Strawberry Moon – La fille de la lune


Strawberry Moon – La fille de la lune de Laia Lopez

185 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Sur un campus universitaire situé au bord d’une lagune, des événements inquiétants se succèdent. Des étudiants disparaissent pendant plusieurs heures, puis réapparaissent, hagards, comme vidés de leur âme. Il n’en faut pas plus pour que la rumeur se propage : le campus est hanté. Diana, elle, a fait sa rentrée universitaire comme tous les autres étudiants, mais elle cache un secret. C’est une sirène. Elle vient de la lagune et a choisi, à ses 18 ans, de venir vivre sur la terre ferme pour échapper à la solitude de sa condition aquatique, d’autant plus qu’étant une espèce rare et puissante de sirène, elle a grandi à l’écart des autres. Grâce à d’autres étudiants sirènes, elle essaie de s’intégrer à la vie étudiante et de passer inaperçue, comme l’exigent les règles du monde aquatique. Mais ce n’est pas si simple. Un garçon nommé Eiden attire son attention et les deux se rapprochent beaucoup, alors que les relations entre humains et sirènes sont très mal vues par le Conseil de la lagune…


Extraits : « Désormais nous sommes unis par le destin. Nous sommes une famille. Et en famille, on n’est jamais seul. »

« Ce qu’il devait faire, c’était entamer une conversation à la fois amusante et naturelle. Paradoxalement, il n’y avait évidemment rien de moins naturel que de réfléchir aux sujets de conversation qui paraîtraient les plus naturels. »


Mon avis : Strawberry Moon est une saga jeunesse dont la particularité est que l’histoire se décline en partie sous forme de roman graphique, avec de magnifiques illustrations réalisées par l’auteure elle-même. C’est vraiment l’atout majeur de ce livre, le petit plus qui fait toute la différence, qui enrichit et sublime parfaitement le texte. J’ai eu un véritable coup de coeur pour ces planches colorées, à la lisière entre le manga et les dessins animés.

Pour parler de l’histoire, nous voici plongé dans le monde fantastique des sirènes. Diana, une jolie sirène blonde, a passé l’étape du Conseil de la Lagune qui l’autorise à résider sur la terre ferme, dans le monde des humains. Elle y rejoint Mako, Lucas, Edlyn et Isla, eux-même habitant de la lagune, qui ont transformé leurs queue de sirènes et tritons en jambes humaines. Mais les humains ne savent pas qu’il existe des êtres surnaturels vivants sous la mer et ils ne doivent en aucun cas être au courant de leur existence, au risque de mettre en péril la vie de l’ensemble des sirènes. Mais lorsque Diana rencontre Eiden, un jeune humain sympathique et séduisant, le coup de foudre est immédiat. Bien que les relations entre humains et sirènes soient proscrites, Diana se rapproche dangereusement du jeune homme.

Les amoureux de l’univers Disney, avec notamment La Petite Sirène, devraient apprécier ce roman. Il y a peu, j’ai lu The surface breaks de Louise O’Neill, qui était une revisite de l’histoire originelle, où l’on retrouvait une sirène, privée de sa voix et propulsée parmi les humains. Dans Strawberry Moon, la revisite du mythe est plus libre, mais on y décèle tout de même des éléments légendaires communs à La Petite Sirène : la lagune, les sirènes, les tritons et les terribles murènes. L’univers est fantastique, on se sent vite transporté dans ce monde féerique.

Néanmoins, j’ai trouvé l’histoire d’ensemble un peu simple, trop enfantine. Certes, c’est un livre à visée adolescents, mais il n’empêche qu’avec des personnages un peu plus travaillés et plus de vraisemblance dans l’histoire, cela aurait contribué à rendre le récit plus attractif et pérenne dans l’esprit des lecteurs. On constate également un déséquilibre flagrant dans la narration, avec une première partie assez lente, où Laia Lopez pose les bases de son histoire, présente les personnages et déploie contexte et atmosphère voulus. Puis une seconde partie beaucoup plus rapide, sans doute trop rapide même, où les actions s’enchaînent sans vrai liant. Une inégalité rythmique qui surprend, décontenance et aurait mérité plus de subtilités, où du moins un juste milieu entre ces temps tempo opposés. Strawberry Moon n’en reste pas moins agréable à découvrir et fera sans doute le bonheur des jeunes lecteurs !

