Ellie et Dan


Ellie et Dan de Hazel Prior
405 pages, éditions L’Archipel, à 21€


Résumé : Bien plus qu’une histoire d’amour, la rencontre de deux destins déboussolés, de deux vies abîmées qui vont mutuellement se réparer.Il suffit d’un rien pour changer les perspectives d’une vie
Dan a besoin de paix et d’ordre. Il aime son existence calme, prévisible, à l’abri des dangers et des surprises. Il a perdu confiance en lui et a choisi de vivre en reclus, dans sa grange-atelier, où il fabrique des harpes.
Ellie est une rêveuse. Ou plutôt, elle l’était, avant que son quotidien ne rétrécisse aux dimensions d’une vie…


Extraits : « Un tas de gens trouvent étranges des choses qui me paraissent à moi normales, et normales, des choses qui me semblent très étranges. »

« À mon avis, la musique s’occupe de la vraie personne cachée à l’intérieur de la coquille. À mon avis, la vraie personne à l’intérieur de la coquille a soif et besoin de musique tous les jours, sans quoi la vraie personne se flétrit puis disparaît. »


Mon avis : Il y a deux ans, j’avais lu Comment les pingouins ont sauvé Veronica de Hazel Prior, un roman plein de vie, d’amour et non dénué d’humour, qui m’avait fait voyager dans l’espace et le temps. J’ai été ravie de pouvoir découvrir un autre roman de l’auteure, Ellie et Dan, qui m’a également transporté et particulièrement enchanté.

Dan est facteur de harpes, c’est-à-dire qu’il confectionne des harpes dans sa grande et sa sœur s’occupe de les mettre en vente sur Internet. C’est un solitaire à la vie rudimentaire, passionné par son travail, il a du mal à vivre en société et à interagir avec la civilisation. Quand Ellie fait irruption dans sa grange, c’est par un pur hasard de circonstance. Au détour d’une balade, elle s’aventure dans un chemin piéton et se retrouve face à Dan et ses harpes. Femme au foyer sans enfant, Ellie est intriguée par cet homme et très intéressée pour apprendre à jouer de la harpe. Avec élan et générosité, Dan lui offre une harpe, ce qui n’enchante pas le mari d’Ellie, qui l’oblige à la ramener. Attristée par cette décision qu’elle juge injuste, Dan lui propose d’apprendre à en jouer dans sa grange.

J’ai tout aimé dans ce livre. Les personnages tout d’abord, m’ont particulièrement touché. Dan est d’une douceur sans pareille mesure, il est attentionné, généreux, un peu naïf certes, mais authentique. Il semble un peu simplet et enfantin, il est dans son monde, un univers magique, féerique et musical, éloigné des hommes et de toutes les ondes négatives qui peuvent en émaner. C’est un marginal, un solitaire au coeur d’or, un homme sensible qu’il faut choyer. Seule Ellie semble autorisée à pénétrer dans son jardin secret.

Ellie est une femme dévouée à son mari, qui lui apporte tout l’amour et le soutien dont il pourrait avoir besoin. Mais, bien qu’elle se le cache à elle-même, elle n’est pas épanouie dans cette vie de femme au foyer qu’on lui a imposée. Elle aspire à plus de liberté, à prendre confiance en elle, à se détacher des obligations qui la lient à son mari. Aux côtés de Dan, elle s’ouvre, devient plus gaie, beaucoup plus sereine et semble enfin apaisée, en harmonie avec elle-même. Elle découvre qu’elle peut accomplir des choses par et pour elle, sans passer par l’intermédiaire de son mari. Ensemble, Dan et Ellie forment un duo touchant, sensible, dont on suit l’évolution avec émotions. 

Outre les deux protagonistes, l’histoire est une bulle d’oxygène et de fraîcheur qui nous transporte dans un monde plein d’insouciance, bercé par des notes de musique classique. J’ai adoré l’originalité de l’histoire, sa douceur et toute la pudeur qui émanent des personnages. 


