Littérature française·Romance

Nous deux à l’infini


Nous deux à l’infini de Fleur Hana

351 pages, éditions Harlequin, à 14,90€


Résumé : Elle est incapable d’aimer un autre homme que lui.
Il est incapable d’aimer tout court.

Lola aime Dante. C’est une vérité universelle depuis qu’elle a croisé son regard, treize ans plus tôt, alors qu’ils étaient encore adolescents et que Dante sortait avec sa grande sœur. Aujourd’hui, elle décide de tenter le tout pour le tout : elle va le séduire, quitte à se faire passer pour une femme qu’elle n’est pas vraiment, une femme que Dante laissera entrer dans ses nuits.
Dante n’aime que lui. C’est une vérité indiscutable depuis la trahison qui a fait voler sa vie rêvée en éclats. L’homme qu’il était a disparu ; désormais, il enchaîne les coups d’un soir et est devenu ce que la vie a fait de lui : un sale type. Mais, lorsque Lola déboule au milieu de la nuit, il lui ouvre, même s’ils ne se sont pas parlé depuis huit ans. Cette fille est toujours la gamine insupportable, capricieuse et envahissante de ses souvenirs, mais elle a ce truc indéfinissable qui le touche. Alors, quand elle lui demande de l’héberger, il accepte.


Extraits « Donc, en résumé: je préfère récurer les W-C publics d’un fast-food plutôt que rentrer chez moi. A quel moment ma vie est-elle devenue aussi misérable ? »

« On ne devrait jamais avoir le droit de parler, prendre une décision ou même répondre à une question après un orgasme. Jamais. Il nous fait voir la vie à travers un prisme qui embellit tout, à coups de petits papillons et coeurs roses qui scintillent. Le retour à la réalité est rarement beau à voir quand on a pris ne décision sous l’influence des endorphines. »


Mon avisLola est amoureuse depuis maintenant treize ans de l’ex petit-copain de sa grande soeur, qui aurait également dû devenir le mari de celle-ci. Malheureusement, les choses ont fait que Carmen, la soeur de Lola, et Dante n’ont pas pu se marier et se sont séparés. Depuis, Dante exerce un métier d’infirmier la journée, puis de gogo dancer en soirée. Sa vie sexuelle est devenue déjantée, depuis sa séparation d’avec Carmen, il n’arrive plus à s’attacher à une fille et enchaîne les conquêtes. Quand soudain, Lola réapparaît dans sa vie et chamboule littéralement son quotidien…

Je dois l’avouer, je n’ai pas trouvé le style d’écriture ni l’histoire narrée principalement originaux. Somme toute, c’est une histoire d’amour un peu banal et vite oubliée, que nous livre ici Fleur Hana. Fort heureusement, le tout fonctionne quand même bien ensemble, et m’a permis de passer un agréable moment de lecture.

Nous voyons naître sous nos yeux une jolie histoire d’amour, entre deux êtres qui se sont probablement toujours aimés sans jamais se l’avouer. A travers une alternance de point de vue, nous les voyons se rapprocher au fur et à mesure de l’avancée des chapitres, pour finalement nous livrer une belle et douce histoire d’amour, qui n’en reste pas moins intense par moments.

Un grand merci à Babelio pour cette opération Masse critique, ainsi qu’aux éditions Harlequin, qui m’ont permis de découvrir cette histoire.


Une histoire douce et intense, qui comporte l’ensemble des ingrédients pour former une belle et agréable romance à lire. Malgré le manque d’originalité de l’histoire, vous passerez quand même un bon moment de lecture.

Ma note : 6/10

 

Littérature française·Littérature jeunesse

J’ai égaré la lune


J’ai égaré la lune de Erwan Ji

464 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : « Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ». Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ». Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin.


Extraits « Quand on est malheureux, les amis sont comme un objet brillant qui attire l’attention, loin du malheur. »

« Une relation longue distance, c’est la sensation perpétuelle de repousser Vivre à plus tard. »


Mon avis : J’ai égaré la lune est la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel. Néanmoins rassurez-vous : pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier, les deux tomes peuvent se lire séparément (même si je vous recommande fortement de lire J’ai avalé un arc-en-ciel avant de débuter celui-ci).

