20, Allée de la Danse : Un pas de côté


20, Allée de la Danse : Un pas de côté d’Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École, les élèves préparent un événement hors du commun : ils vont danser en public au musée d’Orsay ! En l’honneur du peintre Edgar Degas, les petits rats présenteront un exercice à la barre. Maïna, Constance, Zoé, Sofia, Colas et Bilal sont ravis de danser dans ce cadre unique. Mais leur plaisir est troublé par une série de disparitions d’objets de valeur à l’internat. Les élèves commencent à s’interroger : y aurait-il un voleur parmi eux ?


Extraits : « Chaque fois, la danse lui procure un sentiment de liberté, un bonheur unique.« 

« Comme disait je ne sais plus qui, pense-t-il, une journée sans danser est une journée perdue ! »


Mon avis : Les aventures des petits rats de l’école de Danse se poursuivent. Dans ce tome-ci, c’est le jeune Bilal qui est mis en avant. Le jeune garçon est le seul externe de la Bande, le seul qui ne reste pas dormir le soir à l’internat de l’Opéra. Sur le chemin qui le ramène chez lui, Bilal va tomber sur Ethan, un danseur de première année, qui semble en mauvaise posture dans la rue auprès de jeunes. Bilal se souvient que, quelques années plus tôt, il avait été lui-même victime de harcèlement dans la rue, des personnes malintentionnées se moquaient de lui et le rabaissaient à cause de sa passion. Mais ce qu’il va découvrir sur Ethan est loin d’être similaire à sa propre histoire.

En parallèle, l’ensemble des petits rats ont été conviés à l’inauguration de l’exposition Degas au Musée d’Orsay. Ils vont pouvoir danser dans ce magnifique lieu, devant des spectateurs venus spécialement les regarder. Pour avoir moi-même visité le Musée d’Orsay il y a quelques années, j’avoue que le cadre est magnifique et que c’est une chance unique dans la vie des jeunes danseurs, que de pouvoir se produire dans un tel lieu.

 

Intérieur du musée d’Orsay

Cette prochaine représentation au musée va également encourager nos jeunes danseurs à s’intéresser un petit peu plus à l’art. Certains, comme Bilal, le protagoniste de ce tome, n’avait jamais mis les pieds dans un musée. Il va apprendre à regarder, à ressentir des émotions, à se laisser transporter par des peintures et des sculptures. J’ai beaucoup aimé cette petite incartade culturelle, qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de pousser les portes de musées divers.

Comme d’habitude, les romans d’Elizabeth Barféty sont illustrés par de jolis dessins en noir et blanc réalisés par Magalie Foutrier, qui nous permet de ressentir encore plus intensément toutes les aventures vécues par nos héros préférés.

                                    


Comme toujours, l’auteure nous délivre de belles valeurs : l’entraide, la solidarité, l’amitié. Un tome réussi, qui mêle danse et culture. 

Ma note : 7,5/10

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Les hauts et les bas de Valeria


Les hauts et les bas de Valeria d’Elisabet Benavent

413 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Extraits : « En général, c’est ce que nous préférons, nous les femmes. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent, ou ressentent.« 

« Je me disais que de toute façon, l’amour et la facilité, ça va rarement ensemble, et que plus tu luttes pour quelque chose, plus ça en vaut la peine. »


Mon avis : Troisième et avant-dernier tome de la saga Valeria, et je suis toujours aussi addicte !

Dans Les hauts et les bas de Valeria, il y a de l’eau dans le gaz entre Valeria et Victor. Comme dans les précédents tomes, tout n’est pas tout rose dans leur couple, les disputes sont constantes et leur relation reste ambigüe. Victor semble ne pas vouloir s’engager avec la jeune femme, alors que l’amour qu’il y a entre eux deux crève les yeux. Malheureusement, ce troisième tome verra la fin du couple Valeria/Victor et le début d’une nouvelle histoire d’amour pour Valeria. Mais je pense que le dernier tome nous réserve bien des surprises : nous ne sommes pas au bout de nos peines, je pense sincèrement qu’il y aura de nouveaux rebondissements dans l’histoire Valeria/Victor.

