Tiny Pretty Things, tome 1 : La perfection a un prix


Tiny Pretty Things, tome 1 : La perfection a un prix de Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton

455 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York.

Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure.

Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse. Et les choses vont empirer… jusqu’au drame.


Extraits « Ne t’embarrasse pas des soucis, me répète-t-elle toujours. Ils pèsent trop lourd. »
« C’est quand on se croit arrivé au sommet qu’on perd sa passion. Et alors autant prendre sa retraite.« 

Mon avis : Si vous me suivez assez régulièrement, vous avez sans doute dû vous apercevoir que je lisais une saga jeunesse dont le thème principal est la danse. Cette saga se nomme 20, Allée de la Danse et a été écrite par Élizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris. Eh bien Tiny Pretty Things m’a énormément fait penser à cette saga, puisque les deux histoires mettent en scène différents jeunes danseurs et danseuses, qui nous embarquent à l’intérieur du conservatoire pour nous montrer leur quotidien. Entre rivalités, compétitions, spectacles de danses, amours et amitiés, le quotidien de ces jeunes danseurs est loin d’être ennuyeux !

Nous suivons plusieurs danseuses, dont Gigi, une élève noire, Bette, la ballerine star de l’école, ainsi que June, une danseuse asiatique systématiquement relayée en doublure. Chacune de ces danseuses expriment à tour de rôle leur point de vue dans un chapitre. Ainsi, nous pouvons suivre au plus près ce qui les anime, ce qui les chagrine, ce qu’elles ressentent…

Il est vrai que la compétition fait rage en école de danse, comme partout ailleurs, devrais-je dire. Mais ici, les deux auteures nous montrent des aspects de la compétition que nous n’aurions sans doute jamais pu imaginer : de la rivalité pure et simple, qui s’accompagne de méchancetés, de mauvais coups, d’injures, et j’en passe des meilleures. Extérieure à ce milieu, c’est assez choquant de découvrir de telles choses. Certaines personnes sont prêtes à tout tenter pour décrocher un premier rôle, jusqu’à éliminer leurs principaux rivaux… glaçant !

Heureusement, il y a des personnages qui contribuent à améliorer l’image des danseurs, je pense notamment à Gigi, cette jeune danseuse noire, qui casse tous les codes des danseuses traditionnelles, de part sa couleur de peau et sa condition familiale. Cette jeune fille est une perle rare, puisque de nature optimiste, elle ne perd jamais son sourire, ses mots d’encouragements et de pure gentillesse qu’elle adresse avec sincérité à ses coéquipiers danseurs. C’est une bouffée d’air frais dans ce roman parfois noir.

Un premier tome réussi, qui me donne envie d’en découvrir plus et surtout de suivre l’évolution des différents personnages. Je serai sans doute l’une des premières à lire le tome 2 dès sa sortie, c’est certain !


Une saga prometteuse, qui montre le quotidien pas toujours très rose de danseurs professionnels. Entre amour, amitié, compétition, rivalités… l’action ne manque pas à l’école de danse. J’ai hâte de pouvoir lire la suite.

Ma note : 7,5/10

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Sadie


Sadie de Courtney Summers

332 pages, éditions La Martinière fiction, à 16,90€


Résumé : Sadie, 19 ans, s’est volatilisée. Pour West McCray, journaliste à New York, il s’agit d’une banale disparition. Mais quand il découvre que sa petite soeur, Mattie, a été tuée un an auparavant et que sa mère a elle aussi disparu, sa curiosité est éveillée. West se lance alors à la recherche de Sadie et les témoignages qu’il recueille vont alimenter sa série de podcasts…

Sadie, elle, n’a jamais pensé que son histoire deviendrait le sujet d’une chronique à succès. Elle ne désire qu’une chose : trouver l’homme qui a tué sa soeur.

Qui est réellement cet homme ? Comment est-il entré dans la vie de Mattie ? Tandis que Sadie remonte la piste du tueur, West remonte celle de Sadie. Et se dessine, progressivement, la figure d’un homme – d’un monstre ! – qui pourrait bien frapper à nouveau…

West retrouvera-t-il Sadie à temps ?


Extraits « La fatigue est pire que l’ivresse. On dit des trucs qu’on n’a jamais voulu dire et quand on s’aperçoit qu’on n’aurait pas dû il est trop tard.. »
« Comme beaucoup d’histoires, celle-ci commence par une mort.« 

Mon avis : Un grand merci aux éditions La Martinière ainsi qu’à Babelio pour l’envoi de ce livre.