La vie est faite d’imprévus, de surprises, de chamboulements permanents. Capucine le sait bien, puisqu’elle décide de partir poursuivre sa scolarité à l’autre bout du monde, avec pour seul point de repère : sa petite amie qui l’accompagne. Elles débarquent à Tokyo, l’une des plus grandes villes du monde. Rien ne se passe comme prévu, les galères commencent à peine le pied posé sur le sol japonais. Mais les deux jeunes filles, constamment positives, vont faire fi de ces mésaventures et vont partir à la découverte de la culture japonaise.

L’histoire est racontée sous forme de journal intime par Capucine, notre protagoniste. Cette façon de narrer l’histoire permet aux lecteurs de s’immiscer plus facilement dans le récit, puisqu’on a l’impression que Capucine est une copine, qui nous raconte avec naturel ses mésaventures tokyoïtes.

Et quelles mésaventures… accompagnés de Capucine, nous faisons un grand saut en plein dans un Tokyo mystérieux et immensément grand. On y découvre des beautés architecturales, des curiosités locales, culturelles, des traditions populaires, qui nous paraissent, en tant qu’européens, bien étranges. Cette plongée au coeur de ce monde à part entière m’a ravie. Capucine m’a presque donné envie de partir à l’aventure à mon tour, découvrir toutes ces bizarreries singulières.

Mais J’ai égaré la lune, ce n’est pas qu’une simple histoire de voyages et de découvertes. C’est avant tout une histoire d’amour, d’amitiés et de rencontres. D’abord perdue dans le grand Tokyo, Capucine va faire la rencontre de personnes exceptionnelles, qui vont l’aider, l’héberger, la soutenir et l’aimer. De véritables liens d’amitié vont naître entre elle et les personnes devenues ses colocataires temporaires. Même si l’acclimatation n’a pas été facile, Capucine a réussi à faire son trou parmi les personnalités singulières qui cohabitent ensemble dans cette grande maison tokyoïte.

Quant au couple que forme Capucine et Aiden… il sera fragilisé. Restera-t-il inchangé ? A vous de le découvrir en lisant ce récit !

J’ai l’impression d’avoir bien plus apprécié ce deuxième tome que le premier. Cela est sans doute dû au fait que Erwan Ji maîtrise maintenant ses personnages, il est donc capable d’étoffer leurs personnalités pour les rendre plus attachants. Je ne sais pas si une suite est prévue à ce début de saga, mais si c’est le cas, je serai une des premières lectrices !


Un roman jeunesse émouvant, qui oscille entre découvertes culturelles et découvertes humaines. J’ai passé un excellent moment de lecture : je vous recommande fortement ce livre (et plus largement la saga entière).

Ma note : 8,5/10

 

Chick-lit·Littérature française

Fallait pas l’inviter !


Fallait pas l’inviter ! de Aloysius Chabossot

184 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Agathe, jeune trentenaire au caractère bien trempé, célibataire (apparemment) assumée, en a plus qu’assez des allusions de ses parents sur son statut de supposée ?vieille fille?. Lors d’une grande réunion familiale en vue de préparer le mariage de son frère Philippe, quand la sempiternelle question tombe une nouvelle fois : ?Viendras-tu accompagnée ?? la réponse fuse comme une balle : oui, elle sera accompagnée ! De son fiancé, Bertrand, jeune publicitaire en vogue doté de toutes les qualités du monde !
Seul problème : pour le moment, le beau Bertrand n’existe que dans son imagination. Il va donc falloir lui donner vie, et par tous les moyens ! Défi relevé aussitôt par une Agathe déterminée, qui n’a que quelques jours devant elle pour que la réalité colle à la fiction. Dès lors, elle va se retrouver emportée dans une folle histoire aux répercussions aussi insoupçonnables qu’imprévisibles. Pour le meilleur? et pour le pire !


