Indian Psycho

 


Indian Psycho de Arun Krishnan

333 pages, éditions Pocket


Résumé : Arjun Clarkson est le rêve américain incarné : cet orphelin indien issu d’une basse caste, complexé et peu sûr de lui, a immigré à New York où il connaît une brillante carrière dans la publicité. Jusqu’au jour où, dans un accès de folie, il poignarde une ancienne collègue…
Pour brouiller les pistes, Arjun décide de faire croire à l’existence d’un tueur en série chassant ses proies sur le plus populaire des réseaux sociaux : MyFace. Certes, cela implique de commettre d’autres assassinats, mais n’est-ce pas l’occasion rêvée de se venger de tous ceux qui se sont moqués de lui ?
Au fil des meurtres, la rumeur de ce « tueur de MyFace » s’amplifie et sème la panique sur la toile, car Arjun est un excellent publicitaire. Sa distraction, en revanche, risque de compromettre sa carrière de serial killer…

Thriller drôle et palpitant, Indian Psycho est aussi une satire féroce des réseaux sociaux. Un regard mordant sur la société new-yorkaise d’aujourd’hui et ses travers, à liker et à partager sans modération !


Extraits « Parfois, on pense que le monde est fait d’une certaine façon. Puis il vous montre qu’il est capable d’être entièrement différent. »
« C’est peut-être ainsi que les gens qui sont en couple depuis très longtemps ne s’entre-tuent pas. Ils s’éloignent durant ces moments critiques qui mettent fortement à l’épreuve leur volonté.« 

Mon avis : Déroutant : voici le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier cette histoire. À New York, Arjun, un indien immigré aux États-Unis depuis plus d’un an, a obtenu un poste haut placé dans la publicité. Un bon boulot, un bon salaire… il avait de quoi être heureux, pourtant, pris d’un accès de folie, il poignarde une de ses anciennes collègue, qui succombe à ses blessures. Pour brouiller les pistes et éviter d’être démasqué, Arjun décide de faire croire à tous que ce meurtre a été perpétré par un tueur en série. Pour se faire, il va utiliser le réseau social MyFace pour débusquer ses prochaines victimes.

Indian Psycho détourne les codes des thrillers traditionnels. L’histoire est racontée du point de vue du tueur, Arjun, à la première personne du singulier. On connaît donc avec exactitude l’ensemble de ses pensées, de ses raisonnements et de ses actions. Même en possédant l’accès à ses pensées, elles nous apparaissent souvent sombres et énigmatiques : pourquoi décide-t-il tout à coup de tuer ? Ne ressent-il aucune émotions ? Arjun est un personnage bien mystérieux, qui va donner du fil à retordre à la fois à nous, lecteurs, mais aussi aux policiers qui enquêtent sur cette affaire.

Ce qui fait que ce livre est une histoire intéressante et originale, c’est le ton que donne l’auteur au récit. Il y incorpore un certain humour pince-sans-rire, qui déstabilise au début, mais qui s’avère si bien maîtrisé qu’il ajoute une dose de gaieté si particulière dans cet univers glaçant.

Clairement, Arun Krishnan fait une satire des réseaux sociaux. « Le tueur de MyFace » comme est surnommé Arjun, cherche et trouve ses victimes sur le réseau social « MyFace ». Sur celui-ci, les utilisateurs peuvent rendre public, à la vue de tous, les données personnelles qu’ils souhaitent : adresse d’habitation, loisirs, métier… la vie privée n’est plus privée, puisque chacun peut accéder à toutes ces données sans connaître la personne concernée. Il faut un cas de figure comme celui que nous présente l’auteur – à savoir un tueur qui repère ses victimes via les informations données par ce réseau – pour que les gens prennent conscience du danger que représente la non-protection de la vie privée. On assiste alors à une suppression impressionnante de comptes MyFace et à la destitution progressive de ce réseau social d’envergure mondial.

