Face à face, tome 2


Face à face, tome 2 de Mercedes Ron
285 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : Accompagnée de Sebastian, Ivory était sûre que plus rien ni personne ne pourrait lui faire du mal. Mais son monde s’est écroulé, tout n’était que mensonges, y compris l’homme qu’elle aimait.
Ses ennemis essaient d’anéantir le peu d’espoir qui lui reste, de la soumettre, de la posséder. Plus seule que jamais, elle voudrait que quelqu’un lui murmure que tout ira bien… même si c’est un mensonge de plus.
Blessée par sa trahison, Ivory essaie de se convaincre qu’elle ne ressent plus rien pour Sebastian. Mais au fur et à mesure que les secrets se révèlent, même la volonté la plus féroce ne pourrait la laisser le haïr autant qu’elle le souhaite.
Pourra-t-elle pardonner tant de mensonges ? Pourra-t-elle oublier le passé ?


Extraits« Tu es humaine, Ivory, et encore très jeune pour comprendre que parfois le fait d’avoir des sentiments sombres en notre for intérieur ne fait pas de nous des personnes mauvaises.« 

« Rien ne se fait de façon totalement désintéressée, l’éléphante, dis-je en lui caressant la joue. Ce qui importe, c’est ce qu’on obtient par nos actes. »


Mon avis : En septembre dernier, j’ai fait la rencontre d’Ivory Cortès, la fille d’un multimillionnaire certainement plongé dans des affaires louches. Après le kidnapping d’Ivory, puis sa libération, son père lui a assigné un garde du corps quotidien : Sebastian. Un jeune homme charmant, qui ne laisse pas Ivory indifférente. Mais ce dernier, bien que visiblement sous le charme de la jeune fille, ne cesse de repousser ses avances, sans pour autant lui donner d’explications convaincantes. Pour le rendre jaloux, Ivory se tourne vers Marcus, le fils d’un ami de son père, un homme puissant, résolument décidé à séduire la jeune fille.

Comme dans le premier tome, je retrouve ce qui m’avait tant plût : ce mélange subtil et bien dosé entre scènes d’actions et romance. L’histoire est bien rythmée, les actions arrivent sporadiquement au fil du récit, sans qu’il n’y ait un sentiment de trop ou de trop peu. Le suspense est maintenu à son comble, avec des révélations surprenantes qui viennent ponctuer l’histoire et lui donner un élan supplémentaire pour rebondir efficacement. De même pour l’aspect romantique de l’histoire : Mercedes Ron arrive à doser judicieusement les émotions de ses personnages, nous proposant une romance qui reste naturelle, toute en pudeur et en retenue.

L’histoire d’amour qui se tisse imperceptiblement entre Ivory et son garde du corps se place dans un schéma assez étrange, sorte d’amour yo-yo : quand l’un fait un pas en avant, l’autre fait deux pas en arrière. Aussi, bien que les sentiments entre ces deux individus soient bel et bien présents, on ne peut s’empêcher d’être frustrés par ce manque d’investissement et cet éternel recul. Pour ne pas arranger les choses, une troisième personne vient se glisser au sein de ce duo d’amoureux : Marcus Kozel. À eux trois, ils forment un triangle amoureux intéressant, qui prête à réflexion. Amour réel ? Intérêt économique ?  Amusement passager ? Leurs intentions respectives ne sont pas toujours très claires.

Finalement, comme le premier tome, j’ai dévoré celui-ci en une journée, ne prenant même pas le temps de le savourer pleinement. Quant aux révélations finales de ce deuxième tome, qui concernent essentiellement les affaires crapuleuses du père d’Ivory, auxquelles est lié son garde du corps, elles promettent un troisième opus encore plus explosif que ses deux prédécesseurs. À peine terminé ce volume que j’ai déjà hâte de pouvoir lire la suite !


Un deuxième tome a la hauteur du premier, mélange subtil d’actions et de romance, qui nous laisse présager une suite détonnante !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-711420-8
Traduction : Nathalie Nédélec-Courtès

Normal people


Normal people de Sally Rooney
318 pages, éditions de l’Olivier, à 22€


Résumé : Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d’Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l’étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l’intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.
Un an plus tard, alors que Marianne s’épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s’acclimate mal à la vie universitaire.
Un jour, tout est léger, irrésistible ; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.
Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.
Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l’amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d’une génération qui n’a plus le droit de rêver, mais qui s’entête à espérer.


