Nos âmes rebelles


Nos âmes rebelles de Samantha Bailly

288 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse


Résumé : L’une écrit, l’autre dessine. La première est aussi solaire que populaire, la seconde timide et solitaire. Sonia finit son premier roman, Lou prépare le concours d’entrée des Gobelins. Car si toutes les deux passent le bac, elles ne rêvent que de partir à Paris étudier. D’ici là, elles développent ensemble leur blog BD, Trames jumelles, dont l’audience ne cesse de croître. Côté cœur, Sonia craque pour Gabriel tandis que Lou se demande ce qu’elle éprouve vraiment pour Vittore…


Extraits : « Elle sait d’expérience que bien chercher, c’est être persuadé que l’on va trouver. »

« Aimer, c’est attendre.
Attendre un signe, un geste, de celui qui nous a imprégnée. De celui qui est soudain devenu le centre de notre monde.
« 


Mon avis : Après Nos âmes jumelles, en avant pour le tome 2 de cette saga jeunesse, avec Nos âmes rebelles. On y retrouve nos deux protagonistes du premier tome, à savoir Sonia et Lou. L’une, Sonia, finit d’écrire son roman. L’autre, Lou, prépare son concours d’entrée dans son école.

Comme dans le premier tome, Samantha Bailly alterne les points de vue entre les deux jeunes filles, consacrant à tour de rôle un chapitre pour chaque demoiselle. Comme dans ce premier opus, on retrouve la complicité et la forte amitié de Lou et Sonia, qui sont deux jeunes filles totalement différentes, mais qui s’accordent à merveille. Leur amitié m’étonnera toujours, mais ça semble fonctionner plutôt pas mal, puisqu’elles se complètent dans leur caractère et leur manière d’aborder la vie, tout comme dans l’art qu’elles pratiquent.

J’avoue avoir lu ce livre en plein mois d’été, alors que j’écris sa chronique près d’un mois plus tard. Et à mon grand désespoir, je ne me souviens que très peu de l’historie. Ce qui signifie bien une chose : le récit en lui-même ne m’a pas pleinement satisfaite, puisqu’il a totalement disparu de ma mémoire. Je le prédisais déjà dans ma chronique du tome 1, mais cette saga jeunesse est somme toute assez banale, dans le choix des thématiques abordées, tout comme dans la manière de les aborder. Je ne pense pas continuer à la découvrir.


Un deuxième tome à l’image du premier : une histoire agréable à lire sur le moment, mais qui manque d’éléments différenciants.

Ma note : 4,5/10

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Un détective très très très spécial


Un détective très très très spécial de Romain Puértolas

120 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,90€


Résumé : Gaspard, brillant trisomique de trente ans d’une curiosité insatiable, vit chez ses parents qu’il adore et cumule deux emplois : vendeur dans une boutique de souvenirs made in China le matin et renifleur d’aisselles pour un fabriquant de déodorant le soir. Mais suite à un tragique accident, ses deux patrons disparaissent et il se retrouve sans emploi du jour au lendemain. Que faire maintenant ? Quel métier exercer ? Détective privé ? Pour Gaspard ce serait le métier idéal. Il réussit d’ailleurs à se faire recruter par un cabinet de détective privé pour enquêter sur la mystérieuse mort d’un patient dans un centre d’éducation spécialisé… Son handicap sera pour une fois un atout.
Mais la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit…


Extraits : « Je me demande si les touristes chinois qui viennent visiter Paris sont conscients qu’ils achètent en réalité des souvenirs fabriqués chez eux. »

« Cinq minutes avant, soit cent cinquante battements de coeur, je n’avais jamais entendu parler ni de Cab Calloway ni du mime Marceau, et voilà que maintenant, sans doute comme les 34 890 256 Terriens qui avaient visionné cette vidéo avant moi, je m’étais lancé, devant le miroir, dans une version moderne et personnelle du moonwalk que j’avais rebaptisé aussitôt marche du mec qui a marché sur une crotte de chien et tente de l’essuyer.« 


Mon avis : Gaspard a 30 ans, il est atteint de la trisomie 21 et vit chez ses parents. Contrairement à de nombreuses personnes atteintes par ce même handicap, Gaspard est lucide, mature et réfléchi, ce qui lui permet de cumuler deux emplois bien distincts et atypiques : vendeur dans une boutique de souvenirs et renifleur d’aisselles. Mais lorsqu’il perd simultanément ses deux travail, Gaspard doit se réorienter et décide de devenir détective. Il intègre alors un hôpital psychiatrique pour mener une enquête sur un mystérieux assassinat.

