Quelqu’un m’attend derrière la neige


Quelqu’un m’attend derrière la neige
de Timothée de Fombelle

52 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 12,90€


Résumé : Parti de Gênes, Freddy d’Angelo doit livrer ses gelati en Angleterre pour les fêtes de Noël. Tandis qu’il part seul et fatigué à bord de son camion frigorifique jaune, une hirondelle quitte l’Afrique, à contre-courant de ses congénères, bravant le froid hivernal. Une troisième vie est en jeu dans cette histoire, encore plus fragile que les deux premières.


Extraits : « Les hirondelles ne fêtent pas Noël. Quand l’hiver vient, elles sont au-dessus des forêts d’Afrique à se baigner dans l’air trempé. Elles dessinent des boucles dans le ciel. Elles montent très haut puis redescendent en flèche et restent quelques secondes sur le dos, frôlant les cimes des arbres, fendant le nuage de feuilles et de fleurs qui flotte à la surface des forêts.. »

« Pourquoi sont-elles soudain parties vers le sud ?
Elles n’en savent rien. Elles ne fuient même pas vraiment la neige, dont elles ont seulement entendu parler, ni le froid, mais elles se sentent incapables de ne pas être là, à disperser les moucherons, à gribouiller le bleu du ciel. »


Mon avis : L’année dernière, j’ai eu la chance de découvrir le dernier album de Timothée de Fombelle, nommé Capitaine Rosalie. Il racontait l’histoire d’une petite fille en pleine Première Guerre Mondiale. Tant l’histoire que les magnifiques illustrations m’avaient bouleversée, tant et si bien que je lui avais mis la note maximale, soit 10/10. En cette fin d’année, l’auteur revient avec un nouvel album jeunesse, Quelqu’un m’attend derrière la neige.

Nous sommes en plein hiver, en période de Noël. Freddy d’Angelo, un livreur de glaces, passe ces fêtes de fin d’année seul, au volant de son camion de livraison. En parallèle, une jeune hirondelle quitte la chaleur de l’Afrique pour se diriger vers le nord, où, pense-t-elle, quelqu’un l’attend derrière la neige. Leurs chemins vont se croiser et révéler un troisième destin, qui les lieront à tout jamais.

Comme d’habitude, je ne peux qu’applaudir le magnifique travail d’illustration réalisé par Thomas Campi. Ces dessins ont la particularité d’être réalisé à la fois avec des couleurs chaudes et des couleurs passées, qui nous plongent immédiatement dans l’univers féerique de ces fêtes de fin d’année, mais une féerie bien tristounette.

     

En effet, l’ambiance générale de l’album est quand même assez triste, comme vous pouvez le constater avec ces quelques illustrations : les personnages sont seuls, isolés, ternes. Car en cette période de Noël, des milliards de personnes sont regroupées en famille pour célébrer cette fête chrétienne, tandis que des millions d’autres restent seules, sans personne avec qui partager des moments de convivialité. C’est le cas de notre protagoniste, un homme solitaire, déprimé, qui n’a plus goût à la vie, mais qui va trouver un peu de lumière et de chaleur dans la venue de la jeune hirondelle. En définitive, Quelqu’un m’attend derrière la neige est un conte humaniste, qui prône de belles valeurs d’entraide, de solidarité et d’amour. Le genre de lecture qui fait du bien en cette période de l’année, qui nous rappelle que la vie n’est pas toute rose pour tous.


Un conte de Noël attendrissant, émouvant, poétique et plein d’humanité. Une petite merveille à mettre sous tous les sapins !

Ma note : 10/10

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Magic Charly, tome 1 : L’apprenti


Magic Charly , tome 1 : L’apprenti d’Audrey Alwett

409 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Charly Vernier découvre que sa grand-mère était magicienne. Mais un mystérieux voleur de mémoire, le Cavalier, l’a dépouillée de ses souvenirs et cherche à s’emparer de la source ultime de la magie. Pour la sauver, Charly, aidé par Maître Lin et par son amie Sapotille, n’a d’autre choix que de devenir apprenti magicien.


Extraits : « La magie est une chose vivante qui réagit différemment en fonction de la personnalité de chacun. Nous ne faisons que l’interpréter… »

« Selon Charly, les gens avaient le visage qu’ils méritaient. Non pas concernant son aspect général, mais parce que les émotions en marquaient les traits année après année. »


Mon avis : L’apprenti est le premier tome de la toute nouvelle saga jeunesse Magic Charly, qui promet de faire du bruit dans le domaine du fantastique. 