Extraits« Ça lui semblait si fou de devoir porter un uniforme chaque jour et de s’attrouper toute la journée dans un immense bâtiment, sans même avoir le droit de regarder où elle voulait. Même le mouvement de ses yeux tombait sous le coup du règlement de l’école. »

« Je veux dire, le temps, c’est réel.
L’argent aussi, c’est réel.
Mais le temps l’est davantage. Le temps c’est de la physique, l’argent n’est qu’une construction sociale. »


Mon avis : Qu’est-ce qu’une personne normale, une situation normale, des sentiments normaux ? C’est quoi « être normal » ? Selon moi, la normalité n’existe pas. Sally Rooney s’applique à le formuler : chacun, chaque histoire est différente, rien ne peut être comparé, tout est question d’expérience et de perception des choses.

Connell et Marianne, nos deux héros que tout oppose, vivent une relation qui ne peut être qualifiée ni d’amoureuse, ni d’amicale. Marianne est riche, introvertie, asociale, elle reste souvent seule et est la risée du lycée. Quant à Connell, c’est un jeune homme issu d’une famille beaucoup moins aisé ; il est beau gosse, bien intégré socialement, quoiqu’un peu réservé aussi. Leurs deux personnalités étant antinomiques, Connell ne souhaite pas s’afficher publiquement avec Marianne de crainte que sa réputation ne flanche. Un affront très mal vécu par la jeune femme, qui se sent d’autant plus rejetée, humiliée et qui n’en peut plus des secrets, non-dits et mensonges à répétition. Après le lycée vient l’université ; Connell et Marianne se retrouvent et vivent une situation totalement inversée : Marianne est devenue populaire, tandis que Connell a véritablement du mal à s’intégrer. L’auteure dépeint avec justesse les difficultés de s’intégrer dans une société devenue bancale, où tout est une question d’apparence, où la réussite, le pouvoir et le statut social comptent plus que la personnalité et les qualités morales. 

Les deux jeunes gens vivent une relation unique, précieuse, qui ne se nomme pas forcément, mais qui existe bel et bien. Ils ressentent de profonds sentiments l’un pour l’autre, se quittent, puis se retrouvent, sans jamais se résoudre à rester séparer bien longtemps. Une certaine alchimie que rien n’explique les rapproche insidieusement l’un et l’autre.

J’ai beaucoup aimé l’originalité de cette romance, totalement ancrée dans notre époque. Les relations amoureuses évoluent, tout comme notre société, les moeurs changent, deviennent souvent plus complexes et difficiles à détricoter. Connell et Marianne ne sont pas un couple ordinaire, cette romance n’est pas dégoulinante de sentiments et de larmes éperdues, mais elle est réelle ; et c’est justement ce qui la différencie tant des autres romances et ce qui m’a tant plût dans l’histoire. L’amour est un sentiment complexe, que beaucoup n’arrivent pas à comprendre ; Sally Rooney tente de mettre en scène les non-dits, les incertitudes, les expériences, sexuelles et amoureuses, les doutes, l’intensité des sentiments, les incompréhensions… elle dépeint l’amour avec ses difficultés, les rejets, les peines de coeur, la jalousie… Elle fait un très bon travail introspectif, n’hésitant pas à sonder les abîmes profonds de chacun des personnages, leurs véritables sentiments, pour en ressortir une psychologie précise et fidèle à ce que serait la réalité des faits.


Une romance contemporaine moderne qui met en scène une histoire complexe entre deux jeunes gens tourmentés par leurs sentiments, qui oscillent entre amour et amitié. Un récit intense, intime, original, facile à lire mais pleins d’émotions, que je vous recommande !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-8236-1524-1
Traduction : Stéphane Roques

Face à face, tome 1


Face à face, tome 1 de Mercedes Ron

301 pages, éditions Hachette romans, à 17€


Résumé : Ivory a 20 ans et vit aisément à New York : rien ne semblait pouvoir nuire à sa vie parfaite.

