Dumbo – Le roman du film


Dumbo – Le roman du film 

333 pages, éditions Hachette romans, à 16€


Résumé : Partez à la découverte du classique des studios Disney, Dumbo, revisité par Tim Burton.

LE CIRQUE DES FRÈRES MEDICI est peuplé de créatures étranges. Il y a Miss Atlantis, une sirène qui cherche sa voix. Ou bien Rongo, l’homme fort qui jongle entre mille responsabilités. Et enfin, une famille au cœur brisé qui a bien besoin d’être guérie. Holt, ex star du rodéo et ancien combattant. Sa fille, Milly, scientifique en herbe, qui n’a pas très envie de suivre les traces de ses parents. Son petit frère, Joe, un garçon maladroit qui ne rêve que d’une chose : être au cœur de l’arène. Tout change lorsqu’un petit éléphant au talent unique entre en scène. Et lorsque les Frères Medici s’unissent au cirque Dreamland, ils se retrouvent transportés dans un nouveau monde – qui pourrait bien ne pas être aussi parfait qu’il semble l’être.


Extraits « Un cirque, c’est comme une grande famille. »
« Ça n’était pas l’habit qui faisait l’homme, mais la façon dont l’homme portait l’habit.« 

Mon avis : Ce livre est le roman qui reprend le film Dumbo dernièrement sorti par Tim Burton en salles. Je n’ai pas encore vu le film, je ne pourrais donc pas faire de comparaisons entre les deux supports, mais une chose est sûre : le livre est vraiment bien écrit, complet, et il m’a transporté dans le monde fabuleux et féerique du cirque.

Pour apporter de la nouveauté à ses spectacles, le directeur du cirque Medici fait l’acquisition d’un éléphant qui attend un bébé. Il y voit là l’occasion d’attirer encore plus de visiteurs, et donc d’augmenter son chiffre d’affaire. Seulement voilà, le bébé éléphant ressemble à un monstre, avec des oreilles disproportionnés. Milly et son frère Joe vont se prendre d’affection pour ce bébé éléphant, qu’ils rebaptiseront Dumbo. Par ailleurs, le frère et la soeur vont très vite découvrir que malgré sa différence physique, les grandes oreilles de Dumbo pourraient devenir une bénédiction pour sauver le cirque…

Baby Animals Smile GIF by Disney

C’est seulement à mon âge d’aujourd’hui, soit 22 ans, que je découvre l’histoire complète de Dumbo. Même si le personnage en lui-même ne m’était pas inconnu, je ne m’étais jamais vraiment penché sur son histoire : c’est maintenant chose faite !

Que ça fait du bien de retomber, le temps de quelques heures, en enfance, dans un pays imaginaire, où l’impossible devient possible. Je me suis laissé entraîner dans l’univers féerique du cirque, aux côtés d’artistes exceptionnels, qui vivent pour apporter bonheur et sourires aux spectateurs. Bien évidemment, l’histoire n’est pas toute rose, bien au contraire. Le cirque Medici subit de violentes restrictions budgétaires, pour finalement être racheté par un cirque permanent concurrent, dont le dirigeant n’est autre qu’un homme malhonnête, uniquement attiré par l’argent. Mais dans l’ensemble, c’est un magnifique récit de Disney, que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

De plus, je trouve que nous pouvons y déchiffrer un message sociétal à travers le personnage de Dumbo : votre différence est une force, cultivez-la du mieux que vous le pouvez.


Un roman féerique, qui vous fera retomber en enfance. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire complète de Dumbo, et j’irai certainement découvrir l’adaptation cinématographique très prochainement. 

