Le gang des rêves


Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

943 pages, éditions Pocket


Résumé : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?


Extraits : « Si quelqu’un fait du mal à une femme, je lui coupe le zizi de mes mains et puis je le tue. Ce sont les règles de ma bande, fit Christmas en faisant un pas vers le garçon. Et s’ils me font la peau, je reviendrai de l’au-delà pour faire de leur vie un cauchemar sans fin. Ceux qui s’en prennent aux femmes sont des lâches. »

« Nous les femmes, c’est le genre de choses dont nous sommes capables : nous gardons pour nous les choses qui comptent vraiment. »


Mon avis : Je ne sais par où commencer cette chronique. Il faut dire aussi que Le gang des rêves est très dense – près de 1 000 pages quand même ! -, le raconter entièrement prendrait un temps fou.

L’histoire se déroule dans les années 1920 aux États-Unis, à New York, précisément. C’est là-bas que vit Cetta, une très jeune prostituée italienne, nouvellement mère-fille d’un petit garçon qu’elle nomma Natale, mais qui fût rebaptisé Christmas lors de leur arrivée en Amérique. Cetta vit avec Sal, son mac, comme on pourrait l’appeler. Elle élèvera Christmas dans l’amour, le chérira autant qu’elle pourra, en espérant que le jeune garçon puisse s’offrir un avenir bien meilleur que le sien. Christmas grandira dans ce quartier malfamé de New York, entouré de l’amour de sa mère, de son copain Santo, avec qui il montera un gang – celui des Diamond Dogs -, et de ses rêves américains de richesse, de prospérité, de célébrité et de liberté. Mais sa vie basculera lorsqu’il sauvera Ruth, une très jeune fille comme lui, qu’il trouvera presque inconsciente et couverte de sang sur le bord de la route. Ruth est issue d’une famille aisée, tout les oppose, et pourtant… il semblerait que les sentiments commencent à poindre entre ces deux jeunes enfants.

Cette même semaine, quelques jours seulement avant de débuter Le gang des rêves, j’ai terminé Hôtel Castellana de Ruta Sepetys, un roman historique qui comporte de nombreuses similitudes avec ce livre-ci. Les deux histoires sont ancrées historiquement, dans chacune d’entre elles, deux jeunes gens, issus de milieux sociaux différents, s’amourachent l’un de l’autre, avant d’être contraint de se séparer pour une durée indéterminée. Mais, malgré les nombreux obstacles qui se dressent sur leur passage, ils ne cesseront de s’aimer et se retrouveront coûte que coûte. J’ai adoré Hôtel Castellana et autant vous dire que j’ai tout autant apprécié Le gang des rêves. Il semblerait que j’ai découvert le genre littéraire qui me faisait particulièrement vibrer. Donc, si par le plus grand des hasards, vous aviez des suggestions de lectures dont les thématiques concordent avec ces deux histoires, je suis toute ouïe !

Pour en revenir à cette histoire, Luca Di Fulvio, un auteur italien, s’attaque au rêve américain et à l’idée que l’on s’en fait. J’ai beaucoup aimé découvrir un milieu malfamé de New York, peuplé de gangsters et de mafieux qui font régner la terreur et ne semblent reculer devant rien ni personne. Le contraste entre les quartiers pauvres du Lower East Side où réside Christmas et l’idée que l’on pourrait se faire d’une mégalopole mondiale est saisissante. L’auteur nous dépeint l’essor de l’Amérique, avec l’apparition de la radio, l’augmentation de la fréquentation des théâtres, la montée en puissance du cinéma à Hollywood, les stars et leurs multiples dérives, la lutte des minorités et le racisme ambiant. C’est tout un contexte historique qui est dépeint dans ce roman, qui nous projette sur un autre continent, à une autre époque, à la découverte du New York émergeant.

Nous allons suivre l’évolution de notre protagoniste, Christmas, un jeune garçon dynamique, courageux, sympathique, honnête et pragmatique. Il désire s’en sortir et tentera par tous les moyens de réaliser ses rêves. Car le rêve américain, ou « American way of life » est utilisée pour la première fois dans le livre The Epic of American (1931) écrit par James Truslow Adams, qui le définissait comme l’accès aux libertés fondamentales et à l’ascension sociale par le mérite. Une très belle définition, qui donna espoir à de très nombreux jeunes, comme Christmas, qui poursuivra ses rêves de gloire et de reconnaissance jusqu’à leurs accomplissements.

Le gang des rêves m’a littéralement envoûté. J’ai adoré l’ambiance dans laquelle Luca Di Fulvio place son histoire, j’ai adoré les protagonistes, Christmas, bien évidemment, mais aussi Ruth, Santo, Cetta, Sal… L’auteur s’attarde sur chacun d’eux, dressant d’eux un portrait en profondeur, même des plus secondaires. Ainsi, on s’attache à tous ces personnages, ils nous émeuvent, nous fascinent, nous révulsent… on passe à travers un spectre d’émotions inimaginables, qui nous marquera à tout jamais.


Un roman historique sur la naissance de l’Amérique, peuplé de rêves, d’amours, d’amitiés et d’espoirs, qui m’a totalement conquise. Ne soyez pas effrayé par le volume de ce livre : l’écriture de l’auteur est tellement addictive que les pages défilent à un rythme fou, sans aucun temps mort. Je vous recommande  fortement cette histoire !

Ma note : 10/10

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