20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra


20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra
de Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’école de danse de l’Opéra de Paris !
Zoé est ravie : elle va participer avec ses copains de 5e division au ballet de La Belle au bois dormant, à l’Opéra Garnier ! Lors de la première répétition, elle surprend une conversation dans les loges : Camille, une danseuse du Corps de Ballet, semble traverser une déception amoureuse avec un autre danseur de la compagnie. Mais de qui parle-t-elle ? L’insouciante Zoé se met en tête de jouer les Cupidon, quitte à semer la pagaille dans le bon déroulement du spectacle…


Extrait «  »Je ne sais pas si je serai Étoile un jour, se dit-elle en regardant ses amis. Je ne sais même pas si je serai encore à l’École l’année prochaine… »
Pourtant, elle sourit. Car ce dont elle est certaine, c’est qu’elle n’oubliera jamais ces moments. L’année de ses 10 ans restera gravée dans sa mémoire. Pour toujours. »

Mon avis : Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous connaissez forcément la saga jeunesse 20, Allée de la Danse écrit par Elizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris.

Dans Enquête à l’Opéra, Zoé, une jeune danseuse de bientôt 10 ans, entend des bruits de couloirs entre deux danseuses plus âgées. Ni une ni deux, elle pense qu’il s’agit de rumeurs amoureuses. Accompagnée de sa bande de copains – Bilal, Colas, Maïna, Constance et Sofia -, Zoé va tout faire pour retrouver les deux amoureux et pour les faire se mettre ensemble. Une véritable enquête amoureuse débute au sein de l’école.

C’est toujours un plaisir de retrouver la bande des petits rats, et de suivre leurs aventures au sein de l’école de danse. Je sais qu’à leurs côtés, je passerais toujours un excellent moment de lecture, ponctué de joies et de bonne humeur. Dans ce tome-ci, les petits rats de danse vont mener une véritable enquête au sein de l’école pour percer à jour le mystère qui plane autour de Camille : de qui est-elle amoureuse ? Cet amour est-il réciproque ? Ils vont mettre en place tout un stratagème pour réussir la mission qu’ils se sont confiés.

Leur amitié est très forte, et c’est ce qui ressort le plus dans chacun des tomes. Ils font tout ensemble, ils se soutiennent coûte que coûte, peu importe les épreuves à traverser, rien ne vient jamais enticher la bonhomie qui règne au sein de leur bande d’amis. Tout un chacun aurait rêvé d’avoir une bande d’ami aussi soudée et solidaire que celle-ci !


Fidèle à elle-même, Elizabeth Barféty nous livre un récit léger, où la joie et la bonheur humeur se côtoient pour notre plus grand plaisir. Jusqu’à présent, cette saga jeunesse est un sans faute !

Ma note : 7/10

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20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout


20, allée de la Danse : Petit rat, malgré tout de Élizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Rien ne destinait Bilal à la danse. Et pourtant le voici élève de la prestigieuse école de l’Opéra. Mais tout le monde ne voit pas cela d’un très bon oeil. Bilal est tourmenté par ses anciens copains : d’après eux, la danse, c’est « pour les filles » ! Seulement, Bilal n’ose pas en parler. Ni à ses nouveaux ami, ni à son père qui ne le comprend pas… Le jeune danseur parviendra-t-il à combattre les préjugés ?


Extrait :  « C’est ce mélange de concentration de calme et d’effort qui lui a immédiatement plu dans la danse classique. Il aime la sensation de contrôler son corps et d’être si absorbé qu’il n’y a plus de place pour rien d’autre. Les muscles le tiraillent, son cerveau est entièrement occupé par l’exercice et par la musique.« 


