Agence 42, tome 2 : Predict


Agence 42, tome 2 : Predict de François Rochet

276 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Paris, Décembre 2028.
L’attaque d’un fourgon blindé ébranle une Europe désormais non-violente, qui ne sait plus gérer ce genre de situation.
Quelques heures plus tard, Julia et Noah sont confrontés à la mort subite d’un de leurs anciens collègues.
Un lien existe-il entre les deux événements ?
Et que cache Netnovae, cette mystérieuse société qui s’est hissée en quelques années parmi les entreprises les plus riches de la planète ?
Embarqués malgré eux dans cette affaire obscure, Julia et Noah devront une fois de plus faire appel à de vieilles connaissances pour s’en sortir.


Extrait « Elle frissonna et but une gorgée de thé pour se réchauffer. Comment imaginer que tout ce qu’elle ressentait, vivait, touchait n’était qu’un programme informatique et n’avait aucune réalité physique ? Même ce liquide chaud qu’elle avalait n’existait pas. »

Mon avis : Il y a quelques mois déjà, je découvrais la saga Agence 42 de François Rochet à travers le premier tome,  Terrans. Ce dernier m’avait particulièrement intrigué, notamment grâce à l’histoire originale dépeinte et à l’expérience de lecture novatrice offerte par l’auteur. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers le second tome, Predict.

Dans celui-ci, nous retrouvons l’ensemble des personnages présents dans le premier volume. Julia, à la tête de l’Agence 42 et son compagnon, ainsi que les membres de l’Agence, Franck, Mary et Ben. Julia va mandater ces derniers sur une nouvelle affaire : celle de Netnovae. Une société secrète et mystérieuse, qui a prospéré très rapidement, mais dont les contours ne sont très nets. Un nouveau défi attend les membres de l’Agence 42, la course contre la montre est lancée !

Comme dans le premier tome, nous retrouvons ces deux mondes parallèles : le monde réel de Julia et le monde virtuel des Terrans (autrement dit les membres de l’Agence 42, qui ne sont autre que des personnages de jeux vidéos qui ont pris conscience de leur existence). Et pour compliquer davantage les choses, François Rochet incorpore une nouvelle dimension à l’histoire : un troisième monde dans lequel vont être téléporté les terrans, pour combattre la société Netnovae et arrêter les massacres qu’ils perpétuent dans le monde réel. Car ce troisième monde virtuel est intréséqument relié au monde réel, il se nourrit de toutes les données du monde pour coller au plus près de l’existant. Glaçant.

L’auteur nous a habitué à de l’action dans Terrans, et Predict ne fait pas exception à la règle, puisque les chapitres s’enchaînent avec fluidité et rapidité, tant et si bien que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher le cours de ma lecture. Impossible de reposer ce livre, tant j’étais prise dans l’action : je voulais à tout prix connaître la fin du récit !


Un second tome à la hauteur du premier : adrénaline, mystères et actions jalonnent l’ensemble des chapitres. J’en redemande !

Ma note : 7,5/10

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Au bout de trois


Au bout de trois de Maureen Johnson

368 pages, éditions Hachette romans


Résumé : Mel, Nina et Avery ont toujours formé un inséparable trio de copines, mais l’été de leurs dix-sept ans va tout changer.
Cet été-là, alors que Nina profite des vacances pour participer à un stage scolaire, Mel et Avery commencent une relation qu’elles cachent à tous, même à leur meilleure amie. Cette trêve estivale ne pouvait cependant pas durer et, peu de temps après la rentrée, Nina découvre leur secret.
Mel et Avery doivent alors faire face au regard des autres, à l’intolérance et au rejet, mais aussi au regard qu’elles portent sur elles-mêmes. D’autant que même si Nina essaye de les soutenir, elle se pose des questions. Et peu à peu, le trio explose.