Ma note : 7,5/10

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L’asperge


L’Asperge de Sarah Morant

377 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Tiens la porte pour la personne qui se trouve derrière toi. Dis bonjour d’un signe de tête à tes professeurs. Souris si tu croises le regard de quelqu’un.
J’ai toujours eu besoin de Post-it pour savoir comment réagir. Ne pas être trop froide. Ne pas parler trop fort. Rire au bon moment. Quand on n’a pas les codes, le monde est très compliqué à comprendre. Et quand on ne comprend pas le monde, comment peut-on se comprendre soi-même ? Peut-être qu’un jour je trouverai quelqu’un ne cherchera pas à me rendre « normale ». Quelqu’un avec qui je n’aurai pas besoin de ces fichus Post-it. Cela dit, peut-être que je le connais déjà…


Extraits « Son père lui avait toujours dit que, pour être heureux, il fallait être droit dans ses baskets. Ne pas mentir, ne pas avoir à se sentir coupable, ne pas manipuler les gens… »
« N’abandonne pas parce que tu as peur. Ne traîne pas déjà des regrets derrière toi, pour que cela t’assomme dans dix ans lorsque tu regarderas ce que tu as fait de ta vie. Vis, Ali.« 

Mon avis : J’ai découvert Sarah Morant il y a quelques années, à travers son premier roman, Timide, où elle s’adressait à une cible jeune adulte, pour leur narrer une jolie romance entre une jeune timide et beau jeune homme rebelle. Avec L’Asperge, l’auteure reprend les codes de son premier roman, en incorporant un personnage solitaire, avec une particularité qui le maintient en marge de la société, qui va faire une rencontre qui va changer le cours de sa vie amoureuse.

Ali est une jeune fille qui souffre du syndrome d’Asperger. C’est un trouble qui appartient à la famille de l’autisme, et qui rend difficile l’interaction et la sociabilisation de la personne qui en est atteinte. Cette particularité a valu bien des peines à Ali : souvent moquée, incomprise, laissée à l’écart, la demoiselle souffre au quotidien de sa différence. Dans son malheur, Ali a le bonheur d’avoir un frère jumeau nommé Blaise, qui l’accompagne et la protège. Ensemble, ils intègrent une nouvelle école où personne ne connaît la particularité d’Ali. Grâce à Blaise, souriant et très sociable, ils vont se créer dans une bande de copains, et faire la connaissance de  Zach, un garçon tout aussi solitaire et introvertie qu’Ali, qui va néanmoins s’ouvrir progressivement aux jumeaux.

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme très peu connue du grand public. Pour être honnête, avant de lire ce livre, je connaissais vaguement le nom de ce handicap, sans réellement savoir ce qui se cachait derrière. L’Asperge permet donc de mettre en lumière le syndrome d’Asperger, qui touche quand même plus de 600 000 personnes dans le monde. Pour la petite anecdote, à l’heure où j’écris cette chronique, un jeune homme nommé Paul, atteint de ce syndrome, est le Grand Maître de Midi dans l’émission Les 12 coups de midi animé par Jean-Luc Reichmann sur TF1. Un très bel exemple, qui prouve que malgré les petites différences engendrées par ce syndrome, ces personnes ne subissent pas de déficience des fonctions intellectuelle et sont en fin de compte, presque comme vous et moi. Il faut faire preuve de tolérance, de compréhension et d’acceptation, tout en gardant en mémoire que les différences sont souvent une force.

J’ai beaucoup apprécié me mettre dans la peau d’Ali, de découvrir les difficultés qu’elle subissait quotidiennement : son anxiété, sa peur des autres, son inadaptabilité… sont autant de caractéristiques qui l’empêchent de s’épanouir pleinement dans sa vie. Mais lorsqu’elle fait la rencontre de Zach, la jeune fille s’ouvre et laisse peu à peu son coeur chavirer. S’ensuit la description d’une jolie romance, toute en pudeur et en fragilité, comme Sarah Morant nous en avait déjà fait la démonstration dans son précédent roman, Timide.


Une romance légère et touchante, qui met en lumière les caractéristiques du syndrome d’Asperger. Une histoire qui transmet un beau message de tolérance et d’acceptation de soi !

Ma note : 7/10

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Pourquoi les filles ont mal au ventre ?


Pourquoi les filles ont mal au ventre ?
de Lucile de Pesloüan et Geneviève Darling

47 pages, éditions Hachette romans, à 10€


Résumé : Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Peslouan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling.

Pourquoi les filles ont mal au ventre ? invite les adolescents à se questionner sur les situations de sexisme que les filles vivent au quotidien. Le livre sensibilise aux inégalités que subissent les femmes dans le monde, ici ou ailleurs avec des illustrations sans tabou, qui racontent une réalité complexe et hétérogène.