Charly Vernier est un jeune garçon comme les autres… du moins, c’est ce qu’il croyait. Un beau jour, il découvre que sa grand-mère était magicienne, mais qu’un voleur de mémoire, nommé Cavalier, lui a dérobé tous ses souvenirs. Ni une ni deux, aidé par Maître Lin et escorté de son amie Sapotille, ils vont tout faire pour sauver sa grand-mère Dame Mélisse, l’une des plus grandes magiciennes qui puisse exister.

Je n’ai pas l’habitude de lire des romans fantastiques, mais il s’avère que la couverture de celui-ci, les premiers retours positifs que j’en ai eu, ainsi que la quatrième de couverture, m’ont donné envie de le découvrir : et j’ai bien fait ! On plonge immédiatement dans un univers féerique et enchanteresse, où la magie côtoie l’univers rationnel des humains. Balais volants, tours de magie à la pelle, vieux grimoires… on pourrait se croire dans l’univers d’Harry Potter ! 

Charly a d’ailleurs quelques traits du célèbre sorcier précédemment cité, puisque tous deux sont des humains, totalement novices en matière de magie, qui vont débuter comme magicien. D’abord assez maladroits, tous deux vont s’avérer particulièrement doué, avec des pouvoirs qui dépassent souvent l’entendement. Charly va se lier d’amitié avec Sapotille, une autre magicienne, qui s’avère également être une copine d’école. D’abord mal engagée, la relation entre ces deux jeunes gens s’améliore au fil de la lecture… affaire à suivre au prochain tome !

Souvent peu réceptive à ce genre d’univers, je me suis laissé bercer par la plume de l’auteure et j’ai totalement adhéré à l’histoire narrée. Aucun temps mort dans le récit, des actions qui s’enchaînent à un rythme fou, des personnages hauts en couleurs, attachants et singuliers, qui m’ont permis de passer un excellent moment de lecture.

Dans Magic Charly, vous y retrouverez donc : des aventures magiques trépidantes, quelques pincées d’amour, mais pas que.  À travers ce récit, Audrey Alwett souhaitait faire passer un message à ses jeunes lecteurs, mais aussi aux plus âgés, aux adultes et parents. Elle souhaitait mettre en avant l’importance de la descendance et de la transmission des savoirs. Dame Mélisse, la grand-mère de Charly, se retrouve dépossédée de sa mémoire, sans aucune manière de pouvoir transmettre à son petit-fils tous les savoirs magiques qu’elle a accumulée sa vie durant. Charly se retrouve donc comme magicien novice, alors qu’il descend d’une des plus grandes magiciennes qui existe : un comble ! Les récits et paroles des anciens sont donc importants, religieusement précieux. Il faut les écouter, consigner leurs savoirs par écrit et prendre tout ce qu’ils peuvent nous offrir avant qu’il ne soit trop tard. J’ai vraiment apprécié cette moralité de l’histoire.


Plongez au coeur de cet univers magique, qui vous fera rêver autant qu’il vous effraiera. je suis déjà impatiente de découvrir la suite !

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : La tournée au Japon


20, Allée de la Danse : La tournée au Japon
d’Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse vont partir au Japon ! Ils se donneront en spectacle dans plusieurs villes. Depuis qu’elle le sait, Maïna ne pense qu’à une chose : elle va enfin rencontrer Daisuke, un Japonais de son âge, avec qui elle correspond sur un site consacré aux figurines porte-bonheur. Daisuke par-ci, Daisuke par-là… Ses copains finiraient presque par être jaloux !


Extraits : « La bande, ce sont les trois filles, la douce Maïna, la sérieuse Constance et la malicieuse Zoé, mais aussi Sofia, la timide Italienne, Colas, le blond secret, et Bilal, le brun qui s’amuse de tout. Difficile de trouver plus différents… et pourtant, depuis leur arrivée à l’École, ils sont inséparables ! »

« La danse a toujours cet effet sur elle : ses préoccupations, ses craintes ou ses joies disparaissent pour laisser place à sa passion. »


Mon avis : Mademoiselle Pita, la directrice de l’École de Danse à laquelle appartiennent la bande des petits rats, leur réserve une surprise de taille : ils vont tous partir en tournée au Japon ! Tous euphoriques à ce prochain voyage, c’est Maïna, la jeune Martiniquaise, qui l’est sans doute le plus. En effet, la jeune fille entretient depuis quelques mois une conversation sur un forum consacré aux figures porte-bonheur avec un jeune japonais du nom de Daisuke. L’occasion est trop belle : ils doivent se rencontrer ! Mais le garçon ne semble pas être aussi enthousiaste que Maïna.

