L’histoire d’Helen Keller


L’histoire d’Helen Keller de Lorena A. Hickok

224 pages, éditions Pocket


Résumé : Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette? Les parents d’Helen sont désespérés jusqu’au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d’aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d’Ann, l’intelligence et le désir d’apprendre d’Helen parviennent à vaincre l’impossible.


Extrait : « Avec ses mains à elle, Helen explorait le monde. Ses mains lui servaient d’yeux et d’oreilles. La petite fille, privée du sens de l’ouïe et de la vue, avait développé d’une façon extraordinaire son sens du toucher, ainsi que ceux de l’odorat et du goût. »


Mon avis : Peut-être avez-vous déjà entendu parler d’Helen Keller, une des jeunes femmes les plus célèbres du XXème siècle. Helen Keller est sourde, aveugle et muette. Des handicaps qui l’isolent et la rendent solitaire, puisque totalement incapable de pouvoir communiquer avec le monde. Mais un beau jour, ses parents font appelle à Ann Sullivan, une ancienne aveugle qui a recouvré progressivement ses yeux. Ann va apprendre à Helen à communiquer avec ses mains, grâce à l’alphabet manuel, puis au braille. Les progrès d’Helen sont fulgurants, phénoménales. À peine âgée d’une dizaine d’années, la petite fille, très intelligente pour son jeune âge, va parfaitement comprendre ce qu’attend d’elle Ann, et va ainsi pouvoir communiquer avec le reste du monde.

Helen Keller

Helen Keller est surtout connue pour avoir été la première personne handicapée à accéder à l’université et à obtenir un diplôme d’études supérieures. Son parcours est remarquable, tout autant que sa persévérance et son courage, à se lancer tête baissée dans un combat que chacun pensait perdu d’avance. J’admire vraiment cette jeune femme, qui m’a impressionnée à maintes reprises. En plus de comprendre le monde qui l’entoure, Helen Keller arrivera à communiquer parfaitement par écrit, dans de longues lettres, qui tournées, au vocabulaire très riches. Lorena A. Hicock a regroupée, à la fin du livre, des extraits de certaines lettres rédigées par Helen. On peut y voir son évolution : des lettres/télégrammes du début, ne persiste plus rien. Helen écrira de longues lettres bien agencées, très riches, avec de nombreux adjectifs, des adverbes et mots de liaisons : sa plume est extraordinaire, on ne peut qu’être admiratif devant un tel travail !

Bien évidemment, il faut souligner le fait que rien de tout cela n’aurait pu arriver sans le formidable travail de celle qu’Helen appelait « sa maîtresse » : Ann Sullivan. Cette femme dédiera sa vie entière à Helen, d’abord en lui apprenant à communiquer, puis à comprendre le monde, avant de parcourir le pays entier avec Helen, pour répandre la bonne parole et aider son prochain. Une profonde amitié naîtra entre les deux femmes, si bien qu’Helen, même vieille, se sentira parfois perdue et seule lorsqu’Ann s’éloignera d’elle. Ann a sortie Helen de son isolement, et cette dernière lui en sera reconnaissante toute sa vie. C’est beau et très touchant à voir.


Helen Keller et Ann Sullivan

Helen Keller et Ann Sullivan vont voyager à travers le monde pour venir en aide aux personnes aveugles. Elles vont réunir des fonds pour améliorer les conditions de vie de ces personnes et aider à la recherche. Elles vont dédier leurs vies entières à aider leurs prochains, et c’est quelque chose de fabuleux, que beaucoup ne feraient pas. Je respecte énormément ces deux femmes, leur courage et leur engagement sans faille et déplore qu’elles ne soient pas plus connues que ça dans notre monde du XXIème siècle.


Une biographie juste, douce, puissante, émouvante, sur Helen Keller, une jeune femme courageuse, sourde, aveugle et muette, qui a réussit à devenir la première personne handicapée à obtenir un diplôme universitaire. Un livre qui apporte de l’espoir et dont on ne ressort pas indemne. 

