Chick-lit·Romance

Sextoys et bulles de savon


Sextoys et bulles de savon de Mily Black

216 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Fanny a tout plaqué pour ouvrir cette boutique. Tout, c’est sa vie, son job d’ingénieur dans une entreprise de cosmétique, et le salaire qui va avec. Pourquoi ? Pour vendre des produits de beauté bio et… des sextoys. Drôle d’idée, lui dira-t-on, surtout dans un petit village qui compte en tout et pour tout trois commerces. Mais l’idée va plus loin que ça. Fanny veut aider les femmes à se sentir mieux dans leur peau, par tous les moyens, pour elle-même surmonter les traumatismes de son adolescence. Alors quand elle fait la rencontre de Jenny, une jeune femme qui montre des signes de maltraitance, elle ne peut rester insensible.

Face aux détracteurs offusqués par ses produits, la jeune femme va devoir faire preuve de persévérance et d’humour. Deux qualités qui lui seront également utiles pour résister au charme d’Édouard, le policier du village qui lui donne du fil à retordre. Elle, qui a pourtant pour règle de ne s’attacher à personne…


Extraits :  « Le sexe a beau être présent partout dans notre société, il reste néanmoins un sujet délicat.« 

« Prendre soin de sa peau ne suffit pas à se sentir mieux. Les femmes ont besoin de s’épanouir, que ce soit dans le domaine professionnel, comme dans celui de l’intime. Les livres les plus récents sur le sujet démontrent l’importance d’une sexualité active et créative. Je ne fais que fournir les bases pour apprendre à apprivoiser son corps. »


 

Mon avisC’est avec le sourire aux lèvres que j’ai débuté ce nouveau roman, signé Mily Black. L’année dernière, cette même auteure m’avait fait passer un bon moment dans Petits dérapages et autres imprévus, une romance légère, qui avait égayée mes journées, tout en me faisant voyager. C’est avec enthousiasme que je réitère donc ma découverte de cette auteure française.

Fanny a eut l’étonnante idée d’ouvrir une nouvelle boutique assez spéciale. Alors que dans l’avant-salle elle vend des produits de beauté bio, dans l’arrière-salle, vous pourrez y découvrir des sextoys. Son idée ? Prendre soin de sa peau et de son corps pour s’épanouir et se sentir mieux. Mais voilà, son idée ne plaît pas à tout le monde, puisque la mère du maire est réfractaire à cette implantation et n’hésite pas à lui envoyer Edouard, un policier, pour lui faire cesser son activité. Hélas, contre toute attente, Fanny va doucement tomber sous le charme de ce policier, à qui elle va faire de nombreuses avances.

Vous l’aurez compris, dans cette romance, l’humour est maître. Fanny est une protagoniste excentrique, qui n’y va pas de main morte pour faire la promotion de son nouveau commerce. Vous la verrez dans des tenues affriolantes, dans des mises en scènes amusantes… Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Ce personnage extravagant est contrebalancé par le conformisme de Madame Lobarde, offusquée et scandalisée par l’idée saugrenue de Fanny. Elle tentera par tous les moyens de lui mettre des bâtons dans les roues. Un jeu du chat et de la souris hilarant !

Mais derrière cette légèreté apparente, se cachent quand même des sujets plus profonds. En effet, l’auteure tend à rendre les femmes maîtresses de leurs propres corps. Elle veut qu’elles s’assument et s’amusent en même temps, et non qu’elles dramatisent à tout va ou se cachent derrière ce que la société impose comme la norme.