Extrait « – Bermudez, annonça-t-elle. Un goûter d’anniversaire, à 14 heures.
Il la détailla de la tête aux pieds, avec son chapeau de pêcheur et son T-shirt Grattez-moi le ventre, ça porte bonheur, avant de s’intéresser aux deux filles postées derrière elle. Tout d’abord la petite rousse au teint pâle, en jupe denim et débardeur rose. Puis la grande à la peau couleur chocolat, en robe d’été rouge et claquettes assorties, laquelle contemplait les lieux avec perplexité.
Nulle trace des fillettes de cinq ans qu’il attendait.
– Il n’y a que vous ? demanda-t-il, dans l’expectative.
Peut-être espérait-il qu’un petit enfant soit caché dans les poches du short baggy d’Avery.
– Rien que nous. »

Mon avis : Mel, Nina et Avery sont trois amies, inséparables depuis leur plus tendre enfance. Elles se connaissent sur le bout des doigts et ont fait – et continuent à faire -, les quatre cent coups ensemble. Sauf qu’un été, Nina part en stage scolaire, laissant seule Mél et Nina. Les deux jeunes filles vont alors se découvrir mutuellement et réaliser qu’elles s’aiment probablement plus que comme des simples amies. L’évidence est flagrante pour elles : elles sont amoureuses. Mais le regard des autres sur ce changement dans leur vie est difficile à accepter.

Au bout de trois est un roman jeunesse qui traite d’une thématique très souvent abordé en ce moment dans la littérature jeunesse : l’homosexualité. À travers deux jeunes filles, anciennement meilleures amies, l’auteure va montrer le glissement qui s’opère entre les sentiments amicaux et les sentiments amoureux, et l’ensemble des difficultés qui attendent les deux demoiselles dans la revendication de leur homosexualité. Car le plus dur dans un premier temps, c’est d’accepter cette petite particularité qui fait que l’on n’est pas comme tout le monde : on aime une personne d’un même sexe. Si pour Mél l’évidence est présente, Avery se cherche encore, et à bien du mal à déterminer si elle préfère les filles ou les garçons.

Vient ensuite le deuxième moment le plus compliqué à passer : le coming-out, ou autrement dit l’annonce publique à son entourage de son homosexualité. Là encore, les réactions peuvent être différentes : choc, colère, tristesse, abattement, ou compréhension et respect. Il faut faire preuve de courage pour affronter le regard et le jugement d’autrui sur une situation immuable,  qui ne changera pas, peu importe les retours de ses proches. Alors que Mél m’a impressionné par sa détermination et sa bravoure, Avery m’a passablement déçue, par sa lâcheté et son manque de respect envers celle qu’elle considérait il y a peu comme l’une de ses meilleures amies et petit amie.

Dans le cas de notre trio d’amies, une difficulté supplémentaire vient s’ajouter aux deux premières : elles forment une bande à part de meilleures amies, et pour Nina, savoir deux de ses meilleures amies en couple est compliqué. Les sorties qui se faisaient alors à trois ne se font plus qu’en duo, Nina préférant laisser le nouveau couple tranquille. Coup dur pour cette dernière, qui a du mal à accepter cette situation.

J’ai bien aimé la façon dont l’auteure a abordé cette thématique. Au vu du nombre croissant de romans jeunesse qui traitent de ce même sujet,  je doute que l’histoire sorte spécifiquement du lot. Elle est peut-être un poil trop commune, sans élément frappant assez original qui viendrait s’imprimer dans la mémoire du lecteur. Mais cela ne m’a pas empêché de passer un agréable moment de lecture aux côtés de ces trois jeunes filles, à la fois si différente dans leur choix d’orientation sexuelle et leur vision de la vie mais si semblable dans la manière de vivre et d’aimer son prochain. Les adolescents devraient également s’y retrouver, s’attacher aux personnages, et pourquoi pas trouver le courage nécessaire pour s’affirmer et réaliser pleinement les personnes qu’ils sont réellement.


Un roman agréable à découvrir, qui aurait mérité plus d’originalité dans sa manière d’aborder la thématique de l’homosexualité. 

