20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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Le grand saut, tome 2


Le grand saut, tome 2 de Florence Hinckel

391 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Plongez en terminale avec Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam… et retrouvez Florence Hinckel au sommet de son art.
Depuis l’accident d’Alex, le groupe des six amis inséparables a volé en éclat. Paul et Iris ne s’adressent plus la parole, Alex s’isole, Marion s’enferre dans une nouvelle relation d’amitié empoisonnée, Rébecca aime Alex qui ne l’aime pas, Iris découvre un nouveau secret perturbant, Paul ne va plus au lycée, et Sam ne se sent nulle part à sa place. Pour couronner le tout, le bac approche avec son lot d’angoisses et de promesses de liberté… Réussiront-ils à recoller les morceaux de cette amitié qui leur donnait des ailes ? Et à trouver, chacun, la force d’affronter obstacles et rêves les plus fous ?


Extraits  « Un gros bateau avançait doucement au loin, comme poussé par une main invisible. Ils l’observèrent longtemps.
– Le monde n’est pas que beau, dit finalement Alex.
Paul siffla d’admiration.
– Joli… T’es un vrai poète, toi. »

« Ils avaient cette liberté, et comme on dit, la liberté ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas.« 


Mon avis : Après un premier tome pas franchement réjouissant, j’ai décidé de donner une seconde chance à cette auteure en lisant la suite de sa saga Le grand saut

On y retrouve la bande d’amis présents dans le tome 1 : Rebecca, Sam, Iris, Marion, Alex et Paul. Le drame qui s’est déroulé à la fin du premier tome a quelque peu disloqué leur bande. Ils ne sont plus aussi unis qu’auparavant et cela les affecte tous profondément. En parallèle, chacun doit préparer les épreuves du baccalauréat tout en devant faire face à des problèmes personnels, plus ou moins graves.

J’avoue que j’étais assez septique en débutant ce second tome, puisque le premier ne m’avait pas aussi séduite que je ne l’avais imaginé. Heureusement, j’ai trouvé ce tome-ci bien meilleur que le premier. Les personnages sont plus aboutis, et on arrive à s’attacher à chacun d’entre eux. Les problèmes soulevés sont concrets et parlent aux adolescents, mais ce sont souvent les réactions des personnages face à ces problèmes qui sont bien trop prévisibles.

Il n’y a pas à dire : c’est une histoire d’adolescents pour les adolescents. Ils devraient se reconnaître dans cette saga et apprécier l’histoire comptée. Quant aux personnes plus âgées, elles devraient apprécier le style plutôt agréable de l’écriture, sans pour autant être embarqué dans l’histoire. En effet, il n’y a rien de très profond dans cette saga, les problèmes soulevés ne sont pas assez développés à mon goût et les personnages restent, dans l’ensemble, assez banal.

Un troisième tome est prévu pour le mois de mai : toute la bande d’amis a passé son bac et doivent maintenant débuter leur nouvelle vie d’adulte. Je suis curieuse de voir si cette nouvelle phase de l’histoire va également changer la narration de l’histoire…


Un deuxième tome mieux construit que le premier, avec des personnages plus attachants et des questionnements plus concrets, qui devraient plaire aux adolescents. Néanmoins, l’histoire s’oublie facilement et n’apporte rien d’autre aux lecteurs qu’un petit moment de détente.    

Ma note : 5,5/10

Cell.7, tome 2 – La mort vous attend


Cell.7, tome 2 de Kerry Drewery

391 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : En Grande-Bretagne, c’est un jury populaire qui décide du sort des prisonniers à travers une émission télévisée. Martha est sortie indemne de son jugement, mais elle a échoué dans sa volonté de dénoncer cette pratique. Maintenant, c’est la vie de son ami Issac qui est en jeu. Etant surveillée sans répit, Martha ne sait comment l’aider.


Extraits  « C’est bizarre, la mémoire ; les choses qu’elle vous rappelle, le moment où elle vous les rappelle. »

« La vie est un château de cartes, des fois, hein ? On en fait tomber une par maladresse, et tout s’écroule.« 


Mon avis : Un an que j’avais terminé le premier tome de Cell.7, un an que j’attendais avec impatience la suite de cette histoire.