De plus, la deuxième grande partie du roman met en avant un sujet des plus sérieux, puisque d’actualité dans notre société : la violence faite aux femmes. Jenny, jeune femme introvertie et réservée, subit les coups de son compagnon, sans jamais se rebeller. Devenue dépendante financièrement de son conjoint, qui l’isole et la coupe du monde entier, Jenny n’a plus d’accroche pour s’en sortir. C’est ce qu’à découvert Fanny, qui va tenter de l’aider du mieux qu’elle le peut. Un bon sujet, bien traité, qui peut permettre d’accompagner certaines femmes vers la libération et l’émancipation conjugale. De quoi redonner espoir à certaines femmes : la prise de parole est primordiale pour se révolter, s’en sortir, et changer de vie.

J’en profite pour vous montrer une courte vidéo qui dure 35 secondes, pour sensibiliser à la violence conjugale et aider les femmes à extérioriser leurs problèmes.


Une romance légère et drôle, qui a quand même l’avantage de faire réfléchir sur certains sujets sérieux : la maltraitance conjugale, ou encore la réconciliation féminine avec son corps. Ne boudez pas votre plaisir et poussez la porte de cette boutique originale… bons moments assurés !

Ma note : 7,5/10
Bilans

Bilan du mois

MAI 2017


→ La lanterne des morts de Janine Boissard (347 pages)
→ Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar (149 pages)
→ Le coeur en braille de Pascal Ruter (313 pages)
→ Le retour de Jules de Didier van Cauwelart (166 pages)
→ Le livre de sable de Jorge Luis Borges (285 pages)
→ La famille trop d’filles : Billy, roi des chaussettes de Susie Morgenstern et Clotka (114 pages)
→ Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange (377 pages)
→ L’histoire de la Bête de Serena Valentino (189 pages)
→ Replica de Lauren Oliver (480 pages)
→ Intouchables de Jena Rose et Lanabellia (410 pages)
→ La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan (444 pages)
→ Marie-Antoinette de Katie Daynes (62 pages)


12 livres lus, soit 3336 pages


Mes coups de coeur du mois :

Mes déceptions du mois :

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir

Cette semaine a été riche en acquisitions. Je pense que je n’ai jamais été aussi pressée de lire les livres que je vais vous présenter. Une fois que je les ai découvert sur Internet, que j’ai lu leurs résumés et visualisé leurs couvertures, j’avais terriiiiiblement envie de les découvrir. C’est pour cette raison que je guettais l’arrivée du facteur avec avidité, me précipitant à la boîte aux lettres dès le moteur de la mobylette reparti. Et miracle : un beau jour, ils sont tous arrivés. EN MÊME TEMPS ! Sacré casse-tête pour choisir lequel lire en premier… Bref, voici les livres que j’ai reçu cette semaine et que j’attendais comme le messie :

Quelques jours de nos vies de  Clare Swatman édité chez Presses de la cité, que je vais pouvoir lire grâce au site Babelio, qui m’a gentiment proposé une opération masse critique privilégiée. Une histoire émouvante, qui m’a charmé rien qu’à la lecture du résumé, que voici : « Si vous pouviez revenir en arrière, que changeriez-vous ? Zoe et Ed se sont rencontrés à l’université et sont mariés depuis plus de dix ans. Un matin, après une violente dispute, Ed, en route pour le travail, est victime d’un accident. Inconsolable, Zoe fait un malaise. Quand elle reprend connaissance, elle a dix-huit ans et se prépare à entrer à l’université. La vie vient de lui offrir un cadeau : tout recommencer. » Avouez, vous aussi vous avez envie de vous précipiter dessus ?


Deuxième réception : Silence radio de Alice Oseman aux éditions Nathan. Il y a quelques temps, j’avais pu lire son premier roman, écrit et paru alors qu’elle n’avait que 18 ans. Il s’intitule L’année solitaire et ciblait principalement les adolescents, en les mettant en garde contre les nouvelles technologies, en parlant d’histoires d’amour, etc. Pour un premier roman, c’était plutôt pas mal. Je réitère donc avec curiosité ma découverte de cette jeune auteure en lisant son second roman, qui s’annonce prometteur.

