Les Enfants des Otori, tome 1 : Les guerriers orphelins


Les Enfants des Otori, tome 1 : Les guerriers orphelins
de Lian Hearn
385 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Elevé en guerrier et promis à un brillant avenir, le jeune Sunoami, fils de traître, est condamné à devenir moine. Résigné à vivre au temple de Terayama jusqu’à la fin de ses jours, Sunaomi voit naître en lui des pouvoirs insoupçonnés. Des objets inanimés prennent vie sous ses yeux, des morts lui parlent… Et les forces qui s’affrontent pour régner sur les Huit Iles s’intéressent de près à ce puissant descendant de la Tribu.


Extraits« Soyez reconnaissants d’être vivants en cet instant même. La mort a beau arriver à l’improviste, et toujours trop tôt, la vie n’en a pas moins ses joies. Le secret, c’est de la savourer pleinement tout en étant prêt à y renoncer à tout moment.« 

« Ne t’imagine pas que la vengeance puisse calmer ta douleur. Elle ne fera que t’apporter d’autres souffrances. »


Mon avis : Le clan des Otori est une série de romans écrits par Lian Hearn au début des années 2000, réédité par les éditions Gallimard jeunesse en des tomes plus volumineux. L’histoire se déroule dans un Japon féodal imaginaire, où l’on suit Sunaomi, rebaptisé Kasho, un jeune garçon qui tente de comprendre la vie et de survivre tant bien que mal à son quotidien. Nous allons le suivre dans ses péripéties à travers le Japon féodal. Transbahuté d’une main à une autre, le jeune garçon va vivre milles aventures extraordinaires. Néanmoins, à trop vouloir en faire, j’ai trouvé que le fil conducteur du récit n’était pas franchement visible. L’action est bien présente, le rythme soutenu, mais je n’ai pas bien compris où Lian Hearn voulait nous mener, quelle était la finalité de ces pérégrinations. Tout se mélangeait dans mon esprit, tant les intrigues, les lieux des actions que les personnages eux-mêmes.

En effet, j’ai trouvé que les personnages étaient vraiment beaucoup trop nombreux : il m’était franchement impossible de m’y retrouver parmi l’ensemble, de comprendre leurs hiérarchies, leurs ascendances, qui est ami ou ennemi et avec qui. Ajoutons aux prénoms ou surnoms innombrables des appellations qui se rapprochent énormément : Kasho, Masao, Kichizo, Tomiko, Hisao et j’en passe. J’étais totalement perdue, incapable de me souvenir du rôle de chacun dans l’histoire. Malheureusement, ce n’est qu’en terminant ma lecture que je me suis rendue compte qu’un petit listing des personnages se trouvait à la fin, avec leurs rôles et leurs descendances : il aurait fallu le placer au début du livre, pour que l’on puisse s’y référer lorsque le doute nous aurait assailli.

En revanche, bien que le fil conducteur m’est totalement échappé, j’ai beaucoup aimé l’aspect imaginaire du récit, qui s’ajoute à l’univers en place. Ce n’est pas le genre de lecture que j’ai l’habitude de choisir sur les rayonnages d’une bibliothèque ; j’ai donc été agréablement surprise d’apprécier ce mélange d’aventures, de fantastique, d’actions qui prennent place dans un univers japonais inattendu. Kasho est doté de pouvoirs magiques, qui le rendent tout puissant : il peut ramener des morts à la vie, il peut animer des objets (des poupées, des constructions en bois), faire gronder le tonnerre, et pleins d’autres choses encore. Autant dire qu’il est une arme précieuse pour tout japonais qui souhaiterait combattre. Kasho est accompagné de créatures magiques, effrayantes aux premiers abords, mais fidèles et loyales : Gen, le chien loup, la poupée Moritsugi, et l’ours en bois. Ils le guident, le conseillent, lui rendent service aussi. Ce sont des compagnons fidèles, le genre de petites créatures que l’on retrouve souvent dans les romans imaginaires (je pense notamment à la saga Magic Charly de Audrey Alwett, que j’ai lu récemment, avec des petits êtres magiques qui suivent et aident le héros tout le long du récit).

Nous faisons face à tout un panel de thématiques très diverses : l’amour, l’amitié, la haine, la vengeance, la trahison, la famille, la violence, le respect, le pouvoir, la passion… À travers les personnages et leurs histoires respectives, Lian Hearn tente de nous immerger dans l’univers du Japon féodal, traditionnel, aux côtés de samouraïs, de tyrans avides de pouvoirs ou encore de chamans aux pouvoirs magiques. Le pari n’est qu’à moitié réussi pour ma part, puisque je suis quand même resté passablement en retrait de l’histoire, n’ayant pas forcément réussie à me projeter dans l’univers conté.