Autre thématique principal abordée dans Indian Psycho : le racisme. Après une enfance et une grande partie de sa vie d’adulte passée en Inde, Arjun, notre protagoniste, débarque à New York.  Une ville de tous les possibles, qui mélangent les races et populations. Mais Arjun, a du mal à se défaire de ses traditions culturelles, et il se place d’emblée comme un paria de la  population. Placés dans la peau d’un immigré, nous ne pouvons que faire face aux regards, critiques et sous-entendus qui peuplent leur quotidien, et parfois, les inégalités sont tellement fortes qu’elles en deviennent ignobles.


Un thriller original et efficace, au style vif et déroutant, écrit avec maîtrise et finesse. J’ai beaucoup aimé la modernité de cette histoire et l’ambiance particulière qui s’en détache.

Ma note : 7,5/10

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Missing you


Missing you de Harlan Coben

399 pages, éditions Orion Books, à £13,99


Résumé : It’s a profile like all the others on the online dating site. But as NYPD Detective Kat Donovan focuses on the accompanying picture, she feels her whole world explode. Staring back at her is her ex-fiancé Jeff, the man who shattered her heart and who she hasn’t seen in eighteen years.

Kat feels a spark, wondering if this might be the moment when past tragedies recede and a new world opens up to her. But when she reaches out to the man in the profile, her reawakened hope quickly darkens into suspicion and then terror as an unspeakable conspiracy comes to light, in which monsters prey upon the most vulnerable.

Soon Kat is consumed by an investigation that challenges her feelings about everyone she has ever loved – her former fiancé, her mother, and even her father, whose cruel murder so long ago has never been fully explained. With lives on the line, including her own, Kat must venture deeper into the darkness than she ever has before, and discover if she has the strength to survive what she finds there.


Mon avis : I’m so proud to have finished my second reading in English : a thriller by the master Harlan Coben – and I’m particularly enjoy to read this author because it’s figure many years that I don’t read one of these books. I think this second readings all in English was more difficult than the first, The Other Woman, because it’s a thriller with many details, mysteries and proofs that often it’s difficult to see.

Kat Donovan is a NYPD detective, and whereas she was in a dating site name YouAreJustMyType, she discovered her ex-fiancé Jeff that she loved yet. She begins to contact him, but Jeff seems to don’t recognize Kat. It’s very strange, and it’s disappoint Kat. Few days after, Kat meets Brandon, a little guy who is panicked because his mother is missing, but nobody wants to believe him – because his mother is an adult, and she can doing what she wants to do. But Kat takes the case of Brandon with serious, and what she and Brandon what they are going to discover is a big case of kidnapping and extraction of money.

I think this story is great. Like it’s a reading in English – and like my English is not perfect – I have many difficulties to understand all without traduction, and that’s the reason why I must to cut often the history to translate. I don’t feels the intensity and the pression of the story, but I hope that I could feels these in my next English readings.

What I take from this story is the danger of the dating site. Because nobody can understand who is the person which speak with us. Like the case of this story, this person is a pervert who stole an identity to achieve his goals. Unfortunately, this kind of stuffs is common in our world, and that’s why they are many warnings about the dangers of Internet.


A good thriller, with many suspenses which arrive to capture the reader from the beginning until the end. Harlan Coben is truly a good writer !

Ma note : 6/10

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Les pétales de sang


Les pétales de sang de Dorothy Koomson

717 pages, éditions Charleston Noir, à 9,50€


Résumé : Une famille parfaite que Tami croyait avoir…Jusqu’au jour où son mari est arrêté pour un acte odieux. Et si a vie de la jeune femme n’était qu’un terrible mensonge?..

La vie de Tami bascule le jour où son mari est arrêté sous les yeux de leurs petites filles. Sa meilleure amie l’accuse de viol et de harcèlement. Lui prétend qu’ils entretenaient une liaison. Écartelée entre les deux personnes qu’elle aime le plus, Tami doit découvrir la vérité quelle qu’elle soit.


