Roman policier et polar·Thriller

Dis-moi que tu mens


Dis-moi que tu mens de Sabine Durrant

407 pages, éditions Préludes, à 16,90€


Résumé : Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves ? celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique?Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort? Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard. L’auteur de Ce que tu veux revient avec un nouveau thriller remarquable, un huis clos où le héros court sans le savoir vers son destin? et son inéluctable chute. Dis-moi que tu mens ménage avec maestria une tension constante. L’auteur signe aussi là une satire incisive : elle cerne ce monde bourgeois dysfonctionnel avec une finesse désopilante.


Extrait :  « La vérité est une chose bien étrange, Paul. Toute vérité est subjective.« 


Mon avis : Paul Morris est un homme qui ne vit que sur des mensonges. Sa vie entière n’est qu’un mensonge : il n’a pas de travail, mais s’invente des contrats d’écrivains à la solde exorbitante ; il n’a pas de véritable habitat, puisqu’il vit dans un appartement qu’on lui prête contre des petits services, mais se vante que l’appartement lui appartient, etc. Quand on construit sa vie sur des mensonges, il est dur de s’en dépêtrer. Paul va croiser par hasard Andrew, un ancien ami de faculté, et Tina, une jolie jeune femme dont il va faire la connaissance. Ils vont rapidement se rapprocher, tant et si bien qu’ils finiront par sortir ensemble, et que Tina l’invitera à partir avec elle, ses enfants et la famille d’Andrew en vacances en Grèce, dans la maison familiale. Mais les vacances, rêvées idyllique et reposantes, vont rapidement virer au cauchemar.

L’auteure a réussie à me tenir en haleine de la première à la dernière page. A chaque fin de chapitre, j’étais désireuse d’en apprendre davantage, et donc de débuter la lecture d’un nouveau chapitre. Il faut dire qu’elle distille quelques indices de lecture à droite et à gauche, censés aider à mieux comprendre l’intrigue, mais sans jamais révéler en intégralité ce qu’il s’est passé. D’où le désir grandissant d’en savoir toujours plus et d’enfin comprendre tout ce qui jusqu’alors nous échappe.

Mais méfiez-vous, ce livre est un thriller psychologique. C’est-à-dire que les actions n’y seront pas très nombreuses. Ne vous attendez pas à des événements à tout va, il n’y en aura pas. En revanche, vous y retrouverez de longues descriptions, quelques analyses de personnalités, des pauses sur des menus détails… on aime ou on aime pas. Pour ma part, j’ai trouvé le temps long parfois ; j’avais cette impression que l’histoire n’avançait pas, ou trop doucement à mon goût. Ayant prêté ce livre à ma mère pour qu’elle puisse le découvrir, elle a également trouvé certains passages trop longs, et a abandonnée sa lecture en partie à cause de cela. Rassurez-vous, il y a quand même une intrigue principale, avec du suspens, une disparition inquiétante, et la recherche d’un coupable.

Tous les personnages semblent suspects et paraissent coupables. Leurs étranges comportements, les paroles qu’ils profèrent… on cherche à nous duper !  Alors au moment du dénouement, je ne vous cache pas ma surprise. Je m’attendais à tout, sauf à ça. Je vous laisse le plaisir de lire l’entièreté du livre et de vous faire surprendre vous aussi par cette fin inattendue. Seul indice que je pourrais vous donner : tel est pris qui croyait prendre ! Ouvrez grands vos yeux, et ne vous laissez pas berner.

Derrière toutes ces belles paroles – narratives et fictives -, cette jolie histoire nous enseigne quand même que le mensonge n’apporte jamais rien de bon. Enjoliver sa vie à travers de fausses paroles ne vous rendra pas plus sympathique ni plus aimé, et détruira en partie votre vraie vie.


Un thriller psychologique prenant et addictif, qui aurait quand même mérité plus de peps. Entre vérités, non-dits et faux-semblants, saurez-vous démêler le vrai du faux ? 

