IMM

IN MY MAILBOX

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

 

 

Première réception de la semaine et pas des moindres : Y aura-t-il trop de neige à Noël de Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille, édité chez Charleston. Un collectif d’auteurs qui se sont regroupés pour écrire quelques nouvelles pour les fêtes de fin d’année. Pour ne rien vous cacher : je me garde ce livre sous le coude pour le lire durant le week-end qui précède Noël !

12 nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique !
C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa soeur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie !
Êtes-vous prêt pour un Noël 100 % comédie, 100 % romantique, 100 % magique ?

 


Deuxième réception qui m’a fait trop plaisir : le fameux 13 reasons why de Jay Asher édité chez Le Livre de Poche jeunesse. Depuis le temps que j’entends parler de cette histoire, je vais ENFIN pouvoir la découvrir à mon tour. Je suis terriblement impatiente !

Clay Jensen ne veut pas entendre parler des enregistrements qu’Hannah Baker a laissés. Hannah est morte, ses secrets avec elle. Pourtant, son nom figure sur ces enregistrements. Il est l’une des raisons, l’une des treize responsables de sa mort. D’abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d’Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C’est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

 


En ce moment, tous les livres que je reçois ont l’air hyper méga intenses ! C’est le cas de 54 minutes de Marieke Nijkamp édité chez Hachette romans. Vous comprendrez en lisant le résumé suivant :

Dans une école d’Alabama, un élève enferme ses camarades dans une salle pendant 54 minutes. Parmi eux, quatre de ses proches. Le jeune garçon leur raconte son mal-être puis assassine 39 élèves, blesse volontairement sa soeur d’une balle et se donne la mort.

 


Dernière réception de cette semaine, un livre/album particulièrement magnifique : Le monde en cartes 3D édité chez Nathan. Moi qui adore les voyages, je vais pouvoir m’évader en tourner les pages de cet incroyable album.


Et vous, quels livres ont rejoint votre bibliothèque


 

Littérature allemande·Roman·Seconde guerre mondiale

28 jours


28 jours de David Safier

412 pages, éditions Presses de la cité, à 21,50€


Résumé : Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu’elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l’imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.
Fils de déportés juifs, David Safier revient sur la pire tragédie du xxe siècle en mêlant la petite à la grande histoire. Si l’auteur de comédies désopilantes a changé de registre, il n’a rien perdu de son ambition : confronter le lecteur aux grands questionnements de l’existence en l’arrachant au confort de son quotidien. Avec ce roman d’initiation bouleversant et humaniste, basé sur des événements authentiques, c’est chose faite.


Extraits  « Elle voulait chasser la cendre de son corps, mais elle avait beau tousser, elle n’y parvenait pas. Parce que les morts n’étaient pas dans ses poumons, ils étaient dans sa tête. Pour toujours. »

« Oui, nous avions compris. Mon père savait maintenant qu’on ne pouvait se fier à aucune règle décidée par les Allemands. Saluer, ne pas saluer, c’était pareil, la règle était toujours fixée de façon à leur permettre de nous tourmenter. »


Mon avis : Je tenais à remercier Babelio de m’avoir permis de remporter ce titre lors d’une édition Masse Critique. Grâce à eux, j’ai pu me plonger, le temps de quelques jours, dans une histoire aussi intense qu’atroce.

Retour dans les années 1942, où la guerre fait rage et le monde se déchire. Mira, une jeune adolescente de 16 ans, est condamnée à l’enfermement dans le ghetto de Varsovie. Elle est accompagnée de sa petite soeur Hannah, et de sa maman, qui a légèrement perdue la raison. Pour pouvoir sauver sa famille d’une condamnation certaine aux camps de la mort, Mira décide de rejoindre la Résistance. Elle va faire la rencontre de jeunes tout aussi téméraires qu’elle, et tous vont se battre contre les SS pour sauver leur peau et celle de leur peuple.

Mira, notre protagoniste, est exceptionnelle, tant dans sa façon d’être que dans sa façon de penser et de voir la vie. Elle se montre courageuse, vaillante et pleine de fougue. C’est un bout de jeune femme à part entière, qui est un véritable exemple de persévérance, de ténacité mais surtout de loyauté. Elle est prête à sacrifier sa vie pour celle des personnes qu’elle aime et ça, c’est quelque chose de très fort. J’ai beaucoup de respect pour cette jeune fille, à la fois solide combattante et fragile petite fille.