Un second tome est actuellement en préparation et devrait voir le jour en novembre prochain.  Le dénouement de ce premier tome apporte son lot de surprises et d’actions, c’est un très bon cliffhanger, qui présage une suite détonnante ! Par conséquent, je pense me procurer le tome 2, pour pouvoir continuer à suivre les aventures de nos jeunes sirènes et tritons et en apprendre plus sur les mystères qui entourent la lagune.


Un roman jeunesse aux graphiques sublimes, qui nous plonge dans l’univers féerique des sirènes. Bien qu’assez simple, l’histoire reste plaisante à lire.

Ma note : 6,5/10

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ISBN : 978-2-01-628581-7
Traductrice : Sandrine Faoro

Alma : Le vent se lève


Alma : Le vent se lève de Timothée de Fombelle

388 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : 1786. Quittant la vallée d’Afrique qui la protégeait du reste du monde, Alma, 13 ans, part seule à la recherche de son petit frère disparu. Pendant ce temps, à La Rochelle, le jeune Joseph Mars embarque clandestinement sur La Douce Amélie, l’imposant navire de traite du cruel capitaine Gardel. Il est en quête d’un immense trésor, mais c’est Alma qu’il va découvrir…


Extraits : « Depuis toujours, le visage et le coeur de sa mère sont pour Alma comme les nuits d’été : une vie ne suffirait pas à en compter les étoiles. Alors, quand on les contemple, malgré la fatigue, on repousse l’heure de fermer les yeux. On ne veut pas dormir. On ne veut rien rater de tant de beauté. »

« – Qu’est-ce qu’ils vont faire de nous ? souffle quelqu’un.
– Personne n’est revenu de là-bas pour le dire.


Mon avis : Timothée de Fombelle est sans conteste mon auteur français préféré. Il a le don de se renouveler à chacune de ses parutions, d’émerveiller, de surprendre son lectorat, tout en lui prodiguant des leçons de vie mémorables. Ses deux derniers albums jeunesse, Capitaine Rosalie et Quelqu’un m’attend derrière la neige ont été mes coups de coeur de l’année 2019. L’auteur a ce talent si particulier de condensé dans de très courtes histoires de terribles réalités historiques et sociétales, qui frappent, bousculent, chamboulent, émeuvent. Dans cette nouvelle saga jeunesse, il s’attaque à une thématique historique qui lui tenait particulièrement à coeur : la barbarie de l’esclavage du siècle dernier.

Durant sa prime jeunesse, Timothée de Fombelle a eu la chance d’habiter en Afrique, où il a pu se confronter à tout un pan de l’histoire coloniale passée. Cette vision cauchemardesque ne l’a jamais quittée : des années plus tard, il raconte l’histoire d’Alma, jeune Africaine des années 1786, percutée de pleins fouet par les blancs vendeurs d’esclaves. D’abord partie à la recherche de son jeune frère Lam, c’est l’ensemble de sa famille qui va imploser : son père part également chercher ses enfants, tandis que Nao, la maman, se retrouve embarquée par des bandits, qui les revendent, elle, son grand fils muet et le bébé qu’elle porte dans son ventre, à un marchand français. Sans le savoir, Alma se retrouve à bord du même bateau que sa mère, peuplé d’esclaves noirs, en partance pour la France.

Sur ce bateau, elle fera la rencontre du jeune Joseph Mars, un matelot embarqué clandestinement sur La Douce Amélie, à la recherche d’un trésor caché par le pirate Luc de Lerne. Le capitaine du navire, Gardel, homme impitoyable, assoiffé d’argent et de pouvoir, se sert de la perspicacité du jeune Joseph pour mettre la main sur ce magot d’or. Une référence directe à la piraterie, ces bandits des mers qui tentent de faire fortune en pillant des bateaux marchands. Cette traversée n’est pas sans encombre, elle est peuplée d’aventures, de rencontres, de déconvenues aussi, mais nous enseigne énormément de choses sur les réalités de l’esclavagisme des siècles passés.  

Illustrations de François Place

La force de cette histoire réside dans l’alliance parfaite entre une réalité historique au plus proche de la vérité – on sent avec bonheur que l’auteur s’est longuement documenté sur le sujet de l’esclavagisme -, et une part fictionnelle, fantastique, faite d’aventures extraordinaires, idéale pour transporter les jeunes – et moins jeunes – lecteurs dans des contrées lointaines.