Pour ceux qui ne connaissent pas la saga Cell.7, c’est une dystopie des temps modernes. La peine de mort a été rétablie sous forme de jeu de télé-réalité : tout le peuple a un droit de vote sur la sentence, chacun peut décider de la mort ou non du coupable présumé. Un système terrifiant, qu’a expérimenté Martha, une jeune fille jugée coupable de l’assassinat du milliardaire Jackson. Après sept jours de détention, Martha se trouvait dans la Cell.7, la dernière cellule où se trouve la chaise électrique. Persuadée de mourir ce jour, un surprenant retournement de situation a lieu et Isaac, son petit ami, se retrouve accusé à sa place. Martha s’en sort indemne, mais c’est au tour d’Isaac d’être enfermé dans le couloir de la mort. Martha et ses amis ont sept jours pour tenter d’interférer dans le système et de sauver Isaac.

Je retrouve les ingrédients que j’avais tant apprécié dans le premier tome : un rythme effréné, avec une histoire qui ne connaît pas de temps mort ; du suspense à chaque fin de chapitre ; des personnages attachants et surprenants.

Dans ce deuxième tome, Kerry Drewery va plus loin dans son intrigue et crée une propagande des temps modernes. On y voit plus clairement la mise en place de l’endoctrinement des masses via des médias popularisés, le bourrage de crâne des populations, les informations cachées, falsifiées, censurées…  C’est une bonne alternative pour faire comprendre concrètement aux plus jeunes comment se crée les propagandes, comment elles évoluent et se dispersent à une population entière. Certains ne pourront s’empêcher de faire un parallèle avec la propagande nazie du XXème, qui a utilisé les mêmes moyens (détournement et censure des médias, barricadement des idées…) pour parvenir à leurs fins.

J’ai ressenti comme un sentiment de lassitude au courant de ma lecture. En effet, les personnages se retrouvent seuls à se battre contre une population entière. Quoi qu’ils fassent, où qu’ils aillent, ils seront rattrapés, jugés, condamnés. D’une certaine façon, on retrouve un peu le même schéma que dans le tome précédent, avec seulement une personne différente présente dans le couloir de la mort. Comment peuvent-ils espérer s’en sortir ? J’espère que le troisième tome apportera des idées un peu plus novatrices permettant de faire avancer l’histoire.

En tout cas, si je dois reconnaître un talent à Kerry Drewery, c’est qu’elle sait mettre l’eau à la bouche à ses lecteurs. La fin de ce second tome me laisse encore plus en haleine que la fin du premier. D’un côté, cela me plaît, puisque je vais avoir l’opportunité de revoir ces personnages que j’adore et de poursuivre la découverte de cette intrigue si prenante. D’un autre côté, je me désole en sachant pertinemment que le troisième tome ne sortira sans doute pas avant des mois… C’est un mal pour un bien !


Une dystopie dynamique et prenante, qui manie avec brio les outils de propagande des temps modernes. A glisser entre les mains de tous les adolescents. 

 

Ma note : 7,5/10

20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout


20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout de Élizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Rien ne destinait Bilal à la danse. Et pourtant le voici élève de la prestigieuse école de l’Opéra. Mais tout le monde ne voit pas cela d’un très bon oeil. Bilal est tourmenté par ses anciens copains : d’après eux, la danse, c’est « pour les filles » ! Seulement, Bilal n’ose pas en parler. Ni à ses nouveaux ami, ni à son père qui ne le comprend pas… Le jeune danseur parviendra-t-il à combattre les préjugés ?


