Roadmaster


Roadmaster de Stephen King

605 pages, éditions Le Livre de Poche


Résumé : Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’État, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?
Après l’accident qui faillit lui coûter la vie en 1999, Stephen King a consacré trois ans à l’écriture de ce roman – l’œuvre d’un magicien de l’épouvante parvenu au sommet de son art !


Extraits : « Il y a dans toute vie de ces moments difficiles où on s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus de gens prêts à vous secourir qu’on ne l’aurait cru. Et que malheureusement, ce n’est pas encore suffisant. »

« Quelquefois, la réussite nous accable mille fois plus que l’échec. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi.« 


Mon avis : Après plusieurs longues années sans avoir relu un Stephen King, je me suis persuadée que cette période pré-Halloween était l’idéale pour sortir un de ses romans de ma Pile à Lire. Me voici donc en pleine lecture de Roadmaster.

Roadmaster, c’est la marque d’une mystérieuse Buick, abandonnée par un homme en noir à une station-service. Recueilli par les policiers et mise à l’abri dans un hangar, cette voiture est loin d’être ordinaire. Construite dans des matériaux étranges, il émane en plus d’elle des phénomènes qui dépassent l’entendement : une température qui baisse, des éclairs qui se produisent, des créatures qui apparaissent dans le hangar où elle est rangée… Ned Wilcox, le fils d’un policier mort vingt années plus tôt lors d’une de ses missions, veut en savoir plus sur cette voiture qui a tant intrigué son père. Les anciens collègues de son père, Eddie, Sandy, Shirley, et tous les autres, vont tâcher de retracer avec exactitude l’histoire de cette voiture au gamin.

Nous sommes donc constamment partagé entre le temps présent et les retours dans le passé, où les personnages se relaient pour raconter avec exactitude l’ensemble des événements qui leur sont arrivés avec la Buick. Le mystère qui entoure l’entoure demeure complet, du début à la fin. Personne ne sait ce qu’elle est, personne ne sait d’où elle vient, ni quels dangers elle représente. Tout comme les personnages, nous sommes plongés dans un flou profond, qui nous empêche de discernement clairement les motivations de cette voiture, presque extraterrestre. Au début, j’ai été immédiatement prise dans le récit, curieuse d’en savoir plus sur cette voiture.

Mais, malgré tout le respect que je dois à ce grand écrivain qu’est Stephen King, je me suis passablement ennuyée avec cette histoire. En effet, à part quelques courts épisodes d’actions sporadiques, l’histoire stagne, assez vide, dénuée de dynamisme. Les personnages se succèdent à tour de rôle pour raconter quelques anecdotes qu’ils ont vécus au contact de la Buick, mais rien de très palpitant.

J’ai quand même persévéré dans ma lecture jusqu’au dénouement final, m’attendant peut-être à un retournement de situation inattendu, qui aurait réveillé ma curiosité. Mais rien, à l’instar de l’ensemble du récit. Aussi, les plus de 600 pages que contiennent ce bouquin m’ont parues bien longues.


Passez votre chemin : ce livre s’étire en longueur et manque de dynamisme. Stephen King m’a habitué à beaucoup mieux, c’est pour ça que malgré cette déception, cela ne m’empêchera pas de lire d’autres livres de cet excellent auteur. 

Ma note : 4/10

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Dracula


Dracula de Bram Stoker

575 pages, éditions Pocket, à 4,56€


Résumé : Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence: il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…


Extraits : « Vous soignez les aliénés. Mais, d’une manière ou d’une autre, tout homme est un peu fou. »

« Le menu peuple me connaît, je suis le maître. Mais l’étranger dans une terre étrangère n’est rien. Nul ne le connaît et, donc, nul ne fait attention à lui.« 


Mon avis : Quelle meilleure période pour découvrir Dracula, qu’en pleins mois d’octobre, à quelques semaines seulement du temps attendu soir d’Halloween ?! C’est donc une belle occasion pour voir de faire d’une pierre deux coups : découvrir un classique qui prenait ma poussière dans ma PAL, et me mettre dans une ambiance propice à cette saison estivale.

Je pense que Dracula n’a plus besoin d’être présenté : ce comte, vampire immortel qui vit seul dans un château isolé, se nourrit du sang d’humains, essentiellement de femmes, qu’il vient mordre dans leur plus profond sommeil.

