Qui le sait ?


Qui le sait ? de Lesley Kara
377 pages, éditions Les Escales, à 21,90€


Résumé : Elle pensait pouvoir oublier ses secrets les plus noirs. Elle avait tort. Astrid, ancienne alcoolique, n’a pas touché un verre depuis 192 jours, 7 heures et 15 minutes. Pour fuir son passé douloureux, Astrid a quitté Londres. Elle vit chez sa mère dans une petite station balnéaire et essaie de se reconstruire. Pourtant, malgré les réunions des Alcooliques Anonymes et sa volonté de commencer une nouvelle vie, certains souvenirs continuent de la hanter. Car quelqu’un sait exactement ce que fuit Astrid. Et il n’arrêtera pas de la harceler jusqu’à ce qu’elle apprenne que certaines fautes ne peuvent pas être pardonnées. Pour celles-ci, il faut rendre des comptes… …


Extraits : « Ce n’est pas parce que vous vous imaginez en train de faire quelque chose et que ça vous procure un sentiment de satisfaction que vous avez réellement envie de le faire. Cela ne veut pas dire que vous allez tout mettre en oeuvre pour que le rêve devienne réalité. Loin de là. Pourtant, il arrive aussi que l’inverse se produise, et que vous fassiez quelque chose d’impensable, changeant le cours de votre vie pour toujours. »

« Nos secrets sont le véritable reflet de notre âme. »


Mon avis : Astrid est une jeune trentenaire qui a fuit Londres et ses problèmes passés. Elle s’est réfugiée aux côtés de sa mère, à la campagne et tente progressivement de se reconstruire. Ancienne alcoolique, elle se rend chaque semaine aux réunions des Alcooliques Anonymes, où elle tente de purger ses peines, d’obtenir rédemption et conseils pour ne pas sombrer de nouveau. Là-bas, elle fait la connaissance d’Helen, une femme plus âgée qu’elle, avec qui elle sympathise rapidement. Ensemble, elles se soutiennent dans leur combat contre l’alcool et s’ouvrent librement l’une à l’autre sur leurs histoires passées.

Qui le sait ? est un thriller psychologique qui place Astrid, notre protagoniste sur le devant de la scène. Elle se débat avec ses démons intérieurs, notamment avec son souvenir de Simon, son ex-petit ami. Nous ne savons pas avec certitude ce qui est arrivé à Simon ; seulement, c’est un drame assez intense pour qu’Astrid en subisse encore des séquelles plusieurs années après. La jeune femme se retrouve même poursuivie et harcelée presque quotidiennement par un mystérieux corbeau, qui vient jusque chez elle lui proférer des menaces. On ressent clairement qu’elle est en danger ; en ce sens, l’auteure nous maintient en haleine durant l’ensemble de l’histoire, avec un suspense grandissant qui entoure à la fois Astrid, jeune femme mystérieuse, sombre, déracinée et complexe à décortiquer, mais aussi autour du personnage de Simon, que nous ne faisons qu’apercevoir de temps à autre. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi avoir mis fin à leur histoire ?

Le sujet principal : l’addiction à l’alcool. En abordant cette thématique, Lesley Kara sensibilise à la dépendance, aux conséquences qui en découlent, mais aussi aux solutions qui existent pour s’en sortir. Le chemin est souvent long, semé d’embûches, mais il est nécessaire pour aller mieux, pour soi d’abord, mais aussi pour ses proches. Astrid en est pleinement consciente et multiplie les efforts pour mener à la rédemption. Le tout est d’être soutenu par son entourage et d’avoir la volonté et le mental de vouloir réellement s’en sortir.

Bien qu’haletant, j’ai trouvé le récit assez creux, avec un manque profond de substance à se mettre sous la dent. C’est clairement un thriller psychologique, qui nous fait pénétrer dans les cas de conscience d’Astrid, d’où le manque d’actions significatifs. Seul le dénouement apporte son lot de rebondissements, avec un rythme qui s’accélère, pour une fin en apothéose. Je pense que personne n’aurait pu prédire cette fin, tant elle est alambiquée, inattendue et sans doute un peu trop incohérente avec l’histoire globale. Un peu trop tirée par les cheveux, dirais-je, invraisemblable, on y croit pas forcément, mais elle n’en reste pas moins agréable à lire.


Un thriller psychologique bien mené, qui s’appuie sur l’expérience personnelle intérieure d’Astrid, la protagoniste, pour sensibiliser au sujet difficile de l’alcoolisme. Malgré une fin invraisemblable, j’ai apprécié découvrir ce livre.