Sadie est une jeune femme de 19 ans, qui s’est mystérieusement volatilisée sans laisser de trace, ni prévenir quiconque de son entourage. En réalité, Sadie est partie à la recherche de l’homme qui a tué sa jeune soeur. En parallèle, West McCray, un journaliste, se passionne pour cette disparition et en fait une chronique à succès à la radio. Il entre dans l’intimité de la jeune fille, interroge ses proches, suit les indices qu’elle a semée pour tenter de la retrouver.

J’ai beaucoup aimé la construction du récit que je trouve originale : d’un côté nous vivons les aventures de Sadie en temps réel à ses côtés, tandis que de l’autre, dans une temporalité décalée, nous sommes aux côtés du journaliste West McCray, qui interview des personnes qui ont côtoyé ou vu Sadie, et suit du mieux qu’il le peut les traces de la jeune fille. Les deux récits s’entremêlent et s’imbriquent, l’un complétant parfaitement l’autre pour nous donner une vision globale et détaillée de l’histoire.

L’histoire est addictive au possible. Les chapitres s’enchaînent avec rythme et fluidité, sans temps mort, à tel point que je n’ai pas pu le lâcher, et l’ai lu d’une seule traite, en quelques heures à peine.

Ce qui m’a le plus touché, c’est la misère humaine que l’on ressent à chacune des pages. Avant son départ, Sadie vivait seule dans une caravane. Sa mère, Claire, alcoolique, étant partie depuis longtemps, les laissant seules, elle et sa jeune soeur, survivre comme elles le pouvaient. Une fois sa soeur décédée, Sadie se retrouve véritablement seule, et son geste irréfléchi de partir nous laisse percevoir tout le désespoir de la jeune fille. Même le prénom éponyme de la jeune fille, Sadie, qui me fait curieusement penser à « Sadness » (tristesse en anglais) nous laisse percevoir cette douleur quotidienne.

Sans vouloir vous en dire trop sur le récit, et pour vous laisser un peu de suspense, je m’arrêterais là de mon ressenti global sur l’histoire. Je tenais seulement à souligner l’audace dont a fait preuve l’auteure au moment d’écrire son dénouement : beaucoup vont être frustrés, ne vont pas comprendre ou vont au contraire vouloir comprendre sans toutefois y parvenir. C’est une fin en dent-de-scie que nous livre Courtney Summers, qui ne devrait pas faire l’unanimité. Ça passe ou ça casse, comme on dit. Pour ma part, c’est passé : j’ai laissé place à l’imaginaire !


Un polar original et dynamique, que j’ai dévoré en quelques heures à peine. Le rythme est effréné et l’histoire obsédante. je vous recommande vivement cette lecture !

Ma note : 8,5/10

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L’asperge


L’Asperge de Sarah Morant

377 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Tiens la porte pour la personne qui se trouve derrière toi. Dis bonjour d’un signe de tête à tes professeurs. Souris si tu croises le regard de quelqu’un.
J’ai toujours eu besoin de Post-it pour savoir comment réagir. Ne pas être trop froide. Ne pas parler trop fort. Rire au bon moment. Quand on n’a pas les codes, le monde est très compliqué à comprendre. Et quand on ne comprend pas le monde, comment peut-on se comprendre soi-même ? Peut-être qu’un jour je trouverai quelqu’un ne cherchera pas à me rendre « normale ». Quelqu’un avec qui je n’aurai pas besoin de ces fichus Post-it. Cela dit, peut-être que je le connais déjà…


Extraits « Son père lui avait toujours dit que, pour être heureux, il fallait être droit dans ses baskets. Ne pas mentir, ne pas avoir à se sentir coupable, ne pas manipuler les gens… »
« N’abandonne pas parce que tu as peur. Ne traîne pas déjà des regrets derrière toi, pour que cela t’assomme dans dix ans lorsque tu regarderas ce que tu as fait de ta vie. Vis, Ali.« 

Mon avis : J’ai découvert Sarah Morant il y a quelques années, à travers son premier roman, Timide, où elle s’adressait à une cible jeune adulte, pour leur narrer une jolie romance entre une jeune timide et beau jeune homme rebelle. Avec L’Asperge, l’auteure reprend les codes de son premier roman, en incorporant un personnage solitaire, avec une particularité qui le maintient en marge de la société, qui va faire une rencontre qui va changer le cours de sa vie amoureuse.