 


Enfin, j’ai gardé ma meilleure réception pour la fin. C’est une lecture que j’ai extrêmement envie de découvrir, tout en ayant peur de ce que je vais y découvrir. Vous avez sans doute vu la photographie : il s’agit de l’histoire d’Esther Earl, la jeune fille qui a inspirée Hazel, la protagoniste atteinte d’un cancer dans le roman Nos étoiles contraires de John Green. Ce livre, devenu un best-seller incontournable, puis adapté au cinéma en 2014, m’avait profondément marqué. Aujourd’hui, les parents de Esther, Loris et Wayne, ont décidé de rendre hommage à leur fille, décédée en 2010, à l’âge de 16 ans, en compilant certains de ses écrits, certaines de ses photos, des témoignages de ses proches, des dessins… Un livre qui s’annonce émouvant, que je vais lire avec une boîte de mouchoirs à mes côtés.

A savoir que si vous achetez ce livre, vendu 17,95e, 1 euro sera reversé à l’association « Imagine fort Margo – Children without cancer ». Ce n’est pas grand chose, mais chaque contribution compte !

 


Bon dimanche à tous !

Biographie·Littérature jeunesse

Marie-Antoinette


Marie-Antoinette de Katie Daynes

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : À onze ans, Marie-Antoinette quitte l’Autriche pour épouser le futur roi de France. À Versailles, la princesse, bientôt reine, ne pense qu’à s’amuser. Mais le peuple a faim, des rumeurs s’élèvent contre elle et la Révolution se dessine. Quand la jeune reine décide de changer, il est déjà trop tard.


Extrait :  « Si vous savez danser, chanter et broder, répétait sa gouvernante, vous ne manquerez pas d’impressionner votre futur époux.« 


Mon avis : La quasi-totalité des gens connaissent l’histoire tragique de Marie-Antoinette, au moins dans ses grandes lignes. Alors qu’à notre époque, certains voient en elle une figure de femme forte et libérée, il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, Marie-Antoinette a été la reine la plus haïe de France.

Pour faire découvrir aux plus jeunes la terrible histoire de cette grande dame, Katie Daynes a réalisé une biographie imagée de Marie-Antoinette. On peut la voir petite fille, lorsqu’elle vivait en Autriche, aux côtés de sa mère et de ses soeurs et frère. Puis on la voit partir pour Paris, où elle va épouser Louis XVI, futur roi de France, qui va la faire devenir reine de France et va lui donner plusieurs enfants. Enfin, on voit la descente aux enfers du roi et de la reine, jusqu’à l’épisode final que nous ne connaissons que trop bien : la guillotine.

L’attrait principal de cette biographie, c’est qu’elle retrace avec clarté la vie de Marie-Antoinette, en décrivant dans des termes simples et aisés à comprendre pour des enfants la vie de la reine. De plus, les magnifiques illustrations viennent dynamiser le récit, le rendant encore plus vivant et facile à assimiler.

Un exemple d’illustration sur laquelle vous pouvez voir le futur roi Louis XVI embrasser sur la joue sa promise, la magnifique Marie-Antoinette, drapée d’une robe d’or. Cette image représente leur première rencontre, qui se déroula sous le regard avisé du grand-père de Louis XVI, Louis XV, ainsi que des trois tantes du jeune homme.

 

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette jolie biographie, c’est l’image que donne l’auteure à la figure de Marie-Antoinette. En effet, elle est mise en avant comme étant une femme simple et aimante (elle s’occupe bien de ses enfants, elle écrit souvent à sa mère restée en Autriche, elle respecte son époux et ses nombreux serviteurs). L’image positive qui est dressée de la jeune femme rend encore plus injuste la décision finale. Rien dans ses agissements ou dans sa façon d’être n’aurait pu lui faire mériter la guillotine.

Je n’aurais qu’un seul reproche à faire à ce livre : il fût bien trop court et aurait mérité un petit peu plus de développement historique (mais est idéal pour les enfants).