Extraits « Les filles ont mal au ventre parce que le sexisme affecte tout le monde, tous les jours, de façon évidente, subtile, simple ou complexe. »
« Les filles ont mal au ventre quand elles entendent des parents dire à leurs petits garçons : « Ne pleure pas, tu n’est pas une fille. »« 

Mon avis : Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un excellent album sociétal qui reflète parfaitement les inégalités que subissent les filles au quotidien. Chaque page débute par la phrase « Les filles ont mal au ventre » et est suivie par une série d’inégalités, de clichés et stéréotypes que nous subissons quotidiennement, consciemment ou inconsciemment. Ces courtes phrases sont accompagnées d’illustrations, réalisées entièrement dans des couleurs violettes et blanches, qui viennent appuyer le propos délivré par l’auteure.

 

Bien que très court, j’espère que cet album pourra faire échos en vous, et pourquoi pas permettre de changer certains comportements. Tout comme les hommes, les femmes ont des droits, qui leur permettent d’être libres de disposer de leurs corps. Ce livre incite à la réflexion et à l’action, pour tenter de faire évoluer les mentalités sur la condition féminine au XXIème siècle.


Un album engagé sur les clichés et inégalités que subissent les femmes dans notre société. Court mais percutant !

Ma note : 8/10

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Agence 42


Agence 42, tome 1 : Terrans de François Rochet

358 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Décembre 2020. Nouvel attentat aux États-Unis. Le gouvernement est décimé et le pays privé des leaders de ses grandes entreprises high-tech.
Six mois plus tard, Franck Goodo est chargé de reprendre l’enquête. Julia Telco, à la tête de l’Agence 42, a des doutes sur l’identité des responsables de l’attaque.
En parallèle, le véritable auteur de l’attentat est à l’affût. Il lui reste encore un coup à jouer sur l’échiquier de son vaste plan. Les premiers indices d’un complot bien plus alarmant, qui dépasse la logique, font rapidement surface.
Franck Goodo tentera de percer le mystère, quitte à mettre son existence en danger…


Extrait « La plupart des gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. C’est d’ailleurs ce qui explique souvent les comportements racistes ou homophobes, l’intolérance, les guerres. C’est un comportement des plus classiques chez l’humain, contre lequel il est souvent difficile de lutter. »

Mon avis : Années 2020. L’Agence 42 est une agence top secrète, qui abrite en son sein des agents spécialisés dans le combat, l’informatique ou la médecine. La planète entière est sous le choc après un attentat terroriste contre la Maison-Blanche, qui a tué les plus grandes puissances des États-Unis : Donald Trump et Marc Zuckenberg, par exemple. L’Agence 42 est mandatée pour rechercher l’auteur de ce crime. Mais ce que l’agent Franck Goodo va trouver ira au-delà du réel. Des nombres, inscrits directement dans le cerveau des terroristes. Qu’est-ce que cela signifie ? Comment est-ce possible ? Là est tout le problème.

Agence 42 est une saga, qui commence avec ce premier tome, dans les années 2020. C’est donc une sorte de dystopie, dans un monde futuriste, où les humains ont développés des technologies de pointes qui n’existent pas encore dans notre monde actuel. Les pires catastrophes arrivent sur Terre, des choses qui vont bien au-delà de notre imaginaire.

J’ai beaucoup aimé la modernité de ce récit et aussi sa complexité. J’ai peur de trop vous en dire, je ne voudrais pas gâcher votre surprise en lisant ce livre, mais sachez que cette saga est beaucoup plus complexe et alambiquée que ce qu’il n’y paraît. Il faut s’accrocher pour suivre l’histoire et il faut bien discerner les personnages et leurs implications dans les différentes actions menées, car tout est une question de perception.

Ce livre vous retournera un minimum le cerveau. Et les informations délivrées font vraiment très peur. En tout cas, j’ai eu le très mauvais réflexe de projeter cette histoire dans la vie réelle, et de me questionner sur la possible adaptation de ce récit à notre monde : et si l’histoire contée était en fait la réalité ? Et pour tout vous avouer : ça fait froid dans le dos !

C’est un premier tome étonnant que nous livre François Rochet. L’histoire est originale, puisque je n’avais encore jamais eu l’occasion de pouvoir découvrir un récit comme celui dont il nous conte l’histoire. C’est avec beaucoup d’impatience et de curiosité que j’attends la sortie du second tome, prévue dans les mois à venir.