C’est avec joie que je retrouve l’ensemble des petits héros de cette saga que j’aime tant. Cette fois-ci, toute la bande s’envole vers une nouvelle destination : le Japon ! Là-bas, entre tradition et démesure, ils y découvrent une culture différente de la leur, des objets originaux et des mets exotiques. Finalement, leur tournée passe à la vitesse de l’éclair : 3 villes, des milliers de kilomètres, presque une dizaine de représentations… c’est époustouflant !

Le point d’orgue se situe à Osaka, lors de la rencontre entre Maïna et Daisuke. Malheureusement, elle se fait sans rebondissement : finalement, après plus d’une dizaine de récits de la saga avalés, j’ai l’impression qu’Elizabeth Barféty réutilise des idées de  rebondissements qu’elle a déjà utilisé dans d’autres tomes. Si bien que personne n’est surpris lorsque Daisuke rencontre Maïna au théâtre. C’est le sentiment général que je retiens de ce livre : même si j’adore cette saga jeunesse, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de redites dans les tomes, certains finissant parfois par se ressembler beaucoup. Un petit point négatif qui ne m’empêchera évidemment pas de continuer à découvrir cette saga. On s’y attache, à ces petits rats !


Entre tradition et démesure, suivez les petits rats de l’École de Danse de Paris dans de nouvelles aventures japonaises. Je prends toujours autant de plaisir à les retrouver.

 

Ma note : 6/10

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Judith et Bizarre


Judith et Bizarre de Benoît Richter

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Dans un monde qui exploite les minotaures dès leur naissance, Judith, une petite humaine, en recueille un en cachette et le traite comme un frère…

Judith, 10 ans, vit avec ses parents dans une ferme qui produit des minotaures. Ces créatures, à corps d’homme et tête de veau, sont élevées puis utilisées pour les travaux que les humains ne veulent plus faire. Forts et endurants, mais d’une intelligence très limitée, ils sont exploitables jusqu’à la mort. Un jour, Judith découvre dans la nursery un bébé minotaure inversé : il a la tête d’un humain et le corps d’un veau. Sa naissance a échappé à la vigilance des adultes de la ferme. Judith pressent qu’elle doit s’occuper de lui en secret. Elle a déjà vu des minotaures inversés, mais ils disparaissaient toujours de la ferme très rapidement après leur naissance. Elle va donc le cacher et l’élever à l’insu de tous : lui apprendre à réfléchir et à parler…


Extraits : « Dans la Ferme, le père et la mère de Judith fabriquent des minotaures, c’est un processus extrêmement compliqué. »

« Les parents de Judith pensent que les minotaures sont un don fait par la science à l’humanité, un don qui doit la mener à un monde meilleur, et que jamais on ne devrait les utiliser pour se battre, mais, à partir de ce triste soir, les commandes affluent et l’activité de la Ferme augmente très vite. »


Mon avis : Judith est une petite fille qui vit à La Ferme. La Ferme, c’est l’endroit où ses parents fabriquent et mettent au monde des minotaures. Les minotaures sont des créatures spéciales : à corps d’homme et à tête de veau, elles sont élevées afin de venir en aide aux humains dans les tâches les plus complexes. Mais un peu jour, Judith découvre un minotaure un peu spécial : un bébé au corps de veau et à la tête d’homme. Elle décide de le cacher et de s’occuper de lui.

Judith et Bizarre est un récit sur l’amitié. Judith va se prendre d’affectionner pour cet être, si différent d’elle et de tout ce qu’elle connaît. Elle va s’occuper de Bizarre, lui donner un nom, lui apprendre à parler, à compter, ouvrir son esprit sur le monde. Judith va désobéir à ses parents et prendre des risques au nom de l’amour qu’elle ressent pour cette créature si chétive. Benoît Richter met en avant le dévouement et la solidarité, mais également la compréhension et l’acceptation d’autrui.

