Destins brisés


Destins brisés de Marine Chaparro

454 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : À treize ans, Jade a survécu à un accident de voiture qui a emporté ses parents et son petit frère âgé de quatre ans. Depuis, elle est baladée de famille d’accueil en famille d’accueil et s’est jurée de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit.Aujourd’hui lycéenne, elle s’apprête à rejoindre un nouveau foyer. Celui-ci remplit tous les critères de la famille idéale  : une belle maison, des parents unis et sympathiques, des enfants beaux et sûrs d’eux? Pourtant, à peine a-t-elle franchi la porte d’entrée que Jade sent qu’elle ne va pas pouvoir s’entendre avec le fils aîné de la famille d’accueil. Pas du tout. Sportif et séduisant, Sasha incarne tout ce qu’elle déteste. Aucune chance que Jade se plaise dans cet endroit  ! Il ne lui reste qu’à espérer que ce calvaire sera de courte durée?Pourtant, et contre toute attente, Jade se lie d’amitié avec Sasha qui, derrière un sourire permanent, cache une grande souffrance liée à la perte de son propre frère. Les deux adolescents se rapprochent et, ensemble, apprennent à affronter leurs passés douloureux, à faire leurs deuils et à se reconstruire. Les vieux démons qu’ils craignent ne sont pourtant jamais loin  ; parviendront-ils à les combattre et accepter qu’ils ont eux aussi droit au bonheur  ?


Extraits  « Mais qui ne prend pas de risques dans sa vie ne connaît pas sa véritable valeur. »

« C’est ça la vie, avoir des émotions. De la peur et de la joie bien sûr, mais aussi de la tristesse. C’est ça qui nous prouve que nous, on est encore en vie. »


Mon avis : Jade et Sasha sont deux jeunes au destin brisé. Jade a perdu ses parents et son petit frère dans un accident de la route, alors qu’elle même se trouvait dans l’habitacle. Elle les a, en quelque sorte, vu mourir sous ses yeux. Sasha, quant à lui, a perdu tragiquement l’un de ses frères. Jade, alors orpheline, passe de famille d’accueil en famille d’accueil avant d’atterrir dans celle de Sasha. D’abord renfermée sur elle-même, agressive et méfiante à l’égard des autres, elle va peu à peu casser sa carapace et s’ouvrir à Sasha. Tous les deux vont se comprendre, car tous les deux ont vécus des situations dramatiques presque similaires.

Destins brisés est le premier roman d’une très jeune auteure française de 16 ans nommée Marine Chaparro, qui a commencé à partager son histoire aux internautes via la plateforme Wattpad. Fort du succès de son récit, les éditions Hachette se sont emparés de son livre pour le faire découvrir à un plus grand nombre. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir publié son premier livre a seulement 16 ans. Donc mes félicitations à cette jeune auteure, qui, j’en suis convaincue, peut aller très loin dans ce milieu littéraire.

Parlons ensuite de l’histoire en elle-même. Parmi l’ensemble des événements dramatiques qui peuplent ce récit, se cache une romance entre nos deux protagonistes principaux, qui va mûrir et grandir au fil des pages. Leurs douleurs communes, leurs regrets communs, leur attirance physique et psychologique vont les faire se rapprocher très rapidement, au point qu’il n’y avait presque plus de suspens au bout de quelques chapitres : ces deux-là sont amoureux !

L’histoire est sympathique à découvrir, elle se lit rapidement, l’écriture est fluide, le récit assez cohérent, mais il me manquait la petite touche d’originalité en plus, l’aspect « wahou » qui aurait dû rendre ce livre inoubliable. Destins Brisés est certes un bon livre, mais il va s’évaporer très rapidement de ma mémoire.


Une romance agréable à lire, écrite par une jeune auteure française très prometteuse.

Ma note : 6/10

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Quand Dimple rencontre Rishi


Quand Dimple rencontre Rishi de Sandhya Menon

435 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi ? Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.
En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon :
« Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies. » ?

Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise sans l’en informer !
Elle ! Dimple ! Fière de son indépendance, ravie de vivre loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé ? Hors de question !