Mais le jour où elle est victime d’un enlèvement, alors qu’elle se promenait à Central Park. Son père est convaincu d’une chose : on lui fait passer un message et on veut l’atteindre.
Malgré sa libération, Ivory n’est plus la même, et sa vie non plus : elle n’est plus jamais seule et est en permanence accompagnée de son garde du corps, Sebastian Moore. Sebastian voue sa vie à protéger Ivory, surtout lorsqu’elle commence à recevoir des menaces de mort. Mais il n’avait pas songé à se protéger, lui… et d’Ivory elle-même.
Ivory est-elle vraiment prête à découvrir la vérité sur son passé et sa famille ? L’attraction qui s’est créée entre elle et son garde du corps les mettra-t-elle en danger ?


Extraits : « J’observais la pièce de deux cents pesos colombiens que je tenais entre les doigts. En attendant Liam, je ne pouvais penser qu’à une seule chose : ces deux faces formaient un tout et on ne pourrait jamais les voir en même temps. Cela semblait une sottise ; après tout, une pièce de monnaie est une pièce de monnaie, mais à cet instant je ne pus éviter de m’identifier à elle. Avais-je moi-même deux faces complètement opposées qui n’arriveraient jamais à se fondre en une seule ? »

« C’est incroyable comme certains souvenirs peuvent rester gravés à jamais dans ta mémoire, alors que d’autres peuvent disparaître sans laisser de traces. »


Mon avis : Face à face est le premier tome d’une saga jeunesse prometteuse. L’histoire se passe à New York : Ivory, une jeune étudiante d’une vingtaine d’années, poursuit tranquillement sa petite vie citadine… lorsqu’elle est kidnappée, séquestrée puis libérée quelques jours plus tard. Elle ne garde aucun souvenir de ces jours passés comme en dehors d’elle-même. Une seule certitude : c’est son père, un puissant et richissime homme d’affaires qui était visé. Pour protéger sa fille, il lui octroie un garde du corps, chargé de la suivre lors de chacun de ses déplacements et de la protéger de l’intérieur de son appartement. Une nouvelle qui ne va pas réjouir la jeune femme… jusqu’à ce qu’elle découvre le-dit garde du corps. Le coup de foudre est immédiat, intense, passionné.

J’ai beaucoup aimé la tension romantique, qui monte crescendo à chaque chapitre. L’attirance amoureuse et sexuelle entre Ivory et Sebastian, le garde du corps, suinte entre chacune des lignes, l’intensité amoureuse est à son comble, elle palpite, prête à exploser à tout instant. On se demande même comment nos deux protagonistes peuvent bien faire pour rester de marbre face à temps de pression. Ce qui fait la différence entre cette romance et les autres que j’ai l’habitude de lire, c’est qu’ici, l’histoire entre Ivory et Sebastien se met en place lentement. Les deux protagonistes prennent leur temps, ne se précipitent pas l’un sur l’autre et c’est ce qui rend cette belle histoire d’amour beaucoup plus réaliste et attirante.

Certes, dans ce premier tome, la romance écrase toutes les autres thématiques. Mais on peut également discerner un début d’intrigue policière, qui tend à pointer le bout de son nez, qui, je l’espère, sera plus développée dans le tome deux : qui a enlevé Ivory ? Dans quel but ? Que cherchaient ces gens ? Vont-ils récidiver ? Tant de questions qui restent pour le moment sans réponse, que j’espère voir élucider prochainement. Les secrets et les non-dits peuplent sournoisement l’ensemble du récit. Les personnages eux-mêmes sont des énigmes en soi : Sebastian d’abord, un homme mystérieux, qui ne laisse rien paraître de ses sentiments ni de sa vie personnelle. Il semble receler un secret d’une importance majeure, qui impacte directement ses relations amoureuses. Le père d’Ivory est également un homme puissant et très discret. De nombreux non-dits l’entoure, lui, ainsi que sa défunte épouse, la mère d’Ivory, sauvagement assassinée sous les yeux de cette dernière. Là encore, Mercedes Ron nous laisse pantelants, sur notre fin, avides d’en apprendre plus sur cette mystérieuse famille.


Un premier tome prometteur, comprenant une romance électrique, un suspense insoutenable et son lot d’actions. Je suis impatiente de découvrir la suite !

