Essai

Catalogue des idées reçues sur la langue

Catalogue des idées reçues sur la langue
de Marina Yaguello
157 pages, éditions Points, à 6,70€
Résumé : La langue est le bien commun de tous les hommes : chacun, en tant que sujet parlant, s’en fait donc une certaine idée. Mais, comme les langues sont nombreuses et diverses, cette idée se traduit souvent par un jugement de valeur, « d’où le besoin de classer, de comparer, d’opposer et donc de hiérarchiser les langues comme on l’a toujours fait des races, des peuples ou des individus ». De là, nombre de préjugés, d’idées fausses et de simplifications abusives à propos des langues, qui pourraient, si l’on n’y prenait pas garde, fournir des arguments au racisme et contribuer à l’obscurantisme linguiste de profession. Voilà pourquoi l’auteur a souhaité ici tordre le cou à ces idées reçues. Ainsi, montre-t-elle qu’il n’y pas de langue plus logique qu’une autre, ni plus musicale, ni plus « évoluée ». Ou encore, contrairement à ce que l’on entend, que les langues africaines ne sont pas simples, l’anglais pas « facile », et que le chinois possède bel et bien une grammaire… L’auteur, professeur à l’université Paris VII, a déjà publié de nombreux ouvrages sur les langues et le langage. Sa dénonciation de nombre d’idées reçues sur la langue s’appuie sur des arguments scientifiques clairs et accessibles à tous, des exemples précis et des anecdotes passionnantes. –Arnaud Stephanopoli
Extraits : « Parce que la langue est le bien commun de tous, chacun de nous, sujet parlants, se fait une certaine idée de la langue, idée qui se traduit pas des jugements de valeur que le linguiste professionnel habité par le souci de l’objectivité scientifique, est amené à taxer d’idées reçues et de préjugés. »
« On attribue à un pharaon de l’ancienne Egypte, ainsi qu’au roi Frédéric II de Prusse, une expérience aberrante consistant à isoler un enfant nouveau-né de tout « bain linguistique » afin de découvrir quelle serait la langue parlée spontanément par un individu élevé à l’état naturel, langue qui aurait été alors celle du premier homme. On imagine leur déception. »

Mon avis : J’ai choisi de lire cet ouvrage, car il reprenait et complétait aisément des notions abordées dans mon cours de linguistique.

Ce petit livre, écrit dans une langue fluide et compréhensible par tous, et également illustré par de sympathiques dessins qui donnent une plus grande profondeur aux informations rapportées.

Marina Yaguello n’essaie pas de nous faire la morale, mais tente de nous faire ouvrir les yeux sur les préjugés qui découlent des langues. L’homme se fait des jugements de valeur sur les langues : la langue la plus facile à apprendre serait l’Anglais, la plus dure serait le Chinois, les Français seraient nuls en langue étrangère, le Français serait une langue complexe… Des stéréotypes qu’elle taxe de « linguistique spontanée » qu’il faut apprendre à combattre.

Dans le Catalogue des idées reçues sur la langue, l’histoire diachronique condensée des langues, de l’Ordonnance de Villers-Cotterêt de François Ier en 1539 jusqu’à la disparition permanente de langues aujourd’hui, nous donnera une vue d’ensemble du parcours effectué par les langues.
Une approche plus générale montre l’universalité des langues, et les points communs que les langues entretiennent entre elles – comme la catégorie des indos-européens, s’étendant de l’Inde à L’irlande et parlant le proto-langue.
Finalement, elle nous montre l’aspect réflexive des langues, avec l’écriture et la grammaire traditionnelle, qui fixent des règles identifiables et structurent convenablement les langues.

Un livre intelligent, intéressant, qu’il faut prendre le temps de savourer. Un livre métalinguistique qui enrichit profondément notre connaissance de la langue et élargit notre culture générale. J’ai bien apprécié faire cette découverte.

Ma note : 7/10
Essai

L’existentialisme est un humanisme

L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre
109 pages, éditions Folio essais

 

Résumé : « L’existentialisme n’est pas autre chose qu’un effort pour tirer toutes les conséquences d’une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l’homme dans le désespoir. Mais si l’on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d’incroyance, elle part du désespoir originel. L’existentialisme n’est pas tellement un athéisme au sens où il s’épuiserait à démontrer que Dieu n’existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n’est pas celui de son existence ; il faut que l’homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l’existence de Dieu. En ce sens, l’existentialisme est un optimisme, une doctrine d’action. »

Extraits : « Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre. L’autre est indispensable à mon existence. »
« Mais l’existentialiste, lorsqu’il décrit un lâche, dit que ce lâche est responsable de sa lâcheté. »

Mon avis : Que ça me plaise ou non, la lecture de ce petit essai m’était obligatoire, de par l’épreuve du BAC que je dois passer en fin d’année. De ce fait, j’ai eu le plaisir de retrouver Jean-Paul Sartre dans un autre style littéraire, complètement différent de sa nouvelle Le mur lue il y a de çà quelques années.

