MH 370


MH 370 de François Renault
348 pages, éditions Favre


Résumé : Le 8 Mars 2014, un B777-200 de la compagnie Malaysia Airlines effectuant un vol commercial à destination de Pékin, disparaissait mystérieusement, 40 minutes après avoir décollé de l’aéroport international de Kuala-Lumpur, avec à son bord 239 passagers et membres d’équipage. Six ans plus tard, l’appareil et ses passagers n’ont toujours pas été retrouvés et le mystère demeure entier. Cette disparition constitue une anomalie, celle d’un accident sans épave et sans trace matérielle, d’une volatilisation sans images radar et sans enregistreurs de vol, d’un évanouissement sans message de détresse et sans communications radio…
Une analyse objective des faits, sous la forme d’une fiction narrative, démontre que la disparition du Boeing de la Malaysia Airlines n’était pas un accident, mais le résultat d’un acte prémédité et méticuleusement préparé. Les organisateurs de cette opération savaient qu’aussi longtemps que l’épave de l’avion ne serait pas découverte, toute explication de sa disparition ne resterait que pure hypothèse ou conjecture… Toutefois, même en l’absence de preuve matérielle, il est possible d’affirmer que celle-ci repose bien au fond de l’océan Indien…, mais dans une région fort éloignée de la zone qui a été fouillée. En Juillet 2018, l’équipe internationale d’enquête concluait dans son rapport final qu’elle était incapable de déterminer la cause réelle de la disparition du vol MH 370, ni l’endroit exact où l’avion se trouvait. Fallait-il pour autant ne plus chercher à comprendre ?…
Bertrand, rédacteur en chef du magazine Le Miroir, fait appel à Hugo, ami et ancien pilote pour rouvrir le dossier et remettre en question la version officielle de cette disparition.


Extraits« Moi qui appréhende déjà l’idée de monter dans un avion… À la sensation de claustrophobie que j’éprouve dès que je pénètre dans la cabine s’ajoute celle, terrifiante, de manquer de contrôle une fois dans les airs. Passif, assis sur un siège pendant des heures, on met sa vie entre les mains du pilote, un parfait inconnu que l’on ne voit même pas. Et on a beau se répéter en long, en large et en travers que les statistiques jouent en notre faveur, notre cerveau ne cesse de nous rappeler que voler n’est pas naturel et que, s’il y a un problème, la seule issue possible est la mort. »

« Les actes humains ont le plus souvent une finalité, même si celle-ci n’apparaît pas immédiatement à l’esprit !… »


Mon avis : Le vol MH 370 de la Malaysia Airlines fascine, intrigue, questionne. Rappelez-vous : le 8 mars 2014, ce vol commercial reliant Kuala Lumpur à Pékin disparaissait subitement des radars de contrôle, 40 minutes seulement après son décollage. À son bord : 239 passagers et membres d’équipage. Six ans plus tard, les enquêteurs révèlent les résultats de leurs investigations : l’avion n’a toujours pas été retrouvé, le mystère autour de ce vol demeure entier.

Dans ce documentaire fictionnel, François Renault, directeur industriel et passionné d’aéronautique, mène sa propre enquête sur la disparition du MH 370. Entamée en 2016, cette enquête, largement documentée et détaillée, est le fruit d’un travail de recherche minutieux, qui est une réponse subjective au mystère qui continue d’entourer la disparition de l’avion.

Dans ce récit romancé, il met en scène Hugo, un ancien pilote, pour débroussailler le mystère du vol, au profit de Bertrand, un vieil ami, rédacteur en chef d’un magazine national. Hugo va fouiller nuit et jour les rapports d’enquêtes, il va s’entretenir longuement avec des professionnels de l’aéronautique, de la communication radar et autres, afin d’apporter des réponses plausibles et censées aux questions de Bertrand et du monde entier.