Je ne connaissais pas du tout Roman Puértolas, qui est un auteur français plébiscité, dont les romans sont pourtant reconnus. J’ai donc été surprise par sa plume, qui se veut à la fois grave et légère. Grave dans le sens où il aborde un sujet difficile et sensible – le handicap mental -, mais il ponctue son histoire d’humour, ce qui allège considérablement le récit. J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale du roman, et surtout les touches d’humour distillées tout du long. La première ligne du livre donne pleinement le ton de l’histoire : « Je me demande si les touristes chinois qui viennent visiter Paris sont conscients qu’ils achètent en réalité des souvenirs fabriqués chez eux. » Fous rire garantis.

Je regrette néanmoins la consistance de l’histoire : avec à peine 120 pages, il est très compliqué de s’immiscer pleinement dans le récit et de s’attacher aux personnages. Je n’aurais pas été contre une cinquantaine de pages supplémentaires, ce qui aurait permis d’aérer l’ensemble du récit, et de développer peut-être plus en profondeur certains points forts de l’histoire – comme le dénouement, par exemple.

En effet, j’ai été particulièrement surprise par la chute finale, à laquelle je ne m’attendais absolument pas… mais finalement, tout prend sens quand on la découvre ! Même si le livre se referme trop brutalement, j’ai aimé passer quelques temps avec Gaspard, qui nous montre qu’être atteint de trisomie n’empêche pas d’être un héros ! Merci monsieur Romain Puértolas de mettre sur le devant de la scène le handicap.

 


Un très court roman, original, plein d’humour et de réflexion sur le handicap mental.   

Ma note : 6,5/10

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Le matin de Neverworld


Le matin de Neverworld de Marisha Pessl

315 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Un an après la mystérieuse mort de Jim, son petit copain, Béatrice n’a toujours pas revu leurs amis. Ils lui cachent quelque chose et la soirée des retrouvailles dérape : un homme étrange leur annonce qu’ils sont coincés au Neverworld et revivront sans cesse la même journée jusqu’à ce qu’ils prennent la décision la plus difficile de leur vie… Mensonges, peurs et sentiments : les masques tombent dans la bande d’amis. Qui sortira vivant du Neverworld ?


Extraits « Dans la vraie vie, il n’y a pas d’entrée triomphale. En tout cas, jamais comme dans nos rêves.
Dans nos rêves, on aimerait quelque chose entre la telenovela colombienne (cris, émotion brute, mascara qui coule) et un discours de Meryl Streep aux OscarTM (paroles chocs, accolades, tout le monde qui se met à chanter en choeur).
Dans la réalité, c’est juste bizarre. »
« – Moi, je vais vous dire ce que c’est que l’amour, annonça Martha en regardant le plafond. C’est le principe d’incertitude d’Heisenberg. Dès qu’on croit qu’il est là et qu’on veut le laisser s’exprimer, eh bien, il disparaît. Il réapparaît plus loin. Puis un peu plus loin encore. Puis ici. Quoi qu’on fasse, on ne peut ni l’enfermer ni le contenir. »

Mon avis : Béatrice a perdu brutalement son petit ami un an plus tôt. Depuis, elle n’a plus revu leur bande de copains communs. Un beau jour, ni tenant plus, elle décide de reprendre contact avec eux, pour résoudre le mystère de la mort de Jim. Mais la soirée dérape : Béatrice et ses amis ont un accident de voiture qui va les plonger dans un univers parallèle appelé Neverworld. Là-bas, un vieil homme leur explique qu’ils vont revivre la même journée éternellement, jusqu’à ce que chacun se mette d’accord : qui survivra et sortira du Neverworld ?

