The Other Woman


The Other Woman by Jane Green

438 pages, at £10,99


Summary : Ellie and Dan are living proof that opposites attract. He always follows instructions and she throws the manual away. He loves sports whereas Ellie’s allergic to any form of exercise. Ellie doesn’t have a mother. And Dan does – a mother who wants to take over… EVERYTHING.

At first Ellie is thrilled to have Linda as her « adopted » mother and to be a part of the close, loving Cooper family. But when she and Dan decide to get married and wedding plans progress, she starts to wonder : is it normal for Linda and Dan to speak on the phone twice a day ? How on earth do they come to be having a reception with Chilean bloody seabass and humongous bloody white ribbons tied everywhere when all she wanted was a quiet register office do ?

In fact, is she marrying Dan… OR HIS MOTHER ?

And Ellie’s problems have just began. When she discovers she’s pregnant she realizes that Linda’s only been rehearsing for the real takeover. She seems to want to live her life through Ellie, and in the words of the immortal Princess Diana, there are three of them in the marriage…


My opinion : That is my first chronic in English, so I hope you will be lenient with me.

For my first reading in English, I choose an easy book to read in English, without many complicating words : The Other Woman by Jane Green, a chick-lit novel. It tells the love story between Ellie and Dan, a young couple, which decided to get married together. But the only thing that Ellie didn’t know, it’s that Linda, the mother of Dan, wants to control every aspects of their marriage, like this is it’s her own marriage and not that one of Ellie and Dan. After the marriage, Ellie throw pregnant, and Linda continues to be omnipresent in their life. It’s too much for Ellie. Whereas to beginning of their relationship she loved Linda, now she thinks Linda crosses the lines.

I think it’s a slight story like I love. The Other Woman describes a real life that many other women can lives. I have often hear to talk about the mothers-in-laws are very nasty with their daughters-in-laws, in the sense where they love so much their sons that they don’t want to give him to an another woman. They are so possessive, and intrusive, and this novel going to the sense of this cliché.

Like many relationships, that of Ellie and Dan is not all the time pink and great. There are many ups and downs, many beautiful moments, but many disagreements too. A couple is not agree together all the time. I have like so much this story because it shows the reality of a couple, and not a cliché or an utopic love story.

I would like to have the follow-up of the adventures of Ellie, Dan, Tom, Linda and the others characters. Like I have took many times to read this book (my first reading in English, I prefer to remind), I have be attached to all of us, and I would like very much to understand what they are become.


A great romance, which will make you pass a good moments. 

Ma note : 6,5/10

Pour lire plus d’avis

 

 

Publicités

Je m’appelle Léon


Je m’appelle Léon de Kit de Waal

347 pages, éditions Pocket


Résumé : Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.

Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…
Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Leon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille.

Extraits  « J’ai un nouveau petit frère. Il est vraiment très petit et il dort presque tout le temps. C’est normal, il faut qu’il emploie ses forces à grandir. »

« Personne ne regarde Léon. Personne ne l’écoute. Comme d’habitude. Personne ne sait qu’il est là. »


Mon avis : Léon a 9 ans. Il n’a presque pas connu son père, qui croule sous les grilles de la prison. Sa mère, Carol, a mis au monde un deuxième garçon, Jake, qu’elle a eu avec un homme marié, qui renie la mère et son fils. Déjà faible psychologiquement, Carol s’enfonce dans une déprime et une souffrance intérieure profonde, qui lui cause la séparation d’avec ses enfants. Jake est adopté par une famille accueillante, tandis que Léon se retrouve promené de famille d’accueil en famille d’accueil. Léon est triste d’avoir perdu à la fois sa mère qu’il aimait tant, mais aussi son petit frère, qu’il protégeait et adorait de tout son coeur. Mais Léon reste fort, il sait qu’un jour où l’autre, il partira à la recherche de Jake.

C’est une histoire très forte émotionnellement et psychologiquement que nous narre Kit de Waal. Le sujet n’est pas aisé : une mère a qui l’on retire ses enfants, deux enfants qui se retrouvent privés de repères, et que l’on sépare l’un de l’autre.

