Climat – Parlons vrai


Climat – Parlons vrai de Jean Jouzel et Baptiste Denis

206 pages, éditions François Bourin, à 16€


Résumé : Est-il trop tard pour sauver le climat ? Une justice climatique est-elle possible ? Que penser du « capitalisme vert » ? La collapsologie est-elle aussi paralysante que le climato- scepticisme ? Autant de questions, et bien d’autres, abordées ici par Jean Jouzel, l’un des plus grands climatologues français, et Baptiste Denis, jeune citoyen engagé. Entre mises au point scientifiques et réflexion sur nos responsabilités, Climat. Parlons vrai propose une analyse lucide de la situation et confronte deux générations dans un dialogue juste et sans langue de bois.


Extraits : « Alors qu’elles ont tant à apprendre l’une de l’autre, les générations ne s’écoutent pas. Elles ne s’entendent plus. La nouvelle reproche à la précédente son laxisme, voire son inconscience. La précédente estime qu’elle ne savait pas et ne pouvait rien faire. Qui croire ? La vraie question est bien plus profonde. Nous n’avons pas le temps de réfléchir aux coupables qui nous ont menés à cet ultimatum écologique. Nous n’avons le temps que de trouver les réponses et de les mettre en place. Une fois cette transition mise en oeuvre, nous saurons qui juger. »

« Ce qui est intéressant, c’est que les Gilets jaunes militent pour la fin du mois et les jeunes contre la fin du monde. »


Mon avis : Quelle surprise que ce livre ! L’environnement est un sujet clé de notre époque, une thématique incontournable qui nous concerne tous. Curieuse d’en apprendre davantage sur ces problématiques et sur les solutions qui sont à notre portée, je me suis laissé guidée par Jean Jouzel et Baptiste Denis, dans un dialogue constructif et bienveillant entre scientifique et journaliste. Le choix du format est original et m’a beaucoup plût : à mi-chemin entre une interview classique et un documentaire, les deux hommes discutent sans filtre des grands enjeux de l’impact environnemental pour les années à venir.

La thématique est complexe, mais les deux auteurs la rendent accessible et compréhensible à tous, érudits ou novices en la matière. J’ai trouvé ça vraiment gratifiant le fait de pouvoir aborder des thématiques scientifiques aussi complexes d’une manière aussi simple. Les deux auteurs se mettent à la portée de tous et c’est ce qui rend cet essai si intelligent. Je ne vais pas vous mentir, ce livre est un condensé d’informations très enrichissantes, sur l’ensemble de la question environnementale. Ainsi, j’apprends avec bonheur l’existence du GIEC (Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), organisation créée en 1988 à l’instar des Nations-Unies, qui regroupe actuellement plus de 195 pays, qui expertisent, synthétisent et évaluent les risques sur le climat, à travers des récits scientifiques, nommés « rapport d’évaluation ». Jean Jouzel, co-auteur de cet ouvrage, sera nommé vice-président du GIEC durant près de quinze ans. Une mission d’envergure, qu’il a su relever haut la main !

À travers ce livre, Jean Jouzel et Baptiste Denis alertent sur le réchauffement climatique actuel et plus précisément sur l’élévation des températures des années à venir, qui devraient augmenter de 1,1 à 6,4 degrés si aucune mesure n’est mise en place. Un scénario catastrophe et pourtant bien concret, qui devrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la planète : fonte des glaces, élévation du niveau des mers, impacts sur la faune, la flore et la biodiversité, avec la disparitions d’espèces menacées ou la migration forcée d’animaux vers des régions non adaptées. Les conséquences humaines seraient également désastreuses : les habitants d’îles ou de zones côtières seraient menacés par l’avancement du niveau de la mer, nous verrions de nombreuses  migrations forcées de la population, pourquoi pas des guerres civiles. Au niveau sanitaire, nous verrions une dégradation des sols qui conduirait à une perte de la qualité nutritionnelle des aliments, des maladies infectieuses, des allergies et des maladies cardiovasculaires qui seraient monnaie courante. On peut également citer  les cyclones, la sécheresse ou les incendies qui s’accentueraient. Autant de dégâts inévitables si aucune solution n’est trouvée pour s’adapter au changement climatique.

