Beatriz et les corps célestes


Beatriz et les corps célestes de Lucia Etxebarria

317 pages, éditions 10-18


Résumé : « Beatriz tente de faire son chemin amoureux, et son chemin tout court, entre deux lieux, Madrid, sa ville d’origine, et Édimbourg, sa ville d’adoption, et entre deux amies aux corps célestes, Monica, la mangeuse d’hommes compulsive, et Cat, une lesbienne convaincue. A Édimbourg, Beatriz croisera Ralph, et… Et bientôt Beatriz, qui rêvait d’incendies, et qui se brûlait aux grands feux de l’amour, renaîtra de ses cendres, et pourra enfin vivre de quelques braises de passion partagée. En paix avec elle-même et avec les autres, Lucia Etxebarria épingle la comédie humaine, écrit entre le tendre et le cru, et fait superbement rimer amour avec humour. » Nord Eclair

« On retrouve l’auteur d’Amour, Prozac et autres curiosités dans un roman plus dense et émouvant encore qui lui a valu le prestigieux prix Nadal. » 24 heures


Extraits : « N’essaie pas d’ensevelir la douleur : elle s’étendra sur la terre, sous tes pieds, elle s’infiltrera dans l’eau que tu bois et t’empoisonnera le sang. Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices plus ou moins visibles qui gênent lorsque le temps change, rappellent l’existence de ta peau, et avec elles le coup qui les as causées. »

« Nos actes et nos amours sont la répétition d’actes et d’amours passés, et c’est pourquoi, dans un livre, nous trouverons toujours une réponse à certaines de nos questions.« 


Mon avis : C’est avec beaucoup de curiosité et aucune attente précise que je me suis lancé dans la lecture de ce roman, qui m’intriguait énormément.

Beatriz a fui Madrid, sa ville d’origine, pour aller faire ses études en Écosse, à Edimbourg. Là-bas, elle y fera la rencontre de Cat, une jeune femme seule, un peu perdue et abîmée par la vie. Les deux jeunes femmes vont cohabiter et partager de précieux moments de bonheur. Mais sa vie à Édimbourg est très éloignée de celle qu’elle menait à Madrid, aux côtés de ses parents et de son amie Monica. Les souvenirs la submergent constamment, lui rappelant avec force les bons moments partagés et surtout son attachement très fort pour sa meilleure amie, qu’elle ne considérait pas véritablement comme une amie.

Fêtes, drogue, alcool, sexe, Beatriz profite de la vie avec excès et liberté. Lucia Etxebarria nous  plonge dans les bas-fonds du proxénétisme, du trafic de drogue et du milieu de la nuit, des milieux marginaux, sombres et très dangereux. Je souhaite vous avertir que ce n’est pas un livre à remettre entre les mains de n’importe qui : l’auteure y parle de drogue comme elle parlerait de chocolat, avec naturel, simplicité et détachement. C’est assez effroyable d’ailleurs, de voir qu’un stupéfiant aussi néfaste soit abordée par la protagoniste comme quelque chose d’indifférent, sorte de pied de nez qu’elle fait aux conventions.

Car Beatriz, notre héroïne, est un peu anti-conformiste. D’abord, elle est bisexuelle : c’est une caractéristique très rarement développée dans les romans et je tenais à le souligner. Beatriz aime les femmes, Monica, Cat, mais aussi les hommes. Elle les aime différemment, mais ne peut pas choisir entre le sexe qu’elle préfère. Aborder la bisexualité de cette manière donne un aspect plus moderne à cette histoire un peu passée et mal vieillie.

Malheureusement, je n’ai pas tellement accrochée à l’héroïne. Elle semble naïve et facilement manipulable, assez antipathique aussi. Ainsi, pour assouvir les désirs de celle qu’elle considère comme Dieu le père, à savoir Monica, junkie et prostituée (bien que ces termes n’aient jamais été écrits clairement le récit), elle est prête à tout lui céder, allant jusqu’à mettre sa propre vie en danger. Dealer de la drogue et en consommer font désormais partie de son quotidien. C’est évident, on n’entre pas dans ce système addictif sans intermédiaire. La cause à une relation malsaine, à savoir sa meilleure amie Monica, qui a sans conteste eu un effet négatif sur la vie de Beatriz. De ce fait, je n’ai pas réussi à accrocher à son personnage non plus. C’est simple : je n’ai pas été émue de leurs histoires, je n’ai pas compatis à leurs peines, ni ressenti quelconque émotions à leur contact.