Léon est un petit garçon très intelligent pour son âge. Il a une force de caractère sans nul autre paraître, un sens de la déduction et un sens de la responsabilité élevés. C’est un garçon très curieux, studieux, un peu timide et introvertie, mais généreux et d’une aide précieuse. Après les terribles épreuves qu’il a dû traverser, il reste fort, garde la tête haute et continue de vivre, en gardant espoir de revoir sa famille réunie.

J’ai été très touchée par l’histoire de Léon et par son comportement hautement plus mature que ce qu’il aurait dû être. On ne peut pas rester indifférent à ce petit bout d’homme et à son courage. Kit de Waal a su retranscrire avec réalisme les pensées de Léon, à travers une écriture légère, douceur et sensible.

Outre cette histoire centrale de la séparation familiale, une grande partie du livre dépeint le racisme. Si Jake a été adopté, c’est parce qu’il était un enfant blanc, tandis que Léon est métisse. Léon, en sa qualité d’enfant, ne comprend pas encore distinctement cette différence et les conséquences qui en découlent. Sans le dire à sa famille d’accueil, il s’évade certains après-midi, pour se rendre dans un jardin partagé, où il fait la rencontre de M. Devlin et Tutfy, qui vont lui enseigner les rudiments du jardinage. Tutfy est comme Léon, c’est un homme métisse, qui en payera les conséquences durant l’intégralité du livre.

J’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire, qui m’a émue. Néanmoins, j’ai trouvé que certains passages, notamment vers le milieu de cette lecture, étaient peut-être un peu trop longs. Il ne se passait rien d’exceptionnel, le personnage de Léon faisait un peu du surplace, il n’évoluait plus, les moments d’actions se sont taris et je l’ai ressenti. Le rythme n’était plus comme au début, et ça a lourdement cassé ma lecture.


Une histoire touchante, racontée par un enfant, séparé de force de ses parents et de son petit frère. Il s’appelle Léon, et il va vous raconter son histoire. 

Ma note : 6/10

Pour lire plus d’avis

 

Geek girl, tome 6


Geek girl, tome 6 de Holly Smale

457 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


Extrait  « La vie est une fleur. Plus tu la nourris, plus tu lui donnes de la lumière, plus elle s’ouvrira et deviendra belle. »

« Au fond de l’oreille humaine, il y a trois os minuscules, plus petits que des grains de riz. On les appelle la « chaîne ossiculaire », et ils sont la seule partie du corps qui ne change pas en vieillissant. Pour moi, la véritable amitié, c’est pareil. C’est comprendre qu’au fil des années, pendant que presque tous les aspects de notre vie se développent, d’autres vont rester absolument inchangés. C’est juste accepter que des petites parties de quelqu’un soient précisément ce qui fait sa personnalité et comprendre qu’elles seront toujours là. Même si ces parties sont gênantes, ou rebutantes, ou parfois exaspérantes. Savoir que, aussi profond qu’elles soient enfouies ou cachées, elles seront toujours là. »


Mon avis : Je retrouve avec bonheur notre très chère Harriet Manners et ses nombreuses anecdotes et informations classées sans grand intérêt par nombre de ses proches et lecteurs.

Sixième tome de la célèbrissime saga Geek Girl, nous voilà embarqué en Australie pour de nouvelles aventures aux côtés d’Harriet, de sa Pire Pot Nat et de la grand-mère d’Harriet, j’ai nommé Bunty ! Ensemble, elles vont profiter des beautés de cette destination paradisiaque, mais vont aussi penser carrière et tenter de se faire connaître davantage, Harriet dans le mannequinnat et Nat dans la mode et le stylisme. Mais une aventure aux côtés d’Harriet n’en serait pas une si tout était tout rose. Harriet, Nat, Bunty et l’ensemble des lecteurs ne sont pas au bout de leurs surprises… avec Harriet Manners, on ne s’ennuie jamais !

J’étais impatiente de retrouver Harriet (peut-être trop, même). Harriet reste inchangée, fidèle à elle-même. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables dans le tome 1, par exemple. Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme accomplie et complète… ou presque.

Pour cette nouvelle aventure, Harriet s’envole en Australie. Les grandes plages à perte de vue, la mer, le soleil… et Bunty, sa grand-mère. J’ai pris plaisir à découvrir un peu plus cette fabuleuse femme, qui était restée jusqu’alors dans l’ombre d’Harriet.