Écrit dans un genre épistolaire, les victimes féminines, tout comme les médecins qui viennent les soigner et leurs inquiets et éplorés, viennent échangent leur point de vue dans de courtes missives qu’ils s’envoient conjointement, ou qu’ils rédigent dans leurs journaux intimes. Ainsi, nous pouvons avoir accès à chacune de leurs pensées.

J’ai adoré le personnage de Dracula, que j’ai trouvé indéchiffrable, mystérieux, fantasmagorique, insaisissable. Je regrette néanmoins qu’il n’apparaisse que très peu dans l’histoire, ne se matérialisant qu’au début et à la fin du récit. L’ensemble des autres personnages interviennent dans le récit et apparaissent comme des narrateurs, alors que Dracula est le seul à ne jamais prendre la parole. C’est le sujet principal de l’histoire, la personne dont tout le monde parle, mais il reste à une certaine distance du récit, et nous apparaît que plus mystérieux. C’est assez déroutant, puisque j’aurais pensé qu’en lisant l’ensemble de l’oeuvre de Bram Stoker, j’en apprendrais plus sur cet intriguant vampire.

Mais c’est justement ce sombre mystère qui tourne autour de son existence, de sa vie, de sa manière de procéder avec ces victimes, qui forment le réel attrait du roman. C’est ce qui nous hante, ce qui nous attire, ce qui nous ensorcelle et nous fait peur. C’est ce vide de sens et d’explications, cette mise à distance du protagoniste, qui le rend finalement si attirant.

La célébrité  de ce livre n’est plus à prouver, puisqu’il est reconnu comme un classique de la littérature, un chef-d’oeuvre du genre gothique, maintes fois adapté au cinéma ou au théâtre. Le personnage de Dracula traverse les frontières et les siècles, et sa popularité est telle que chacun connaît son histoire, sans pourtant n’avoir jamais lu le livre de Bram Stoker. C’est quand même incroyable, et ça prouve la puissance du personnage ! Malgré le nombre de pages conséquent – près de 600 ans, et écrit en tout petits caractères -, l’histoire reste compréhensible et accessible à tout un chacun, malgré le fait qu’elle ait été écrite en 1897. Comme quoi, comme son personnage éponyme, Dracula reste immortel et traverse les frontières avec aisance.


Fière d’avoir découvert ce monument de la littérature fantastique et gothique, mais un peu déçue tout de même de la lenteur de l’histoire et de la quasi absence du personnage de Dracula. 

Ma note : 7,5/10

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La porte des Enfers


La porte des Enfers de Laurent Gaudé

283 pages, éditions J’ai Lu, à 6,90€


Résumé : Au lendemain d’une fusillade à Naples, Matteo voit s’effondrer toute raison d’être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s’enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.

Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l’impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu’on peut y descendre…

Ceux qui meurent emmènent dans l’Au-Delà un peu de notre vie, et nous désespérons de la recouvrer, tant pour eux-mêmes que pour apaiser notre douleur. C’est dans la conscience de tous les deuils – les siens, les nôtres – que Laurent Gaudé oppose à la mort un des mythes les plus forts de l’histoire de l’humanité. Solaire et ténébreux, captivant et haletant, son nouveau roman nous emporte dans un « voyage » où le temps et le destin sont détournés par la volonté d’arracher un être au néant.


Extraits : « En une fraction de seconde, tout change. Je le sais mieux que personne. La vie que l’on avait envisagée disparaît d’un coup et il faut faire avec le malheur qui ne veut plus vous lâcher. »

« Je sais que la mort nous mange le coeur, répondit le professore en fixant Matteo droit dans les yeux. Absolument. Je sais qu’elle se loge en nous et ne cesse de croître tout au long de notre vie. »


Mon avis : Depuis longtemps en attente dans ma Pile à Lire, je me suis enfin décidé à sortir ce petit roman de Laurent Gaudé. Cela faisait maintenant plusieurs années que j’avais très envie de découvrir la plume de cet écrivain français, dont le talent n’est plus à prouver.