Sur près de 300 pages, Lucia Etxebarria détaille avec abondance le quotidien de Beatriz. Il ne se passe pas grand chose, c’est parfois redondant et très long. Ma Pile À Lire contient un second roman de cette auteure, Amour, Prozac et autres curiosités, que je lirai certainement un jour… mais pas maintenant ! Je n’attendais rien de particulier de Beatriz et les corps célestes, mais j’ai quand même été assez déçue, donc je patienterai et tenterai d’oublier cette lecture avant d’en débuter un autre de l’auteure.


Amour, sexe, drogue… Beatriz et les corps célestes est une comédie cocasse et cinglante, qui m’a laissé totalement indifférente. Déçue !

Ma note : 4/10

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En attendant Bojangles


En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

172 pages, éditions Folio


Résumé : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.


Extraits : « Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers, parce que la vie c’est souvent comme ça. »

« Je travaille tard pour pouvoir m’arrêter tôt, lui répondait-il, ce que j’avais du mal à comprendre.« 


Mon avis : Que celui qui n’a jamais entendu parler de ce livre se dénonce ! En attendant Bojangles est un roman français paru en 2016, qui a reçu non pas un, non pas deux, mais bien trois prix littéraire successifs – et pas des moindres : le prix France Culture – Télérama, le Grand Prix RTL Lire, ainsi que le Prix France Télévision – Roman. Une histoire saluée par la critique et abondamment lu. Après toute l’exaltation et le tapage médiatique qu’il y a eu autour de ce livre, je me faisais une joie de le découvrir à mon tour.

En attendant Bojangles est un roman léger, au style extravagant, qui nous embarque dans la vie du narrateur, un petit garçon qui a la chance d’avoir des parents délurés. Dans leur famille, on ne s’ennuie pas : ils cultivent la joie de vivre et l’humour au quotidien, profitant pleinement de la vie et de tout ce qu’elle a à offrir. Ils dansent constamment sur le titre de Nina Simone, Mister Bojangles, une chanson suave et aérienne, à l’image de leur couple.

En effet, ils vivent un amour fou, dans les sens métaphoriques et réels du terme. Leur histoire d’amour est particulière, farfelue, ils s’aiment à leur manière, une manière personnelle, poétique et très émouvante. Je regrette néanmoins que leurs sentiments, si forts et si beaux à voir, laisse un petit peu en retrait le fruit de leur amour : leur enfant. On peut se questionner sur la place dont il dispose au sein de ce couple si unit. J’avais par moment l’impression qu’il était mis de côté, comme tenu en retrait de tout cet amour, victime consentante des délires de ses parents, qui l’excluait un peu du duo excentriques qu’ils formaient.

Le génie d’Olivier Bourdeaut tend au fait qu’il aborde des thématiques assez graves (la mort, le deuil, la folie), dans un style extravagant, léger et pétillant. Et c’est véritablement tout ce qui fait l’originalité de l’histoire. Ainsi, la folie, cette maladie que personne ne nomme véritablement, mais qui est constamment sous-entendue, fait partie intégrante de cette famille. Ils sont excentriques, se vouvoient entre eux et vouvoient les autres, ils ont un oiseau domestique nommé Mademoiselle Superfétatoire, qui a été ramené d’Afrique par les parents du narrateur. Ils enfreignent les conventions, n’envoient pas leur fils à l’école, font ce qui leur plaît, sans se préoccuper du regard de la société. Dans un sens, j’enviais cette famille avec cette insouciance et ce bonheur enfantin .

En attendant Bojangles est un roman poétique et tendre, qui nous éloigne de la morne réalité pour nous plonger dans une folie gaie, toujours colorée, un imaginaire plein de fantaisie, qui efface totalement la raison. L’auteur nous fait passer à travers une palette d’émotions diversifiées : c’est une histoire tantôt drôle, joyeuse, délurée, qui plonge inéluctablement vers la tristesse, la mélancolie, le tragique… mais je ne vous en dirais pas plus, pour que vous puissiez savourer à sa juste valeur toute l’étendue de la puissance narrative et émotionnelle d’Olivier Bourdeaut. Sachez tout de même qu’il vous faudra prévoir une boîte de mouchoirs, car le dénouement final est totalement inattendu, percutant, fou et tragique, à l’image même de l’ensemble du livre.

