Pièces détachées


Pièces détachées de Phoebe Morgan

381 pages, éditions L’Archipel


Résumé :Londres, janvier 2017. Corinne semble mener une vie sans souci. Pourtant, la jeune femme a déjà eu recours à trois tentatives de fécondation in vitro – sans succès. Mais cette quatrième fois, elle en est sûre, est la bonne. Sa dernière chance d’avoir un bébé.
Quand, un beau matin, elle découvre une étrange pièce de bois sur le pas de sa porte, elle y voit un signe du destin. Car cette petite cheminée appartenait à la maison de poupée que son père – mort il y a tout juste un an – avait fabriquée pour elle et sa sœur quand elles étaient enfants.
Puis, d’autres éléments de cette maison de poupée réapparaissent bientôt. Sur son bureau, dans sa cuisine… Elle prend peur. Qui s’introduit chez elle ? Qui l’espionne ? Et, surtout, pourquoi ?


Extraits : « La vie des gens se résume souvent à un vaste gâchis. A-t-on jamais une excuse valable pour aller voir ailleurs ? »

« Il faut se méfier des souvenirs. Ils sont dangereux. »


Mon avis : C’est l’histoire de deux soeurs, Ashley et Corinne. Ashley, l’aînée, mère de trois enfants, travaille comme serveuse dans un café pour prendre du recul et se détendre. En ce moment, elle en a plus besoin que d’habitude, puisque son mari James semble de plus en plus distend, rentrant à des heures de plus en plus tard. De son côté, Corinne essaie d’avoir un enfant avec son conjoint Dominique. Après plusieurs FIV ratées, ils espèrent sincèrement que ce dernier essai sera concluant. Dans leur quotidien déjà mouvementé, vient s’ajouter d’étranges phénomènes : des morceaux de leur maison de poupée d’enfance viennent se matérialiser à divers endroits de leur vie : dans leur appartement, à leur bureau… comment se retrouvent-ils là ? Quelqu’un leur en veut-il, ou est-ce le fruit de son imagination ?

Un thriller psychologique rythmé et bien écrit, qui est arrivé à me tenir en haleine jusqu’à la fin. Chaque chapitre est consacré au point de vue d’un des personnages du récit : Ashley, sa soeur Corinne, ou encore Dominique, le conjoint de cette dernière. Chacun d’entre eux vivent des aventures mystérieuses, de petites péripéties qui, mises bout à bout, sont assez effrayantes.

En plus de ces points de vue, certains chapitres sont clos par des flashbacks en italique d’un personnage énigmatique et anonyme, en lien direct avec les événements qui arrivent à nos deux soeurs. Ni une ni deux, j’ai tenté de percer à jour l’identité de cette fille, qui semble tout connaître de la vie d’Ashley et Corinne et les espionne depuis leur plus tendre enfance. Et je me suis drôlement fourvoyée : je pensais avoir trouvé qui elle était, mais Phoebe Morgan m’a bien surprise !

Malheureusement, je pense que j’oublierai très facilement cette histoire. L’intrigue est bien ficelée, mais somme toute assez banale. Il n’y a pas eu d’élément surprenant ou exceptionnel qui aurait pu faire sortir cette histoire du lot commun des thrillers. Le suspense était au rendez-vous, mais je n’ai pas frissonné comme je l’aurais espéré.


Un thriller psychologique rythmé et bien ficelé, mais somme toute un peu banal. J’ai apprécié mon moment de lecture, même si je pense l’oublier rapidement.

Ma note : 6/10

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Dark Web


Dark Web de Dean Koontz

438 pages, éditions L’Archipel, à 7,95€


Résumé : IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…


Extraits : « Les chevaux, comme les chiens, étaient capables de comprendre les humains bien mieux que les humains ne les comprenaient.« 

« À part les blessures par balle, il était persuadé que tous les problèmes de santé s’arrangeaient d’eux-mêmes. Vous savez comment sont les hommes. »


Mon avis : Décidément, Dean Koontz a la fâcheuse habitude d’écrire des thrillers à rallonge. Déjà avec Regard oblique, découvert il y a plusieurs années maintenant, il m’avait fait frémir durant de longues heures, au grès d’aventures plus horrifiques les unes que les autres. Il revient en force avec Dark Web, un polar moderne, futuriste, plus glaçant que jamais.