Extraits « Quelle serait l’expression la plus adéquate pour décrire la situation ? Un paquebot transatlantique avec des rames ? Voilà, c’était le mot juste. Pour qualifier le pétrin dans lequel je barbotais, « galère » aurait semblé un tantinet simplet. Avec des trous dans la coque, le paquebot, s’il vous plaît, et délesté de tous ses canots de sauvetage, tant qu’à faire. »

« Il faut bien reconnaître qu’en règle générale les mecs estiment qu’une fois dans les murs l’affaire est entendue. Adieu le romantisme en carton-pâte des premières heures, bonjour les chaussettes sales qui traînent dans le couloir, le lavabo plein de dentifrice, les soirées télé sans décrocher un mot, les vacances chez les beaux-parents pour économiser. À ce compte-là, je préfère encore rester seule et m’offrir un Kinder sur pattes quand l’envie m’en prend. »


Mon avis : Imaginez que votre frère se marie et que vos parents se cessent de vous faire des réflexions sur votre statut de célibataire… l’horreur ! Pour leur clouer le bec, Agathe, une jeune trentenaire, décide de venir au mariage de son frère accompagnée de Bertrand, un publicitaire. Le seul problème : Bertrand n’existe pas. Agathe va tout faire pour trouver un homme capable de jouer la comédie. Un défi qui ne sera pas de tout repos, et qui est loin de se dérouler comme prévu…

Fallait pas l’inviter ! est un bon chick-lit, frais, léger et divertissant. Les pages s’enchaînent avec fluidité et apportent chacune son lot de surprises. Si vous avez un coup de mou, que vous souhaitez vous divertir et passer un bon moment, n’hésitez pas à lire ce livre !

Notre jeune protagoniste est un personnage haut en couleur, dotée d’un caractère bien trempé, mais qui s’avère quand même être une femme très attachante. Son sens de l’humour et son autodérision m’a ravie.

Si vous avez apprécié cette histoire, sachez qu’Aloysius Chabossot a écrit une suite aux aventures d’Agathe, intitulée Fallait pas craquer !, que je serais curieuse de découvrir…


Un roman pimenté et hilarant, qui sort demain, jeudi 20 septembre 2019 dans toutes les librairies !

Ma note : 6,5/10

 

Littérature française·Roman policier et polar

Ne lâche pas ma main


Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

440 pages, éditions Pocket


Résumé : Soleil, palmiers, eaux turquoise de l’île de La Réunion et un couple amoureux. Cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne au cauchemar. La femme disparaît de sa chambre d’hôtel. Son mari, soupçonné du meurtre, s’enfuit en embarquant leur gamine de six ans. Le plan Papangue, équivalent insulaire du plan Epervier, enclenche une course-poursuite vite ponctuée de cadavres, dans un décor prodigieux et au cœur de la population la plus métissée de la planète.

Un polar qui cogne comme un verre de punch. A déguster vite, fort et frais.


Extraits « Quand on est malheureux, on survit en en voulant à la terre entière, oui bien juste à quelqu’un, à quelqu’un sur qui cogner pour aller un peu mieux. Vous n’êtes pas d’accord ? »

« Sa religion personnelle, c’est qu’il n’existe qu’un seul lieu sur l’île où toutes les races se mélangent : la plage ! Tous à poil, tous égaux. Curieusement, plus les couleurs de peau s’exhibent et plus on les oublie. »


Mon avis : Michel Bussi est un auteur de romans policiers formidable. Après avoir lu et dévoré Nymphéas noirs l’année dernière, j’étais impatience de découvrir une autre de ses histoires. Je me suis donc plongé dans Ne lâche pas ma main, et j’ai retrouvé le suspense et le dynamisme qui m’avaient tant plût dans Nymphéas noirs.

Un couple d’amoureux viennent passer leurs vacances sur l’île de La Réunion avec leur petite fille. Tout se passe pour le mieux, jusqu’à ce que la femme disparaisse soudainement. Le mari donne l’alerte et la police commence son enquête. Mais il semblerait que des doutes pèsent sur la culpabilité du mari. Alors que la police se rend à l’hôtel où le couple séjourne pour questionner le mari, celui-ci disparaît, emmenant avec lui sa petite fille. Commence alors une course-poursuite hors du commun sur l’île de La Réunion.

