20, Allée de la Danse : La fête de l’École


20, Allée de la Danse : La fête de l’École d’Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : C’est bientôt la fête de l’École. Les élèves qui le souhaitent peuvent créer leur propre spectacle – et pas forcément de danse classique !
Zoé prend cela très au sérieux : elle veut mettre en scène une comédie musicale qui raconte la vie à l’École. Mais certains pensionnaires lui mettent des bâtons dans les roues…


Extraits : « C’est vrai que ça fonctionne bien quand on travaille ensemble, plutôt que l’un contre l’autre. »

« Pour créer, il est nécessaire d’avoir de la personnalité, de la folie… mais pour danser, il faut aussi écouter les autres, apprendre, servir ses partenaires.« 


Mon avis : Et hop ! Lecture du quinzième tome de la saga 20, Allée de la Danse que j’adore ! Décidément, je n’arrive plus à m’en passer et j’enchaîne les tomes avec rapidité !

Dans La fête de l’École, les élèves doivent organiser leur fête de fin d’année. Ils ont carte blanche pour créer de toute pièce un spectacle. Zoé, enthousiaste et pleine d’idées, propose de réaliser une comédie musicale, où les élèves danseraient et chanteraient dans des tableaux représentants la vie quotidienne à l’école de danse. Son idée fait partie de celles choisies par les élèves : accompagnée de la sévère et rigide Doris et de l’exubérant Ivan, ils vont devoir s’improviser metteurs en scène. Mais leur collaboration va s’avérer plus compliquée que prévue…

Comme d’habitude, l’histoire est agrémentée de magnifiques illustrations en noir et blanc, ainsi que de quelques petits dessins en début de chaque chapitre. J’aime beaucoup ces esquisses, qui donnent encore plus de vie au récit.

 

Encore une fois, Elizabeth Barféty m’a conquise. La fête de l’École, c’est léger, c’est festif, divertissant, rempli d’ondes positives et de bonne humeur. Tout ce qu’il me fallait pour affronter cette période difficile de confinement. Bien évidemment, comme dans chacun des tomes de cette saga, l’auteure aborde des thématiques spécifiques : l’amitié et l’entraide dans Première ou rien,  le racisme et la différence dans Le rêve américain, ou encore les relations parents-enfants dans La révérence. Ici, c’est l’entraide, le travail d’équipe et la solidarité qui priment.

L’auteure souhaitait prouver aux plus jeunes – et aux adultes, aussi -, que, comme le dit si bien le proverbe « Seul, on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ». Alors qu’ils sont censés former une équipe soudée, Ivan et Zoé se lancent dans une guerre frontale basée sur une surenchère d’idées et un dénigrement des propositions de l’autre.  Bien vite, ils vont comprendre que leur but est le même et que pour l’atteindre plus facilement, ils vont devoir s’entendre et collaborer.


Un tome festif et gai, rempli d’ondes positives. Les petits rats doivent mettre en place le spectacle de fin d’année de l’école de danse et ils n’y arriveront qu’à force d’entraide, de solidarité et de travail d’équipe. J’ai beaucoup aimé les valeurs partagées.

Ma note : 7,5/10

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Passionnément


Passionnément d’Elisabet Benavent

487 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Bien qu’ayant désormais une relation avec Bruno, un écrivain plus âgé qui lui apporte stabilité et confort, Valeria ne cesse de penser à Victor. D’autant que ce dernier fait le forcing pour la reconquérir !
Par chance, ses amies sont toujours là, à qui elle peut se confier, au téléphone ou autour d’un verre. Mais chacune est bien occupée.
À commencer par Carmen, qui va devenir maman et qui angoisse, un peu, beaucoup… Nerea, elle, est archiprise par son nouveau boulot… et son nouvel amant. Quant à Lola, elle s’est casée et ne jure plus que par Rai. Au point de ne pas tenter d’attirer son nouveau boss dans son lit ?
Bref tout change… et rien ne change. Les quatre inséparables se retrouvent toujours pour évoquer les problèmes existentiels, où les hommes occupent une large place. Que ferait-on sans eux ?


Extraits : « L’instinct maternel ou paternel, nous l’avons tous. Simplement, il est caché.« 

« Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique. »


Mon avis : C’est avec tristesse que je referme le dernier tome de la saga Valeria.

