Chick-lit·Romance

Sextoys et bulles de savon


Sextoys et bulles de savon de Mily Black

216 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Fanny a tout plaqué pour ouvrir cette boutique. Tout, c’est sa vie, son job d’ingénieur dans une entreprise de cosmétique, et le salaire qui va avec. Pourquoi ? Pour vendre des produits de beauté bio et… des sextoys. Drôle d’idée, lui dira-t-on, surtout dans un petit village qui compte en tout et pour tout trois commerces. Mais l’idée va plus loin que ça. Fanny veut aider les femmes à se sentir mieux dans leur peau, par tous les moyens, pour elle-même surmonter les traumatismes de son adolescence. Alors quand elle fait la rencontre de Jenny, une jeune femme qui montre des signes de maltraitance, elle ne peut rester insensible.

Face aux détracteurs offusqués par ses produits, la jeune femme va devoir faire preuve de persévérance et d’humour. Deux qualités qui lui seront également utiles pour résister au charme d’Édouard, le policier du village qui lui donne du fil à retordre. Elle, qui a pourtant pour règle de ne s’attacher à personne…


Extraits :  « Le sexe a beau être présent partout dans notre société, il reste néanmoins un sujet délicat.« 

« Prendre soin de sa peau ne suffit pas à se sentir mieux. Les femmes ont besoin de s’épanouir, que ce soit dans le domaine professionnel, comme dans celui de l’intime. Les livres les plus récents sur le sujet démontrent l’importance d’une sexualité active et créative. Je ne fais que fournir les bases pour apprendre à apprivoiser son corps. »


 

Mon avisC’est avec le sourire aux lèvres que j’ai débuté ce nouveau roman, signé Mily Black. L’année dernière, cette même auteure m’avait fait passer un bon moment dans Petits dérapages et autres imprévus, une romance légère, qui avait égayée mes journées, tout en me faisant voyager. C’est avec enthousiasme que je réitère donc ma découverte de cette auteure française.

Fanny a eut l’étonnante idée d’ouvrir une nouvelle boutique assez spéciale. Alors que dans l’avant-salle elle vend des produits de beauté bio, dans l’arrière-salle, vous pourrez y découvrir des sextoys. Son idée ? Prendre soin de sa peau et de son corps pour s’épanouir et se sentir mieux. Mais voilà, son idée ne plaît pas à tout le monde, puisque la mère du maire est réfractaire à cette implantation et n’hésite pas à lui envoyer Edouard, un policier, pour lui faire cesser son activité. Hélas, contre toute attente, Fanny va doucement tomber sous le charme de ce policier, à qui elle va faire de nombreuses avances.

Vous l’aurez compris, dans cette romance, l’humour est maître. Fanny est une protagoniste excentrique, qui n’y va pas de main morte pour faire la promotion de son nouveau commerce. Vous la verrez dans des tenues affriolantes, dans des mises en scènes amusantes… Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Ce personnage extravagant est contrebalancé par le conformisme de Madame Lobarde, offusquée et scandalisée par l’idée saugrenue de Fanny. Elle tentera par tous les moyens de lui mettre des bâtons dans les roues. Un jeu du chat et de la souris hilarant !

Mais derrière cette légèreté apparente, se cachent quand même des sujets plus profonds. En effet, l’auteure tend à rendre les femmes maîtresses de leurs propres corps. Elle veut qu’elles s’assument et s’amusent en même temps, et non qu’elles dramatisent à tout va ou se cachent derrière ce que la société impose comme la norme.

De plus, la deuxième grande partie du roman met en avant un sujet des plus sérieux, puisque d’actualité dans notre société : la violence faite aux femmes. Jenny, jeune femme introvertie et réservée, subit les coups de son compagnon, sans jamais se rebeller. Devenue dépendante financièrement de son conjoint, qui l’isole et la coupe du monde entier, Jenny n’a plus d’accroche pour s’en sortir. C’est ce qu’à découvert Fanny, qui va tenter de l’aider du mieux qu’elle le peut. Un bon sujet, bien traité, qui peut permettre d’accompagner certaines femmes vers la libération et l’émancipation conjugale. De quoi redonner espoir à certaines femmes : la prise de parole est primordiale pour se révolter, s’en sortir, et changer de vie.