Le succès du roman était tel qu’un an seulement après sa parution, une adaptation en bande-dessinée à vue le jour. J’avoue être plutôt curieuse à l’idée de redécouvrir cette histoire de manière plus graphique et animée. Je pense me laisser tenter prochainement par l’achat de cette BD.


Adaptation du roman en bande-dessinée par Ingrid Chabbert et Carole Maurel.
Parution en 2017 aux éditions Steinkis.

Le roman peut se targuer d’avoir eu sa propre adaptation théâtrale, au théâtre de la Pépinière, à Paris, ainsi qu’une prochaine adaptation cinématographique devrait également voir le jour dans les années à venir. De quoi prolonger davantage cette parenthèse bucolique et enchanteresse.


Original et désarmant, En attendant Bojangles est un petit bijoux plein de fantaisie qui nous touche en plein coeur. Un roman peu conventionnel, doux-amer, pétillant et déluré, qui respire la gaieté et la tendresse.

Ma note : 8,5/10

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Et puis, Paulette…


Et puis, Paulette… de Barbara Constantine

280 pages, éditions Le Livre de Poche, à 6,60€


Résumé : Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux.
Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. A l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus ( 6 et 8 ans ) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette….


Extraits : « Au fait. Si un jour il devait raconter à quelqu’un ce qu’il a ressenti après le départ des enfants, il dirait sûrement qu’une fois la dernière valise chargée, les derniers baisers donnés aux petits et la porte refermée, un grand trou s’est creusé sous ses pieds, un trou noir, plus profond qu’un puits. Et que le vertige qui l’a envahi à cette seconde ne l’a plus lâché depuis. Ferait partie intégrante de sa vie désormais. Il l’a bien compris.
Mais il y a peu de chance qu’il parle un jour de ça.
Pas son truc de se mettre à poil devant qui que ce soit.. »

« Et puis, Simone. Qui fait sa cheftaine, juste parce que c’est la plus jeune des deux et qu’elle tient encore la forme. Énervante. En même temps, tout ce qu’elle fait, c’est pour Hortense, ça part d’un bon sentiment, on ne peut pas lui en vouloir. Elle a tellement peur de la perdre, la pauvre. Sûr et certain que le jour où ça arrivera, elle se laissera mourir, direct, rien ne la retiendra plus. C’est comme ça quand on passe autant d’années collé à quelqu’un ! On n’a plus de vie personnelle.« 


Mon avisIls s’appellent Guy, Ferdinand, Marceline, Muriel, Simon, Hortense, Kim et vivent ensemble dans la grande ferme de Ferdinand, qui s’est retrouvé seul suite au décès de sa femme. Marceline, sa voisine, vivait dans une maison vieillie et délabrée, qui n’était clairement plus habitable. Ferdinand l’a invité venir habiter chez lui avec ses animaux, le temps de faire réparer sa demeure. Il a également convié Guy, qui s’est retrouvé seul après la mort de sa femme. Sont ensuite venues s’ajouter Simon et Hortense, aussi appelées les soeurs Lumières, deux petites vieilles dames qui vivent et travaillent ensemble depuis plus de soixante-dix ans. Puis, pour s’occuper de tout ce petit monde vieillissant, ils ont conviés Muriel, une jeune femme en école d’infirmières, pour faire les soins quotidiens à Hortense, accablé par l’âge et la maladie. Pour compléter ce tableau incongru, vient finalement s’ajouter Kim, un jeune garçon en école d’agriculture, qui vient aider Marceline dans son activité de maraîchère. Ensemble, ils vont vivre des moments heureux, oubliant momentanément les problèmes de la vie quotidienne.

En cette période noire de confinement, j’avais besoin d’une lecture légère, qui puisse me redonner le sourire et la joie de vivre. Je pense que Et puis, Paulette… était un bon choix. C’est une histoire feel good, légère et tendre, qui donne le sourire et réconforte les coeurs.