Un premier tome complexe mais glaçant, qui va faire bouillonner votre cerveau. Une dystopie originale, au concept moderne et novateur ! J’ai hâte de lire la suite. 

Ma note : 7/10

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Juste un signe


Juste un signe de Liz Plum

474 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : À la suite d’un événement traumatisant, Raine a perdu l’usage de sa voix. Trois ans plus tard, elle est toujours murée dans son silence et communique grâce à ses mains. Entourée par son frère et ses meilleurs amis, Raine s’est habituée à ce mode de vie. Elle en a fait son refuge.Jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque au lycée et vienne fissurer, à coup de sourire, les remparts qu’elle avait soigneusement érigés autour d’elle. Lui est une célébrité locale  : tout juste sorti d’une prison pour mineurs, West Love intrigue autant qu’il inquiète. Il est beau, audacieux et, pour une raison qui échappe complètement à Raine, déterminé à se rapprocher d’elle  ! Il la taquine en permanence, la drague ouvertement et va jusqu’à lui demander de lui enseigner la langue des signes  !Ce que Raine ne sait pas, c’est que West est prêt à tout pour la sortir de son silence.


Extraits  « Toute histoire a une fin. Mais toute fin est un nouveau commencement. »

« – […] Je peux t’affirmer que tu lui plais, Raine, je ne sors pas ça de nulle part.
– OK, alors comment tu le sais ?
En me regardant droit dans les yeux, elle me répond :
– Parce qu’il ne te regarde pas comme il regarde les autres filles.
Sous le choc, je la dévisage pendant un instant, les sourcils froncés.
– Et je sais qu’il te plaît, parce que tu le regardes de la même manière. »


Mon avis : Suite à un événement traumatisant, Raine est devenue muette. Impossible pour elle de prononcer ne serait-ce qu’un son. Cela n’en fait pas d’elle une fille à part, puisque depuis plus de six ans, elle communique donc avec ses amis par langue des signes. Un beau jour, la petite bande d’amis de Raine rencontre West, un jeune garçon fraîchement sorti de prison, pour une obscure raison. Ils vont se lier d’amitié avec lui, et l’inclure dans leur bande d’amis. Mais West semble particulièrement intéressé par Raine, allant jusqu’à lui demander des cours de langue des signes pour apprendre à mieux la connaître. Le frère de Raine, Toby, suspicieux au départ, va peu à peu laisser tomber ses craintes au profit du bonheur de sa soeur.

 

J’avoue que l’histoire me tentait pas mal. Je savais pertinemment qu’une histoire comme celle-ci n’allait pas être l’histoire du siècle, mais je m’attendais néanmoins à passer un agréable moment. Malheureusement, je ressors totalement déçue de cette lecture.

J’ai trouvé que l’histoire contenait beaucoup trop d’incohérences et de scène  trop « surréalistes », qui ont gênées ma lecture. Je pense notamment au moment où Raine, notre protagoniste muette depuis des années, se remet à parler normalement, comme si rien ne s’était passé, comme si rien n’était arrivé, comme si parler était pour elle la chose la plus simple au monde. Je n’y ai pas cru. Quand West apprendre à signer en une semaine. Certainement impossible. Autres scènes qui manquaient de cohérences : lorsque Raine communiquait par langue des signes en voiture avec la personne qui conduisait, ou encore lorsqu’elle parlait en langue des signes à une personne concentrée sur son téléphone et que celle-ci relève pourtant la tête pour lui répondre. Peu probable. Un dernier pour la route ? Les incohérences de l’écriture – serait-ce la faute au traducteur ou à l’auteure elle-même ? – lorsque Raine signe avec ses mains, elle ne parle pas, donc les nombres phrases finissant par « dit Raine », « s’exclama Raine », n’ont aucun sens.

Autant d’exemples qui font que j’ai trouvé cette lecture assez médiocre, d’un point de vue rédactionnel et fictionnel. Je n’ai pas cru à cette histoire, je ne me suis pas attaché aux personnages, je ressentais même parfois un peu d’aversion envers eux, tellement leurs réactions me paraissent clichés et surfaites. Je me permets d’écrire cette critique négative en ayant lu l’intégralité de ce roman – la fin est quand même plus réaliste que les trois quart de l’histoire, mais ça n’en reste pas moins une histoire mal écrite à mon sens.