Valeria poursuit sa relation avec Bruno, l’écrivain, tout en continuant à voir sporadiquement Victor, son ex. Ses amies, en particulier Lola, n’arrête pas de la réprimer sur les sentiments faussés qu’elle entretient pour Bruno. En effet, selon elles toutes, Valeria et Victor sont faits pour être ensemble, c’est une évidence. Leur couple a connu des hauts et des bas, leur relation n’a jamais été très claire dans l’esprit des lecteurs, mais une chose est sûre : ensemble ou séparés, ils gardent beaucoup de respect l’un envers l’autre.

De son côté, Lola continue de fréquenter Ray, son cadet de dix ans. Leur relation fonctionne bien, mais la fidélité de Lola est mise à rude épreuve avec son nouveau boss, sexy et provocant, qui n’arrête pas de lui lancer des piques torrides pour la pousser à la faute. Doit-elle succomber à la tentation ou écouter son coeur ? Lola est la plus impulsive, la plus volubile, celle que j’ai préféré des quatre protagonistes, ou en tout cas, celle sur laquelle j’ai pu le plus m’identifier. Ses indécisions amoureuses sont monnaie courante dans la vie de toutes les femmes, son envie de plaire, de se faire désirer, de collectionner les relations amoureuses par peur de l’attachement et de la souffrance ultérieure.

Carmen, notre troisième protagoniste, va devenir la maman d’un petit garçon. Face à ses prochaines nouvelles responsabilités, la jeune femme angoisse. Elle ne se sent pas prête, elle ne souhaite pas perdre sa vie de femme libre et devenir une maman exclusivement. Son compagnon tente de la rassurer par tous les moyens, mais les hormones de Carmen n’aident pas à calmer ses angoisses. J’ai trouvé ce couple assez effacé durant l’ensemble de la saga, mais finalement, c’est le couple le plus solide et linéaire de tous les couples de l’histoire. Tous les deux sont touchants, surtout Barto, qui voue un amour sans limites à Carmen, la rassurant sans cesse, la comblant d’amour au-delà de tout ce qu’elle pouvait espérer.

Enfin, Nerea, la timide et discrète de la bande s’est amourachée d’un jeune homme avec qui elle travaille. Leur relation est torride, volcanique, pulsionnelle, une relation loin de tout ce que nous aurions pu imaginer pour la jeune femme. Mais voilà, Nerea voudrait plus que du sexe occasionnel, alors que le jeune homme ne souhaite pas s’engager plus dans leur relation. Nerea, décrite comme timide et discrète, a été la plus effacée des quatre jeunes femmes. C’est celle dont je me souviendrai le moins, mais elle constitue néanmoins un pilier du quatuor : sans elle, la saga n’aurait pas été pareille.

Finalement, je pense que chaque lectrice peut facilement s’identifier dans l’une ou l’autre des quatre protagonistes. Elles ont toutes des tempéraments différents, des histoires d’amour plus ou moins compliquées et mouvementées, des questionnements différents. Chacune peut y trouver son compte.

Encore une fois, nos quatre protagonistes nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Leurs vies sont remplies de rebondissements inattendus, de moments de joie, de rires, de pleurs quelquefois, mais toujours soudées, elles savent compter les unes sur les autres, se relever et s’entraider dans les moments les plus compliqués. Leur amitié et leur complicité sont vraiment belles a voir et font rêver, j’en suis sûre, de très nombreuses femmes.

L’épilogue met un point final aux histoires d’amour rocambolesques de nos quatre protagonistes. Nous les retrouvons quelques années plus tard, épanouies dans leurs vies personnelles, amoureuses et professionnelles, toujours aussi complices et dynamiques. 

Ne soyez pas trop triste de ce clap de fin, puisqu’heureusement, pour les fans de Valeria, rassurez-vous, vous pourrez retrouver prochainement votre protagoniste préférée sur vos écrans, puisque la saga va être adaptée par Netflix ! Aucune date de sortie n’a encore été communiquée, mais ce qui est sûr, c’est que je serai l’une des premières à me ruer sur l’adaptation.


Clap de fin pour la saga Valeria. Une saga étonnante, fraiche, pétillante, avec des protagonistes attachantes et attendrissantes, qui traversent de nombreuses péripéties en restant soudées et complices. Je ne peux que vous conseiller cette saga !

Ma note : 8/10

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Gone, tome 1


Gone, tome 1 de Michael Grant

585 pages, éditions Pocket jeunesse, à 19€


Résumé : Imaginez : tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser… Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d’euphorie, les enfants doivent maintenant s’organiser pour survivre. Qui va s’occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence !


Extraits : « Les gens différents finissent toujours par devenir des victimes, c’est comme ça.« 

« La peur pousse à faire de drôles de choses, parfois, même chez les enfants. »


Mon avis : Après en avoir entendu parler durant des années, je me décide enfin à sortir le premier tome de Gone de ma Pile À Lire, pour enfin découvrir ce qui a tant plût !

Un beau jour, subitement, dans une petite ville californienne nommée Perdido Beach, l’ensemble des adultes et des jeunes adolescents de plus de quinze ans disparaissent. Ceux qui restent sont alors livrés à eux-mêmes, terrorisés par cet événement extraordinaire et inexplicable. D’autant que certains se découvrent des pouvoirs surnaturels, comme Sam, qui arrive à faire jaillir de la lumière de ses mains. Très vite, le chaos s’installe à Perdido Beach. Sam, son meilleur ami Quinn, leur amie Astrid et son petit frère autiste Pete, tentent de calmer les enfants paniqués. Mais Caine, Drake, Panda, ainsi que d’autres enfants venus du pensionnat Coates, ne sont pas du même avis. Ils veulent élire un chef, qui décidera de l’ordre à suivre à Perdido Beach. Le chaos s’installe, et avec lui, les rivalités.

J’avais tellement entendu parler de cette saga jeunesse, que j’attendais l’auteur au tournant. Et franchement, peut-être que je misais trop d’espoirs dans ce livre, mais la majeure partie de l’histoire m’a déçue. D’abord le commencement : les adultes disparaissent d’un seul coup, dans les quelques premières pages, sans préambule. On est tout droit immergés dans le récit, certes, mais ça aurait mérité quand même un peu plus de finesse. Tout s’enchaîne alors dans un rythme effréné, mais malheureusement, comme je suis rentrée dans le brut directement, je n’ai pas forcément été très réceptive à la première partie de l’histoire. Je suis restée un peu en retrait, survolant légèrement toutes les actions qui s’y déroulaient, m’ennuyant, même, quelques fois.

Mais heureusement, les pages défilant, j’ai réussi, au fur et à mesure, à me plonger davantage dans l’histoire, pour finalement commencer à bien l’aimer vers la fin. Il vaut mieux tard que jamais, me diriez-vous, mais quand même…

L’histoire en elle-même est intéressante, quoiqu’elle détient quand même des références à divers récits antérieurs, tels que Dôme de Stephen King, par exemple. Dans les deux cas, un dôme transparent s’abat sur une ville, rendant toute la population s’y trouvant, prisonnière.  Il faut s’organiser, essayer de survivre, et chercher une solution pour en sortir, d’autant que les ressources s’amenuisent progressivement. La cible n’est pas la même, puisque dans Gone, ce sont de très jeunes enfants qui gouvernent l’histoire. Certains se montrent matures et consciencieux pour leurs jeunes âge, s’occupant des plus petits, soignant les blessés, préparant des repas ; tandis que d’autres ne pensent qu’à gouverner et à faire régner la terreur dans la Zone. Deux clans vont rapidement s’affronter.

Comme si ce premier tome n’était pas assez rempli d’actions, Michael Grant ajoute une dose de science-fiction supplémentaire, qui devrait donner une autre dimension à l’histoire : certains enfants sont dotés de pouvoirs magiques. Des pouvoirs plus ou moins puissants en fonction des jeunes, mais que beaucoup ne savent pas utiliser. J’avoue que je ne m’attendais pas à cette virée brutale vers la science-fiction, mais je trouve qu’elle s’adapte parfaitement au récit.


Des très jeunes enfants, livrés à eux-mêmes, dans un espace délimité par un dôme invisible. Une lecture en demi-teinte : malgré un début abrupt et ennuyant, je me suis finalement laissée emporter par l’histoire. J’aimerais bien découvrir le second tome si j’arrive à le dégotter en grand format !

Ma note : 6/10

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20, Allée de la Danse : Un pas de côté


20, Allée de la Danse : Un pas de côté d’Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École, les élèves préparent un événement hors du commun : ils vont danser en public au musée d’Orsay ! En l’honneur du peintre Edgar Degas, les petits rats présenteront un exercice à la barre. Maïna, Constance, Zoé, Sofia, Colas et Bilal sont ravis de danser dans ce cadre unique. Mais leur plaisir est troublé par une série de disparitions d’objets de valeur à l’internat. Les élèves commencent à s’interroger : y aurait-il un voleur parmi eux ?