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu une dystopie jeunesse comme celle-ci, et je dois dire que cela fait du bien. Marisha Pessl est une auteure que je ne connaissais pas, mais j’ai bien apprécié découvrir sa plume. Elle nous entraîne dans cet univers parallèle et arrive à nous faire croire, avec beaucoup de facilité, que l’impossible peut devenir possible. J’ai beaucoup aimé l’immersion dans cet espace-temps singulier, où le temps ne passe plus, où tout est figé, répété à l’infini. Quand on se met à la place des personnages, c’est assez glaçant comme sensation.

Ce roman pourra vous faire penser à des films très connus, je pense notamment à Un jour sans fin, du réalisateur Harold Ramis, qui raconte l’histoire d’un homme qui revit encore et encore la même journée. Marisha Pessl a sans doute du s’inspirer de ce film pour écrire son livre, mais les similitudes s’arrêtent ici. En effet, l’auteure incorpore une dose de fantastique en plus, avec la possibilité de voyager dans le temps et de se téléporter  à sa guise. L’action également ne manque pas dans Le matin de neverworld, puisque c’est une réelle enquête que Béatrice, notre protagoniste, va tenter de résoudre, en cherchant la cause véritable de la mort de son petit ami Jim.

Chacun des amis de Béatrice semblent cacher un lourd secret concernant la mort de Jim. Ils éludent tant bien que mal, mais on ressent aisément qu’ils sont au courant de quelque chose de déterminant dans sa mort. La lumière se fera uniquement au dénouement du récit, et la révélation finale se voudra assez étonnante. Retenez une chose : il ne faut jamais se fier aux apparences.


Une très bonne dystopie jeunesse, remplie d’actions et de suspenses. Je vous recommande vivement ce livre !

Ma note : 8/10

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Dans la tête d’une garce


Dans la tête d’une garce de Laurène Reussard

630 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 8,90€


Résumé : Mia est une garce, et elle le sait ! Elle est aussi froide et dominatrice qu’elle est belle et populaire, et enchaîne les conquêtes sans laisser la moindre place aux sentiments. C’est simple, aucun garçon ne lui résiste. Enfin aucun… jusqu’à l’arrivée d’Evan, le très beau « nouveau » du lycée. Heureusement, Mia adore les défis et décide de séduire Evan, coûte que coûte ! Elle se le promet, elle viendra à bout des défenses de ce garçon, quitte à mettre à mal la réputation qu’elle a mis si longtemps à se construire…


Extraits : « Parfois, quand on a mal, on oublie que les autres peuvent avoir des problèmes, eux aussi. »

« – Mon coeur bat trop fort. Je crois qu’il va s’échapper de ma poitrine.
Evan sourit, faisant glisser mon pouce le long de sa douce lèvre.
– Ce serait regrettable. Mais dis-moi beauté, je croyais que tu n’avais plus de coeur ?
– Moi aussi, je le croyais.
Je prends une profonde inspiration. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je raconte. J’ai juste besoin de tout laisser sortir.
– Et c’est quand la douleur du vide que tu as laissé dans mon coeur se fait ressentir que je me rappelle en avoir un. »


Mon avis : C’est avec une pointe de tristesse et beaucoup de déception que je vais tenter de rédiger cette chronique. Car oui, je n’ai pas aimé ce livre, et j’ai lutté tant bien que mal pour en venir à bout néanmoins.

Mia est une jeune adolescente qui se comporte au quotidien comme une vraie garce. Elle n’hésite pas à rabaisser ses camarades, en se moquant à longueur de journées de leurs défauts, ou en les humiliant publiquement sans raison. Quand un jour, un beau garçon nommé Evan fait son apparition à l’école, Mia le prend en grippe. Mais il s’avère que le jeune homme ne semble pas intéressé par la séductrice. Mia, désabusée, elle qui n’a pas l’habitude du rejet et de l’ignorance, va tout faire pour séduire Evan…

De prime abord, ce roman aurait pu me plaire, puisqu’il semblait correspondre à l’un des genres littéraires que j’affectionne : de la romance jeunesse, qui permet la détente et l’évasion. Malheureusement, ses 630 pages ont vite tournées au fiasco total et à la torture. Car oui, Dans la tête d’une garce raconte uniquement les mésaventures de Mia, tentant vainement de séduire Evan… durant 630 pages ! Autant vous dire que je me suis lassé très rapidement de l’histoire, d’autant plus que l’action est presque inexistante.