L’auteur souhaitait avant tout mettre en lumière un pan peu glorieux de l’Histoire du monde : la traite négrière, adapté à un public jeune, peu sensibilisé à ce genre de thématique. On voit avec horreur les réalités de l’esclavage, notamment à travers le commerce triangulaire en plein essor au XVIIIème siècle : des milliers de noirs sont embarqués sur des navires, principalement européens, pour servir soit de monnaie d’échange soit de main-d’oeuvre gratuite. Sur La Douce Amélie, ils sont des centaines à être entassés dans les bas-fonds du navire, dans des conditions insalubres. Leur état d’être humain est totalement annihilé par les marchands, qui les traite comme de vulgaires bêtes sauvages. Parler de ce mal du siècle dernier – socle principal du développement du racisme, soit dit en passant -, permet d’ouvrir et d’éduquer son esprit, ainsi que sa culture sociétale et historique. C’est un ouvrage enrichissant, brillamment documenté, qui donne l’accès aux plus jeunes à un pan ombrageux et parfaitement honteux des siècles passés.

Un sujet délicat, encore difficile à aborder, d’autant plus par un écrivain blanc. Ce roman de Timothée de Fombelle fait actuellement débat, puisqu’il semblerait que sa thématique périlleuse puisse freiner sa traduction à l’étranger. En effet, les traducteurs craignent une polémique visant l’appropriation culturelle d’une population dominée par un blanc issu d’une culture dominante, qui profiterait des retombées économiques qui ne seraient pas reversés au pays concerné. Une question qui divise les médias et l’opinion publique.

Néanmoins, rassurez vous, point de soucis à se faire pour sa parution française : Alma : Le vent se lève est le premier tome d’une trilogie d’aventures qui annonce un succès retentissant et phénoménal. La suite ne sera disponible que dans l’année 2021… autant dire dans une éternité ! Je viens à peine de refermer cette histoire que j’ai déjà hâte de retrouver Alma, sa famille, Joseph, Poussin, Palardi, Amélie, les méchants pirates et les gentils matelots.


Timothée de Fombelle nous embarque à bord de La Douce Amélie, dans une splendide épopée historique où la réalité de l’esclavagisme côtoie des aventures fictionnelles passionnantes. Un voyage envoûtant et rythmé, que je ne peux que vous conseiller !

Ma note : 10/10

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ISBN : 978-2-07-513910-6
Illustré par François Place

20, Allée de la Danse : Une rencontre imprévue


20, Allée de la Danse : Une rencontre imprévue
d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La journée « portes ouvertes » de l’Opéra Garnier est imminente !
Les petits rats de l’École de Danse donneront de courtes représentations un peu partout dans le prestigieux bâtiment. Mais Constance ne parvient pas à se concentrer sur les préparatifs : son père, qu’elle n’a jamais connu, vient de surgir dans sa vie…


Extraits : « – L’idée, explique sa Petite Mère, les yeux brillants, c’est d’ouvrir le Palais Garnier à un nouveau public. De faire découvrir la danse et l’Opéra à ceux qui ne les connaissent pas, qui croient ne pas les aimer, que ce n’est pas pour eux…
Mila poursuit, convaincue :
– Il y a beaucoup de gens qui n’osent pas prendre des places pour voir un ballet, tu sais. Qui ne savent pas comment s’habiller, comment se comporter, qui sont intimidés, en fait. Eh bien, cette fois, on va les inviter. Leur dire qu’ils peuvent venir en jean et en baskets, en pleine journée. Qu’ils peuvent ne rester qu’une demi-heure et repartir, ou bien, au contraire, y passer deux heures. »

« – Tu pourrais écrire ? suggère-t-elle. Tout ce que tu ressens, en vrac, juste pour toi. C’est une technique qui fonctionne bien pour moi. Quand les émotions débordent, ça m’aide à mieux comprendre ce qui m’arrive. Et ce que je veux.« 


Mon avis : Dernier tome (provisoire, certainement), de la saga 20, Allée de la Danse que j’affectionne tout particulièrement. Un 16ème tome fidèle à ses prédécesseurs, c’est-à-dire ludique, entraînant, qui véhicule de belles valeurs à destination autant des plus jeunes que des moins jeunes.

