Beatriz et les corps célestes


Beatriz et les corps célestes de Lucia Etxebarria

317 pages, éditions 10-18


Résumé : « Beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, Madrid, sa ville d’origine, et Édimbourg, sa ville d’adoption, et entre deux amies aux corps célestes, Monica, la mangeuse d’hommes compulsive, et Cat, une lesbienne convaincue. A Édimbourg, Beatriz croisera Ralph, et… Et bientôt Beatriz, qui rêvait d’incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l’amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. En paix avec elle-même et avec les autres, Lucia Etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. » Nord Eclair

« On retrouve l’auteur d’Amour, Prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix Nadal. » 24 heures


Extraits : « N’essaie pas d’ensevelir la douleur : elle s’étendra sur la terre, sous tes pieds, elle s’infiltrera dans l’eau que tu bois et t’empoisonnera le sang. Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices plus ou moins visibles qui gênent lorsque le temps change, rappellent l’existence de ta peau, et avec elles le coup qui les as causées. »

« Nos actes et nos amours sont la répétition d’actes et d’amours passés, et c’est pourquoi, dans un livre, nous trouverons toujours une réponse à certaines de nos questions.« 


Mon avis : C’est avec beaucoup de curiosité et aucune attente précise que je me suis lancé dans la lecture de ce roman, qui m’intriguait énormément.

Beatriz a fui Madrid, sa ville d’origine, pour aller faire ses études en Écosse, à Edimbourg. Là-bas, elle y fera la rencontre de Cat, une jeune femme seule, un peu perdue et abîmée par la vie. Les deux jeunes femmes vont cohabiter et partager de précieux moments de bonheur. Mais sa vie à Édimbourg est très éloignée de celle qu’elle menait à Madrid, aux côtés de ses parents et de son amie Monica. Les souvenirs la submergent constamment, lui rappelant avec force les bons moments partagés et surtout son attachement très fort pour sa meilleure amie, qu’elle ne considérait pas véritablement comme une amie.

Fêtes, drogue, alcool, sexe, Beatriz profite de la vie avec excès et liberté. Lucia Etxebarria nous  plonge dans les bas-fonds du proxénétisme, du trafic de drogue et du milieu de la nuit, des milieux marginaux, sombres et très dangereux. Je souhaite vous avertir que ce n’est pas un livre à remettre entre les mains de n’importe qui : l’auteure y parle de drogue comme elle parlerait de chocolat, avec naturel, simplicité et détachement. C’est assez effroyable d’ailleurs, de voir qu’un stupéfiant aussi néfaste soit abordée par la protagoniste comme quelque chose d’indifférent, sorte de pied de nez qu’elle fait aux conventions.

Car Beatriz, notre héroïne, est un peu anti-conformiste. D’abord, elle est bisexuelle : c’est une caractéristique très rarement développée dans les romans et je tenais à le souligner. Beatriz aime les femmes, Monica, Cat, mais aussi les hommes. Elle les aime différemment, mais ne peut pas choisir entre le sexe qu’elle préfère. Aborder la bisexualité de cette manière donne un aspect plus moderne à cette histoire un peu passée et mal vieillie.

Malheureusement, je n’ai pas tellement accrochée à l’héroïne. Elle semble naïve et facilement manipulable, assez antipathique aussi. Ainsi, pour assouvir les désirs de celle qu’elle considère comme Dieu le père, à savoir Monica, junkie et prostituée (bien que ces termes n’aient jamais été écrits clairement le récit), elle est prête à tout lui céder, allant jusqu’à mettre sa propre vie en danger. Dealer de la drogue et en consommer font désormais partie de son quotidien. C’est évident, on n’entre pas dans ce système addictif sans intermédiaire. La cause à une relation malsaine, à savoir sa meilleure amie Monica, qui a sans conteste eu un effet négatif sur la vie de Beatriz. De ce fait, je n’ai pas réussi à accrocher à son personnage non plus. C’est simple : je n’ai pas été émue de leurs histoires, je n’ai pas compatis à leurs peines, ni ressenti quelconque émotions à leur contact.

Sur près de 300 pages, Lucia Etxebarria détaille avec abondance le quotidien de Beatriz. Il ne se passe pas grand chose, c’est parfois redondant et très long. Ma Pile À Lire contient un second roman de cette auteure, Amour, Prozac et autres curiosités, que je lirai certainement un jour… mais pas maintenant ! Je n’attendais rien de particulier de Beatriz et les corps célestes, mais j’ai quand même été assez déçue, donc je patienterai et tenterai d’oublier cette lecture avant d’en débuter un autre de l’auteure.


Amour, sexe, drogue… Beatriz et les corps célestes est une comédie cocasse et cinglante, qui m’a laissé totalement indifférente. Déçue !

Ma note : 4/10

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