Ma note : 8,5/10

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Napoléon


Napoléon de Lucy Lethbridge

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Qui n’a jamais entendu parler de Napoléon Bonaparte, empereur des Français ? Il était un garçon fragile, il est devenu l’homme le plus puissant de son époque. Il habitait une grotte dans les montagnes de Corse, il a fait de Paris sa maison. Et de toute l’Europe, son empire. Voici son histoire.


Extrait : « Napoléon fut confronté à la guerre avant même sa naissance. Alors qu’elle était enceinte de lui, sa mère, Letizia, se retrouva au coeur du conflit corse. »

« Napoléon était d’accord avec eux, tous les hommes devaient être égaux, mais l’idée du pouvoir les avait rendus fous. On aurait cru qu’ils souhaitaient juste tuer les riches. »


Mon avis : Après avoir découvert la biographie raccourcie et simplifiée de Jules César et de Marie-Antoinette, je me suis attaquée à celle d’un autre illustre personnage : Napoléon.

Napoléon Bonaparte est un chef d’Armée, connu principalement pour les campagnes qu’il mena contre l’Italie et l’Égypte, et qu’il remporta haut la main. Après un coup d’état, il finira par diriger la France, et sera nommé Empereur, sous le nom de Napoléon Ier, avant d’être chassé de son pays et exilé sur l’île d’Elbe, où il finira ses jours.

Je ne connaissais que les grandes lignes de l’histoire de cet illustre homme, qui se battra jusqu’au bout pour défendre son pays. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai découvert plusieurs détails de sa vie professionnelle et personnelle grâce à l’admirable travail de synthèse réalisé par Lucy Lethbridge. L’auteure vulgarise la vie de Napoléon en rendant accessible aux plus jeunes la vie tumultueuse de l’Empereur. C’est un personnage important, un héros, devrais-je dire, qui a marqué l’Histoire et à contribuer à faire de la France et du monde en général ce qu’ils sont aujourd’hui. Nous lui devons beaucoup, c’est pour cette raison qu’il est important de connaître les grandes lignes de son histoire.

 

Pour apporter plus de légèreté au récit, de magnifiques illustrations viennent décorer les pages, rendant encore plus vivantes les guerres narrées.


Une courte biographie illustrée de Napoléon Bonaparte, pour permettre aux enfants de découvrir plus facilement ce guerrier et empereur qui a oeuvré à la gloire de la France.

Ma note : 7/10

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L’espionne


L’espionne de Paulo Coelho

215 pages, éditions J’ai lu, à 7,90€


Résumé : L’histoire de la célèbre aventurière Mata Hari, fusillée à Vincennes en 1917 pour espionnage et trahison, par le biais d’une série de lettres écrites à son avocat depuis la prison de Saint-Lazare.
Arrivée à Paris sans un sou en poche, Mata Hari s’impose rapidement comme une danseuse vedette du début du XXe siècle. Insaisissable et indépendante, elle séduit le public, ensorcelle les hommes les plus riches et les plus puissants de l’époque. Mais son mode de vie flamboyant fait scandale et attire bientôt les soupçons tandis que la paranoïa s’empare du pays en guerre. Arrêtée en 1917 dans sa chambre d’hôtel sur les Champs-Élysées, elle est accusée d’espionnage.
En faisant entendre la voix de Mata Hari, Paulo Coelho nous conte l’histoire inoubliable d’une femme qui paya de sa vie son goût pour la liberté.


Extraits  « Les fleurs nous enseignent que rien n’est permanent, ni leur beauté, ni le fait qu’elles se fanent, parce qu’elles donneront de nouvelles semences. Souviens-t’en quand tu ressentiras de la toi, de la douleur ou de la tristesse. Tout passe, tout vieillit, meurt et renaît. »

« Changer et changer pour quelque chose de différent sont deux choses complètement différentes. »


Mon avis : Quelle histoire… les mots me manquent…

L’histoire se déroule à la fin du XIXème et début XXème siècle. Mata Hari est une danseuse hollandaise, débarquée à Paris pour conquérir la capitale française. Elle se fait très vite remarquer par son audace et son art avant-gardiste, qui intrigue et en surprend plus d’un. La vie sourit à Mata Hari, elle se laisse entretenir par des hommes riches, tout en sachant garder une partie d’indépendance indispensable à son bien-être. Mais la guerre éclate et ravage les peuples et les pays. Mata Hari se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, elle est soupçonnée d’être une espionne au service du peuple Allemand et subit le pire sort qu’il aurait pu lui arriver : la fusillade.