Un premier tome décevant, un peu trop brouillon, dans lequel l’univers du Japon féodal imaginaire ne m’a pas spécialement transcendé. Je ne sais franchement pas si je lirai la suite un jour…

Ma note : 4/10

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ISBN : 978-2-07-513878-9
Traduction : Philippe Giraudon

Magic Charly, tome 2 : Bienvenue à Saint-Fouettard


Magic Charly, tome 2 : Bienvenue à Saint-Fouettard
de Audrey Alwett
522 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 17,50€


Résumé : Petits poissards, croquemitaine, poulpiquets, course folle de citrolles… Retrouvez le monde ensorcellant de Magic Charly !

Saint-Fouettard ! C’est dans cette sinistre institution pour jeunes magiciers indisciplinés que sont envoyés Charly et Sapotille. Alors que des forces malfaisantes œuvrent pour prendre le contrôle de la magie, les deux amis sont plus que jamais déterminés à agir. Mais comment lutter quand on n’a aucun sortilège sous la main ?


Extraits« Dans le sud de la France, le mois de novembre arrivait chaque année en défonçant la porte. C’est-à-dire que tout le monde se promenait en manches courtes, jusqu’au jour où le mistral débarquait de sa lointaine Sibérie, posait d’un coup ses valises et chatouillait les gens sous leurs vêtements avec ses doigts venteux et indésirables. À ce moment, malgré l’insolent ciel bleu, il fallait multiplier les pull-overs pour résister au froid.« 

« La moindre bricole devenait un trésor quand on manquait de tout. »


Mon avis : Après m’avoir charmée avec le tome 1 de Magic Charly : L’apprenti, Audrey Alwett édite le second volume de cette magnifique saga fantastique jeunesse : Bienvenue à Saint-Fouettard. C’est avec bonheur que je retrouve les personnages qui m’avaient tant plût dans le premier opus : il y a d’abord Charly, notre protagoniste, jeune garçon téméraire, au courage sans bornes, magicien novice, qui se retrouve vite bridé par les adultes, bien que conscient de détenir des pouvoirs supérieurs à la majeure partie des magiciens de ce monde féerique. Il y a ensuite Sapotille, sa grande amie et également protégée, une jeune femme fragile, un peu esseulée, orpheline, très douée en magie. Tous les deux se retrouvent envoyés à Saint-Fouettard, une prison pour enfants, bâtiment lugubre et froid, où les enfants sont livrés à eux-mêmes, constamment surveillé par les rumeurs magiques du directeur (sortes de petits insectes de compagnie maléfiques), ou pas le croque-mitaine de leur chambre. En somme, c’est tout le contraire du célèbre Poudlard que nous connaissons tous fort bien.

Car dans le premier tome, je n’avais pu m’empêcher de faire une comparaison avec la célèbre saga de J.K. Rowling, tant l’ambiance, l’atmosphère générale, les personnages ressemblaient à s’y méprendre à l’univers d’Harry Potter. Pour sortir de ce carcan et se différencier véritablement, Audrey Alwett dresse dans Bienvenue à Saint-Fouettard, un univers radicalement opposé à Poudlard : froid, sinistre, presque cauchemardesque, les enfants sont les prisonniers d’une école magique dangereuse où ils n’apprennent absolument rien et sont livrés à eux-mêmes. Ils sont surveillés par des rumeurs malicieuses, punis par des croque-mitaines redoutables, obligés de manger des aliments détestables… autant d’éléments qui viennent faire frissonner le lecteur. Ajoutons à cela de méchants personnages, comme le juge Dendelion, son fils et ses petits copains, ou le directeur de Saint-Fouettard, qui semblent en vouloir personnellement à notre héros Charly, qu’ils discréditent, rabaissent et punissent constamment.

Fort heureusement, Charly peut compter sur le soutien sans faille de ses camarades, notamment Sapotille, son amoureuse secrète, June, une jeune fille pleine d’énergie et ses nouveaux compagnons de Saint-Fouettard, emprisonnés dans ce pensionnat magique comme le jeune homme pour de menus larcins sans conséquence. Tous sont de jeunes protagonistes attachants, dont on suit les pérégrinations avec plaisir.