Durant 28 jours, Mira va se battre aux côtés des jeunes de la Résistance, avant de retrouver la liberté. 28 jours, cela paraît court à nos yeux, mais se révèle horriblement long pour ces jeunes, qui se battent sans relâche, sans cesse sur le qui-vive et qui n’ont aucune certitude de se réveiller vivant un jour de plus. Dans ce ghetto de Varsovie, tout n’est que chaos : les SS attrapent tous les juifs pour les emmener dans les trains, qui les déporteront dans les chambres à gaz. Pour arriver à leurs fins, ils usent de stratagèmes tous plus affreux les uns que les autres : ils brûlent les maisons pour contraindre les juifs à se rendre, ils abusent du mensonge mais surtout de leurs armes.

Ghetto de Varsovie, 1944. Les SS détruisent les habitations pour contraindre les juifs à se rendre. Ghetto de Varsovie, 1944.
Les SS détruisent les habitations pour contraindre les juifs à se rendre.

David Safier arrive à nous faire pénétrer dans le ghetto, en nous décrivant avec réalisme les lieux et l’atmosphère étouffante qui s’en dégage. Je peux vous affirmer que c’est une véritable expérience de vie : j’ai eu l’impression d’être aux côtés de ces jeunes, à me battre moi aussi pour ma survie. C’est quelque chose d’intense et à la fois de très émouvant. Sans rien vous cacher, mais surtout pour ne pas surprendre les personnes à l’âme sensible, sachez que vous croiserez beaucoup de morts durant votre lecture. Des personnes mortes pour rien, à cause du desiderata d’un tyran sans coeur.


28 jours, c’est une lecture dynamique, intense, et très émouvante. David Safier nous plonge dans les affres de la Seconde guerre mondiale, aux côtés de jeunes, engagés dans la Résistance pour la survie de leur peuple. Et vous, quelle sorte d’être humain auriez-vous été ? 

Ma note : 9/10

 

Littérature française·Roman·Romance

Aux Livres Exquis


Aux Livres Exquis de Fanny Vandermeersch

177 pages, éditions Charleston, à 18€


Résumé : Chloé n’aime pas la routine. Mère d’un enfant, mariée à un homme qu’elle ne voit jamais, elle refuse de rester la gentille femme au foyer qui attend son mari. Quand elle lit dans le journal qu’un café littéraire, Aux Livres Exquis, cherche une serveuse en CDD, c’est le rêve. Or, si elle s’entend à merveille avec le comptable, les débuts sont difficiles avec le patron, David. Et quand elle découvre son portrait dessiné à plusieurs reprises dans le carnet d’une cliente mystérieuse qui s’est volatilisée, elle comprend qu’elle arrive à un tournant de sa vie.
Entre muffins brûlés, énigmes, crises de larmes, de rire, voyage au Maroc, révélations sur le décès de sa mère et découverte de ses origines, la vie de Chloé ne sera plus la même.


Mon avisSi vous avez regardé la couverture du livre, vous avez sans doute remarqué le bandeau rouge qui orne sa partie inférieure, à savoir « Le roman feel good idéal pour les amoureux des livres« . Ni une ni deux, en tant que littéraire et lectrice aguerrie, je me suis jeté dessus. Surprenant ?

Aux Livres Exquis raconte l’histoire de Chloé, jeune maman attentionnée et femme d’un homme qu’elle ne voit presque plus. Fatiguée de rester toute la journée à la maison à ne rien faire, Chloé déniche un CDD dans le café littéraire Aux Livres Exquis, en tant que serveuse. Si les débuts avec David, son patron s’avèrent difficiles, leur relation va évoluer rapidement et prendre un tournant inattendu. En effet, lorsqu’ils retrouvent dans le café un carnet abandonné avec le portrait de Chloé dessiné à plusieurs reprises, ils comprennent qu’ils font face à un mystère à percer. Secrets, amours, muffins et cafés vont se mêler pour nous donner une jolie histoire à découvrir.

L’histoire est sympathique à découvrir et se lit très rapidement. Malheureusement, j’ai trouvé le récit assez prévisible, avec une trame assez classique, qui reprend le fil conducteur que chaque romance proposent, à savoir : des problèmes conjugaux, une nouvelle histoire d’amour, une intrigue familiale, des amitiés qui se créent, etc.

