Roman

La vengeance du pardon


La vengeance du pardon de Eric-Emmanuel Schmitt

325 pages, éditions Albin Michel, à 21,50€


Résumé : Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.


Extraits :  « La solitude est un royaume dont certains voient le trône, d’autres les frontières.« 

« Si l’émotion d’une naissance exalte, rien ne dépasse l’émotion d’une renaissance car on la perçoit en pleine conscience.« 


Mon avis : Eric-Emmanuel Schmitt m’époustoufle par son imagination débordante et sa capacité à se réinventer en permanence. Aucun de ses livres ne se ressemblent, puisque chacun puisent dans des inspirations diverses, qui produisent des thématiques variées, toujours renouvelées.

Dans La vengeance du pardon, ce n’est pas une, mais quatre histoires que l’auteur nous offre. Ce sont quatre courtes nouvelles à la densité monstre, qui ont toutes le point commun de parler du pardon. La première s’intitule Les soeurs Barbarin et met en scène deux soeurs jumelles, identiques physiquement mais différentes psychologiquement. L’une est jalouse de l’autre, et fait tout pour se montrer supérieure, quitte à être injuste et méchante. Quant à l’autre, aveuglée par ses sentiments d’amour envers sa jumelle, elle ne peut que pardonner le comportement de sa soeur. La vengeance et le pardon du titre du recueil, sont ici parfaitement mis en scène.

La seconde nouvelle s’appelle Mademoiselle Butterfly, et c’est la nouvelle que j’ai préféré des quatre. William, jeune adolescent en vacances avec ses copains, décide de répondre à un défi lancé par l’un deux et de coucher avec Mandine, une jeune paysanne avec un retard mental. Quelques mois plus tard, rentré dans son monde bourgeois parisien, il apprend que Mandine attend un enfant. Pendant des années, il va occulter son rôle de père et totalement oublier Mandine et son fils. Jusqu’au jour où son fils deviendra son seul espoir de devenir riche et de reprendre la banque familiale. S’ensuit une marche vers le pardon, pour racheter son comportement aux yeux de Mandine.

La troisième nouvelle est celle qui a donnée son nom au recueil : La vengeance du pardon. C’est l’histoire de Élise, une jeune mère, amputée de sa fille par un homme, qui l’a violé puis assassiné. Depuis de nombreuses années, Élise, meurtrie par la tristesse et la solitude, se rend au parloir, pour rendre visite à l’homme qui a tué sa fille. Elle veut comprendre les raisons de son acte, et lui faire regretter son geste. Cette nouvelle, presque dénuée d’actions, est entièrement tournée vers la psychologie des personnages. On sonde leurs paroles, leurs comportements, leurs actes… tout est travail de réflexion et d’analyse. Encore une fois, vous verrez que le titre du recueil « La vengeance du pardon » s’accorde à merveille avec cette nouvelle, puisque le pardon est la plus belle vengeance que pouvait faire Élise au meurtrier de sa fille.

Enfin, la dernière nouvelle du recueil s’appelle Dessine-moi un avion. Les plus aguerris auront sans peine reconnus la référence au Petit prince de Saint-Exupéry et pour cause : c’est le livre qu’un vieil homme lit chaque jour à une très jeune fille, qui est aussi sa voisine. Ensemble, ils découvrent la célèbre histoire écrite par Saint-Exupéry. La jeune fille, tout comme le vieil homme, se passionnent pour ce conte, mais aussi pour l’auteur, qu’ils apprennent à connaître davantage. Mais cet apprivoisement va permettre de mettre au grand jour des secrets inavoués par le vieil homme.

 Comme d’habitude, Eric-Emmanuel Schmitt fait un travail remarquable sur la psychologie des personnages, puisque que chaque personne qu’il met en scène a une épaisseur psychologique incroyable, que l’on pourrait passer des heures à observer. Chaque histoire a sa particularité, toutes sont belles, touchantes et humaines. Elles nous donnent à réfléchir sur ce que c’est que le pardon, sur comment pardonner, pour ensuite pouvoir se reconstruire. Mais le pardon n’est pas la seule thématique mise en scène. L’auteur fait cohabiter dans ses nouvelles le pardon et la vengeance : deux antonymes, qui se fondent l’un dans l’autre et s’adaptent parfaitement à chacune des histoires.