Grâce à une plume poétique et ensorcelante, Paulo Coelho transcrit une correspondance entre Mata Hari et son avocat. Correspondance fictive, certes, mais qui colle au plus près de la réalité.

Je l’avoue sans aucune honte : avant que l’on ne me parle de ce bouquin il y a quelques mois, je ne connaissais pas du tout celle qui se faisait appeler Mata Hari. Et pourtant, elle aurait eu du mérite à être connue.

J’ai beaucoup d’admiration pour cette femme, que je trouve hautement courageuse. D’abord mariée presque de force à un homme vil et méchant, elle côtoie de très près la mort, avant d’avoir le courage de partir, loin de cet être qu’elle appelait mari. A Paris s’ouvre une nouvelle vie pour elle, pleine de succès, d’opulence, d’hommes et de sexe. Le personnage de Mata Hari est provocant en soi, mais il est si plein de liberté et d’avance sur son temps qu’il en devient magnifique. J’admire son courage, ses nombreuses ambitions, sa force d’esprit face aux critiques et aux médisances, son envie d’être elle, d’être libre, d’être femme.

C’est un bel hommage que rend Paulo Coelho à cette femme, qui a marquée son époque, de son vivant, mais aussi de sa mort. J’avoue que quelques chapitres de plus n’auraient pas été de refus : une vie si bien remplie ne peut se résumer en si peu de pages, tout comme mon ressenti sur cette lecture ne peut s’exprimer en si peu de mots.


Une magnifique biographie romancée sur la vie d’une femme tout aussi magnifique, qui m’a touchée, autant par son audace et son courage que par ses excès et ambiguïtés. à découvrir !

Ma note : 9/10

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Comment je suis devenu Malcolm X


Comment je suis devenu Malcolm X de Ilyasah Shabazz et Kekla Magoon

507 pages, éditions Bayard, à 17,90€


Résumé : Les parents de Malcolm l’ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l’internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D’autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d’abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s’étourdir de musique, d’alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l’âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir.


Extraits  « Autour de ce repas de crève-la-faim, on relatait chacun à notre tour les leçons que notre mère nous avait apprises au fil des années, à cette même table. « Il y a tant de beauté et de puissance dans notre passé, nous rappelait-elle lorsqu’elle nous racontait les actions des Noirs qui nous avaient précédés. Vous devez être capables de lire avec discernement, de vous exprimer clairement et de comprendre le monde », estimait-elle avant de nous indiquer une nouvelle page du dictionnaire à étudier. »

« Pour ma mère, le travail allait et venait, en permanence. Maintenant que j’avais compris pourquoi, cela me faisait encore plus mal.
Je croyais que c’était la vie qui était comme ça. Je ne savais pas que c’était un problème de couleur.« 


Mon avisTout le monde connaît Malcolm X, le très grand défenseur des droits des Afro-Américains, porte-parole principal de Nation of Islam, assassiné pour ses convictions. Mais peu connaissent Malcolm Little, le petit garçon noir, orphelin de père et séparé très jeune de sa mère. Ilyasah Shabazz, l’une des filles de Malcolm X, raconte la jeunesse de son père.

                    Malcolm X enfant                                    Ilyasah Shabazz La fille de Malcolm X

Nous voici plongés dans les années 1930, dans un quartier de Lansing, dans le Michigan. Malcolm Little, entouré de ses frères et soeurs, voit partir sa mère dans un hôpital pour personnes dérangées. Placé en famille d’accueil, Malcolm aspire à plus de libertés, et décide de partir vivre sa vie loin de Lansing. Il atterrira d’abord à Boston, puis à New York, où il découvrira la drogue, le trafic, les femmes.

