Allie, tome 1 : le déménagement


Allie, tome 1 : le déménagement de Meg Cabot
221 pages, éditions Hachette romans, à 12,90€


Résumé : Allie Punchie en est sûre : sa vie est fichue. Ses parents ont décidé de déménager. Elle va devoir abandonner sa belle chambre rose, ses meilleures amies, son école, et tout ça pour quoi ? Pour une vieille maison délabrée, toute grise et toute grinçante, sans parler de la nouvelle école ! Comment empêcher ce désastre ? Allie est bien décidée à imposer sa loi !


Extraits« Mon père est prof à la fac. Prof d’informatique. Comme ça fait longtemps il a obtenu une chaise. Je crois. Bizarre, non ? Est-ce que ça veut dire qu’avant il n’avait pas le droit de s’asseoir ? Ou alors, c’est une chaire. Je sais plus très bien. Enfin bref, il gagne plus.« 

« Être aimée, c’est important. Quand on n’est pas aimé, on est obligé de manger tout seul à la cantine. »


Mon avis : Quel plaisir de me replonger quelques heures en enfance, à la rencontre de la plume de Meg Cabot, une auteure de littérature jeunesse que j’ai encensé étant plus jeune. Essentiellement connue pour sa saga Journal d’une princesse, elle a su se faire un nom sur la scène de la littérature jeunesse avec des récits traduits dans le monde entier et une adaptation cinématographique de Princesse malgré elle par les studios Disney. Autant dire que son succès n’est plus à faire !

Les éditions Hachette romans rééditent le premier tome de son autre saga célébrissime : Les carnets d’Allie. Dans le premier tome, Le déménagement, nous suivons notre héroïne Allie, qui vient d’apprendre que ses parents avaient décidé de déménager. Ce qui implique un changement de maison, de chambre, d’école, mais aussi d’abandonner sa meilleure amie Mary Kay. Mécontente de cette décision, Allie entend bien tout mettre en oeuvre pour rester dans sa maison actuelle et ne pas partir dans cette autre maison sombre, hantée et peu accueillante, qu’elle déteste tant. Une situation compliquée qu’on dû vivre des milliers d’enfants à travers le monde, qui se reconnaîtront certainement dans les situations présentées par Allie. Ainsi, ils se sentiront moins seuls à devoir affronter de terribles changements et pourront se consoler en partie en riant aux bêtises de la jeune fille.

Allie est façonnée à l’image des autres héroïnes de Meg Cabot : c’est une jeune fille pétillante, pleine d’énergie, très curieuse, imaginative, mature pour son âge, bien qu’elle n’aie pas sa langue dans sa poche et peut se montrer parfois maladroite. La petite particularité d’Allie, c’est qu’elle est obnubilée par les règles de vie en général, règles comportementales, règles de savoir-être en société en particulier. D’ailleurs, le dernier chapitre compile toutes les règles, plus ou moins loufoques, évoquées et inventées par la jeune fille au cours de l’histoire. Certaines sont plutôt censées, tandis que d’autres sont hilarantes !

L’histoire est agrémentée de jolies illustrations colorées, qui mettent en scène Allie et ses amies dans différentes étapes du récit. De sympathiques dessins qui permettent de donner vie à Allie et de colorer davantage l’histoire de paillettes.


Le premier tome d’une saga jeunesse pétillante, énergique, qui nous fait passer un agréable moment aux côtés d’une jeune fille attachante. Les adolescentes devraient facilement s’identifier à Allie.

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-01-628568-8
Illustrations : Anne Guillard

Face à face, tome 2


Face à face, tome 2 de Mercedes Ron
285 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Accompagnée de Sebastian, Ivory était sûre que plus rien ni personne ne pourrait lui faire du mal. Mais son monde s’est écroulé, tout n’était que mensonges, y compris l’homme qu’elle aimait.
Ses ennemis essaient d’anéantir le peu d’espoir qui lui reste, de la soumettre, de la posséder. Plus seule que jamais, elle voudrait que quelqu’un lui murmure que tout ira bien… même si c’est un mensonge de plus.
Blessée par sa trahison, Ivory essaie de se convaincre qu’elle ne ressent plus rien pour Sebastian. Mais au fur et à mesure que les secrets se révèlent, même la volonté la plus féroce ne pourrait la laisser le haïr autant qu’elle le souhaite.
Pourra-t-elle pardonner tant de mensonges ? Pourra-t-elle oublier le passé ?