Suite au suicide inattendu de son mari Nick, Jane Hawk est déboussolée : Nick était un mari et père très heureux, qui n’aurait jamais mis sciemment fin à ses jours. Après quelques recherches, Jane s’aperçoit que le taux de suicides est en constante augmentation. Chose encore plus étrange, les profils des suicidés ressemblent à celui de son mari : des citoyens sans histoire, épanouis, qui n’ont jamais manifesté de désir d’attenter à leur vie. Jane va mener une enquête personnelle, qui va s’avérer très dangereuse. En effet, les personnes qu’elles traquent sont puissantes, riches, et prêtes à l’éliminer, elle et son petit garçon Travis, pour qu’elle arrête de fouiner dans leurs affaires.

Dans Dark Web, je retrouve le suspense que j’avais tant apprécié dans Regard oblique, du même auteur. Les chapitres sont courts, succincts, ils n’excèdent pas quatre à cinq pages pour les plus longs et sont réparties en cinq grandes parties. Autant vous dire qu’il m’était quasiment impossible de lâcher ce livre. Les pages défilaient à un rythme fou, la tension était à son maximum, j’avais envie d’en savoir toujours davantage.

Dean Koontz nous place face à un scénario futuriste terrifiant. Sans trop vouloir vous dévoiler des éléments clés de l’intrigue, sachez que l’histoire, qui semble surnaturelle, est glaçante de réalisme. À plusieurs reprises, je me suis surprise à penser que, peut-être, dans un avenir plus ou moins proche, les expériences et situations décrites dans ce récit, pourraient potentiellement devenir réelles. Sait-on jamais, le progrès n’a pas de limite, comme on dit, mais quand on voit de la façon dont les méchants de ce livre utilisent ces inventions, on ne peut qu’être effrayé de la manière dont les choses pourraient tourner dans le monde futur. Par contre, le titre donné au livre, à savoir Dark Web, ne reflète pas du tout l’histoire : moi qui pensais découvrir une enquête sur l’internet clandestin et illégal, je suis un peu déçue…

De plus, j’ai remarqué quelques longueurs dans l’histoire, qui ne m’ont pas empêché de l’apprécier. L’enquête principale est bien ficelée, quoiqu’un peut compliquée à comprendre par moment : elle aurait sans doute méritée plus de développement et des explications plus poussées.

Quant au dénouement, il laisse supposer une suite prochaine. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n’ai trouvé aucune mention précise et concrète d’un tome deux.


Un thriller rythmé, au scénario bien ficelé, qui, malgré quelques longueurs, m’a fait passer un bon moment de lecture. Dark Web vous immergera dans un futur technologique glaçant.

Ma note : 6/10

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Le tribunal des âmes


Le tribunal des âmes de Donato Carrisi

546 pages, éditions Le Livre de Poche, à 7,60€


Résumé : Les crimes commencent par des aveux.
Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée
Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifi que. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.


Extraits : « Ils ne sont pas muets, pensa-t-elle. Les objets nous parlent en silence, il suffit de savoir les écouter. »

« Quand ils parlent d’eux-mêmes, les gens s’entourent de superstructures auxquelles ils finissent par croire. Mais le lieu où ils ont choisi de vivre, inévitablement, dit tout d’eux. »


Mon avis : C’est la première fois que je m’aventure à lire du Donato Carrisi, et je m’attendais à quelque chose de grandiose. Il faut savoir que cet auteur italien, célèbre et reconnu mondialement, s’est principalement fait connaître pour son roman Le Chuchoteur, qui a connu un succès planétaire. Je me suis donc lancé tête baissée dans la lecture du Tribunal des âmes, convaincue du talent de l’auteur.

L’histoire se passe à Rome. Une jeune fille nommée Lara est portée disparue. Marcus et Clemente, deux mystérieux hommes, des pénitenciers dont personne ne doit connaître l’identité, se lancent, en parallèle de la police, dans une enquête effrénée pour retrouver la trace de Lara. D’autant plus que Jeremiath Smith, l’auteur présumé de l’enlèvement de Lara et de bien d’autres jeunes filles, se trouve être entre la vie et la mort, et donc incapable de dévoiler un indice du lieu où il la tient capture. À côté de ça, nous découvrons Sandra Vega, une policière photographe, qui s’est lancée à la recherche des causes de la mort, soit-disant accidentelle, de son défunt mari. Elle va faire la rencontre de Shaber, un agent d’Interpol, qui se dit prêt à l’aider dans ses recherches. Toutes les  enquêtes vont se croiser, les histoires vont se mêler, les personnages s’entraider les uns les autres pour arriver à percer leurs énigmes respectives.