La Porte des Enfers raconte l’histoire d’une famille brisée par un accident. Alors que Matteo promène son fils dans les rues de Naples, une fusillade éclate. Le petit garçon est touché par une balle et meurt sur le coup. Matteo, et plus encore sa femme, Giuliana, sont inconsolables. Cette dernière demande à Matteo de retrouver la trace de l’assassin de leur fils et de venger sa mémoire, puis de ramener leur fils d’entre les morts. Matteo accepte ce défi fou. Accompagné de personnages loufoques, il va réussir un prodige : descendre en Enfer, pour tenter de ramener son fils à la vie.

C’est une histoire assez perturbante que nous livre là Laurent Gaudé. Il y a d’un côté le réalisme de l’histoire, avec l’ancrage historique – le récit se déroule à Naples, durant le célèbre tremblement de terre de 1980 qui a fait plus de 2 700 morts dû à ce phénomène météorologique -, et d’un autre côté, nous avons un récit fantastique, avec des personnages qui se disent prêts à descendre aux Enfers et à y faire revenir quelqu’un. J’ai beaucoup aimé la dualité des genres, qui peut paraître assez surprenante au début, mais qui est parfaitement dosée ici, et donne un récit magnifiquement rédigé.

Laurent Gaudé confronte les lecteurs à l’une des interrogations les plus récurrentes : la mort, et principalement la potentielle vie après la mort. Que nous arrive-t-il quand on meurt ? Notre âme quitte-t-elle véritablement notre corps pour poursuivre son existence ailleurs ? Renaissons-nous d’une manière différente ? L’auteur va mettre en scène sa représentation de la mort, ou plutôt des « Enfers » comme il l’écrit à de multiples reprises. Il s’est habilement inspiré de l’Enfer de Dante, comme décrit dans son oeuvre de La Divine Comédie, qui illustre son idée des Enfers comme un cône inversé à neuf cercles, correspondant chacun à un degré du crime commis par le damné. Laurent Gaudé va également nous immerger dans cet au-delà noirâtre, où les âmes en peines errent dans les ténèbres. Plus que jamais, la frontière entre la vie et la mort est ténue, elle ne tient qu’à un fil. Glaçant, mais fascinant à la fois !

Avant d’achever cette chronique, je voulais souligner le fait qu’on ne peut pas lire sans livre sans avoir une petite pensée pour nos proches disparus… Alors merci monsieur Gaudé pour cette beauté littéraire, qui m’a beaucoup émue. J’ai maintenant très envie de découvrir d’autres oeuvres de ce grand écrivain !


Ce livre est un ovni de la littérature : inclassable, tant il est ambigu et ambivalent. Je vous recommande chaudement cette lecture, qui va vous surprendre et restera très longtemps dans votre mémoire.

Ma note : 8,5/10

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Demain les chats


Demain les chats de Bernard Werber

307 pages, éditions Albin Michel, à 20,90€


Résumé : Pythagore, chat de laboratoire appareillé pour se connecter avec les ordinateurs enseigne à Bastet, jeune chatte Montmartroise, à communiquer avec les humains pour tenter de leur faire prendre conscience de la violence de leur société.


Extraits  « C’est le drame de toute ma vie. Quand je réussis, personne n’est là pour le voir, quand j’échoue il y a toujours des témoins. »

« Je crois que tous les actes que nous effectuons entraînent forcément la satisfaction des uns et la contrariété des autres. Vivre et agir c’est forcément déranger les ordres établis. »


Mon avisComment résister à cette petite bouille de chat noir qui nous regarde avec ses grands yeux en amande ? Il m’a séduit en un regard, et j’ai été dans l’obligation de lire son histoire.

Les humains traversent une période difficile, ponctuée d’actes terroristes graves. Mais cela n’impacte que partiellement Bastet, une chatte domestique, qui vit à Paris avec sa servante humaine Nathalie. Le rêve de Bastet ? Réussir à communiquer avec les humains. Un beau jour, elle rencontre Pythagore, le chat d’en face, qui détient le savoir. En effet, Pythagore est un chat de laboratoire, qui a été appareillé pour pouvoir se connecter à un ordinateur et acquérir de nombreuses connaissances humaines. Pythagore va tâcher de transmettre son savoir à Bastet, et tous deux vont tenter d’aider les humains à sortir de la période très sombre dans laquelle ils sont plongés.