Jean Jouzel et Baptiste Denis abordent également des sujets polémiques de ces dernières années : la taxe carbone, les manifestations des Gilets Jaunes, la neutralité carbone… autant de thématiques qui font encore débat aujourd’hui et qui devraient certainement revenir sur le devant de la scène dans les prochaines années…

Bien évidemment, des solutions ont été recherchées pour contrer ces catastrophes climatiques. Les deux auteurs nous expliquent qu’en 1992, le Protocole de Kyoto est signée lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Celui-ci vise à stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère : l’ensemble des pays signataires – plus de 150 – s’y engagent. Mais les États-Unis et l’Australie ne sont pas signataires de l’accord. Rappelons tout de même que les États-Unis est le 2ème plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, ce qui est un terrible drame pour la planète. Globalement, Jean Jouzel fustige les décisions des présidents successifs de ce grand état, qui délaissent volontairement les questions environnementales au profit des gains économiques.

Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, juin 1992

Dans la lignée des solutions mises en place, j’apprends également avec bonheur la création d’une Convention citoyenne pour le climat. Instituée en octobre 2019, elle regroupe 150 citoyens français tirés au sort, qui viennent d’horizons différents, pour formuler des propositions de lutte contre le réchauffement climatique, avec comme objectif final : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Curieuse de découvrir leurs propositions, j’ai constaté avec bonheur qu’elles étaient raisonnées, parfaitement adaptées à notre vie en société, applicable sans tarder, seulement si le gouvernement prend la peine de les accepter. – Si vous souhaitez en savoir plus sur ces propositions, je vous recommande le site internet www.conventioncitoyennepourleclimat.fr, richement documenté, très ergonomique, qui détaille avec précisions l’ensemble des mesures proposées par cette assemblée citoyenne. – Comme quoi, parmi la noirceur des informations détaillées dans ce livre, quelques touches d’optimisme viennent redonner espoir pour la survie de notre planète. Un seul mot d’ordre : solidarité ! C’est ensemble seulement que nous arriverons à atteindre les objectifs fixés pour lutter contre le réchauffement climatique. Un livre propice à la réflexion et à l’introspection, à mettre entre le plus de mains possible. 


Un très bon essai sous forme de dialogue entre un scientifique renommé et un jeune journaliste raisonné, qui se questionnent sur l’avenir du réchauffement climatique. Un livre accessible, enrichissant, qui renseigne et alerte sur l’avenir de notre planète. Il m’a passionné : je vous le recommande chaudement !

Ma note : 9/10

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ISBN : 979-10-252-0482-5

Porter sa voix : S’affirmer par la parole


Porter sa voix : S’affirmer par la parole
de Stéphane de Freitas

431 pages, éditions Le Robert, à 22,90€


Résumé : Nous n’avons jamais autant eu l’illusion de pouvoir nous exprimer sur tout, partout et tout le temps. Mais sommes-nous écoutés ? Pour que nos envies, nos rêves puissent exister ailleurs que dans notre esprit, il nous faut apprendre à prendre la parole en public, à défendre clairement nos idées et à instaurer le dialogue. Pourtant la pratique de l’oral reste une compétence peu enseignée dans notre cursus scolaire. Pour beaucoup d’entre nous, elle est source de fragilité sociale et professionnelle.
Stéphane de Freitas a créé et anime depuis 2012 des ateliers de prise de parole auprès de nombreux élèves et d’étudiants. Les résultats sont remarquables. En apprenant à puiser au fond d’eux la force d’un discours authentique, en s’initiant aux techniques oratoires, ils retrouvent confiance et se révèlent aux autres et à eux-mêmes.
Dans ce livre fondateur, Stéphane de Freitas défend une véritable pédagogie de l’oral, fruit de son histoire personnelle et de son expérience auprès des jeunes. Il en expose avec clarté les grandes étapes et livre les outils pratiques pour développer individuellement et collectivement notre esprit critique et libérer notre parole, dès l’école et tout au long de la vie.
Pour que chaque personne puisse  » porter sa voix « , sa propre voix.