Mon avisJe continue ma découverte de cette saga jeunesse qui met en lumière, dans chacun de ses tomes, un élève de l’école de danse de l’opéra de Paris. Dans Petit rat, malgré tout, nous faisons la découverte d’un garçon, Bilal, qui passe ses journées à l’école de danse, et qui rentre le soir chez lui, dans une triste banlieue, bien loin de la majesté qu’offre le quartier de l’opéra. Et pour cause : Bilal vient d’une famille assez pauvre, qui s’est longuement questionnée sur ce qui avait attiré Bilal dans ce milieu de la danse, très éloigné de tout ce qu’ils connaissent. Si peu à peu, sa famille accepte sa décision, ses anciens copains d’école, eux, se moquent encore fréquemment de son choix. Mais bien sûr, tout ce qui se passe en dehors de l’école reste en dehors de l’école ; ainsi, la bande de copains de l’opéra ne savent pas que Bilal souffre des nombreux obstacles qui se dressent entre lui et la danse.

Bilal est un personnage qui casse tous les stéréotypes qui tournent autour de la danse : ce n’est pas une discipline dédiée spécialement aux filles, ce n’est pas réservé à une classe sociale supérieure, c’est une activité accessible à tous et pour tous. Une belle figure de héros, comme on en trouve que trop peu. Bilal m’a touché ; par sa volonté et son courage, par sa façon de ne pas suivre les chemins préétablis par la vie, mais de se créer ses propres chemins. Peu auraient osés !

Dans ce tome-ci, contrairement aux autres, l’auteure se désaxe un peu de la danse pour se tourner vers les valeurs humaines. Elle nous offre donc un roman sur fond de danse, mais empli en premier plan de magnifiques valeurs : l’amitié, l’amour, l’entre-aide, la solidarité, la différence. Autant de leçons de vie qui donnent à réfléchir (aux plus petits comme aux plus grands). En tout cas, il m’a tant fait réfléchir que je me demande bien si ce n’est mon tome préféré de la saga… A méditer !


 Enfilez vos ballerines, et laissez-vous glisser sur scène : émotions, rires et larmes sont au rendez-vous. Une belle histoire d’amitié, d’amour et d’entre-aide vous y attend. 

Ma note : 7,5/10

 

20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète

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20, allée de la Danse : L’envol d’une discrète 

de Elizabeth Barféty

152 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Loin de l’Italie, son pays natal, Sofia n’a pas tous les jours le moral. Elle est fière d’avoir intégré l’École de Danse de l’Opéra de Paris, institution qui la faisait rêver depuis longtemps, mais le quotidien n’y est pas toujours facile. Elle est timide, très naïve et le français n’est pas sa langue maternelle, ce qui complique les choses en cours, mais aussi avec ses camarades de sixième division…
Elle a l’impression d’être en permanence la cinquième roue du carrosse. La petite danseuse finira-t-elle par trouver sa place et prendre confiance en elle ?


Extraits :  « C’est toujours comme ça. Les autres semblent s’exprimer spontanément, mais pour elle, toute parole est compliquée. Elle passe des heures à rejouer dans sa tête ce qu’elle aurait dû dire, comment elle aurait pu répondre. Des conversations idéales, Sofia en a vécu des milliers. »

« La danse est ma langue maternelle.« 


Mon avis : Les éditions Nathan, en partenariat avec l’Opéra de Paris, continuent de publier leur saga 20, allée de la Danse, narrant les aventures quotidiennes des petits rats de l’Opéra.

Ce tome-ci met en lumière Sofia, une jeune danseuse Italienne, discrète et timide, qui n’arrive pas vraiment à s’intégrer au groupe. Lors d’un de ses cours de Français langue étrange, sa professeure lui propose de tenir un journal intime, pour s’exercer à la pratique de l’écriture française. Sofia obtempère et se met à livrer ses craintes, ses doutes et ses galères dans son journal. Imaginez alors sa peur lorsque la jeune fille ne le retrouve plus. Paniquée à l’idée que quelqu’un puisse lire ce qu’elle y écrivait, elle entreprend de le chercher partout… jusqu’à le retrouver, mystérieusement posé devant sa porte.