La première chose que l’on remarque à la vue de cet ouvrage, c’est la taille exceptionnellement mince de l’essai. Un essai bref, justifié dans le sens où Jean-Paul Sartre n’a pas écrit, au sens propre, ce livre, mais l’a énoncé lors d’une conférence réalisée en 1945 à Paris. La seconde chose qui nous frappe particulièrement, c’est le titre équivoque, étrange et alambiqué de l’ouvrage, évoquant à la fois une énormité de choses simples et futiles, mais si peu de choses, souvent complexifiées et condensés. Cet essai philosophique, comme toute bonne oeuvre philosophique qui se mérite, nous amène au questionnement, à la découverte de soi, des autres, et du monde, à la compréhension de la vie en général, et de l’Homme.

Bien qu’assez circonspecte au commencement de ma lecture, le style d’écriture de Jean-Paul Sartre s’avère être léger, tout en simplicité, avec quelques nuances qu’il est préférable d’avoir étudiées auparavant. La compréhension est aisée, les métaphores et les exemples sont nombreux, pour donner un meilleur éclairage à la réflexion.

J’attends une plus complète exploration de l’oeuvre en compagnie de mon professeur de philosophie, pour finaliser la critique de L’existentialisme est un humanisme. La couche superficielle du livre a été comprise, ne reste que le fond, à creuser, pour dénicher l’intégralité des évocations philosophique de l’auteur.

En tout cas, la mise en page est originale, et les petites annotations qui quadrillent le texte sont fortement utiles pour une meilleure compréhension globale. J’ai également apprécié le débat final, qui clos intelligemment l’oeuvre.

 

Ma note : 6/10
Essai·Littérature anglaise

L’Utopie

L’Utopie de Thomas More.
125 pages

 

Résumé : Ce cri, aux résonance si modernes, c’est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d’Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règle : abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois… La société féodale offre un tableau d’une violence révoltante aux âmes éprises d’humanité. More rêve alors d’un autre monde… Une république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c’est l’Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous sont capables d’y croire…

Extraits : « L’orgueil ne mesure pas le bonheur sur le bien-être personnel, mais sur l’étendue des peines d’autrui. »
« Les Utopiens n’oublient jamais cette règle pratique : Fuir la volupté qui empêche de jouir d’une volupté plus grande, ou qui est suivie de quelque douleur. »
« N’arrive-t-il pas souvent qu’on recule devant la honte d’une rétraction et l’aveu d’une erreur irréfléchie ? »
« Est-il, en effet, de plus belle richesse que de vivre joyeux et tranquille, sans inquiétude ni souci ?« 

Mon avis :  L’Utopie, un livre, que dis-je, un monde qui fait rêver ! Ce livre est assez difficile à lire, je dois avouer que parfois, je lisais certains passages sans toutefois les comprendre. Thomas More décrit L’Utopie, un monde imaginaire et parfait, il décrit les conditions et modes de vie des habitants, la religion à laquelle ils croient, les guerres, et toute sorte de politique, république et autre, qui gouvernent ce monde-ci. Je n’ai pas totalement adhéré, je m’ennuyais un peu dans certains passages descriptifs, j’essayais néanmoins de me forcer à continuer à lire. Je suis quand même contente d’avoir fini ce roman philosophique, ça m’a permit de rêver, le temps d’une lecture, d’un monde parfait, égal, sans violence ni guerre.

 

Ma note : 8/10
Essai

La vie sexuelle de Lorenzaccio

La vie sexuelle de Lorenzaccio
de Catherine Dufour
53 pages, éditions Mille et une nuits, à 2,50€
Résumé : -Génie et alcoolique précoce, Musset livre l’essentiel de son oeuvre avant trente ans. Ensuite, il sombre. Son nom n’aurait probablement pas traversé deux siècles si, un beau jour de 1834, il n’avait décidé d’écrire une pièce de théâtre intitulée Lorenzaccio.
Faites le test. Demandez autour de vous : « Musset ? » On ne vous répondra pas : « Qui ? » Ni même : « Quel ennui ! », mais : « Lorenzaccio ». Pourquoi un tel succès ? Parce que cette pièce écrite avec du sperme est d’un érotisme torride.
Elle ne parle quasiment que de sexe et, quand elle ne parle pas de sexe, elle parle de sang, de violence, de fantômes au clair de lune et de la douceur de vivre perdue. Catherine Dufour nous emmène sur les traces moites de Lorenzo de Médicis tel que l’a rêvé Musset.
Extrait : « Dans Lorenzaccio, le sexe n’est pas câlin, détente et jouissance. Il n’est même pas relation sexuellle. Il est chasse, traque et manipulation, il est moyen de pression, insulte et menace, tentation et abîme de perdition. Il s’insinue partout comme un poison parce qu’il n’est le bienvenu nulle part comme un plaisir – et aussi parce qu’il flanque la vérole. »