Ma note : 6/10
Thriller·Young adult

La Cave


La Cave de Natasha Preston

396 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…


Extraits :  « La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. »

« Quand quelqu’un meurt, on peut lui faire les derniers adieux et accepter son départ. Ce n’était pas le cas : nous ne savions ni où elle était ni ce qui lui était arrivé. Nous n’avions aucune réponse, rien ne pouvait avoir de fin.« 


Mon avis : Généralement, quand ça fait longtemps qu’on a pas lu de thriller, on a toujours cette hâte d’en rouvrir un, couplé à la peur que nos attentes ne soient déçues. Toute excitée, j’ai foncé tête baissée dans ce roman… et j’en ressors ravie. Terrifiée, mais ravie.

Un homme, surnommé Trèfle, enlève et séquestre des filles, généralement prostituées et sans attaches, dans la cave de sa maison. Il s’amuse à les renommer avec des noms de fleurs (Iris, Violette, Rose et Lilas), et les considère comme sa famille. Un psychopathe dérangé, sur qui Summer, rebaptisée Lilas, est malencontreusement tombée. Traînée jusqu’à la cave, elle va faire la rencontre des trois autres filles prisonnières, qui vont lui expliquer leur calvaire et leur quotidien. Une chose est sûre : Summer n’est pas prête à se laisser faire et est bien décidé à tout faire pour se sortir de là.

L’histoire tourne autour de trois narrateurs différents : Lilas d’abord, qui raconte son quotidien comme prisonnière de la cave ; Lewis ensuite, le petit ami de Lilas, qui s’active pleinement pour tenter de retrouver sa copine ; Trèfle enfin, que l’on voit dans le présent, mais également dans sa vie passé. Trois narrateurs différents qui dynamisent l’histoire et tendent à ajouter une tension narrative au récit déjà électrique.

Car l’ambiance est angoissante et ne cesse de croître. La dynamique stylistique de l’auteure est telle que le lecteur, inconsciemment, se met à la place des filles captives. Comme elles, on se sent kidnappé, enfermé. Et on tourne en rond dans notre tête comme elles tournent en rond dans la cave : en attendant le dénouement final.

Hélas ! L’histoire est tellement exaltante est prenante, que je m’attendais à une apothéose finale, qui bouclerait en beauté cette intrigue épouvantable. Malheureusement, et c’est là mon seul regret, Natasha Preston va à la facilité, et nous livre une fin classique, très peu surprenante et peu travaillée. Je la trouve en deçà de l’entièreté de l’histoire. Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé cette histoire et les puissantes émotions qu’elle nous transmet ; c’est pour cela que sans cette fin bâclée, ce thriller aurait été un véritable coup de coeur.

Plongez au coeur de ce roman psychologique oppressant, qui vous terrifiera autant qu’ils vous énervera. Un premier roman signé Natasha Preston, qui augure une jolie carrière future.

Ma note : 7,5/10
Littérature jeunesse·Thriller

The cruelty


The cruelty de Scott Bergstrom

425 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant… Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui.

Extraits « Ça peut paraître bizarre mais j’aime ça, la douleur, le souffle précipité, le petit goût métallique. Ça me rappelle que j’ai un corps, que je suis un corps. Que je suis bien réelle et ne me limite pas aux pensées dans ma tête.« 

« Terrance est riche, je crois… Il l’est forcément pour habiter dans un endroit pareil. Et alors ? La façon dont il m’a serré contre lui alors qu’on se protégeait de la pluie n’a pas de prix, elle.« 

Mon avis : The Cruelty, c’est un thriller dynamique, premier tome d’une saga jeunesse, riche en actions et très prometteur.

Gwendolyn Bloom est une jeune Américaine ordinaire de dix-sept ans, qui vit seule avec son père adoptif, après le décès brutal de sa mère, il y a quelques années en arrière. Son père adoptif étant un haut diplomate, souvent envoyé en missions, Gwendolyn est amené à le suivre partout dans le monde  ; d’où sa large panoplie linguistique. Mais un beau jour, alors que son père est en mission à Paris, des hommes viennent annoncer à Gwendolyn sa disparition. Effondrée devant cette annonce soudaine et désorientée par l’inutilité des recherches entremises, la jeune fille décide de se lancer à la recherche de son père. Des recherches qui vont la mener dans des endroits malfamés. Drogues, violences, prostitution… rythmeront ses journées.