Car rien ne les oppose plus que leur physique : Judith est une humaine, Bizarre un minotaure. Mais, malgré leurs différences, ils vont se comprendre et apprendre à s’aimer. C’est une magnifique leçon de vie sur la tolérance. 

En second plan, l’auteur place son récit dans un contexte futuriste, avec la création de minotaures pour venir en aide aux humains dans les tâches les plus viles ou difficiles à faire. Les enfants pourront alors développer leur imagination, et réfléchir à ce sujet, quelque peu complexe : de quoi sera fait demain ? Une courte histoire, mais remplie de sujets intéressants, qui devaient satisfaire autant les enfants que leurs parents.


Judith et Bizarre est une histoire pour enfants qui prône l’amitié et la tolérance. J’ai apprécié la découvrir.

Ma note : 7/10

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20, Allée de la Danse : Le rêve américain


20, Allée de la Danse : Le rêve américain
de Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse sont surexcités : les voici à New York, où ils doivent donner deux représentations exceptionnelles ! Les petits rats en prennent plein les yeux : visites emblématiques, burgers et sodas géants, mais aussi découverte du New York City Ballet?!
Ils y découvrent un style de danse athlétique qui les intrigue ; au point que Maïna hésite à passer les auditions de la School of American Ballet…


Extrait : « Dans la vie, tu dois sans arrêt prendre des décisions, ajoute la danseuse. Renoncer à des possibilités. Sinon, ce seront les autres qui choisiront pour toi. Forcément, tu vas commettre des erreurs. Mais ce n’est pas grave. Parce que c’est aussi comme ça que tu sauras ce qui te plaît et ce qui tu ne veux pas revivre. Alors lance-toi ! »

« Dans Le Lac des cygnes, chaque cygne ne peut pas être unique, pense-t-elle. Et puis qu’est-ce que ça veut dire, « être soi-même » ? Et si moi, j’ai envie de faire partie d’un ensemble, hein ? »


Mon avis : Cette fois-ci, c’est Maïna, la jeune danseuse Martiniquaise, qui est sur le devant de la piste. L’ensemble de la bande de petits rats est partie en voyage à New York, où ils doivent se produire sur une scène mythique. Là-bas, la mère de Maïna et son frère, Olympe, les y rejoignent, pour les encadrer dans leurs visites culturelles. Tout le monde est très excité par la découverte de cette grande ville et de sa mentalité, bien différente de celle des Parisiens qu’ils connaissent. Si bien que Maïna hésite à passer une audition pour intégrer un stage intensif de danse aux Etats-Unis.

C’est toujours un pur bonheur de retrouver l’ensemble des petits rats. Chaque tome est dédié à l’un d’entre eux, et l’auteure aborde des thématiques de société actuelles, qui trouvent facilement échos chez les plus jeunes : la compétition, l’amitié, la jalousie, les différences, etc. Dans Le rêve américain, Maïna est songeuse quant à son avenir dans la danse. Son grand frère Olympe l’a troublée en lui parlant de son métissage, qui serait, selon lui, un obstacle à son évolution dans la danse. Car, comme il le dit si bien, personne n’a jamais vu une Juliette noire ou métisse.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Elizabeth Barféty aborde cette thématique sensible : avec innocence, candeur et bienveillance. Chacun est différent, que ce soit physiquement ou mentalement, mais ces différences ne doivent pas être un entrave à notre évolution, bien au contraire : elles doivent devenir nos forces. La couleur de peau de Maïna est ce qui la rend unique, ce qui la démarque, c’est son identité, ce qui fait qu’elle est telle qu’elle est, et rien ne pourra changer cela. Ce sont surtout ses performances de danseuse qui l’ont amenées là où elle est aujourd’hui, et ce sont ces mêmes performances qui la guideront vers ses objectifs et détermineront son avenir, et non sa couleur de peau.


Un tome qui nous embarque au coeur de New York, entre visites culturelles et représentations de danse. Une histoire qui respire la candeur et la bienveillance.

Ma note : 7/10

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Napoléon


Napoléon de Lucy Lethbridge

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Qui n’a jamais entendu parler de Napoléon Bonaparte, empereur des Français ? Il était un garçon fragile, il est devenu l’homme le plus puissant de son époque. Il habitait une grotte dans les montagnes de Corse, il a fait de Paris sa maison. Et de toute l’Europe, son empire. Voici son histoire.