Les adultes, comme les plus jeunes, peuvent prendre plaisir à (re)découvrir la destinée tragique de cette reine de France. Drapez vous de vos plus beaux atours, enfilez vos souliers et plongez en plein coeur du XVIIIème siècle, temps des Lumières et de la Révolution française… 

Ma note : 7,5/10
Roman·Saga familiale·Seconde guerre mondiale

La ferme du bout du monde


La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

444 pages, éditions Préludes, à 16,90€


Résumé : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.
Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.
Deux été séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?


Extraits :  « Alors voilà ce que le chagrin vous faisait. Il vous autorisait à dire des choses que l’on garde habituellement pour soi.« 

« Cette maison est comme un aimant, elle ramène à elle ceux qui s’éloignent trop.« 


Mon avis : Quel livre… quelle histoire…! Pour être honnête, en débutant ma lecture, je ne m’attendais pas à autant aimer ce livre. Et puis, les pages passant et défilant à une allure folle, je me suis laissé doucement prendre au jeu des souvenirs, embarqué dans cette atmosphère familiale et conviviale.

Années 1939, en temps de guerre. Les parents de Will et d’Alice décident d’envoyer leurs enfants en Cornouailles, loin de la guerre. Ils trouvent refuge à Skylark, dans la ferme tenue par les parents de Maggie. Mais une idyllique naissante entre Will et Maggie va faire basculer la tranquillité des lieux.

2014. Maggie, maintenant une vieille dame, vit toujours à Skylard, avec sa fille Judith et son petit-fils Tom. Ils sont rapidement rejoint par Lucy, autre petit-fille de Maggie et soeur de Tom, qui fuit sa vie Londonienne pour venir se ressourcer à Skylark. Elle va découvrir que la ferme familiale est au bord de la faillite, et va tout faire pour tenter de changer la donner et redonner le sourire aux siens.

Notre histoire se forme donc avec deux temporalités combinées : d’abord en temps de guerre, alors que notre protagoniste Maggie n’est encore qu’une enfant ; puis dans le présent, lorsqu’elle est devenue une vieille dame. L’alternance des époques offre deux approches différentes de l’histoire, qui arrivent quand même à se compléter à ravir. Grâce à ces deux parties distinctes, notre esprit reforme pièce après pièce le puzzle formé par la vie de Maggie.

Tous les personnages regorgent de sympathie et de bienveillance. Ce sont tous des personnages très courageux, qui se battent pour les valeurs qu’ils incarnent et que leurs prédécesseurs incarnaient, ainsi que pour la sauvegarde de leur patrimoine commun. On s’attache très facilement à leurs personnalités ; Maggie et ses secrets, Lucy et ses doutes, Tom et sa pugnacité… chacun à sa façon arrivent à nous toucher.

Mais il n’y a pas que les personnages qui nous touchent. On est également obligé d’être charmé par le cadre paradisiaque dans lequel l’auteure fait évoluer ses personnages. Le nord de la Cornouailles, une ferme isolée, vers le bord des falaises, avec vue plongeante sur l’Atlantique. Le paysage décrit semble tellement somptueux, calme et reposant que ça m’a donné des envies de voyages.

Au coeur de cette magnifique carte postale, se dresse donc la ferme familiale Skylark, exploitation agricole qui passe de génération en génération. Grâce aux alternances temporelles qui structurent le récit, Sarah Vaughan nous montre sans détour la prospérité du domaine dans les années 1940, qui s’oppose à sa déchéance financière des années actuelles. Une comparaison qui met en lumière les problèmes auxquels doivent faire face les agriculteurs : déficits financiers, fatigues physiques et morales, manque de main d’oeuvre… qui rappelle à chacun la pénibilité et la dureté du travail à la ferme.