Malheureusement, je n’ai pas tellement accroché aux différents personnages : ils sont vraiment très nombreux, chacun à un passé, une histoire et des problèmes, des valeurs différentes à transmettre, ce qui fait qu’on s’emmêle facilement les pinceaux. Plus d’une fois, je me suis prise à réfléchir sur le rôle de tel ou tel personnage. Aussi, compte tenu de leurs histoires respectives, parfois tristes ou touchantes, je pensais être attendrie et émue. Mais je suis restée de glace, un peu absente, survolant distraitement l’histoire, sans vraiment m’attacher ni ressentir d’émotions. De plus, j’ai trouvé la fin de l’histoire un peu bâclée, écrite à la va-vite, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, sans transition ni réel intérêt.

Cela n’en reste pas moins une bonne histoire, qui permet de passer un agréable moment de lecture et de s’immerger dans un univers où règne gaieté, solidarité et bonne humeur. L’auteure nous donne une jolie leçon de tolérance et de partage, en mélangeant les générations et les sujets de société. Tous vivent sous le même toit, se respectent, s’entraident et viennent à véritablement s’apprécier les uns les autres : la si redoutée solitude liée à la vieillesse n’a pas sa place dans ce livre !  Pour ces quelques heures d’évasion, si bienvenue en cette période, je vous dis merci Barbara Constantine !


Barbara Constantine entremêle les générations dans un récit feel good, tendre, rempli d’amour et de tolérance, qui réconforte et fait sourire. Ce n’est pas de la grande littérature, mais ça détend et apporte un peu de gaieté dans notre quotidien. 

Ma note : 5,5/10

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Le liseur


Le liseur de Bernhard Schlink

242 pages, éditions Folio, à 6,10€


Résumé : À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard; Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.
Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (…) que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ? »


Extraits : « Quelles périodes magiques que les périodes de maladie, dans l’enfance et la jeunesse ! Le monde extérieur, le monde des loisirs – dans la cour ou le jardin, ou dans la rue – ne parvient que par des bruits assourdis jusque dans la chambre du malade. Il y foisonne au contraire un monde d’histoires et de personnages, ceux des lectures. La fièvre, qui estompe les sensations et aiguise l’imagination, fait de la chambre un espace nouveau, à la fois familier et étrange ; des monstres grimacent dans les dessins du rideau et de la tapisserie, et les chaises, les tables, les étagères et l’armoire se dressent comme des montagnes, des bâtisses ou des navires, à la fois proches à les toucher et très éloignés. »

« Quand nous nous ouvrons
toi à moi et moi à toi,
quand nous plongeons
en moi toi et moi en toi,
quand nous mourons
toi moi en moi toi en.

Alors
je suis moi
et tu es toi. »


Mon avis : Après de nombreuses années à entendre parler de ce roman, je me suis enfin décidée à le découvrir à mon tour. J’ai sauté dans l’inconnu aux côtés de Mickaël, un jeune lycéen de quinze ans, qui, par le hasard de la vie, fait la rencontre d’Hanna, de vingt ans son aînée. Une relation passionnelle, fusionnelle, surprenante mais forte va naître entre ces personnages. Leurs rendez-vous sont intenses, leur attachement bien réel, Mickaël va découvrir la vie, sexuelle, intime, amoureuse aux côtés d’Hanna. Très vite, cette dernière lui réclame des lectures, qui deviendront un rituel immuable entre eux deux : Mickaël lit des livres et Hanna écoute avec avidité. Ils sont pleinement épanouis et heureux, jusqu’au jour où tout bascule : Hanna s’enfuit, le laissant seul, désarçonné, perdu. Ce n’est que plusieurs années plus tard que leur chemin se recroisera, dans une cour d’assise, où Hanna est jugée coupable d’avoir été surveillante dans des camps de concentration de juifs en Allemagne.

Image tirée du film The Reader

Le liseur est découpé en trois parties distinctes : la première concerne la vie avant le procès, au temps où Mickaël et Hanna étaient heureux et insouciants. La seconde partie est centrée sur le procès d’Hanna, tandis que la dernière nous raconte ce qui se passe une fois le procès terminé. Ces trois parties distinctes nous montrent trois visages différents d’Hanna. Tantôt câline, pudique, mystérieuse dans la première partie, elle devient froide, brutale, déterminée dans la seconde, puis se renferme complètement dans la dernière.