Cette fois-ci, c’est notre belle brune Constance qui se retrouve au devant de la scène. La jeune fille surprend une conversation entre sa mère Helena et sa grand-mère Mamita, au sujet de son père, lâchement parti avant sa naissance. Ce dernier s’est manifesté dernièrement, en énonçant le souhait de rencontrer sa fille qu’il n’a jamais connu. Constance est bouleversée par cette perspective, qui l’effraie autant qu’elle l’excite.

En parallèle, l’École de Danse s’apprête à organiser sa première Journée Portes Ouvertes au Palais Garnier. Les jeunes danseurs sont sollicités pour monter des spectacles vivants partout dans le palais, pour donner envie aux spectateurs d’en apprendre plus sur ce milieu, souvent apparenté comme un milieu réservé à l’élite suprême, à la noblesse et aux gens de constitution supérieure. Grâce à ces journées inédites, la directrice, Mademoiselle Pita, entend changer le regard des spectateurs sur le ballet et l’opéra.

Comme souvent, Elizabeth Barféty ne se cantonne pas à parler de danse classique, mais elle lie ce thème central à des thématiques plus quotidiennes et accessibles, comme ici, avec la relation père/fille, l’abandon et la parentalité. Avec pudeur et finesse, l’auteure a réussi à dégager des émotions de cette histoire, plus commune dans la vie quotidienne, que l’on pourrait le soupçonner.

Comme d’habitude, de jolies illustrations en noir et blanc apparaissent sporadiquement dans le récit, pour dynamiser l’écriture et rendre plus vivant les personnages et les scènes narrées. C’est un gros point positif qui plaît beaucoup aux jeunes lecteurs, souvent très visuels.


Un très bon tome sur les relations parents-enfants, où pointent de belles valeurs, comme le courage, la bienveillance, le respect et l’amitié. C’est toujours un plaisir de lire cette saga !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-258818-5

20, Allée de la Danse : Sous les projecteurs


20, Allée de la Danse : Sous les projecteurs
d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École de Danse, les élèves ne parlent que d’une chose : les auditions pour l’adaptation en film du ballet Scaramouche. Colas les passe avec succès et décroche l’un des premiers rôles ! Le tournage se déroule bien, et le garçon prend goût à la caméra. Et si, finalement, il renonçait à l’École pour faire du cinéma ?


Extraits : « L’École, c’est un marathon, pas un sprint ! »

« – Tu crois que je ne devais pas accepter la proposition de Geoffre ? questionne Colas.
– Tu veux mon avis ? Je pense que tu devrais refuser. Parce qu’on ne peut pas tout faire bien justement. Et que ce serait dommage de ne pas donner le maximum pour réaliser ton rêve. Mais l’essentiel, c’est ce que tu crois, toi.
« 


Mon avis : Et un autre tome lu, un ! Dans cet épisode, nous suivons la bande des petits rats de l’École de Danse qui passe une audition en vue de tourner dans un film. Colas fait parti des élèves retenus : il interprétera l’un des premiers rôle dans le ballet de Scaramouche, aux côtés de son amie Sofia et de son grand frère Frantz. Très euphorique de cette nouvelle expérience, il va éblouir les réalisateurs par son talent de comédien, tant et si bien qu’il se fera repérer par un agent, représentant de stars. Mais le jeune homme est perplexe : doit-il continuer sa passion première, la danse, ou se tourner vers de nouveaux horizons : la comédie ? Il doit prendre une décision importante, qui déterminera son avenir.

Je pense que chacun peut se retrouver dans le personnage de Colas. Plus que jamais, ses doutes sont au centre de mes préoccupations quotidiennes : je suis à un tournant de ma carrière professionnelle, et j’hésite quant aux bonnes décisions à prendre à l’avenir. Nous avons tous dû faire face à des choix plus ou moins difficiles, à des doutes et des incertitudes sur nos compétences, sur nos capacités, sur nos envies. Quand on est dans l’incertitude la plus totale, il n’est pas aisé de trancher et prendre des décisions. Comme Colas, on peut s’assurer du soutien de ses proches, amis et familles, personnels encadrants, mais la seule décision nous revient à nous seul.