Extraits« Tu es humaine, Ivory, et encore très jeune pour comprendre que parfois le fait d’avoir des sentiments sombres en notre for intérieur ne fait pas de nous des personnes mauvaises.« 

« Rien ne se fait de façon totalement désintéressée, l’éléphante, dis-je en lui caressant la joue. Ce qui importe, c’est ce qu’on obtient par nos actes. »


Mon avis : En septembre dernier, j’ai fait la rencontre d’Ivory Cortès, la fille d’un multimillionnaire certainement plongé dans des affaires louches. Après le kidnapping d’Ivory, puis sa libération, son père lui a assigné un garde du corps quotidien : Sebastian. Un jeune homme charmant, qui ne laisse pas Ivory indifférente. Mais ce dernier, bien que visiblement sous le charme de la jeune fille, ne cesse de repousser ses avances, sans pour autant lui donner d’explications convaincantes. Pour le rendre jaloux, Ivory se tourne vers Marcus, le fils d’un ami de son père, un homme puissant, résolument décidé à séduire la jeune fille.

Comme dans le premier tome, je retrouve ce qui m’avait tant plût : ce mélange subtil et bien dosé entre scènes d’actions et romance. L’histoire est bien rythmée, les actions arrivent sporadiquement au fil du récit, sans qu’il n’y ait un sentiment de trop ou de trop peu. Le suspense est maintenu à son comble, avec des révélations surprenantes qui viennent ponctuer l’histoire et lui donner un élan supplémentaire pour rebondir efficacement. De même pour l’aspect romantique de l’histoire : Mercedes Ron arrive à doser judicieusement les émotions de ses personnages, nous proposant une romance qui reste naturelle, toute en pudeur et en retenue.

L’histoire d’amour qui se tisse imperceptiblement entre Ivory et son garde du corps se place dans un schéma assez étrange, sorte d’amour yo-yo : quand l’un fait un pas en avant, l’autre fait deux pas en arrière. Aussi, bien que les sentiments entre ces deux individus soient bel et bien présents, on ne peut s’empêcher d’être frustrés par ce manque d’investissement et cet éternel recul. Pour ne pas arranger les choses, une troisième personne vient se glisser au sein de ce duo d’amoureux : Marcus Kozel. À eux trois, ils forment un triangle amoureux intéressant, qui prête à réflexion. Amour réel ? Intérêt économique ?  Amusement passager ? Leurs intentions respectives ne sont pas toujours très claires.

Finalement, comme le premier tome, j’ai dévoré celui-ci en une journée, ne prenant même pas le temps de le savourer pleinement. Quant aux révélations finales de ce deuxième tome, qui concernent essentiellement les affaires crapuleuses du père d’Ivory, auxquelles est lié son garde du corps, elles promettent un troisième opus encore plus explosif que ses deux prédécesseurs. À peine terminé ce volume que j’ai déjà hâte de pouvoir lire la suite !


Un deuxième tome a la hauteur du premier, mélange subtil d’actions et de romance, qui nous laisse présager une suite détonnante !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-711420-8
Traduction : Nathalie Nédélec-Courtès

La rue qui nous sépare


La rue qui nous sépare de Célia Samba
394 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Noémia a dix-neuf ans, Tristan vingt et un. Ils se croisent tous les jours, ils se plaisent, c’est évident. Mais Noémia est étudiante et Tristan est sans-abri. Entre eux, il y a le froid, la société; entre eux, il y a la rue… qui pourrait se révéler difficile à traverser.


Extraits : « Ne laisse pas leur manque d’humanité te faire perdre la tienne. »

« Les avis des gens, c’est comme la position d’une balançoire : toujours différentes, souvent contradictoires. »


Mon avis : Après avoir tant entendu parler de ce roman, j’ai enfin pu l’avoir entre mes mains et le lire assidûment ! L’histoire est simple : une étudiante, nommée Noémia, vivant à Paris en colocation avec son cousin et sa cousine, fait la rencontre d’un jeune sans abri, Tristan, dont elle s’éprend bien malgré elle. Faisant fi de leurs différences socio-culturelles ainsi que de leurs situations respectives, les deux jeunes gens vont se lier d’amitié et entretenir une relation qui défie les préjugés.