J’avoue qu’en ouvrant ce livre, je ne m’attendais absolument pas à découvrir l’histoire que j’y ai découverte. En effet, ne vous faites pas avoir comme moi par la petite bouille de Bastet en couverture : ce livre raconte une histoire presque apocalyptique, dans laquelle il est question de terrorisme, de meurtres, de violences. Le contraste entre cette ambiance noire, à la limite glauque  avec la douceur de la chatte Bastet est étonnant. Vous serez sans doute surpris au début, mais au fil de votre lecture, vous vous laisserez entraîner dans cette histoire très surprenants.

Dans l’ensemble, l’histoire m’a plût, mais je n’ai pas été si absorbée que ça par son déroulement. Je pense que l’atmosphère apocalyptique m’a tellement déstabilisé, que je suis resté un peu en dehors de cette ambiance. Course-poursuite, chasse, bagarres des humains et des chats contre des invasions de rats… il s’en passe des choses dans ce livre, mais malheureusement les actions n’étaient pas assez rythmées à mon goût, si bien que je me suis quelque peu lassé de suivre tout ce petit monde dans leur lutte.

Ajoutez à cette ambiance de science-fiction des faits réels et actuels, notamment le terrorisme, qui est le point de départ de toute cette histoire. L’auteur dresse un état du monde actuel, ainsi que les conséquences (très noircies) qui pourraient en découler dans les années à venir, si nous continuons à nous comporter comme nous le faisons actuellement. Autant vous dire que ça fait froid dans le dos !

Autre particularité du livre qui m’a agréablement surprise, c’est le petit historique de l’histoire des chats. En effet, Phytagore, grâce à l’accès privilégié qu’il a à Internet, a pu se documenter sur leur histoire, et il a fait part de ses découvertes à Bastet. Ainsi, nous découvrons, au fil des siècles, l’évolution des chats dans la société. Tantôt vénérés, puis exécrés, les chats ont toujours eu une place importante dans les sociétés. Un voyage initiatique intéressant, qui m’a ravie !

Mettre un chat comme personnage principal d’une histoire, c’est osé et totalement novateur. J’ai apprécié cette prise de risque. En plus, cela permet à des personnes totalement amoureuses des chats comme moi, de croire, pendant quelques heures de lecture, qu’une communication entre chats et humains serait possible. Mais malheureusement, la science à ce jour n’a jamais pu déterminer un quelconque moyen permettant aux deux camps de se comprendre… ce qui n’enlève rien au fait que je vais continuer à parler seule à mon chat, dans l’espoir qu’il puisse comprendre ce que je lui raconte !


Demain les chats est une histoire originale et très surprenante. J’ai été déstabilisé par l’étrangeté de ce récit, qui aborde des thématiques peu communes, les assemble les unes aux autres pour former quelque chose de singulier. J’en ressors mitigée : pas totalement conquise, mais pas déçue non plus. 

Ma note : 6/10

 

True love


True love de Jude Deveraux

493 pages, éditions Diva romance, à 18€


Résumé : Alors qu’Alix Madsen est en train de terminer ses études d’architecture, Adelaide Kingsley décède et lui demande dans son testament d’habiter pour une année sa charmante maison, sur l’île de Nantucket. La jeune femme accepte, mais il semble que la vieille dame avait une autre idée en tête pour elle : qu’Alix découvre pour quelle raison Valentina, une ancêtre de la famille Kingsley, a mystérieusement disparu, plus de deux cents ans auparavant… Et si ce n’était pas assez troublant, il se trouve qu’Alix doit travailler avec l’arrogant (mais très beau) Jared Montgomery, un architecte vivant dans la dépendance de la propriété…


Extraits  « La capacité à déceler les défauts de son propre travail est une grande qualité. »

« – Maintenant que tu as récupéré Valentina… cela valait la peine d’attendre deux cents ans ?
– Toi, tu as bien patienté trente-six ans pour Alix. Combien de temps encore aurais-tu attendu ?
– L’éternité, répondit-il sans hésiter.
– Oui. Le grand amour attend toujours. »


Mon avis : A quelques semaines seulement de la Saint-Valentin, fête suprême des amoureux, j’avais envie de lire une jolie romance, pleine d’amour et d’émotions. Mon choix s’est donc porté sur True Love de Jude Deveraux ; un titre qui ne laisse nul doute quant à la teneur de l’histoire.