La seule valeur-ajoutée qui aurait pu différencier ce livre des autres, c’est le café littéraire Aux Livres Exquis. L’idée d’insérer un tel café est très bonne, mais n’a, malheureusement, pas assez été exploité. En effet, le cadre se met en place, puis le café reste l’arrière-plan du récit, alors qu’il aurait dû être la chose qui distingue cette histoire des autres. En l’occurence, le bandeau rouge de la couverture est mensonger, puisque la thématique du livre et de la littérature n’est pas approfondie au delà de la présence du café littéraire.

L’histoire n’en reste pas moins bonne, douce et lumineuse, avec une protagoniste attachante, tant dans sa façon d’être que dans sa façon de faire face à la vie. Je l’ai trouvé courageuse et battante, mais un peu trop naïve par moments.


Un récit rapide à lire, qui aurait mérité une plus grande originalité narrative. L’idée du café-littéraire n’a pas été assez développée, au détriment de sujets communs à toutes les romances. Sympa à lire sur le moment, mais vite oublié. 

Ma note : 5/10

 

Biographie·Littérature américaine

Comment je suis devenu Malcolm X


Comment je suis devenu Malcolm X de Ilyasah Shabazz et Kekla Magoon

507 pages, éditions Bayard, à 17,90€


Résumé : Les parents de Malcolm l’ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l’internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D’autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d’abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s’étourdir de musique, d’alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l’âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir.


Extraits  « Autour de ce repas de crève-la-faim, on relatait chacun à notre tour les leçons que notre mère nous avait apprises au fil des années, à cette même table. « Il y a tant de beauté et de puissance dans notre passé, nous rappelait-elle lorsqu’elle nous racontait les actions des Noirs qui nous avaient précédés. Vous devez être capables de lire avec discernement, de vous exprimer clairement et de comprendre le monde », estimait-elle avant de nous indiquer une nouvelle page du dictionnaire à étudier. »

« Pour ma mère, le travail allait et venait, en permanence. Maintenant que j’avais compris pourquoi, cela me faisait encore plus mal.
Je croyais que c’était la vie qui était comme ça. Je ne savais pas que c’était un problème de couleur.« 


Mon avisTout le monde connaît Malcolm X, le très grand défenseur des droits des Afro-Américains, porte-parole principal de Nation of Islam, assassiné pour ses convictions. Mais peu connaissent Malcolm Little, le petit garçon noir, orphelin de père et séparé très jeune de sa mère. Ilyasah Shabazz, l’une des filles de Malcolm X, raconte la jeunesse de son père.

                    Malcolm X enfant                                    Ilyasah Shabazz La fille de Malcolm X

Nous voici plongés dans les années 1930, dans un quartier de Lansing, dans le Michigan. Malcolm Little, entouré de ses frères et soeurs, voit partir sa mère dans un hôpital pour personnes dérangées. Placé en famille d’accueil, Malcolm aspire à plus de libertés, et décide de partir vivre sa vie loin de Lansing. Il atterrira d’abord à Boston, puis à New York, où il découvrira la drogue, le trafic, les femmes.

Entre fiction et réalité, la fille de Malcolm X a souhaitée offrir aux lecteurs le soin de démêler le vrai du faux. Elle s’est appuyée sur les dires de sa mère, de sa famille proche et de toutes les personnes qui ont connues Malcolm jeune, pour écrire cette histoire. Certains personnages ont été inventés, certaines actions également, d’autres sont bel et bien réelles, mais ont été embellies. J’ai lu cette biographie comme je lirais un roman ; avec assiduité, intérêt et passion. L’histoire est rythmée, les événements s’enchaînent facilement, il n’y a que très peu de longueurs, ce qui rend le récit agréable à découvrir.

En toile de fond, les auteurs nous font ressentir l’intensité de la ségrégation qui existait à cette époque (lynchage, assassinat, humiliation…).