De son côté, Lola semble avoir trouvé l’amour aux côtés de Ray… seul ombre au tableau : l’âge du jeune homme. Ray est à peine majeur, il a donc presque 10 ans d’écart avec la jeune femme. Si ce dernier n’est pas embêté par cette différence d’âge, Lola l’est beaucoup plus. Malgré une attirance évidente et une bonne symbiose sexuelle, ce frein risque de mettre rapidement un terme à leur histoire naissante.

Quant à Carmen, elle va se marier avec Barto, l’homme de ses rêves. L’ensemble de la bande de copine est sur le pied de guerre pour l’aider dans son organisation. Nerea est la plus sollicitée, puisqu’elle a décidé d’ouvrir son agence d’événementiel, et est donc en charge de l’organisation totale de la fête. Un défi qui n’est pas de tout repos. Côté amour, c’est le calme plat pour Nerea, qui préfère d’abord se concentrer sur ses projets professionnels.

Encore une fois, c’est un tome détonnant, explosif, rempli de rebondissements, de peps, d’amour, de joie et de nombreux sentiments positifs. C’est le genre d’histoire qui met de bonne humeur, sans trop que l’on sache expliquer pourquoi.


Un troisième tome étonnant, avec des protagonistes toujours plus sympathiques et attachantes. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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20, Allée de la Danse : Première, ou rien !


20, Allée de la Danse : Première, ou rien ! d’Elizabeth Barféty

153 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’École de danse de l’Opéra.

Les examens de fin d’année approchent. Les petits rats de l’École de Danse commencent à s’inquiéter. Surtout la perfectionniste Constance. Sera-t-elle admise en 5e division ?


Extraits : « Elle se sent si fragile tout à coup. Ses amis la protègent, avec leurs rires, leurs mots rassurants.« 

« Personne n’attend que tu sois parfaite… à part toi ! »


Mon avis : Comme chaque mois, je m’attaque à un nouveau tome de cette saga jeunesse que j’aime beaucoup. Ce mois-ci, c’est Première, ou rien ! que j’ai pu découvrir.

L’année à L’École de Danse est bientôt terminée, les élèves vont pouvoir profiter de deux mois de vacances bien méritées, à se reposer, se dorer au soleil ou retrouver ses proches. Mais avant de penser aux vacances, ils doivent passer l’examen final de leur année de danse, celui qui leur permettra de passer, ou non, en 5ème Division. Constance, très perfectionniste, est particulièrement stressée par cet examen. Elle a l’impression de ne plus contrôler ses mouvements, de manquer de temps et d’entraînements. Alors qu’elle fait part de ses inquiétudes à sa bande de copains, ceux-ci ne semblent pas aussi préoccupés qu’elle.

Je ne peux que m’identifier à cette petite Constance, très stressée de son test final. En effet, c’est sur cet examen que reposera l’ensemble de son avenir dans l’école de danse : il y a de quoi avoir peur. C’est une sensation que j’ai connu bien des fois, qui m’a souvent rendue malade et m’a empêchée de dormir durant de nombreuses nuits. Les jeunes lectrices se reconnaitront peut-être aussi dans son portrait, mais verrons qu’à la fin, ce n’est pas le résultat des examens qui compte.

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty nous délivre un très beau message : le travail est une chose, mais l’amitié en est une autre. Il ne faut pas négliger l’un au détriment de l’autre, mais savoir combiner les deux dans une belle osmose pour être pleinement satisfait de son quotidien. Constance se rend compte que plus important encore que sa réussite à l’examen, c’est leur réussite collective à tous qui l’importe. Perdre un membre de la bande reviendrait à perdre un repère important de sa vie quotidienne. Un beau message plein de sagesse, qui montre qu’entraide, soutien moral, amour et amitié sont plus forts que toutes les autres réussites. J’espère que ce message trouvera écho dans de nombreux quotidiens.


Un joli tome, empli de belles valeurs. Grâce à Constance, on apprend que l’amitié et l’entraide sont essentiels à la réussite. 