La particularité des nouvelles, c’est qu’il y a toujours un retournement final inattendu. Ça n’a pas loupé avec les quatre nouvelles de ce recueil, puisque chacune ont apportés leur lot de surprises. Si certaines fins étaient plus prévisibles que d’autres, j’ai beaucoup apprécié ces chutes finales, qui donnent volume et dynamisme au récit.


Ce magnifique recueil de quatre nouvelles donne à réfléchir sur deux thématiques contradictoires : se venger ou pardonner ? L’écriture est belle, accessible et efficace. Les nouvelles sont denses et les personnages bien travaillés. C’est un livre coup de coeur, que je vous recommande de lire.

Ma note : 10/10
Documentaire

Les chemins de l’école : Jackson – Kenya


Les chemins de l’école : Jackson – Kenya 

68 pages, éditions Nathan, à 6,90€


Résumé : Jackson a onze ans. Il vit au Kenya, un pays situé à l’est de l’Afrique. Tous les matins, avec sa petite soeur, il marche deux heures pour rejoindre l’école, située à quinze kilomètres de la maison. Ce trajet à travers la savane est truffé de dangers…


Extraits :  « Pour avoir de l’eau, chez moi, il ne faut pas tourner un robinet. Il faut creuser dans le sable. Au bout de quelques secondes, le sable devient humide, puis une flaque apparaît. Il faut encore enlever quelques couches de sable et on obtient un minuscule lac avec l’eau la plus pure qui soit.« 

« Un éléphant qui charge est comme un camion qui roule sans se soucier de ceux qui se trouvent sur son passage, animaux ou êtres humains.« 


Mon avis : Après avoir vécu les traversées matinales de Carlos en Argentine, puis Samuel en Inde pour rejoindre leurs écoles, me voici en voyage au Kenya, aux côtés de Jackson.

Jackson, accompagné de sa petite soeur, parcourt plusieurs kilomètres de la savane, pour rejoindre les bancs de l’école. Une traversée dangereuse, parsemée d’embûches, de chemins escarpés et d’animaux sauvages. Malgré cela, la famille de Jackson, malgré leur pauvreté extrême, s’efforce d’envoyer leurs enfants à l’école, dans l’espoir qu’ils puissent s’élever dans la hiérarchie sociale et gagner plus d’argent en s’instruisant.

Les illustrations, tirées du documentaire réalisé par Stephane Plisson en 2013, nous met directement dans l’ambiance : la faune et la flore sauvages sont magnifiques à regarder, tout comme le sentiment de liberté qui se dégage grâce à la rencontre impromptu avec une bande d’éléphants sauvages. C’est un autre monde, un univers à part entière, que je pourrais passer des heures à admirer.

L’histoire est très touchante. Les parents de Jackson sont touchants : ils entretiennent le fin espoir d’avoir une vie meilleure grâce à l’instruction de leurs enfants. Au Kenya, l’école est gratuite, mais pas obligatoire. La majeure partie des populations locales préfèrent garder leurs enfants auprès d’eux, pour qu’ils puissent les aider à travailler, plutôt que de payer des fournitures scolaires (uniforme, cahier…) et de manquer de main-d’oeuvre. On peut donc dire que les parents de Jackson suent sang et eau pour pourvoir aux besoins de leurs enfants. C’est une bonne mentalité et une jolie leçon de vie.

Ce qui m’a également touché, c’est l’entraide fraternel qui existe entre Jackson et sa petite soeur Salomé. Ils s’aident dans l’effort, s’épaulent, se réconfortent… leur relation transpire l’amour, et je ne vous cache pas que c’est particulièrement beau à voir.


 C’est beau, touchant et simplement humain. Un documentaire a mettre entre les mains de chaque enfant, pour qu’ils puissent prendre conscience de la chance qu’ils ont de pouvoir aller à l’école. 