Extrait  « On ne choisit pas la personne dont on tombe amoureuse. Et il arrive parfois que, en cédant à la force de l’amour, on fasse du mal à une tierce personne. Or, cette personne-là, on ne choisit pas non plus de lui faire du mal. »

« Être moi-même, c’était la chose la plus agréable que j’avais eu l’occasion de faire depuis longtemps. »


Mon avis : Une famille en apparence unie et heureuse va connaître un terrible drame. Scott, le mari, se retrouve arrêté par la police, sous les yeux de sa femme Tami et de leurs deux enfants. Il est accusé d’agression et tentative de viol sur la personne de Mirabelle, la voisine de la famille et meilleure amie de Tami. C’est l’incompréhension totale, puisque Scott nie en bloque, et Mirabelle campe sur ses positions. Tami est tiraillée entre son mari et sa meilleure amie : c’est certain, l’un des deux ment, mais lequel ? L’affaire se complique davantage lorsque l’on apprend l’assassinat de Mirabelle…

Les pétales de sang est un thriller anglais bien construit et addictif à souhait, qui vient capturer le lecteur et qui ne le lâche plus jusqu’au dénouement. Dorothy Koomson a misé sur la narration à plusieurs voix, exclusivement féminines, avec pas moins de trois protagonistes différentes qui vont exprimer, à tour de rôle, leur regard sur la situation. Il y a bien évidemment Tami, la mère de famille et épouse de Scott, qui va mettre en avant ses déboires amoureux, sa sexualité, son rôle de mère, son passé de femme et d’épouse. Béatrix, la deuxième meilleure amie de Tami, fait également partie des protagonistes narratrices. Très proche de la famille de Scott et Tami, elle mettra en avant son lien avec eux, mais aussi sa vie sentimentale et sa solitude quotidienne. Enfin, la troisième femme n’est autre qu’une certaine Fleur, dont je ne peux dévoiler entièrement l’identité, souhaitant que vous puissiez savourer la surprise de le découvrir en lisant le livre.

Le suspense est présent dès le début du récit, et la tension reste croissante au fil des pages. Les rebondissements se font nombreux, pour notre plus grand plaisir, et les quelques 700 pages défilent en un rien de temps.

Les pétales de sang est un thriller qu’on prend plaisir à découvrir. Les personnages sont attachants et nous suivons leurs pérégrinations avec avidité. Néanmoins, comme beaucoup de thrillers, il passe très rapidement aux oubliettes de la mémoire. Bien que j’aie adoré lire ce livre et que j’aie trouvé l’intrigue finement écriture et rondement menée, i’histoire en elle-même n’avait rien d’exceptionnelle et s’effacera très rapidement de mes souvenirs littéraires.

En revanche, j’ai trouvé que le dénouement était à la limite du bâclé. Il sonnait faux, il était peu cohérent avec l’ensemble du récit et n’a pas grès à mes yeux. Quel dommage de finir sur un point négatif…


Un bon thriller, où mystères et faux semblants se mêlent pour notre plus grand plaisir. Une intrigue rondement menée, des personnages attachants, qui nous font passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 7/10

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What happened that night


What happened that night de Deanna Cameron

398 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : Personne ne sait pourquoi ma sœur a tué Griffin Tomlin.
Personne sauf moi. Moi, je sais très bien ce qui s’est passé.
Emily ne détestait pas Griffin.
Ou plutôt, elle ne l’avait pas toujours détesté.
Mais, par ma faute, elle s’était mise à le haïr.
Parce que je lui avais raconté une histoire que je n’aurais jamais dû lui avouer.
À partir de là, tout est parti en vrille.
Et Griffin est mort.


Extraits « – Je crois que… que c’est beaucoup plus facile de penser qu’on ne sait pas tout que de se dire que c’était un accident. »

« J’étais juste assez intelligente pour ne pas être bête, mais assez bête pour ne pas être si maligne que ça ; assez jolie pour ne pas être laide, mais assez moche pour ne pas être vraiment jolie. C’était exactement moi : toujours coincée dans la zone floue entre les deux extrêmes. »


Mon avis : What Happened that night ? C’est la question que tout le monde se pose après la mort de Griffin Tomlin et l’arrestation d’Emily Potterfield. Griffin et Emily étaient voisins. Griffin fréquentait depuis longtemps Clara, la petite soeur d’Emily. Certains disaient même qu’ils étaient secrètement amoureux. Qu’est-ce qui a bien pu pousser Emily à le tuer sauvagement dans son jardin, puis à le pousser dans sa piscine pour le laisser se vider de son sang ?