Extraits  « Les gens qui avaient confiance en eux faisaient du bien aux autres, ils t’acceptaient comme tu étais, avec tes imperfections. »

« Moi, je trouve ça étouffant. Toutes ces règles. On n’a pas le droit de sortir avec des gens qui ne sont pas indiens, et pas avant d’avoir trente ans, sauf quand nos parents essaient de nous trouver un mari. Les filles n’ont pas le droit de s’intéresser à leur carrière plutôt qu’à leur mariage. Elles sont obligées de se maquiller, de laisser pousser leurs cheveux... »


Mon avis : Mon expérience avec cette lecture a été assez spéciale. D’abord tentée pour le découvrir, il est resté plus d’un an dans ma Pile à Lire, attendant son tour d’être lu. Je l’ai sorti la semaine passée, légèrement mitigé quant au déroulé de ma lecture. Et pourtant, quelle surprise de voir que ce roman m’a autant plu !

C’est l’histoire de Dimple, une jeune américaine d’origine indienne, qui va étudier en campus d’été pendant près d’un mois, pour réaliser son rêve : développer une application web et rencontrer Jenny Lindt, une icône du développement numérique. À peine arrivée à San Francisco, dans son école nommée Insomnia Con, Dimple rencontre Rishi d’une manière totalement insolite : ce dernier se présente comme son futur époux. Et pour cause : les parents de Dimple et ceux de Rishi ont essayé d’arranger un mariage entre leurs deux enfants, pour respecter les traditions indiennes. Mais Dimple, indépendante et moderniste, ne compte pas aller dans le sens de ses parents. Malheureusement, bien souvent, l’amour a ses raisons que la raison ignore.

L’histoire se structure avec deux points de vue différents, celui de Dimple et celui de Rishi, qui alternent afin de donner leur vision spécifique sur leurs sentiments, les situations qu’ils vivent, etc.

J’ai totalement adoré le personnage de Dimple. C’est une jeune femme intelligente, fière de son indépendance, ambitieuse et courageuse, a l’opposé de tous les clichés que l’on pourrait se faire d’une jeune femme d’origine indienne. Elle refuse les vieilles traditions, comme le mariage arrangé, elle préfère vivre dans l’ère du temps et jouir de sa liberté sans impunité.

Rishi est également un très bon personnage. Malgré la richesse et le pouvoir de ses parents, qui gagnent énormément d’argent, il ne se montre pas arrogant et irrespectueux comme peuvent l’être d’autres personnages du livre à la condition économique aisée. C’est un garçon très bon, respectueux à la fois des traditions et de ceux qui l’entourent, sincère dans ses sentiments, et protecteur avec ceux qu’il aime.

On se retrouve donc très rapidement face à une romance, qui va naître entre ces deux personnages, qui vont terriblement bien ensemble. Ils vont passer outre les règles imposées par leurs parents et vont bâtir leurs propres règles autour de leur relation. Cette relation se construit sur des bases solides, ils prennent leur temps, sont sincères l’un envers l’autre et démontrent l’amour qu’ils se portent de bien des manières différentes. Assurément, c’est un couple modèle, que beaucoup doivent envier.

Quand Dimple rencontre Rishi, c’est un roman sur la tolérance, qui prône le vivre-ensemble et le respect d’autrui, qui dénonce le harcèlement dans toutes les formes qu’il peut prendre. C’est une belle histoire avec en prime un beau message, universel, qu’il faut propager au maximum autour de soi.


Quand Dimple rencontre Rishi, ce n’était pas gagné. Mais la vie réserve souvent des surprises, et ces deux-là vont en faire les frais. Une belle histoire d’amour, qui traite aussi de sujets de société forts. J’ai beaucoup aimé.

Ma note : 9/10

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Pourquoi pas nous ?


Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

374 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin. De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre. Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.