On se retrouve face à un imbroglio assez extraordinaire. En essayant de résumer cette histoire, je me rends encore plus compte de la difficulté que c’est d’écrire en quelques lignes la trame de près de 600 pages. D’autant que l’histoire n’est pas simple à comprendre, il faut s’accrocher et bien rester concentré pour éviter de se perdre dans les différentes enquêtes. Donato Carrisi lance des idées comme s’il en pleuvait, et justement, ça en devient très compliqué d’appréhender correctement l’histoire et de comprendre les personnages. Tout se mélange et on s’y perd. D’autant plus que je m’attendais à retrouver un suspens intenable, de ceux dont seuls les maîtres des polars ont le secret, qui vous tient en haleine toute la soirée et vous empêche d’aller vous coucher. Mais non. Je ne me suis pas ennuyée, mais je n’ai pas été spécialement happée par cette histoire.

J’ai quand même grandement apprécié découvrir une autre facette de Rome et un univers singulier et caché de l’église : les pénitenciers. Ce sont des prêtres, surnommés « chasseurs des ténèbres », qui se sont octroyés le droit d’absoudre les pêchés les plus graves, mais surtout, d’enquêter, en parallèle de la police, sur des affaires importantes. Marcus et Clemente sont de ceux-là, et ils vont aider, dans l’ombre, la police a mener son enquête.

Je tiens à féliciter l’auteur pour les nombreuses informations qu’il nous fournit sur les pénitenciers, sur les monuments et éléments religieux divers. Il le dit lui-même dans ses notes de fin, ce travail de recherche lui a pris énormément de temps – plus de deux mois à dialoguer avec le Père Jonathan, un prêtre singulier vivant à Rome, avec qui il perdra totalement par la suite.


Une enquête complexe à suivre, mais bien documentée, qui vous entraînera au coeur des plus grands mystères religieux de Rome. Ce fût une bonne lecture, mais je m’attendais à mieux.

Ma note : 5,5/10

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Avant d’aller dormir


Avant d’aller dormir de S. J. Watson

469 pages, éditions Pocket


Résumé : Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.


Extraits : « L’âge nous rattrape tous, me suis-je dit tandis qu’il levait les yeux. De manière différente. »

« Nous changeons toujours les faits, nous réécrivons toujours l’histoire pour nous rendre la vie facile, pour la faire coïncider avec la version des événements que nous préférons. Nous le faisons automatiquement. Nous inventons des souvenirs. Sans y penser. Si nous nous répétons suffisamment souvent que quelque chose a eu lieu, nous finissons par le croire, et ensuite nous pouvons nous en souvenir. »


Mon avis : Vous avez certainement déjà entendu parler de ce livre. Avant d’aller dormir a reçu le Prix SNCF du Polar en 2012, avant d’être adapté au cinéma en 2014, sous le même titre. Au vu de l’engouement assez impressionnant qu’il y a eu autour de cette histoire à sa sortie, mais encore maintenant, j’étais très impatiente de découvrir à mon tour ce récit !

Christine est amnésique. Chaque jour, elle se réveille aux côtés d’un homme, censé être son mari, mais dont elle ne se rappelle pas. Et chaque jour, Ben s’évertue à lui rappeler certains souvenirs importants. Mais depuis quelques mois, Christine voit un médecin, le Dr Nack, en cachette de son mari. Celui-ci essaie d’aider la jeune femme à se rappeler de son passé, par une méthode assez simpliste : un journal intime. Christine, écrivaine dans sa vie passée, va donc coucher sur papier tout ce qu’il se passe dans son quotidien et tous les souvenirs qu’elle arrive à se rappeler. Très vite, elle va se rendre compte d’éléments de sa vie anormales et incohérentes. À son détriment, elle va se rendre compte que remuer le passé peut s’avérer dangereux.

On est immédiatement plongé au coeur de l’histoire. Le lecteur, au même titre que Christine, découvre peu à peu la vie présente, puis la vie passée de cette dernière. Comme elle, on s’interroge, on imagine des scénarios, on essaie de déceler le vrai du faux. S. J. Watson joue avec nos nerfs et nos émotions, en nous balançant constamment d’un côté puis de l’autre : qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal ? Qui dit la vérité et qui ment ? Que croire ?

Le récit est haletant : j’ai tourné les pages à une vitesse folle, tellement j’étais prise par l’histoire de Christine. J’avais envie à chaque fois d’en apprendre davantage, et chaque nouvelles interrogations me poussaient à poursuivre ma lecture. Résultat des courses : un roman dévoré en à peine quelques heures !


Un polar haletant, qui vous tiendra en éveil jusqu’au bout de la nuit.