La jeunesse de Malcolm est mouvementée et plutôt atypique. On a d’ailleurs du mal à croire qu’un gamin qui a vécu cette jeunesse-là, qui a fait autant de bêtises, qui est allé jusqu’à passé plusieurs années en prison, puisse être devenu le grand homme que tout le monde connaît. C’est invraisemblable, mais en même temps, c’est merveilleux. Ilyasah Shabazz le dit bien dans ses notes de fin,

« J’ai partagé ce récit afin que chacun se souvienne que l’espoir existe pour tous. Peut importe ce que nous avons été, peu importent les doutes qui nous assaillent, les erreurs commises, nous sommes capables de dépasser notre situation actuelle, surtout si nous nous appuyons sur les leçons tirées de notre histoire. Chacun a en lui la capacité de changer les choses et de devenir ce que la vie peut lui offrir de mieux.« 

Seule ombre au tableau : la fin du récit, bien trop brutale. L’histoire est bien narrée, assez développée, mais elle se finit abruptement, alors que Malcolm Little n’est toujours pas devenu Malcolm X. Je comprends que les auteurs aient voulues axer le récit autour de l’enfance peu commune de Malcolm, mais un petit chapitre sur l’homme qu’il est devenu par la suite n’aurait pas été de refus. En plus, cela aurait ajouté plus de poids au message d’espoir que souhaitait faire passer sa fille.


Grâce à cette biographie, j’ai (re)découvert Malcolm X, à travers Malcolm Little : un petit garçon noir, vivant entre la drogue, le sexe et l’alcool. C’est un bon récit, rythmé, riche d’informations et de révélations. J’ai prit plaisir à le lire. 

Ma note : 8/10

 

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir !

Voici mon premier In my mailbox du mois de novembre. Comme vous vous en doutez, je n’ai pas posté de IMM ces dernières semaines, non par manque de réception, mais par manque de temps. Du coup, cet article va comporter toutes les nouveautés qui ont rejoint ma bibliothèque durant les semaines qui précèdent. Vous êtes prêts ? 3… 2… 1… LISEZ !

Pour débuter cet article, je vous présente Comment je suis devenu Malcolm X, une biographie de la jeunesse de Malcolm X, écrite par l’une de ses filles. C’est un livre que j’ai reçu dans le cadre d’une masse critique jeunesse organisée par Babelio, et que j’ai déjà terminé de lire. Ma chronique devrait paraître dans la semaine…

Les parents de Malcolm l’ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l’internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D’autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d’abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s’étourdir de musique, d’alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l’âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir.

 


Toujours de la part de Babelio, j’ai eu le plaisir de recevoir 28 jours, un roman écrit par David Safier, édité chez les Presses de la Cité, qui sera ma prochaine lecture. C’est un livre jeunesse, qui parle de la seconde guerre mondiale, qui risque d’être très émouvant !

Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu’elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l’imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.
Fils de déportés juifs, David Safier revient sur la pire tragédie du xxe siècle en mêlant la petite à la grande histoire. Si l’auteur de comédies désopilantes a changé de registre, il n’a rien perdu de son ambition : confronter le lecteur aux grands questionnements de l’existence en l’arrachant au confort de son quotidien. Avec ce roman d’initiation bouleversant et humaniste, basé sur des événements authentiques, c’est chose faite.


Pour poursuivre dans mes réceptions livresques, j’ai eu la joie de recevoir le tome 2 de Shadow house, la saga épouvante jeunesse écrite par Dan Poblocki et édité chez Nathan. Le premier tome m’avait tellement laissé sur ma faim que je suis impatiente de découvrir la suite qu’a donné l’auteur a son histoire.

Poppy, Azumi, Marcus et les jumeaux Wright sont venus au manoir Larkspur.
Ils pensaient trouver la solution à leurs problèmes.
Ils ont trouvé leurs pires cauchemars.

Chaque pièce réserve son lot de mauvaises surprises.
Chaque escalier est un traquenard.
Et dans les couloirs, quelqu’un rôde. Quelqu’un qui veut leur peau.

Ils ne peuvent faire confiance à personne.
Ils doivent se méfier de tout.
Surtout d’eux-mêmes.

Fuis la maison des ombres… si tu le peux encore.


J’ai eu la surprise de recevoir la nouvelle saga des éditions Gallimard jeunesse : La Trilogie de la Poussière, avec le premier tome « La belle sauvage » écrit par Philip Pullman. La couverture est splendide et me fait de l’oeil. J’ai hâte de pouvoir fourrer mon nez dedans !

A l’auberge de la Truite, Malcolm, 11 ans, et Alice, 16 ans, aiment écouter les aventures des visiteurs. Certains sont étrangement intéressés par un bébé nommé Lyra et par son daemon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Alors que de nombreux dangers menacent l’enfant, les deux adolescents s’enfuient avec lui à bord de la Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm.