Extrait : « Napoléon fut confronté à la guerre avant même sa naissance. Alors qu’elle était enceinte de lui, sa mère, Letizia, se retrouva au coeur du conflit corse. »

« Napoléon était d’accord avec eux, tous les hommes devaient être égaux, mais l’idée du pouvoir les avait rendus fous. On aurait cru qu’ils souhaitaient juste tuer les riches. »


Mon avis : Après avoir découvert la biographie raccourcie et simplifiée de Jules César et de Marie-Antoinette, je me suis attaquée à celle d’un autre illustre personnage : Napoléon.

Napoléon Bonaparte est un chef d’Armée, connu principalement pour les campagnes qu’il mena contre l’Italie et l’Égypte, et qu’il remporta haut la main. Après un coup d’état, il finira par diriger la France, et sera nommé Empereur, sous le nom de Napoléon Ier, avant d’être chassé de son pays et exilé sur l’île d’Elbe, où il finira ses jours.

Je ne connaissais que les grandes lignes de l’histoire de cet illustre homme, qui se battra jusqu’au bout pour défendre son pays. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai découvert plusieurs détails de sa vie professionnelle et personnelle grâce à l’admirable travail de synthèse réalisé par Lucy Lethbridge. L’auteure vulgarise la vie de Napoléon en rendant accessible aux plus jeunes la vie tumultueuse de l’Empereur. C’est un personnage important, un héros, devrais-je dire, qui a marqué l’Histoire et à contribuer à faire de la France et du monde en général ce qu’ils sont aujourd’hui. Nous lui devons beaucoup, c’est pour cette raison qu’il est important de connaître les grandes lignes de son histoire.

 

Pour apporter plus de légèreté au récit, de magnifiques illustrations viennent décorer les pages, rendant encore plus vivantes les guerres narrées.


Une courte biographie illustrée de Napoléon Bonaparte, pour permettre aux enfants de découvrir plus facilement ce guerrier et empereur qui a oeuvré à la gloire de la France.

Ma note : 7/10

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Soir de rage


Soir de rage de Hubert Ben Kemoun

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Alex est sur le point d’accéder au plus haut niveau de sa partie de jeu vidéo, quand son père débranche brutalement la console. Tout ça pour assister à un spectacle !
Alex est fou de rage. Il en veut à son père. Il en veut même au monde entier ! L’amour pour son père sera-t-il plus fort que ce moment de rage ?


Extrait : « – Alex ! Tu es prêt ?
Selon moi, il ne faut jamais répondre immédiatement quand votre mère ou votre père vous appelle depuis l’autre out de l’appartement. Laisser hurler son prénom, au moins quatre fois avant de réagir, m’a toujours semblé un minimum.
– Alex ?!!!
Parfois, avant le quatrième appel vos parents se lassent. C’est bien la preuve que cette chose si essentielle qui les faisait s’égosiller sur votre prénom et qu’ils voulaient vous demander n’était pas aussi important qu’ils l’imaginaient. »


Mon avis : Alex est comme tous les petits garçons de son âge : il adore jouer aux jeux-vidéos et n’écoute pas souvent ses parents. Alors, quand son père débranche la prise de la télé, coupant net le petit garçon dans sa partie, Alex n’est pas content. Et il va faire sentir son mécontentement durant toute la soirée, au spectacle de l’école où ses parents l’emmènent. Mais une terrible chose menace son père : l’amour d’Alex pour son père, sera-t-il plus fort que sa rancoeur ?

 

 

J’ai vraiment bien aimé cette courte histoire. J’ai trouvé les personnages touchants et la thématique abordée très moderne.  Nombre de parents se retrouvent accablés par ces jeux-vidéos et divers écrans qui rendent addicts leurs progénitures. Ce n’est pas souvent facile de les écarter de ces réceptacles, car bien trop souvent, s’ensuivent colères, larmes, insultes pour les cas les plus graves.

Mais Soir de rage prouve bien que l’amour est plus fort que tout, et principalement plus fort que la haine et la rancoeur.C’est une histoire pédagogique et moralisatrice, que les parents peuvent aisément faire lire à leurs enfants.


Une courte histoire pédagogique sur un enfant, énervé contre son père. Dialogue, bienveillance, apprentissage de la frustration, amour, sont les maîtres mots de ce récit.

Ma note : 7/10

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