What happened that night, c’est avant tout une histoire remplie de mystères. En effet, Deanna Cameron pousse le lecteur dans ses retranchements, en le faisant s’interroger en permanence. Quand un mystère est prêt à être percé au grand jour, un autre le remplace aussitôt. Ça en deviendrait presque frustrant.

L’histoire est racontée par Clara, la soeur de Emily Potterfield, celle qui a été accusée du meurtre de Griffin et emmenée en prison. Très rapidement, nous comprenons que Clara n’est pas blanche comme neige dans cette affaire, et qu’elle fait partie intégrante de la raison qui a poussée Emily à tuer Griffin. Mais bien évidemment, je ne vous en dirais pas plus, pour vous permettre d’apprécier à sa juste valeur cette histoire.

Clara ment à tout le monde : à ses parents, à Aniston, cette fille vêtue de rose, qui deviendra son amie et l’épaulera dans une enquête surréaliste sur Griffin, à Kolby aussi, le meilleur ami de Griffin, et nouvel allié de Clara. Peut-être même nous ment-elle à nous, ferveur lecteur ?

Le récit est dynamique, l’intrigue est bien dosée et immersive à souhait. J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture.

Le dénouement de ce premier tome est comme l’ensemble du livre : rempli de mystères et de questionnements. Une suite est prévue prochainement : j’espère sincèrement qu’elle sortira au plus vite, car il va être difficile d’attendre très longtemps la suite…


Un thriller addictif et prenant, qui saura vous tenir en haleine jusqu’à la fin. Vivement la suite !

Ma note : 8,5/10

 

Le week-end


Le week-end de Natasha Preston

371 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »Un week-end entre amis, dans un chalet loin de tout,  c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin.  La bande se retrouve, impatiente que la fête commence.Un verre, puis deux.  Et la nuit tombe dans l’oubli.Au réveil, c’est l’horreur.  Deux d’entre eux sont morts,  sauvagement assassinés.  Aucune trace d’effraction ni signe de lutte.  Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter ? Quelqu’un ne dit pas la vérité.  Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé.


Extrait  « Les secrets qu’on se cache à soi-même sont les plus dangereux. »


Mon avis : Natasha Preston est une auteure talentueuse, que j’ai déjà découverte l’année dernière à travers son thriller Young adult La Cave. L’histoire de son précédent roman m’avait conquise, bien que la fin m’ait un peu déçue. Dans Le week-end, le schéma se reproduit à l’identique : j’ai beaucoup apprécié la narration, le suspense et toute l’intrigue, mais la fin en eau de boudin m’a terriblement déçue.

Ce livre raconte l’histoire d’une bande d’amis, qui décident de se retrouver un week-end tous ensemble dans la maison de l’un deux, pour boire, faire la fête et s’amuser comme des jeunes de leur âge. La soirée bat son plein, l’alcool coule à flot, les couples commencent à se former, puis… trou noir. Ils se réveillent le lendemain et découvrent que deux d’entre eux sont décédés durant la nuit. Aucune trace d’effraction n’est relevé : le coupable se cache forcément parmi eux.

J’avoue que l’histoire est alléchante et qu’elle est additive. L’auteure nous donne envie d’en découvrir davantage à chaque chapitre, si bien que par moment, j’ai vraiment eu du mal à me détacher de ma lecture. Nous faisons la connaissance de chacune des personnes présentes ce fameux week-end lors de la fête tragique : il y a tout d’abord Mackenzie, notre protagoniste, qui a vu le corps sans vie de sa meilleure amie Courtney dans la cuisine de la maison. Courtney était en couple avec Josh, le riche de la bande, celui qui a prêté la maison pour faire la fête, mais qui est lui aussi décédé. Blake, le demi-frère de Josh fait aussi parti des suspects, tout comme Kyle, Megan et Aaron. En tout, ce sont cinq personnes qui sont suspectées d’avoir assassiné leurs amis. Mais pour quelle raison ?