Michel Bussi place son histoire dans un cadre idyllique : palmiers, soleil, eaux turquoises, montagnes… l’auteur vante les beautés de la belle et sauvage île de La Réunion. Pour ceux qui n’arrivent pas à situer cette île française, vous trouverez ci-dessous une carte du monde, avec un point rouge indiquant l’emplacement de l’île.

Vous trouverez ci-dessous une photographie vue du ciel de l’île, pour vous donner un aperçu de la beauté exceptionnelle des paysages de La Réunion. Avouez-le, ça vous donne envie d’y aller ?

Pour en revenir à l’intrigue, je l’ai trouvé rondement menée, comme d’habitude. Le récit est dynamique, sans temps mort, avec du suspense à chaque fin de chapitre, tant et si bien qu’il m’était difficile de lâcher ce livre. Vous y trouverez des rebondissements à foison, des personnages exceptionnels, qui vous donnent un aperçu du métissage que vous pouvez voir à La Réunion. J’ai particulièrement apprécié cette immersion sur l’île : Michel Bussi a réussi à me faire voyager, tout en me plongeant au coeur d’une enquête policière haletante. Chapeau l’artiste !


A travers une enquête passionnante, plongez au coeur de la sauvage île de La Réunion. Un roman policier réussi, que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

 

Littérature française·Roman

La femme qui voit de l’autre côté du miroir


La femme qui voit de l’autre côté du miroir de Catherine Grangeard et Daphnée Leportois

188 pages, éditions Eyrolles, à 14€


Résumé : Lucie fête ses 25 ans en famille et comme d’habitude, sa mère n’a pas prévu de gâteau . Car Lucie a 30 kilos en trop… dont ni le sport ni les régimes ne sont jamais venus à bout. Quand elle fait le bilan de ses efforts, Lucie se dit qu’elle a le choix entre :
1. Avoir faim non-stop tout en faisant du sport à outrance.
2. Continuer de grossir et mourir d’un infarctus trop jeune.
Elle fait alors une déclaration tranchante : elle va s’offrir une chirurgie bariatrique.
Avant l’opération, le protocole prévoit un rendez-vous avec une psy. Simple formalité selon Lucie, il s’ouvre cependant sur d’autres rencontres au cours desquelles la jeune femme interrogera son rapport à son corps, à l’autre et au monde …
Lucie optera-t-elle finalement pour la chirurgie ou trouvera-t-elle une autre voie pour se sentir bien dans sa peau ?


Extrait  « Elle leur avait bien dit ne pas vouloir de cadeau. Un simple repas en famille lui aurait suffi. C’est déjà suffisamment éprouvant. »


Mon avisLucie est une jeune femme légèrement en surpoids, qui n’assume pas ses formes et se trouve laide et grosse. Elle en a marre d’avoir a subir les réflexions de ses parents, de sa mère en particulier sur son poids, de voir les regards condescendants de ses élèves de collège, de subir les insultes et injures sur son gabarit. C’est décidé : elle veut se faire opérer ! Mais avant l’opération, Lucie va devoir consulter une psychologue, qui va l’aider à y voir plus clair sur son cas et sur son mal-être. Un rendez-vous qui va changer sa vie et surtout sa manière de voir la vie.

La femme qui voit de l’autre côté du miroir, c’est un roman frais et léger, que j’ai beaucoup apprécié découvrir, puisque l’histoire de Lucie a résonné en moi. Lucie est en surpoids, elle se dégoûte et ne supporte plus les regards des autres sur elle. Le lecteur peut facilement s’identifier à Lucie et comprendre les problématiques auxquelles elle doit faire face : manque d’estime de soi, de confiance en soi, commentaires désobligeants sur son physique, etc. C’est une histoire dans l’ère du temps, qui donne vraiment matière à réflexion, notamment sur les diktats de la minceur, les soit-disants normes féminines que l’on retrouve dans l’intégralité des magazines photoshopés.