Ma note : 7,5/10

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La petite amie


La petite amie de Michelle Frances

517 pages, éditions Pocket


Résumé : ELLE AIME VOTRE FILS…

Laura a tout pour elle : un beau mariage, une situation enviable et un fils, Daniel, qu’elle adore.
Quand ce dernier, étudiant en médecine de vingt-trois ans, rencontre Cherry, superbe jeune femme issue d’un milieu modeste, Laura l’accueille à bras ouverts.

… ELLE VEUT VOTRE MORT !

Mais elle va bientôt découvrir sa future belle-fille sous un tout autre jour… bien plus sombre. Et si Cherry n’en voulait qu’à l’argent de son fils ?
Les deux femmes vont dès lors se livrer une guerre sans merci. Un jeu qui pourrait se révéler fatal…


Extrait : « Les mensonges avaient la fâcheuse habitude de vous mettre dans l’embarras. »

« Elle avait une intime conviction : les occasions cimentaient le couple et plantaient de nouveaux jalons. Plus on faisait de choses à deux, plus on se forgeait des souvenirs, et plus on se forgeait des souvenirs, plus on avait l’impression d’être ensemble depuis longtemps. Et alors la relation passait au stade supérieur. »


Mon avisDaniel fait la rencontre de Cherry, qui jeune femme qui travaille dans une agence immobilière. Laura, la mère de Daniel, est d’abord très enthousiaste par l’arrivée de cette jeune femme dans la vie de son fils, et se fait une joie de la rencontrer. Mais elle va vite déchanter quand elle va s’apercevoir que cette dernière en a après l’argent de son fils. Vexée de ces accusations qu’elle juge comme mensonger, Cherry va tout faire pour éloigner Laura de Daniel et prouver que la relation qu’elle entretient avec son petit ami est dénué de tout intérêt financier.

Dans l’imaginaire populaire, la relation belle-mère/belle-fille n’est jamais aisée. Les mères se sentent souvent dépossédées de leur fonction maternelle, et on peur de perdre l’amour de leurs fils. Naissent alors des tensions et de la jalousie avec leurs belles-filles, qui deviennent leurs principales rivales. C’est exactement ce qui transparaît dans La petite amie : une mère possessive, qui souhaite à tout prix protéger son fils, qui n’hésite pas à s’immiscer dans sa vie privée, au détriment de son intimité. Et d’un autre côté, nous avons Cherry, la petite amie bafouée, qui ne supporte plus ces intrusions incessantes et souhaite garder son chéri pour elle seule. 

Leur but est pourtant le même : rendre heureux Daniel, mais elles n’arrivent pas à s’entendre, à communiquer et à trouver de solutions probantes pour aller de l’avant. Va alors naître progressivement une haine réciproque, qui va aller grandissante entre les deux femmes, qui vont se faire les pires crasses qui puissent exister. Sans aucune pitié, sans penser aux conséquences, elles vont dire et faire des choses qui dépassent l’entendement.

J’avoue avoir particulièrement détesté le personnage de Cherry. Tout, dans son attitude envers Laura, en vers Daniel, envers Wendy, sa propre mère, dans ses paroles, dans sa manière d’être, m’ont fait horreur. C’est une femme condescendante, manipulatrice, égoïste, qui m’a agacée dès les premières pages, et ce, jusqu’à la fin du livre. Mais elle n’est pas la seule à m’être antipathique, puisqu’Howard, le père de Daniel, mari de Laura, est un personnage qui m’a également énervé. C’est un homme marié, mais qui trompe sa femme depuis des années avec sa partenaire de golf, sans jamais avoir eu le courage de mettre un terme définitif à son mariage pour suivre la voie de son coeur. Sa lâcheté, doublée de son manque d’intérêt pour la vie de Daniel ou pour celle de Laura, en fait un personnage haïssable et odieux.

Le récit en lui-même est intéressant, l’écriture est fluide et l’intrigue bien menée, mais j’ai trouvé qu’il manquait quand même un peu de rythme dans l’histoire. Ce roman fait plus de 500 pages, et en définitive, il ne se passe quasiment rien, les actions sont infimes, distillées avec parcimonie, si bien qu’on ressent presque un sentiment de vide en fermant le livre. D’autant plus que le dénouement, que j’aurais pensé peut-être surprenant, ne l’est pas spécialement. On le devine facilement, et on quitte l’histoire avec un goût d’inachevé dans la bouche.


Michelle Frances nous dépeint une relation belle-mère/belle-fille qui dépasse les limites de la bienséance. Une histoire agréable à découvrir, mais pas inoubliable. Si j’avais un conseil à vous donner : méfiez-vous de votre belle-fille !

Ma note : 6/10

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