Cette histoire aurait pu être agréable à lire, mais les trop nombreuses incohérences du récit ont gêné ma lecture. Peu réaliste et trop surfaite, je n’ai pas aimé cette histoire. 

Ma note : 1,5/10

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Destins brisés


Destins brisés de Marine Chaparro

454 pages, éditions Hachette, à 18€


Résumé : À treize ans, Jade a survécu à un accident de voiture qui a emporté ses parents et son petit frère âgé de quatre ans. Depuis, elle est baladée de famille d’accueil en famille d’accueil et s’est jurée de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit.Aujourd’hui lycéenne, elle s’apprête à rejoindre un nouveau foyer. Celui-ci remplit tous les critères de la famille idéale  : une belle maison, des parents unis et sympathiques, des enfants beaux et sûrs d’eux? Pourtant, à peine a-t-elle franchi la porte d’entrée que Jade sent qu’elle ne va pas pouvoir s’entendre avec le fils aîné de la famille d’accueil. Pas du tout. Sportif et séduisant, Sasha incarne tout ce qu’elle déteste. Aucune chance que Jade se plaise dans cet endroit  ! Il ne lui reste qu’à espérer que ce calvaire sera de courte durée?Pourtant, et contre toute attente, Jade se lie d’amitié avec Sasha qui, derrière un sourire permanent, cache une grande souffrance liée à la perte de son propre frère. Les deux adolescents se rapprochent et, ensemble, apprennent à affronter leurs passés douloureux, à faire leurs deuils et à se reconstruire. Les vieux démons qu’ils craignent ne sont pourtant jamais loin  ; parviendront-ils à les combattre et accepter qu’ils ont eux aussi droit au bonheur  ?


Extraits  « Mais qui ne prend pas de risques dans sa vie ne connaît pas sa véritable valeur. »

« C’est ça la vie, avoir des émotions. De la peur et de la joie bien sûr, mais aussi de la tristesse. C’est ça qui nous prouve que nous, on est encore en vie. »


Mon avis : Jade et Sasha sont deux jeunes au destin brisé. Jade a perdu ses parents et son petit frère dans un accident de la route, alors qu’elle même se trouvait dans l’habitacle. Elle les a, en quelque sorte, vu mourir sous ses yeux. Sasha, quant à lui, a perdu tragiquement l’un de ses frères. Jade, alors orpheline, passe de famille d’accueil en famille d’accueil avant d’atterrir dans celle de Sasha. D’abord renfermée sur elle-même, agressive et méfiante à l’égard des autres, elle va peu à peu casser sa carapace et s’ouvrir à Sasha. Tous les deux vont se comprendre, car tous les deux ont vécus des situations dramatiques presque similaires.

Destins brisés est le premier roman d’une très jeune auteure française de 16 ans nommée Marine Chaparro, qui a commencé à partager son histoire aux internautes via la plateforme Wattpad. Fort du succès de son récit, les éditions Hachette se sont emparés de son livre pour le faire découvrir à un plus grand nombre. Ce n’est pas tout le monde qui peut se targuer d’avoir publié son premier livre a seulement 16 ans. Donc mes félicitations à cette jeune auteure, qui, j’en suis convaincue, peut aller très loin dans ce milieu littéraire.

Parlons ensuite de l’histoire en elle-même. Parmi l’ensemble des événements dramatiques qui peuplent ce récit, se cache une romance entre nos deux protagonistes principaux, qui va mûrir et grandir au fil des pages. Leurs douleurs communes, leurs regrets communs, leur attirance physique et psychologique vont les faire se rapprocher très rapidement, au point qu’il n’y avait presque plus de suspens au bout de quelques chapitres : ces deux-là sont amoureux !

L’histoire est sympathique à découvrir, elle se lit rapidement, l’écriture est fluide, le récit assez cohérent, mais il me manquait la petite touche d’originalité en plus, l’aspect « wahou » qui aurait dû rendre ce livre inoubliable. Destins Brisés est certes un bon livre, mais il va s’évaporer très rapidement de ma mémoire.