Ali est une jeune fille qui souffre du syndrome d’Asperger. C’est un trouble qui appartient à la famille de l’autisme, et qui rend difficile l’interaction et la sociabilisation de la personne qui en est atteinte. Cette particularité a valu bien des peines à Ali : souvent moquée, incomprise, laissée à l’écart, la demoiselle souffre au quotidien de sa différence. Dans son malheur, Ali a le bonheur d’avoir un frère jumeau nommé Blaise, qui l’accompagne et la protège. Ensemble, ils intègrent une nouvelle école où personne ne connaît la particularité d’Ali. Grâce à Blaise, souriant et très sociable, ils vont se créer dans une bande de copains, et faire la connaissance de  Zach, un garçon tout aussi solitaire et introvertie qu’Ali, qui va néanmoins s’ouvrir progressivement aux jumeaux.

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme très peu connue du grand public. Pour être honnête, avant de lire ce livre, je connaissais vaguement le nom de ce handicap, sans réellement savoir ce qui se cachait derrière. L’Asperge permet donc de mettre en lumière le syndrome d’Asperger, qui touche quand même plus de 600 000 personnes dans le monde. Pour la petite anecdote, à l’heure où j’écris cette chronique, un jeune homme nommé Paul, atteint de ce syndrome, est le Grand Maître de Midi dans l’émission Les 12 coups de midi animé par Jean-Luc Reichmann sur TF1. Un très bel exemple, qui prouve que malgré les petites différences engendrées par ce syndrome, ces personnes ne subissent pas de déficience des fonctions intellectuelle et sont en fin de compte, presque comme vous et moi. Il faut faire preuve de tolérance, de compréhension et d’acceptation, tout en gardant en mémoire que les différences sont souvent une force.

J’ai beaucoup apprécié me mettre dans la peau d’Ali, de découvrir les difficultés qu’elle subissait quotidiennement : son anxiété, sa peur des autres, son inadaptabilité… sont autant de caractéristiques qui l’empêchent de s’épanouir pleinement dans sa vie. Mais lorsqu’elle fait la rencontre de Zach, la jeune fille s’ouvre et laisse peu à peu son coeur chavirer. S’ensuit la description d’une jolie romance, toute en pudeur et en fragilité, comme Sarah Morant nous en avait déjà fait la démonstration dans son précédent roman, Timide.


Une romance légère et touchante, qui met en lumière les caractéristiques du syndrome d’Asperger. Une histoire qui transmet un beau message de tolérance et d’acceptation de soi !

Ma note : 7/10

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Juste un signe


Juste un signe de Liz Plum

474 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale  : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle  ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes  !Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.


Extraits  « Toute histoire a une fin. Mais toute fin est un nouveau commencement. »

« – […] Je peux t’affirmer que tu lui plais, Raine, je ne sors pas ça de nulle part.
– OK, alors comment tu le sais ?
En me regardant droit dans les yeux, elle me répond :
– Parce qu’il ne te regarde pas comme il regarde les autres filles.
Sous le choc, je la dévisage pendant un instant, les sourcils froncés.
– Et je sais qu’il te plaît, parce que tu le regardes de la même manière. »


Mon avis : Suite à un événement traumatisant, Raine est devenue muette. Impossible pour elle de prononcer ne serait-ce qu’un son. Cela n’en fait pas d’elle une fille à part, puisque depuis plus de six ans, elle communique donc avec ses amis par langue des signes. Un beau jour, la petite bande d’amis de Raine rencontre West, un jeune garçon fraîchement sorti de prison, pour une obscure raison. Ils vont se lier d’amitié avec lui, et l’inclure dans leur bande d’amis. Mais West semble particulièrement intéressé par Raine, allant jusqu’à lui demander des cours de langue des signes pour apprendre à mieux la connaître. Le frère de Raine, Toby, suspicieux au départ, va peu à peu laisser tomber ses craintes au profit du bonheur de sa soeur.

 

J’avoue que l’histoire me tentait pas mal. Je savais pertinemment qu’une histoire comme celle-ci n’allait pas être l’histoire du siècle, mais je m’attendais néanmoins à passer un agréable moment. Malheureusement, je ressors totalement déçue de cette lecture.