Un roman puissant sur les différences. On plonge dans la vie de ce jeune sans-abri, dont la survie est quotidienne. Tristan n’a plus de famille, pas de logement ni d’argent, il ne travaille pas et est obligé de mendier pour pouvoir manger. Chaque jour, il est confronté aux regards de pitié, d’incompréhension, de haine parfois, ou à l’indifférence, cruelle, froide. Quand Noémia lui insuffle un semblant de réconfort en lui apportant une crêpe au sucre, Tristan sent instantanément que cette jeune fille est différente des autres. Elle se moque des différences qui peuvent exister entre eux. Mais bien vite, elle se retrouve rattrapée par ses préjugés. Quand on parle d’un sans-abri, on pense forcément à une personne alcoolique, violente, déshumanisée. La jeune fille ne peut s’empêcher de nourrir des craintes à l’encontre de Tristan, ce jeune homme de prime abord bienveillant, qui n’en reste pas moins un inconnu qui vit dans la rue. Noémia et Tristan développent une relation pudique, atypique, qui sort des sentiers battus et des règles de bienséance. Un duo improbable certes, surprenant, mais touchant, qui peut émouvoir aux larmes. 

De nombreuses thématiques liées à la précarité sont abordées : l’alcoolisme, le proxénétisme, la drogue, la violence, le froid, la faim, la peur… Des sujets sombres, mis en parallèle du message d’humanisme pur qui se dégage des personnages et de leurs actions, des nombreuses lueurs d’espoir qui viennent espérer une échappatoire à la précarité de Tristan. Noémia, comme un phare dans l’obscurité, vient éclairer l’existence de Tristan et lui apporter toute la gentillesse et la générosité dont il a besoin pour retrouver goût à la vie. On ne peut s’empêcher de s’associer à Noémia : qu’aurions-nous fait à sa place ? On s’interroge, on se remet en question, on voit la vie différemment.

À travers cette histoire émouvante, l’auteure sensibilise son jeune lectorat aux problèmes des personnes en situation d’extrême précarité. En France, ce sont près de 300 000 personnes qui vivent dans la rue ; un chiffre en constante évolution depuis de nombreuses années. Chacun, à son échelle, peut contribuer à apporter un peu de chaleur, de sourire et de soutien à ces personnes, souvent isolées, seules, désespérées. Cette histoire peut permettre de changer notre regard, ainsi que nos actions quotidiennes, aussi infimes soient-elles, pour apporter un peu de réconfort aux sans abris. Sachez qu’en achetant La rue qui nous sépare, 1€ est reversé à l’association La Cloche, qui lutte contre l’exclusion des personnes sans abri. Une manière simple et solidaire de commencer à s’impliquer auprès des personnes dans le besoin.

Enfin, sans vouloir aborder trop nettement le dénouement, sachez que Célia Samba a imaginé deux finalités disjointes à son histoire. L’une est réaliste, brute, froide ; tandis que l’autre est une fin alternative plus romancée. Même si je n’adhère pas forcément aux doubles fins, je comprends l’intérêt de l’auteure de ne pas trop brutaliser son public cible – des jeunes adolescents, à partir de 13 ans – avec la première fin crue et pourtant bien trop concrète. Elle m’a d’ailleurs tiré les larmes, ce qui est très rare !


Un roman young adult touchant sur les sentiments qui peuvent naître au-delà des différences. Un sujet délicat, traité avec tendresse et réalisme, qui pourra, je l’espère, apporter une autre vision des sans-abris.

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-714021-4

Arsène Lupin – Gentleman cambrioleur


Arsène Lupin – Gentleman cambrioleur
de Maurice Leblanc
269 pages, éditions Hachette romans, à 12,90€


Résumé : Vif, audacieux, impertinent, rossant sans arrêt le commissaire (qui ici, en l’occurrence, s’appelle l’inspecteur Ganimard), traînant les cœurs après lui et mettant les rieurs de son côté, se moquant des situations acquises, ridiculisant les bourgeois, portant secours aux faibles, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur est un Robin des Bois de la « Belle Époque. »
Un Robin des Bois bien français : il ne se prend pas trop au sérieux, ses armes les plus meurtrières sont les traits d’esprit; ce n’est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate.

Arsène Lupin, après plus d’un demi-siècle, n’a pas vieilli. Il ne vieillira jamais en dépit de son chapeau haut de forme, de sa cape et de son monocle.