Le parcours de l’avion nous est présenté minutieusement. François Renault détaille avec moults informations pratiques mais techniques le décollage, le dernier contact radar, puis le changement de cap de l’avion, qui l’a emmené tout droit au-dessus de l’océan Indien. Il pointe du doigt avec force et conviction le commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, qu’il juge pleinement responsable du détournement de l’avion et de sa disparition. Les enjeux du détournement restent encore assez flous, mais les explications supposées fournies par Hugo demeurent plausibles, censées, possiblement réelles.

 

 

Je ne sais pas si j’ai vraiment apprécié lire ce livre. J’ai souhaité le découvrir pour avoir un éclairage nouveau sur cette histoire, qui a fascinée le monde entier et qui continue à soulever toutes sortes d’interrogations. Mais les informations trop techniques distillés par l’auteur ont souvent freiné ma lecture. C’est une bonne chose d’étoffer autant l’histoire avec des détails à foison, cela montre précisément à quel point François Renault s’est impliqué dans son enquête personnelle et désire mettre à disposition au plus grand nombre les résultats auxquels il est parvenu. Néanmoins, donner trop de détails contribue à perdre le lecteur non-initié ; ce fût mon cas. Je n’ai pas lu minutieusement chacune des pages, j’ai sautée celles qui recelaient trop de termes techniques, souvent incompréhensibles. Mais pas d’inquiétudes : un glossaire a été ajouté à la fin du livre, pour les plus courageux qui désireraient approfondir leurs connaissances aéronautiques. 

Une chose est sûre : durant l’ensemble de ma lecture, j’ai eu une pensée émue pour les familles des victimes, qui restent à ce jour plongées dans l’incompréhension la plus totale. Sans explication sur ces disparitions, sans découverte de corps, il est parfois compliqué de pouvoir faire son deuil correctement.


Un documentaire fictionnel riche en informations mais très technique, qui donne des explications subjectives et plausibles à la disparition du vol MH 370, survenue le 08 mars 2014. intéressant pour les passionnés d’aéronautique, mais plus complexe à suivre pour les non-initiés. 

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-8289-1882-8

Miss France, 1920 – 2020


Miss France, 1920 – 2020 de Sylvie Tellier
159 pages, éditions Hors Collection


Résumé : Lancé en 1920 sous le nom de « Concours de la plus belle femme de France », Miss France célèbre aujourd’hui ses 100 ans.

Sylvie Tellier nous convie à une véritable plongée dans un siècle d’élégance, de charme et d’émotions, riche en moments forts et en belles histoires. Découvrez, en compagnie des Miss France, les coulisses, les secrets et les évolutions de ce concours incontournable, d’Agnès Souret, toute première élue, jusqu’au sacre, en décembre 2019, de Clémence Botino. Le livre anniversaire inédit, abondamment illustré et émaillé de nombreux souvenirs, témoignages et anecdotes, pour un conte de fées qui, malgré son centenaire, n’a pas pris une ride.


Extraits : « Miss France a 100 ans. 100 ans de beauté, 100 ans de charme, 100 ans d’élégance et surtout 100 ans d’un incontournable spectacle populaire. »

« Mettre à l’honneur la beauté et la personnalité d’une jeune fille à travers une élection ne date pas d’hier. Dès le Moyen Âge, les villages français élisent leurs « rosières ». Les élues, à la conduite irréprochable, pleines de vertu et de modestie, se voient alors offrir une couronne de roses. « 


Mon avis : À l’occasion du centenaire du concours Miss France, Sylvie Tellier, élue Miss France 2002, aujourd’hui à la tête de l’organisation Miss France et de la société Talent Lab, a choisi d’écrire l’histoire de l’élection. De ses débuts en 1920 jusqu’à notre époque, les évolutions sont légions, tant sur le concours lui-même, sur les miss qui se présentent, leurs apparences, leurs actions, leurs situations, que sur l’ensemble de la médiatisation qui entoure le concours.

J’ai vraiment adoré découvrir cet ouvrage. C’est un magnifique objet-livre, extrêmement bien documenté, composé de sublimes photographies en papier glacé, en couleurs pour les photos actuelles, en noir et blanc, d’une très bonne qualité, pour celles du siècle passé. C’est un album vivant, animé, gai, qui pétille de joie, nous met de bonne humeur, uniquement en voyant les beaux sourires qui éclairent ces visages.