Extraits : « Chaque fois, la danse lui procure un sentiment de liberté, un bonheur unique.« 

« Comme disait je ne sais plus qui, pense-t-il, une journée sans danser est une journée perdue ! »


Mon avis : Les aventures des petits rats de l’école de Danse se poursuivent. Dans ce tome-ci, c’est le jeune Bilal qui est mis en avant. Le jeune garçon est le seul externe de la Bande, le seul qui ne reste pas dormir le soir à l’internat de l’Opéra. Sur le chemin qui le ramène chez lui, Bilal va tomber sur Ethan, un danseur de première année, qui semble en mauvaise posture dans la rue auprès de jeunes. Bilal se souvient que, quelques années plus tôt, il avait été lui-même victime de harcèlement dans la rue, des personnes malintentionnées se moquaient de lui et le rabaissaient à cause de sa passion. Mais ce qu’il va découvrir sur Ethan est loin d’être similaire à sa propre histoire.

En parallèle, l’ensemble des petits rats ont été conviés à l’inauguration de l’exposition Degas au Musée d’Orsay. Ils vont pouvoir danser dans ce magnifique lieu, devant des spectateurs venus spécialement les regarder. Pour avoir moi-même visité le Musée d’Orsay il y a quelques années, j’avoue que le cadre est magnifique et que c’est une chance unique dans la vie des jeunes danseurs, que de pouvoir se produire dans un tel lieu.

 

Intérieur du musée d’Orsay

Cette prochaine représentation au musée va également encourager nos jeunes danseurs à s’intéresser un petit peu plus à l’art. Certains, comme Bilal, le protagoniste de ce tome, n’avait jamais mis les pieds dans un musée. Il va apprendre à regarder, à ressentir des émotions, à se laisser transporter par des peintures et des sculptures. J’ai beaucoup aimé cette petite incartade culturelle, qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de pousser les portes de musées divers.

Comme d’habitude, les romans d’Elizabeth Barféty sont illustrés par de jolis dessins en noir et blanc réalisés par Magalie Foutrier, qui nous permet de ressentir encore plus intensément toutes les aventures vécues par nos héros préférés.

                                    


Comme toujours, l’auteure nous délivre de belles valeurs : l’entraide, la solidarité, l’amitié. Un tome réussi, qui mêle danse et culture. 

Ma note : 7,5/10

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Les hauts et les bas de Valeria


Les hauts et les bas de Valeria d’Elisabet Benavent

413 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Extraits : « En général, c’est ce que nous préférons, nous les femmes. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent, ou ressentent.« 

« Je me disais que de toute façon, l’amour et la facilité, ça va rarement ensemble, et que plus tu luttes pour quelque chose, plus ça en vaut la peine. »


Mon avis : Troisième et avant-dernier tome de la saga Valeria, et je suis toujours aussi addicte !

Dans Les hauts et les bas de Valeria, il y a de l’eau dans le gaz entre Valeria et Victor. Comme dans les précédents tomes, tout n’est pas tout rose dans leur couple, les disputes sont constantes et leur relation reste ambigüe. Victor semble ne pas vouloir s’engager avec la jeune femme, alors que l’amour qu’il y a entre eux deux crève les yeux. Malheureusement, ce troisième tome verra la fin du couple Valeria/Victor et le début d’une nouvelle histoire d’amour pour Valeria. Mais je pense que le dernier tome nous réserve bien des surprises : nous ne sommes pas au bout de nos peines, je pense sincèrement qu’il y aura de nouveaux rebondissements dans l’histoire Valeria/Victor.

De son côté, Lola semble avoir trouvé l’amour aux côtés de Ray… seul ombre au tableau : l’âge du jeune homme. Ray est à peine majeur, il a donc presque 10 ans d’écart avec la jeune femme. Si ce dernier n’est pas embêté par cette différence d’âge, Lola l’est beaucoup plus. Malgré une attirance évidente et une bonne symbiose sexuelle, ce frein risque de mettre rapidement un terme à leur histoire naissante.

Quant à Carmen, elle va se marier avec Barto, l’homme de ses rêves. L’ensemble de la bande de copine est sur le pied de guerre pour l’aider dans son organisation. Nerea est la plus sollicitée, puisqu’elle a décidé d’ouvrir son agence d’événementiel, et est donc en charge de l’organisation totale de la fête. Un défi qui n’est pas de tout repos. Côté amour, c’est le calme plat pour Nerea, qui préfère d’abord se concentrer sur ses projets professionnels.