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-36569-533-6
Traduction : Clara Gourgon

Elizas


Elizas de Sara Shepard
427 pages, éditions Charleston, à 22,50€


Résumé : Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d’alcools forts et de médicaments… Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d’hôpital, il lui suffit d’un regard à ses proches pour comprendre qu’on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide. N’a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d’une piscine alors qu’elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c’est différent. Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d’une voix, d’un rire… Uniquement armée du roman qu’elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s’est réellement passé. Car, s’il y a une chose dont Eliza est sûre, c’est qu’elle n’a pas sauté dans cette piscine. Quelqu’un a tenté de la tuer.


Extraits : « Et puis, où allaient les enfants après leur mort ? Au ciel ? En existait-il une version pour enfants ? »

« Tu sais, ta mère ne réalise pas que le temps passé avec un enfant est éphémère. L’argent, ce n’est pas tout. Le travail, ce n’est pas tout. »


Mon avis : L’idée de départ était bonne, mais elle n’a pas eu l’effet escomptée sur moi : je suis restée hermétique à l’histoire, aux personnages et au style narratif de l’auteure. Eliza Fontaine est une jeune auteure à succès, qui vient d’échapper de justesse à la noyade. Persuadée que quelqu’un lui veut du mal et l’a volontairement poussée dans la piscine de l’hôtel où elle séjournait, elle part en quête de son assassin. Mais personne ne semble croire à sa version des faits, ses parents les premiers. Ils soutiennent que Eliza est malade, qu’elle a tenté d’attenter à ses jours par le biais de sa tumeur dégénérative. Pour ajouter à la confusion générale, Eliza semble souffrir d’une amnésie importante. Elle se perd dans ses souvenirs : elle en oublie des visages, des moments entiers du passé, des conversations, des lieux visités.

L’histoire est construite de façon à alterner un chapitre au présent et un chapitre qui relate des extraits des Dés, l’histoire écrite par Eliza. Nous avons donc une mise en abyme originale, une histoire dans une histoire, avec un personnage réel et l’autre imaginaire. Dans celle-ci, nous rencontrons Dot et sa tante Dorothy, qui sont très fortement liées, l’une semblant être une mère de substitution pour l’autre. Dot est malade, presque mourante, soutient sa tante. Cette dernière la veille continuellement et lui prodigue des instants de bonheur intenses et uniques, pour oublier les malheurs présents. C’est un personnage énigmatique, dont je me suis méfiée dès son apparition, un être vil, mesquin, qui dégage des ondes négatives et un terrible sentiment de terreur.

Un climat étrange flotte durant l’ensemble du récit. Nous sommes transbahutés entre la fiction et la réalité, ne sachant trop à quel saint se vouer. Plus nous avançons dans notre lecture, plus notre confusion augmente et plus la frontière entre ces deux espaces-temps s’amincit. Les similitudes entre Eliza et Dot se font de plus en plus ressentir, tant et si bien qu’au bout d’un certain temps, les deux jeunes femmes ne semblent faire plus qu’une. Nous pénétrons à tour de rôle leur âme, témoins de leurs plus vils aspects comme de leurs meilleurs côtés. Malheureusement, je n’ai pas ressenti d’attachement particulier, que ce soit à l’une ou à l’autre. Ce sont deux jeunes femmes complexes, tourmentées, difficiles à cerner, qui n’attirent ni sympathie ni empathie. Elles m’ont parues froides, sans émotions, toutes deux souffrants de psychoses violentes,

Vendu comme un thriller, je dirais plutôt qu’Elizas est un roman psychologique. Mettre l’accent sur les caractérisations intérieures des personnages, leur état d’âme, leurs conflits psychologiques, est un parti pris osé, qui, de ce fait, exclut toute forme d’action. Sans un minimum d’action venant rythmer l’histoire, j’ai trouvé que le récit s’éternisait en longueurs, avec une protagoniste qui se questionne, qui se cherche, qui sonde sa propre âme pour mettre à jour les secrets enfouis. Trop d’approximations, pas assez d’éléments concrets qui seraient venus me tenir suffisamment en alerte. Ajoutez à cela un dénouement totalement improbable, qui ne m’a absolument pas convaincu. Malgré que je ressorte déçue de cette lecture, je réessayerai avec grand plaisir de relire du Sara Shepard, mais dans son domaine de prédilection : les sagas jeunesse !


Un roman psychologique qui sonde les tourments intérieurs de deux protagonistes complexes. Un récit qui s’éternise en longueurs, prévisible, sans suspense, qui m’a souvent ennuyée.