Sans aucun doute, j’aime toujours autant suivre les aventures farfelues de notre protagoniste préférée. Néanmoins, après six tomes, j’ai l’impression que l’histoire avance à très petits pas. On peut clairement constater une évolution dans le comportement d’Harriet, mais j’ai l’impression que c’est tout ce que l’on peut voir. J’aurais souhaité pourquoi pas voir Harriet grandir encore plus, pourquoi pas se marier et avoir des enfants, qui auraient été à leur tour des petits geek en herbe. Mais l’histoire n’avance pas aussi vite, et Harriet est toujours notre Harriet : une jeune fille geek de 17 ans.

A la fin de ma lecture, je me suis posé la question suivante : serait-ce un point final à cette fabuleuse saga ? Ça m’en avait tout l’air… mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et peut-être que Holly Smale prépare en cachette de nouvelles aventures à faire vivre à Harriet et à ses chers lecteurs… Affaire à suivre !


Harriet Manners, notre geek girl préférée, se lance dans de nouvelles aventures pour notre plus grand plaisir. Un sixième tome qui semble mettre un point final à cette saga d’envergure.

Ma note : 6,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Coups de foudre


Coups de foudre de Mélanie Rose

350 pages, éditions Archipoche, à 9,95€


Résumé : Alors qu’elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire d’Epsom, est frappée par la foudre.
Elle survit miraculeusement mais, quand elle se réveille à l’hôpital, il semble qu’elle a changé d’identité. Tout le monde en effet la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse de Grant et mère de quatre enfants, qui elle aussi a été touchée par la foudre.
Qui est-elle vraiment ? Lauren ? Ce qui signifierait alors qu’elle a perdu la mémoire et se souvient du passé d’une autre. Ou Jessica ? Mais comment expliquer alors le fait incroyable qu’elle ait intégré le corps d’une autre ?
Quoi qu’il en soit, la jeune femme n’a d’autre choix que d’endosser sa nouvelle identité et de vivre la vie de Lauren. Peu à peu, elle se glisse dans sa nouvelle peau. Son comportement surprend ses proches et, bien vite, elle découvre un secret qui menace l’équilibre familial…


Mon avis : Un jour de pluie, alors qu’elle promène tranquillement sa chienne Frankie, Jessica Taylor, une jeune célibataire endurcie, est frappée par la foudre. Elle survit miraculeusement, mais se réveille dans le corps d’une autre. Cette autre s’appelle Lauren, elle est mariée et a quatre enfants. Jessica croit à un rêve farfelu, puisque lorsqu’elle se rendort, elle redevient elle-même. Mais ce n’est que le temps d’une journée, car elle se rend compte qu’elle endosse simultanément deux identités à la fois, très différentes. Elle va devoir continuer à vivre normalement et apprendre à s’intégrer dans la peau d’une maman, au coeur d’une famille dont elle ne connaît rien. Un défi de taille l’attend… et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Assez perplexe au début de ma lecture, je me suis laissé lentement embarquer par Mélanie Rose, dans cette histoire aussi farfelue qu’excitante. Qui n’a jamais rêvé de se glisser dans la peau d’une autre personne, ne serait-ce qu’une seule journée ? En tout cas, moi j’en ai déjà rêvé., et je me prends souvent à imaginer la vie des passants dans la rue. Jessica a réalisé ce fantasme pour nous : elle a dédoublé son identité pour se rendre dans la peau d’une autre. Et ce n’est clairement pas une partie de plaisir, surtout lorsque l’autre personne en question est une femme mariée et maman de quatre jeunes enfants en bas âge. Jessica va devoir réapprendre à vivre dans le corps d’une autre, et surtout elle va devoir faire semblant d’être celle qu’elle n’est pas.

J’ai beaucoup aimé l’idée et l’originalité du récit. Malgré quelques incohérences d’écriture qui ont passablement gênés ma lecture, j’ai apprécié découvrir cette histoire. C’est sûr, pour apprécier un tant soit peu ce récit, il faut savoir ouvrir son esprit et se laisser guider par l’écriture de l’auteure.