Un roman doux, tendre, original, avec des personnages émouvants et pleins de pudeur : j’ai adoré !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-8098-4392-7
Traduction : Estelle Flory

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La maison Chapelier, livre 2


La maison Chapelier, livre 2 de Tamzin Merchant
425 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 18€


Résumé : ARTISANS, SOYEZ FRÈRES, QUE LA MAGIE OPÈRE !
Toutes les nuits, Cordelia parcourt les rues de Londres en quête d’indices pour retrouver la trace de son père. Elle découvre alors la ville en proie à la plus terrible des menaces : la magie est en train de disparaître ! Pour la préserver, Cordelia doit relever un défi impossible : créer une alliance entre toutes les familles d’artisans, qui depuis des générations se détestent copieusement.
Une héroïne intrépide, une carte mystérieuse, des secrets de famille et des tempêtes magiques : la suite des aventures enchantées et merveilleusement loufoques de Cordelia Chapelier.


Extraits : « Apprendre à lire, c’est comme apprendre à allumer un feu : la lecture éclaire le chemin dans la vie. »

« Tu sais, si on n’a pas peur, on ne peut pas être courageux. »


Mon avis : J’ai eu la chance de pouvoir lire la suite de La maison Chapelier, une saga jeunesse fantastique dont j’avais adoré le premier tome en mars 2022. Je retrouve avec grand plaisir la petite Cordelia Chapelier, descendante d’une famille de magiciens, qui confectionne des chapeaux sur-mesure aux pouvoirs extraordinaires. Toujours à la recherche de son père disparu en mer, Cordelia doit également combattre un être maléfique, prêt à tout pour détruire tout substitut de magie présent dans ce monde onirique.

Mon avis global sur ce deuxième tome reste identique au premier, c’est-à-dire que j’ai grandement apprécié le livre-objet avec sa couverture colorée et scintillante, ainsi que les illustrations en noir et blanc qui ponctuent le récit, en revanche, j’aurais été d’autant plus contente si elles avaient été réalisées en couleurs… sans doute une question de coût !

Tout comme dans le tome 1, j’ai beaucoup aimé le personnage de Cordelia. C’est une jeune fille dynamique, mature, censée et réfléchie, qui ne se met pas forcément en avant, mais qui dispose de qualités de meneuse indéniables. Je salue surtout sa fidélité et sa confiance envers ses amis, Lulu et Sam, ainsi que son courage et son ouverture d’esprit, notamment dans le rapprochement qu’elle souhaite voir s’opérer entre les différentes familles d’artisans. Cordelia est sans conteste une jeune fille bonne, généreuse et gentille.

Concernant l’intrigue en elle-même, elle est dans la continuité du premier tome, avec un enchaînement dynamique des scènes, des rebondissements inattendus, qui rendent le rythme légèrement plus soutenu que dans le tome 1. La magie est présente, elle alimente ponctuellement l’histoire sans pour autant prendre une place prépondérante dans celle-ci, elle est proprement dosée. La magie noire est surtout représentée, avec des scènes de destruction qui frisent l’apocalypse et l’apparition d’un monstre mythologique redoutable, la harpie, constituée d’un corps de vautour et d’une tête de femme. Mandatée par le méchant pour stopper la progression de Cordelia et de ses amis dans leurs recherches, elle fait régner la terreur dans la ville. La seule manière de les contrer, serait d’unir l’ensemble des forces magiques des artisans pour détruire toute la magie noire. Un projet ambitieux pour Cordelia, puisque les familles des artisans se font la guerre depuis de nombreuses années. Mais rien n’est trop dure pour notre téméraire protagoniste !


Un deuxième tome à la hauteur du premier, qui mêle habilement magie, mystère et action. J’ai hâte de pouvoir lire la suite de cette superbe saga jeunesse.