J’en profite pour vous montrer une courte vidéo qui dure 35 secondes, pour sensibiliser à la violence conjugale et aider les femmes à extérioriser leurs problèmes.


Une romance légère et drôle, qui a quand même l’avantage de faire réfléchir sur certains sujets sérieux : la maltraitance conjugale, ou encore la réconciliation féminine avec son corps. Ne boudez pas votre plaisir et poussez la porte de cette boutique originale… bons moments assurés !

Ma note : 7,5/10
Chick-lit

Le diable s’habille en Prada

Le diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger.
507 pages, éditions Pocket

 

Résumé :Andrea n’en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l’a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais ! Et devenir l’assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andrea : des milliers d’autres filles se damneraient pour être à sa place ! Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère. Leurs raisons de vivre ? Répondre à TOUTES les angoisses existentielles de la déesse Miranda. Justement, cette dernière vient de trouver une nouvelle victime de la mode :  » An-dre-ââ « …

Extraits : « Voilà donc où m’avaient menée mes quatre années d’étude consacrées à analyser et décortiquer par le menu romans, pièces de théâtre, nouvelles et poèmes : à consoler une bestiole pourrie gâtée avec une tronche de chauve-souris tout en essayant de ne pas démolir une voiture qui ne m’appartenait pas et qui coûtait la peau du bas du dos. »
« Après tout un million de filles n’étaient-elles pas prêtes à se damner pour être à ma place ?  »

Mon avis : Avant de commencer la critique de ce roman (qui sera sûrement très courte), je tenais à dire que j’ai abandonné ce livre alors même qu’il n’avait pas atteint les 100 premières pages. Vous allez sans doute être offusqué que je n’ai pas tenu un peu plus longtemps, ne serait-ce que par respect pour l’auteure. Et bien je vous répondrais que vu le nombre faramineux de livres qui attendent que je les lise, ça ne servait à rien que je m’obstine à lire un livre dont je sais pertinemment ne pas aimer l’histoire.

Le chick-lit n’est pas mon genre littéraire de prédilection, mais pendant les vacances, je m’étais dis qu’un peu de détente avec un livre sympathique et marrant me ferait du bien. Malheureusement, mes attentes concernant ce livre étaient bien plus élevées que ce que j’ai découvert durant ces premiers chapitres.

Les personnages sont tous impossibles à vivre ; ils sont antipathiques, exécrables, égoïstes… ils cumulent tous les défauts. Comment s’attacher à des personnages qui semblent neuneu, avec de puériles sujets de conversations ? Je n’avais qu’une idée en tête : les secouer pour qu’ils se réveillent ou les gifler à tour de rôle.

De plus, l’histoire principale n’a rien de passionnante. Très vite, nous découvrons ce dont il est question dans ce livre, c’est-à-dire de mode, d' »esclavage », et d’égoïsme. Rien ne m’a poussé à continuer ma lecture ; l’action est au point mort, les personnages repoussant… je m’ennuyais tellement que j’en avais des mal de tête (c’est pour dire… !). Quant à C.F – Lire qui qualifiait le roman de « Drôle » (cf le dos du roman), je n’ai pas repéré une seule pointe d’humour. J’ai seulement eu de la peine et de la pitié pour cette pauvre idiote d’Andréa.

L’adaptation cinématographique semble receler bien plus de peps et d’action que le livre, mais ce n’est pas pour autant que j’aimerais la regarder. Le diable s’habille en Prada m’a fâché avec la chick-lit et avec son auteure, Lauren Weisberger. Dorénavant, je ferais plus attention avant de débuter un livre féminin tel que celui-ci.

 

Ma note : 2/10
Chick-lit

Je peux très bien me passer de toi

Je peux très bien me passer de toi
de Marie Vareille
317 pages, éditions Charleston, à 19,90€

 

Résumé : Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu…

Extraits : « Quoi que tu aies fait, si ça ne marche plus entre vous, ça ne marche plus et c’est tout. On ne peut pas tout réparer. Souvent ça ne suffit pas de s’aimer ou d’être désolé. »
« Une femme sans talons et en pantalon, c’est aussi ridicule qu’un homme imberbe et en jupe. »

Mon avis : Après la sortie triomphante de son premier roman chick-lit, Ma Vie, Mon Ex et autres calamités, Marie Vareille revient en fanfare sur le devant de la scène, avec un second ouvrage tout aussi génial.