Extraits : « À voix haute a circulé dans de nombreux établissements scolaires. J’ai été contacté par des professeurs de collège et de lycée, des proviseurs, des animateurs de services jeunesse, des enseignants de centres de formation et d’apprentissage. Ils souhaitaient que leurs élèves ou les jeunes qu’ils encadraient bénéficient des mêmes engagements, afin qu’ils réfléchissent aux individus qu’ils étaient, qu’ils soient mieux outillés face au monde, qu’ils dialoguent plus facilement au quotidien. Cette éducation au savoir-être crée des cercles vertueux capables d’endiguer l’autocensure et la mauvaise estime de soi de nombreux jeunes. »

« Avec l’expérience, je dirais que les discours les plus « éloquents » que j’ai eu à entendre au cours de nos formations sont ceux qui ont été prononcés de la manière la plus authentique. Lorsque la personne qui parle ne triche pas, l’effet sur le public est immédiat, quels que soient son niveau de langue, son milieu social ou son âge. »


Mon avis : Beaucoup n’ont peut-être jamais entendu parler de Stéphane de Freitas, mais son film documentaire À voix haute La force de la parole ne vous ai certainement pas inconnue. Réalisé en 2016 et diffusé sur France 2, ce documentaire suit pendant 6 semaines des étudiants de Seine-Saint-Denis qui se sont lancés dans le concours de prise de parole Eloquentia. La diffusion de ce film est un succès – près de 600 000 spectateurs suivent sa diffusion – il est alors adapté en version longue pour le cinéma, puis primé au Festival 2 Valenciennes et nominé aux Césars dans la catégorie « meilleur film documentaire ». Un succès monstre, que Stéphane de Freitas a voulu développer davantage à travers ce livre-témoignage. Porter sa voix : S’affirmer par la parole reprend les grandes lignes de son programme « Porter sa voix » et du concours d’éloquence Eloquentia qu’il a développé dans les écoles et universités de France. Il explique la naissance de ces projets censées changer la perception de l’oralité en France, leur mise en place et leur développement accru des dernières années. Un succès mérité au vu du travail dantesque réalisé par l’auteur !

Porter sa voix : S’affirmer par la parole est un livre riche, concret, pratique, qui nous aide à réfléchir, à se remettre en cause, et à parfaire nos prises de parole. Il s’appuie sur les différentes méthodes enseignées par Stéphane de Freitas aux étudiants, enfants, adultes, qui souhaitent améliorer leur oralité. Une méthode qui a déjà porté ses fruits dans de nombreux établissements scolaires, notamment dans des universités de Seine-Saint-Denis, où cette pédagogie active est enseignée aux étudiants durant 6 semaines, pour les aider à s’exprimer librement et à prendre confiance en eux.

Ce livre est la bible de la prise de parole : tout y est expliqué avec simplicité et précision, pour permettre de comprendre au mieux ce qui distingue un bon orateur d’un autre et d’appliquer à notre cas les conseils prodigués. Ce livre-documentaire est découpé en cinq grandes parties distinctes : I – Porter sa voix, naissance d’une pédagogie, II – Porter sa voix pour être soi, III – Porter sa voix en groupe, IV – Porter sa voix individuellement et V – Préparer un concours d’éloquence. Plus de 430 pages qui peuvent se lire chronologiquement ou de façon plus morcelée, en fonction des besoins du lecteur.

Il est constitué de nombreux conseils et astuces pour améliorer sa prise de parole dans différentes situations : lors d’un exposé scolaire, d’un entretien d’embauche, d’une réunion d’entreprise, d’un concours d’éloquence… On y apprend que la voix est très importante, mais qu’elle constitue une infime partie d’un tout qui fait une bonne prise de parole : la gestuelle, la respiration, la préparation intellectuelle, écrite, argumentée…

Après la théorie, place à la pratique ! Pour permettre à chacun d’améliorer concrètement sa prise de parole, différents exercices ludiques sont proposés : à réaliser individuellement ou en groupe, pour des publics divers, ils ont des visées spécifiques qui vont nous aider à parfaire notre oral.