Les photographies sont également accompagnées de descriptions écrites par Sylvie Tellier, l’auteure du livre, puis abondamment enrichies par des témoignages d’anciennes Miss, des anecdotes, des souvenirs de leur temps de règne, ou de l’après Miss France. J’ai adoré la rétrospective photographique finale, avec le portrait et la taille de règne de chaque Miss (ou presque) depuis 1920. De quoi percevoir clairement les évolutions en un siècle de temps !

Telle une petite fille, j’ai été happé par la magie qui se dégage de ces pages, reflet parfait du règne d’une Miss – ou du moins, de l’image que l’on s’en fait – : un job idéal dans un monde féerique. Malgré tout, j’ai quand même repéré par mal de répétitions, qui n’ont pas forcément gêné l’avancée de ma lecture, mais qui ont contribué à frustrer mon orgueil de lectrice : nous ne sommes pas des enfants à qui il faut répéter une information plusieurs fois avant qu’ils ne l’emmagasinent.

Aussi, j’ai trouvé que certaines Miss étaient souvent sur-représentées : je pense notamment aux Miss les plus actuelles, des années 2000 à nos jours, que l’on connait tous forcément, mais aussi à Jeanne Beck, Miss France 1967, fille d’agriculteur ou à Nathalie Marquay, Miss France 1987, qui a épousé Jean-Pierre Pernault. Ces dernières sont souvent citées et re-citées en exemple, alors qu’il aurait été plus judicieux de mettre en avant des Miss qui n’ont pas ou plus l’habitude d’être médiatisées. De même, j’aurais été curieuse de voir concrètement ce qu’étaient devenues les Miss élues au XXème siècle, qui ne sont plus médiatisée aujourd’hui – autant physiquement que professionnellement, si leur carrière de Miss avait encore un impact sur leur quotidien. J’ai trouvé ça un peu facile de seulement s’appuyer sur des Miss encore présentes sur la scène publique.

Je déplore également l’absence de Geneviève de Fontenay dans ce livre anniversaire. Elle est tout de même, avec son mari, l’instigatrice du concours, le visage qui l’a représenté durant des années, le symbole fort à qui se réfère Miss France depuis un siècle maintenant. Il y a d’ailleurs eu une polémique à se sujet, Geneviève de Fontenay reprochant à Sylvie Tellier de ne pas l’avoir contacté pour participer à cet ouvrage centenaire.


Un très beau livre-objet, qui vient rendre un hommage émouvant au célèbre concours de beauté qui anime le coeur des français depuis maintenant un siècle. Dommage que Madame de Fontenay n’apparaisse pas plus que ça dans ce livre événement…

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-7014-0233-8

Les chemins de l’école : Zahira – Maroc


Les chemins de l’école : Zahira – Maroc

72 pages, éditions Nathan, à 6,90€


Résumé : Je m’appelle Zahira, j’ai douze ans et je vis dans la région du Haut-Atlas, au Maroc. C’est une chaîne de montagne, appelée « toit du Maroc ». Je vis avec ma famille le week-end et en internat le reste de la semaine. Tous les lundis, je pars à l’école située à vingt-deux kilomètres. Le trajet dans les montagnes dure quatre heures.


Extrait : « – Grand-mère, pourquoi tu n’es pas allée à l’école ?
– Il n’y avait pas d’école au village. J’ai seulement appris le Coran à la mosquée. C’était ça, notre école.
– C’est tout ce que vous appreniez ?!
– Cela suffisait à l’époque. Mais heureusement, les choses ont changé. Étudie, apprends, pour ne pas être comme moi. Tu comprendras mieux la vie.. »


Mon avis : Nous vivons dans un monde où les inégalités sont omniprésentes dans notre quotidien. C’est le cas notamment pour l’accès à l’éducation de certains enfants, qui est bien plus compliqué qu’en France. Chez nous, l’école est obligatoire pour les enfants jusqu’à 16 ans. Beaucoup se plaignent des difficultés scolaires, ne veulent pas apprendre, ne se rendent pas volontairement en cours pour de futiles raisons… pendant que d’autres enfants, partout dans le monde, se battent pour s’instruire. C’est le cas de Carlos en Argentine, de Samuel en Inde, de  Jackson au Kenya ou encore de Zahira, qui vient du Maroc, que j’ai pu suivre dans ce livre.