Extraits  « Je m’en tape que Ben prenne des cours de rattrapage. Je m’en tape; qu’il ait ou non un boulot prestigieux ou qu’il pose sa candidature à Yale. Ce qui m’importe, c’est le courage avec lequel il a fait face à cette ordure dans le métro, et le frisson qui s’empare de moi quand je reçois ses textos. Ce qui m’importe, c’est le soin qu’il a mis à me rendre mon premier baiser parfait. »

« Peut-être que la vie, ça consiste à accueillir des gens dans votre existence pendant un temps, prendre ce qu’ils vous donnent et s’en servir dans l’amitié suivante ou la relation suivante.  »


Mon avis : Arthur et Ben vivent à New York. Arthur travaille dans l’entreprise de sa mère durant l’été, en attendant son admission pour l’université Yale. Quant à Ben, il vient de subir une déception amoureuse, avec son premier petit copain. Leurs chemins vont se croiser à un bureau de Poste, où Ben attendait pour expédier un carton rempli de souvenirs et d’affaires personnels à son ex. Le coup de foudre est immédiat pour Arthur. Ils vont échanger quelques mots, avant de se séparer, sans se laisser leurs coordonnées. Mais Ben, tout comme Arthur, n’arrivent pas à oublier leur rencontre et vont tout mettre en oeuvre pour se retrouver. Leurs chemins vont se recroiser à nouveau, pour se poursuivre ensemble. Mais l’univers n’est jamais très tendre avec les sentiments amoureux…

J’ai beaucoup aimé cette romance homosexuelle. Elle entre parfaitement dans les codes des romances classiques, mais se met à l’ordre du jour, en mettant en scène deux protagonistes masculins, qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Comme toute romance, ils vont se chercher, se tourner autour, et se mettre ensemble, dans une immensité de douceurs, de joies et de bonheurs.

J’ai été assez attristée par une scène du livre, qui malheureusement, doit être le lot quotidien de nombreux couples homosexuels. Ben et Arthur sont dans un train, ils sont blottis l’un contre l’autre, à deux doigts de s’endormir, lorsqu’un père de famille passe, avec un enfant en bas âge dans les bras, et leur reproche leur comportement soit-disant indécent en public. Il leur reproche leur manque de retenue, qui pourrait choquer son jeune enfant. Ils ne faisaient pourtant rien qui aurait pu attenter à la pudeur ou autre. Je trouve cela un peu révoltant, puisque je pense que cette même personne n’aurait jamais osée faire une telle réflexion à un couple hétérosexuel, alors même que l’attitude des deux couples aurait été la même. Cette scène, bien qu’abject, n’est rien en comparaison des nombreuses menaces, insultes et coups que reçoivent très souvent les personnes homosexuelles qui affichent publiquement leur préférence. Cela prouve bien que les mentalités doivent encore évoluer. Et je reste persuadée qu’éduquer les enfants dès leur plus jeune âge peut aider à cette évolution. C’est pourquoi je recommande la lecture de cette histoire par l’ensemble des jeunes adolescents.

Hormis cet aspect de l’histoire, j’ai eu quelques fois un peu de mal à discerner l’ensemble des personnages. Les auteurs alternant les points de vue à chaque chapitre, passant de celui de Ben à celui d’Arthur, et je pense que leurs vies étaient tellement identiques, qu’à un moment donné, les deux personnages se sont mêlés dans mon esprit et n’ont plus fait qu’un. Je n’arrivais plus très bien à discerner lequel racontait et lequel faisait quoi.

Cela n’enlève absolument rien au fait que j’ai apprécié découvrir cette histoire. Très secrètement, j’espère même que Becky Albertalli et Adam Silvera sortent une suite, pour pouvoir découvrir l’évolution de cette jolie histoire d’amour.


Une romance homosexuelle young adult agréable à lire, avec des personnages attachants. 

Ma note : 7/10

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Toi, Moi, Paris et tout le reste


Toi, Moi, Paris et tout le reste de Adeline Ferrigno

334 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Vu d’aussi haut, j’ai l’impression que Paris se déploie à mes pieds, que je peux marcher sur les toits. Tout est possible, tout est à portée de main. C’est une sensation unique. Tu ne trouves pas ? »

Quand elle apprend le divorce de ses parents, Amanda a l’impression que son monde s’effondre. Julian, lui, part à la dérive depuis le décès de son père.
Le soir où ils se rencontrent à une fête, l’attirance est immédiate. Mais la réputation de tombeur de Julian le précède et Amanda déchante bien vite.
Des mots en l’air, un jugement trop hâtif et c’est l’explosion. Décidés à ne jamais se revoir, ces deux forts caractères ne sont pas au bout de leurs surprises…