Encore une fois, c’est un tome détonnant, explosif, rempli de rebondissements, de peps, d’amour, de joie et de nombreux sentiments positifs. C’est le genre d’histoire qui met de bonne humeur, sans trop que l’on sache expliquer pourquoi.


Un troisième tome étonnant, avec des protagonistes toujours plus sympathiques et attachantes. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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20, Allée de la Danse : Première, ou rien !


20, Allée de la Danse : Première, ou rien ! d’Elizabeth Barféty

153 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’École de danse de l’Opéra.

Les examens de fin d’année approchent. Les petits rats de l’École de Danse commencent à s’inquiéter. Surtout la perfectionniste Constance. Sera-t-elle admise en 5e division ?


Extraits : « Elle se sent si fragile tout à coup. Ses amis la protègent, avec leurs rires, leurs mots rassurants.« 

« Personne n’attend que tu sois parfaite… à part toi ! »


Mon avis : Comme chaque mois, je m’attaque à un nouveau tome de cette saga jeunesse que j’aime beaucoup. Ce mois-ci, c’est Première, ou rien ! que j’ai pu découvrir.

L’année à L’École de Danse est bientôt terminée, les élèves vont pouvoir profiter de deux mois de vacances bien méritées, à se reposer, se dorer au soleil ou retrouver ses proches. Mais avant de penser aux vacances, ils doivent passer l’examen final de leur année de danse, celui qui leur permettra de passer, ou non, en 5ème Division. Constance, très perfectionniste, est particulièrement stressée par cet examen. Elle a l’impression de ne plus contrôler ses mouvements, de manquer de temps et d’entraînements. Alors qu’elle fait part de ses inquiétudes à sa bande de copains, ceux-ci ne semblent pas aussi préoccupés qu’elle.

Je ne peux que m’identifier à cette petite Constance, très stressée de son test final. En effet, c’est sur cet examen que reposera l’ensemble de son avenir dans l’école de danse : il y a de quoi avoir peur. C’est une sensation que j’ai connu bien des fois, qui m’a souvent rendue malade et m’a empêchée de dormir durant de nombreuses nuits. Les jeunes lectrices se reconnaitront peut-être aussi dans son portrait, mais verrons qu’à la fin, ce n’est pas le résultat des examens qui compte.

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty nous délivre un très beau message : le travail est une chose, mais l’amitié en est une autre. Il ne faut pas négliger l’un au détriment de l’autre, mais savoir combiner les deux dans une belle osmose pour être pleinement satisfait de son quotidien. Constance se rend compte que plus important encore que sa réussite à l’examen, c’est leur réussite collective à tous qui l’importe. Perdre un membre de la bande reviendrait à perdre un repère important de sa vie quotidienne. Un beau message plein de sagesse, qui montre qu’entraide, soutien moral, amour et amitié sont plus forts que toutes les autres réussites. J’espère que ce message trouvera écho dans de nombreux quotidiens.


Un joli tome, empli de belles valeurs. Grâce à Constance, on apprend que l’amitié et l’entraide sont essentiels à la réussite. 

Ma note : 7,5/10

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Black bone, tome 1 : Coltan Song


Black Bone, tome 1 : Coltan Song
de Manu Causse,  Emmanuelle Urien,
Marie Mazas et Maylis Jean-Préau

299 pages, éditions Nathan, à 14,95€


Résumé : Marie, 18 ans, vient de perdre sa mère journaliste dans un accident de la route. En triant ses affaires, elle comprend qu’Irène s’intéressait aux conditions de fabrication d’un smartphone dernière génération et à un mystérieux individu lié à cette entreprise. Et si la mort de sa mère n’était pas accidentelle ?
Avec l’aide de Léo, un jeune hackeur, et de sa marraine, reporter italienne, Marie reprend l’enquête et remonte la piste d’un trafic de minerais rares en Afrique. Elle apprend que son père a été assassiné avant sa naissance en Sierra Leone. Marie veut révéler au grand jour ce trafic et le nom des meurtriers de ses parents. Mais les voix de deux adolescents et d’une journaliste peuvent-elles faire le poids contre une entreprise internationale ?