J’adore vraiment le monde imaginé par l’auteure : un monde à la fois réel et magique, où les jeunes apprenants cohabitent avec des éléments surnaturels, comme les citrolles, les licornes, indispensables pour participer aux courses mythiques des Cadets, où l’ensemble des boutiques recèlent quelque chose de magique, propice à la rêverie.

En comparaison de L’apprenti, j’ai eu comme le sentiment que Bienvenue à Saint-Fouettard était bien plus rythmé et jalonné d’actions – bien qu’il n’en manquât pas non plus dans le premier tome. Ce dernier servait à poser les bases d’une histoire qui se veut solide et à instiller l’envie aux lecteurs de poursuivre leur découverte de l’univers de Charly et des personnages eux-mêmes ; avec ce second tome, nous entrons véritablement au coeur du récit. Les rebondissements sont perpétuels, la tension est à son comble, le rythme est intense… on assiste en particulier à une course exaltante, sorte de Mario Kart grandeur nature, avec un soupçon de magie supplémentaire, qui vient dynamiser l’histoire de façon phénoménale. Nous sommes également les spectateurs médusés des altercations qui surviennent entre Charly et le juge Dendelion, un homme redoutable, prêt à tout pour accéder au haut pouvoir. Notre protagoniste, secondé par ses amis et par les membres d’un conseil de résistance secret, vont tout faire pour l’empêcher d’accéder au pouvoir. En bref, tout est mis en oeuvre pour faire de cette saga d’aventures fantastiques une réussite !


Un deuxième tome à la hauteur du premier, où l’on retrouve les personnages qui m’ont tant plût dans L’apprenti, l’univers à la fois féerique et cauchemardesque, le rythme haletant et les rebondissements en pagaille : c’est une réussite ! J’ai déjà hâte de lire la suite…

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-07-513833-8

L’épopée de Sem, tome 1 : le rite


L’épopée de Sem, tome 1 : le rite de Yann Rambaud

397 pages, éditions Auzou, à 12,95€


Résumé : Sem s’apprête à vivre un rite initiatique, comme tous les adolescents de son clan, un peuple primitif mais aux lois égalitaires. S’il réussit, il est destiné à devenir l’apprenti du chaman. Mais il lui faudra alors renoncer à l’amour de Colchiké, une redoutable guerrière. Et ce n’est pas la seule épreuve qui l’attend : Créatures dangereuses, rivaux menaçants, attaques des autres clans… Sem devra faire appel à tout son courage et ne pas perdre espoir.


Extraits : « S’il n’y a pas de danger, il n’y a pas de gloire.« 

« Trop conserver ses émotions à l’intérieur de soi était considéré, à long terme, comme dangereux. C’était là que se nichaient, à l’affût, les maladies. »


Mon avis : Le rite est le premier tome de la nouvelle saga fantastique jeunesse de Yann Rambaud, L’épopée de Sem. Il y a quelques années, j’ai lu Gaspard des profondeurs du même auteur, un roman qui m’avait entraîné dans un univers imaginaire féerique, où le protagoniste, Gaspard, partait, sac sur le dos, vers de lointaines aventures. Comme je gardais d’excellents souvenirs de cette lecture, j’ai souhaité me replonger dans un des univers oniriques créé de toute pièce par l’auteur.

Et me voici donc au coeur de la tribu des Une-Oreille, située au pied de l’Orguï, un arbre sacré. Chaque membre de la tribu a un rôle prédéfini pour faire marcher le village entier. Nous suivons Sem, un jeune homme chétif mais courageux, qui va se plier à la tradition de la tribu : partir seul affronter le Grand Bruit et ramener une pétale pour devenir un homme fait. Revenu indemne de cette épreuve, le vieux chaman du village va desceller en lui un potentiel : il va le prendre sous son aile et lui enseigner tous ses secrets de guérison, ses formules magiques et rites secrets. Seul ombre au tableau : les chamans ne peuvent pas avoir d’épouse, alors que Sem est secrètement amoureux de la belle Colchiké.

Sem va vivre mille et une aventures en quelques jours seulement. Sa vie bascule : il est maintenant un homme fait et un chaman en devenir. C’est une réelle épopée qui l’attend : des épreuves physiques et morales pour prétendre au titre de chaman, des combats épiques pour protéger ses amis et sa famille et bien d’autres aventures fantastiques qui vont venir jalonner l’existence du jeune Sem.

Pas une seconde de répit pour Sem, tout comme le lecteur, tenu en haleine jusqu’à la dernière page. Les actions s’enchaînent à une vitesse phénoménale pour mon plus grand plaisir : aucun temps mort, mais beaucoup d’aventures, qui rythment et dynamisent l’ensemble du récit.