J’ai trouvé que l’histoire contenait beaucoup trop d’incohérences et de scène  trop « surréalistes », qui ont gênées ma lecture. Je pense notamment au moment où Raine, notre protagoniste muette depuis des années, se remet à parler normalement, comme si rien ne s’était passé, comme si rien n’était arrivé, comme si parler était pour elle la chose la plus simple au monde. Je n’y ai pas cru. Quand West apprendre à signer en une semaine. Certainement impossible. Autres scènes qui manquaient de cohérences : lorsque Raine communiquait par langue des signes en voiture avec la personne qui conduisait, ou encore lorsqu’elle parlait en langue des signes à une personne concentrée sur son téléphone et que celle-ci relève pourtant la tête pour lui répondre. Peu probable. Un dernier pour la route ? Les incohérences de l’écriture – serait-ce la faute au traducteur ou à l’auteure elle-même ? – lorsque Raine signe avec ses mains, elle ne parle pas, donc les nombres phrases finissant par « dit Raine », « s’exclama Raine », n’ont aucun sens.

Autant d’exemples qui font que j’ai trouvé cette lecture assez médiocre, d’un point de vue rédactionnel et fictionnel. Je n’ai pas cru à cette histoire, je ne me suis pas attaché aux personnages, je ressentais même parfois un peu d’aversion envers eux, tellement leurs réactions me paraissent clichés et surfaites. Je me permets d’écrire cette critique négative en ayant lu l’intégralité de ce roman – la fin est quand même plus réaliste que les trois quart de l’histoire, mais ça n’en reste pas moins une histoire mal écrite à mon sens.


Cette histoire aurait pu être agréable à lire, mais les trop nombreuses incohérences du récit ont gêné ma lecture. Peu réaliste et trop surfaite, je n’ai pas aimé cette histoire. 

Ma note : 1,5/10

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Destins brisés


Destins brisés de Marine Chaparro

454 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : À treize ans, Jade a survécu à un accident de voiture qui a emporté ses parents et son petit frère âgé de quatre ans. Depuis, elle est baladée de famille d’accueil en famille d’accueil et s’est jurée de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit.Aujourd’hui lycéenne, elle s’apprête à rejoindre un nouveau foyer. Celui-ci remplit tous les critères de la famille idéale  : une belle maison, des parents unis et sympathiques, des enfants beaux et sûrs d’eux? Pourtant, à peine a-t-elle franchi la porte d’entrée que Jade sent qu’elle ne va pas pouvoir s’entendre avec le fils aîné de la famille d’accueil. Pas du tout. Sportif et séduisant, Sasha incarne tout ce qu’elle déteste. Aucune chance que Jade se plaise dans cet endroit  ! Il ne lui reste qu’à espérer que ce calvaire sera de courte durée?Pourtant, et contre toute attente, Jade se lie d’amitié avec Sasha qui, derrière un sourire permanent, cache une grande souffrance liée à la perte de son propre frère. Les deux adolescents se rapprochent et, ensemble, apprennent à affronter leurs passés douloureux, à faire leurs deuils et à se reconstruire. Les vieux démons qu’ils craignent ne sont pourtant jamais loin  ; parviendront-ils à les combattre et accepter qu’ils ont eux aussi droit au bonheur  ?


Extraits  « Mais qui ne prend pas de risques dans sa vie ne connaît pas sa véritable valeur. »

« C’est ça la vie, avoir des émotions. De la peur et de la joie bien sûr, mais aussi de la tristesse. C’est ça qui nous prouve que nous, on est encore en vie. »


Mon avis : Jade et Sasha sont deux jeunes au destin brisé. Jade a perdu ses parents et son petit frère dans un accident de la route, alors qu’elle même se trouvait dans l’habitacle. Elle les a, en quelque sorte, vu mourir sous ses yeux. Sasha, quant à lui, a perdu tragiquement l’un de ses frères. Jade, alors orpheline, passe de famille d’accueil en famille d’accueil avant d’atterrir dans celle de Sasha. D’abord renfermée sur elle-même, agressive et méfiante à l’égard des autres, elle va peu à peu casser sa carapace et s’ouvrir à Sasha. Tous les deux vont se comprendre, car tous les deux ont vécus des situations dramatiques presque similaires.

Destins brisés est le premier roman d’une très jeune auteure française de 16 ans nommée Marine Chaparro, qui a commencé à partager son histoire aux internautes via la plateforme Wattpad. Fort du succès de son récit, les éditions Hachette se sont emparés de son livre pour le faire découvrir à un plus grand nombre. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir publié son premier livre a seulement 16 ans. Donc mes félicitations à cette jeune auteure, qui, j’en suis convaincue, peut aller très loin dans ce milieu littéraire.