Mon avis : Je ne m’attendais à rien de particulier en débutant ce très court livre, si ce n’est une parodie humoristique et réaliste sur la vie sexuelle du personnage éponyme d’Alfred de Musset. J’ai eu la détestable surprise d’y découvrir une analyse psychotique, qui décortique les paroles des personnages principaux pour les tourner dans un contexte sexuel dérangeant.

Catherine Dufour était sans doute partie d’un bon pied. Mais son livre s’est rapidement détourné dans le milieu scolaire d’analyse d’ouvrage : elle use de paraphrases, d’explications saugrenues et peu appuyées sur la pseudo « vie sexuelle » de Lorenzaccio, qui n’ont pas réussies à me satisfaire pleinement.

Ce livre se lit rapidement, fort heureusement, grâce au peu de pages qu’il comporte. En une soirée, il est susceptible d’être fini. Mais vous n’en garderez pas un souvenir impérissable. J’ai trouvé La vie sexuelle de Lorenzaccio inutile à souhait. J’avais la nette impression de lire une chronique de livre, où l’auteure n’hésitait pas à donner son avis et ses analyses littéraires, en appuyant certains détails insignifiants comme la sexualité du protagoniste.

Avec la représentation de Francis Huster au théâtre, l’homosexualité du personnage était mise en avant – donc son attirance sexuelle, ses attraits et attentes. Sans choquer, l’acteur avait admirablement incarné son rôle, sans pour autant tomber dans les extrêmes. Or, Catherine Dufour semble prôner le côté érotique du livre, avant même sa véritable fonction politique et sociale. En lisant à travers ses paroles, elle accentue le côté pervers de Lorenzaccio, tout en insinuant la place première de la sexualité dans le roman originale. Une honte…

Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre. Cette analyse de la vie sexuelle du protagoniste Lorenzaccio d’Alfred de Musset ne m’a pas plût ; d’une part, il est incorrect, et d’autre part, je revendique l’inutilité de ce livre. Je ne le conseille pas, surtout pour les grands fans de Lorenzaccio d’Alfred de Musset, qui risqueraient d’être consternés et choqués par cet ouvrage.

Ma note : 4/10
Essai

Présentations de la philosophie

Présentations de la philosophie d’André Comte-Sponville.
180 pages, éditions Le Livre de Poche, à 4,60 €

 

Résumé : Philosopher, c’est penser par soi-même, chercher la liberté et le bonheur, dans la vérité. Mais nul n’y parvient sans l’aide de la pensée des autres, sans ces grands philosophes qui depuis l’Antiquité ont voulu éclairer les grandes questions de la vie humaine. Pour nous aider dans nos premiers pas, André Comte-Sponville nous propose ici l’approche de douze thèmes éternels, tels que la politique et la morale, l’amour et la mort, la connaissance et la sagesse… Se référant aux grands courants philosophiques dans leur diversité, leurs convergences ou leurs contradictions, il nous invite à continuer ensuite l’exploration par nous-mêmes, en nous proposant un guide détaillé des œuvres et des auteurs essentiels de la philosophie occidentale. Donner l’envie à chacun d’aller y voir de plus près, l’aider à y trouver à la fois du plaisir et des lumières telle est l’ambition de cet essai, œuvre d’un spécialiste qui n’a pas oublié l’appel de Diderot : « Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire ! »
Extraits : « C’est l’amour qui fait vivre, puisque c’est lui qui rend la vie aimable. C’est l’amour qui sauve ; c’est donc lui qu’il s’agit de sauver. »
« Ce n’est pas parce que le sage est plus heureux que nous qu’il aime la vie davantage. C’est parce qu’il l’aime davantage qu’il est plus heureux.« 

Mon avis : La philosophie étant au coeur du programme de terminale littéraire, notre futur professeur de cette même matière, nous a conseillé d’acheter puis de lire ce livre pendant les grandes vacances d’été. Un bon moyen pour s’avancer dans le prochain programme et pour approfondir si nécessaire quelques éléments concernant ces introductions à la philosophie.

