Dans les pas de Valeria


Dans les pas de Valeria de Elisabet Benavent

399 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria, 27 ans à peine, commence à s’encroûter avec son compagnon de toujours – elle déprime ; Lola s’est entichée d’un super coup – mais il est fiancé ; Carmen est amoureuse d’un collègue, mais elle n’ose pas se lancer – elle est un peu complexée ; Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur – mais…
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ; lorsque Lola décide de réagir ; lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n’est autre que… son propre boss – qu’elle déteste ! Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter. À regret.


Extrait : « La création artistique n’est pas une chose qui se mesure en journées de travail. Le génie est capricieux. »

« La beauté physique est une chose éphémère qui se fane avec le temps. Tout ce qu’on peut faire c’est la photographier et la figer sur un morceau de papier. Mais on ne peut pas l’empêcher de mourir. »


Mon avis : Elisabet Benavent nous emmène direction l’Espagne, à la rencontre d’une bande de quatre amies. Il y a tout d’abord Valeria, notre narratrice et héroïne principale, une écrivaine, mariée depuis de nombreuses années à Adrian, photographe. Il y a ensuite Nerea, une jeune femme sexy mais à l’apparence froide, qui a enfin rencontré un homme qui a chamboulé son coeur. Il y a aussi Lola, une jeune femme excentrique et libre, qui enchaîne les conquêtes d’un soir, et enfin Carmen, qui flirte depuis quelques temps avec un collègue de boulot. Quatre femmes bien différentes, qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs !

J’ai apprécie découvrir quatre portraits de femmes très différentes, autant dans leur manière d’être, dans leur personnalité, que dans leur façon de se comporter avec les hommes. C’est agréable de voir une amitié aussi solide que celle qu’elles entretiennent depuis des années. Elles se retrouvent très souvent toutes les quatre pour des soirées confidences, elles se disent tout, sans langue de bois, elles rigolent et partagent de bons moments… en somme, une amitié parfaite, comme on en rêverait tous !

J’ai quand même été assez déçue par l’attitude de Valeria. Involontairement, j’ai essayé de me projeter dans sa situation, et même si je comprends certains de ses agissements, je ne les tolère pas. Chaque couple est confronté à des hauts et à des bas, mais c’est grâce au dialogue et à la communication que les problèmes se résolvent. J’ai trouvé son comportement assez choquant, surtout quand on pense qu’elle est considérée comme la plus réfléchie et la plus mature de la bande.

Passant outre ce détail de l’histoire, j’ai trouvé l’ensemble du récit frais, léger, agréable à lire. On passe un bon moment, on rigole et on oublie tous les problèmes qui nous préoccupent. Les pages défilent avec fluidité, on s’attache progressivement aux personnages, si bien que j’ai eu l’impression de faire partie de leur bande d’amies.

Dans les pas de Valeria est le premier tome d’une saga prometteuse, que je ne manquerais pas de découvrir, si l’occasion se présente. Je suis curieuse de découvrir l’évolution des histoires d’amour de nos protagonistes, qui ne s’annonce pas de tout repos !


Une romance légère, qui met en scène quatre amies aux histoires de coeur tumultueuses. C’est drôle, déjanté, émouvant parfois… : les fans de Bridget Jones devraient adorer !

Ma note : 7/10

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Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?


Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? de Avery Flynn

279 pages, éditions Harlequin, à 16,90€


Résumé : Selon l’expression consacrée, Gina est ce qu’on appelle une « crevette » : chez elle, tout est bon… sauf la tête. Car, si la nature lui a offert un corps à faire fantasmer Cara Delevingne, son visage, lui, ne correspond pas vraiment aux normes habituelles de la beauté. Après une adolescence difficile, Gina s’est endurcie et a appris à assumer son physique. Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’un jeu l’oblige à embrasser Ford, un policier ultra-sexy et visiblement sous son charme, lors d’une fête de mariage. Aussitôt, les complexes reviennent en force, et elle se demande ce qu’un mec comme Ford peut bien trouver à une fille comme elle…


Extrait : « La vie est trop folle pour suivre les règles tout le temps, répliqua-t-elle. Parfois, il faut s’adapter et être flexible. »

« Le monde est visuel. Les gens se jugent sur leur apparence, leur couleur de peau, leur âge, leurs handicaps et leur beauté durant les quelques secondes qui suivent chaque rencontre. Tu sais bien que c’est vrai. Tout un tas d’études prouvent que les gens beaux ont plus d’opportunités que ceux qui ont un physique moyen – ou en-dessous de la moyenne. »


Mon avis : Je souhaite tout d’abord remercier les éditions Harlequin, ainsi que Babelio, pour l’envoi de cet ouvrage dans le cadre d’une Masse critique privilège. Je ne lis que très peu de romances chick-lit, mais j’ai accepté ce partenariat, puisque j’avais envie d’un peu de légèreté dans mes lectures.