Extrait :  « C’est ce mélange de concentration de calme et d’effort qui lui a immédiatement plu dans la danse classique. Il aime la sensation de contrôler son corps et d’être si absorbé qu’il n’y a plus de place pour rien d’autre. Les muscles le tiraillent, son cerveau est entièrement occupé par l’exercice et par la musique.« 


Mon avisJe continue ma découverte de cette saga jeunesse qui met en lumière, dans chacun de ses tomes, un élève de l’école de danse de l’opéra de Paris. Dans Petit rat, malgré tout, nous faisons la découverte d’un garçon, Bilal, qui passe ses journées à l’école de danse, et qui rentre le soir chez lui, dans une triste banlieue, bien loin de la majesté qu’offre le quartier de l’opéra. Et pour cause : Bilal vient d’une famille assez pauvre, qui s’est longuement questionnée sur ce qui avait attiré Bilal dans ce milieu de la danse, très éloigné de tout ce qu’ils connaissent. Si peu à peu, sa famille accepte sa décision, ses anciens copains d’école, eux, se moquent encore fréquemment de son choix. Mais bien sûr, tout ce qui se passe en dehors de l’école reste en dehors de l’école ; ainsi, la bande de copains de l’opéra ne savent pas que Bilal souffre des nombreux obstacles qui se dressent entre lui et la danse.

Bilal est un personnage qui casse tous les stéréotypes qui tournent autour de la danse : ce n’est pas une discipline dédiée spécialement aux filles, ce n’est pas réservé à une classe sociale supérieure, c’est une activité accessible à tous et pour tous. Une belle figure de héros, comme on en trouve que trop peu. Bilal m’a touché ; par sa volonté et son courage, par sa façon de ne pas suivre les chemins préétablis par la vie, mais de se créer ses propres chemins. Peu auraient osés !

Dans ce tome-ci, contrairement aux autres, l’auteure se désaxe un peu de la danse pour se tourner vers les valeurs humaines. Elle nous offre donc un roman sur fond de danse, mais empli en premier plan de magnifiques valeurs : l’amitié, l’amour, l’entre-aide, la solidarité, la différence. Autant de leçons de vie qui donnent à réfléchir (aux plus petits comme aux plus grands). En tout cas, il m’a tant fait réfléchir que je me demande bien si ce n’est mon tome préféré de la saga… A méditer !


 Enfilez vos ballerines, et laissez-vous glisser sur scène : émotions, rires et larmes sont au rendez-vous. Une belle histoire d’amitié, d’amour et d’entre-aide vous y attend. 

Ma note : 7,5/10

 

La famille trop d’filles : Elisa et les danseurs amérciains


La famille trop d’filles : Elisa et les danseurs américains de Susie Morgenstern et Clotka

42 pages, éditions Nathan


Résumé : Depuis qu’Elisa a assisté à un spectacle des danseurs d’une compagnie américaine, elle rêve d’aller faire un stage de danse à New York avec eux. Mais il y a plusieurs obstacles : elle est très jeune et, surtout, elle ne parle pas un mot d’anglais… HELP* ! (*à l’aide !)


Extraits :  « – Moi, j’aimerais être une fille ! annonce Gabriel.
– Tiens, pourquoi ? lui demande Billy.
– Parce que c’est trop dur d’être le seul garçon au milieu de six filles.
– Mais si tu n’étais pas un garçon, les parents auraient continué à essayer d’en avoir un et on aurait été encore plus nombreuses, explique Bella. Tu nous as sauvées : il n’y a plus de place ici ! Merci, Gabriel !« 

« Noire ou pas, avec ou sans petits pieds, en français comme en anglais, tu seras toujours notre danseuse étoile préférée ! »


Mon avis : Entre deux gros romans, rien de tel que de continuer ma découverte de la petite saga jeunesse La famille trop d’filles écrit par Susie Morgenstern et illustré par Clotka.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette saga, elle met en lumière une famille composée de sept enfants, dont six filles et un seul garçon. Chaque tome met en lumière un enfant de cette famille ; on les découvre donc chacun leur tour, séparément. Dans ce tome-ci, c’est Élisa qui est mise en avant. Cette jeune fille, déjà passionnée de danse, va tomber en amour de la troupe américaine Alvin Ailey, qu’elle est allé voir en spectacle avec sa grand-mère. Décidée à intégrer leur troupe pour un stage de danse d’été, Élisa va faire face à un obstacle de taille : son trop jeune âge. Très déçue, elle va se tourner vers ses frères et soeurs, toujours présents pour l’entourer et lui remonter le moral.