Natasha Preston prend un malin plaisir à faire tourner le lecteur en bourrique et à nous envoyer sur de fausses pistes. Car le dénouement est assez surprenant, et rare doivent être les lecteurs qui arrivent à percer le mystère avant la fin. Comme dans La Cave, j’ai trouvé qu’il manquait de solidité, qu’il n’avait pas été assez travaillé. C’est une fin un peu trop facile à mettre en place, je m’attendais à quelque chose de plus surprenant, de moins bâclé.


Un thriller captivant, qui a su me divertir, mais dont le dénouement m’a déçu. 

Ma note : 6/10

 

Dans les brumes du mal


Dans les brumes du mal de René Manzor

443 pages, éditions Pocket


Résumé : La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.

Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassinée et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud. Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner. En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des Maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?


Extraits  « Être adulte, c’est ce qui peut nous arriver de pire. »

« La confiance ne se décrète pas. Elle se construit lentement et se détruit très vite. »


Mon avisUn grand merci à Babelio et aux éditions Pocket de m’avoir permis de frissonner avec ce thriller psychologique.

L’histoire se déroule en Caroline du Sud, où Tom, un petit garçon est kidnappé, et sa mère sauvagement assassinée. Un enlèvement et un meurtre qui seront les premiers d’une longue série. Au plus mal suite à cet enlèvement, le papa de Tom fait appel à sa soeur, Dahlia Rhymes, célèbre agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels.  Après plusieurs jours de recherches, elle découvre que Tom, ainsi que les autres enfants kidnappés, ont un point commun : ils ont été victimes de maltraitance de la part de leur mère. L’agent du FBI va tout mettre en oeuvre pour retrouver les enfants et découvrir l’identité du mystérieux kidnappeur.

Dans les brumes du mal est un thriller psychologique bien ficelé, rempli de suspens et d’actions diverses. Dahlia court tellement partout que vous ne vous ennuierez pas une seule seconde à ses côtés !

Malheureusement, je me suis perdue dans toutes les références aux rites vaudous qui sont fait sur les scènes de crime. Je me suis passablement ennuyée, puisque je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir en ajoutant ce type de choses dans son histoire. A mon sens, cela n’a pas été exploité suffisamment et n’apportait donc pas grand chose au récit.

En revanche, j’ai apprécié que la thématique de la maltraitance enfantine soit mise en avant. C’est un sujet dont on parle peu dans la société française, mais qui est pourtant toujours présent dans certains foyers. En effet, chaque année en France, près de 600 enfants décèdent suite à de mauvais traitements infligés par des proches. Un chiffre affolant, qui me faire prendre conscience de l’importance de dénoncer ce genre de pratique.

En lisant cette histoire, je me suis beaucoup questionné sur la légitimité de l’assassinat de ces mères indignes : est-ce Mal de tuer ces mères et de kidnapper ces enfants innocents, ou est-ce Bien dans le sens où justice est rendu et où les enfants vont pouvoir vivre plus sereinement, sans recevoir de coups, entouré d’amour ? Chacun a sa propre idée sur la question, mais à mon sens, le meurtre est quand même un acte barbare et primaire, qui n’est en rien légitime. La maltraitance faite aux enfants est condamnable par la loi : lorsqu’on se rend compte qu’un enfant est victime de violence, le signaler auprès d’autorités compétentes lui rendra plus service que de chercher à résoudre le problème seul, en tuant le responsable par exemple. Il est donc vrai que cette manière de procéder m’a parue sadique, barbare et peu réaliste.

Cette histoire nous rappelle de faire attention aux gens que l’on aime, de les couvrir d’amour, avant qu’il ne soit trop tard. Personne ne sait de quoi demain sera fait ! Une belle perception de vie, que j’applique dorénavant au quotidien.