J’ai adoré le personnage de Gwen. Une fille jeune fille courageuse, déterminée et très malicieuse. Elle ne se laisse pas abattre par les événements qui l’assaillent, au contraire, elle se bat pour inverser la donne. Une persévérance a saluer, d’autant que les milieux malfamés dans lesquels elle échoue auraient pu être motif à l’abandon. Mais l’amour qu’elle éprouve pour son père et plus fort que tout et mérite qu’elle se sacrifie pour lui. C’est admirable !

Quant à l’intrigue en elle-même, bien que peu vraisemblable, elle est bien ficelée. L’auteur nous invite à plonger dans un univers à l’image négative, mal connu et sombre. Ne vous étonnez pas de découvrir énormément de brutalité entre ces pages. D’y voir des choses affreuses, voire inqualifiables (comme la marchandisation de corps humains ; pratique qui malheureusement, existe bel et bien dans notre monde contemporain). Les femmes sont rabaissées, elles se prostituent et vendent leur corps aux hommes, elles sont traitées comme des moins que rien et vendues comme des bêtes à des milliardaires. Personne ne peut rester stoïque face à ces pratiques : c’est pour cela qu’une certaine tension s’installe tout au long du récit. Le lecteur ne peut s’empêcher de tourner les pages, dans l’expectative, impatient de voir si l’histoire se terminera sur une note positive.

Un roman très dynamique, qui m’a facilement transporté dans les milieux pègres les plus noirs. L’écriture est rythmée et les actions, bien dosés, s’enchaînent avec aisance. Je suis impatiente de découvrir la suite de cette histoire.

Ma note : 7,5/10
Roman policier et polar·Saga·Thriller

Level 26, tome 2 : Dark Prophecy

Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d’Anthony E. Zuiker
363 pages, éditions Michel Lafon, à 19,50€
Résumé : Steve Dark devrait être au fond du gouffre: la femme qu’il aimait est morte par sa faute, massacrée par le même psychopathe qui a tué ses parents adoptifs. Mais Dark n’est pas un homme ordinaire. C’est un chasseur, capable de se glisser dans la peau des tueurs les plus aguerris et d’infiltrer leurs pensées meurtrières pour mieux les traquer. II se sent désormais investi d’une mission qui n’est pas limitée par les règles de la police et qu’il ne soumet à aucune autorité, qu’elle soit gouvernementale ou morale. Une mission qui, il l’espère, lui permettra enfin de restaurer la justice.
Extraits : « Je pense que les tueurs en série sont comme le cancer. Quand on les dépiste suffisamment tôt, on peut sauver des vies. »
« Il n’y avait qu’un truc pire que d’avoir été cambriolé, pensa Green. C’était de rentrer chez soi au beau milieu d’un cambriolage.« 

Mon avis : ENFIN : je retrouve l’auteur qui m’a tant fait frémir dans le premier tome de Level 26. Autant vous dire que je me suis goulûment jetée sur ce second livre, et que je l’aie dévoré en un rien de temps…

Fidèle à lui-même, Anthony E. Zuiker bourre ses thrillers de tensions narratives et d’actions en continus. C’est le cas pour Dark Prophecy, avec beaucoup d’actions, crée grâce aux meurtres qui s’enchaînent sans discontinuer. Ce coup-ci, l’intrigue se base sur les cartes du jeu du tarot : en effet, l’assassin reproduit les dessins des cartes à l’identique lorsqu’il assassine ses victimes. Des victimes qui semblent prises au hasard, éparpillées dans tous les états Américains, qui se font tuer à un rythme frénétique. Notre célèbre inspecteur Dark, après avoir abandonné ses fonctions au FBI suite à la première affaire présentée dans le premier tome, est intrigué par cette affaire. Il va donc tenter de la résoudre en parallèle de la législation, avec l’aide d’une mystérieuse femme surnommée Graysmith.

Le lecteur retrouve avec plaisir le personnage de Dark, le James Bond moderne d’Anthony E. Zuiker ; toujours aussi attachant, il est à la fois professionnel, affectueux, réaliste et médiculeux. Toutes les qualités lui sont promues. Les autres personnages n’ont pas d’intérêt particulier, ils ne sortent pas autant du lot que Dark.
Un prénom bien symbolique, qui colle parfaitement avec l’atmosphère sombre, confinée et angoissante du roman.

En effet, l’auteur a écrit des chapitres concis, qui s’enchaînent donc rapidement, qui donnent envie de prolonger notre lecture, mais qui fait également monter le récit en tension. Un choix brillant, qui m’a angoissé et effrayé durant toute l’histoire.