Zahira est une petite fille qui habite dans une vallée reculée du Maroc, entre des montagnes, dans une famille berbère assez appauvrie. Contrairement aux autres membres de sa famille, souvent analphabètes, la jeune fille a la chance de pouvoir bénéficier d’une instruction à l’école. Chaque semaine, elle fait 4h de marche pour se rendre à Asni, le village où se situe son école. Accompagnée de ses meilleures amies et camarades de classe, elles marchent, déterminée, vers leur avenir.

À Asni, Zahira et ses amies bénéficient de la gratuité du logement collectif et du couvert, ainsi que d’une éducation scolaire. Je trouve dommage que nous n’ayons pas pu voir quel était le genre d’éducation que les enfants marocains recevaient : quelles étaient les conditions de travail, les matières enseignées… une plongée plus intime dans la classe de Zahira ne m’aurait pas déplue !

Zahira est une jeune fille moderne, déterminée, courageuse, qui, bien qu’issue d’une famille défavorisée, se donne les moyens de parvenir à son rêve : devenir médecin. On se rend compte avec tristesse que les changements de mentalité se font progressivement, mais que les inégalités des sexes perdurent. Dans bon nombre d’esprits d’hommes marocains, les femmes sont censées rester à la maison, s’occuper des tâches ménagères et élever les enfants… et non pas aller s’instruire à l’école ! Sur le chemin de l’école, Zahira et ses amies vont rencontrer des hommes, souvent âgés, qui s’opposent à cette évolution de la société. Un constat amer, qui j’espère, changera dans les années à venir.

Ce livre est composé de magnifiques images imprimée sur papier glacé, issues d’un film documentaire réalisé par Pascal Plisson, qui a suivi plusieurs enfants défavorisés qui, malgré les difficultés dues à leur statut social ou à leur lieu de vie, se battent pour accéder à l’éducation. Une très belle manière de faire comprendre à nos enfants français la chance qu’ils ont de pouvoir étudier quotidiennement à l’école. 


Un livre-documentaire touchant, qui prouve que l’accès à l’éducation est encore inégal. Zahira au Maroc se bat pour s’instruire et réaliser son rêve : devenir médecin. Aller à l’école est une chance que nous avons, il faut savoir s’en rendre compte !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-09-256611-4

Porter sa voix : S’affirmer par la parole


Porter sa voix : S’affirmer par la parole
de Stéphane de Freitas

431 pages, éditions Le Robert, à 22,90€


Résumé : Nous n’avons jamais autant eu l’illusion de pouvoir nous exprimer sur tout, partout et tout le temps. Mais sommes-nous écoutés ? Pour que nos envies, nos rêves puissent exister ailleurs que dans notre esprit, il nous faut apprendre à prendre la parole en public, à défendre clairement nos idées et à instaurer le dialogue. Pourtant la pratique de l’oral reste une compétence peu enseignée dans notre cursus scolaire. Pour beaucoup d’entre nous, elle est source de fragilité sociale et professionnelle.
Stéphane de Freitas a créé et anime depuis 2012 des ateliers de prise de parole auprès de nombreux élèves et d’étudiants. Les résultats sont remarquables. En apprenant à puiser au fond d’eux la force d’un discours authentique, en s’initiant aux techniques oratoires, ils retrouvent confiance et se révèlent aux autres et à eux-mêmes.
Dans ce livre fondateur, Stéphane de Freitas défend une véritable pédagogie de l’oral, fruit de son histoire personnelle et de son expérience auprès des jeunes. Il en expose avec clarté les grandes étapes et livre les outils pratiques pour développer individuellement et collectivement notre esprit critique et libérer notre parole, dès l’école et tout au long de la vie.
Pour que chaque personne puisse  » porter sa voix « , sa propre voix.