Habituée des lectures en tout genre, j’ai, depuis quelques années, développé le syndrome du « je devine le dénouement avant qu’il n’ait lieu ». Coups de foudre n’a pas échappé à la règle, puisqu’à mi-chemin du récit, je me faisais déjà une idée de dénouement final. Et ça n’a pas loupé : il a bel et bien eu lieu comme je l’avais imaginé. Je l’ai trouvé bon, mais peut-être un peu bâclé, dans le sens où il n’est pas assez bien développé, et la dernière page se ferme alors que la révélation finale vient d’avoir lieu. Autrement dit : on ne laisse pas le lecteur se remettre de ses émotions qu’il doit déjà passer à autre chose. Une dizaine de pages de plus n’auraient pas été de refus (et un tome deux aurait été encore mieux !).


Et si nous pouvions vivre une journée ou plus dans la peau d’une autre personne ? Jessica Taylor l’a expérimenté pour nous.  Une histoire originale et distrayante, qui mêle comédie romantique et fantastique. 

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Les pétales de sang


Les pétales de sang de Dorothy Koomson

717 pages, éditions Charleston Noir, à 9,50€


Résumé : Une famille parfaite que Tami croyait avoir…Jusqu’au jour où son mari est arrêté pour un acte odieux. Et si a vie de la jeune femme n’était qu’un terrible mensonge?..

La vie de Tami bascule le jour où son mari est arrêté sous les yeux de leurs petites filles. Sa meilleure amie l’accuse de viol et de harcèlement. Lui prétend qu’ils entretenaient une liaison. Écartelée entre les deux personnes qu’elle aime le plus, Tami doit découvrir la vérité quelle qu’elle soit.


Extrait  « On ne choisit pas la personne dont on tombe amoureuse. Et il arrive parfois que, en cédant à la force de l’amour, on fasse du mal à une tierce personne. Or, cette personne-là, on ne choisit pas non plus de lui faire du mal. »

« Être moi-même, c’était la chose la plus agréable que j’avais eu l’occasion de faire depuis longtemps. »


Mon avis : Une famille en apparence unie et heureuse va connaître un terrible drame. Scott, le mari, se retrouve arrêté par la police, sous les yeux de sa femme Tami et de leurs deux enfants. Il est accusé d’agression et tentative de viol sur la personne de Mirabelle, la voisine de la famille et meilleure amie de Tami. C’est l’incompréhension totale, puisque Scott nie en bloque, et Mirabelle campe sur ses positions. Tami est tiraillée entre son mari et sa meilleure amie : c’est certain, l’un des deux ment, mais lequel ? L’affaire se complique davantage lorsque l’on apprend l’assassinat de Mirabelle…

Les pétales de sang est un thriller anglais bien construit et addictif à souhait, qui vient capturer le lecteur et qui ne le lâche plus jusqu’au dénouement. Dorothy Koomson a misé sur la narration à plusieurs voix, exclusivement féminines, avec pas moins de trois protagonistes différentes qui vont exprimer, à tour de rôle, leur regard sur la situation. Il y a bien évidemment Tami, la mère de famille et épouse de Scott, qui va mettre en avant ses déboires amoureux, sa sexualité, son rôle de mère, son passé de femme et d’épouse. Béatrix, la deuxième meilleure amie de Tami, fait également partie des protagonistes narratrices. Très proche de la famille de Scott et Tami, elle mettra en avant son lien avec eux, mais aussi sa vie sentimentale et sa solitude quotidienne. Enfin, la troisième femme n’est autre qu’une certaine Fleur, dont je ne peux dévoiler entièrement l’identité, souhaitant que vous puissiez savourer la surprise de le découvrir en lisant le livre.

Le suspense est présent dès le début du récit, et la tension reste croissante au fil des pages. Les rebondissements se font nombreux, pour notre plus grand plaisir, et les quelques 700 pages défilent en un rien de temps.

Les pétales de sang est un thriller qu’on prend plaisir à découvrir. Les personnages sont attachants et nous suivons leurs pérégrinations avec avidité. Néanmoins, comme beaucoup de thrillers, il passe très rapidement aux oubliettes de la mémoire. Bien que j’aie adoré lire ce livre et que j’aie trouvé l’intrigue finement écriture et rondement menée, i’histoire en elle-même n’avait rien d’exceptionnelle et s’effacera très rapidement de mes souvenirs littéraires.