Ma note : 8/10

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ISBN : 978-2-01-710856-6
Traduction : Nathalie Nédélec-Courtès

Le Sourire des femmes


Le Sourire des femmes de Nicolas Barreau

329 pages, éditions Le Livre de Poche, à 7,10€


Résumé : Le hasard n’existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d’un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu’un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, l’héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intriguée, elle tente d’entrer en contact avec l’auteur, un énigmatique collectionneur qui vit reclus dans son cottage. Qu’à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance ! Une comédie romantique avec un soupçon de magie et un zeste d’enchantement.


Extraits : « L’année dernière, en novembre, un livre m’a sauvé la vie. Je sais que cela semble très peu vraisemblable. Certains pourraient trouver extravagant ou mélodramatique que je dise ce genre de chose. Malgré tout, c’est précisément ce qui s’est passé. »

« Les années ne signifient rien. Seul compte ce que tu en fais.« 


Mon avis : Une comédie romantique légère et enivrante, voilà bien le genre de lecture qu’il me fallait en ces temps sombres de confinement !

Aurélie est une jeune propriétaire d’un restaurant parisien. Un beau jour, son compagnon, Claude, lui laisse un mot de rupture, qui va l’anéantir. Pour se consoler, elle déambule dans Paris et échoue dans une librairie, où, sous les recommandations du librairie, elle repart avec un livre feel good, « Le Sourire des femmes ». Hasard ou coïncidence, ce roman, qui se passe à Paris, met en scène son restaurant et une protagoniste qui lui ressemble étrangement. Voyant dans cette coïncidence un signe du destin, Aurélie va écrire une lettre à l’auteur, Robert Miller, lui disant tout le bien que son livre lui a procuré et l’invitant à dîner dans son restaurant. Sauf que Robert Miller n’existe pas réellement, c’est un personnage inventé de toute pièce par l’éditeur, André Chabanais. Comment Aurélie va-t-elle réagir en apprenant ce mensonge ?

J’ai dévoré ce livre en une seule après-midi. C’est le genre de lecture printanière, au style d’écriture légère, fluide et rythmée qui m’emporte et me fait du bien. Le scénario est original, bien qu’un peu surjoué et irréaliste, on se prend quand même au jeu. Les personnages sont attachants, un peu naïfs parfois, mais on ressent de la compassion et l’empathie envers eux.

Je regrette néanmoins que la romance ne soit pas plus développée. On ne peut même pas parler d’histoire d’amour entre Aurélie et le personnage masculin, puisqu’elle ne reste qu’à son état embryonnaire, superficielle, fictive, peu crédible. Seuls les quelques chapitres finaux mettent en scène l’effusion romantique telle que je l’attendais durant l’ensemble de ma lecture.


Le Sourire des femmes est une comédie romantique qui fait du bien, grâce à laquelle on passe un agréable moment de lecture aux côtés de personnages sympathiques. Je n’en garderais pas un souvenir impérissable, mais j’ai apprécié la légèreté de l’histoire, qui m’a apporté gaieté et sourire.

Ma note : 6,5/10

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ISBN : 978-2-253-09981-9
Traducteur : Sabine Wyckaert-Fetick

Passionnément


Passionnément d’Elisabet Benavent

487 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Bien qu’ayant désormais une relation avec Bruno, un écrivain plus âgé qui lui apporte stabilité et confort, Valeria ne cesse de penser à Victor. D’autant que ce dernier fait le forcing pour la reconquérir !
Par chance, ses amies sont toujours là, à qui elle peut se confier, au téléphone ou autour d’un verre. Mais chacune est bien occupée.
À commencer par Carmen, qui va devenir maman et qui angoisse, un peu, beaucoup… Nerea, elle, est archiprise par son nouveau boulot… et son nouvel amant. Quant à Lola, elle s’est casée et ne jure plus que par Rai. Au point de ne pas tenter d’attirer son nouveau boss dans son lit ?
Bref tout change… et rien ne change. Les quatre inséparables se retrouvent toujours pour évoquer les problèmes existentiels, où les hommes occupent une large place. Que ferait-on sans eux ?


Extraits : « L’instinct maternel ou paternel, nous l’avons tous. Simplement, il est caché.« 

« Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique. »


Mon avis : C’est avec tristesse que je referme le dernier tome de la saga Valeria.