Extraits : « Arsène Lupin parmi nous ! l’insaisissable cambrioleur dont on racontait les prouesses dans tous les journaux depuis des mois ! l’énigmatique personnage avec qui le vieux Ganimard, notre meilleur policier, avait engagé ce duel à mort dont les péripéties se déroulaient de façon si pittoresque ! Arsène Lupin, le fantaisiste gentleman qui n’opère que dans les châteaux et les salons, et qui, une nuit, où il avait pénétré chez le baron Schormann, en était parti les mains vides et avait laissé sa carte ornée de cette formule : « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, reviendra quand les meubles seront authentiques. » Arsène Lupin, l’homme aux mille déguisements : tour à tour chauffeur, bookmaker, fils de famille, adolescent, vieillard, commis voyageur marseillais, médecin russe, torero espagnol ! »

« Tant mieux, si l’on ne peut jamais dire en toute certitude : Voici Arsène Lupin. L’essentiel est qu’on dise sans crainte d’erreur : Arsène Lupin a fait cela. »


Mon avisDepuis l’adaptation en série Netflix des célèbres aventures d’Arsène Lupin, les livres de Maurice Leblanc se vendent comme des petits pains. Pour l’occasion, les éditions Hachette romans ont réédité plusieurs ouvrages de l’auteur, dans des collections inédites, magnifiquement réalisées.

Dans Gentleman cambrioleur, le récit se divise en dix nouvelles, plus ou moins égales, qui mettent en scène notre célébrissime cambrioleur français dans des aventures incongrues mais trépidantes. Il cambriole avec facilité et ingéniosité les riches aristocrates, avant d’être arrêté et mené en prison par le célèbre inspecteur de la sûreté, Ganimard… mais doté d’un flegme sans pareil, il réussit un ingénieux tour de passe-passe et s’échappe de nouveau, au vu de tous. J’ai apprécié la continuité dans les nouvelles, qui forment une suite logique à l’histoire, contrairement aux nouvelles classiques, qui ont tendance à changer diamétralement de sujet. Bien que certaines histoires soient assez expéditives, je garde de chacune d’entre elles de bons souvenirs.

C’est la première fois que je me frottais à ce personnage atypique et caractériel qu’est Arsène Lupin. C’est un homme élégant, charmant, très charmeur aussi, à l’apparence désinvolte mais au discours éloquent. Il est perspicace, doté d’un flegme à toute épreuve et très malicieux. J’ai pris beaucoup de plaisir à le suivre dans ses nombreuses aventures. C’est un cambrioleur aguerri, mais ça n’en reste pas moins un humaniste, qui aide les enquêteurs à arrêter les criminels les plus dangereux. Une double casquette étonnante qui fait de ce personnage à part entière, un être d’exception, plein de panache.

Au centre du livre, les éditions Hachette romans ont insérés quelques photographies réalisées par Emmanuel Guimier, extraites de la série Netflix, où l’on peut y voir Omar Sy, personnage principal incarnant Assane Diop, ainsi que d’autres acteurs français connus du grand écran, Ludivine Sagnier ou encore Etan Simon. Un clin d’oeil intelligent à l’adaptation, qui pourrait donner envie à certains lecteurs de commencer la série !

Un roman policier atypique et léger, aux retournements de situation inattendus, parfois fous, mais toujours bien pensés. Le récit est admirablement écrit, l’humour est fin, adapté, bien dosé, l’action est rythmé, tout est fluide. J’ai particulièrement apprécié la dernière nouvelle du livre, Herlock Sholmes arrive trop tard, dans laquelle notre cambrioleur français Arsène Lupin fait la rencontre de Sherlock Holmes, le célèbre détective anglais. Un duo improbable, la rencontre de l’humour british et de l’élégance à la française : surprenant mais euphorisant !


Un récit divisé en dix nouvelles, qui narre les nombreuses aventures du célèbre cambrioleur Arsène Lupin. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ce livre et à découvrir ce personnage espiègle, vif et bourré d’humour. Je ne tarderai pas à lire un autre Maurice Leblanc !

Ma note : 7,5/10

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ISBN : 978-2-01-628516-9

Blue moon – L’esprit de la lagune

 


Blue Moon – L’esprit de la lagune de Laia Lopez
213 pages, éditions Hachette romans, à 13,90€


Résumé : Diana et ses amis pensaient savourer des vacances bien méritées. C’était sans compter qu’une nouvelle série de dangers surgiraient.
Tandis qu’un dragon menace de tout détruire sur son passage, une puissante créature tapie dans les eaux obscures de la lagune s’apprête à sceller un pacte aux conséquences terribles. Comme si cela ne suffisait pas, d’étranges journalistes se mettent à enquêter sur le campus. Pour les sirènes, cela devient impossible de garder secrète leur identité…

De son côté, Eiden est en proie à des cauchemars de plus en plus nombreux, et sa soeur Liv se trouve aussi en mauvaise posture. Diana en est chaque fois plus sûre : une terrible malédiction plane sur leur famille. Alors que le compte à rebours jusqu’à la prochaine pleine lune a commencé, Diana est bien déterminée à sauver ses amis… quelles qu’en soient les conséquences.