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Un très bon ouvrage de développement personnel, qui recèle de bons conseils et exercices pour favoriser ses prises de parole orale. Une aide précieuse pour développer sa confiance en soi, issue tout droit de la pédagogie « Porter sa voix » mise en place par Stéphane de Freitas. Une référence en la matière !

Ma note : 7/10

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ISBN : 978-2-32101-290-0

Elle n’était pas d’ici


Elle n’était pas d’ici de Patrick Poivre d’Arvor

164 pages, éditions Albin Michel


Résumé : « Puisque Solenn a choisi de mettre fin au combat qu’elle menait depuis trois ans contre les démons de sa maladie, je voudrais, comme Patrick, que sa disparition soit un signal d’alarme. J’aimerais que ce livre, écrit dans l’urgence de la douleur, soit un cri vers tous ceux et celles, adolescents ou préadolescents, qui seraient tentés par la terrible impasse du suicide. La souffrance qui se lit dans ces pages, à travers les lettres reçues, est celle, indicible, de Solenn et de milliers d’autres. C’est celle aussi des parents qui assistent, impuissants, à la destruction de leur enfant. Si cette souffrance qui a été la nôtre peut aider tous ceux qui ont été ou vont être confrontés à l’anorexie ou à la boulimie, alors Solenn ne sera pas morte pour rien.  » Véronique Poivre d’Arvor


Extraits : « Écrire, ça soulage. On appuie là où ça fait mal, on se mord la lèvre, mais ensuite, on supporte la douleur. »

« Quand je chante, disais-tu, j’oublie tout, j’y trouve une manière de sérénité.« 


Mon avis : Tout le monde connaît Patrick Poivre d’Arvor, ou PPDA pour les intimes, le présentateur vedette de TF1, qui a animé le journal de 20h pendant plus de 20 ans. Mais peu de personnes peuvent se targuer de connaître une partie de sa vie privée. PPDA n’a pas eu une existence facile. Père de sept enfants, il a du faire face à ce qu’il y a de plus horrible dans la vie d’un père de famille : la mort de deux de ses filles.

Il voit d’abord disparaître Tiphaine, décédée dans son sommeil de la mort subite du nourrisson alors qu’elle était âgée d’un an à peine. Des années plus tard, c’est son autre fille, Solenn, anorexique et boulimique, qui mettra fin à ses jours en sautant devant la rame d’un métro, alors qu’elle était âgée de dix-neuf ans à peine. Comme moyen cathartique pour apaiser ses douleurs, PPDA se jettera à corps perdu dans l’écriture. Il publiera d’abord Lettres à l’absente, un témoignage bouleversant sur la souffrance d’un père, ses angoisses et ses peurs, puis Elle n’était pas d’ici, sorte d’exutoire salutaire où il dévoile tout son amour pour sa fille, sa maladie mentale et ce qu’il a ressenti suite à son décès brutal.

Patrick Poivre d’Arvor et sa fille, Solenn

Il est toujours compliqué de juger un témoignage, d’autant plus quand celui-ci aborde un sujet aussi tragique que le suicide d’un enfant. Je peux dire que j’ai été très émue de découvrir pour la première fois la plume de PPDA, un auteur prolifique, mais peu plébiscité en France. À travers ce recueil, il nous ouvre son coeur et sa vie et raconte, avec beaucoup d’émotions et de pudeur, les jours qui ont suivis et précédés le décès de Solenn. On ressent tout l’amour que ce père porte à sa fille et le regret de son départ précipité.

Plus qu’un élément cathartique pour l’auteur, il souhaitait également que ce témoignage soit bénéfique aux personnes qui, comme lui, auraient eu le malheur de subir la perte d’un enfant. Dans Elle n’était pas d’ici, il regroupe de nombreux extraits de poèmes, des témoignages d’affection et d’amour de ses proches, qui lui redonnent espoir et confiance en la vie.