Ce livre a l’avantage de ne pas être très épais, et d’être divisé astucieusement en parties traitant d’un seul et même sujet. Nous allons par exemple avoir dans le premier chapitre le thème de La morale, qui sera développé et décortiqué pendant quelques dizaines de pages, pour ensuite enchaîné avec un second chapitre, qui comporte un sujet étroitement lié au précédent : la politique. Très organisé, Présentations à la philosophie présente bien les plus grandes interrogations de l’homme concernant certains principes de la vie.

Comme ce livre d’André Comte-Sponville est le premier réel ouvrage philosophique que je lis, mon avancement a été assez laborieux. Il faut prendre son temps, ne pas tout lire d’un coup, et ne pas hésiter à relire plusieurs fois une phrase mal comprise. L’auteur incorpore dans son récit plusieurs citations tirées d’ouvrages plus ou moins célèbres, ou de personnages illustres de la philosophie. Etant une amatrice qui débute seulement dans ce domaine, je connaissais de nom certaines personnes citées, mais impossible de replacer ces gens dans leur vrai milieu et leur vrai domaine de compétence. Heureusement, notre auteur est malin et très ingénieux, et nous a rajouté une très large bibliographie à la fin du livre, qui comprend les ouvrages des personnages cités, mais également une partie annexe, rajoutée complémentairement par l’auteur, comme étant des « ouvrages d’initiation, qui me semblent pouvoir faciliter la lecture d’un certain nombre de philosophes, ceux qui me paraissent les plus grands ou dont la connaissance, pour un débutant, me semble le plus indispensable. »

Très intéressant, ce livre pleins de connaissances recèle bien des mystères, qu’une fois lu, vous ne cesserez d’essayer de résoudre… en vain !
Pour les personnes, comme moi, qui souhaitent débuter la philosophie, ce livre peut être pas mal. Mais alors, accrochez-vous, car avec tous les noms cités et les phrases à double sens, l’auteur nous donne bien du fil à retordre.

 

Ma note : 6/10
Essai

Beckett : L’increvable désir

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Beckett : L’increvable désir d’Alain Badiou
93 pages, éditions Hachette Littératures, collection Pluriel, à 5,20€

 

Résumé : Beckett n’est pas l’écrivain du désespoir, de l’absurde, de l’angoisse, comme une lecture convenue et trop inspirée par les thématiques existentialistes des années 1950 l’a accrédité. Il n’est pas non plus farce, dérision, baroque moderne. Dans ce bref essai, Alain Badiou présente un autre Beckett, dont le langage cherche à dire la densité et les failles de l’être humain. En quelques pages, il nous brosse un Beckett tendre et rugueux, soucieux de la beauté des mots, des impasses de la communication, et du surgissement de l’événement.Une brève anthologie complète cet essai.

Extrait : « L’immobilité trouverait sa métaphore accomplie dans le cadavre : le « mourir » est la conversion de tout mouvement possible en repos définitif. Mais là encore, l’irréductibilité des fonctions fait que le « mourir » n’est jamis la mort. »

Mon avis : Je tiens tout d’abord à signaler que je n’ai pas lu ce livre en entier. Donc mon avis, aussi subjectif soit-il, ne sera pas réellement complet concernant cet ouvrage. Ensuite, j’ai été poussé à lire cet essai dans le cadre de mes études de lettres, principalement en littérature française du XXème siècle, où l’on étudiait plusieurs pièces de Samuel Beckett (dont Oh les beaux jours). Pour approfondir mes connaissances, j’ai donc acheté cet essai d’Alain Badiou, que mes enseignantes citaient à longueur de temps.

Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant l’écriture de cet homme ! Alain Badiou, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, a la plume alambiquée, tortueuse et presque incompréhensible à déchiffrer. Sa profession est clairement visible à travers ses lignes, car même en lisant, relisant, re-relisant encor et toujours une seule et même phrase, il est très complexe de voir ce que veut signifier l’auteur. Alain Badiou amène à réfléchir. Il faut décrypter, analyser, puiser dans les connaissances déjà acquises pour ensuite pleinement interpréter les dires de l’auteur.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas eu le courage (ni assez de temps) pour approfondir cette lecture complémentaire. Je lisais sans lire, sans comprendre ce que je lisais. J’applaudis l’intelligence, la dextérité de l’esprit d’Alain Badiou, sa jolie prose et son génie littéraire… mais je ne le remercie pas de laisser les étudiants dans la mouise la plus totale. Au bout de quelques dizaines de pages sans comprendre une seule phrase de ce que je lisais, j’ai finalement décidé d’abandonner.

Un essai censé aider les étudiants à approfondir l’analyse des oeuvres de Samuel Beckett, mais qui les complique bien davantage. Une écriture philosophique bien trop poussée pour les lecteurs moyens dont je fais partie. Une note à la hauteur de ma déception concernant cette étude.

Ma note : 1/10