Nous retrouvons cette fois-ci non pas une, mais deux héroïnes, pour notre plus grand plaisir ! Constance, jeune femme posée, travailleuse, un tantinet coincée et Chloé, séductrice dans l’âme, incorrigible rêveuse, sont deux copines très complices. Un beau jour, elles décident de se lancer chacune un défi : Constance devra coucher le premier soir avec un inconnu, alors que Chloé va devoir faire abstinence durant six longs mois. Des challenges qui vont littéralement changer le quotidien des deux jeunes femmes.

Marie Vareille m’a une nouvelle fois comblée ! Ses romans chick-lit, loins d’être gouvernés par des personnages excentriques, totalement idiots et agaçant, sont dotés de protagonistes intéressants, captivants, plutôt intelligents et attachants. Le lecteur tombe en pâmoison devant Chloé, qui semble contenir toutes les qualités inimaginables (la beauté, l’intelligence, la gentillesse…) et s’émeut de l’incertitude touchante de Constance. Deux protagonistes aux caractères contraires, qui comblent parfaitement leurs différences en se complétant.
De plus, l’humour est quasiment omniprésent dans ce roman, même s’il n’apparaît par endroits qu’à petites touches. Mais ce qui gouverne réellement Je peux très bien me passer de toi, c’est les sentiments amoureux. Constance et Chloé, à la recherche de l’homme qui partagera leurs vies, leurs rêves, leurs bizzareries. Des sentiments masqués, cachés, des coeurs qui se protègent de la difficulté de l’amour, ou qui cherchent à découvrir de nouveaux sentiments comme ceux-ci. Pour finalement terminer par l’ouverture de coeurs jusque là camouflés, de déclarations enflammées et de pupilles qui pétillent.

Et comme dans son précédent roman, l’auteure fait voyager ses personnages dans des endroits plutôt agréables comme arrière-plan d’un récit romantique. L’une se retrouve dans un grand domaine viticole, entourée de magnifiques paysages uniques ; tandis que l’autre est projetée dans la grande ville de Londres. Pour recommencer sa vie à zéro, rien de tel que de changer son quotidien.

Envie de rire un bon coup, de passer un agréable moment, tout en rêvant d’une vie similaire à celle de Chloé ou Constance ? Foncez acheter Je peux très bien me passer de toi !!!

Ma note : 7,5/10
Chick-lit

Ma Vie, mon Ex et autres calamités

Ma Vie, Mon Ex et autres calamités de Marie Vareille
267 pages, éditions City, à 15,90€

 

Résumé : Juliette a un amoureux, un job, un appartement et trente-et-une paires de chaussures. Mais toutes les bonnes choses ont une fin : du jour au lendemain elle se retrouve célibataire, chômeuse et sans logement !
Elle déprime pendant des jours devant Gossip Girl en engloutissant des kilos de Chococookies. Jusqu’à ce qu’une série de quiproquos rocambolesques la contraigne à affronter sa plus grande terreur, l’avion, et à s’envoler pour les Maldives à la poursuite de son ex et de sa mystérieuse nouvelle copine.
Évidemment, là non plus, les choses ne tournent pas comme elle l’avait imaginé. Elle rencontre notamment un jeune homme, certes très beau, mais aussi très désagréable…
Une comédie romantique pétillante et drôle avec une délicieuse french touch !

Extraits : « En plus, franchement, imagine que je tombe sur Ryan Gosling dans la rue… J’aurais vraiment l’air stupide si je ne pouvais pas coucher avec lui parce que je suis mariée. »
« Cara mia, tu sais, quand on aime quelqu’un, on se fait toujours baiser, au sens propre comme au sens figuré. »

Mon avis : Si je devais conseiller un livre de chick-lit pour les vacances, qui permette de s’évader légèrement tout en s’amusant ; ce serait bien ce roman-ci.

Pour se relaxer, cette histoire est vraiment géniale. Usant d’humour et de second degré, Marie Vareille a lancé son héroïne dans des circonstances vraiment époustouflantes et originales. Des situations qui sortent de l’ordinaire, des quiproquos, des éclats de rire dignes des plus grands sketchs. Il est rare que je rigole autant à la lecture d’un livre.