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-07-515739-1
Traduction : Marie Leymarie

Le chalet


Le chalet de Catherine Cooper
317 pages, éditions l’Archipel, à 22€


Résumé : 1998. Deux frères, Will et Adam, emmènent leurs petites amies respectives dans une station de ski huppée des Alpes françaises. Un jour, les deux frères partent faire du hors-piste. Mais, au retour, l’un d’eux manque à l’appel…
2020. Deux couples ont loué dans cette même station un chalet de luxe. Quatre personnes liées, d’une façon ou d’une autre, à l’homme disparu une vingtaine d’années plus tôt. Quatre personnes qui toutes cachent des secrets.
Et, dans l’ombre, quelqu’un connaît la vérité sur ce drame du passé. Quelqu’un qui attend son heure pour frapper.
Dans ces montagnes glaciales, l’expression  » cold case  » n’a jamais aussi bien porté son nom…


Extraits : « Je déteste les personnes arrogantes dans leur genre, qui viennent ici une fois par an pour les vacances et se la ramènent avec leurs skis Salomon ou K2 flamant neufs. Ce qu’ils sont pénibles, à se croire incollables sur tout. Alors qu’ils ne savent rien… Absolument rien ! »

« Tu te prends pour un champion parce que tu es parti en classes de neige avec tes écoles pour gosses de riches, et maintenant tu as un boulot grassement payé à la City ou je ne sais où qui rapporte suffisamment pour que tu puisses te payer un ou deux séjours par an à la montagne. Eh bien, je vais te dire un truc : tu as tout faux. C’est pour ça que tu dois payer quelqu’un comme moi, un vrai pro, pour t’accompagner sur un secteur hors-piste. Tu as beau avoir un équipement qui en jette, essayer d’employer le bon jargon, tu ne sais rien de la montagne. Rien. »


Mon avis : J’ai été très agréablement surprise par Le Chalet. C’est un polar addictif qui se déroule en plein hiver, dans un chalet huppé d’une station de ski. En décembre 1998, deux frères partent skier avec leurs compagnes. Alors qu’ils font une session de hors-piste encadrée par un guide de haute montagne, la visibilité est épouvantable et provoque la chute de l’un deux. Le guide s’aperçoit de leur absence trop tardivement et prévient les secours avec un temps de retard considérable. Seul l’un des deux frères est retrouvé, en état critique.

Vingt-deux ans après, en 2020, deux couples aisés louent un luxueux chalet dans cette même station de ski, dans le but de conclure des affaires ensemble durant ces vacances hivernales. Mais au cours de leur séjour, on découvre le corps d’un homme en pleine montagne : il s’agirait du deuxième frère porté disparu des années auparavant. L’aîné est appelé en urgence à la station pour reconnaître définitivement le corps. Un événement qui va créer discorde et mystère au sein des couples du chalet.

L’alternance des temporalités donne une dynamique appréciable au récit. On cherche à comprendre quel est le lien qui unie ces deux histoires et l’ensemble de ses personnages : à part le lieu commun où elles se déroulent, aucun indice ne filtre. Il faudra attendre les dernières pages du livre pour que tout fasse sens.

J’ai aimé suivre cette histoire, bien qu’il est vrai que certaines scènes manquent clairement de réalisme. Retrouver un corps disparu dans la neige seulement vingt-deux ans après, c’est très peu probable. Proposer d’héberger le frère du défunt dans un luxueux chalet où résident déjà deux couples aisés, c’est inimaginable. Malgré tout, j’ai apprécié l’atmosphère générale du livre, j’ai ressenti pleinement la tension narrative qui montait crescendo et j’ai pris plaisir à démêler l’histoire avant le dénouement final (et c’est un échec cuisant).

En revanche, je ne me suis pas du tout attaché aux personnages. Aucun ne m’a véritablement plût, tant ils étaient arrogants, peu respectueux et imbus d’eux-mêmes. Il suffit de détenir de l’argent et un certain pouvoir pour se croire tout permis, à l’image même de Cameron, le propriétaire des chalets de luxe, dont les manières m’ont particulièrement agacées.


Un polar à l’ambiance de huis-clos, suffocant, énigmatique, mais particulièrement addictif. 