Pour poursuivre, j’ai reçu L’écossais de Anna Briac édité chez Charleston. La couverture est jolie et nous plonge directement dans l’ambiance de l’Écosse. Je sens que je vais adorer !

Alicia a vingt-six ans, un enfant (Samuel), des diplômes par-dessus la tête, pas de mec, un joli minois et une vie d’octogénaire. Elle travaille pour Lexitrad, une agence de traduction. Sur un coup de tête, elle décide de partir avec son fils en Écosse pour quelque temps. Mais l’aventure risque fort de tourner au vinaigre, entre pannes de voitures, client insupportable, Écossais à la tête dure et voisins qui décident de se mêler de ses affaires…
Une romance sur fond de cornemuse et de pluie fine !


Pour terminer, j’ai reçu un petit livre jeunesse de la part des éditions Nathan, sur « Toutes les question que tu te poses sur la peur ». Il est ludique, accessible, et apprend facilement pleins de choses aux plus jeunes.

 

A bientôt pour de nouvelles réceptions !
Littérature argentine·Thriller

L’opossum rose


L’opossum rose de Federico Axat

507 pages, éditions Le Livre de Poche, à 8,30€


Résumé : Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque le destin s’en mêle et qu’un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Jusqu’à lui glisser un mot sur le palier.
Un mot écrit de la propre main de Ted, et on ne peut plus explicite : Ouvre la porte. C’est ta dernière chance.
Ted ne se souvient absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre.


Extrait  « Un conseil : si tu veux t’ôter la vie, fais disparaître toutes les photos de tes proches. Il est plus simple de passer à l’acte sans être observé par ses êtres chers. »


Mon avisQuelle histoire ! Quelle claque ! C’est une histoire de fou (et c’est bien le cas de le dire) ! Les amoureux de thrillers psychologiques vont adorer L’oposum rose. Pour ma part, j’ai maudis plus d’une fois Federico Axat de me faire autant tourner en rond, mais j’ai, dans le fond, adoré me faire prendre au piège.

L’histoire peut paraître simple, mais elle est en réalité extrêmement compliquée. Ted McKay est sur le point de se suicider, lorsqu’on sonne à la porte. En allant ouvrir, il découvre un certain Justin Lynch, qui semble très au courant de ce qu’il s’apprêtait à commettre et qui lui propose de se tuer d’une manière particulière : en tuant un assassin puis en assassinant un autre suicidaire pour faire croire à un meurtre et non à un suicide. Ted accepte et fait ce qu’il a à faire. Et si toute cette histoire n’était que mensonges ? Et si tout cela n’était pas réel ?

Les personnes qui désirent se lancer dans la lecture de L’oposum rose doivent être patientes. D’une part parce que ce roman est une petite brique de 500 pages, mais surtout parce que l’histoire semble tourner en rond. Elle ne tourne pas véritablement en rond, mais c’est l’impression que l’auteur souhaite en donner aux lecteurs. On a la sensation d’une histoire qui n’avance pas, qui recule même, avec un mystère qui ne désépaissit pas, une intrigue qui reste floue, des personnages que l’on arrive pas à percer. Et c’est ce qui est génial ! L’auteur révolutionne le genre en proposant une trame narrative tout à fait novatrice, présentée comme un casse-tête gigantesque. Certains peuvent adorer, comme d’autres peuvent détester. Personnellement, j’ai adoré l’audace avec laquelle il réussit à nous prendre, nous manipuler pour nous emmener à croire tout et n’importe quoi, pour nous faire douter de tout et sans cesse remettre en cause nos certitudes.

L’histoire est bien montée, les énigmes sont bonnes, l’intrigue est additive et très prenante. On se laisse facilement prendre au jeu et on est manipulés comme des bleus. Le seul bémol qui me chagrine un peu, c’est le dénouement trop brutal du récit. Après plus de 450 pages à tourner en bourrique et à imaginer mille et une hypothèses à l’intrigue, je trouve dommage que Federico Axat termine son récit aussi rapidement. La fin aurait méritée plus de développement, pour être parfaitement dans la continuité du reste du récit.


Les amateurs de thrillers psychologiques vont être servis puisque L’oposum rose révolutionne un peu le genre. C’est une histoire bien montée, additive mais surtout très surprenante. Toutes vos certitudes vont voler en éclats. Mais n’ayez crainte et poussez la porte : Ted est-il encore en vie ? C’est un polar qui vaut le détour !

