Il était un rêve

Il était un rêve de Liz Braswell
265 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€

Résumé : Aurore a été adoptée par Maléfique après que ses parents se soient débarrassés d’elle quand elle était petite. Aurore vit à l’intérieur du château de Maléfique, couvert de ronces, avec des serviteurs zélés qui la surveillent. Mais un jour, un troubadour lui glisse une plume d’oiseau bleu : il existe donc des êtres vivants, dehors ! Aurore se met à douter de l’honnêteté de Maléfique à son égard. Elle s’enfuit du château et découvre qu’à l’extérieur, le monde est beau et bien vivant. Elle retrouve le prince Philippe qui lui raconte leur histoire. Les souvenirs d’Aurore reviennent petit à petit. Elle comprend que Maléfique la maintient prisonnière en la gardant endormie et en contrôlant ses rêves. Une nouvelle quête commence pour Philippe et Aurore qui doivent à nouveau terrasser Maléfique pour se libérer et réveiller leurs sujets avant que la méchante sorcière ne les extermine tous durant leur sommeil.

Extraits :  « Il était une fois, il y a très longtemps, dans un pays lointain, un roi et une reine qui étaient fort tristes de ne pas avoir d’enfant. Enfin, un jour, leur voeu fut exaucé et la reine donna naissance à une fille. Ils l’appelèrent Aurore. Ils choisirent ce prénom poétique car la petite princesse illuminait déjà leur vie. On proclama un jour de fête dans le royaume, afin que tous les sujets, nobles et paysans, puissent venir rendre hommage à la ravissante enfant. »
« Pour accomplir un acte de bravoure, il faut avoir peur, non ?« 

Mon avis :  Que diriez-vous de découvrir une réécriture ludique et décalé du conte de La belle au bois dormant ? Un scénario imaginé par Liz Braswell, une petite fille devenue grande, mais qui n’a jamais perdue ses rêves d’enfants.

Tout commence il y a fort fort longtemps, dans un château magique,où vivait Aurore et sa tante Maléfique. Les parents d’Aurore, le roi Stéphane et la reine Léah, après avoir lâchement abandonné leur fille et détruit le monde, se retrouvent enfermés dans les sous-sols du château, privés de leur pouvoir. Et c’est Maléfique qui s’empare donc du trône. Élevée depuis toute petite par sa tante Maléfique, Aurore n’aurait jamais remis en question les paroles de cette dernière. Jusqu’à ce qu’une plume bleue lui soit remise entre les mains. Une plume qui viendrait du dehors. Elle qui pensait dur comme fer que le monde extérieur avait été détruit par ses parents, se serait-elle fourvoyée ? Maléfique lui aurait-elle menti ? Dans quel but ?

Comme vous l’aurez compris en lisant le résumé, le monde imaginé par Liz Braswell est l’opposé du conte originel. Maléfique devient gentille, tandis que le roi et la reine deviennent les méchants de l’histoire. Un retournement qui peut désarçonner au début. Mais ne vous inquiétez pas, on retrouve quand même beaucoup d’éléments présents dans le comte que tout le monde connaît. A la naissance d’Aurore la princesse, les trois fées lui donnent des dons – entre autre le chant et la danse. Maléfique, la méchante sorcière, furieuse de ne pas avoir été invitée, lui jette un mauvais sort : lors de son seizième anniversaire, Aurore se piquera le doigt à un rouet et sombrera cent ans dans le sommeil… jusqu’à ce qu’un prince vienne la réveiller.

C’est là que tout se complique. Le conte originel va venir se greffer à l’histoire inversée que je vous ais narré au début. En parallèle du sommeil de la belle, un rêve va se matérialiser, dans lequel tous les personnages vont progresser. La sorcière Maléfique va se faire passer pour la gentille, dans le but de subtiliser le pouvoir et les parents d’Aurore vont avoir le rôle des méchants… jusqu’à ce qu’Aurore se rende compte du subterfuge ! Vous me suivez toujours ? Je demande cela car c’est loin d’être clair dans ma tête.

Je ne sais pas si Il était un rêve est le premier roman de Liz Braswell, mais en tout cas, c’est assez brouillon. Un petit plus de clarté et d’explications n’auraient pas été de tout refus. Il est dur de se repérer dans ce monde imaginaire.

Hormis cela, l’aventure d’Aurore et de son prince charmant Philippe ne sera pas de tout repos. Aurore, bien qu’un peu naïve sera entraînée par son preux chevalier, combattant et loyal. Ils devront faire face aux pièges tendus par Maléfique et devront savoir discerner le rêve de la réalité. Le lecteur lui-même va devoir user de son flair pour détecter les situations sérieuses et le burlesque des scènes. Un mélange des genres déstabilisant mais singulier, qui apporte une bonne dose d’humour à cette parodie décalée.

Une épopée aventureuse aux côtés du prince et de la princesse téméraires. Une revisite osée de La belle au bois dormant, avec quelques petits défauts dans l’écriture, mais une idée de fond originale.

Ma note : 5,5/10

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