Extraits : « Il y a une guerre, oui. Il faut quelqu’un pour en parler parce que, sinon, la guerre continuera longtemps.« 

« La vérité est toujours plus simple que le mensonge, même si elle exige plus de courage. »


Mon avis : Coltan Song est le premier tome de la toute nouvelle saga jeunesse Black Bone, écrite à huit mains par un collectif de quatre auteur.e.s toulousains. Rien que cette prouesse d’écriture à plusieurs est à saluer : il n’est jamais aisé de se synchroniser, les idées doivent fuser dans tous les sens et pourtant, il faut tout synthétiser pour en sortir une histoire homogène, avec la plus-value de chacun.e. Bravo pour ce travail !

Nous faisons la connaissance de Marie, 18 ans, c’est une jeune fille métisse comme tant d’autres. Marie n’a jamais connue son père, décédé avant sa naissance, et sa mère, Irene Forget, vient elle aussi de mourir, dans un stupide accident de la route, la laissant seule, orpheline, livrée à elle-même. En faisant du rangement dans les affaires de sa mère, Marie va être mise en relation avec Léo, alias Hell-O, un jeune hacktiviste, professionnel de l’informatique, qui dit détenir des informations précieuses sur sa mère et sur les causes de sa mort. Car selon lui, l’accident de la route dont a été victime Irene n’en était pas un. Sa mort serait liée à son passé de grand reporter en Afrique et principalement à un homme blanc, victime de l’assassinat de Peter, le père que Marie n’a jamais connue.

Black Bone est un mélange de récits historiques et d’enquête policière plus traditionnelle. À intervalles réguliers, nous sommes projetés en Afrique, en Sierra Leone ou en République Démocratique du Congo, où nous assistons, impuissants, à la destruction, aux meurtres, à l’esclavagisme, à la domination des certains hommes blancs sur d’autres pauvres hommes noirs. Quoique difficile à appréhender, de part la violence des scènes qui se jouent sous nos yeux, j’ai beaucoup aimé ces immersions dans les conflits africains, qui malheureusement, perdurent encore aujourd’hui. Les mettre en avant de telle manière est une véritable plus-value, puisque cela permet aux plus jeunes, lecteurs cibles premiers, de prendre conscience des inégalités qui régissent notre monde.

Et d’autre part, nous sommes en France, à Bouillac, petite commune de l’Aveyron, dans une ferme isolée, où Marie, notre protagoniste, tente de mettre au clair le décès de sa mère. Accompagné de Hell-O, ils fouillent, fouinent et déterrent de lourds secrets, qui risquent de mettre leur vie en danger. En effet, ils découvrent une entreprise peu scrupuleuse nommée SmartGreen, qui n’est autre qu’une escroquerie planétaire, une machination mise au point par ces dirigeants pour duper un maximum de personnes et se remplir les poches. Tout en continuant de creuser, ils vont également découvrir que cette entreprise a de nombreux liens avec l’Afrique, et cache notamment un véritable trafic d’êtres humains. Conflits historiques, environnementaux, sociaux, culturels… Marie, Hell-O et Andrea, la marraine de la jeune fille, ont mis à jour une escroquerie d’envergure. Mais il n’est pas aisé de se faire entendre, de chercher des preuves assez incriminantes pour que l’ensemble de l’opinion publique puisse abonder dans leur sens.

Il faut bien s’accrocher au récit pour ne pas en perdre le fil. L’enquête de fond, à savoir le trafic planétaire de l’entreprise SmartGreen, est assez difficile à appréhender. En effet, il regroupe plusieurs problématiques assez vastes, comme les problèmes écologiques, les nouvelles technologies… le tout additionné aux problèmes sociaux qui se déroulent en Afrique, il y a de quoi se perdre. Je conseillerais ce livre à des adolescents de 14-15 ans, pas moins, puisque même moi, qui suis pourtant plus âgée, j’ai décroché à certains moments du récit, tant les problématiques partaient dans tous les sens.

Globalement, j’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On retrouve une alternance de temps dans les chapitres, avec certaines parties de l’histoire qui se passent dans les années 2000, aux côtés d’Irene, alors reporter en Sierra Leone, puis des retours dans le présent, avec Marie. Les chapitres s’enchaînent avec fluidité et sans temps mort. C’est un premier tome promettent que nous livrent ces quatre auteur.e.s toulousains. Je serai curieuse de découvrir la suite de cette histoire.


Un premier tome bien construit et rythmé, oscillant entre conflit historique et enquête policière. J’ai hâte de pouvoir découvrir la suite !

Ma note : 7,5/10

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