Entre fiction et réalité, la fille de Malcolm X a souhaitée offrir aux lecteurs le soin de démêler le vrai du faux. Elle s’est appuyée sur les dires de sa mère, de sa famille proche et de toutes les personnes qui ont connues Malcolm jeune, pour écrire cette histoire. Certains personnages ont été inventés, certaines actions également, d’autres sont bel et bien réelles, mais ont été embellies. J’ai lu cette biographie comme je lirais un roman ; avec assiduité, intérêt et passion. L’histoire est rythmée, les événements s’enchaînent facilement, il n’y a que très peu de longueurs, ce qui rend le récit agréable à découvrir.

En toile de fond, les auteurs nous font ressentir l’intensité de la ségrégation qui existait à cette époque (lynchage, assassinat, humiliation…).

La jeunesse de Malcolm est mouvementée et plutôt atypique. On a d’ailleurs du mal à croire qu’un gamin qui a vécu cette jeunesse-là, qui a fait autant de bêtises, qui est allé jusqu’à passé plusieurs années en prison, puisse être devenu le grand homme que tout le monde connaît. C’est invraisemblable, mais en même temps, c’est merveilleux. Ilyasah Shabazz le dit bien dans ses notes de fin,

« J’ai partagé ce récit afin que chacun se souvienne que l’espoir existe pour tous. Peut importe ce que nous avons été, peu importent les doutes qui nous assaillent, les erreurs commises, nous sommes capables de dépasser notre situation actuelle, surtout si nous nous appuyons sur les leçons tirées de notre histoire. Chacun a en lui la capacité de changer les choses et de devenir ce que la vie peut lui offrir de mieux.« 

Seule ombre au tableau : la fin du récit, bien trop brutale. L’histoire est bien narrée, assez développée, mais elle se finit abruptement, alors que Malcolm Little n’est toujours pas devenu Malcolm X. Je comprends que les auteurs aient voulues axer le récit autour de l’enfance peu commune de Malcolm, mais un petit chapitre sur l’homme qu’il est devenu par la suite n’aurait pas été de refus. En plus, cela aurait ajouté plus de poids au message d’espoir que souhaitait faire passer sa fille.


Grâce à cette biographie, j’ai (re)découvert Malcolm X, à travers Malcolm Little : un petit garçon noir, vivant entre la drogue, le sexe et l’alcool. C’est un bon récit, rythmé, riche d’informations et de révélations. J’ai prit plaisir à le lire. 

Ma note : 8/10

 

Belle de nuit


Belle de nuit de Sonia Frisco

351 pages, à 17€


Résumé : Deux Filles Deux Destins. Une Histoire. Il existe des réalités qui dépassent la plus incroyable fiction, des rêves pour lesquels on est prêt à tout donner, des amitiés plus fortes que toutes les adversités. La violence ne sévit pas toujours à visage découvert, bien souvent elle porte des masques, pour cacher sa laideur et sa misère. Dans un monde redoutable qui la veut prisonnière, Mia va lutter de toutes ses forces pour sauver son histoire personnelle et trouver l’amour, la liberté et la vie… avec, pour seuls alliés, un espoir, un rêve et une amie. On dit de la liberté qu’elle n’a pas de prix. C’est parce que sa valeur est inestimable…

Mais la liberté a toujours un prix.
Et quand on le connaît, on le paye.

Il doit certainement y avoir en nous le souvenir d’un monde ou d’un lieu où l’on a été heureux.

Qu’est-ce que la Vie ? Qu’est-ce que le Temps ? Qu’est-ce que l’amour, l’amitié et l’infini ?


Extraits :  « La plus cruelle prison de l’homme est souvent l’homme lui-même.« 

« Cela s’appelle le quotidien. Pour beaucoup, c’est la sécurité. Même laide, même meurtrissante, même traumatisante, terrifiante ou injuste, c’est la sécurité. »


Mon avis : Un grand merci à Babelio, ainsi qu’à Amazon Publising grâce à qui j’ai pu recevoir et lire ce livre signé Sonia Frisco.

Je parle bien de livre et non de roman, puisque même si une infime partie des lignes écrites sont fictives, la majeure partie de l’histoire est réelle. Les personnages sont de vraies personnes (seule leur véritable identité est tue) et les événements qui s’y déroulent se sont véritablement passés. Une fois qu’on sait ça, quand on commence à découvrir le récit, on ne peut qu’être touché, ému et attristé par la tragique histoire de Mia.