Ma note : 7,5/10

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Black bone, tome 1 : Coltan Song


Black Bone, tome 1 : Coltan Song
de Manu Causse,  Emmanuelle Urien,
Marie Mazas et Maylis Jean-Préau

299 pages, éditions Nathan, à 14,95€


Résumé : Marie, 18 ans, vient de perdre sa mère journaliste dans un accident de la route. En triant ses affaires, elle comprend qu’Irène s’intéressait aux conditions de fabrication d’un smartphone dernière génération et à un mystérieux individu lié à cette entreprise. Et si la mort de sa mère n’était pas accidentelle ?
Avec l’aide de Léo, un jeune hackeur, et de sa marraine, reporter italienne, Marie reprend l’enquête et remonte la piste d’un trafic de minerais rares en Afrique. Elle apprend que son père a été assassiné avant sa naissance en Sierra Leone. Marie veut révéler au grand jour ce trafic et le nom des meurtriers de ses parents. Mais les voix de deux adolescents et d’une journaliste peuvent-elles faire le poids contre une entreprise internationale ?


Extraits : « Il y a une guerre, oui. Il faut quelqu’un pour en parler parce que, sinon, la guerre continuera longtemps.« 

« La vérité est toujours plus simple que le mensonge, même si elle exige plus de courage. »


Mon avis : Coltan Song est le premier tome de la toute nouvelle saga jeunesse Black Bone, écrite à huit mains par un collectif de quatre auteur.e.s toulousains. Rien que cette prouesse d’écriture à plusieurs est à saluer : il n’est jamais aisé de se synchroniser, les idées doivent fuser dans tous les sens et pourtant, il faut tout synthétiser pour en sortir une histoire homogène, avec la plus-value de chacun.e. Bravo pour ce travail !

Nous faisons la connaissance de Marie, 18 ans, c’est une jeune fille métisse comme tant d’autres. Marie n’a jamais connue son père, décédé avant sa naissance, et sa mère, Irene Forget, vient elle aussi de mourir, dans un stupide accident de la route, la laissant seule, orpheline, livrée à elle-même. En faisant du rangement dans les affaires de sa mère, Marie va être mise en relation avec Léo, alias Hell-O, un jeune hacktiviste, professionnel de l’informatique, qui dit détenir des informations précieuses sur sa mère et sur les causes de sa mort. Car selon lui, l’accident de la route dont a été victime Irene n’en était pas un. Sa mort serait liée à son passé de grand reporter en Afrique et principalement à un homme blanc, victime de l’assassinat de Peter, le père que Marie n’a jamais connue.

Black Bone est un mélange de récits historiques et d’enquête policière plus traditionnelle. À intervalles réguliers, nous sommes projetés en Afrique, en Sierra Leone ou en République Démocratique du Congo, où nous assistons, impuissants, à la destruction, aux meurtres, à l’esclavagisme, à la domination des certains hommes blancs sur d’autres pauvres hommes noirs. Quoique difficile à appréhender, de part la violence des scènes qui se jouent sous nos yeux, j’ai beaucoup aimé ces immersions dans les conflits africains, qui malheureusement, perdurent encore aujourd’hui. Les mettre en avant de telle manière est une véritable plus-value, puisque cela permet aux plus jeunes, lecteurs cibles premiers, de prendre conscience des inégalités qui régissent notre monde.

Et d’autre part, nous sommes en France, à Bouillac, petite commune de l’Aveyron, dans une ferme isolée, où Marie, notre protagoniste, tente de mettre au clair le décès de sa mère. Accompagné de Hell-O, ils fouillent, fouinent et déterrent de lourds secrets, qui risquent de mettre leur vie en danger. En effet, ils découvrent une entreprise peu scrupuleuse nommée SmartGreen, qui n’est autre qu’une escroquerie planétaire, une machination mise au point par ces dirigeants pour duper un maximum de personnes et se remplir les poches. Tout en continuant de creuser, ils vont également découvrir que cette entreprise a de nombreux liens avec l’Afrique, et cache notamment un véritable trafic d’êtres humains. Conflits historiques, environnementaux, sociaux, culturels… Marie, Hell-O et Andrea, la marraine de la jeune fille, ont mis à jour une escroquerie d’envergure. Mais il n’est pas aisé de se faire entendre, de chercher des preuves assez incriminantes pour que l’ensemble de l’opinion publique puisse abonder dans leur sens.