Ce récit, parlons-en. Yann Rambaud ne s’est pas moqué de nous et a créé un univers onirique à nul autre pareil. La tribu vit recluse au milieu d’un désert, un peu comme le village des célèbres gaulois, ils se suffisent à eux-mêmes, partent souvent en exploration au-dehors, mais sans jamais s’aventurer jusqu’à la tribu de Ceux-qui-s’entaillent, leurs ennemis jurés depuis la nuit des temps. Ils vivent en harmonie avec certaines créatures imaginaires, comme Poop’s, une étrange bestiole avec de grandes mandibules, qui secouera Sem à de multiples reprises. J’ai été impressionnée par la construction de ce monde féerique, qui est à la fois rempli de surnaturel, donc prompte à la rêverie et à l’évasion, mais qui reste également ancré dans le réalisme, pour permettre aux esprits les plus rationnels de pouvoir s’y retrouver un minimum.

Le dénouement de ce premier tome m’a mis l’eau à la bouche : c’est certain, l’épopée de Sem ne fait que commencer ! J’ai déjà hâte de pouvoir me replonger au coeur de cette tribu fantastique.

Dommage que la couverture du livre, assez triste, froide et terne, ne donne pas plus envie aux lecteurs de le découvrir. La retravailler donnerait sans doute plus de visibilité au récit.


Plongez dans cet univers onirique aux côtés de Sem et ses amis, des jeunes héros qui vivent des aventures fantastiques. Un premier tome réussi, qui promet une saga explosive ! 

Ma note : 8/10

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Magic Charly, tome 1 : L’apprenti


Magic Charly , tome 1 : L’apprenti d’Audrey Alwett

409 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Charly Vernier découvre que sa grand-mère était magicienne. Mais un mystérieux voleur de mémoire, le Cavalier, l’a dépouillée de ses souvenirs et cherche à s’emparer de la source ultime de la magie. Pour la sauver, Charly, aidé par Maître Lin et par son amie Sapotille, n’a d’autre choix que de devenir apprenti magicien.


Extraits : « La magie est une chose vivante qui réagit différemment en fonction de la personnalité de chacun. Nous ne faisons que l’interpréter… »

« Selon Charly, les gens avaient le visage qu’ils méritaient. Non pas concernant son aspect général, mais parce que les émotions en marquaient les traits année après année. »


Mon avis : L’apprenti est le premier tome de la toute nouvelle saga jeunesse Magic Charly, qui promet de faire du bruit dans le domaine du fantastique. 

Charly Vernier est un jeune garçon comme les autres… du moins, c’est ce qu’il croyait. Un beau jour, il découvre que sa grand-mère était magicienne, mais qu’un voleur de mémoire, nommé Cavalier, lui a dérobé tous ses souvenirs. Ni une ni deux, aidé par Maître Lin et escorté de son amie Sapotille, ils vont tout faire pour sauver sa grand-mère Dame Mélisse, l’une des plus grandes magiciennes qui puisse exister.

Je n’ai pas l’habitude de lire des romans fantastiques, mais il s’avère que la couverture de celui-ci, les premiers retours positifs que j’en ai eu, ainsi que la quatrième de couverture, m’ont donné envie de le découvrir : et j’ai bien fait ! On plonge immédiatement dans un univers féerique et enchanteresse, où la magie côtoie l’univers rationnel des humains. Balais volants, tours de magie à la pelle, vieux grimoires… on pourrait se croire dans l’univers d’Harry Potter ! 

Charly a d’ailleurs quelques traits du célèbre sorcier précédemment cité, puisque tous deux sont des humains, totalement novices en matière de magie, qui vont débuter comme magicien. D’abord assez maladroits, tous deux vont s’avérer particulièrement doué, avec des pouvoirs qui dépassent souvent l’entendement. Charly va se lier d’amitié avec Sapotille, une autre magicienne, qui s’avère également être une copine d’école. D’abord mal engagée, la relation entre ces deux jeunes gens s’améliore au fil de la lecture… affaire à suivre au prochain tome !

Souvent peu réceptive à ce genre d’univers, je me suis laissé bercer par la plume de l’auteure et j’ai totalement adhéré à l’histoire narrée. Aucun temps mort dans le récit, des actions qui s’enchaînent à un rythme fou, des personnages hauts en couleurs, attachants et singuliers, qui m’ont permis de passer un excellent moment de lecture.