Mia, c’est une femme mariée à un homme qu’elle n’aime plus, mais qu’elle ne peut pas quitter, à cause de son manque d’argent et des critiques de sa famille. Mia, c’est une femme encastrée dans un quotidien morose et banal, qui ne lui apporte que tristesse et désespoir. Un beau jour, elle décide de mettre fin à cette vie là et de commencer véritablement à vivre pour elle. Mais les chemins vers la liberté sont difficiles à atteindre…

Belle de nuit, c’est le combat d’une femme, qui se bat pour sa liberté. Elle se bat pour connaître la vraie vie, et sortir du quotidien qu’on lui a imposé. Elle veut aussi découvrir l’amour, le véritable amour, l’amour passionnel, dont elle a tant entendue parler, mais qu’elle n’a jamais abordé.

Cette histoire, c’est aussi la mise en avant de la condition de la femme dans tout ce qu’elle a de plus restrictif. Une femme, corps sensuel qui se laisse manipuler et traiter comme un objet. Une femme, dépendante et soumise à une domination masculine. Une femme, encastrée dans des coutumes familiales avilissantes.

On réfléchit également beaucoup à la prostitution et aux conditions des femmes qui exercent cette activité. Prostituée libres ou exploitées ? Choix de vie ou contraint ? La prostitution est un vaste débat, qui encore aujourd’hui fait couler beaucoup d’encre. A chacun de s’en faire sa propre idée.

A travers cette tragique histoire, c’est surtout un message d’espoir que l’auteure souhaite faire passer. Elle invite également à la tolérance, au partage et à l’amour. Son message est admirablement mis en scène, puisqu’elle nous confie l’histoire intime de sa tendre amie, Mia. Un bel hommage, puissant, tragique, respectueux, mais surtout rempli d’amour.


Un récit dense, qui raconte avec justesse la quête d’une existence et des valeurs qui la composent. J’ai été touché par ce bel hommage. 

Ma note : 7,5/10

De Gaulle, le résistant


De Gaulle, le résistant de Hélène Montardre

61 pages, éditions Nathan


Résumé : 1940. Les troupes allemandes de Hitler envahissent la France. En Lorraine, le colonel de Gaulle tente d’empêcher leur avancée. En vain. Nommé général, il clame, haut et fort, que la France doit continuer le combat. Le nouveau gouvernement de Pétain capitule face à Hitler. Le général part à Londres. Sur les ondes de la BBC, la radio anglaise, il appelle tous les Français à résister. Jamais il ne baissera les bras…


Extrait :  « La guerre commence bien mal ! Pourtant, il ne faut pas baisser les bras. Il faut se battre.
Alors, devant cette foule apeurée qui déferle sur les routes, il se fait une promesse : celle de ne jamais abandonner et de poursuivre le combat, là où il le faudra et tant qu’il le faudra.« 


Mon avis : En cette journée du 14 juillet 2017, jour de fête nationale française ponctuée de commémoration des corps armés, je publie ma chronique sur cette petite biographie relatant le combat de De Gaulle pour la France.

Charles de Gaulle était un militaire, qui s’est battu durant la première puis seconde guerre mondiale. Alors que les Allemands ont envahis la France, conquérant chaque jour davantage de terres, De Gaulle rejette l’armistice voulu par Pétain. Cela reviendrait à nuire à la France, à perdre son identité et ses valeurs qui la caractérisent tant. Condamné à mort, De Gaulle s’expatrie en Angleterre, terre à partir de laquelle il va mener son attaque. Grâce aux ondes de la radio BBC, il va reformer une armée, redonner confiance et espoir aux soldats et citoyens français.

Cette courte biographie relate les exploits de De Gaulle en tant que résistant à l’occupation nazie. Écrite dans des mots simples, ponctuée de dessins en noirs et blancs, elle est fidèle à la réalité, tout en étant simplifiée, pour permettre une plus grande compréhension par les plus jeunes.