Mais contrairement au premier tome, j’ai trouvé l’intrigue de celui-ci un petit peu plus brinquebalante. L’enquête menée par les policiers n’était pas très bien expliquée, le lecteur se perdait un peu dans les méandres de meurtres. De plus, le dénouement ne contenait pas de contours nets – ne lisez pas la suite si vous ne souhaitez pas être au courant de certains détails du final de ce livre -, je n’ai pas compris le mobile des assassins, ni leurs intentions, leurs idées… Ils m’ont juste fait penser à des fous furieux, qui tuaient pour le plaisir de tuer.
Je trouve quand même dommage que l’auteur ait plus concentré son récit autour de l’action, des nombreux meurtres et du mystère des cartes de tarot, sans pour autant pondre une fin assez satisfaisante et cohérente.

Hormis quelques petits désagréments au niveau du dénouement, j’ai beaucoup aimé frissonner, courir en adéquation avec les policiers, tenter de rechercher des mobiles pour ces meurtres… Un bon moment de lecture. Je lirai certainement le troisième et dernier tome prochainement.

Bien sûr, tout comme le premier tome, l’histoire reste interactive : le lecteur a la possibilité de visionner des séquences vidéos tournées par l’auteur lui-même, qui met en scène sa propre histoire.

Ma note : 7/10
Roman policier et polar·Saga·Thriller

Level 26, tome 1

Level 26, tome 1 d’Anthony E. Zuiker
373 pages, éditions Michel Lafon, à 19,50€

 

Résumé : Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l’extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c’est le niveau 26. Un seul homme peut l’arrêter. Il s’appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s’est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n’aura plus le choix.

Extraits : « On ne pousse pas quelqu’un qui se trouve au bord du gouffre. On essaie d’abord de le faire reculer avant de tenter de comprendre de quoi il s’agit. »
« Parfois, vous avez dans l’oeil un regard qui indique que vous voyez plus que ce qui vous entoure. Que vous regardez dans le présent. Que vous voyez votre avenir, qu’il soit heureux ou triste. Vous voyez ce qui a été, ce qui est et ce qui aurait pu être… »

Mon avis : Hautement originale, sanglante, horriblement effrayante, une histoire à faire pâlir de jalousie les plus grands succès de Stephen King. Ce premier tome de la trilogie Level 26, aussi surprenant soit-il, m’a entièrement conquise.

La boule au ventre, les larmes aux yeux… voilà ce que je recherche tant dans tout bon thriller. Anthony Zuiker, à l’origine scénariste et producteur de la série télévisée des Experts, connaît les fils du métier, sait comment terrifier tout un chacun. Mélangeant des scènes de crimes sanglantes et inexpliquées à une atmosphère lourde et oppressante, il fait planer dans l’air une obscurité permanente. A partir de ces premiers éléments de base, il rajoute une bonne dose de mystère dans son récit, qui deviendra la clef centrale de l’histoire, l’énigme à résoudre.
Avec un criminel masqué, un inconnu cruel, qui semble venu d’ailleurs, l’auteur ancre définitivement le thème de son roman dans la dangerosité, la cruauté et l’horreur.

Pour rajouter davantage de terreur dans ses scènes, Anthony Zuiker, en tant que bon créateur télévisuel, a eut l’idée nouvelle de mettre en place une interraction entre les personnages inanimés du livre et des scènes filmés avec de vrais acteurs. Nous pouvons donc suivre chapitre par chapitre des extraits correspondants aux actions du livre, disponibles sur le site officiel du roman, Level26. Certaines descriptions du livre accordés avec les êtres humains de chair et d’os des vidéos rend plus vivant le récit, et appose sa dose d’effroi supplémentaire.

Le second tome attend déjà d’être lu, sagement rangé dans ma biliothèque. J’ai hâte de découvrir le soupçon de nouveauté que nous réserve l’auteur. Le dénouement du premier tome aurait pu marquer la fin de l’histoire, mais les quelques lignes qui clos celui-ci laisse présager bien d’autres mystères.