Extraits « On ne s’habitue jamais à l’absence d’un parent. Surtout quand on ne le reverra jamais. »

« Quand on a l’impression que tout nous échappe, on tente de se rattacher à quelque chose que l’on maîtrise. Et pour le moment, moi, c’est à la clope. »


Mon avis : Toi, moi, Paris et tout le reste, c’est une jolie romance young adult, qui se déroule dans la ville des amoureux, la romantique Paris. Amanda et Julian, deux adolescents, ont vécu des tragédies qui les ont détruits, et changés. Julian a perdu son père, qui s’est mystérieusement suicidé, sans donner d’explications. Quant à Amanda, elle a vue ses parents se séparer et sa mère partir à l’autre bout du monde, à Tokyo. C’est par un coup du hasard, ou du destin, dirons certains, que leur deux familles vont se rencontrer et cohabiter momentanément ensemble. Si les débuts entre ces deux jeunes étaient assez explosifs, très vite, ils vont se rendre compte qu’ils s’attirent mutuellement.

L’amour peut changer un homme : la preuve en est dans ce livre. Julian, désoeuvré, perdu, déconnecté de sa vie et de sa famille, va peu à peu retrouver pied, grâce à Amanda. Amanda, surprise par le divorce soudain de ses parents et par le départ de sa mère à l’autre bout du monde, va remonter la pente en s’aidant de Julian. Ensemble, ils vont combattre les drames qui animent leur vie, et vont retrouver le goût d’aimer et la joie de vivre. Une histoire pleine d’espoir, qui redonne le sourire.

C’est un roman doux et léger que nous offre Adeline Ferrigno, avec quelques scènes de sensibilisation pour les plus jeunes. En effet, ce Young adult met en garde contre les mauvaises soirées à répétition, dans lesquelles se retrouvent alcools, drogues et maladies sexuellement transmissibles. Notre protagoniste Amanda va en faire les frais : légèrement alcoolisée pour entrer pleinement dans l’ambiance de la soirée, elle va se faire droguer à son insu et va passer à deux doigts de la catastrophe. C’est un roman qui se veut moralisateur, puisqu’il met en garde le public cible contre les mauvaises pratiques liées à l’alcool, aux drogues et au sexe.


Une romance young adult légère et savoureuse, qui met en scène un couple naissant aux relations conflictuelles. 

Ma note : 7/10

 

Le week-end


Le week-end de Natasha Preston

371 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »Un week-end entre amis, dans un chalet loin de tout,  c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin.  La bande se retrouve, impatiente que la fête commence.Un verre, puis deux.  Et la nuit tombe dans l’oubli.Au réveil, c’est l’horreur.  Deux d’entre eux sont morts,  sauvagement assassinés.  Aucune trace d’effraction ni signe de lutte.  Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter ? Quelqu’un ne dit pas la vérité.  Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé.


Extrait  « Les secrets qu’on se cache à soi-même sont les plus dangereux. »


Mon avis : Natasha Preston est une auteure talentueuse, que j’ai déjà découverte l’année dernière à travers son thriller Young adult La Cave. L’histoire de son précédent roman m’avait conquise, bien que la fin m’ait un peu déçue. Dans Le week-end, le schéma se reproduit à l’identique : j’ai beaucoup apprécié la narration, le suspense et toute l’intrigue, mais la fin en eau de boudin m’a terriblement déçue.

Ce livre raconte l’histoire d’une bande d’amis, qui décident de se retrouver un week-end tous ensemble dans la maison de l’un deux, pour boire, faire la fête et s’amuser comme des jeunes de leur âge. La soirée bat son plein, l’alcool coule à flot, les couples commencent à se former, puis… trou noir. Ils se réveillent le lendemain et découvrent que deux d’entre eux sont décédés durant la nuit. Aucune trace d’effraction n’est relevé : le coupable se cache forcément parmi eux.