Alix Madsen termine ses études d’architecture, quand son destin va être chamboulé. En effet, dans le testament d’une certaine Addy Kingsley, lui est demandé de venir passer une année sur l’île de Nantucket, dans la maison familiale des Kinsgley, pour résoudre une énigme bien mystérieuse. Alix accepte et se retrouve sur l’île. Elle va rapidement faire la connaissance d’un charmant jeune homme, descendant des Kinsgley, qui n’est autre que Jared Montgomery, le plus grand architecture du monde (selon Alix). D’abord intimidée, la jeune femme va rapidement se laisser séduire par ce grand homme, tant attaché à l’île de ses ancêtres.

Sans surprise, nous allons assister à une jolie romance entre notre protagoniste Alix et ce fameux Jared. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’ils ne s’empressement pas de faire naître leur histoire d’amour, mais ils laissent le temps faire son oeuvre. On assiste donc avec émotion à la naissance de leurs sentiments, qui passe par la découverte de l’autre, de sa vie, de sa personnalité, de ses envies. En somme, leur histoire d’amour est jolie à suivre, pleine de douceur et de poésie.

Elle prend place sur l’île de Nantucket. Pour ceux qui, comme moi, n’auraient jamais entendu parler de cette île, elle se situe au large de la côte Américaine, mesure 124km2 et accueille près de 10 000 habitants annuels.

Grâce aux nombreuses descriptions qu’elle fait de l’île, Jude Deveraux a réussie à me transporter à Nantucket, et à me donner envie d’y séjourner. Pour vous faire ressentir l’ambiance cosy, intime et rural de l’île, voici une photo représentant un bout de Nantucket. Avouez que la photo donne envie de voyager…

A cette histoire d’amour et à ce cadre féerique, s’ajoute quand même une dimension fantastique. En effet, à Nantucket, les fantômes sont nombreux. Il y a notamment l’ancêtre de Jared qui erre dans Kinsgley House depuis près de 200 ans. Abattu par la perte de sa femme, il ne trouve pas la paix espérée. Il compte sur Alix pour résoudre le mystère de sa mort et enfin espérer s’endormir pour l’éternité. Je suis d’ordinaire assez frileuse quand il s’agit d’ajouter une dimension fantastique à une histoire réaliste, qui plus est une romance, mais je dois avouer qu’ici, cela ne m’a pas gêné. Le fantastique se place en arrière-plan, il n’intervient pas tellement dans l’histoire et ne vire pas dans les extrêmes. En somme : il se fond parfaitement dans le récit.


True love est une jolie romance moderne, pleine de douceur et de poésie. Vous plongerez au coeur d’une intrigue familiale captivante et mystérieuse, qui prend place dans un cadre féerique. 

Ma note : 7,5/10

Le portrait de Dorian Gray

Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde.
328 pages, éditions Gallimard Jeunesse

 

Résumé : Le peintre Basil Hallward vient d’achever son meilleur tableau. Invité à se contempler, Dorian Gray, son modèle, fait alors un voeu insensé : que le portrait vieillisse à sa place et que lui conserve éternellement sa jeunesse et sa beauté. Quelles ne sont pas sa stupeur et son effroi quand son voeu se réalise ! Le tableau devient alors le miroir de son âme…

Extraits : « La jeunesse sourit sans motif. C’est un de ses plus grands charmes. »
« Il arrive souvent que lorsque nous pensons expérimenter sur autrui, nous soyons en réalité en train d’expérimenter sur nous-mêmes. »
« La chose la plus banale devient délicieuse dès l’instant qu’on la dissimule.« 

Mon avis : Depuis le temps que j’en entendais parler… je me suis enfin décidé à lire ce chef-d’oeuvre d’Oscar Wilde.

Avec une écriture simple, agréable à lire et à la portée de tous, enfants comme adulte, Oscar Wilde nous raconte une histoire fantastique dont lui seul à le secret. Le portrait de Dorian Gray traverse les époques, et séduit toujours autant les lecteurs. C’est un mythe à découvrir obligatoirement !!!

Dorian Gray est un jeune homme qui s’est révélé tout au long du livre. Introverti, timide et ayant peu confiance en lui au début du roman, il va changer du tout au tout, et va finir par devenir l’exact opposé du personnage qu’il était alors.
Lord Henry a assurément été mon personnage favori. Même s’il n’était pas la principale personne qui devait dicter le roman, avec son sens de la réflexion poussé au maximum et son intelligence sur-dimensionnée, il va être le mentor du jeune Dorian Gray et va devenir le principal acteur du changement de comportement de celui-ci. Car derrière ses airs de dandy et de beau parleur se cache un homme manipulateur malgré lui, dont les paroles sont souvent assez cruels, voire choquantes.