A travers ce récit, nous sommes invités à nous regarder autrement. Ces pages renferment des éléments positifs et pleins d’espoirs pour les personnes qui manquent d’estime de soi : apprendre à se regarder autrement, apprendre à s’aimer et à s’accepter comme nous sommes, sont autant d’éléments clefs pour changer sa façon de voir sa vie. Pour apprendre à s’aimer vraiment, il ne faut pas seulement changer d’apparence physique, mais il faut changer sa façon de penser, de se voir et de voir la vie. C’est un travail bien plus psychologique que physique. Lucie va en faire la découverte.


La femme qui voit de l’autre côté du miroir traite de problèmes d’obésité et des rapports physiques et psychologiques entretenus avec son corps. Un livre facile à lire, qui donne matière à réflexion, que j’ai dévoré et que je recommande.

Ma note : 7/10

 

Chick-lit·Littérature française

(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire


(Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pélerin

187 pages, éditions Diva Romance, à 7,99€


Résumé : Quand Ivana se fait larguer comme une vieille chaussette par Baptiste, après huit ans d’amour, il ne lui reste plus que ses kilos et ses rides à compter. Pas facile de se retrouver sur le marché des célibataires à la trentaine, quand, pour couronner le tout, on manque de confiance en soi.
Tentant d’ignorer son chagrin, elle décide de reprendre sa vie (et son corps) en main et s’inscrit sur « Be my boy », célèbre site de rencontres. Si l’offre est alléchante, les produits sont souvent de second choix, voire des retours de marchandise… Heureusement, il reste les amies et le bon vin.
À travers des expériences étonnantes, Ivana doit réapprendre à prendre soin d’elle. Mais rien ne sert de courir… il suffit juste d’être au bon endroit, au bon moment.


Extraits « Tu te moques du regard des autres. Cherche à savoir ce que, toi, tu attends réellement de la vie et de quelle manière tu veux y parvenir. Tu te caches derrière une prétendue opinion que les autres peuvent avoir de toi. Mais tu ne pourras jamais obtenir l’assentiment de tout le monde. »

« En outre, depuis quelques mois elle ne focalisait son attention que sur le poids qu’elle avait pu prendre, doucement mais sûrement : les fameux kilos du couple. Ceux qui s’installent avec la routine. Ceux que Monsieur reproche facilement à Madame, occultant le fait qu’il a généralement hérité des mêmes. Les poignées d’amour masculines se déclinent en bourrelets disgracieux quand on les met au féminin. Se retrouver sur le marché du célibat alors qu’on n’était plus vraiment ni jeune ni jolie, il ne pouvait lui arriver pire tuile ! »


Mon avis : Ce tout petit livre était prometteur : un titre accrocheur et hilarant, une couverture sympathique et un résumé qui annonçait une histoire légère, parfaite pour une lecture sans prise de tête. Ma lecture le fût, sans prise de tête, mais elle ne fût pas aussi bonne que ce que je pensais.

Ivana est une jeune femme nouvellement célibataire, qui va chercher à retrouver l’amour, via tous les moyens possibles et inimaginables (inscriptions sur des sites de rencontres, rencontres fortuites dans les toilettes…). Nous allons la suivre dans sa quête du grand amour, et aussi bien Ivana que nous ne sommes au bout de nos surprises…

J’ai eu un peu de mal à adhérer à l’histoire et à m’attacher au personnage d’Ivana. Il faut dire aussi que le format du livre ne le permettait pas, puisqu’avec seulement 200 pages, il est compliqué de poser les bases du récit tout en développant convenablement l’histoire.

Par ailleurs, je suis assez déçue du dénouement final, que j’ai trouvé un peu bâclé, trop écourtée. Il est un peu à l’image du livre : trop simple, trop rapide, pas assez développé.