Solenn s’est suicidée à cause d’une maladie mentale : les troubles de l’alimentation, autrement l’anorexie et la boulimie. Bien que cette maladie ne soit que partiellement évoquée, l’auteur met en garde les parents sur les caractéristiques et les conséquences de cette maladie, et les rassure en quelque sorte : ils peuvent être présents pour leurs enfants, les encourager, les porter, les entourer d’amour… mais ils restent tout de même impuissants et démunis face à la psychée mentale subie par l’enfant. Une maladie bien trop présente dans notre quotidien, véhiculée en grande partie par l’image du corps parfait, l’obsession de la minceur comme gage de beauté.

 


Comment continuer à vivre après le décès brutal d’un enfant ? Le journaliste Patrick Poivre d’Arvor nous offre une belle leçon de courage à travers un témoignage touchant, intime et pudique, où il déclare sans emphase tout l’amour d’un père pour sa fille. Très touchant !

Ma note : 6,5/10

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L’herbe bleue


L’herbe bleue 

212 pages, éditions Pocket


Résumé : L’Herbe bleue est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans.
Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n’apporte aucune solution à ce problème. C’est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l’univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons.
Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été modifiés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.


Extraits : « Personnellement, je voudrais avoir des affaires neuves, changer de tout complètement, et ne garder que mes livres, bien sûr, puisqu’ils font partie de ma vie. Quand j’ai été renversée par une voiture à dix ans, et que je suis restée si longtemps dans le plâtre, je serais morte sans eux. Aujourd’hui encore, je ne sais pas si certains de mes souvenirs sont réels ou si ce sont des choses que j’ai lues dans des livres…« 

« La vie est chouette, merveilleuse, passionnante et j’ai hâte de voir ce qu’il y a au coin de la rue et aux coins de toutes les autres. »


Mon avis : L’herbe bleue est le journal intime d’une jeune adolescente de quinze ans, qui découvre innocemment, un beau jour, la drogue et ses effets dévastateurs. Sa vie va en être entièrement bouleversée : elle va sombrer dans la dépendance, s’éloigner de sa famille, faire de très mauvaises fréquentations, qui changeront à tout jamais le cours de sa vie.

Ce récit est devenu un témoignage, que les parents aiment glisser entre les mains de leurs jeunes adolescents, pour les prévenir des risques encourus par la prise de drogues quelconque. 

Malheureusement, il aurait été prouvé que la paternité de cette histoire en revient à une romancière nommée Béatrice Sparks et non à une jeune fille de quinze ans, comme je le pensais en débutant ce récit. Cette romancière se serait inspirée de faits réels, notamment d’une histoire narrée par l’une de ses patientes, pour écrire L’herbe bleue. J’avoue être assez déçue d’apprendre que cette histoire que l’on m’avait vendue comme réelle, ne soit en fait qu’une partie de la réalité ; notamment après le dénouement final, qui m’a littéralement coupé le souffle de stupeur, d’horreur et de tristesse. Je trouve assez dommage de duper les lecteurs de cette manière, d’autant que l’auteure n’en est pas à son coup d’essai et à déjà réalisée d’autres ouvrages témoignages sur des thèmes à sensations, comme celui-ci. C’est vrai que les témoignages sordides qui finissent mal, ça fait vendre…

Fort heureusement, je suis quand même rassurée de me dire que l’histoire telle que racontée n’est qu’une infime partie de la réalité et qu’elle n’a pas véritablement eu lieu. Mais il faut garder en mémoire que cela arriver et arrivera encore à de trop nombreux adolescents.


L’herbe bleue, c’est le journal intime d’une jeune fille de quinze ans, qui se livre sur ses affinités avec la drogue. L’histoire est poignante et devrait dissuader les plus jeunes d’approcher de ces substances. Malheureusement, ce livre n’est pas un témoignage, comme la couverture nous le vend, mais il est l’oeuvre d’une romancière. Mentir pour vendre plus, je n’aime pas ça du tout, d’où la note assez faible que je donne à cette lecture. 