N’ayez pas peur d’accéder à vos peurs les plus profondes, ne craignez pas l’homme du niveau 26, et foncez découvrir l’horrible histoire tout droit sortie de l’imagination d’Anthony Zuiker. Pour ma part, après avoir frémi durant une bonne partie du roman, je n’ai plus qu’une envie : me replonger dans l’univers si sombre de cette fantastique trilogie.

Ma note : 8,5/10
Thriller

Chambre froide

Chambre froide de Tim Weaver.
415 pages, MA éditions à 20 €

 

Résumé : Un an après la mort de son fils, Alex, Mary Towne est convaincue de l’avoir vu dans la rue. Elle demande à David Raker, un détective qui recherche les personnes disparues, de le retrouver. D’abord réticent, Raker, hanté par la mort récente de sa femme, finit par accepter. GRAVE ERREUR. David Raker commence à percer à jour la vie d’Alex, et découvre qu’il n’était pas aussi innocent que sa mère le croyait. Dans son passé, sont enfouis de lourds secrets, des secrets dangereux qui n’auraient jamais dû être découverts et des tueurs prêts à tout pour les protéger, à n’importe quel prix. Raker ne tardera pas à découvrir que certaines choses sont bien pires que la mort… « 

Extraits : « La mort n’est pas une chose contre laquelle vous pouvez vous battre. Il ne s’agit pas d’une chose tangible. C’est un ennemi invincible, une bataille déloyale, un adversaire qui avance dans l’ombre. »
« Quand on est un tueur, on le porte sur soi, comme une plaie qui ne cicatrise jamais.« 

Mon avis : Si vous aimez les livres remplis d’actions, avec des scènes vraiment horrifiantes et remplies de sang, ce livre est fait pour vous !

Alex devait être mort dans un accident de voiture, mais sa mère, Mary, est persuadée de l’avoir croisé dans la rue il y a quelques mois. Ayant peur de se faire passer pour folle en affirmant l’avoir vu, elle va se tourner vers un détective qui recherche des personnes disparus, en espérant qu’il pourra l’aider. Alex, va donc se lancer à la recherche du jeune homme, sans se douter de toutes les monstrueuses aventures qu’il aura à traverser…

Ce thriller est facile et rapide à lire (enfin, pour ma part, du moins, j’ai tellement été absorbé par ma lecture que je l’ai finis en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !)

Dès le début de ma lecture, la tristesse d’Alex m’a sauté aux yeux, j’ai eu pitié de lui, ressentant de la compassion à son égard. Perdre quelqu’un qu’on aime est dur, ce n’est pas souvent facile de s’en remettre, mais lui essaie quand même de lutter, et continue à vivre, malgré le manque de sa femme, décédée d’un cancer peu de temps avant. Lui qui au début du livre paraît frêle, nostalgique et maussade, va se révéler être quelqu’un de robuste, de costaud, de vaillant, n’ayant pas peur du danger et allant au bout de sa « mission ». Il est le personnage principal du roman, mais également le seul qui m’a bien plût. J’ai trouvé Mary un peu trop naïve, bêbête sur les bords, Alex m’a semblé quant à lui au dessus de tout, parallèle au monde et aux hommes. Enfin, les sbires de fondateur du Projet Calvaire (dont je ne révélerais pas le nom, bien évidemment, suspense oblige !) étaient tous aussi fous les uns que les autres.

Si certaines scènes de bagarres traînaient un peu, l’ennui dans ce roman ne se fait pas sentir. Il se passe toujours quelque chose : de l’action, du rebondissement, ou des informations importantes pour comprendre la suite de l’histoire, chaque page à son intérêt !
J’ai déjà lu certains livres avec l’appellation « thriller » qui ne faisaient pas peur du tout et ne cassaient pas trois pattes à un canard, mais Chambre froide ne fait pas parti de cette catégorie-là, bien au contraire. Remplis de scènes d’horreurs à faire peur à plus d’un, avec des bains de sangs n’en finissant plus de se terminer, des tortures plus horribles les unes que les autres… vraiment, si vous lisez ce livre un soir dans votre chambre : faites attention à ne pas faire de cauchemars !

Pour finir, certains passages du livre m’ont parus floues, mais ce n’est qu’à la fin que l’éclaircissement est venu. Comme quoi, l’intrigue est tenu jusqu’au bout. Le dénouement est aussi improbable, jamais je n’aurais pu deviner une fin comme celle-ci…

En conclusion, Chambre froide est un vrai thriller, bourré de scènes d’actions et de rebondissements. C’est également un roman psychologique, qui absorbe le lecteur et ne le lâche plus !