J’ai eu l’impression que l’histoire n’évoluait pas, que les personnages restaient inchangés tout au long du récit, avec les mêmes réactions, les mêmes comportements, les mêmes paroles parfois. J’avais même la nette impression que certaines scènes du livre se répétaient, tant elles semblaient similaires !

L’histoire était donc peu attractive, mais en plus, les personnages n’étaient pas attachants. Mia et Evan sont les stéréotypes parfaits des deux adolescents beaux gosses lambdas que chaque romanciers utilisent dans ses écrits. Ils n’avaient aucune particularité qui leur était propre pour se différencier de la masse des protagonistes des histoires jeunesse à l’eau de rose. Et malheureusement, ce ne sont pas que les personnages qui étaient constitués de clichés, mais l’ensemble du livre : la garce au physique de rêve qui veut séduire le beau goss ténébreux, l’amour tourmenté des deux jeunes gens, qui ne cessent de se mettre ensemble, puis de se séparer… tout n’est que clichés, tout n’est que banalités et histoires déjà vues.


Un roman jeunesse ennuyant et pas assez travaillé. Souvent la quantité ne signifie pas la qualité, ce livre le prouve une nouvelle fois. Je vous conseille de passer votre chemin avec cette lecture.

Ma note : 2,5/10

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À la tombée du ciel


À la tombée du ciel de Sophie Cameron

309 pages, éditions Nathan


Résumé : Cela aurait pu être une météorite annonçant la fin du monde. Mais ce sont des anges qui ont commencé à tomber du ciel. Face à ce phénomène, chacun réagit à sa manière.

Pour Jaya, 16 ans, difficile de ne pas y voir un signe : sa mère est morte quelques jours plus tôt. Entre ce deuil et un père obsédé par l’idée d’attraper un ange, elle n’arrive pas à faire la paix avec elle-même. Lorsqu’un ange croise sa route, elle va devoir se reconstruire et réapprendre à faire confiance.


Extraits « Les obligations professionnelles ne signifient plus grand-chose quand on croit que la fin du monde est proche. »
« L’espoir est une chose dangereuse car, lorsqu’on nous le retire, on se retrouve encore plus démuni qu’avant. »

Mon avis : J’ai reçu ce livre en éditions non corrigées par les éditions Nathan, sans toutefois l’avoir demandé auparavant. Je ne suis pas une très grande amatrice de roman fantastique, c’est pour cela que j’avais supposé qu’il ne me plairait pas. Je me suis quand même décidé à le lire, en partant toutefois d’un avis négatif. Et quelle surprise…

À la tombée du ciel est le premier tome d’une toute nouvelle saga fantastique jeunesse. Dans un monde tout ce qu’il y a de plus normal, un phénomène extraordinaire vient perdurer le cours des choses : des anges tombent du ciel. Ils ont une apparence humaine, mais portent des ailes, et s’écrasent les uns après les autres sur Terre. Jaya, 16 ans, a suivi son père, obsédé par ces phénomènes, dans un road trip pour tenter de percer le mystère de ces chutes. La jeune fille a a récemment perdue sa mère, et elle y voit là un signe de pouvoir entrer en contact avec elle. Un jour, lorsqu’un ange encore vivant s’échoue à côté d’elle, Jaya va tout faire pour le protéger et tenter d’en savoir un peu plus sur leur monde.