Bien que la vie de notre protagoniste est assez spectaculaire – elle perd son boulot, elle perd son petit ami, qui s’envole au Maldives avec l’une de ses meilleures copines, elle les suit pour tenter de le reconquérir et rencontre un homme bien plus charmant -, je me suis facilement identifiée à Juliette. Son mode de vie, à la fois vagabond mais routinier coïncide avec son température difficile à décrypter : à vif, mais patiente, colérique et exigeante mais sentimentale et romantique.

La couverture du livre le présageait déjà, mais Ma vie, Mon Ex et autres calamités est un condensé de voyages, d’évasion, une bouffée d’air frais. Comme plongé dans un rêve, le lecteur s’embarque avec l’héroïne pour une destination tropicale, où des aventures fabuleuses se dérouleront sous le soleil et les palmiers. Un voyage paradisiadique qui virera du cauchemar le plus total à un conte de fée grandeur nature.

Malgré les nombreux problèmes rencontrés et les obstacles auxquels Juliette doit faire face, le récit se déroule d’une traite, et imbrique le lecteur dans son déroulement. J’ai été littéralement plongée en transe dans l’histoire, ne pouvant pas lâcher un chapitre sans un débuter un second. Le suspens de fins de chapitres est tel que j’ai failli lire ce livre en une seule fois (malheureusement le temps ne me l’a pas permis).

Je recommande chaudement ce léger roman, à lire essentiellement l’été, accompagné d’une boisson fraîche, et d’un paquet de mouchoir pour essuyer les larmes de rires. J’ai vraiment adoré ; je ne pensais pas aimer autant un roman chick-lit !

Ma note : 9/10
Chick-lit

Trois soeurs à New York

Trois soeurs à New York de Melissa Senate.
336 pages, éditions Harlequin à 10,00€
Résumé : Qu’est-ce qui peut bien pousser Ally, Sarah, Zoé, ces trois New-Yorkaises hyperindépendantes, à se réfugier… chez leur cher papa ? Peut-être Ally, l’aînée, a-t-elle quelques petits problèmes avec son mari ? Il faut dire que ce n’est pas l’homme le plus fidèle de l’univers… Quant à Sarah, il se pourrait bien qu’elle ait des difficultés à annoncer à Griffen, son petit ami depuis deux mois, un heureux et néanmoins surprenant événement. Enfin, Zoé, la  » diva des marieuses « , celle qui vous dit comment réussir à coup sûr un premier rendez-vous, a semble-t-il certaines réticences à… s’engager Mais chuuut ! Leur cher papa ne sait rien, ne dit rien… Il n’est pas là pour leur faire la morale, non. Il est là pour soutenir, avec une patience infinie, ses trois phénomènes de filles…

Extraits : « Soyons honnêtes, entre le rêve et la réalité, il y a une multitude de possibilités. »
« Fais ce que tu crois bon pour toi. L’important, c’est que tu ne te compromettes pas et que tu ne te trompes pas de chemin.« 
Mon avis : Trois soeurs à New York raconte la vie de trois soeurs, dans des chapitres qui relatent chacun leur tour leurs portraits et leurs caractères bien différents. Des histoires qui se croisent au fil des pages, se rejoignent pour ensuite continuer leur chemin chacune de leur côté…
Un livre simple, facile et sympathique à lire, qui permet un moment de détente aux côtés des personnes si attachants les uns les autres. Des scènes tantôt comiques, tantôt stressantes, un suspense à la fin de chaque chapitre, qui croissent davantage au fil des pages.
Ma note : 5/10
Chick-lit