Par simple curiosité, je lirai quand même le deuxième tome, qui se trouve actuellement dans ma Pile à Lire, pour découvrir ce que sont devenus les aventures amoureuses de Ivana. J’espère apprécier davantage le deuxième tome !


Une lecture légère et agréable, mais bien trop courte à mon goût. Je n’ai pas pu m’insérer dans le récit, apprécier l’histoire et la protagoniste. Dommage !

Ma note : 4/10

 

Littérature française·Roman

J’ai perdu Albert


J’ai perdu Albert de Didier van Cauwelaert

216 pages, éditions Albin Michel, à 19€


Résumé : « Je suis la voyante la plus en vue du pays et, depuis hier midi, je ne vois plus rien. »

Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l’esprit qui hante Chloé l’a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d’un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d’autant que cet esprit qui s’est mis à le bombarder d’informations capitales et pressantes n’est autre qu’Albert Einstein…

Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s’attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux.


Extraits  « On se désolidarise assez vite du genre humain, lorsqu’on est serveur. Tous ces gens qui voyagent en classe ego, les touristes râleurs, les besogneux à heures fixes, les faiseurs de selfies m’isolent chaque jour davantage dans une détresse qu’ils n’auraient pas l’idée de soupçonner. »

« Je me plante devant elle et, dès qu’elle a raccroché, je lui lance :
– Vous désirez ?
– La paix.
Son cri du coeur me déstabilise une seconde, puis je réponds malgré moi d’un air sympathique :
– C’est pas sur la carte. Mais je peux demander au chef. »


Mon avisAvec ses romans Jules, puis Le retour de Jules, Didier van Cauwelaert m’avait habitué à des histoires réalistes, emplies d’émotions. Quelle surprise j’ai eu en ouvrant son nouveau roman J’ai perdu Albert… Après la surprise est venu le rire lorsque je me suis rendue compte que l’auteur adorait mettre en avant des protagonistes surprenant : après le labrador Jules, voici l’esprit d’Albert Einstein. Accrochez-vous bien et bonne lecture !

Chloé est une des voyantes les plus connues au monde. Elle aide les plus grands chefs d’état et hommes politiques dans leurs plans d’actions, en prédisant l’avenir. Mais depuis peu, l’esprit nommé Albert qui habitait sa tête l’a déserté. Sans Albert, les pouvoirs de Chloé sont réduits à néant. Albert a quitté Chloé pour rejoindre la tête de Zac, un barman totalement déboussolé par l’arrivée intempestive de cet esprit incongru. C’est à lui maintenant de gérer cet esprit envahissant.

Vous l’aurez sans doute compris, J’ai perdu Albert est un récit étonnant, qui sort de l’ordinaire. Le protagoniste n’est autre qu’un esprit, prétendument celui du célèbre Albert Einstein, qui est revenu s’incarner dans le corps d’un autre humain pour « sauver la planète ». Il a d’abord pénétré Chloé, avant de s’introduire dans Zac. Comme dans Jules, un triangle amoureux improbable va se mettre en place entre ces trois personnages. Chloé est jalouse que Albert l’ait quitté pour Zac et commence à ressentir des choses pour Zac. Mais comme Albert s’est réincarné dans Zac, est-elle en train de tomber amoureuse de l’enveloppe charnelle de Zac ou du brillant esprit d’Albert ? A vous de juger !

Il faut sans conteste faire appel à une bonne dose d’imaginaire et avoir l’esprit ouvert. Mais J’ai perdu Albert, ce n’est pas qu’une fiction loufoque, c’est aussi un récit sérieux, qui aborde des thématiques importantes, dont l’une me touche particulièrement : la disparition des abeilles. Il est vrai que ce sujet est amené comme un cheveu sur la soupe dans le récit, mais il n’en reste pas moins important. Après tout, Albert Einstein est bien revenu sur Terre pour faire entendre sa voix et guérir les maux de la planète, non ?


Un roman surprenant, à la fois drôle et romantique, tendre et acerbe. Je suis ravie d’avoir pu découvrir cette incroyable histoire, qui restera dans mon esprit.

Ma note : 6,5/10