Gina est une femme qui se trouve laide : elle juge son visage ingrat et son physique peu reluisant. Les nombreuses moqueries qu’elle subit depuis son plus jeune âge ne l’aide pas à changer l’image qu’elle se fait d’elle. Alors quand elle rencontre Ford, un charmant policier, elle l’estime trop sexy pour elle. C’est certain, leurs différences physiques est un trop grand obstacle : elle ne le mérite pas ! Mais ce dernier, tombé sous le charme de Gina, n’est pas du même avis que cette dernière : il souhaite apprendre à la connaître davantage. Comme on dit, les contraires s’attirent, non ?

La couverture annonce une histoire « 100% assumée, 100% décomplexée », alors que c’est une héroïne complètement à l’opposé que nous retrouvons à l’intérieur : elle est 100% complexée par son apparence physique ! Elle a un beau corps, de jolies jambes, mais son visage n’est pas à son goût – nous savons seulement qu’elle a un gros nez qu’elle déteste. Mais n’est-ce pas la description d’une femme tout à fait normale, comme on en croise des centaines par jour ? Car oui, les femmes sont beaucoup plus complexées que les hommes, elles ne sont jamais satisfaites, et le personnage de Gina ne fait que mettre en exergue les petits défauts de chacun, et renforcer, en miroir, la complexion des lecteurs.

J’ai été particulièrement choquée par certains comportement de personnages, comme les collègues ou les ex de Ford. Ils jugent Gina sur son physique et n’hésitent pas à dire haut et fort ce qu’ils pensent de son visage ingrat. J’ai été agacé par ces comportements enfantins et lourdaud, bien loin de la réalité des choses.

Il faut dire que tous les personnages sont un ramassis de clichés – la femme banale et complexée, rabaissée par tout le monde, qui rencontre un homme parfait, charmant, romantique, indulgent, sensible, policier de surcroît. L’attirance simultanée et puissante qui va naître de ce couple est stéréotypée à son maximum : ils ne se connaissent pas, se jugent uniquement sur leur physique, mais vont vivre une histoire charnelle et intense.

Une tension sexuelle permanente plane durant toute la lecture de cette histoire, sans toutefois y avoir de scènes érotiques trop vulgaires. Avery Flynn y incorpore également une enquête de second plan : les frères de Gina, Rocco et Paul, trempent dans des affaires illégales. Ford va être missionné pour recueillir des informations supplémentaires sur leurs magouilles, et va donc, dans un premier temps, se rapprocher de Gina par intérêt. Gina découvrira également chez elle un cadavre, celui de son grand-père, porté disparu depuis des années. Malheureusement, ces enquêtes policières, qui auraient pu dynamiser le récit et apporter cette touche d’action qui manquait tant à l’histoire, ne sont pas suffisamment développées.

L’histoire est donc banale, elle ne sort pas des sentiers battus et est vraiment trop commune pour être retenue par le lecteur dans la durée.


Une romance banale, mais qui se laisse quand même lire. Des personnages caricaturés, particulièrement l’héroïne Gina, jeune femme complexée par un physique pourtant normal. L’histoire aurait pu être moralisatrice en invitant au respect d’autrui, mais c’est tout le contraire que j’ai ressenti dans ce livre. Déçue.

Ma note : 3/10

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Perfect illusion


Perfect illusion de Claudia Tan

319 pages, éditions Hachette romans, à 17€


Résumé : La société des parents d’Alex est au bord de la faillite. Heureusement, un célèbre milliardaire propose de la sauver. Mais il a une condition : pendant trois ans, Alex devra se faire passer pour la fiancée de son fils, Daniel. M. Kerrington espère ainsi changer l’image sulfureuse de Daniel, coureur de jupon invétéré. Or, Alex a toutes les raisons de refuser. Elle connaît déjà Daniel, et ils se détestent.
Elle a des sentiments pour le beau Nate. Et puis… comment ses parents peuvent-ils oser lui demander ça ? Réticente, Alex finit pourtant par accepter. Et, contre toute attente, elle commence à éprouver un amour sincère pour Daniel, malgré les paparazzis, les insultes, et les infidélités. Mais la mort du père d’Alex va tout bouleverser…


Extrait « – Et tu sais quoi, Daniel ? La vie sans toi, ça craint.
– Sérieux ?
– Archi-sérieux. »

Mon avis : Alex est une jeune femme célibataire, qui va se retrouvé fiancé de force par son père à Daniel, fil d’un riche homme d’affaires, mais également coureur de jupons dont la réputation est au plus bas. L’entreprise des parents d’Alex connaissant des difficultés financières, un pacte tacite a été mis en place entre les parents d’Alex et ceux de Daniel : le père de Daniel redressera leur entreprise à condition qu’Alex redresse la réputation de Daniel. Les deux jeunes gens se voient dans l’obligation de signer un contrat de fiançailles qui les lie pour trois ans et les convie à emménager ensemble et à jouer le rôle du parfait petit couple.