Ce qui est bien dans cette saga jeunesse, c’est que chaque tome aborde un sujet de société différent, mais toujours en lien avec la danse et l’opéra. Ici, la timidité, l’insertion sociale à un groupe, l’adaptation à un nouveau pays, à de nouvelles coutumes. Des thématiques qui parlent à tout le monde, puisque l’on peut les retrouver en-dehors du contexte de l’opéra. Arriver à avoir confiance en soi, s’ouvrir aux autres… sont autant de difficultés que beaucoup rencontrent et contrent.

Une autre des lignes directrices de cette saga, c’est la forte cohésion que l’on ressent au sein de leur groupe d’amis. Une cohésion de groupe qui est sans doute la base pour pratiquer la danse classique. Chacun respecte l’autre et l’accepte comme il est, tout le monde s’épaule et s’aide mutuellement. Un vrai cercle d’amis comme il est rare d’en débusquer !

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty manie avec grâce et agilité sa plume, nous emportant dans le monde très fermé des petits rats de l’Opéra de Paris, tout en abordant des thématiques qui parlent à tous (timidité, estime de soi, intégration sociale…). Je suis vraiment conquise par ce partenariat avec l’Opéra de Paris, qui me met des paillettes dans les yeux et me pousse à aller assister à une de ces représentations tant admirées.

Ma note : 7/10

20, allée de la Danse : L’ombre d’un frère

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20, allée de la Danse : L’ombre d’un frère
de Elizabeth Barféty
155 pages, éditions Nathan, à 9,95€

Résumé : Colas a du potentiel, mais il complexe de sa petite taille qui ne lui permet pas de progresser aussi vite que son ami Bilal, bien plus athlétique. Et la situation est d’autant plus dure à supporter pour Colas qu’il vit déjà dans une compétition permanente avec son grand frère, élève en 2e division, qui n’a jamais commis le moindre faux-pas. Quand la directrice annonce qu’un chorégraphe arrive en résidence à l’école, Colas décide de travailler sans relâche pour prouver à tous ce qu’il vaut. Quitte à mettre son corps à rude épreuve.

Extraits :  « En entrant, ils font une révérence aux deux professeurs de danse présents ; à l’École, les élèves doivent saluer de cette façon tous les adultes qu’ils croisent, c’est une tradition qui date de la création de l’établissement. »

« Une vie sans la danse, sans le mouvement, est inimaginable pour lui. « Passer ses journées derrière un ordinateur, assis à son bureau ? C’est ça, le vrai cauchemar », se dit-il. »

Mon avis :  Après avoir lu les deux premiers tomes de cette saga réalisée en partenariat avec l’Opéra de Paris, me voici plongé dans un troisième. Après Amies et rivales et Parfaites… ou presque qui ciblaient principalement des jeunes danseuses, L’ombre d’un frère offre une toute nouvelle vision du monde de l’opéra, puisque nous suivons un jeune garçon dans sa vie quotidienne à l’école de danse.

Pour Colas, la danse était une certitude. Ses parents sont danseurs, et son grand frère aussi, présent dans la même école de danse que lui. Le jeune garçon se sent donc pleinement dans son élément. Malheureusement pour lui, ses parents ne le regarde pas à sa juste valeur, et accordent bien plus d’importance à son grand frère, qu’ils considèrent comme leur relève. Colas se sent délaissé et seul. Il va même jusqu’à remettre en doute ses talents de danseur. Néanmoins, le garçon ne lâche rien et pour montrer de quoi il est vraiment capable, Colas va se dépasser, il va donner le meilleur de lui-même, quitte à se blesser gravement…

Le monde de la danse est vraiment un monde à part entière. La compétition est obligatoire, presque permanente… mais au-delà de ça, il y a quand même une véritable solidarité, que ce soit entre danseurs, ou entre membres de la même famille. Les amis de Colas sont toujours là pour le soutenir et l’aider à surmonter les obstacles de la vie, à effacer les doutes qui l’assaillent. Pour l’instant, c’est ce qui ressort vraiment de chacun des récits de cette saga : cette solidarité, ce soutien, ces belles amitiés.