En fait, je pense que le fait que cette histoire m’ait autant plût tient sans doute de la délicatesse d’écriture de l’auteure. Car il y a une certaine poésie dans sa façon d’écrire, une certaine retenue aussi. Mais paradoxalement, cette pudeur dans l’écriture fait ressortir des émotions fortes, qui atteignent le lecteur en plein cœur. On est touchés par les problèmes (personnels ou professionnels) rencontrés par les protagonistes, on s’émeut de l’émouvante histoire passée et présente de Maggie, on compatis à sa tristesse, on essaie de comprendre, d’éclaircir certains points obscurs de sa vie. Tout engage le lecteur à se propulser dans l’histoire et à ressentir des émotions. Néanmoins, tout le récit a été d’une telle intensité narrative, que forcément, la révélation finale m’a semblé un brin trop simple ; elle aurait méritée d’être un tout petit peu plus développée. Mais ce jugement tient sans doute de mon chagrin d’être déjà arrivé au dénouement de l’histoire, alors que j’aurais souhaité prolonger davantage ce merveilleux moment…


La ferme du bout du monde est à lire idéalement pendant les vacances, pour passer un moment reposant, tout en s’évadant dans des contrées lointaines. Entre histoires d’amour, secrets inavoués, héritage familiale… cette saga familiale vous fera vivre mille émotions. C’est une merveilleuse lecture que je vous recommande chaudement. 

Ma note : 9/10
Roman érotique·Romance

Intouchable


Intouchable de Jena Rose et Lanabellia

410 pages, éditions BMR, à 18€


Résumé : Ne pas s’encombrer de principes, agir à l’instinct selon ses envies, ne pas hésiter à se servir de son physique pour arriver à ses fins : telles sont les règles de vie de Oz. Mais depuis quelques temps, aucune fille ne semble éveiller le moindre désir chez ce beau ténébreux. Contre toute attente, la seule qu’il remarque, c’est Evana, sa colocataire et meilleure amie. Celle dont il prend soin depuis qu’une expérience traumatisante a bouleversé sa vie. Celle qui est pour lui intouchable et qu’il n’avait jamais vraiment considérée comme une femme. Jusqu’à aujourd’hui. Oz en est persuadé : il l’a toujours protégée… mais aujourd’hui, la menace c’est lui.


Extraits :  « Tu vois ? Pas la peine de te retourner le cerveau à chaque déception ! A défaut d’avoir un mec, t’as au moins un super coloc !« 

« La lueur qui brille dans ses yeux abat toutes mes défenses. Mon coeur martèle en cadence. Mes poumons oublient leur fonction vitale primaire : respirer ! Ses lèvres courent le long de ma mâchoire, jusqu’aux miennes. Leurs caresses, leurs courbures indécentes s’ajustent si proprement à chacun de ses baisers que j’ai l’impression de recevoir un choc dans la poitrine. Il m’embrasse, nos langues se trouvent, s’enroulent tandis que ses doigts se faufilent dans mes cheveux humides. Comme s’il cherchait à ce que jamais je ne me détache de son emprise.« 


Mon avis : Avant toute chose, je tenais à remercier les éditions BMR, qui m’ont fait la surprise de m’envoyer cette nouvelle publication en avant-première. Un geste sympathique, que je salue. Néanmoins, après lecture du résumé de cet ouvrage, je me suis rendue compte qu’il ne m’attirait pas totalement. Je l’ai quand même lu, par respect pour cette maison d’éditions qui me l’a gentiment envoyé, mais mon ressenti n’est pas très positif…

L’histoire se structure autour des deux protagonistes, Oz et Evana, qui alternent la parole narrative d’un chapitre à un autre. Oz et Evana sont meilleurs amis et aussi colocataires. Tandis que Oz est plutôt fêtard et dragueur, Evana est casanière et un peu réservée. Deux personnalités opposées qui vont pourtant être attirées. Mais l’histoire serait bien trop simple si un troisième personnage n’entrait pas en scène. Dean, l’un des meilleurs amis de Oz, tombe amoureux de Evana et se met en couple avec elle. Qui Evana va-t-elle réellement choisir ? Va-t-elle préférer privilégier l’amour de Oz, au détriment de leur belle amitié ?