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-8098-4190-9
Traduction : Penny Lewis

Le journal de Bridget Jones : L’âge de raison


Le journal de Bridget Jones : L’âge de raison
de Helen Fielding
342 pages, éditions J’ai Lu


Résumé : On ne la présente plus ! Depuis la parution du premier tome de son journal, Bridget Jones, ses angoisses existentielles, ses kilos en trop, ses cigarettes, ses verres de Chardonnay, ses copines féministes et sa mère extravagante réjouissent des millions de lectrices célibataires ou non. Revoilà donc miss Bridget, affublée depuis quelques semaines d’un Mark Darcy pour lequel son cœur s’emballe un peu vite, tellement elle jubile de ne plus faire partie de la caste des parias de l’amour… Pour autant, rien n’est gagné pour notre cœur d’artichaut qui va découvrir qu’il ne suffit pas de rencontrer l’homme idéal. Le plus compliqué sera bel et bien de le garder ! Ouf ! Helen Fielding n’a rien perdu de sa verve et de son sens de l’humour : ironie, petites vacheries et remarques acerbes sur la gent masculine, soirées de filles et gaffes irrésistibles, surprises aussi, sont bien sûr au rendez-vous de ce nouvel opus des aventures de Bridget Jones. Les femmes se reconnaîtront sans aucun doute dans nombre de situations. Quant aux hommes, gageons qu’ils en apprendront beaucoup sur le sexe opposé dans cet Âge de raison rafraîchissant, frivole à souhait et sans prétention…


Extraits : « Suis en mesure de confirmer officiellement que conquérir le coeur d’un homme, aujourd’hui, ne passe ni par la beauté, les petits plats, la classe ou la personnalité, mais par la capacité à prendre l’air indifférent. »

« Si on commence à penser à l’âge, c’est sans issue. La vie se met à ressembler aux vacances : dès qu’on est au milieu, tout s’accélère jusqu’à la fin. »


Mon avis : Pour une des premières fois de ma vie, j’avoue avoir regardé les adaptations cinématographiques avant d’avoir lu les livres. La saga Le journal de Bridget Jones a été publié en 1996, puis adapté dès 2001 pour le premier opus, suivi par les deux autres jusqu’en 2016. Sans vous mentir, j’ai lu L’âge de raison avec plaisir… mais j’ai largement préféré regarder le trio de films. J’ai néanmoins été très heureuse de retrouver Bridget, cette trentenaire célibataire au caractère bien trempé et pleine d’humour, qui ne sait pas forcément ce qu’elle veut et qui passe par des ascenseurs émotionnels consécutifs et quotidiens.


Le roman est construit comme un journal intime sur une année calendaire, de janvier à décembre. Bridget y consigne quotidiennement des chiffres qui lui tiennent à cœur (nombre de kilogrammes, nombre de calories ingurgitées, nombre d’unités d’alcool bues, nombre de jeux à gratter achetés…), mais aussi toutes ses états d’âme.

Avec du chick-lit, il ne faut pas s’attendre à de la grande littérature, mais plutôt à des moments de détente et de franches rigolades. Les scènes sont drôles, parfois décalées, improbables ou gênantes. Bridget Jones est une héroïne particulièrement sympathique, à laquelle on s’identifie facilement. Trentenaire célibataire et sans enfant, bahutée régulièrement par sa famille et ses connaissances sur sa vie sentimentale, totalement médiocre, elle s’apitoie sur son sort avec ses meilleurs amis, à qui elle confie toutes ces galères personnelles et professionnelles. C’est une femme sans fioritures, simple, naturelle et spontanée, pétillante et pleine d’énergie, à qui on s’attache très vite.


Un roman chick-lit qui met de bonne humeur. Bridget Jones est une trentenaire attachante et pleine d’énergie que l’on prend plaisir à suivre. J’ai quand même une préférence pour le trio de films adapté de la saga.

Ma note : 7/10

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ISBN : 2-290-30039-X
Traduction : Arlette Stroumza

L’amour de ma vie


L’amour de ma vie de Rosie Walsh
443 pages, éditions Les Escales, à 22€


Résumé : Emma, océanographe reconnue et médiatisée, adore son métier, son mari Leo, leur fille Ruby et leur chien John Keats. En apparence, tout est parfait. Sauf que Leo est un journaliste spécialisé dans les nécrologies de célébrités. Et, quand Emma tombe gravement malade, il tient le choc grâce à ce qu’il sait faire de mieux : enquêter sur la vie des autres.
En rédigeant la nécrologie de sa femme, Leo relève des incohérences dans son passé. Incrédule, il tente de dénouer le vrai du faux et, dévasté, il doit se rendre à l’évidence : la personne qu’il pensait le mieux connaître au monde est une étrangère.
À mesure que Leo dévoile ses secrets, Emma n’a d’autre choix que de lui prouver que, malgré ses mensonges, elle est bien la femme dont il est tombé amoureux. Mais d’abord, elle doit lui parler de l’autre amour de sa vie…