Ma note : 6/10

 

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir


Voici ma première réception de la semaine (qui était la plus attendue du mois de juillet) : La vengeance du pardon, le nouveau livre de Eric-Emmanuel Schmitt. C’est un recueil de nouvelles, qui regroupe quatre histoires différentes. Pour être honnête : à peine reçue, à peine commencé. J’ai lu la première nouvelle, « Les soeurs de Barbarin », et j’ai vraiment adoré. Cet auteur est décidément un auteur que j’apprécie énormément, puisqu’il a la capacité de se renouveler en permanence, et de créer des univers différents pour chacune de ses histoires.

RésuméRecueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.


Deuxième réception de la semaine : La petite dernière de Susie Morgenstern. Je connais déjà l’écriture de l’auteure grâce à sa saga très jeunesse La famille trop d’filles que j’adore ; mais je suis curieuse de la découvrir dans un vrai roman de plus de 200 pages. La sortie de ce livre est fixée au 24 août : je vais donc attendre un peu avant de le débuter, pour me rapprocher le plus possible de la date de sortie.

Résumé : La petite Susie grandit dans les années 50, à Belle-ville, aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie et elle, Susie, la « petite dernière ». Et c’est son grand drame d’être la troisième ! Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par sa mère : préparer les légumes, mettre la table… Elle, elle n’est même pas digne d’éplucher les patates ! Elle doit se contenter de faire ses devoirs. En plus, ses soeurs prennent toute la place : Sandra est « la plus jolie », Effie « la plus drôle ». Que lui reste-t-il de spécial ?


Et finalement, dernière réception de cette semaine estivale : Vous avez reçu un message, la nouvelle romance de Jena Rose.

RésuméKate en est persuadée, sa vie avec Paul est parfaite. Bientôt, il la demandera en mariage, et ils pourront vivre leur amour pleinement. Rien n’est plus important que cette évidence : elle a besoin de lui, il a besoin d’elle. Mais lorsque sa rédactrice en chef lui impose la rédaction d’une nouvelle chronique, nécessitant de s’inscrire sur un site de rencontres en ligne, Kate perd peu à peu ses repères. Flirter, séduire? c’est tellement loin de tout ce qu’elle connaît, une référence à un passé qu’elle a eu tant de mal à effacer. Derrière son écran d’ordinateur, le professionnalisme fait pourtant place à la curiosité, le doute éventuel s’immisce. Mais la même question persiste : pourquoi se laisser prendre au jeu alors qu’elle dispose de tout ce dont elle rêve ? À moins que ?

Et de votre côté, les réceptions ont été nombreuses ?

Littérature américaine·Roman

Body


Body de Harry Crews

305 pages, éditions Folio


Résumé : Une jeune fille au nom improbable de Dorothy Turnipseed quitte sa ville natale avec des projets plein la tête. Sous la férule implacable de l’entraîneur Russell « Muscle » Morgan, gourou du body-building, elle devient Shereel Dupont, une des principales candidates au titre de Madame Univers.
C’est alors que la famille de Shereel, des péquenots qui promènent joyeusement leurs masses graisseuses, débarque dans l’hôtel de grand luxe où se tient le concours de Monsieur et Madame Univers…
Dans une prose tendue et efficace, Harry Crews nous conte une hallucinante histoire d’excès et de limites qu’il mène jusqu’à son final explosif.


Extraits :  « La vérité, c’est que j’ai jamais aimé rien d’autre que gagner. Autrement dit, vaincre les autres. Dans la vie, il y a les vainqueurs et les vaincus. J’ai pas fait souffrir ma mère à la naissance pour faire partie des vaincus.« 

« Derechel il péta. Cette fois, pet long et gras. Qui n’échappa pas à l’oreille exercée de Friedkin. Il était formellement interdit au personnel du Blue Flamingo de péter pendant les heures de travail. Tous les employés – jusqu’aux plongeurs – étaient mis en garde contre l’ingestion d’aliments tels que les choux, les cacahuètes et, surtout, les redoutables haricots secs. Les clients d’un des palaces de Miami Beach étaient en droit d’être à l’abri des vents à moins que, naturellement, ils n’en fussent les auteurs.« 


Mon avis : Les éditions Folio affichaient en lettres capitales sur la page de couverture de ce roman, qu’il était placé dans leur catégorie « policier » ; chose qui m’enthousiasmait particulièrement. Or, j’ai découvert, très déçue, qu’il n’y avait point de trace de disparition, de meurtre ou d’enquête dans cette histoire. Folio devrait revoir sa catégorisation, puisqu’elle peut mener à de grandes désillusions.