En revanche, j’ai trouvé que le dénouement était à la limite du bâclé. Il sonnait faux, il était peu cohérent avec l’ensemble du récit et n’a pas grès à mes yeux. Quel dommage de finir sur un point négatif…


Un bon thriller, où mystères et faux semblants se mêlent pour notre plus grand plaisir. Une intrigue rondement menée, des personnages attachants, qui nous font passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Sauvez le Kursk !


Sauvez le Kursk ! de Robert Moore

327 pages, éditions L’Archipel, à 21€


Résumé : A bord du sous-marin nucléaire russe K-141 Kursk en difficulté :23 marins à sauver… Samedi 12 août 2000, 11h28. Dans les hauteurs du Cercle Arctique, sous la surface déchaînée de l’impitoyable mer des Barents, le sous-marin « Kursk », fierté de la flotte d’élite russe, effectue des exercices de lancers de missiles. À son bord, le capitaine Gennady Lyachin et ses hommes.Mais ce qui apparaissait comme un simple entraînement tourne au cauchemar quand l’un des missiles, semblablement victime d’une fuite, explose dans le compartiment avant du sous-marin.Sept marins sont tués sur le coup de l’onde de choc. Mais ce n’est que le début de l’horreur…Pour la première fois traduit en France, Kursk fait le récit heure par heure du drame qui s’est joué à l’intérieur du sous-marin, et des efforts désespérés des sauveteurs. Une enquête sous tension, pour laquelle l’auteur a eu accès à des documents gardés secrets, qui se lit comme un thriller et que Thomas Vinterberg (Loin de la foule déchaînée) adapte au cinéma en novembre 2018.


Extraits  « Les meilleurs mensonges se dissimulent derrière un vernis de vérité. »

« Tant que je n’aurai pas obtenu la preuve que les marins sont morts, déclare-t-il, je partirai du point de vue qu’ils sont vivants. »


Mon avis : J’étais trop jeune lorsque le drame du Kursk a eut lieu en mer de Barents. Tout naturellement, je n’en garde aucun souvenir. Mais l’histoire de ce sous-marin russe qui a coulé avec plus de 118 marins à son bord trouve encore échos dans l’esprit de nombreuses personnes.

Photo du Koursk, long de 154m

12 août 2000, en mer de Barents, en Arctique. Le submersible nucléaire russe « Kursk » abrite 118 marins à son bord. Alors qu’il s’entraîne à des exerces de lancers de missiles, la défaillance d’un des missiles pulvérise une partie du sous-marin et cause la perte des nombreux hommes à son bord. Seul 24 hommes, reclus dans le dernier compartiment du submersible, arrivent à s’en sortir. Dotés d’une quantité d’air limité, ils attendent avec impatience les secours. Mais depuis plusieurs années, la marine russe connaît de sérieux problèmes financiers, et le matériel utilisé n’est plus forcément adapté pour réaliser des missions à haut risque de cette envergue. D’autant plus que les politiques russes semblent bloquer l’avancée du sauvetage, et n’acceptent pas la main tendue des pays voisins, craignants un espionnage rapproché… au détriment de la vie de leurs propres marins.

Ce livre de Robert Moore est celui qui a inspiré le film de Thomas Vinterberg, sorti dernièrement au cinéma.  Il y décrit, avec d’infinies précisions, les détails du naufrage du Kursk et du secours apporté par les autorités.

Grâce à cette lecture, on se rend compte du laxisme du président Vladimir Poutine, alors nouvellement élu à la tête du pouvoir en Russie. Malgré la tragédie qui se jouait en mer de Barents, il n’a pas interrompu ses vacances ni ses divers rendez-vous, et ne s’est présenté sur les lieux, devant les familles des victimes, près de dix jours après le naufrage du Kursk. Plus globalement, on prend conscience de la politique russe scandaleuse, qui ont préféré refuser l’aide des occidentaux au détriment de la vie de leurs marins. C’est seulement plusieurs jours après l’annonce publique du naufrage du sous-marin que les russes ont accepté leur aide. Hélas, ayant peur d’éventuels tactiques d’espionnages, ils ont mentis sur certaines de leurs données et n’ont pas voulu en dévoiler d’autres, pourtant précieuses pour commencer les opérations de sauvetage (comme un plan détaillé du sous-marin russe).