Ma note : 6/10

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Perfect illusion


Perfect illusion de Claudia Tan

319 pages, éditions Hachette romans, à 17€


Résumé : La société des parents d’Alex est au bord de la faillite. Heureusement, un célèbre milliardaire propose de la sauver. Mais il a une condition : pendant trois ans, Alex devra se faire passer pour la fiancée de son fils, Daniel. M. Kerrington espère ainsi changer l’image sulfureuse de Daniel, coureur de jupon invétéré. Or, Alex a toutes les raisons de refuser. Elle connaît déjà Daniel, et ils se détestent.
Elle a des sentiments pour le beau Nate. Et puis… comment ses parents peuvent-ils oser lui demander ça ? Réticente, Alex finit pourtant par accepter. Et, contre toute attente, elle commence à éprouver un amour sincère pour Daniel, malgré les paparazzis, les insultes, et les infidélités. Mais la mort du père d’Alex va tout bouleverser…


Extrait « – Et tu sais quoi, Daniel ? La vie sans toi, ça craint.
– Sérieux ?
– Archi-sérieux. »

Mon avis : Alex est une jeune femme célibataire, qui va se retrouvé fiancé de force par son père à Daniel, fil d’un riche homme d’affaires, mais également coureur de jupons dont la réputation est au plus bas. L’entreprise des parents d’Alex connaissant des difficultés financières, un pacte tacite a été mis en place entre les parents d’Alex et ceux de Daniel : le père de Daniel redressera leur entreprise à condition qu’Alex redresse la réputation de Daniel. Les deux jeunes gens se voient dans l’obligation de signer un contrat de fiançailles qui les lie pour trois ans et les convie à emménager ensemble et à jouer le rôle du parfait petit couple.

Tout aurait été plus simple si Alex ne s’était pas éprise de Nate, un beau jeune homme, également ami de Daniel. Un triangle amoureux comme on en voit dans nombre de romances va naître entre Alex, Daniel et Nate. Alex est tiraillée entre son désir pour Nate et ses sentiments amoureux pour Daniel. Le choix est difficile, d’autant que les deux hommes ne manquent pas de charme. Très différents dans leurs personnalités, Nate est quelqu’un d’un peu timide et introverti, alors que Daniel est le Don Juan par excellence, collectionnant les femmes quotidiennement.

Pour ma part, j’avais ma préférence entre les deux garçons, et je pense qu’au vu des descriptions qu’il en est faites, vous aurez la même préférence que moi. Malheureusement, en amour, le coeur a ses raisons que la raison ignore comme on dit. Alex fera son choix, sans doute pas mûrement réfléchi, mais qui a le don d’être dicté par son coeur et ses émotions du moment. La romance qui naîtra entre les deux amoureux sera brutale, dans le sens où tout s’accélère très rapidement, peut-être même trop rapidement. J’aurais souhaité voir naître l’amour, le voir grandir au fil des jours et voir nos deux tourtereaux s’épanouir et se découvrir en prenant plus le temps.

La particularité de cette romance, c’est que le dénouement n’est pas celui que nous attendions. Claudia Tan va en contre-courant des romances traditionnelles pour tenter de surprendre les amateurs de ce genre littéraire, déjà tant habitués à des histoires comme celle-là. De peur de vous dévoiler des détails qui vous empêcherez d’être surpris, je ne vais pas m’étaler plus sur cet aspect-là de l’histoire, préférant vous laisser découvrir par vous-même.


Une romance agréable à lire, idéale pour les lecteurs qui ont besoin de se détendre en passant un bon moment.

Ma note : 6,5/10

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Yann


Yann de Pascal Ruter et Yannick Agnel

374 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Sur la terre ferme, Yann ne sait pas vraiment quoi faire de son corps. À quinze ans, il mesure un mètre quatre-vingt-dix, et ses pieds sont tellement immenses qu’on le surnomme « Big Feet ».
Mais, dans le bassin du prestigieux centre aquatique de Nice, il est comme un poisson dans l’eau. Sous l’œil exigeant de son entraîneur, il court après chaque dixième de seconde dans l’espoir de battre tous les records.
Yann est le récit romancé de l’adolescence de Yannick Agnel, champion de natation.