Il faut dire que Mickaël, comme nous, lecteurs, n’aurions jamais pu imaginer ce qu’Hanna avait fait dans le passé. Comme quoi, les apparences sont souvent trompeuses. Avant d’être la jeune femme rangée, moderne et décomplexée du présent, Hanna a été surveillante dans des camps de concentration de juifs en Allemagne, durant la Seconde guerre mondiale. Sous les directives des nazis, elle avait pour rôle était de maintenir l’ordre, de s’assurer du bon fonctionnement des camps et du travail des juifs emprisonnés, mais surtout, elle devait, chaque semaine, désigner les juifs les plus faibles pour les envoyer dans les chambres à gaz. Ainsi, elle a été spectatrice de ces massacres de masse et des violences engendrées par les hommes sur les juifs. De part sa non-intervention et sa passivité face à ces comportements brutaux et inhumains, Hanna, comme toutes les autres surveillantes féminines, ont participé à ces tueries ainsi qu’à la radicalisation des comportements.

Au vu de la thématique dramatique abordée, j’aurais escompté être un minimum touchée par cette histoire. Malheureusement, à mon grand désarroi, j’ai lu ce roman sans ressentir d’émotions particulières ou d’empathie envers les personnages. L’histoire d’Hanna ne m’a pas touchée : son passé violent me l’ont sans doute rendue inhumaine. Face aux actes barbares perpétrés durant l’Holocauste, viennent ensuite les questions des remords, du regret, de la honte, du pardon, de la culpabilité. Après avoir commis de tels actes, comment se sent-elle, que ressent-elle, arrivera-t-elle à reprendre une vie normale, quid de ce passé meurtrier ? On peut également se placer à la place de Mickaël et se demander : arrivera-t-il à passer outre son passé ? À lui pardonner ? Doit-il dissocier ses actes et sa personne et continuer à l’aimer ? J’aurais aimé que les personnages s’ouvrent davantage de façon à nous livrer leurs ressentis et sentiments. De ce point de vue là, je les ai trouvé trop froid, factuel, me laissant totalement de marbre.

J’ai quand même été touchée par la relation naissante entre nos deux protagonistes, et particulièrement par le personnage de Mickaël. Celui-ci, très attaché à cette femme, pourtant de 20 ans son aînée, se cessera jamais de l’aimer et de la chérir, au-delà de tout ce qu’à pu faire Hanna. Son amour, sincère et pur m’a ému. J’aurais souhaité que Bernhard Schlink développe davantage la relation si particulière qui s’est créée entre nos deux protagonistes, de façon à nous toucher encore plus. Je pense que c’est leur histoire d’amour si particulière qui aurait pu me faire couler quelques larmes… Pour ne pas vous mentir, en visionnant la bande-annonce de l’adaptation cinématographique, mon coeur s’est serré à la vue du personnage de Mickaël joué par Ralph Fiennes, qui évoque l’innocence et la candeur de la jeunesse.

Le liseur a été adapté au cinéma en 2009 sous le titre « The reader ». Le personnage d’Hanna était interprété par la célèbre Kate Winslet, qui reçue de nombreux prix pour son rôle. Malgré un accueil mitigé du film, je pense me laisser tenter et le visionner, pour prolonger cette parenthèse historique et romantique si particulière.


Le liseur commence par une belle histoire d’amour pour enchaîner sur une tragédie historique. Je n’ai pas compris le très grand engouement pour ce récit, que j’ai parcouru sans émotions. L’écriture est plate, les personnages trop froids, le message semble bon, mais il manque de développement !

Ma note : 6,5/10

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Le Premier Amour


Le Premier Amour de Véronique Olmi

281 pages, éditions Le Livre de Poche, à 6,60€


Résumé : Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu’elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule : elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture, quitte tout. En chacun d’entre nous repose peut-être, tapie sous l’apparente quiétude quotidienne, la possibilité d’être un jour requis par son premier amour…


Extraits : « Il suffit parfois d’un rien pour que la vie bascule. Un moment d’inattention au passage clouté. Une grève SNCF. Un nouveau voisin. Une panne d’ascenseur. Une lettre. Un coup de fil dans la nuit. »

« Je suis institutrice – on ne dit plus « institutrice » on dit « professeur des écoles », c’est plus long, plus hypocrite et tout autant mal payé. »


Mon avis : Véronique Olmi est une auteure française dont j’entends énormément parler – en bien, évidemment -, et que j’avais, par ailleurs, très envie de découvrir. J’ai sorti Le Premier Amour de ma Pile À Lire, dans laquelle il traînait depuis un petit bout de temps.