Valeria poursuit sa relation avec Bruno, l’écrivain, tout en continuant à voir sporadiquement Victor, son ex. Ses amies, en particulier Lola, n’arrête pas de la réprimer sur les sentiments faussés qu’elle entretient pour Bruno. En effet, selon elles toutes, Valeria et Victor sont faits pour être ensemble, c’est une évidence. Leur couple a connu des hauts et des bas, leur relation n’a jamais été très claire dans l’esprit des lecteurs, mais une chose est sûre : ensemble ou séparés, ils gardent beaucoup de respect l’un envers l’autre.

De son côté, Lola continue de fréquenter Ray, son cadet de dix ans. Leur relation fonctionne bien, mais la fidélité de Lola est mise à rude épreuve avec son nouveau boss, sexy et provocant, qui n’arrête pas de lui lancer des piques torrides pour la pousser à la faute. Doit-elle succomber à la tentation ou écouter son coeur ? Lola est la plus impulsive, la plus volubile, celle que j’ai préféré des quatre protagonistes, ou en tout cas, celle sur laquelle j’ai pu le plus m’identifier. Ses indécisions amoureuses sont monnaie courante dans la vie de toutes les femmes, son envie de plaire, de se faire désirer, de collectionner les relations amoureuses par peur de l’attachement et de la souffrance ultérieure.

Carmen, notre troisième protagoniste, va devenir la maman d’un petit garçon. Face à ses prochaines nouvelles responsabilités, la jeune femme angoisse. Elle ne se sent pas prête, elle ne souhaite pas perdre sa vie de femme libre et devenir une maman exclusivement. Son compagnon tente de la rassurer par tous les moyens, mais les hormones de Carmen n’aident pas à calmer ses angoisses. J’ai trouvé ce couple assez effacé durant l’ensemble de la saga, mais finalement, c’est le couple le plus solide et linéaire de tous les couples de l’histoire. Tous les deux sont touchants, surtout Barto, qui voue un amour sans limites à Carmen, la rassurant sans cesse, la comblant d’amour au-delà de tout ce qu’elle pouvait espérer.

Enfin, Nerea, la timide et discrète de la bande s’est amourachée d’un jeune homme avec qui elle travaille. Leur relation est torride, volcanique, pulsionnelle, une relation loin de tout ce que nous aurions pu imaginer pour la jeune femme. Mais voilà, Nerea voudrait plus que du sexe occasionnel, alors que le jeune homme ne souhaite pas s’engager plus dans leur relation. Nerea, décrite comme timide et discrète, a été la plus effacée des quatre jeunes femmes. C’est celle dont je me souviendrai le moins, mais elle constitue néanmoins un pilier du quatuor : sans elle, la saga n’aurait pas été pareille.

Finalement, je pense que chaque lectrice peut facilement s’identifier dans l’une ou l’autre des quatre protagonistes. Elles ont toutes des tempéraments différents, des histoires d’amour plus ou moins compliquées et mouvementées, des questionnements différents. Chacune peut y trouver son compte.

Encore une fois, nos quatre protagonistes nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Leurs vies sont remplies de rebondissements inattendus, de moments de joie, de rires, de pleurs quelquefois, mais toujours soudées, elles savent compter les unes sur les autres, se relever et s’entraider dans les moments les plus compliqués. Leur amitié et leur complicité sont vraiment belles a voir et font rêver, j’en suis sûre, de très nombreuses femmes.

L’épilogue met un point final aux histoires d’amour rocambolesques de nos quatre protagonistes. Nous les retrouvons quelques années plus tard, épanouies dans leurs vies personnelles, amoureuses et professionnelles, toujours aussi complices et dynamiques. 

Ne soyez pas trop triste de ce clap de fin, puisqu’heureusement, pour les fans de Valeria, rassurez-vous, vous pourrez retrouver prochainement votre protagoniste préférée sur vos écrans, puisque la saga va être adaptée par Netflix ! Aucune date de sortie n’a encore été communiquée, mais ce qui est sûr, c’est que je serai l’une des premières à me ruer sur l’adaptation.


Clap de fin pour la saga Valeria. Une saga étonnante, fraiche, pétillante, avec des protagonistes attachantes et attendrissantes, qui traversent de nombreuses péripéties en restant soudées et complices. Je ne peux que vous conseiller cette saga !

Ma note : 8/10

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