Bien qu’affectée par ce manque d’enquête policière, comme j’avais largement débuté ma lecture, j’ai prit la décision de la continuer quand même. C’est l’histoire de Dorothy Turnipseed, rebaptisée Shereel Dupont, une championne de bodybuilding, qui s’apprête à concourir pour le titre de Miss Cosmos. Soutenue par son coach Russell, elle va également recevoir le soutien de l’intégralité de sa famille, qui ont fait le déplacement pour venir assister au show. Mais la concurrence est rude : bien que favorite au titre, Shereel devra combattre contre Marvella, une bodybuilder noire, qui a déjà remporté d’autres titres face à elle.

Harry Crews nous plonge en plein dans ce monde très sélect – et très spécial – des bodybuilders. On suit le quotidien de Shereel avant le show final. Privations alimentaires, efforts physiques quotidiens, forces mentales, sont le lot quotidien de chaque bodybuilders. Ce sont des heures de travail et de souffrance qui précèdent les performances.

J’ai été assez surprise de trouver, dans ce roman à la thématique studieuse, un côté grotesque. En effet, l’entourage familial de Shereel, est composé de personnages décalés. Alors que leur fille est une championne à la musculature impeccable, il est étrange de constater des corps gras et gros chez sa mère et sa soeur. On peut également constater un manque de civisme, de culture et d’intelligence chez tous les membres de sa tribu (père, frère, fiancé…). Des personnages haut en couleurs, en marge de la société, qui comptent comme ligne directrice des récits de Harry Crews. On peut dire que dans ce livre, comédie et tragédie sont mélangés avec astuce, nous servant tout à la fois un roman à l’humour grinçant mais à la gravité certaine.


Ne vous laissez pas avoir : Body n’est pas un roman policier, mais bien une histoire déjantée sur le monde du bodybuilding. Grâce à sa progression dramatique, cet opus vous offrira une histoire comico-tragique, avec un final explosif. Intéressant et bien écrit, j’ai passé un bon moment de lecture. 

Ma note : 6,5/10

Merci au site Livraddict, grâce à qui j’ai pu découvrir ce titre.

Littérature jeunesse

169 jours pour le faire


169 jours pour le faire de Lindsey Rosin

345 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Le faire ou ne pas le faire ? Telle est la question.

Alex l’a déjà fait. Du moins c’est ce qu’elle laisse croire.
Emma n’y a jamais vraiment pensé mais pourquoi pas ?
Zoë n’arrive même pas à y songer sans devenir rouge tomate.
Quant à Layla, elle a tout prévu : elle le fera avec son petit ami le jour de la Saint-Valentin.

Quatre filles. Un Pacte. Et 169 jours pour le faire.


Extraits :  « Les gens normaux sont ceux qu’on ne connaît pas encore.« 

« Vanessa Martin était la fille la plus aimée et la plus détestée des secondes. Tout dépendait de qui parlait : les garçons adoraient ses débardeurs décolletés, ses soutiens-gorge rembourrés, ses minuscules shorts, son rire aigu et sa manie de suçoter tout ce qui lui passait sous la bouche, crayons, sucettes ou mèches de cheveux ; les filles la haïssaient pour les mêmes raisons.« 


Mon avis : 169 jours pour le faire, mais quoi ? A votre avis ? Qui est ce petit « le » que personne ne nomme, mais que tout le monde connaît ? Je pense que la couverture est assez explicite ; mais pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, vous le découvrirez bien assez vite.