La politique médiatique est également mise en cause, puisque comme l’explique si bien Robert Moore dans son livre, il n’y avait à cette époque que très peu de médias libres, ce qui fait que les informations étaient entièrement contrôlées par l’état, qui pouvait se permettre de divulguer des mensonges pour satisfaire leur prestance autoritaire et garder une certaine contenance. Une vingtaine d’années plus tard, les pratiques n’ont pas évoluées, l’instrumentalisation des médias  reste d’actualité.

Ce fût un pur bonheur de lire ce livre, hautement documenté, avec de nombreux témoignages et d’infinies précisions. Construit comme une fiction, il est quand même assez douloureux de se dire que l’histoire s’est réellement déroulée comme elle est narrée.


Une lecture passionnante et hautement enrichissante, qui m’a permis d’en apprendre plus sur le naufrage du sous-marin russe Kursk en mer de Barents. Je vous recommande fortement cette lecture !

Ma note : 9/10

Pour lire plus d’avis

 

 

Le week-end


Le week-end de Natasha Preston

371 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »Un week-end entre amis, dans un chalet loin de tout,  c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin.  La bande se retrouve, impatiente que la fête commence.Un verre, puis deux.  Et la nuit tombe dans l’oubli.Au réveil, c’est l’horreur.  Deux d’entre eux sont morts,  sauvagement assassinés.  Aucune trace d’effraction ni signe de lutte.  Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter ? Quelqu’un ne dit pas la vérité.  Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé.


Extrait  « Les secrets qu’on se cache à soi-même sont les plus dangereux. »


Mon avis : Natasha Preston est une auteure talentueuse, que j’ai déjà découverte l’année dernière à travers son thriller Young adult La Cave. L’histoire de son précédent roman m’avait conquise, bien que la fin m’ait un peu déçue. Dans Le week-end, le schéma se reproduit à l’identique : j’ai beaucoup apprécié la narration, le suspense et toute l’intrigue, mais la fin en eau de boudin m’a terriblement déçue.

Ce livre raconte l’histoire d’une bande d’amis, qui décident de se retrouver un week-end tous ensemble dans la maison de l’un deux, pour boire, faire la fête et s’amuser comme des jeunes de leur âge. La soirée bat son plein, l’alcool coule à flot, les couples commencent à se former, puis… trou noir. Ils se réveillent le lendemain et découvrent que deux d’entre eux sont décédés durant la nuit. Aucune trace d’effraction n’est relevé : le coupable se cache forcément parmi eux.

J’avoue que l’histoire est alléchante et qu’elle est additive. L’auteure nous donne envie d’en découvrir davantage à chaque chapitre, si bien que par moment, j’ai vraiment eu du mal à me détacher de ma lecture. Nous faisons la connaissance de chacune des personnes présentes ce fameux week-end lors de la fête tragique : il y a tout d’abord Mackenzie, notre protagoniste, qui a vu le corps sans vie de sa meilleure amie Courtney dans la cuisine de la maison. Courtney était en couple avec Josh, le riche de la bande, celui qui a prêté la maison pour faire la fête, mais qui est lui aussi décédé. Blake, le demi-frère de Josh fait aussi parti des suspects, tout comme Kyle, Megan et Aaron. En tout, ce sont cinq personnes qui sont suspectées d’avoir assassiné leurs amis. Mais pour quelle raison ?

Natasha Preston prend un malin plaisir à faire tourner le lecteur en bourrique et à nous envoyer sur de fausses pistes. Car le dénouement est assez surprenant, et rare doivent être les lecteurs qui arrivent à percer le mystère avant la fin. Comme dans La Cave, j’ai trouvé qu’il manquait de solidité, qu’il n’avait pas été assez travaillé. C’est une fin un peu trop facile à mettre en place, je m’attendais à quelque chose de plus surprenant, de moins bâclé.


Un thriller captivant, qui a su me divertir, mais dont le dénouement m’a déçu. 

Ma note : 6/10