Parlons ensuite de l’histoire en elle-même. Parmi l’ensemble des événements dramatiques qui peuplent ce récit, se cache une romance entre nos deux protagonistes principaux, qui va mûrir et grandir au fil des pages. Leurs douleurs communes, leurs regrets communs, leur attirance physique et psychologique vont les faire se rapprocher très rapidement, au point qu’il n’y avait presque plus de suspens au bout de quelques chapitres : ces deux-là sont amoureux !

L’histoire est sympathique à découvrir, elle se lit rapidement, l’écriture est fluide, le récit assez cohérent, mais il me manquait la petite touche d’originalité en plus, l’aspect « wahou » qui aurait dû rendre ce livre inoubliable. Destins Brisés est certes un bon livre, mais il va s’évaporer très rapidement de ma mémoire.


Une romance agréable à lire, écrite par une jeune auteure française très prometteuse.

Ma note : 6/10

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Quand Dimple rencontre Rishi


Quand Dimple rencontre Rishi de Sandhya Menon

435 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi ? Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.
En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon :
« Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies. » ?

Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise sans l’en informer !
Elle ! Dimple ! Fière de son indépendance, ravie de vivre loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé ? Hors de question !


Extraits  « Les gens qui avaient confiance en eux faisaient du bien aux autres, ils t’acceptaient comme tu étais, avec tes imperfections. »

« Moi, je trouve ça étouffant. Toutes ces règles. On n’a pas le droit de sortir avec des gens qui ne sont pas indiens, et pas avant d’avoir trente ans, sauf quand nos parents essaient de nous trouver un mari. Les filles n’ont pas le droit de s’intéresser à leur carrière plutôt qu’à leur mariage. Elles sont obligées de se maquiller, de laisser pousser leurs cheveux... »


Mon avis : Mon expérience avec cette lecture a été assez spéciale. D’abord tentée pour le découvrir, il est resté plus d’un an dans ma Pile à Lire, attendant son tour d’être lu. Je l’ai sorti la semaine passée, légèrement mitigé quant au déroulé de ma lecture. Et pourtant, quelle surprise de voir que ce roman m’a autant plu !

C’est l’histoire de Dimple, une jeune américaine d’origine indienne, qui va étudier en campus d’été pendant près d’un mois, pour réaliser son rêve : développer une application web et rencontrer Jenny Lindt, une icône du développement numérique. À peine arrivée à San Francisco, dans son école nommée Insomnia Con, Dimple rencontre Rishi d’une manière totalement insolite : ce dernier se présente comme son futur époux. Et pour cause : les parents de Dimple et ceux de Rishi ont essayé d’arranger un mariage entre leurs deux enfants, pour respecter les traditions indiennes. Mais Dimple, indépendante et moderniste, ne compte pas aller dans le sens de ses parents. Malheureusement, bien souvent, l’amour a ses raisons que la raison ignore.

L’histoire se structure avec deux points de vue différents, celui de Dimple et celui de Rishi, qui alternent afin de donner leur vision spécifique sur leurs sentiments, les situations qu’ils vivent, etc.

J’ai totalement adoré le personnage de Dimple. C’est une jeune femme intelligente, fière de son indépendance, ambitieuse et courageuse, a l’opposé de tous les clichés que l’on pourrait se faire d’une jeune femme d’origine indienne. Elle refuse les vieilles traditions, comme le mariage arrangé, elle préfère vivre dans l’ère du temps et jouir de sa liberté sans impunité.

Rishi est également un très bon personnage. Malgré la richesse et le pouvoir de ses parents, qui gagnent énormément d’argent, il ne se montre pas arrogant et irrespectueux comme peuvent l’être d’autres personnages du livre à la condition économique aisée. C’est un garçon très bon, respectueux à la fois des traditions et de ceux qui l’entourent, sincère dans ses sentiments, et protecteur avec ceux qu’il aime.

On se retrouve donc très rapidement face à une romance, qui va naître entre ces deux personnages, qui vont terriblement bien ensemble. Ils vont passer outre les règles imposées par leurs parents et vont bâtir leurs propres règles autour de leur relation. Cette relation se construit sur des bases solides, ils prennent leur temps, sont sincères l’un envers l’autre et démontrent l’amour qu’ils se portent de bien des manières différentes. Assurément, c’est un couple modèle, que beaucoup doivent envier.