Extraits « – J’ai juste envie de faire mieux, dis-je.
– Que les autres ?
– Que moi-même, surtout. L’adversaire, c’est toi-même. Et le temps. »
« C’est ça, être heureux. Savoir qu’on est à la bonne place. »

Mon avis : Yannick Agnel, célèbre nageur français, double médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, s’est joint à Pascal Ruter, un auteur jeunesse qui excelle dans son domaine, pour faire naître une biographie romancée à quatre mains : Yann.

Le protagoniste n’est autre que Yannick Agnel dans sa prime jeunesse. Alors qu’il n’a que quinze ans, il quitte ses parents et ses repères Nîmois pour emménager à Nice, et poursuivre ses entraînements de natation en parallèle de ses études. Dans sa nouvelle vie, il va faire des rencontres étonnantes, qui le marqueront à jamais : Monsieur Rubinstein, son voisin juif, sa petite-fille Rachel, Nola, sa nouvelle coach québécoise, ses compagnons de bassin, Axel, Antoine, Camille…

Ce roman traite de divers sujets d’actualité, qui feront échos notamment aux plus jeunes : l’émancipation, les premières relations amoureuses, les rencontres amicales, les découvertes intergénérationnelles… Mais les adultes pourront également se retrouver à travers ces mêmes thématiques, et d’autres peut-être plus adaptées, comme notamment la réflexion sur le flux migratoire arrivant d’Italie jusque vers Nice. Car ce sujet, abordé surtout à la fin du livre, est plus que jamais d’actualité : là encore, la fiction et la réalité se mélangent pour nous servir une histoire dont il est difficile de dire ce qui a été inventé et ce qu’a réellement vécu Yannick Agnel.

Bien évidemment, la natation est au coeur de l’histoire. Les nombreuses heures d’entraînements, les sacrifices, la compétition, le dépassement de soi, les échecs et les victoires sont l’essence même de ce sport pratiqué depuis longtemps par Yannick Agnel. Nous sommes donc plongés au centre de sa vie quotidienne de nageur/étudiant, qui n’est pas de tout repos.

Vous l’aurez compris, Yann est un roman complet, aux sujets diversifiés, qui est écrit d’une plume dynamique et vive, qui ne permet pas l’ennui. Toutes les actions s’enchaînent avec aisance, il n’y a aucun temps mort, tant et si bien que l’histoire défile sous nos yeux avec une allure folle. J’applaudis les deux auteurs pour cette histoire et principalement pour toute l’humanité qu’ils ont mis dans la création de leurs personnages : je me suis tant attaché à eux qu’ils m’ont parus presque être réels. Je pense notamment à Monsieur Rubinstein et ses souvenirs de la guerre, son talent incommensurable pour la cuisine et sa gentillesse à toute épreuve, qui est et restera mon protagoniste préféré du livre.


Entre fiction et réalité, découvrez Yannick Agnel comme vous ne l’avez jamais vu. Un roman intelligent aux multiples sujets de réflexion.

Ma note : 7,5/10

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Aladdin – Au bout du monde


Aladdin – Au bout du monde de Aisha Saeed

205 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Jamais la princesse Jasmine n’aurait pensé voyager sur un tapis volant… Elle n’aurait jamais cru non plus chavirer pour un inconnu, pour ce mystérieux prince Ali, venu de nulle part.

Les deux amoureux se sont envolés vers le royaume enchanté d’Ababwa. Devant les mille et une splendeurs de cette oasis perdue au cœur du désert, Jasmine s’émerveille…

Mais une nouvelle menace surgit dans ce royaume au bout du monde. Une menace qui pourrait bien détruire la magie de leur rêve bleu…

Découvrez Aladdin comme vous ne l’avez jamais lu !


Extraits « Quand on perd un parent, lui confia Jasmine, on perd une part de soi-même à tout jamais. Et on doit apprendre à vivre sans. »
« Ce qui te définit, ce sont tes actions – et non l’opinion que les gens ont de toi.« 

Mon avis : C’est toujours un plaisir de découvrir un roman Disney récemment adapté au cinéma. Se replonger dans les contes qui m’ont bercé durant mon enfance, aux côtés des princes et princesses tant idéalisés, est un délice indescriptible.