Il faut bien s’accrocher au récit pour ne pas en perdre le fil. L’enquête de fond, à savoir le trafic planétaire de l’entreprise SmartGreen, est assez difficile à appréhender. En effet, il regroupe plusieurs problématiques assez vastes, comme les problèmes écologiques, les nouvelles technologies… le tout additionné aux problèmes sociaux qui se déroulent en Afrique, il y a de quoi se perdre. Je conseillerais ce livre à des adolescents de 14-15 ans, pas moins, puisque même moi, qui suis pourtant plus âgée, j’ai décroché à certains moments du récit, tant les problématiques partaient dans tous les sens.

Globalement, j’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On retrouve une alternance de temps dans les chapitres, avec certaines parties de l’histoire qui se passent dans les années 2000, aux côtés d’Irene, alors reporter en Sierra Leone, puis des retours dans le présent, avec Marie. Les chapitres s’enchaînent avec fluidité et sans temps mort. C’est un premier tome promettent que nous livrent ces quatre auteur.e.s toulousains. Je serai curieuse de découvrir la suite de cette histoire.


Un premier tome bien construit et rythmé, oscillant entre conflit historique et enquête policière. J’ai hâte de pouvoir découvrir la suite !

Ma note : 7,5/10

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L’épopée de Sem, tome 1 : le rite


L’épopée de Sem, tome 1 : le rite de Yann Rambaud

397 pages, éditions Auzou, à 12,95€


Résumé : Sem s’apprête à vivre un rite initiatique, comme tous les adolescents de son clan, un peuple primitif mais aux lois égalitaires. S’il réussit, il est destiné à devenir l’apprenti du chaman. Mais il lui faudra alors renoncer à l’amour de Colchiké, une redoutable guerrière. Et ce n’est pas la seule épreuve qui l’attend : Créatures dangereuses, rivaux menaçants, attaques des autres clans… Sem devra faire appel à tout son courage et ne pas perdre espoir.


Extraits : « S’il n’y a pas de danger, il n’y a pas de gloire.« 

« Trop conserver ses émotions à l’intérieur de soi était considéré, à long terme, comme dangereux. C’était là que se nichaient, à l’affût, les maladies. »


Mon avis : Le rite est le premier tome de la nouvelle saga fantastique jeunesse de Yann Rambaud, L’épopée de Sem. Il y a quelques années, j’ai lu Gaspard des profondeurs du même auteur, un roman qui m’avait entraîné dans un univers imaginaire féerique, où le protagoniste, Gaspard, partait, sac sur le dos, vers de lointaines aventures. Comme je gardais d’excellents souvenirs de cette lecture, j’ai souhaité me replonger dans un des univers oniriques créé de toute pièce par l’auteur.

Et me voici donc au coeur de la tribu des Une-Oreille, située au pied de l’Orguï, un arbre sacré. Chaque membre de la tribu a un rôle prédéfini pour faire marcher le village entier. Nous suivons Sem, un jeune homme chétif mais courageux, qui va se plier à la tradition de la tribu : partir seul affronter le Grand Bruit et ramener une pétale pour devenir un homme fait. Revenu indemne de cette épreuve, le vieux chaman du village va desceller en lui un potentiel : il va le prendre sous son aile et lui enseigner tous ses secrets de guérison, ses formules magiques et rites secrets. Seul ombre au tableau : les chamans ne peuvent pas avoir d’épouse, alors que Sem est secrètement amoureux de la belle Colchiké.

Sem va vivre mille et une aventures en quelques jours seulement. Sa vie bascule : il est maintenant un homme fait et un chaman en devenir. C’est une réelle épopée qui l’attend : des épreuves physiques et morales pour prétendre au titre de chaman, des combats épiques pour protéger ses amis et sa famille et bien d’autres aventures fantastiques qui vont venir jalonner l’existence du jeune Sem.

Pas une seconde de répit pour Sem, tout comme le lecteur, tenu en haleine jusqu’à la dernière page. Les actions s’enchaînent à une vitesse phénoménale pour mon plus grand plaisir : aucun temps mort, mais beaucoup d’aventures, qui rythment et dynamisent l’ensemble du récit.