 

Encore une fois, les deux auteures nous livrent un récit jeunesse agréable à découvrir, qui en plus, délivre une jolie leçon de vie. A travers ce tome, on découvre un amour fraternel et une solidarité familiale très forte, qui permettent de surpasser les obstacles de la vie et de recouvrer le sourire. A glisser entre chaque jeunes mains.

Ma note : 6/10

 

Le retour de Jules


Le retour de Jules de Didier van Cauwelaert

166 pages, éditions Albin Michel, à 16,50€


Résumé : « Guide d’aveugle au chômage depuis qu’Alice a recouvré la vue, Jules s’est reconverti en chien d’assistance pour épileptiques. Il a retrouvé safierté, sa raison de vivre. Il est même tombé amoureux de Victoire, une collègue de travail. Et voilà que, pour une raison aberrante, les pouvoirs publics le condamnent à mort. Alice et moi n’avons pas réussi à protéger notre couple ; il nous reste vingt-quatre heures pour sauver notre chien. »

Au coeur des tourments amoureux affectant les humains comme les animaux, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un suspense endiablé, où se mêlent l’émotion et l’humour qui ont fait l’immense succès de Jules.


Extraits :  « C’est bien plus que le jouet de Victoire. C’est la clé de sa vocation, de son dressage et de ses six ans de carrière. Marjorie m’a expliqué que tous les composants d’explosifs possibles imprègnent la garniture du Marsupilami, afin que le chien détecteur mémorise les odeurs de chaque molécule. Ensuite, quand son maître lui cache son jouet, il va s’employer à en retrouver la trace olfactive dans un périmètre défini – stade, aéroport, école, salle de spectacle, appartement, voie publique, moyen de transport… En termes de motivation pour l’animal, la détection d’une ceinture explosive est fondée non pas sur la chasse à l’homme, mais sur le jeu. C’est pourquoi aucun kamikaze ne peut échapper à un chien qui traque son doudou.« 

« Pour demeurer en phase avec la femme qu’on aime, on est parfois obligé de la tromper.« 

Mon avis : Le retour de Jules, c’est la suite des aventures de Jules, l’ancien chien guide aveugle d’Alice, qui s’était retrouvé sans emploi, après qu’Alice ait retrouvé la vue. S’en était suivi une séparation douloureuse entre le chien et la maîtresse, Jules devant mettre ses talents au profit d’un autre aveugle. Mais l’expérience d’éloignement n’avait pas fonctionné et Jules était revenu auprès d’Alice.

Ici, nous retrouvons Jules, plus en forme que jamais, qui s’est trouvé une nouvelle vocation : chien d’assistance pour les épileptiques. Mais voilà, alors qu’il était en charge d’une vieille dame, Jules s’est subitement montré violent et à mordu le neveu de cette dame. Immédiatement embarqué à la fourrière, Jules est condamné à mort par les pouvoirs publics. Alice et Zibal, les anciens amoureux, vont tout faire pour comprendre ce qui a amené leur si gentil gentil à ce comportement violent, et vont tenter de le sauver de la mort.

Dans le premier tome, Jules a contribué à sauver sa maîtresse et Zibal, en leur amenant joie et gaieté et en leur redonnant goût à la vie. Dans ce tome-ci, l’inverse se produit : les maîtres vont tenter de sauver Jules de la mort. C’est un juste retour de bâton (admirez la subtilité du jeu de mot).

Après avoir découvert Jules dans la peau d’un chien guide d’aveugle, j’ai apprécié l’initiative de l’auteur de nous faire découvrir une autre faculté extraordinaire dont peuvent être capables les chiens. Ici, on découvre que les chiens peuvent être des assistants d’épileptiques et détecter les crimes épileptiques avant qu’elles ne se produisent. Mieux que la science. Dans sa note en post-scriptum, Didier van Cauwelaert raconte la naissance de ce deuxième opus et l’idée qui l’a conduit à mettre en scène Jules dans cette nouvelle vie de chien d’assistance. L’idée lui vient d’un professeur du CHU de Nancy, seul épileptologue français travaillant avec des chiens détecteur de crises. De cette rencontre naîtront le sujet de ce livre et le projet ESCAPE, dépeint brièvement dans le livre, qui va être véritablement lancé. Affaire à suivre… En tout cas, l’auteur conclue sa note d’intention d’une jolie phrase qui mérite réflexion : « Ainsi, agissant comme un catalyseur, la fiction peut-elle parfois bénéficier à la réalité dont elle s’inspire ».