C’est une histoire simple et complexe tout à la fois. On comprend aisément où veut en venir l’auteure, et l’histoire qu’elle nous narre, mais les nombreuses interrogations qui peuplent notre esprit la rende tout à la fois complexe. Qui sont ces Anges ? D’où viennent-ils ? Existe-t-il un autre monde après la mort ? Peut-on entrer en contact avec des personnes défuntes ? Tant de questions qui ne trouvent pas forcément de réponse dans ce premier tome.

J’ai beaucoup aimé le rythme du récit et les nombreuses actions qui le jalonnent. Jaya s’attelle à cacher l’Ange qu’elle a trouvé vivant, pour éviter que d’autres personnes n’en tirent profit, ne le vende et ne le tue à des fins expérimentales. Mais c’était sans compter sur les Futurs Déchus, des groupes d’individus qui tentent de capturer des Anges à de mauvais fins. Jaya, sa soeur Rani et leurs deux nouveaux alliés, Allie et son frère Calum, vont tout mettre en oeuvre pour protéger l’Ange qu’ils cachent du danger.

En parallèle de cette histoire principale, Sophie Cameron incorpore à son récit des thématiques secondaires qui pourraient intéresser les jeunes adolescents, première cible de cette histoire : l’homosexualité, à travers Jaya, la maladie pulmonaire d’Allie, le deuil de Jaya et de sa soeur Rani… La tolérance, la solidarité et l’acceptation, de soi et des autres, sont donc des sujets qui reviennent abondamment dans cette histoire.


Un premier tome satisfaisant, où se mêle mystères et actions. De nombreuses interrogations restent en suspens, c’est pour cela que je lirai avec grand plaisir la suite de cette saga fantastique jeunesse. 

Ma note : 7,5/10

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Si seulement, Lucie


Si seulement, Lucie de Vincent Engel

197 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Depuis l’enfance, Lucie porte un secret. Sa tête est pleine de si qui l’empêchent parfois de faire des choix. Lorsqu’elle rencontre Jim, elle voit en lui une sorte d’extraterrestre. Elle le déteste tout de suite car elle sait qu’elle pourrait tomber amoureuse de lui. Jim vit dans ses rêveries. Il s’intéresse à des sujets qui n’intéressent personne et vice-versa. Lorsqu’il croise le regard de Lucie, il sait qu’elle est différente des autres filles. Il sait aussi, à ce moment-là, que sa vie va changer.


Extraits « Chaque jour qui passe, elle me semble incroyablement jolie. Chaque jour qui passe, elle me semble plus belle. Ça aussi, c’est idiot. Ce n’est pas possible. C’est le regard qui évolue. »
« L’espoir, c’est une habitude qui vous colle aux chaussures. Et même aux pieds, lorsque vous enlevez vos chaussures. À votre peau. C’est une forme d’acné. Sauf que ça vous rend beau, l’espoir. Mais ça vous rend aussi triste que l’acné. Désespéré. »

Mon avis : L’histoire se scinde en deux : le point de vue de Lucie, une jeune fille qui a fraîchement déménagé avec ses parents dans une nouvelle maison. Introvertie et mystérieuse, Lucie ne laisse rien paraître de ses sentiments et de sa personnalité. Puis nous avons Jim, le nouveau voisin de Lucie, qui se trouve avoir le même âge que la jeune fille et être dans sa classe. Jim, souriant et très avenant, va tenter de percer à jour le mystère de Lucie. Qui est-elle vraiment ?

Si seulement, Lucie est une histoire plein de douceur, tant dans les mots qu’utilise l’auteur que dans l’histoire en elle-même. C’est un texte calme et apaisant, qui toutefois cache une histoire forte.

Les personnages sont touchants et terriblement attachants : Jim, sympathique petit garçon, serviable et loyal, va tout faire pour mettre en confiance Lucie. J’ai été touchée par les nombreuses marques d’attention qu’il accordait à la jeune fille – l’attendre tous les matins devant la porte de l’immeuble pour qu’ils puissent faire le trajet menant à l’école ensemble… Malgré le silence et le manque d’émotions de la jeune fille, Jim ne se laisse pas démolir, il use de patience et continue à faire ce que lui dicte son coeur. Peu à peu, en grande partie grâce à Jim, nous allons voir éclore ce petit bout de femme qu’est Lucie. Son sourire s’élargie, son coeur s’ouvre, son histoire s’écoule. Le duo Jim et Lucie fonctionne très bien, leur relation, toute en pudeur et en retenue, m’a apaisée.