Comme dans chacun des tomes de cette saga, la bande est là pour se soutenir mutuellement, pour prodiguer des conseils et redonner le sourire au héros en difficulté. La solidarité et l’entraide sont des valeurs qui reviennent constamment, leitmotiv qui véhicule des ondes positives aux lecteurs.

Bien évidemment, on retrouve de jolies illustrations en noir et blanc : certaines prennent l’ensemble d’une page, d’autres sont plus succinctes et viennent enjoliver les débuts de chacun des chapitres.

Sous les projecteurs nous transporte dans le monde très prisé du cinéma, un univers fermé, obscur, qui fait rêver et briller les yeux d’envie. Avec réalisme et justesse, Elizabeth Barféty pointe du doigt les nombreux avantages mais aussi les inconvénients des métiers du cinéma. Ainsi, son jeune lectorat peut déjà se faire une idée de ce monde bling-bling, grisant, électrisant, mais extrêmement éprouvant.


Questionnements, doutes, incertitudes sont au coeur de ce tome 14. Encore une fois, je suis conquise par cette saga jeunesse, par l’écriture enivrante d’Elizabeth Barféty, par les messages moralisateurs et bienveillants qui suintent de chacune de ses pages. 

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-258814-7

20, Allée de la Danse : La fête de l’École


20, Allée de la Danse : La fête de l’École d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : C’est bientôt la fête de l’École. Les élèves qui le souhaitent peuvent créer leur propre spectacle – et pas forcément de danse classique !
Zoé prend cela très au sérieux : elle veut mettre en scène une comédie musicale qui raconte la vie à l’École. Mais certains pensionnaires lui mettent des bâtons dans les roues…


Extraits : « C’est vrai que ça fonctionne bien quand on travaille ensemble, plutôt que l’un contre l’autre. »

« Pour créer, il est nécessaire d’avoir de la personnalité, de la folie… mais pour danser, il faut aussi écouter les autres, apprendre, servir ses partenaires.« 


Mon avis : Et hop ! Lecture du quinzième tome de la saga 20, Allée de la Danse que j’adore ! Décidément, je n’arrive plus à m’en passer et j’enchaîne les tomes avec rapidité !

Dans La fête de l’École, les élèves doivent organiser leur fête de fin d’année. Ils ont carte blanche pour créer de toute pièce un spectacle. Zoé, enthousiaste et pleine d’idées, propose de réaliser une comédie musicale, où les élèves danseraient et chanteraient dans des tableaux représentants la vie quotidienne à l’école de danse. Son idée fait partie de celles choisies par les élèves : accompagnée de la sévère et rigide Doris et de l’exubérant Ivan, ils vont devoir s’improviser metteurs en scène. Mais leur collaboration va s’avérer plus compliquée que prévue…

Comme d’habitude, l’histoire est agrémentée de magnifiques illustrations en noir et blanc, ainsi que de quelques petits dessins en début de chaque chapitre. J’aime beaucoup ces esquisses, qui donnent encore plus de vie au récit.

 

Encore une fois, Elizabeth Barféty m’a conquise. La fête de l’École, c’est léger, c’est festif, divertissant, rempli d’ondes positives et de bonne humeur. Tout ce qu’il me fallait pour affronter cette période difficile de confinement. Bien évidemment, comme dans chacun des tomes de cette saga, l’auteure aborde des thématiques spécifiques : l’amitié et l’entraide dans Première ou rien,  le racisme et la différence dans Le rêve américain, ou encore les relations parents-enfants dans La révérence. Ici, c’est l’entraide, le travail d’équipe et la solidarité qui priment.

L’auteure souhaitait prouver aux plus jeunes – et aux adultes, aussi -, que, comme le dit si bien le proverbe « Seul, on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ». Alors qu’ils sont censés former une équipe soudée, Ivan et Zoé se lancent dans une guerre frontale basée sur une surenchère d’idées et un dénigrement des propositions de l’autre.  Bien vite, ils vont comprendre que leur but est le même et que pour l’atteindre plus facilement, ils vont devoir s’entendre et collaborer.


Un tome festif et gai, rempli d’ondes positives. Les petits rats doivent mettre en place le spectacle de fin d’année de l’école de danse et ils n’y arriveront qu’à force d’entraide, de solidarité et de travail d’équipe. J’ai beaucoup aimé les valeurs partagées.

Ma note : 7,5/10

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