On suit le quotidien de quatre jeunes étudiantes, toutes meilleurs amies, qui se sont liées autour d’un Pacte commun : faire l’amour avant de terminer leurs années de lycée. Il ne leur reste donc que 169 jours pour le faire. Nous allons suivre Alex, Zoë, Layla et Emma dans leurs pérégrinations amoureuses et amicales quotidiennes, ainsi que dans l’avancée de leur défi commun.

Si j’étais maman et que j’avais une jeune adolescente, je ne sais pas si je lui prêterais ce livre. Il y a quand même quelques propos des jeunes filles qui sont assez directs et passablement choquants, ainsi que des scènes plutôt crues (moins que ce qu’on peut lire dans des romances érotiques, mais assez crues pour des jeunes adolescentes). De plus, cela pourrait délivrer un mauvais message sur la sexualité : ces quatre jeunes filles se sont lancées un défi : faire l’amour dans un court laps de temps. Or, ce genre de chose ne se décide pas comme cela. Il faut se sentir prêt, en confiance avec l’autre, sûr de son amour, avant de se lancer. L’exact opposé du message que les filles font passer.

Mais je dois admettre que c’est quand même une bonne manière de dédramatiser ces questions de sexualité, qui restent des sujets « tabous » et souvent honteusement tus. Certains parents rebutent à parler de ces choses-là avec leurs enfants ; alors je me dis que pourquoi pas leur faire lire ce genre de livre, pour leur faire prendre conscience de plusieurs choses : des risques, des sentiments…

Outre cet aspect sexuel du récit, c’est une jolie histoire d’amitié qui est dépeinte. Quatre meilleures amies, inséparables, qui s’aiment un jour, s’engueulent un autre, mais ne peuvent jamais cesser de se voir et de se parler. Une amitié parfaite, que tout le monde désirerait avoir.


Mon coeur balance quant à ce roman : j’admets que parler de sexualité à des jeunes adolescentes permet de dédramatiser ces sujets dits « tabous ». Mais la façon dont Lindsey Rosin le fait ne me convient pas, puisqu’elle montre le sexe comme quelque chose de facile et désinvolte. Bien loin de mes idéaux plus conformistes. Chères mamans, réfléchissez et faites attention avant de mettre ce livre entre les mains de vos filles.

Ma note : 5,5/10

 

Roman policier et polar

The november criminals


The november criminals de Sam Munson

285 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Addison Snatch est fan de latin, un peu amoureux de sa meilleure amie, pas franchement populaire, et… dealer officiel de son lycée.
Quand un de ses camarades de classe se fait tuer, Addison décide de mener l’enquête et s’engage dans un véritable parcours initiatique.


Extraits :  « Elle avait commandé le Tip-Top Deluxe, un hamburger d’obèse avec un oeuf au plat gluant par-dessus. Elle est de ces petites personnes compactes qui peuvent manger trois à quatre fois l’équivalent de leur masse corporelle, comme si elles étaient enceintes, sans prendre de poids. Je suppose qu’une force invisible en elle nécessite toute cette énergie et l’aide à métaboliser à une vitesse surhumaine. J’aime penser que c’est pour ça qu’en toute saison elle sent un peu le feu de bois, la combustion.« 

« La monotonie est terrifiante. C’est en grande partie parce qu’elle est si monotone que la mort terrifie autant. C’est morbide, mais que voulez-vous ?« 


Mon avis : Je pense que The november criminals est l’un des livres les plus bizarres que j’aie pu lire de ma vie. Bizarre dans le sens où je n’ai pas réussi à cerner ce livre, les personnages, l’histoire. Nous suivons Addison, un jeune garçon dealer de drogue, qui va se démener pour comprendre les causes du meurtre de Kevin, un élève qui fréquentait le même lycée que lui. Mais l’enquête policière que je pensais trouver s’est avérée différente de tout ce que je connaissais jusqu’à présent. C’était une enquête assez étrange, qui en était une, sans vraiment en être une. C’était tellement bizarre que je ne trouve même pas les mots pour l’expliquer. Je ne pourrais pas vous en dire plus sur l’histoire, puisque je ne l’ai moi-même pas comprise.