Ma note : 8/10
Littérature française·Roman

Trois personnes en forme de poire


Trois personnes en forme de poire de Suzanne Azmayesh

219 pages, éditions L’âge d’homme, à 18€


Résumé : Trois destins de femmes, se croisent se mêlent s’entremêlent.
La première, Madeleine actrice torturée, cocaïnomane, dépressive et seule tente de renouer avec le succès que son premier film lui a amené. Puis Emeline écrivaine en herbe, obsessionnelle et désabusée par sa vie, elle quitte son emploi dans un cabinet conseils pour se consacrer à l’écriture d’un roman, espérant le succès. Et enfin Victoria, la bobo écolo, en couple avec le même garçon depuis le lycée, aspire à partir travailler dans l’humanitaire, pour remplir sa vie.
Il y a aussi Theo Nadea acteur prometteur de  » Cours toujours « , partenaire de Madeleine, obsession d’Emeline et le petit ami de Victoria.
Toutes trois rêvent d’un succès qui n’est pas au rendez-vous. Dans le tourbillon de la vie parisienne, leurs destins s’entrelacent autour de Theo Nadea, au sein du monde factice où elles évoluent. D’un désenchantement à l’autre, entre souffrance et espoir, leurs existences vacillent, basculent.


Extraits :  « Une femme jolie, qui se pense jolie et attache de l’importance à cette joliesse, vieillira avec un poids sur les épaules. Il n’y a rien de pire que de voir décliner et dépérir un attribut auquel on attache une si grande valeur. »

« Le point commun des artistes est sans doute là : dans une perpétuelle course contre la mort, pressés d’accomplir une oeuvre avant qu’il ne soit trop tard. »


Mon avisLe titre et la couverture énigmatiques, alliés à un résumé alléchant : il ne m’en fallait pas plus pour être tentée de découvrir cet ouvrage. Un grand merci à l’auteure, Suzanne Azmayesh, de m’avoir proposé son titre en lecture.

Quatre destins vont se mêler, s’emmêler et s’entremêler. Trois femmes et un homme. Théo Nadea est un acteur célèbre et reconnu. Beau garçon, il est le fantasme de nombreuses femmes. Mais son coeur est prit depuis quelques années, puisqu’il partage sa vie avec Victoria, sa compagne de l’ombre. Victoria souhaiterait se construire par elle-même et arrêter d’être sans arrêt caractérisée comme « la petite amie de Theo Nadea ». D’un autre côté, nous avons Madeleine, actrice également, qui a partagé l’affiche avec Theo. Malheureusement pour elle, le manque de rôle principal l’a fait tomber dans les affres de la drogue. Un soir de débauche, Madeleine va faire la rencontre de Emeline, une jeune écrivaine qui fantasme depuis longtemps sur Théo. Madeleine va faire en sorte de réaliser le rêve de Emeline et de programmer une rencontre entre elle et Théo.

J’ai tardé à écrire mon ressenti sur ce roman, puisque je suis assez embêté : je n’ai ni bien aimé, ni pas aimé. Je suis resté en-dehors de l’histoire, je n’ai rien ressenti de particulier à la lire. D’autant plus qu’aucun des personnages ne m’a touché. L’auteure alterne les points de vue dans la narration : un chapitre est tantôt dédié à Théo, tantôt à Madeleine, ou Emeline… Personnellement, je n’aime pas trop ce type de construction narrative, puisque cela coupe l’histoire et ne permet pas une totale incursion des lecteurs dans l’histoire personnelle de chacun. Mais ce n’est pas le seul bémol qui a gêné mon attachement aux personnages : j’ai trouvé que leurs caractéristiques n’étaient pas pas assez consistantes et qu’il aurait fallu approfondir un peu plus chacune de leurs personnalités.

C’est vrai que j’en ressors un peu déçue. L’histoire est agréable à lire et se lit d’ailleurs très rapidement. Le problème, c’est qu’elle est assez quelconque et s’évapore très vite de l’esprit des lecteurs. La preuve : deux semaines seulement après avoir fermé la dernière page de ce livre, il ne me reste plus qu’un vague souvenir de toute l’histoire. Et toujours une question qui reste sans réponse : je n’ai pas réussi à comprendre le sens caché du titre…


Une histoire agréable à lire pour passer le temps, mais qui manque clairement de consistance. 

Ma note : 4,5/10