J’avoue que l’histoire est alléchante et qu’elle est additive. L’auteure nous donne envie d’en découvrir davantage à chaque chapitre, si bien que par moment, j’ai vraiment eu du mal à me détacher de ma lecture. Nous faisons la connaissance de chacune des personnes présentes ce fameux week-end lors de la fête tragique : il y a tout d’abord Mackenzie, notre protagoniste, qui a vu le corps sans vie de sa meilleure amie Courtney dans la cuisine de la maison. Courtney était en couple avec Josh, le riche de la bande, celui qui a prêté la maison pour faire la fête, mais qui est lui aussi décédé. Blake, le demi-frère de Josh fait aussi parti des suspects, tout comme Kyle, Megan et Aaron. En tout, ce sont cinq personnes qui sont suspectées d’avoir assassiné leurs amis. Mais pour quelle raison ?

Natasha Preston prend un malin plaisir à faire tourner le lecteur en bourrique et à nous envoyer sur de fausses pistes. Car le dénouement est assez surprenant, et rare doivent être les lecteurs qui arrivent à percer le mystère avant la fin. Comme dans La Cave, j’ai trouvé qu’il manquait de solidité, qu’il n’avait pas été assez travaillé. C’est une fin un peu trop facile à mettre en place, je m’attendais à quelque chose de plus surprenant, de moins bâclé.


Un thriller captivant, qui a su me divertir, mais dont le dénouement m’a déçu. 

Ma note : 6/10

 

Clean


Clean de Juno Dawson

372 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.
Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.
J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.
― Nik ?
― Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.
Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »

Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.
Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.
Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?


Extraits « Si je me sens aussi mal sans ces comprimés et les autres substances, il faut bien en conclure que j’ai une dépendance. Cette idée me donne la chair de poule, autant que des ongles sur un tableau noir. »

« Il ne s’agit pas de prétendre que les risques n’existent pas, il s’agit pour chacun d’accepter la relation qu’il entretient avec eux et de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. »


Mon avis : Le Clarity Centre, c’est un centre de désintoxication de luxe pour les accros en tout genre. Il est situé sur une île déserte et accueille des privilégies venus du monde entier pour se faire soigner. Lexi, notre protagoniste, est accro à la drogue, tout comme Saif, un autre pensionnaire richissime. La drogue de Ruby, c’est la nourriture, quant à Kendall, sa drogue, c’est au contraire d’avoir le ventre vide. La drogue du jeune Brady reste à ce jour un grand mystère, qu’aimerais bien percer Lexi. Autant de pensionnaires qui vont devoir cohabiter tout en tentant de soigner leurs maux.

J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir cette histoire. C’est un roman à destination des jeunes adultes, qui dégage beaucoup de maturité. L’auteur traite des addictions, un sujet dans l’ère du temps, qui atteint en moyenne beaucoup plus la cible qu’elle cherche à viser : les grands adolescents et jeunes adultes. Drogues, anorexie, boulimie… autant d’addictions qui peuvent détruire des vies entières. Mais chaque addiction peut se soigner, c’est ce que cherche à nous démontrer l’auteure. Pour se faire, il faudra être vaillant, tenace et courageux, il faudra se combattre soi-même avant d’arriver à combattre son addiction.

Le style d’écriture est addictif, on se laisse happer autant par l’histoire que par les protagonistes. J’ai réussi à me projeter sur cette île déserte aux côtés des pensionnaires et à entrer véritablement dans l’histoire avec eux, et ça, c’est grâce au remarquable travail d’écriture de Juno Dawson. Elle arrive à alterner des scènes d’actions avec des scènes plus douces et à incorporer dans son récit un grand nombre de mystères, qui donnent du piquant à l’histoire. Tout est bien dosé, pour le plus grand plaisir des lecteurs !


Un roman addictif et moderne, qui délivre un message d’espoir pour toutes les personnes atteintes d’addiction en tout genre. J’ai vraiment bien aimé, et je le recommande !