Tout aurait été plus simple si Alex ne s’était pas éprise de Nate, un beau jeune homme, également ami de Daniel. Un triangle amoureux comme on en voit dans nombre de romances va naître entre Alex, Daniel et Nate. Alex est tiraillée entre son désir pour Nate et ses sentiments amoureux pour Daniel. Le choix est difficile, d’autant que les deux hommes ne manquent pas de charme. Très différents dans leurs personnalités, Nate est quelqu’un d’un peu timide et introverti, alors que Daniel est le Don Juan par excellence, collectionnant les femmes quotidiennement.

Pour ma part, j’avais ma préférence entre les deux garçons, et je pense qu’au vu des descriptions qu’il en est faites, vous aurez la même préférence que moi. Malheureusement, en amour, le coeur a ses raisons que la raison ignore comme on dit. Alex fera son choix, sans doute pas mûrement réfléchi, mais qui a le don d’être dicté par son coeur et ses émotions du moment. La romance qui naîtra entre les deux amoureux sera brutale, dans le sens où tout s’accélère très rapidement, peut-être même trop rapidement. J’aurais souhaité voir naître l’amour, le voir grandir au fil des jours et voir nos deux tourtereaux s’épanouir et se découvrir en prenant plus le temps.

La particularité de cette romance, c’est que le dénouement n’est pas celui que nous attendions. Claudia Tan va en contre-courant des romances traditionnelles pour tenter de surprendre les amateurs de ce genre littéraire, déjà tant habitués à des histoires comme celle-là. De peur de vous dévoiler des détails qui vous empêcherez d’être surpris, je ne vais pas m’étaler plus sur cet aspect-là de l’histoire, préférant vous laisser découvrir par vous-même.


Une romance agréable à lire, idéale pour les lecteurs qui ont besoin de se détendre en passant un bon moment.

Ma note : 6,5/10

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La fille du square


La fille du square de Angela Behelle

282 pages, éditions Diva Romance, à 17,90€


Résumé : Abi est jolie, mais porte sur le visage une cicatrice qui nuit considérablement à sa propre estime ainsi qu’à ses rapports sociaux en général.

Erwan est photographe de mode et a l’habitude de côtoyer la beauté au quotidien. Rien ne les destinait à se rencontrer, et pourtant…


Extraits « On ne peut pas revenir sur le passé, Abi. Si tu passes ton temps à regretter, tu n’ouvriras jamais la porte à l’avenir. »

« C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage. »


Mon avis : Abi est jolie, mais elle porte sur son visage les souffrances de son passé : une énorme balafre qui nuit sensiblement à son estime personnel. Quand elle rencontre Erwan, un photographe Breton, comme elle, Abi se sent immédiatement en confiance. Erwan et Abi, qui ont de nombreux points communs, vont tout de suite bien s’entendre et se rapprocher très rapidement, pour former, en quelques jours à peine, un couple.

L’histoire est agréable, elle se lit très facilement, d’autant que la plume de l’auteure est fluide. Néanmoins, j’ai trouvé cette romance beaucoup trop commune. Deux personnes se rencontrent, vont s’aimer, se mettre ensemble et vivre la meilleure vie qu’ils auraient pu vivre. Ça ressemble grandement à un conte de fée, ne croyez-vous pas ? Et c’est justement là que se pose un problème pour moi.

Tout dans ce récit est trop beau et trop parfait, tant et si bien que l’on a réellement du mal à croire à cette histoire. Vous me direz : c’est certain, une histoire fictionnelle est en partie écrite pour embarquer le lecteur vers d’autres cieux imaginaires, et lui faire passer un moment de détente. Je suis d’accord, mais parfois, il est bien aussi de rendre son histoire suffisamment réaliste pour que le lecteur puisse s’immerger à l’intérieur et être touché, autant par l’histoire en elle-même que par les personnes qui l’animent. C’est raté pour moi cette fois-ci, mais je ne doute pas que d’autres lecteurs puissent apprécier à leur façon cette jolie histoire d’amour.