C’est l’histoire d’une femme, Emilie, mariée depuis vingt-cinq ans à Marc, mère de trois filles qui ont pris leur envol, épanouie et heureuse en apparence dans sa vie parfaite et bien rangée. Alors qu’elle prépare une surprise à son mari pour leur anniversaire de mariage, elle tombe sur une annonce dans un journal qui lui est destinée : son premier amour, Dario, souhaite la revoir. Ni une, ni deux, Émilie saute dans sa voiture et part à Gênes, en Italie, rejoindre le seul homme qu’elle ait véritablement aimé.

Trajet de Paris à Gênes

Nous suivons Émilie dans son odyssée romantique à travers la France. De Paris à Gênes, elle roule seule, s’arrêtant parfois sur des aires d’autoroute, dans des bars ou restaurants, faisant la rencontre de personnages hauts en couleurs, qui la marqueront à tout jamais. Mais ce n’est pas qu’une traversée de la France qu’elle entreprend, c’est aussi un voyage dans ses souvenirs, sa mémoire, se remémorant la vie qu’elle a menée jusqu’à présent. Elle fait des rencontres, retrouve sa soeur aînée Christine, une trisomique placée dans un établissement spécialisé ; sa fille Zoé, établie à Marseille avec son conjoint ; elle retrouve des lieux qui ont marqués son enfance, notamment à Aix-en-Provence, où elle a vécu toute son adolescence.

Je pensais sincèrement être bien plus émue que je ne l’ai été. Le synopsis était attendrissant, cet élan passionnel touchant, percutant, peu commun et pourtant, cet acte inconséquent, cette bravade déraisonnable a sûrement été rêvée par de très nombreuses femmes. Tout lâcher, son mari, sa vie d’avant, au simple appel d’un amour de jeunesse, perdu de vue voilà plus de trente ans : qui aurait le courage de le faire ?

Émilie chemine, sans idée derrière la tête, vers celui qui a été son premier amour et qu’elle n’a jamais oublié. Elle ne sait pas comment va se dérouler leur rencontre, mais elle est très loin de s’imaginer le Dario qu’elle va retrouver à Gênes. Véronique Olmi instaure un soupçon de suspense à son récit, ainsi que plusieurs scènes aux rebondissements insoupçonnées. Le dénouement, d’ailleurs, est assez surprenant… même s’il ne colle pas spécialement à l’ensemble de l’histoire, sorte de point final ajouté pour frapper une dernière fois l’esprit du lecteur avant qu’il ne referme à jamais le livre. J’ai trouvé cette fin déplacée, manquant de cohérence et de lien avec l’ensemble de l’histoire passée.


D’une écriture fine et pleine de tendresse, Le Premier Amour est un roman délicat et pudique sur la quête de son amour de jeunesse. C’est également un beau voyage spirituel pour se recentrer sur sa vie et se retrouver soi. J’ai bien aimé.

Ma note : 6,5/10

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Le gang des rêves


Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

943 pages, éditions Pocket


Résumé : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?


Extraits : « Si quelqu’un fait du mal à une femme, je lui coupe le zizi de mes mains et puis je le tue. Ce sont les règles de ma bande, fit Christmas en faisant un pas vers le garçon. Et s’ils me font la peau, je reviendrai de l’au-delà pour faire de leur vie un cauchemar sans fin. Ceux qui s’en prennent aux femmes sont des lâches. »

« Nous les femmes, c’est le genre de choses dont nous sommes capables : nous gardons pour nous les choses qui comptent vraiment. »


Mon avis : Je ne sais par où commencer cette chronique. Il faut dire aussi que Le gang des rêves est très dense – près de 1 000 pages quand même ! -, le raconter entièrement prendrait un temps fou.

L’histoire se déroule dans les années 1920 aux États-Unis, à New York, précisément. C’est là-bas que vit Cetta, une très jeune prostituée italienne, nouvellement mère-fille d’un petit garçon qu’elle nomma Natale, mais qui fût rebaptisé Christmas lors de leur arrivée en Amérique. Cetta vit avec Sal, son mac, comme on pourrait l’appeler. Elle élèvera Christmas dans l’amour, le chérira autant qu’elle pourra, en espérant que le jeune garçon puisse s’offrir un avenir bien meilleur que le sien. Christmas grandira dans ce quartier malfamé de New York, entouré de l’amour de sa mère, de son copain Santo, avec qui il montera un gang – celui des Diamond Dogs -, et de ses rêves américains de richesse, de prospérité, de célébrité et de liberté. Mais sa vie basculera lorsqu’il sauvera Ruth, une très jeune fille comme lui, qu’il trouvera presque inconsciente et couverte de sang sur le bord de la route. Ruth est issue d’une famille aisée, tout les oppose, et pourtant… il semblerait que les sentiments commencent à poindre entre ces deux jeunes enfants.