En gros,je n’ai pas compris l’histoire, je n’ai pas compris l’attitude et la personnalité du protagoniste, je n’ai pas compris le but du livre. J’ai tenté de lire un maximum de pages, espérant que tout s’éclaircirait à un moment ou à un autre, mais non. Je suis restée constamment dans le brouillard, en tentant vainement de m’insérer dans le récit et d’en comprendre le sens.

De surcroît, le protagoniste m’a littéralement agacé. C’est un jeune dealer, à la psychologie embrouillée et difficile d’accès. Ses agissements étaient souvent inconsidérés, ses paroles agaçantes et son attitude générale totalement antipathique. Si je l’avais eu en face de moi, je pense que je l’aurais giflé. C’est le genre de personne et de comportement que j’exècre.

Je ne sais pas s’il est nécessaire que j’écrive une chronique plus longue que cela, surtout si c’est pour dire ceci : ce livre est nul, il n’apporte rien, il ne délivre aucun message, il n’a aucune profondeur et ferait pioncer le plus courageux des hommes. Passez votre chemin (ceci est un ordre).

Ma note : 1/10

 

IMM

In my mailbox

imm

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.
Le regroupement des liens se fait sur le blog Lire ou Mourir

 

Cette semaine, dans ma boîte aux lettres, j’ai découvert Le silence des Sirènes, le nouveau roman de Sarah Ockler, aux éditions Nathan. Une lecture estivale, tout à fait appropriée à la saison.

RésuméElyse, promise à une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle devient muette suite à un accident en mer. Du jour au lendemain, Elyse perd ses repères, ses rêves, sa joie de vivre… Elle se réfugie alors chez sa tante, à Atargatis Cove, petite ville portuaire portant le nom d’une sirène légendaire. Là-bas, elle s’isole, passant ses journées à écrire des poèmes sur le flanc d’un bateau échoué. Heureusement, elle rencontre bientôt Christian, séduisant bad-boy, et son jeune frère, Sebastian, qui rêve d’être une sirène. Avec eux, elle va décider de sauver la ville, menacée par un projet touristique, et surtout… retrouver le goût de la vie.

 


J’ai également reçu Body, un roman policier de Harry Crews, que je vais avoir la chance de découvrir grâce au site Livraddict. Je ne sais absolument pas à quoi m’attendre avec ce livre ; et c’est justement ça qui m’excite le plus. Je pense que ce sera ma prochaine lecture.

RésuméUne jeune fille au nom improbable de Dorothy Turnipseed quitte sa ville natale avec des projets plein la tête. Sous la férule implacable de l’entraîneur Russell « Muscle » Morgan, gourou du body-building, elle devient Shereel Dupont, une des principales candidates au titre de Madame Univers. C’est alors que la famille de Shereel, des péquenots qui promènent joyeusement leurs masses graisseuses, débarque dans l’hôtel de grand luxe où se tient le concours de Monsieur et Madame Univers…
Dans une prose tendue et efficace, Harry Crews nous conte une hallucinante histoire d’excès et de limites qu’il mène jusqu’à son final explosif.

J’ai également intercepté Story of a girl de Sara Zarr. La couverture et le résumé étaient alléchants… je me suis donc laissé tenter ! Un récit qui sera lu dans les semaines à venir.

RésuméJ’avais treize ans quand mon père m’a surprise avec Tommy Webber. Tommy avait dix-sept ans.Je ne l’aimais pas.L’histoire remonte à presque trois ans. Depuis, mon père ne m’a plus jamais regardée dans les yeux. Deanna voudrait se débarrasser de cette réputation de fille facile qui lui colle à la peau. Elle l’a décidé  : cet été sera celui de la seconde chance. En trouvant un petit boulot dans la pizzeria du coin, elle compte mettre de l’argent de côté. Suffisamment pour partir loin de cette ville, loin des préjugés, loin de cette image qui ne lui ressemble pas. Elle n’imaginait pas que le prix à payer pour se racheter une vie serait si élevé  : devoir affronter chaque jour la présence de Tommy, qui travaille avec elle ?

 Et de votre côté, des nouveautés ?