Quand Dimple rencontre Rishi, c’est un roman sur la tolérance, qui prône le vivre-ensemble et le respect d’autrui, qui dénonce le harcèlement dans toutes les formes qu’il peut prendre. C’est une belle histoire avec en prime un beau message, universel, qu’il faut propager au maximum autour de soi.


Quand Dimple rencontre Rishi, ce n’était pas gagné. Mais la vie réserve souvent des surprises, et ces deux-là vont en faire les frais. Une belle histoire d’amour, qui traite aussi de sujets de société forts. J’ai beaucoup aimé.

Ma note : 9/10

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Pourquoi pas nous ?


Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

374 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin. De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre. Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.


Extraits  « Je m’en tape que Ben prenne des cours de rattrapage. Je m’en tape; qu’il ait ou non un boulot prestigieux ou qu’il pose sa candidature à Yale. Ce qui m’importe, c’est le courage avec lequel il a fait face à cette ordure dans le métro, et le frisson qui s’empare de moi quand je reçois ses textos. Ce qui m’importe, c’est le soin qu’il a mis à me rendre mon premier baiser parfait. »

« Peut-être que la vie, ça consiste à accueillir des gens dans votre existence pendant un temps, prendre ce qu’ils vous donnent et s’en servir dans l’amitié suivante ou la relation suivante.  »


Mon avis : Arthur et Ben vivent à New York. Arthur travaille dans l’entreprise de sa mère durant l’été, en attendant son admission pour l’université Yale. Quant à Ben, il vient de subir une déception amoureuse, avec son premier petit copain. Leurs chemins vont se croiser à un bureau de Poste, où Ben attendait pour expédier un carton rempli de souvenirs et d’affaires personnels à son ex. Le coup de foudre est immédiat pour Arthur. Ils vont échanger quelques mots, avant de se séparer, sans se laisser leurs coordonnées. Mais Ben, tout comme Arthur, n’arrivent pas à oublier leur rencontre et vont tout mettre en oeuvre pour se retrouver. Leurs chemins vont se recroiser à nouveau, pour se poursuivre ensemble. Mais l’univers n’est jamais très tendre avec les sentiments amoureux…

J’ai beaucoup aimé cette romance homosexuelle. Elle entre parfaitement dans les codes des romances classiques, mais se met à l’ordre du jour, en mettant en scène deux protagonistes masculins, qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Comme toute romance, ils vont se chercher, se tourner autour, et se mettre ensemble, dans une immensité de douceurs, de joies et de bonheurs.

J’ai été assez attristée par une scène du livre, qui malheureusement, doit être le lot quotidien de nombreux couples homosexuels. Ben et Arthur sont dans un train, ils sont blottis l’un contre l’autre, à deux doigts de s’endormir, lorsqu’un père de famille passe, avec un enfant en bas âge dans les bras, et leur reproche leur comportement soit-disant indécent en public. Il leur reproche leur manque de retenue, qui pourrait choquer son jeune enfant. Ils ne faisaient pourtant rien qui aurait pu attenter à la pudeur ou autre. Je trouve cela un peu révoltant, puisque je pense que cette même personne n’aurait jamais osée faire une telle réflexion à un couple hétérosexuel, alors même que l’attitude des deux couples aurait été la même. Cette scène, bien qu’abject, n’est rien en comparaison des nombreuses menaces, insultes et coups que reçoivent très souvent les personnes homosexuelles qui affichent publiquement leur préférence. Cela prouve bien que les mentalités doivent encore évoluer. Et je reste persuadée qu’éduquer les enfants dès leur plus jeune âge peut aider à cette évolution. C’est pourquoi je recommande la lecture de cette histoire par l’ensemble des jeunes adolescents.

Hormis cet aspect de l’histoire, j’ai eu quelques fois un peu de mal à discerner l’ensemble des personnages. Les auteurs alternant les points de vue à chaque chapitre, passant de celui de Ben à celui d’Arthur, et je pense que leurs vies étaient tellement identiques, qu’à un moment donné, les deux personnages se sont mêlés dans mon esprit et n’ont plus fait qu’un. Je n’arrivais plus très bien à discerner lequel racontait et lequel faisait quoi.

Cela n’enlève absolument rien au fait que j’ai apprécié découvrir cette histoire. Très secrètement, j’espère même que Becky Albertalli et Adam Silvera sortent une suite, pour pouvoir découvrir l’évolution de cette jolie histoire d’amour.


Une romance homosexuelle young adult agréable à lire, avec des personnages attachants. 

Ma note : 7/10

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