Extraits : « À voix haute a circulé dans de nombreux établissements scolaires. J’ai été contacté par des professeurs de collège et de lycée, des proviseurs, des animateurs de services jeunesse, des enseignants de centres de formation et d’apprentissage. Ils souhaitaient que leurs élèves ou les jeunes qu’ils encadraient bénéficient des mêmes engagements, afin qu’ils réfléchissent aux individus qu’ils étaient, qu’ils soient mieux outillés face au monde, qu’ils dialoguent plus facilement au quotidien. Cette éducation au savoir-être crée des cercles vertueux capables d’endiguer l’autocensure et la mauvaise estime de soi de nombreux jeunes. »

« Avec l’expérience, je dirais que les discours les plus « éloquents » que j’ai eu à entendre au cours de nos formations sont ceux qui ont été prononcés de la manière la plus authentique. Lorsque la personne qui parle ne triche pas, l’effet sur le public est immédiat, quels que soient son niveau de langue, son milieu social ou son âge. »


Mon avis : Beaucoup n’ont peut-être jamais entendu parler de Stéphane de Freitas, mais son film documentaire À voix haute La force de la parole ne vous ai certainement pas inconnue. Réalisé en 2016 et diffusé sur France 2, ce documentaire suit pendant 6 semaines des étudiants de Seine-Saint-Denis qui se sont lancés dans le concours de prise de parole Eloquentia. La diffusion de ce film est un succès – près de 600 000 spectateurs suivent sa diffusion – il est alors adapté en version longue pour le cinéma, puis primé au Festival 2 Valenciennes et nominé aux Césars dans la catégorie « meilleur film documentaire ». Un succès monstre, que Stéphane de Freitas a voulu développer davantage à travers ce livre-témoignage. Porter sa voix : S’affirmer par la parole reprend les grandes lignes de son programme « Porter sa voix » et du concours d’éloquence Eloquentia qu’il a développé dans les écoles et universités de France. Il explique la naissance de ces projets censées changer la perception de l’oralité en France, leur mise en place et leur développement accru des dernières années. Un succès mérité au vu du travail dantesque réalisé par l’auteur !

Porter sa voix : S’affirmer par la parole est un livre riche, concret, pratique, qui nous aide à réfléchir, à se remettre en cause, et à parfaire nos prises de parole. Il s’appuie sur les différentes méthodes enseignées par Stéphane de Freitas aux étudiants, enfants, adultes, qui souhaitent améliorer leur oralité. Une méthode qui a déjà porté ses fruits dans de nombreux établissements scolaires, notamment dans des universités de Seine-Saint-Denis, où cette pédagogie active est enseignée aux étudiants durant 6 semaines, pour les aider à s’exprimer librement et à prendre confiance en eux.

Ce livre est la bible de la prise de parole : tout y est expliqué avec simplicité et précision, pour permettre de comprendre au mieux ce qui distingue un bon orateur d’un autre et d’appliquer à notre cas les conseils prodigués. Ce livre-documentaire est découpé en cinq grandes parties distinctes : I – Porter sa voix, naissance d’une pédagogie, II – Porter sa voix pour être soi, III – Porter sa voix en groupe, IV – Porter sa voix individuellement et V – Préparer un concours d’éloquence. Plus de 430 pages qui peuvent se lire chronologiquement ou de façon plus morcelée, en fonction des besoins du lecteur.

Il est constitué de nombreux conseils et astuces pour améliorer sa prise de parole dans différentes situations : lors d’un exposé scolaire, d’un entretien d’embauche, d’une réunion d’entreprise, d’un concours d’éloquence… On y apprend que la voix est très importante, mais qu’elle constitue une infime partie d’un tout qui fait une bonne prise de parole : la gestuelle, la respiration, la préparation intellectuelle, écrite, argumentée…

Après la théorie, place à la pratique ! Pour permettre à chacun d’améliorer concrètement sa prise de parole, différents exercices ludiques sont proposés : à réaliser individuellement ou en groupe, pour des publics divers, ils ont des visées spécifiques qui vont nous aider à parfaire notre oral.

