de la jeune femme et de son changement de regard sur le monde.


Un roman optimiste qui fait du bien. Le Vol de l’autruche est empreint d’humanité et fait passer de très beaux messages de tolérance à travers un personnage touchant par sa sensibilité et son humour décadent ! 

Ma note : 8,5/10

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20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra


20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra
de Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’école de danse de l’Opéra de Paris !
Zoé est ravie : elle va participer avec ses copains de 5e division au ballet de La Belle au bois dormant, à l’Opéra Garnier ! Lors de la première répétition, elle surprend une conversation dans les loges : Camille, une danseuse du Corps de Ballet, semble traverser une déception amoureuse avec un autre danseur de la compagnie. Mais de qui parle-t-elle ? L’insouciante Zoé se met en tête de jouer les Cupidon, quitte à semer la pagaille dans le bon déroulement du spectacle…


Extrait «  »Je ne sais pas si je serai Étoile un jour, se dit-elle en regardant ses amis. Je ne sais même pas si je serai encore à l’École l’année prochaine… »
Pourtant, elle sourit. Car ce dont elle est certaine, c’est qu’elle n’oubliera jamais ces moments. L’année de ses 10 ans restera gravée dans sa mémoire. Pour toujours. »

Mon avis : Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous connaissez forcément la saga jeunesse 20, Allée de la Danse écrit par Elizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris.

Dans Enquête à l’Opéra, Zoé, une jeune danseuse de bientôt 10 ans, entend des bruits de couloirs entre deux danseuses plus âgées. Ni une ni deux, elle pense qu’il s’agit de rumeurs amoureuses. Accompagnée de sa bande de copains – Bilal, Colas, Maïna, Constance et Sofia -, Zoé va tout faire pour retrouver les deux amoureux et pour les faire se mettre ensemble. Une véritable enquête amoureuse débute au sein de l’école.

C’est toujours un plaisir de retrouver la bande des petits rats, et de suivre leurs aventures au sein de l’école de danse. Je sais qu’à leurs côtés, je passerais toujours un excellent moment de lecture, ponctué de joies et de bonne humeur. Dans ce tome-ci, les petits rats de danse vont mener une véritable enquête au sein de l’école pour percer à jour le mystère qui plane autour de Camille : de qui est-elle amoureuse ? Cet amour est-il réciproque ? Ils vont mettre en place tout un stratagème pour réussir la mission qu’ils se sont confiés.

Leur amitié est très forte, et c’est ce qui ressort le plus dans chacun des tomes. Ils font tout ensemble, ils se soutiennent coûte que coûte, peu importe les épreuves à traverser, rien ne vient jamais enticher la bonhomie qui règne au sein de leur bande d’amis. Tout un chacun aurait rêvé d’avoir une bande d’ami aussi soudée et solidaire que celle-ci !


Fidèle à elle-même, Elizabeth Barféty nous livre un récit léger, où la joie et la bonheur humeur se côtoient pour notre plus grand plaisir. Jusqu’à présent, cette saga jeunesse est un sans faute !

Ma note : 7/10

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