Sans vous révéler le fin mot de l’histoire, je peux vous assurer que l’identité du tueur est facilement repérable (je soupçonnais que ce soit lui avant la moitié du livre), néanmoins aucun indice ne filtre jusqu’aux toutes dernières pages. J’ai oscillé entre deux réflexions contradictoires : me dire que j’avais raison en pensant à lui, ou me dire que j’avais tord : rien n’est jamais venu affirmer ou contester mes doutes, jusqu’aux toutes dernières pages. Chapeau l’article, vous avez réussi à me triturer les méninges dans tous les sens  !


Un thriller psychologique bien mené, qui traite d’une thématique importante : la maltraitance infantile. Malgré quelques points négatifs, j’ai dans l’ensemble apprécié découvrir cette histoire !

Ma note : 6,5/10

 

Une autre histoire

 


Une autre histoire de Sarah J. Naughton

409 pages, éditions Sonatine, à 21€


Résumé : La vérité n’est jamais là où on l’attend. Élevée par un père violent et une mère soumise, Mags a fui l’Angleterre dès qu’elle a pu pour devenir une brillante avocate à Las Vegas. Lorsqu’elle apprend que son jeune frère, Abe, a été victime d’un accident et se trouve dans le coma, elle revient pour la première fois depuis longtemps à Londres. Là, elle a la surprise de rencontrer sa petite amie, Jody, dont il ne lui avait jamais parlé. Elle est plus surprise encore quand Jody, inconsolable, lui révèle qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un suicide. Dépressif, Abe s’est jeté par la fenêtre.
Peu à peu, la version officielle semble néanmoins présenter d’étranges incohérences. Jody dit-elle toute la vérité ? Était-elle vraiment la petite amie d’Abe ou une experte en manipulation ?
À ce stade du résumé, votre opinion est sans doute déjà faite. Jody est coupable, elle a d’une façon ou d’une autre participé à la chute d’Abe, Mags va découvrir la vérité. C’est du tout cuit : un thriller de plus parmi tant d’autres. Eh bien, détrompez-vous. Si les apparences sont en effet trompeuses, vous n’imaginez pas à quel point.
Vous êtes surtout loin de vous douter avec quelle maestria Sarah Naughton vous manipule. Vous croyez lire une histoire et c’en est une autre, bien plus captivante, qui va se dévoiler.


Extraits  « La vérité, ça n’existe pas ; la seule chose qui compte, c’est ce qu’on arrive à faire croire aux gens. »

« Toutes les tragédies ne sont pas des crimes. »


Mon avis : Abe, le frère de Mags vient de mourir. Il a été retrouvé au pied de la cage d’escalier de son immeuble. Pour tout le monde, Abe s’est suicidé, mais Mags n’y crois pas. La jeune femme va mener l’enquête pour découvrir ce qu’il s’est passé.

L’auteure s’amuse à nous faire tourner en rond. Vous aurez beau tenter de percer par vous-mêmes le mystère de cette mort, vous n’arriverez jamais à trouver par vous-même le fin mot de cette histoire. La vérité n’est jamais là où on l’attend, et c’est justement ce qui m’a plût dans cette histoire. Suspense et surprise étaient au rendez-vous pour mon plus grand bonheur !

Les personnages sont bien construits et dégagent une aura mystérieuse qui donne envie de creuser pour découvrir qui ils sont réellement. Jody en particulier m’a énormément intriguée. C’est une jeune femme à la fois extravagante et introvertie, qui cache de multiples secrets. De copine éplorée, elle va perdre son statut de victime pour devenir la coupable suspectée du meurtre. Avec elle, c’est sûr, vous ne saurez plus sur quel pied danser !

Malheureusement, l’ensemble de l’histoire ne m’a pas entièrement convaincue. Il manquait d’actions dans le récit et de rebondissement. Sans parler de certaines scènes qui me paraissaient totalement invraisemblables, comme le dénouement final, que j’ai trouvé trop tiré par les cheveux et trop peu crédible. Somme toute, ce thriller psychologique est finalement banal et ressemble à bien d’autres histoires. Manque d’originalité et d’éléments impactants, dommage !


Un thriller psychologique intéressant, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable. 

Ma note : 6,5/10