Une romance agréable à lire, écrite par une jeune auteure française très prometteuse.

Ma note : 6/10

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Quand Dimple rencontre Rishi


Quand Dimple rencontre Rishi de Sandhya Menon

435 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi ? Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.
En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon :
« Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies. » ?

Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise sans l’en informer !
Elle ! Dimple ! Fière de son indépendance, ravie de vivre loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé ? Hors de question !


Extraits  « Les gens qui avaient confiance en eux faisaient du bien aux autres, ils t’acceptaient comme tu étais, avec tes imperfections. »

« Moi, je trouve ça étouffant. Toutes ces règles. On n’a pas le droit de sortir avec des gens qui ne sont pas indiens, et pas avant d’avoir trente ans, sauf quand nos parents essaient de nous trouver un mari. Les filles n’ont pas le droit de s’intéresser à leur carrière plutôt qu’à leur mariage. Elles sont obligées de se maquiller, de laisser pousser leurs cheveux... »


Mon avis : Mon expérience avec cette lecture a été assez spéciale. D’abord tentée pour le découvrir, il est resté plus d’un an dans ma Pile à Lire, attendant son tour d’être lu. Je l’ai sorti la semaine passée, légèrement mitigé quant au déroulé de ma lecture. Et pourtant, quelle surprise de voir que ce roman m’a autant plu !

C’est l’histoire de Dimple, une jeune américaine d’origine indienne, qui va étudier en campus d’été pendant près d’un mois, pour réaliser son rêve : développer une application web et rencontrer Jenny Lindt, une icône du développement numérique. À peine arrivée à San Francisco, dans son école nommée Insomnia Con, Dimple rencontre Rishi d’une manière totalement insolite : ce dernier se présente comme son futur époux. Et pour cause : les parents de Dimple et ceux de Rishi ont essayé d’arranger un mariage entre leurs deux enfants, pour respecter les traditions indiennes. Mais Dimple, indépendante et moderniste, ne compte pas aller dans le sens de ses parents. Malheureusement, bien souvent, l’amour a ses raisons que la raison ignore.

L’histoire se structure avec deux points de vue différents, celui de Dimple et celui de Rishi, qui alternent afin de donner leur vision spécifique sur leurs sentiments, les situations qu’ils vivent, etc.

J’ai totalement adoré le personnage de Dimple. C’est une jeune femme intelligente, fière de son indépendance, ambitieuse et courageuse, a l’opposé de tous les clichés que l’on pourrait se faire d’une jeune femme d’origine indienne. Elle refuse les vieilles traditions, comme le mariage arrangé, elle préfère vivre dans l’ère du temps et jouir de sa liberté sans impunité.

Rishi est également un très bon personnage. Malgré la richesse et le pouvoir de ses parents, qui gagnent énormément d’argent, il ne se montre pas arrogant et irrespectueux comme peuvent l’être d’autres personnages du livre à la condition économique aisée. C’est un garçon très bon, respectueux à la fois des traditions et de ceux qui l’entourent, sincère dans ses sentiments, et protecteur avec ceux qu’il aime.

On se retrouve donc très rapidement face à une romance, qui va naître entre ces deux personnages, qui vont terriblement bien ensemble. Ils vont passer outre les règles imposées par leurs parents et vont bâtir leurs propres règles autour de leur relation. Cette relation se construit sur des bases solides, ils prennent leur temps, sont sincères l’un envers l’autre et démontrent l’amour qu’ils se portent de bien des manières différentes. Assurément, c’est un couple modèle, que beaucoup doivent envier.

Quand Dimple rencontre Rishi, c’est un roman sur la tolérance, qui prône le vivre-ensemble et le respect d’autrui, qui dénonce le harcèlement dans toutes les formes qu’il peut prendre. C’est une belle histoire avec en prime un beau message, universel, qu’il faut propager au maximum autour de soi.


Quand Dimple rencontre Rishi, ce n’était pas gagné. Mais la vie réserve souvent des surprises, et ces deux-là vont en faire les frais. Une belle histoire d’amour, qui traite aussi de sujets de société forts. J’ai beaucoup aimé.

Ma note : 9/10

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