 

 

De Gaulle était fort, courageux et téméraire. Il aimait plus que tout la France. Il a sacrifié sa vie à la France et aux français. C’est à ce grand homme qu’on doit le fait de vivre aujourd’hui dans une France libre. Merci monsieur, vos efforts n’ont pas été vains. Mais De Gaulle n’était pas seulement soldat, dirigeant et résistant, il était également époux et père de famille. Bien que l’affect personnel soit peu développé dans ce récit, Hélène Montardre a quand même insérée quelques passages où elle parle brièvement des enfants de De Gaulle, ainsi que de sa femme, Yvonne. De quoi ajouter une touche supplémentaire d’humanisme à ce grand combattant.


Une magnifique biographie simplifiée, qui relate avec précisions les faits de ce grand homme. C’est un très bon support pédagogique, pour apprendre aux plus jeunes qui était De Gaulle et quel fût ses actions pour sauver la France. Je recommande !

Ma note : 7/10

Jules César


Jules César de Rachel Firth

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Il mène les troupes romaines au-delà des frontières de son pays. Plus loin qu’elles n’ont jamais été. De Rome à Alexandrie, il voyage et triomphe. De ses mains, naît l’empire le plus puissant au monde. L’empire romain. Son nom ? Jules César.


Extrait :  « César observait la rue depuis son balcon, heureux d’être dans cette grande cité, le coeur de la puissante République romaine. Quiconque voulait devenir quelqu’un venait à Rome, et lui y habitait. Bien qu’il n’ait que quatorze ans, il était convaincu qu’il aurait un jour un rôle important à y jouer.« 


Mon avis : Le Livre de Poche jeunesse a sorti quatre petites biographiques illustrées sur des personnages illustres, qui ont marqué, d’une façon ou d’une autre, le monde entier. Ce qu’il y a de bien avec ces petites lectures, c’est qu’elles donnent aux jeunes lecteurs des clés pour mieux comprendre  certains grands faits de l’histoire. Il y a deux mois, j’avais découvert la courte biographie de Marie-Antoinette écrite par Katie Daynes, que j’avais pris beaucoup de plaisir à lire ; aujourd’hui, j’ai lu en une demi-heure la biographie de Jules César réalisée par Rachel Firth.

Vous allez découvrir les plus grandes lignes de la vie de Jules César. De sa jeunesse à Rome, rêveur et passif à son ascension fulgurante. Aux guerres qu’il a mené, parfois perdues, d’autres gagnées. Vous découvrirez ses amours et ses alliés, mais aussi ses ennemis, ceux-là même qui lui vaudront sa perte.

Toutes les informations y sont condensées, toute la vie de Jules César est diminuée pour ne tenir qu’en quelques pages. C’est un bon moyen d’attirer les enfants à découvrir sa majestueuse vie, sans pour autant les ennuyer. Mais, pour moi adulte, j’ai trouvé que cet amas d’informations était trop dense. Toutes les informations étaient données à la chaîne, les unes après les autres, sans laisser le temps au lecteur de tout emmagasiner. Ce qui fait qu’une fois ma lecture terminée, je ne me souviens que d’un infime pan de la vie de cet homme.

Outre cela, cette biographie est accompagnée de magnifiques illustrations. Elles prennent l’entièreté des doubles pages, et donnent un effet de profondeur très appréciable, qui permet aux lecteurs de s’introduire plus facilement dans l’histoire. Ajoutez à ces jolies mises en pages, une originalité au niveau textuel, puisque l’auteure alterne entre récit narratif traditionnel et insertion de bulles narratives, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

J’ai (re)découvert Jules César comme je ne l’avais jamais vu. Jeune, vaillant, téméraire, amoureux parfois… Les nombreuses péripéties de son existence, lui ont prodiguées une vie bien remplie. César est, et restera, l’une des figure antique les plus célèbres de l’histoire du monde, c’est pour cela qu’il est important d’apprendre à connaître sa vie, ses motivations et ses agissements.


Une biographie illustrée de la digne vie de Jules César, qui devrait plaire aux plus jeunes. Enfourchez vos montures et partez à l’assaut de ce court récit.

Ma note : 6/10