Cette même semaine, quelques jours seulement avant de débuter Le gang des rêves, j’ai terminé Hôtel Castellana de Ruta Sepetys, un roman historique qui comporte de nombreuses similitudes avec ce livre-ci. Les deux histoires sont ancrées historiquement, dans chacune d’entre elles, deux jeunes gens, issus de milieux sociaux différents, s’amourachent l’un de l’autre, avant d’être contraint de se séparer pour une durée indéterminée. Mais, malgré les nombreux obstacles qui se dressent sur leur passage, ils ne cesseront de s’aimer et se retrouveront coûte que coûte. J’ai adoré Hôtel Castellana et autant vous dire que j’ai tout autant apprécié Le gang des rêves. Il semblerait que j’ai découvert le genre littéraire qui me faisait particulièrement vibrer. Donc, si par le plus grand des hasards, vous aviez des suggestions de lectures dont les thématiques concordent avec ces deux histoires, je suis toute ouïe !

Pour en revenir à cette histoire, Luca Di Fulvio, un auteur italien, s’attaque au rêve américain et à l’idée que l’on s’en fait. J’ai beaucoup aimé découvrir un milieu malfamé de New York, peuplé de gangsters et de mafieux qui font régner la terreur et ne semblent reculer devant rien ni personne. Le contraste entre les quartiers pauvres du Lower East Side où réside Christmas et l’idée que l’on pourrait se faire d’une mégalopole mondiale est saisissante. L’auteur nous dépeint l’essor de l’Amérique, avec l’apparition de la radio, l’augmentation de la fréquentation des théâtres, la montée en puissance du cinéma à Hollywood, les stars et leurs multiples dérives, la lutte des minorités et le racisme ambiant. C’est tout un contexte historique qui est dépeint dans ce roman, qui nous projette sur un autre continent, à une autre époque, à la découverte du New York émergeant.

Nous allons suivre l’évolution de notre protagoniste, Christmas, un jeune garçon dynamique, courageux, sympathique, honnête et pragmatique. Il désire s’en sortir et tentera par tous les moyens de réaliser ses rêves. Car le rêve américain, ou « American way of life » est utilisée pour la première fois dans le livre The Epic of American (1931) écrit par James Truslow Adams, qui le définissait comme l’accès aux libertés fondamentales et à l’ascension sociale par le mérite. Une très belle définition, qui donna espoir à de très nombreux jeunes, comme Christmas, qui poursuivra ses rêves de gloire et de reconnaissance jusqu’à leurs accomplissements.

Le gang des rêves m’a littéralement envoûté. J’ai adoré l’ambiance dans laquelle Luca Di Fulvio place son histoire, j’ai adoré les protagonistes, Christmas, bien évidemment, mais aussi Ruth, Santo, Cetta, Sal… L’auteur s’attarde sur chacun d’eux, dressant d’eux un portrait en profondeur, même des plus secondaires. Ainsi, on s’attache à tous ces personnages, ils nous émeuvent, nous fascinent, nous révulsent… on passe à travers un spectre d’émotions inimaginables, qui nous marquera à tout jamais.


Un roman historique sur la naissance de l’Amérique, peuplé de rêves, d’amours, d’amitiés et d’espoirs, qui m’a totalement conquise. Ne soyez pas effrayé par le volume de ce livre : l’écriture de l’auteur est tellement addictive que les pages défilent à un rythme fou, sans aucun temps mort. Je vous recommande  fortement cette histoire !