Le lecteur est obligé d’être absorbé par cette lecture. Oscar Wilde captive l’attention, et la retient grâce à une intrigue originale qui aiguise la curiosité. Mais ce roman n’est pas simplement une histoire mystérieuse qui critique la société victorienne, c’est également un ouvrage philosophique, qui traite de sujets de la vie indirectement.

C’est quand même étrange de penser qu’Oscar Wilde n’a écrit qu’un seul roman, celui-ci. Ça aurait été avec une grande joie de découvrir une autre histoire de ce même auteur, j’ai tellement apprécié son style d’écriture et son univers…

 

Ma note : 10/10

Paradis sur mesure

Paradis sur mesure de Bernard Werber
435 pages, éditions Albin Michel, à 22,50€

 

Résumé : Bernard Werber a toujours aimé alterner gros roman et forme courte, genre qu’il affectionne particulièrement. Dans ce receuil, on le retrouve fidèle aux sujets qui le préoccupent : l’avenir de l’homme, de la planète, l’inconscience de notre monde. Chaque nouvelle nous entraîne vers un questionnement : quelles politiques, quelles sanctions faut-il inventer pour que nous cessions de nous détruire ? Que deviendrait une Terre sans hommes (un monde-jardin peuplé de femmes pacifiques ayant occulté jusqu’au souvenir du mâle) ? Qu’est-ce en réalité qu’une réunion de copropriétaires dont le syndic est un fieffé filou ?… De l’universel au particulier en passant par la société des fourmis, Werber rêve l’humain, heureux de nous transmettre un avenir… possible L’AUTEUR Des Fourmis à la trilogie des Dieux, Bernard Werber est devenu un phénomène de librairie (plus de 6 millions d’ex vendus en France, 10 millions dans le monde !), un des rares auteurs français à connaître une véritable renommée internationale, de la Russie à la Corée du sud où il est un auteur-culte.

Extraits : « C’est le silence qui nous apprend à aimer la musique, c’est l’obscurité qui nous apprend à aimer les couleurs, c’est la guerre qui nous apprend à aimer la paix, c’est l’absence de rire qui nous apprend à comprendre l’humour. »
« Le pétrole est le sang de la terre et ceux qui l’aspirent en sont les vampires. »

Mon avis : Premiers moments passés en compagnie de Bernard Werber et première surprise en découvrant les futuristes nouvelles de Paradis sur mesure.

L’imagination débordante de l’auteur m’a fasciné du début à la fin. Pour tout vous dire, j’en suis même venue à me questionner sur la réalité des faits exposés, la probable véracité des histoires détaillées. Les fourmis, peuvent-elles réellement être maîtresse d’elles-mêmes et comprendre la vie ? Où naissent les blagues si quotidiennement énoncées ? 17 histoires toutes aussi différentes les unes que les autres, ayant sciemment mûries dans l’esprit délirant de Bernard Werber.

Certaines nouvelles m’ont plus plûes que d’autres. Les plus longues et détaillées sont évidemment mes préférés, car plus complètes, profondes, descriptives, elles s’imprégnent plus intensément dans l’esprit du lecteur. Je pense par exemple à l’histoire « Là où naissent les blagues », faisant partie de mes favorites du recueil, ou encore « Le Maître de Cinéma », l’une des histoires incontournables du livre.

Cette première rencontre saugrenue avec le maître français de l’imaginaire m’a enthousiasmé. Ce premier essai de nouvelles visionnaires – ou futuristes, au choix -, m’a non seulement ouvert mon esprit littéraire à d’autres genres peu connus, mais également fait prendre conscience du fourmillement d’idées qui se trament dans la tête des vrais auteurs. Car je ne doute pas un instant que ces histoires couchées sur le papier ne sont qu’une infime partie de tout ce qui fourmille continuellement dans l’esprit ambigû de Bernard Werber.

Sans pour autant être une révélation, j’ai pris plaisir à lire ce recueil. Ne vous laissez pas désarçonner par la complexité ou l’étrangeté de certaines histoires et plongez pleinement dans l’univers fantastique que nous offre ce grand maître de la science-fiction.

Ma note : 6,5/10