Ma note : 3/10

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ISBN : 978-2-36812-309-6
Traduction : Amélie de Maupeaou

Comme elle


Comme elle de Madeline Stevens
345 pages, éditions Hauteville, à 19,50€


Résumé : Une baby-sitter dévouée corps et âme… Depuis qu’elle est arrivée à New York, Ella est à la dérive. Elle vit en colocation dans un studio délabré et enchaîne les petits boulots. Aussi, quand un jeune couple aisé de l’Upper East Side lui propose de devenir jeune fille au pair, elle s’empresse d’accepter.
Belle, riche, fantasque, Lonnie s’entiche aussitôt d’Ella. Fascinée par sa patronne, la baby-sitter mesure aussi ce qui les sépare – un mari charmant, un adorable fils et un compte en banque bien rempli. Mais la jalousie que lui inspire sa patronne se teinte se sentiments plus troubles et laisse bientôt place à une dangereuse obsession.


Extraits : « Depuis toujours, je regarde des films d’horreur. Enfant, ils me plaisaient juste parce qu’ils étaient interdits. Même s’ils me donnaient des cauchemars, je les regardais pour le plaisir de la transgression. Puis j’ai appris à les apprécier pour d’autres raisons. »

« La transgression m’excitait et m’effrayait à la fois : ressentir quelque chose, c’était mieux que ne rien éprouver du tout. »


Mon avis : Ella est une jeune fille pauvre, qui survit difficilement à New York. Lorsqu’elle se fait embaucher par une famille riche pour garder leur petit garçon William, elle y voit là une chance inespérée de changer totalement de vie. Rapidement, Ella développer une certaine obsession autour de la figure de la maman, Lonnie, une femme mystérieuse mais ensorcelante, au quotidien rêvé. Les deux femmes vont se rapprocher et tisser des liens énigmatiques, comme une sorte de relation toxique, mais difficilement identifiable. Un triangle amoureux ambigu va se mettre en place entre les deux femmes et le mari de Lonnie.

Le lien qui se crée entre Ella et Lonnie est étrange, difficile à cerner : l’une comme l’autre sont deux femmes pudiques, qui ne laissent que très peu transparaître leurs émotions. J’ai donc eu beaucoup de mal à me faire une réelle idée de leurs caractères, à m’identifier un minimum ou à m’attacher à l’une d’entre elles.

On ressent un certain malaise qui plane durant l’ensemble de notre lecture. L’obsession d’Ella, qui devient vite oppression, est au centre de l’histoire. Certaines scènes sont d’ailleurs terriblement gênantes, je pense notamment aux rencontres fortuites entre Ella et le mari de Lonnie, ou à la tension sexuelle entre nos personnages, qui accentue le malaise initial et alourdi terriblement le récit.

L’ensemble du récit est construit de manière quelque peu décousu, avec des bouts d’histoire sans grand intérêt, aucune intrigue, seulement une suite de pensées narrées, qui nous plonge dans une atmosphère rendue encore plus pesante par le style narratif. Une histoire somme toute assez abstraite, qui suggère beaucoup plus qu’elle ne montre. Madeline Stevens laisse libre court à l’imagination des lecteurs pour combler les zones sombres du récit comme bon lui semble. Un procédé qui n’est pas gagnant pour moi, qui termine ma lecture avec une foule d’interrogations, sans aucune possibilité d’étancher ma soif de réponses.


Entre obsession et oppression, quelle est la limite ? L’idée du sujet était bonne, mais l’histoire est trop abstraite, basée uniquement sur l’aspect psychologique des personnages, sans réelle intrigue. Dommage !

Ma note : 2/10

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ISBN : 978-2-38122-028-4
Traduction : Florence Moreau

Avant d’aller dormir


Avant d’aller dormir de S. J. Watson

469 pages, éditions Pocket


Résumé : Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.


Extraits : « L’âge nous rattrape tous, me suis-je dit tandis qu’il levait les yeux. De manière différente. »

« Nous changeons toujours les faits, nous réécrivons toujours l’histoire pour nous rendre la vie facile, pour la faire coïncider avec la version des événements que nous préférons. Nous le faisons automatiquement. Nous inventons des souvenirs. Sans y penser. Si nous nous répétons suffisamment souvent que quelque chose a eu lieu, nous finissons par le croire, et ensuite nous pouvons nous en souvenir. »


Mon avis : Vous avez certainement déjà entendu parler de ce livre. Avant d’aller dormir a reçu le Prix SNCF du Polar en 2012, avant d’être adapté au cinéma en 2014, sous le même titre. Au vu de l’engouement assez impressionnant qu’il y a eu autour de cette histoire à sa sortie, mais encore maintenant, j’étais très impatiente de découvrir à mon tour ce récit !