Aisha Saeed revisite l’histoire d’Aladdin à sa façon. Aladdin, le jeune mendiant devient, grâce au Génie bleu, le prince Ali. Sur son tapis volant, il s’en va aux fenêtres de Jasmine et l’embarque sur son tapis pour parcourir le monde. Jasmine et le prince Ali arrive au palais éphémère de ce dernier, que le Génie lui a spécialement façonné pour impressionner sa belle. Jasmine est effectivement sous le charme des lieux et de son guide. Mais rien ne va se passer comme prévu, puisqu’une terrible menace vient mettre en péril la suite des aventures du prince et de la princesse.

La magie opère instantanément : nous sommes projetés dans un univers onirique, où Génie, tapis volants, somptueux palais aux mille et une splendeurs existent réellement : un pur bonheur. Le récit est fluide, plutôt bien écrit sans être exceptionnel non plus, mais agréable à suivre. J’ai apprécié l’enchaînement des actions, qui ne laissent aucun temps mort dans l’histoire.

Aladdin – Au bout du monde est le roman du film adapté et sorti depuis peu au cinéma. J’ai passé un très bon moment d’évasion aux côtés des personnes, qui ont réussi à m’embarquer dans leur univers enchanteresse. C’est une des raisons qui me pousse à aller voir le film au cinéma : prolonger ce si merveilleux moment.


Une réécriture fidèle du célèbre conte d’Aladdin, qui va vous permettre d’apprécier encore plus ce prince si charmant. À découvrir en livre et au cinéma !

Ma note : 7,5/10

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Tiny Pretty Things, tome 1 : La perfection a un prix


Tiny Pretty Things, tome 1 : La perfection a un prix de Sona Charaipotra et Dhonielle Clayton

455 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York.

Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure.

Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse. Et les choses vont empirer… jusqu’au drame.


Extraits « Ne t’embarrasse pas des soucis, me répète-t-elle toujours. Ils pèsent trop lourd. »
« C’est quand on se croit arrivé au sommet qu’on perd sa passion. Et alors autant prendre sa retraite.« 

Mon avis : Si vous me suivez assez régulièrement, vous avez sans doute dû vous apercevoir que je lisais une saga jeunesse dont le thème principal est la danse. Cette saga se nomme 20, Allée de la Danse et a été écrite par Élizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris. Eh bien Tiny Pretty Things m’a énormément fait penser à cette saga, puisque les deux histoires mettent en scène différents jeunes danseurs et danseuses, qui nous embarquent à l’intérieur du conservatoire pour nous montrer leur quotidien. Entre rivalités, compétitions, spectacles de danses, amours et amitiés, le quotidien de ces jeunes danseurs est loin d’être ennuyeux !

Nous suivons plusieurs danseuses, dont Gigi, une élève noire, Bette, la ballerine star de l’école, ainsi que June, une danseuse asiatique systématiquement relayée en doublure. Chacune de ces danseuses expriment à tour de rôle leur point de vue dans un chapitre. Ainsi, nous pouvons suivre au plus près ce qui les anime, ce qui les chagrine, ce qu’elles ressentent…

Il est vrai que la compétition fait rage en école de danse, comme partout ailleurs, devrais-je dire. Mais ici, les deux auteures nous montrent des aspects de la compétition que nous n’aurions sans doute jamais pu imaginer : de la rivalité pure et simple, qui s’accompagne de méchancetés, de mauvais coups, d’injures, et j’en passe des meilleures. Extérieure à ce milieu, c’est assez choquant de découvrir de telles choses. Certaines personnes sont prêtes à tout tenter pour décrocher un premier rôle, jusqu’à éliminer leurs principaux rivaux… glaçant !

Heureusement, il y a des personnages qui contribuent à améliorer l’image des danseurs, je pense notamment à Gigi, cette jeune danseuse noire, qui casse tous les codes des danseuses traditionnelles, de part sa couleur de peau et sa condition familiale. Cette jeune fille est une perle rare, puisque de nature optimiste, elle ne perd jamais son sourire, ses mots d’encouragements et de pure gentillesse qu’elle adresse avec sincérité à ses coéquipiers danseurs. C’est une bouffée d’air frais dans ce roman parfois noir.