Ce récit, parlons-en. Yann Rambaud ne s’est pas moqué de nous et a créé un univers onirique à nul autre pareil. La tribu vit recluse au milieu d’un désert, un peu comme le village des célèbres gaulois, ils se suffisent à eux-mêmes, partent souvent en exploration au-dehors, mais sans jamais s’aventurer jusqu’à la tribu de Ceux-qui-s’entaillent, leurs ennemis jurés depuis la nuit des temps. Ils vivent en harmonie avec certaines créatures imaginaires, comme Poop’s, une étrange bestiole avec de grandes mandibules, qui secouera Sem à de multiples reprises. J’ai été impressionnée par la construction de ce monde féerique, qui est à la fois rempli de surnaturel, donc prompte à la rêverie et à l’évasion, mais qui reste également ancré dans le réalisme, pour permettre aux esprits les plus rationnels de pouvoir s’y retrouver un minimum.

Le dénouement de ce premier tome m’a mis l’eau à la bouche : c’est certain, l’épopée de Sem ne fait que commencer ! J’ai déjà hâte de pouvoir me replonger au coeur de cette tribu fantastique.

Dommage que la couverture du livre, assez triste, froide et terne, ne donne pas plus envie aux lecteurs de le découvrir. La retravailler donnerait sans doute plus de visibilité au récit.


Plongez dans cet univers onirique aux côtés de Sem et ses amis, des jeunes héros qui vivent des aventures fantastiques. Un premier tome réussi, qui promet une saga explosive ! 

Ma note : 8/10

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Dans le miroir de Valeria


Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent

411 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies.
Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix ? Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de coeur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête. C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.


Extraits : « Parfois, les choses les plus simples et les plus frivoles peuvent nous apporter un bonheur parfait.. »

« Maintenant que j’étais libre, je craignais de ne plus l’intéresser. Toujours la même chanson : quand tout devient possible, le désir n’est plus au rendez-vous. »


Mon avis : Après une découverte haute en couleurs du premier tome de la saga d’Elisabet Benavent, Dans les pas de Valeria, je me suis lancée à corps perdu dans le second tome, Dans le miroir de Valeria, tellement impatiente de retrouver Valeria, sa bande de copines délurées et leurs aventures sentimentales rocambolesques.

Valeria a quittée son mari Adrian pour le charmant Victor. Mais les sentiments qui existent entre Valeria et Victor ne sont pas clairs. Que veulent-ils exactement ? Attendent-ils la même chose l’un de l’autre ? Avec une seule histoire d’amour au compteur (qui a durée plus de dix ans quand même), Valeria n’est pas la plus expérimentée en termes de relations amoureuses et de drague… comparé à Victor, qui comptabilise de nombreuses conquêtes. J’avoue avoir beaucoup de mal à cerner son personnage, qui reste au fond assez froid, énigmatique et mystérieux. Il ne s’ouvre pas complètement, comme s’il cachait un lourd secret, qu’il ne voudrait pas dévoiler… En tout cas, je comprends Valeria, qui a du mal à lui accorder sa confiance.

J’ai également retrouvé avec joie les trois grandes copines de notre héroïne : Lola, Carmen et Nerea. Lola, tout d’abord, fidèle à elle-même, grande séductrice et éternelle célibataire, elle ne souhaite toujours pas s’engager et enchaîne les coups d’un soir… avec Sergio, cet homme séduisant dont elle a cru tomber amoureuse fût un temps. Leur relation reste ambigu, pour l’instant purement charnelle… du moins, c’est ce que Lola aimerait se faire croire.

De son côté, Carmen, depuis le premier tome,  vit une histoire d’amour passionnée avec Barto. Tout aurait pu se passer pour le mieux, si ce n’est que belle-maman voue un culte invétéré à son fiston chéri, et exècre littéralement Carmen. Leurs projets d’installation et de mariage sont mis en péril par l’attitude de la mère de Barto, qui ne souhaite pas voir son fils chéri partir du nid.

Et enfin, notre belle Nerea se retrouve accidentellement enceinte de Daniel, avec qui elle entretient une relation depuis quelques temps. Impensable pour elle de garder cet enfant : elle va donc se faire avorter, sans en informer le principal intéressé. C’est durant une épreuve comme celle-ci qu’elle va faire le point sur sa vie sentimentale et se rendre compte que Daniel, finalement, n’est peut-être pas l’homme qu’elle attendait. Elle doute de ses sentiments et remet sa relation en question.