Ma note : 9/10

 

Mirror mirror


Mirror mirror de Cara Delevingne et Rowan Coleman

403 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Peut-être que je ne suis pas aussi réglo que je le croyais. Peut-être que je suis vraiment un monstre.
Red a une mère alcoolique et un père absent. Le frère de Leo l’entraîne sur une pente sombre et violente. Rose se réfugie dans les bras des garçons et dans l’alcool pour noyer ses mauvais souvenirs. Naomi fugue à la recherche d’une liberté qui lui échappe. Ils sont seuls contre le monde… Jusqu’au jour où ils se réunissent pour former un groupe. Avec Mirror, Mirror, ils peuvent enfin être eux-mêmes. C’est alors que Naomi disparaît. On la retrouve des semaines plus tard, au bord de la mort, dans la Tamise. La police pense à une tentative de suicide. Ses amis sont dévastés. Comment ont-ils pu ne pas remarquer qu’elle allait si mal ? Connaissaient-ils vraiment Naomi ? Se connaissent-ils vraiment ?
Bientôt, une série d’indices sème le doute. La réponse n’est peut-être pas celle que l’on croit. Sur le chemin de la vérité, Red, Leo et Rose devront affronter leurs propres peurs et leurs propres secrets. À présent, rien ne sera jamais plus pareil : nul ne peut réparer un miroir brisé.


Extraits :  « Je suis dans la normalité, je lui réponds sans me démonter. Ma normalité, maman. Tu ne piges pas ? Mon but n’est pas de blesser les autres, j’essaie juste d’être moi-même. »

« La peur ne vient toujours pas. Alors la vodka a cet effet… Elle vous vide de toute émotion et vous laisse intrépide. On pue et on souffre, mais on n’a plus peur. »


Mon avisJ’étais étonnée, mais surtout très curieuse de découvrir ce roman, signé par la célèbre mannequin internationale : Cara Delevingne.

Red, Rose, Leo et Naomi vivent une très belle histoire d’amitié. Rapprochés par Mirror miroir, le groupe de musique qu’ils ont montés ensemble, ils sont devenus au fil du temps les meilleures amis du monde. Mais un beau jour, Naomi disparaît. Elle sera retrouvée, quelques semaines plus tard, inconsciente, dans l’eau. Qu’à-t-il bien pu lui arriver ? Red décide de mener l’enquête pour découvrir ce qui est arrivé à sa meilleure amie.

En premier lieu, Mirror mirror, c’est un polar jeunesse. Un mystère plane autour de la disparition de Naomi et de l’état dans lequel elle a été retrouvée. Une enquête va être menée par Red, pour tenter d’élucider ce mystère.

L’histoire est bien écrite, mais j’y ai perçu de la maladresse. L’intrigue et toutes les péripéties étaient trop prévisibles. Le dénouement, quant à lui, n’avait rien de surprenant. Bien évidemment, j’écris ces mots avec ma vision de jeune adulte qui a déjà lu des centaines de polars. Un jeune lecteur peu habitué aux romans policiers peut se laisser prendre au jeu de l’enquête et tomber de haut au moment de l’annonce. Tout n’est qu’une question d’expérience.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure aborde la thématique du questionnement identitaire. L’homosexualité, la normalité, l’estime de soi… sont autant de sujets importants pour les jeunes à la fleur de l’âge, qui se cherchent encore et se découvrent. L’originalité des personnages ne m’a pas échappée : j’ai particulièrement adoré Red, sa singulière personnalité, son homosexualité affirmée et sa grande maturité. Elle enjambe tous les clichés et se place en contestataire de la normalité. Un personnage haut en couleurs !

L’auteure l’avoue publiquement : elle s’est appuyée sur son histoire personnelle et les difficultés qu’elle a elle-même traversé lors de sa jeunesse, pour réaliser ce livre. Elle souhaitait faire passer un message de bienveillance et d’encouragement à tous ces jeunes qui en ont besoin. J’espère que la popularité de Cara Delevingne pourra servir comme échos auprès de ces jeunes, lancés dans une difficile quête de soi.

Par contre, ce qui est assez contradictoire dans cette histoire, c’est l’aide évidente que l’auteure souhaite apporter aux jeunes, couplée à l’inconsciente façon dont elle le fait. En effet, faites attention avant de mettre ce roman entre de jeunes mains, puisqu’il y est question d’alcool, de violence, et même de drogue. De mauvais exemples exposés aux yeux des plus jeunes…


Malgré un schéma narratif un peu trop simple, l’histoire reste bonne et sympathique à découvrir. L’auteure aborde des thématiques qui feront échos chez les adolescents : la quête identitaire, l’homosexualité, l’amitié, l’amour… De quoi en ravir certains !

Ma note : 5,5/10