Encore une fois, on se laisse emporter dans ce tourbillon féerique de la danse classique. On laisse de côté les stéréotypes, en mettant un scène un jeune danseur, tout en montrant la réalité de l’école de danse : une compétition permanente, contrebalancée par des amitiés sans failles. On adore !

Ma note : 7/10

20, allée de la Danse : Parfaite… ou presque

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20, allée de la Danse : Parfaite… ou presque
de Elizabeth Barféty
154 pages, éditions Nathan, à 9,95€

Résumé : Pour tous ses amis, Constance est un modèle de perfection et de sérieux. Elle n’en parle pas, mais elle ne s’accorde pas le droit à l’erreur. Alors quand on lui confie un rôle important dans la démonstration de l’école à l’opéra Garnier, Constance se met une pression infernale. Le jour du spectacle, le pire se produit : elle est prise d’une crise d’angoisse incontrôlable qui l’oblige à quitter la scène ! Comment dépasser cet échec ? C’est Mila, une élève de 3e division passionnée de danse contemporaine, qui va l’aider à lâcher prise. Grâce à cette rencontre, le plaisir de danser reviendra… Et, avec lui, l’envie de s’ouvrir aux autres et à ses propres émotions.

Extraits :  « Pour tous ses amis, Constance est un modèle de perfection et de sérieux. Elle n’en parle pas, mais elle ne s’accorde pas le droit à l’erreur. Alors quand on lui confie un rôle important dans la démonstration de l’école à l’opéra Garnier, Constance se met une pression infernale. Le jour du spectacle, le pire se produit : elle est prise d’une crise d’angoisse incontrôlable qui l’oblige à quitter la scène ! Comment dépasser cet échec ? C’est Mila, une élève de 3e division passionnée de danse contemporaine, qui va l’aider à lâcher prise. Grâce à cette rencontre, le plaisir de danser reviendra… Et, avec lui, l’envie de s’ouvrir aux autres et à ses propres émotions.  »

« C’est frustrant parfois, de ne pas comprendre pourquoi on réussit un exercice un jour… pour le rater le lendemain ! »

Mon avis :  Après Amies et rivales que j’avais lu et beaucoup apprécié, me voici lancé dans un deuxième tome de cette jolie saga. Un deuxième tome tout aussi passionnant et enrichissant que le premier.

Chaque tome cible un danseur à la fois. Dans Amies et rivales nous avions suivi la jeune martiniquaise Maïna dans son quotidien à l’école de danse. Ici, c’est Constance, une autre élève, camarade de Maïna, que nous découvrons plus en détails. Constance est une jeune danseuse d’exception, avec un seul défaut : le stress. Au moment de faire une Démonstration de danse à l’Opéra Garnier, cette dernière perd complètement ses moyens et s’écroule sur scène. Constance prend alors cela comme un échec. Au point qu’elle souhaite totalement arrêter ce qui l’anime depuis toujours, la danse.

Ce qui est bien avec cette saga, c’est que nous sommes confrontés à la réalité du quotidien de ces petits rats de danse. On voit les bons côtés des choses – les représentations, la notoriété -, mais aussi les mauvais, comme ici, avec le tract, les désillusions et déceptions des jeunes danseurs. Ce n’est jamais facile de faire une représentation devant un public. Même les plus expérimentés ont toujours de l’appréhension avant de monter sur scène.

Pour redonner le goût du spectacle à Constance, tous les adultes vont se mobiliser pour lui faire prendre conscience de la chance qu’elle a d’être entrée à l’école et de pouvoir se produire à l’Opéra. Désemparée par son échec, Constance va un temps délaisser la danse classique pour se tourner vers une toute nouvelle forme d’expression des émotions : la danse contemporaine. Un moyen de mettre à nu tous les sentiments qui l’habitent.

Comme dans le premier tome, on retrouve toute la bande d’amis (Colas, Bilal, Zoé…) qui, en dehors des heures d’école et des entraînements de danse, se comportent comme des enfants normaux. Une amitié forte les lie tous ensemble, ils se serrent les coudes et s’entraident au quotidien. C’est vraiment beau.