 

Ma note : 8,5/10
Fantastique·Thriller

Codex lethalis

Codex Lethalis de Pierre-Yves Tinguely.
376 pages, éditions Hachette collection Black Moon thriller à 18 €

 

Résumé : Deux agents de police en patrouille découvrent une scène effroyable : une petite famille apparemment ordinaire a été massacrée.
Pourquoi Harold Buchanan, bon père de famille sans histoires, aurait-il tué sa fillette et sa femme avant de se supprimer ? L’autopsie révèle que sa propre mort n’est pas un suicide : son cerveau et ses globes oculaires ont comme bouilli. Un informaticien est chargé d’inspecter l’ordinateur de Buchanan : à son tour, il est pris d’une crise de folie meurtrière, et le massacre est évité de peu. D’autres scènes similaires se succèdent : des gens deviennent fous de rage et s’effondrent après avoir tenté d’anéantir tout ce qui les entoure.
Le point commun de toutes ces personnes à la fois meurtrières et victimes ? Une vidéo, huit secondes de mort vivante, diffusée sur la Toile et ouverte d’un simple clic sur leur écran.

Extraits : « Aussi incompatible qu’indispensables, la religion et la science formaient deux façons opposées d’atteindre le même but : comprendre. »
« Le monde courait à sa perte, et l’homme ne cessait d’accélérer le mouvement. »
« Un homme politique ne dit jamais ce qu’il pense, ou alors il a vraiment perdu l’esprit.« 

Mon avis : Quel plaisir de découvrir un vrai thriller franço-suisse digne des américains !!!

Avant de débuter ma critique, je tenais à féliciter la personne qui a réalisé la couverture de Codex Lethalis : elle fait vraiment peur. Outre la couleur noir et sombre qui la compose, on arrive à croire, si nous la regardons longuement, que la personne qui se situe dessus est réelle et qu’elle nous regarde… Juste ça, ça donne froid dans le dos !

Dans un style d’écriture simple, agréable à lire, avec des chapitres courts mais efficace, Pierre-Yves Tinguely nous entraîne au coeur d’une enquête de police très spéciale, et terrifiante. En mélangeant du thriller et un peu de fantastique, il arrive à plonger le lecteur dans un monde horrible, à glacer le sang. Je dois avouer que j’ai adoré ma lecture, je n’arrivais plus à lâcher le livre. Le suspense est présent à chaque chapitre, pas étonnant que je n’arrivais pas à le reposer !

Dans un premier temps, toute la première partie du livre a été une suite d’évènements et d’actions qui s’enchaînent. Aucun temps mort, le lecteur va de surprise en surprise, il ne peut qu’être happé et scotché devant les scènes qu’il découvre. D’ailleurs, dès les premières pages, Pierre-Yves Tinguely donne le ton du roman, il l’introduit de manière à allécher le lecteur, et à repousser les âmes trop sensibles… J’ai plus qu’apprécié l’idée que l’auteur a eu. Ce système d’assassinats en regardant une simple vidéo est invraisemblable, et inimaginable ! En lisant ce livre, je me suis imaginé à la place des pauvres personnages victimes de ce fou de Zack Pierce, mais quelle horreur, j’en ai eu des frissons… Alors, simple invention de l’auteur ou crime futuriste ?

La seconde partie du roman m’a un peu déçu (je ne dis pas que je n’ai pas aimé, loin de moi cette idée, bien au contraire), je n’ai pas retrouvé toutes les scènes que j’avais tant apprécié au début du livre. Il faut dire aussi que cette partie là est plus accès sur l’enquête policière et la recherche du criminel. Mais cela n’a pas empêché de garder une certaine envie de connaître la fin de cette recherche.

Le dénouement m’a également déçu : je m’attendais à quelque chose dont personne n’aurait jamais deviné qu’il se produise, mais que nenni.

Un thriller effrayant, au suspense insupportable, que je conseille à tous. Néanmoins, les âmes sensibles doivent s’abstenir, il y a beaucoup de scènes sanglantes, et je vous conseille de ne pas lire ce livre le soir avant de vous coucher : risques de cauchemars imminent !

 

Ma note : 9/10