Bien évidemment, on ressent de nombreux non-dits, de lourds secrets que cache notamment Lucie. Ceux-ci ne sont révélés qu’au dénouement du récit, et nous permettent de comprendre un peu plus le comportement et la personnalité de cette dernière.


Un récit calme, une histoire d’amour douce, qui met en scène deux jeunes protagonistes attachants et touchants. 

Ma note : 7/10

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20, Allée de la Danse : La révérence


20, Allée de la Danse : La révérence de Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Sofia est désespérée : ses parents vont divorcer et elle se sent responsable. Son père et sa mère étaient en désaccord permanent sur le fait qu’elle étudie loin d’eux, à l’École de Danse de l’Opéra de Paris. Peut-être que tout s’arrangerait si elle rentrait en Italie ? Après tout, là-bas aussi, elle pourrait danser. Mais sans sa bande de copains, ça n’aurait jamais la même saveur et, surtout, serait-elle vraiment prête à renoncer à l’enseignement de la prestigieuse école française ?


Extraits « Heureusement pour Sofia, la vie des élèves de l’École de Danse est très chargée. Ce qui est pratique, quand on n’a pas envie de penser. »
« Tu sais, dit-elle, parfois, on a l’impression que le monde s’écroule toujours autour de nous… Quand les choses changent, ça fait peur. Surtout si on ne l’a pas choisi. »

Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, Allée de la Danse d’Elizabeth Barféty avec La révérence, qui met sur le devant de la scène la jeune italienne Sofia. Cette saga jeunesse, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, met sur le devant de la scène une bande de copains, élèves à l’école de Danse de l’Opéra de Paris. Chaque tome est consacré à un élève différent.

Dans celui-ci, nous retrouvons donc l’italienne Sofia, dont les parents demeurent à Turin. Sofia est donc interne à l’École, et rentre le week-end dans sa famille d’adoption parisienne, qui s’occupent d’elle le samedi et dimanche. La demoiselle ne rentre chez elle, en Italie, seulement pour les grands événements et pour les vacances scolaires. Elle revient notamment de plusieurs semaines passées avec ses parents à l’occasion des fêtes de fin d’année. Et ce moment, qui aurait dû être joyeux et féerique a tourné à la catastrophe : ses parents lui ont annoncé leur divorce. De retour à l’école, la jeune fille est éffrondrée et à du mal à cacher sa peine. Fort heureusement, elle peut compter sur le soutien indéfectible de l’ensemble de ses camardes, qui vont tout faire pour lui redonner le sourire.

Encore une fois, Elizabeth Barféty nous emmène dans les coulisses de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, où l’ambiance est studieuse et les élèves solidaires entre eux. Encore une fois, la joyeuse bande d’élèves va montrer qu’une école de danse, ce n’est pas que de la compétition à longueur de journée, mais c’est surtout des rencontres formidables, des amitiés fortes et du soutien pour les personnes qui en ont besoin.

Dans ce tome-ci, elle traite d’une thématique forte, qui devrait parler à bon nombre de jeunes enfants et adolescents : le divorce de ses parents. C’est un moment très dur à vivre, les changements vont être nombreux, on remet en cause l’ensemble de son quotidien et tout ce que l’on connaissait jusqu’à maintenant. Sofia n’échappe pas à la règle : elle a peur que rien ne soit plus comme avant, elle a peur d’être l’objet du divorce, et surtout, elle a peur de la conséquence que ce divorce pourrait avoir sur sa carrière d’élève au sein de l’école. Car son père, depuis toujours défavorable à son entrée à l’école, souhaite que Sofia se rapproche plus de lui, et revienne vivre en Italie… au grand dam de la jeune fille.


Divorce, peurs, amitié, solidarité… Un tome agréable à lire, qui devrait parler aux jeunes enfants et adolescents.  

Ma note : 6,5/10

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