Christine est amnésique. Chaque jour, elle se réveille aux côtés d’un homme, censé être son mari, mais dont elle ne se rappelle pas. Et chaque jour, Ben s’évertue à lui rappeler certains souvenirs importants. Mais depuis quelques mois, Christine voit un médecin, le Dr Nack, en cachette de son mari. Celui-ci essaie d’aider la jeune femme à se rappeler de son passé, par une méthode assez simpliste : un journal intime. Christine, écrivaine dans sa vie passée, va donc coucher sur papier tout ce qu’il se passe dans son quotidien et tous les souvenirs qu’elle arrive à se rappeler. Très vite, elle va se rendre compte d’éléments de sa vie anormales et incohérentes. À son détriment, elle va se rendre compte que remuer le passé peut s’avérer dangereux.

On est immédiatement plongé au coeur de l’histoire. Le lecteur, au même titre que Christine, découvre peu à peu la vie présente, puis la vie passée de cette dernière. Comme elle, on s’interroge, on imagine des scénarios, on essaie de déceler le vrai du faux. S. J. Watson joue avec nos nerfs et nos émotions, en nous balançant constamment d’un côté puis de l’autre : qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal ? Qui dit la vérité et qui ment ? Que croire ?

Le récit est haletant : j’ai tourné les pages à une vitesse folle, tellement j’étais prise par l’histoire de Christine. J’avais envie à chaque fois d’en apprendre davantage, et chaque nouvelles interrogations me poussaient à poursuivre ma lecture. Résultat des courses : un roman dévoré en à peine quelques heures !


Un polar haletant, qui vous tiendra en éveil jusqu’au bout de la nuit.

Ma note : 7,5/10

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Une mer si froide


Une mer si froide de Linda Huber

409 pages, éditions Charleston Noir, à 8,50€


Résumé : Qui est cette femme ? Pourquoi m’appelle-t-elle Hailey ? Je m’appelle Livvy, j’ai 3 ans…
Un jour d’été, sur une plage des Cornouailles, Livvy, 3 ans, disparaît. Très vite la police conclut à une noyade. Pourtant, sa mère refuse de se résigner. Jour après jour, Maggie fixe l’océan, elle attend, convaincue que la mer n’a pas emporté son enfant.
Non loin de là, c’est une autre mère qui regarde sa fille, prête pour la rentrée des classes. Mais, depuis quelque temps, Jennifer ne reconnaît plus sa petite Hailey. Sa fille est distante, craintive et Jennifer se laisse submerger par la nervosité. Alors que Maggie traverse la pire épreuve de sa vie, Jennifer veut redonner l’apparence du bonheur à sa famille fracassée.
Construite comme un thriller, rythmée par l’implacable mécanique du suspense, une poignante histoire de deuil, de maternité, et de résilience.


Mon avis : Les éditions Charleston ont bien fait d’agrandir leur collection à la catégorie des polars. En effet, après avoir grandement apprécié L’ombre de l’autre femme écrit par Dorothy Koomson et paru dans cette même collection, ils tapent encore fort avec Une mer si froide, un thriller psychologique glaçant.

Alors qu’ils sont en vacances en famille au bord de l’océan, Olivia, la petite fille de Maggie et Colin, disparaît mystérieusement. Noyade ? Enlèvement ? Les questions se bousculent, mais aucune réponse ne vient remplir la tristesse qu’a laissé le départ d’Olivia. Cette famille, pourtant si aimante, est détruite par cette curieuse disparition, alors qu’une autre, celle des Marshall, est plus comblé que jamais. Un couple amoureux comme au premier jour, deux jumeaux qui ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez, et en prime, la réapparition de Hailey, leur petite fille défunte…

Cette histoire fait vraiment froid dans le dos. C’est principalement le personnage de Madame Marshall qui m’a glacé les sangs. Cette femme, enceinte de jumeaux, a un caractère qu’il est difficile de cerner. Suite à la noyade de sa fille, des années auparavant, elle a sombré dans une dépression sévère, dont elle n’est jamais réellement sortie. Pour combler ce manque, elle s’est résolue à remplacer sa fille défunte… en kidnappant une autre petite fille. Mais elle n’a pas réellement conscience de son acte, et c’est justement ça qui fait très peur.

De son côté, la petite Olivia, rebaptisée Hailey, a pleinement conscience de la situation dont elle est la protagoniste. Malheureusement, comme tout enfant très jeune, Olivia/Hailey se laisse facilement manipuler, tant et si bien que Mme Marshall n’a pas hésité à lui faire du chantage pour qu’elle garde leur secret sous couvert.

J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir cette histoire. Le suspense est intenable, si bien que plongé dans ma lecture, je n’ai, à plusieurs reprises, pas pu me séparer de ce livre…


Ce roman contient tous les ingrédients d’un très bon thriller psychologique : angoissant, addictif, glaçant… Je le recommande vivement !

Ma note : 8/10