Ma note : 5/10

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Les petites voix : Quand l’intuition toque à la porte d’un cerveau rationnel


Les petites voix : Quand l’intuition toque à la porte d’un cerveau rationnel
de Christelle Lauret

447 pages, éditions Carnets Nord, à 19€


Résumé : Notre cerveau est aussi inimaginable que l’univers : 100 milliards de neurones, 10 000 connexions potentielles par neurone, un infini de possibilités qui donne le vertige ! Christelle Lauret, docteur en chimie, chercheur et responsable d’équipes dans une multinationale pharmaceutique, découvre un jour une autre réalité : notre cerveau n’est pas que rationnel. L’intuition s en mêle, et heureusement. Cette première découverte la propulse sur un chemin inattendu et mystérieux… Voilà un incroyable récit, à la portée de chacun d’entre nous. Un récit qui peut modifier profondément notre vie, la chambouler du tout au tout. Pourquoi ? Comment ? Laissez-vous embarquer par ses petites voix… pour aller à la rencontre des vôtres. Un témoignage intime bouleversant. Des outils pratiques à tester vous-mêmes. Des découvertes scientifiques insoupçonnées.


Extraits « Ainsi, changer nos pensées change notre cerveau, changer notre cerveau change nos comportements, changer nos comportements change les résultats que nous obtenons. »
« Car s’aimer soi, c’est aimer le monde, aussi.« 

Mon avis : Lorsque j’ai lu le titre de cet ouvrage, j’ai tout de suite été curieuse de le découvrir. Je suis quelqu’un de très rationnel, mais j’ai quand même l’esprit ouvert, désireuse de découvrir toujours de nouvelles choses. Je me suis donc lancé dans la lecture de ce livre.

L’ouvrage est découpé en plusieurs chapitres, qui eux-mêmes sont découpés en trois grandes parties. La première est un témoignage de l’auteure, qui nous raconte des expériences qu’elle a vécu, qui l’ont marqué et qui l’ont amené à changer sa vision des choses et de la vie en générale. La deuxième partie est consacrée aux découvertes scientifiques. Cette partie plus technique permet aux personnes qui le souhaitent d’en savoir plus sur le pourquoi et le comment des expériences vécues par l’auteure. Enfin, la troisième et dernière partie, plus ludique, regroupe des « trucs et astuces » à faire soi-même pour vivre ses propres expériences. Cet ouvrage est donc bien complet et surtout diversifié. Libre à vous de sauter les parties et/ou chapitres qui ne vous intéressent pas et de vous consacrer uniquement à ceux qui vous interpellent.

C’est en partie la façon dont je l’ai lu : pas entièrement, mais au compte-goutte. C’est un livre qui se déguste en fonction de son humeur, que l’on abandonne au coin d’une table avant de le reprendre quelques jours ou semaines plus tard.

Les récits de Christelle Lauret m’ont particulièrement happé : je les ai tous lu. Certains sont plus frappants que d’autres et nous amènent à nous interroger – je songe notamment à l’expérience qu’a vécue l’auteure avec un mystérieux cheval capable de ressentir les choses intuitivement. Incompréhensible pour mon cerveau rationnel, mais pourtant, l’expérience est avérée. Quand les récits de l’auteure (comme celui cité en exemple juste avant) ont particulièrement attisé ma curiosité, alors je m’engageais dans la lecture des explications et/ou théories scientifiques, pour tenter d’en percer le mystère.

Ce qui est bien avec cet ouvrage, c’est qu’il est écrit avec simplicité et fluidité. Il est accessible à tous, lecteurs avérés ou non, rationalistes ou non… J’ai beaucoup appris durant ma lecture, et je vais tenter de mettre en pratique les trucs et astuces dispensés par l’auteure. Il me faudra sans doute du temps avant de faire totalement confiance aux petites voix de l’intuition, mais j’ai bon espoir d’arriver à les comprendre et de suivre leurs conseils.

 


Un ouvrage enrichissant pour apprendre à ouvrir son cerveau aux  petites voix de l’intuition. Ce livre devrait trouver son public.

Ma note : 6/10

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