Dans Magic Charly, vous y retrouverez donc : des aventures magiques trépidantes, quelques pincées d’amour, mais pas que.  À travers ce récit, Audrey Alwett souhaitait faire passer un message à ses jeunes lecteurs, mais aussi aux plus âgés, aux adultes et parents. Elle souhaitait mettre en avant l’importance de la descendance et de la transmission des savoirs. Dame Mélisse, la grand-mère de Charly, se retrouve dépossédée de sa mémoire, sans aucune manière de pouvoir transmettre à son petit-fils tous les savoirs magiques qu’elle a accumulée sa vie durant. Charly se retrouve donc comme magicien novice, alors qu’il descend d’une des plus grandes magiciennes qui existe : un comble ! Les récits et paroles des anciens sont donc importants, religieusement précieux. Il faut les écouter, consigner leurs savoirs par écrit et prendre tout ce qu’ils peuvent nous offrir avant qu’il ne soit trop tard. J’ai vraiment apprécié cette moralité de l’histoire.


Plongez au coeur de cet univers magique, qui vous fera rêver autant qu’il vous effraiera. je suis déjà impatiente de découvrir la suite !

Ma note : 7,5/10

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Roadmaster


Roadmaster de Stephen King

605 pages, éditions Le Livre de Poche


Résumé : Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’État, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?
Après l’accident qui faillit lui coûter la vie en 1999, Stephen King a consacré trois ans à l’écriture de ce roman – l’œuvre d’un magicien de l’épouvante parvenu au sommet de son art !


Extraits : « Il y a dans toute vie de ces moments difficiles où on s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus de gens prêts à vous secourir qu’on ne l’aurait cru. Et que malheureusement, ce n’est pas encore suffisant. »

« Quelquefois, la réussite nous accable mille fois plus que l’échec. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi.« 


Mon avis : Après plusieurs longues années sans avoir relu un Stephen King, je me suis persuadée que cette période pré-Halloween était l’idéale pour sortir un de ses romans de ma Pile à Lire. Me voici donc en pleine lecture de Roadmaster.

Roadmaster, c’est la marque d’une mystérieuse Buick, abandonnée par un homme en noir à une station-service. Recueilli par les policiers et mise à l’abri dans un hangar, cette voiture est loin d’être ordinaire. Construite dans des matériaux étranges, il émane en plus d’elle des phénomènes qui dépassent l’entendement : une température qui baisse, des éclairs qui se produisent, des créatures qui apparaissent dans le hangar où elle est rangée… Ned Wilcox, le fils d’un policier mort vingt années plus tôt lors d’une de ses missions, veut en savoir plus sur cette voiture qui a tant intrigué son père. Les anciens collègues de son père, Eddie, Sandy, Shirley, et tous les autres, vont tâcher de retracer avec exactitude l’histoire de cette voiture au gamin.

Nous sommes donc constamment partagé entre le temps présent et les retours dans le passé, où les personnages se relaient pour raconter avec exactitude l’ensemble des événements qui leur sont arrivés avec la Buick. Le mystère qui entoure l’entoure demeure complet, du début à la fin. Personne ne sait ce qu’elle est, personne ne sait d’où elle vient, ni quels dangers elle représente. Tout comme les personnages, nous sommes plongés dans un flou profond, qui nous empêche de discernement clairement les motivations de cette voiture, presque extraterrestre. Au début, j’ai été immédiatement prise dans le récit, curieuse d’en savoir plus sur cette voiture.

Mais, malgré tout le respect que je dois à ce grand écrivain qu’est Stephen King, je me suis passablement ennuyée avec cette histoire. En effet, à part quelques courts épisodes d’actions sporadiques, l’histoire stagne, assez vide, dénuée de dynamisme. Les personnages se succèdent à tour de rôle pour raconter quelques anecdotes qu’ils ont vécus au contact de la Buick, mais rien de très palpitant.

J’ai quand même persévéré dans ma lecture jusqu’au dénouement final, m’attendant peut-être à un retournement de situation inattendu, qui aurait réveillé ma curiosité. Mais rien, à l’instar de l’ensemble du récit. Aussi, les plus de 600 pages que contiennent ce bouquin m’ont parues bien longues.


Passez votre chemin : ce livre s’étire en longueur et manque de dynamisme. Stephen King m’a habitué à beaucoup mieux, c’est pour ça que malgré cette déception, cela ne m’empêchera pas de lire d’autres livres de cet excellent auteur. 

Ma note : 4/10

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