Comme vous vous en doutez, je n’ai pas tellement apprécié ma lecture. Je ne vais donc pas passer par quatre chemins pour vous exposer ce qui m’a gêné. Il y a tout d’abord le fait que les auteures entrent directement dans le vif du sujet. A peine quelques pages seulement après le début du récit, que voilà Oz et Evana attirés irrémédiablement l’un par l’autre. Aucune tension, aucun suspense, rien. Tout est trop brusque et précipité.

Le fait d’incorporer un trio amoureux à l’histoire, c’est du classique, du vu, revu et rerevu. Si encore il y avait un minimum de suspense autour de l’identité du garçon que préfère Evana, je dirais que l’agencement du trio amoureux est réussi. Mais ici, aucun suspense, la préférence de la jeune fille est visible à des kilomètres.

Il y a ensuite le fait qu’il ne se passe strictement rien dans ce livre. L’histoire est plate, et rien ne nous pousse à ré-ouvrir le livre pour poursuivre notre lecture. Il faut attendre la quasi fin du livre pour que s’immisce un zeste d’action dans l’histoire, avec le frère d’Evana, prédateur sexuel un peu glauque, qui m’a énormément gêné. Cette relation incestueuse est totalement hors de propos comparée à la totalité du récit et ne sert qu’à ajouter un tout petit peu d’action à « l’intrigue » initiale.

Le seul bon point que je pourrais accorder à ce livre, c’est le fait qu’il soit classé « livre érotique », sans pour autant détenir des propos vulgaires ou des scènes trop crues. Toutes les scènes d’amour ou de sexe sont emplis d’une sensualité et d’une retenue qui m’a plût. Il y a une certaine délicatesse qui émane des personnages qui est très appréciable.


En bref : c’est une romance érotique un peu banale, pas très absorbante, qui comporte bon nombre d’éléments qui ont gênés l’avancée de ma lecture. Les fanatiques de romances érotiques peuvent toujours se replier sur les romans de Christina Lee que j’ai trouvé beaucoup mieux formés, avec des personnages très attachants. 

Ma note : 4,5/10
IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir

 Cette semaine, j’ai d’abord eu la chance de recevoir La petite herboristerie de Montmartre écrit par Donatella Rizzati, aux éditions Charleston, qui semble être une lecture très émouvante. J’ai hâte de découvrir ce livre.


 

J’ai ensuite reçu deux romans des éditions Préludes (maison d’éditions que je ne connaissais absolument pas, mais que je me fais une joie de découvrir). Il y a tout d’abord La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan, qui est une saga familiale plébiscitée par les lecteurs (avec une moyenne de 4,15/5 sur Babelio). Et dans un tout autre genre, Dis-moi que tu mens de Sabine Durrant, un thriller psychologique qui me fait déjà froid dans le dos. Je suis impatience et curieuse de voir ce que vont donner ces deux lectures.

 


J’ai également reçu deux nouvelles romances aux couvertures pleines de couleurs : L’amour à pleines dents de Cali Keys édité chez Diva romance et Celui d’après de Jessica Cymerman aux éditions Charleston. Deux lectures légères, que j’ai vraiment hâte de débuter.

 

 


Finalement, pour terminer ce IMM, voici ma dernière acquisition de la semaine : Sextoys et bulles de savon de Mily Black. Une auteure que je connais, puisque j’ai déjà pu lire un de ses ouvrages, Petits dérapages et autres imprévus qui m’avait beaucoup plût. Ses livres combinent humour et amour, et mettent chaque lecteur de bonne humeur. Idéal pour cette période de l’année !

 


Dites-moi en commentaire quelles ont été vos nouvelles acquisitions !