Shadow House, tome 2 : Cache-cache mortel


Shadow House, tome 2 : Cache-cache mortel de Dan Poblocki

218 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Poppy, Azumi, Marcus et les jumeaux Wright sont venus au manoir Larkspur. Ils pensaient trouver la solution à leurs problèmes. Ils ont trouvé leurs pires cauchemars. Chaque pièce réserve son lot de mauvaises surprises. Chaque escalier est un traquenard. Et dans les couloirs, quelqu’un rôde. Quelqu’un qui veut leur peau.
Ils ne peuvent faire confiance à personne. Ils doivent se méfier de tout. Surtout d’eux-mêmes.
Fuis la maison des ombres… si tu le peux encore.


Extraits  « Larkspur peut déformer tes pensées, te faire croire des choses qui ne sont pas vraies. Ou t’en faire oublier d’autres, importantes. Au bout du compte, tu ne sais plus où tu en es. »

« Moriko aussi nous a parlé d’espoir et de peur. Comme quoi les deux sont liés. Quand une chose a assez d’importance pour susciter de l’espoir, elle acquiert du pouvoir sur toi. Et dès que tu commences à espérer, la peur surgit. « 


Mon avis : Après un premier tome des plus effrayants, Dan Poblocki nous transporte de nouveaux à Shadow House, ce manoir hanté par des orphelins déguisés.

Nous retrouvons Poppy, Azumi, Marcus et les jumeaux Wright, toujours prisonniers du manoir. Impossible pour eux de sortir : toutes les issues sont condamnées. Ils doivent à tout prix trouver un moyen de s’échapper, tout en faisant attention de ne pas croiser les Spéciaux, ces jeunes enfants orphelins dotés d’un masque, qui hantent les lieux.

Les personnages, tout comme nous, lecteurs, sommes coincés dans le manoir. Les lecteurs les plus claustrophobes n’arriveront jamais au bout de leur lecture. A tous les recoins de la maison, peut se cacher un danger. Je suis resté constamment sur le qui-vive, m’attendant à voir surgir un monstre ou un fantôme à chaque nouvelle page tournée. Il n’y a pas à dire : Dan Poblocki sait comment rendre l’atmosphère lourde et pesante, comment augmenter la tension et l’effroi. L’auteur se joue également de nous, en intégrant à l’histoire des situations troublantes, dans lesquels il nous ait impossible de démêler le vrai du faux, impossible de savoir à qui se fier, à qui accorder notre confiance.

Pour intensifier davantage l’ambiance lugubre et noire, le récit est agrémenté ici et là d’illustrations en noir et blanc. Avouez, quand vous tournez une page et que vous tombez nez à nez avec ce genre de personnage (cf l’illustration ci-dessous), il y a de quoi avoir peur…!

Malheureusement, malgré l’attrait que j’aie pour cette saga, je suis assez déçue par certaines choses. Tout d’abord, j’ai remarqué que, tout comme dans le premier tome, je suis resté hermétique aux personnages, dans le sens où aucun ne m’a particulièrement touché, aucun n’est entré dans mon champ intime. Quand je lis des histoires, j’aime beaucoup m’identifier aux personnages ou du moins apprendre à les connaître suffisamment. Ici, les personnages ne sont pas assez développés, on ne sait rien d’eux, ce qui rend impossible tout approche émotive envers eux.

Deuxième point que je souhaite soulever : le fait que l’histoire n’est pas très évolutive. En effet, l’auteur apporte beaucoup d’importance à transmettre peur et frissons aux lecteurs, mais il en oublie quelque peu de faire avancer son histoire. Même si les actions de manquent pas et que l’histoire est dynamique, j’ai l’impression de tourner un peu en rond. Fort heureusement, le dénouement de ce second tome laisse présager une impulsion nouvelle et changeante, qui pourrait apporter du renouveau à la saga. A découvrir dans le troisième tome…


Tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier tome se retrouvent dans celui-ci. Angoisse, peur, frissons… le lecteur ne sera pas épargné ! Il vous faudra être bien courageux pour pénétrer dans Shadow House. 

Ma note : 6/10

Shadow House


Shadow House de Dan Poblocki

221 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Toc-Toc…
Qui est mort ?

Le manoir Larkspur.
Ils sont tous venus y chercher quelque chose.

Pour Poppy, une famille.
Pour Azuma, un pensionnat.
Pour Marcus, une école de musique.
Pour les jumeaux Dash et Dylan, un plateau de tournage.

Mais rien de tout cela ne les attendait.
Le manoir Larkspur n’est pas la maison de leurs rêves.
C’est la prison où leurs pires cauchemars deviennent réalité.

ENTRE DANS LA MAISON DES OMBRES… SI TU L’OSES.


Mon avis : Rien qu’au visuel, ce roman fait peur. La couverture est magnifiquement réalisée, avec une figure de fille effrayante, dont on voit le double visage en transparence. C’est hautement original, et puis ça donne tout de suite le ton du récit.

Ils sont cinq jeunes, tous très différents, à avoir reçu un mystérieux message les incitant à rejoindre  le manoir Larkspur. Mais à leur arrivée, rien ne se passe comme prévu. Ils se sont fait bernés. Point de famille accueillante, point de plateau de tournage, d’école, ni  de pensionnat. Le manoir est sombre et semble vide…

L’histoire a tout pour faire frémir. Le lieu, déjà. Un vieux manoir obscur, isolé de tout, entouré d’une forêt sombre, fait monter la tension narrative d’un cran. S’ajoute à cela la vacuité du lieu et les apparitions fantomatiques qui ponctuent le récit. Autant dire que ce n’est pas un lieu où il est bon de traîner.

On rencontre cinq personnages, aux personnalités différentes, qu’on apprend à découvrir tout doucement. Mais aucun ne sort véritablement du lot. C’est sans doute ce qui rend les rend un peu moins attachants. De plus, j’ai trouvé que l’histoire manquait d’un socle solide. Les bases du récit sont à peine posés que les actions s’enchaînent. Autant dire que le lecteur n’a pas le temps de prendre pleinement connaissance des personnages ou de l’histoire, que déjà, un nouvel élément apparaît. Peut-être que ce genre de structure dynamique fait partie de la politique narrative de l’auteur, qui a voulu ajouter une tension supplémentaire à son récit, mais en tout cas, pour ma part, ça m’a plus embrouillé l’esprit que fait peur.

Ce premier tome constitue sans doute une mise en place du cadre du récit et des protagonistes ; c’est sans doute pour cela que je l’ai trouvé peu organisé et qu’il m’a laissé sur ma faim. Mais je suis curieuse de voir la continuité que va octroyer l’auteur a cette histoire et de découvrir les réponses à toutes les questions que je me suis posé durant ma lecture.

Outre sa narration originale mais peu ordonnée, le livre est doté d’une présentation très singulière. En effet, les éditions Hachette veulent faire frémir le lecteur à chaque page. C’est pour cela qu’ils ont opté pour un support papier dans les tons gris et une présentation de pages originale, avec des espèces d’ornements qui inspirent la terreur. Mais ce n’est pas tout, puisque le lecteur pourra tomber plusieurs fois sur des photographies en noir et blanc, en rapport avec l’histoire narrée, qui ajoutera une tension et une peur supplémentaire.

dbc


Seuls les plus courageux pousseront les portes du manoir Larkspur. Dans ce premier tome terrifiant, vous rencontrerez frissons, peur et fantômes. Ajoutez à cela une dose de mystère, qui hérisse les poils, mais qui donne envie d’en découvrir plus. C’est certain, je lirai la suite !


Ma note : 6/10