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Un très bon ouvrage de développement personnel, qui recèle de bons conseils et exercices pour favoriser ses prises de parole orale. Une aide précieuse pour développer sa confiance en soi, issue tout droit de la pédagogie « Porter sa voix » mise en place par Stéphane de Freitas. Une référence en la matière !

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-32101-290-0

Les bons mots de la pub


Les bons mots de la pub de Denis Chauchat

159 pages, éditions Hoëbeke, à 19,95€


Résumé : «Et badadi et badadoit la meilleure eau c’est la Badoit», «Lapeyre, y’en a pas deux», «C’est Shell que j’aime»… Les slogans publicitaires sont de véritables madeleines de Proust et font partie de notre imaginaire collectif. Ils ont le pouvoir de nous faire voyager à travers les époques, de nous faire sourire et, surtout, de nous donner envie de consommer. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment les publicitaires arrivaient parfois à de telles idées ? Dans cet ouvrage, l’auteur dévoile avec humour les dessous de ces bons mots de la pub devenus culte, à grand renfort d’anecdotes et de détails surprenants !


Extraits  « Les mots dans la pub, cela s’appelle des « slogans », des « accroches », des « titres », des « signatures », des « claims »… Et ces mots sont souvent de « bons mots ». Des mots dont le public se souvient. De bons mots qui présentent et accompagnent les marques pendant des années. Des jeux de langage, des figures de style, des formules amusantes, des idées simples et fortes… qui font que tous ces slogans ont marqué notre enfance, notre adolescence et tous les âges de notre vie… et que nos enfants les (re)connaissent encore aujourd’hui. Ils font partie de notre culture populaire et, j’ose le dire, de notre patrimoine. »

« Et parce qu’il y a toujours un moment où les marques aiment bien tourner la page, le rédacteur à qui on a demandé de trouver mieux s’est tout simplement débarrassé de la bonne vieille rime « pain-vin-Boursin-divin » pour en sortir une nouvelle qui permette d’avoir deux fois le nom de la marque (ce qui fait toujours plaisir à un annonceur) : Quand on mange du Boursin, on mange du Boursin. Affirmation qui a le mérite de faire passer l’idée que vous êtes vraiment unique et inimitable. »


Mon avis : Je souhaite tout d’abord remercier les éditions Hoëbeke, ainsi que Babelio, pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Étant étudiante en dernière année de master de communication, je me suis laissé tenter par Les bons mots de la pub, qui est un ouvrage qui décrypte les slogans publicitaires des marques françaises et internationales les plus connues.

Denis Chauchat décrit la naissance de ces marques emblématiques et le cheminement des créatifs qui les ont poussé à faire les slogans que l’ont connaît tous aujourd’hui. Loin d’être ennuyant, il écrit cela sous forme anecdotique, avec des pointes d’humour que j’ai beaucoup apprécié. Les slogans et marques sont bien ordonnés, puisque classés par thématique, puis de manière alphabétique. De cette façon, les lecteurs peuvent mieux s’y retrouver et aller directement lire les anecdotes propres aux marques qu’ils souhaitent.

Je connaissais certaines histoires de slogans (fort heureusement pour moi, puisque je suis dans le milieu de la communication quand même), et j’ai vraiment aimé en découvrir d’autres. Il est certain que maintenant que je connais le pourquoi du comment, je ne vois plus certains slogans et certaines marques de la même manière. Un petit exemple, tout bête, qui est expliqué vers la fin du livre : le décryptage du slogan « En Marche » du président Emmanuel Macron. Je ne m’étais jamais rendue compte que le « En Marche » reprenait les initiales de notre cher président… c’était pourtant sous mes yeux, mais je n’y avais jamais fait attention ! J’ai été surprise de l’histoire de certains slogans, et je suis sûre que vous le serez également.


Un ouvrage qui devrait plaire aux créatifs, publicistes et communicants, ainsi qu’à tous les curieux avides de découvrir les secrets des slogans des marques les plus connues. 

Ma note : 8/10

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