Je pense que j’ai beaucoup plus apprécié ce second tome. Je connaissais les protagonistes et leurs histoires passées et ai été ravie de les retrouver. Leurs expériences sentimentales sont toujours aussi complexes et perturbées, mais c’est ce qui fait l’intérêt du récit : on se sent comme intégrée à la bande, comme la cinquième copine, qui entre dans les confidences et se sent impliquée dans chacune des histories. C’est léger, ça détend, on passe un excellent moment aux côtés de ces jeunes femmes, qui arrivent à nous faire passer des rires aux larmes en un temps record.

Je viens d’apprendre une très bonne nouvelle, que l’ensemble des fans de cette saga devraient également apprécier : suite au succès des aventures de Valeria et de ses copines, Netflix devrait adapter la saga en 2020 ! Une nouvelle qui me réjouie au plus haut point. Affaire à suivre…


Un second tome dans la continuité du premier : drôle, déjanté et émouvant. J’apprécie de plus en plus les personnages et j’ai déjà hâte de lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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20, Allée de la Danse : La tournée au Japon


20, Allée de la Danse : La tournée au Japon
d’Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse vont partir au Japon ! Ils se donneront en spectacle dans plusieurs villes. Depuis qu’elle le sait, Maïna ne pense qu’à une chose : elle va enfin rencontrer Daisuke, un Japonais de son âge, avec qui elle correspond sur un site consacré aux figurines porte-bonheur. Daisuke par-ci, Daisuke par-là… Ses copains finiraient presque par être jaloux !


Extraits : « La bande, ce sont les trois filles, la douce Maïna, la sérieuse Constance et la malicieuse Zoé, mais aussi Sofia, la timide Italienne, Colas, le blond secret, et Bilal, le brun qui s’amuse de tout. Difficile de trouver plus différents… et pourtant, depuis leur arrivée à l’École, ils sont inséparables ! »

« La danse a toujours cet effet sur elle : ses préoccupations, ses craintes ou ses joies disparaissent pour laisser place à sa passion. »


Mon avis : Mademoiselle Pita, la directrice de l’École de Danse à laquelle appartiennent la bande des petits rats, leur réserve une surprise de taille : ils vont tous partir en tournée au Japon ! Tous euphoriques à ce prochain voyage, c’est Maïna, la jeune Martiniquaise, qui l’est sans doute le plus. En effet, la jeune fille entretient depuis quelques mois une conversation sur un forum consacré aux figures porte-bonheur avec un jeune japonais du nom de Daisuke. L’occasion est trop belle : ils doivent se rencontrer ! Mais le garçon ne semble pas être aussi enthousiaste que Maïna.

C’est avec joie que je retrouve l’ensemble des petits héros de cette saga que j’aime tant. Cette fois-ci, toute la bande s’envole vers une nouvelle destination : le Japon ! Là-bas, entre tradition et démesure, ils y découvrent une culture différente de la leur, des objets originaux et des mets exotiques. Finalement, leur tournée passe à la vitesse de l’éclair : 3 villes, des milliers de kilomètres, presque une dizaine de représentations… c’est époustouflant !

Le point d’orgue se situe à Osaka, lors de la rencontre entre Maïna et Daisuke. Malheureusement, elle se fait sans rebondissement : finalement, après plus d’une dizaine de récits de la saga avalés, j’ai l’impression qu’Elizabeth Barféty réutilise des idées de  rebondissements qu’elle a déjà utilisé dans d’autres tomes. Si bien que personne n’est surpris lorsque Daisuke rencontre Maïna au théâtre. C’est le sentiment général que je retiens de ce livre : même si j’adore cette saga jeunesse, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de redites dans les tomes, certains finissant parfois par se ressembler beaucoup. Un petit point négatif qui ne m’empêchera évidemment pas de continuer à découvrir cette saga. On s’y attache, à ces petits rats !


Entre tradition et démesure, suivez les petits rats de l’École de Danse de Paris dans de nouvelles aventures japonaises. Je prends toujours autant de plaisir à les retrouver.

 

Ma note : 6/10

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