Les anges s’en mêlent

Les anges s’en mêlent
de Debbie Macomber
206 pages, éditions Charleston, à 16€
Résumé : Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent après s’être rentrés dedans, apparemment par accident (du moins, c’est ce qu’ils croient), à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais, aussi vite qu’ils ont été réunis, un autre coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.
Un an plus tard, Lucie est le chef d’un nouveau restaurant au succès retentissant et Aren travaille pour un grand quotidien de la ville. Malgré tous les mois qui ont passé, ils n’ont jamais oublié cette belle soirée, et Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, non plus. Pour aider le jeune couple à se retrouver, ils vont cuisiner un projet fou : mélanger un grand amour, une seconde chance et une bonne pincée d’espièglerie afin de créer un miracle de Noël que vous n’oublierez pas de sitôt.
Extraits : « Sa mère lui avait toujours dit qu’on gagnait le coeur d’un homme par son estomac. »
« Nous ne sommes pas supposés comprendre pourquoi les humains prennent les décisions qu’ils prennent. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Cela s’appelle le libre arbitre. »

Mon avis : A la fin de cette nouvelle lecture, je ne suis déçue que d’une seule chose : de ne pas avoir lu Les anges s’en mêlent en temps de fêtes de fin d’années. Ma découverte aurait été on ne peut plus extraordinaire, magique et irréelle.

Debbie Macomber est une auteure que j’ai déjà eu le plaisir de découvrir grâce à son précédent roman, La maison d’hôte, qui avait été une surprenante lecture, agréable et reposante à lire. A la vue de cette nouvelle parution (Les anges s’en mêlent), je n’ai pas tergiverser longuement pour me décider à replonger dans l’éclatante beauté du style littéraire de Debbie Macomber. Et une nouvelle fois, j’ai complètement adhéré…

Au commencement de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de trouver les personnages mous, l’histoire trop cul-cul, trop romantique et trop fictive pour paraître vraie. De plus, je n’avais pas compris l’utilité des anges, ils me paraissaient de trop dans cette histoire, transparents au récit.

Fort heureusement, plus l’histoire avançait et se profilait à l’horizon, plus mon esprit s’est laissé gagné par le charme de l’histoire et des personnages. Certes, ce n’est pas de la grande littérature, mais Debbie Macomber sait manier les mots, et arrive à en faire ce qu’elle souhaite. Ici, mélangeant aisément imaginaire et histoire d’amour à l’eau de rose, sa recette fonctionne à merveille pour passer un moment léger sans prise de tête. Pour rajouter une pointe d’enchantement à son récit, elle décide de présenter les points majeurs de son histoire sous les hospices des fêtes de Noël et de la magie qui s’en dégagent.

Assez simple dans la narration d’ensemble, Les anges s’en mêlent recèle quand même un large éventail de sentiments à promulguer. L’histoire d’amour centrale donne à réfléchir, fait rêvasser le lecteur et le plonge au coeur d’une idylle particulière, originale, mais terriblement sincère. Les anges, quant à eux, font preuve d’une gaucherie et d’un manque de discipline qui se transformera en un grand humour, qui ne vous laissera pas de marbre.

Une courte romance bien sympathique susceptible d’être lue en une soirée de Noël au chevet d’une cheminée fumante, accompagné de personnages angéliques, qui ne cesseront de vous étonner. Un livre réconfortant et fort charmant, qui vous apportera espoir, rêveries et amour ! Vite, vite, un autre roman de Debbie Macomber… !

Ma note : 6/10
Chick-lit·Littérature canadienne

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi ?

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi ?
de Geneviève Lefebvre
285 pages, éditions NiL, à 19€

 

Résumé : L’histoire comique et émouvante d’une « working girl » célibataire à qui un petit chien va donner une vraie leçon de vie.

365 jours, 50 ruptures amoureuses, 70 bouteilles de pomerol, 1 chienne adoptée… Un désopilant marathon sentimental.

« Cette histoire commence avec un rejet. Pour être franche, cette histoire est ponctuée de rejets. Celui que j’avais infligé dans la cruelle insouciance de mes dix-sept ans à un garçon qui n’en méritait pas tant, et celui qui allait me renverser comme une grosse boule déterminée à abattre toutes les quilles d’un seul et sale coup. Bang. »

Qu’est-ce qui fait courir Julia Verdi, cette cadre de 37 ans haut placée dans une entreprise de bois à Montréal ?
La recherche de gloire et d’argent ?
Ses relations avec des hommes qui semblent parfaits sur le papier, mais qui la quittent les uns après les autres ?
La maladie de sa mère, qu’elle fuit ?
À force de ne pas se remettre en question, Julia court surtout le risque de finir seule et malheureuse.
Mais un soir, au coin d’une ruelle, voilà qu’une petite chienne abandonnée tourne ses yeux noirs vers elle. Qui aurait cru que cet animal allait tout changer ?
Un roman plein d’entrain qui ne se lâche pas.
Une étonnante leçon de vie pour tous ceux qui tournent en rond.