Extraits : « À vrai dire, une partie de moi a toujours voulu croire à la magie des contes de fées, mais en grandissant, je me suis forcée à devenir plus rationnelle. Mon père a toujours cru aux sirènes, vous savez ? Il nous parlait d’elles, à Eiden et à moi, mais je pensais que c’était juste les délires d’un ivrogne… Et maintenant je découvre qu’il avait raison ! Je crois que moi-même, au final, je n’ai jamais vraiment cessé de croire en elles… Je veux dire, de croire en vous, en votre existence. »

« Mais l’espoir est la seule chose qui nous reste quand on a tout perdu, tu ne crois pas ? »


Mon avis : Deuxième et dernier tome des aventures de la sirène Diana et de ses compagnons : le bel humain Eiden et sa soeur Liv, le requin Mako et les autres êtres aquatiques Edlyn, Isla et Lucas. Le premier tome, Strawberry Moon – La fille de la lune, m’avait un peu laissé sur ma faim. L’histoire était sympathique, quoiqu’un peu trop enfantine, les personnages attachants, mais pas assez travaillés. Globalement, j’avais quand même adhéré à l’univers fantastique présenté par l’auteure, raison pour laquelle j’ai souhaité lire la suite des aventures des sirènes de la lagune.

Dans ce second tome, l’action commence in medias res. N’hésitez pas à relire quelques passages du premier tome, ou à enchaîner directement avec le deuxième, si vous ne voulez pas être perdu dans la narration d’entrée de jeu. J’ai retrouvé avec bonheur les personnages qui m’avaient enchantés dans le premier tome : la belle Diana, son amoureux Eiden et leurs fidèles amis, tous plus soudés les uns que les autres. J’apprécie particulièrement de suivre cette bande d’amis, composée de personnalités hétéroclites, mais qui arrivent à s’entendre à merveille. Néanmoins, je déplore le manque d’empathie que nous ressentons au-travers des personnages. J’ai l’impression que l’auteure se contente d’énumérer les faits, sans s’attacher à donner du corps à ses héros. Ainsi, aucun ne m’a touché, ni particulièrement ému : j’ai aimé l’histoire, mais j’en suis resté hermétique, en dehors.

Heureusement, comme dans le premier tome, l’attrait principal de cette histoire tient aux splendides illustrations graphiques qui jalonnent le récit. Des planches colorées type manga, qui viennent sublimer l’histoire et la rendre encore plus attractive. Pour les curieux qui souhaiteraient en voir plus, l’auteure, Laia Lopez, est présente sur Instagram sous le pseudo itslopez, où elle publie régulièrement de magnifiques dessins inédits.

L’action est très présente, que ce soit au début du récit, comme à la fin. Point de temps mort pour le lecteur grâce à ce rythme soutenu et intense. La féerie est omniprésente, que ce soit à travers les décors enchanteurs, les somptueux dessins, la beauté des personnages ou la magie occulte elle-même. 

Autre point central du récit : l’amour. Malgré leurs différences, malgré les interdictions proclamées par le conseil de la lagune et en contradiction avec toutes les règles établies, Diana et Eiden s’aiment d’un amour pur et passionnel. Leur histoire d’amour, pudique, doucereuse, est mignonne à découvrir et à voir évoluer. J’en retiendrais certainement le message puissant qui s’en échappe : rien ni personne ne peut contrôler l’amour. D’autres couples se formeront au grès de l’histoire, des couples homosexuels notamment, qui ancre l’histoire dans l’ère moderne et vient compléter la moralité : s’affranchir des règles pour suivre son coeur. Une belle mentalité, qui devraient plaire aux jeunes générations !


Un deuxième tome qui vient clore en beauté la saga fantastique de Laia Lopez. Les magnifiques dessins graphiques viennent sublimer l’histoire, les personnages restent sympathiques, bien que le récit, pas franchement élaboré, ne nous permet pas de nous attacher aux héros.

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-01-628582-4
Traduction : Sandrine Faoro