Un premier tome réussi, qui me donne envie d’en découvrir plus et surtout de suivre l’évolution des différents personnages. Je serai sans doute l’une des premières à lire le tome 2 dès sa sortie, c’est certain !


Une saga prometteuse, qui montre le quotidien pas toujours très rose de danseurs professionnels. Entre amour, amitié, compétition, rivalités… l’action ne manque pas à l’école de danse. J’ai hâte de pouvoir lire la suite.

Ma note : 7,5/10

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Dumbo – Le roman du film


Dumbo – Le roman du film 

333 pages, éditions Hachette romans, à 16€


Résumé : Partez à la découverte du classique des studios Disney, Dumbo, revisité par Tim Burton.

LE CIRQUE DES FRÈRES MEDICI est peuplé de créatures étranges. Il y a Miss Atlantis, une sirène qui cherche sa voix. Ou bien Rongo, l’homme fort qui jongle entre mille responsabilités. Et enfin, une famille au cœur brisé qui a bien besoin d’être guérie. Holt, ex star du rodéo et ancien combattant. Sa fille, Milly, scientifique en herbe, qui n’a pas très envie de suivre les traces de ses parents. Son petit frère, Joe, un garçon maladroit qui ne rêve que d’une chose : être au cœur de l’arène. Tout change lorsqu’un petit éléphant au talent unique entre en scène. Et lorsque les Frères Medici s’unissent au cirque Dreamland, ils se retrouvent transportés dans un nouveau monde – qui pourrait bien ne pas être aussi parfait qu’il semble l’être.


Extraits « Un cirque, c’est comme une grande famille. »
« Ça n’était pas l’habit qui faisait l’homme, mais la façon dont l’homme portait l’habit.« 

Mon avis : Ce livre est le roman qui reprend le film Dumbo dernièrement sorti par Tim Burton en salles. Je n’ai pas encore vu le film, je ne pourrais donc pas faire de comparaisons entre les deux supports, mais une chose est sûre : le livre est vraiment bien écrit, complet, et il m’a transporté dans le monde fabuleux et féerique du cirque.

Pour apporter de la nouveauté à ses spectacles, le directeur du cirque Medici fait l’acquisition d’un éléphant qui attend un bébé. Il y voit là l’occasion d’attirer encore plus de visiteurs, et donc d’augmenter son chiffre d’affaire. Seulement voilà, le bébé éléphant ressemble à un monstre, avec des oreilles disproportionnés. Milly et son frère Joe vont se prendre d’affection pour ce bébé éléphant, qu’ils rebaptiseront Dumbo. Par ailleurs, le frère et la soeur vont très vite découvrir que malgré sa différence physique, les grandes oreilles de Dumbo pourraient devenir une bénédiction pour sauver le cirque…

Baby Animals Smile GIF by Disney

C’est seulement à mon âge d’aujourd’hui, soit 22 ans, que je découvre l’histoire complète de Dumbo. Même si le personnage en lui-même ne m’était pas inconnu, je ne m’étais jamais vraiment penché sur son histoire : c’est maintenant chose faite !

Que ça fait du bien de retomber, le temps de quelques heures, en enfance, dans un pays imaginaire, où l’impossible devient possible. Je me suis laissé entraîner dans l’univers féerique du cirque, aux côtés d’artistes exceptionnels, qui vivent pour apporter bonheur et sourires aux spectateurs. Bien évidemment, l’histoire n’est pas toute rose, bien au contraire. Le cirque Medici subit de violentes restrictions budgétaires, pour finalement être racheté par un cirque permanent concurrent, dont le dirigeant n’est autre qu’un homme malhonnête, uniquement attiré par l’argent. Mais dans l’ensemble, c’est un magnifique récit de Disney, que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

De plus, je trouve que nous pouvons y déchiffrer un message sociétal à travers le personnage de Dumbo : votre différence est une force, cultivez-la du mieux que vous le pouvez.


Un roman féerique, qui vous fera retomber en enfance. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire complète de Dumbo, et j’irai certainement découvrir l’adaptation cinématographique très prochainement. 

Ma note : 7,5/10

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