Extraits : « Il n’y a que les livres ou les chiens que l’on puisse adopter ainsi. Sans trop savoir d’où ils viennent, par quoi ils sont passés et dans quoi on s’embarque. »
« La vie est un sac de fille, bordélique et exaspérant. »

Mon avis : Ce livre est étonnant. L’illustration de la couverture, avec un petit chiot au centre de l’image, ainsi que le titre assez explicite ne laissent guère présager de doute quant au thème principal du récit. En effet, ce livre parle d’animal, notamment d’un petit chiot salement abandonné dans la rue, qui va se faire adopter par notre protagoniste Julia Verdi. Mais l’histoire est bien plus profonde ; il faut creuser en profondeur dans les affres intérieurs de l’héroïne pour découvrir la réelle trame du récit.

Geneviève Lefebvre a constituée une pâle copie ironique d’un roman chick-lit. Avec une héroïne girly comme personnage principale, constamment occupée de sa petite personne, plutôt superficielle, arrogante, parlant sans cesse d’amour sur un ton humoristique, mais éternellement repoussée par les hommes et se réfugiant dans son travail professionnel. Mais cette description correspond seulement à la personnalité de surface de Julia Verdi. En creusant inténsément, on voit une jeune femme malheureuse, qui coule peu à peu dans sa vie privée et professionnelle, sans réelles attaches.

C’est là qu’intervient le talent de l’auteure, qui arrive à combiner un ton humoristique loufoque rattaché au genre de la chick-lit avec des sujets graves, comme par exemple la mort accidentelle de David sur la route, faisant une embardée pour éviter un chien.

La première apparition du chien se fait dans une scène dramatique et choquante, autant pour le lecteur que pour Julia. Mais l’auteure va aller plus loin, et va jouer sur l’intensité de la situation pour placer un petit chiot au bout d’une corde, pile dans la rue de Julia. Le lecteur ne peut qu’être peiné et ressentir de la pitié pour cette jeune femme, sur qui tous les malheurs du monde semblent s’abattre.
D’abord hésitante, Julia va finalement adopter le chiot – qui se révèlera être une chienne -. Plus le temps passe, et plus elle s’attache à l’animal, qui va la faire peu à peu sortir de sa solitude, de son état végétatif et désespérée. Elle retrouve goût à la vie, recommence à prendre soin d’elle, et renaît grâce à cet animal, presque tombé du ciel. Une symbiose presque parfaite se créait entre l’être humain et l’animal ; l’amour qu’elles se portent l’une l’autre croît de jour en jour, et prouve le côté presque humain des animaux.

C’est une réelle leçon de vie que nous apporte là Geneviève Lefebvre. Profiter de chaque instant de notre vie intensément, car tout peut disparaître du jour au lendemain. Aimer la vie et ce qu’elle nous apporte. Mais surtout savoir la partager, apprendre des autres, recevoir et donner du bonheur.
Mais c’est aussi un coup de gueule contre les personnes, qui, chaque jour, abandonnent dans la rue des animaux, pour multiples raisons. Des bêtes inoffensives, lâchées dans la nature, sans ressource, sans abri, qui passent d’un foyer aimant à l’obligation d’errer pour survivre.

C’est une lecture que j’ai passablement appréciée. La protagoniste, qui semble si froide et presque sans coeur quitte progessivement sa carapace pour s’ouvrir à un petit animal. Une histoire facile à lire, parfaitement réaliste, qui narre des épisodes qui pourraient appartenir à la vie quotidienne de tout un chacun. Néanmoins, la rudesse de certains propos de l’auteure – la mort accidentelle de David en voiture, julia Verdi et son voisin homosexuel, Rosario, qui fantasment l’un sur l’autre et veulent coucher ensemble seulement pour avoir un enfant… – peuvent choquer les plus jeunes. Mais le fond de la narration, moderne, fluide et joviale nous fait passer un bon moment de lecture.

Ma note : 6,5/10