Extraits : « Quand on a perdu tant de choses que c’en est insupportable, on s’accroche à tout. »

« Moins de la moitié des mots qu’emploient les biologistes sont compréhensibles pour le commun des mortels. Se retrouver coincé parmi eux à une soirée est un véritable cauchemar. »


Mon avis : Il ne faut jamais se fier au titre d’un roman, comme il ne faut jamais se fier à la couverture de celui-ci, qui peuvent, l’un comme l’autre, nous induire en erreur sur le contenu du livre. C’est le cas pour L’amour de ma vie, qui laisserait penser qu’une jolie romance à l’eau de rose se cache entre ses pages… il n’en est rien. Best-seller du New York Times, ce livre raconte l’histoire d’amour mouvementée d’Emma et Leo.

Emma est une biologiste marine célèbre pour ses recherches, également maman d’une petite fille prénommée Ruby, qu’elle a eu son avec son mari Leo, rédacteur de nécrologies dans un journal national. Le couple traverse une période compliquée, puisqu’Emma a est atteinte d’un cancer qui la mine et attend ses derniers résultats d’examens. Pour se changer les idées, la jeune femme se réfugie dans son lieu fétiche : une plage dans le comté de Northumberland, au Nord du Royaume-Uni, où elle cherche inlassablement une espèce de crabes rares, qu’elle a aperçu il y a des années de cela au même endroit. Pendant ce temps, comme d’habitude, Leo garde leur petite fille à la maison et en profite pour écrire la nécrologie de sa femme, connue grâce à ses recherches et à une série télévisée sortie il y a plusieurs années. En farfouillant dans ses affaires, Leo va faire d’étranges découvertes et mettre en lumière des incohérences de son passé. Il doit rapidement se rendre à l’évidence : il ne connaît pas celle qui partage sa vie depuis plus de dix ans.

Northumberland

Plage de Northumberland

L’histoire est dynamique, puisque Rosie Walsh alterne les narrations, entre Leo et Emma, mais aussi, les époques, entre le présent et le passé de la jeune femme. On est rapidement happé par cette histoire et désireux d’en découvrir davantage sur cette femme, d’apparence pourtant normale, qui semble receler bien des secrets. Chaque infimes détails découverts sur elle nous pousse à se questionner davantage : Emma ment depuis des années, elle semble être infidèle à Leo, elle doit avoir commis un grave méfait qui lui a valu un casier judiciaire… autant de zones d’ombres, qui donnent envie de continuer encore et encore à tourner les pages du livre.

La construction narrative du livre est originale, puisque l’auteure mélange habilement les genres en parlant d’amour à travers un polar. L’originalité du récit ne s’arrête pas là, puisque j’ai apprécié découvrir les personnages d’Emma et de Leo, qui exercent chacun des métiers plutôt hors du commun : elle est chercheuse en biologie marine, lui est rédacteur de nécrologies. Autant dire qu’on est loin des romances classiques, où les personnages, stéréotypés au possible, exercent tous des métiers communs, sincèrement ennuyants.

La seule ligne constante du récit, c’est l’amour prodigué par Leo envers sa femme. Malgré les doutes, les craintes, les pleurs, il ne perd pas foi en sa femme et continue de l’aimer comme au premier jour. L’amour de ma vie nous prouve que l’amour n’est pas rectiligne, qu’il y a, au sein de chaque couple, qu’ils soient très unis, anciens ou récents, des hauts et des bas. Ce n’est qu’ensemble, à deux, que ces difficultés peuvent être surmontées et dépassées. Une très belle leçon d’espoir, qui nous montre que l’amour vrai, sain, sincère, est encore possible… il suffit juste d’avoir le courage de se battre suffisamment pour le garder.


Un roman étonnant et émouvant, qui mélange habilement polar et histoire d’amour. Les sentiments, peuvent-ils survivre aux secrets ? 

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-36569-704-0
Traduction : Caroline Bouet