Ma note : 10/10

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De mort lente


De mort lente de Michaël Mention

409 pages, éditions Stéphane Marsan, à 20€


Résumé : « Nous sommes en guerre. Il en va de notre évolution, de l’avenir de l’humanité. Ils noyautent la Commission, alors nous noyautons l’industrie. Tous les coups sont permis. »

Marie, Nabil et leur fils étaient heureux.
Philippe était un éminent scientifique.
Franck était journaliste au Monde.
Désormais, ils sont victimes du puissant lobby de l’industrie chimique. Leur erreur : s’être interrogés sur les perturbateurs endocriniens, ces substances présentes dans notre alimentation et les objets de notre quotidien, responsables de pathologies telles que l’infertilité, le diabète ou encore le cancer.
Marie et les autres exigeaient des réponses, ils subissent une riposte d’une violence sans précédent. Rien ne leur sera épargné. Une guerre sans pitié, de Paris à Bruxelles, de la Bourse à la Commission européenne, où s’affrontent santé publique et intérêts privés, notre avenir et leurs profits.


Extraits : « Les scientifiques sont les nouveaux dieux, vénérés et redoutés.. »

« Les pubs créent le besoin, les labos fabriquent, les généralistes prescrivent. Du business pur et simple, remboursé par la Sécu. »


Mon avis : Dans De mort lente, Michaël Mention s’attaque frontalement aux perturbateurs endocriniens et surtout à l’industrie chimique qui participe à la divulgation de ces substances, qui nuisent directement à la santé publique.

Définition d’un perturbateur endocrinien selon l’OMS, 2002 « Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange de substances, qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)- populations ».

La dangerosité de certaines toxiques utilisées par des usines nuisent directement à la population. Nabil et Marie habitent dans les Landes. Ils vivent à proximité d’une usine nommée ChimTek, qui s’occupe de la transformation des déchets. Plusieurs années après leur installation, des médecins diagnostiquent à Marie des problèmes liées à sa thyroïde, qui est une glande spécialisée dans la fabrication d’hormones qui ont un impact à tous les niveaux de l’organisme. De plus, ils découvrent que leur petit garçon, Léonard, est atteint de troubles autistiques. D’abord chamboulés par ces affreuses découvertes qui modifieront leurs vies à tout jamais, Nabil et Marie vont, par hasard, faire le rapprochement entre leurs problèmes et l’implantation de l’usine chimique à proximité de leur domicile.

Après avoir monté un dossier et contacté des avocats – en vain -, Marie et Nabil vont contacter Franck, journaliste au Monde, pour qu’il puisse mettre cette affaire en lumière. Commence alors une traversée du désert pour la famille de Léonard et une véritable descente aux Enfers pour Franck.

Car l’usine Chimtek et plus globalement le groupe Meyer à laquelle elle appartient, se révèle bien plus puissante, rusée et organisée qu’il n’y paraît. L’auteur nous démontre la puissance des lobbies, ces organisations regroupant des intérêts communs à plusieurs entreprises, qui sont prêts à tout pour arriver à leurs fins et éviter qu’un scandale n’éclate, qui ferait inexorablement chuter leur bourse. Sans pitié, avec froideur et une absence relative de sensibilité, ils vont d’abord ruiner la réputation de Philippe, le dénonçant comme pédophile et celle de Franck, le traitant d’antisémite. Ils vont instiller peur et chaos dans leurs vies, violer leur intimité, les isoler, mettre sans dessus dessous leur quotidien, allant même jusqu’à les attaquer physiquement, eux et leurs proches.

Nous avons une alternance des chapitres et des points de vue. D’une part, nous nous focalisons sur la famille de Léonard, sur le journaliste Franck ou le biologiste Philippe et leurs avancées dans les dénonciations des méfaits de l’industrie chimique ; d’autre part, nous suivons pas à pas les recherches et découvertes scientifiques, les débats politiques et les combats de lobbys. Un récit rythmé, qui nous tient suffisamment en haleine jusqu’à la dernière page.

J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur approche le sujet et nous le donne à lire. De prime abord, même si nous sommes tous concernés par cette thématique, je ne pensais pas que lire un roman traitant des perturbateurs endocriniens m’intéresserait. Et pourtant Michaël Mention allie avec brio roman noir et thématique sociale, sanitaire et environnementale d’actualité, nous offrant un récit immersif et simple à appréhender. L’histoire est parfaitement documentée, l’auteur connaît son sujet sur le bout des doigts et aspire à nous transmettre au mieux ses connaissances. J’espère que la lecture de ce récit permettra une prise de conscience des comportements dangereux de certains citoyens.


Un récit immersif et éthique sur les perturbateurs endocriniens qui nuisent à la santé publique. Un roman noir accessible et bien écrit, qui aborde une thématique complexe d’une manière simplifiée. 

Ma note : 7,5/10

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