Malgré la beauté du sujet abordé, il m’a manqué l’intense émotivité que j’avais tant apprécié dans le premier tome. Les personnages sont moins proches du lecteur, et donc moins attachants, tout comme Jules, que j’ai trouvé distant et un peu froid dans ses agissements. Une mince frontière s’est installée entre les personnages et moi, m’empêchant de savourer pleinement ma lecture. Néanmoins cette sensation étant purement subjective, faites-vous votre propre avis sur ce livre !


Dans la continuité de Jules, l’auteur met en avant une autre des capacités extraordinaires dont sont dotés les chiens. Un roman dynamique, qui manque quand même d’intensité. 

Ma note : 5,5/10

20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète

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20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète 

de Elizabeth Barféty

152 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Loin de l’Italie, son pays natal, Sofia n’a pas tous les jours le moral. Elle est fière d’avoir intégré l’École de Danse de l’Opéra de Paris, institution qui la faisait rêver depuis longtemps, mais le quotidien n’y est pas toujours facile. Elle est timide, très naïve et le français n’est pas sa langue maternelle, ce qui complique les choses en cours, mais aussi avec ses camarades de sixième division…
Elle a l’impression d’être en permanence la cinquième roue du carrosse. La petite danseuse finira-t-elle par trouver sa place et prendre confiance en elle ?


Extraits :  « C’est toujours comme ça. Les autres semblent s’exprimer spontanément, mais pour elle, toute parole est compliquée. Elle passe des heures à rejouer dans sa tête ce qu’elle aurait dû dire, comment elle aurait pu répondre. Des conversations idéales, Sofia en a vécu des milliers. »

« La danse est ma langue maternelle.« 


Mon avis : Les éditions Nathan, en partenariat avec l’Opéra de Paris, continuent de publier leur saga 20, allée de la Danse, narrant les aventures quotidiennes des petits rats de l’Opéra.

Ce tome-ci met en lumière Sofia, une jeune danseuse Italienne, discrète et timide, qui n’arrive pas vraiment à s’intégrer au groupe. Lors d’un de ses cours de Français langue étrange, sa professeure lui propose de tenir un journal intime, pour s’exercer à la pratique de l’écriture française. Sofia obtempère et se met à livrer ses craintes, ses doutes et ses galères dans son journal. Imaginez alors sa peur lorsque la jeune fille ne le retrouve plus. Paniquée à l’idée que quelqu’un puisse lire ce qu’elle y écrivait, elle entreprend de le chercher partout… jusqu’à le retrouver, mystérieusement posé devant sa porte.

Ce qui est bien dans cette saga jeunesse, c’est que chaque tome aborde un sujet de société différent, mais toujours en lien avec la danse et l’opéra. Ici, la timidité, l’insertion sociale à un groupe, l’adaptation à un nouveau pays, à de nouvelles coutumes. Des thématiques qui parlent à tout le monde, puisque l’on peut les retrouver en-dehors du contexte de l’opéra. Arriver à avoir confiance en soi, s’ouvrir aux autres… sont autant de difficultés que beaucoup rencontrent et contrent.

Une autre des lignes directrices de cette saga, c’est la forte cohésion que l’on ressent au sein de leur groupe d’amis. Une cohésion de groupe qui est sans doute la base pour pratiquer la danse classique. Chacun respecte l’autre et l’accepte comme il est, tout le monde s’épaule et s’aide mutuellement. Un vrai cercle d’amis comme il est rare d’en débusquer !

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty manie avec grâce et agilité sa plume, nous emportant dans le monde très fermé des petits rats de l’Opéra de Paris, tout en abordant des thématiques qui parlent à tous (timidité, estime de soi, intégration sociale…). Je suis vraiment conquise par ce partenariat avec l’Opéra de Paris, qui me met des paillettes dans les yeux et me pousse à aller assister à une de ces représentations tant admirées.

Ma note : 7/10