Vivement le prochain tome, je meurs d’impatience. C’est qu’on commence à s’y attacher à ces petits rats. Ils me donneraient presque envie de danser.

Ma note : 7,5/10

20, allée de la Danse : Amies et rivales

dbc
20, allée de la Danse : Amies et rivales
de Elizabeth Barféty
155 pages, éditions Nathan, à 9,95€

Résumé : Découvrez la vie et les rêves des petits rats de l’École de danse de l’Opéra !

A l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris, c’est l’effervescence. Les filles de la 6e division, les plus jeunes de l’école, sont en compétition pour deux rôles dans un ballet à Garnier. Certaines, comme Constance, se jettent dans le travail, d’autres à l’image de Zoé, se rebellent. Du haut de ses 11 ans, Maïna, elle, ne semble pas concernée. Elle aide ses amis, les encourage, les rassure… sans jamais penser à elle. Elle ne semble même pas consciente qu’elle pourrait être choisie. Alors, elle s’interroge : a-t-elle sa place dans une école d’élite où tous les élèves sont concurrents ? Comment concilier sa passion, son ambition, et ses amitiés ?

Extrait :  « On est toujours seul quand on est malheureux, songe Maïna. Non, se corrige-t-elle aussitôt. On se sent seul. »

Mon avis :  Pour la toute première fois, l’Opéra national de Paris se joint aux éditions Nathan pour publier une série ciblée sur le thème de la danse classique. Entre réalisme et fiction, suivez les aventures de ces petits rats de danse au talent exponentiel.

On va y suivre une bande d’amis, tous membres de l’école de danse – mixte -, qui jonglent entre leurs cours dits normaux et leurs activités de danse. Lorsque la prof de danse annonce que deux danseurs se verront choisis pour danser à l’Opéra Garnier, c’est la folie, tout le monde s’excite et veut remporter sa place. Mais ce qui m’a surprise, c’est que malgré la compétition, les petits danseurs restent dignes et soudés entre eux. La rivalité existe, certes, mais elle est amoindrie par leur forte amitié. Ils savent tous qu’ils méritent leur place dans ce spectacle. Mais seul le plus fort ou le plus entraîné, se verra remettre le premier rôle.

Le lecteur est intégralement immergé dans cet univers qui fait tant rêver. On suit la journée type d’un petit rat de danse, entre les répétitions pour les prochaines représentations et les cours scolaires auxquels ils participent, ils n’ont pas une minute à eux.

Dans cette école, seuls les plus forts y sont admis. Certains viennent même de très loin pour l’intégrer, comme Maïna, notre jeune héroïne, qui a quitté seule son dom-tom natal pour vivre cette aventure exceptionnelle. A l’Opéra de Paris, toutes les cultures se mélangent, ce qui forme cette si belle arabesque d’élèves. Maïna, Bilal, Colas, Zoé… des prénoms aux consonances exotiques regroupés autour d’une seule et même passion : la danse.

L’histoire n’est pas seulement ciblée sur la danse. Bien que nous voyons les élèves évoluer sur scène et en répétition, il y a tout un pan de l’histoire dédiée à l’intimité des danseurs. Maïna, notre héroïne, se soucie de tous ses amis. Elle n’hésite pas à leur venir en aide et à se sacrifier elle-même pour leur bien-être. Un exemple avec Dorothée, une grande amie de Maïna, qui vient de se séparer de son compagnon, lui aussi danseur, Gil. Maïna va aller se plier en quatre pour réconforter son amie et lui faire oublier ce dur moment à passer. Il n’y a pas à dire, les danseurs ont des grands coeurs !

Les danseurs entrent en scène, la magie opère. Nous, spectateurs, ne pouvons qu’admirer la splendeur des gestes, la grâce des mouvements, la sensualité et l’émotion qui filtre de leurs attitudes. J’ai passé un excellent moment aux côtés de Maïna et de ses amis danseurs. Une immersion rare et intense dans l’univers des rats de danse vous attend, vous, futurs lecteurs.

Ma note : 7,5/10