De cette romance, je retiendrai quand même le formidable message que souhaite faire passer Angela Behelle : ne vous cachez pas derrière votre apparence, osez être la personne que vous êtes, et faites fi des regards et des jugements d’autrui. Presque défigurée par une cicatrice sur le visage, Abi va retrouver la confiance qui lui manquait auprès d’Erwan. Cette cicatrice fait partie intégrante d’elle, pour toute sa vie durant, elle doit donc l’accepter et vivre pleinement avec elle. La petite soeur d’Erwan, qui se prénomme Maëlle, m’a également touchée. Sans vouloir vous en dire trop, pour vous laisser le plaisir de découvrir cette partie du récit, j’ai été surprise de découvrir la personne qu’elle était. Tolérance, acceptation de soi, respect… sont autant de mots que cherche à mettre en avant l’auteure à travers cette romance.

À ces mots s’ajoute également le pardon, qui est une thématique centrale du récit. Abi, en froid depuis de longues années avec son père, va tenter de se rapprocher de lui pour aller de l’avant. Il n’est jamais facile de demander pardon ou de pardonner, mais c’est pourtant une chose essentielle pour vivre en paix avec soi-même et avec les autres. Je concluerai cette chronique et ce paragraphe sur le pardon avec les paroles très sages d’Abi, qui disait : « C’est difficile de demander pardon. J’aimerais tellement que tous les hommes puissent avoir ce courage.« 


Une romance douce et sincère, quoiqu’un peu trop commune. J’ai néanmoins apprécié cette lecture, ainsi que l’ensemble des messages de tolérance et de respect prodigués par l’auteure.

Ma note : 6,5/10

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(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)


(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement) de Stéphanie Pélerin

222 pages, éditions Diva romance, à 14,90€


Résumé : Ivana file le parfait amour avec Bruno. Enfin presque… Parce que si le célibat, ce n’était pas de la tarte, la vie de couple n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Surtout quand on est aussi maman… et belle-maman.


Extraits  « Personne ne te dit qu’avoir un enfant, c’est la fin du calme dans ta tête. Alors, évidemment, en avoir deux… On te sort que c’est deux fois plus d’amour. Et c’est vrai. Mais c’est également deux fois plus de pleurs, deux fois plus de cris, et deux fois moins de sommeil. »

« Ce que cette période de célibat, même courte, m’a enseigné, c’est que l’on n’est pas obligé d’attendre l’amour pour se réaliser et s’affirmer. L’amour est un joli bonus, cette main qui peut se tendre et nous accompagner sur un bout de chemin. Mais il n’est pas la condition sine qua non au bonheur ni à l’épanouissement personnel. »


Mon avis : C’est avec joie que je retrouve Ivana, toujours aussi pétillante et pleine de vie. Nous l’avions rencontré célibataire endurcie dans le premier tome, et l’avions quitté aux bras d’un homme charmant nommé Bruno. Nous la retrouvons dans ce second volume mariée et mère de deux enfants jumeaux. Les changements sont radicaux, autant pour nous que pour Ivana, qui voit l’ensemble de sa vie quotidienne modifiée. Finies les grasses matinées et les week-ends prolongés au lit ! Ivana a deux enfants à sa charge et ce n’est pas une mince affaire.

En plus de cela, Ivana doit faire face à des problèmes dans son couple avec Bruno. En effet, celui-ci se tue au travail, voulant subvenir au mieux aux besoins d’Ivan et des enfants. Mais à force de rentrer tard le soir, Ivana se pose des questions : la boss de Bruno, la dénommée Martha, ne serait-elle pas plus qu’une boss pour lui ? Quand un jour Bruno lui annonce sa mutation temporaire à Poitiers, Ivana craque et remet sa vie amoureuse en question. D’autant plus qu’elle a rencontré un animateur radio charmant, qui n’est pas insensible à sa beauté.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, que j’ai trouvé pleine de légèreté et de fraîcheur. Elle fera sans doute échos à bon nombre de personnes, qui se reconnaîtront à minima dans certaines des situations décrites par l’auteure et vécues par la protagoniste Ivana.

Néanmoins, j’ai eu comme l’impression que Stéphanie Pélerin a tenté de faire entrer dans les 200 pages de ce livre, l’ensemble des sujets de société qui lui tenaient à coeur, à savoir : l’infidélité, le harcèlement scolaire, la jalousie abusive, la confiance en soi, la violence conjugale… à tel point point qu’aucun de ces sujets ne s’est vraiment démarqué des autres.

De plus, avec quelques jours de recul sur la fin de ma lecture, je ressens déjà comme un semblant de vide au moment de narrer l’histoire. Somme tout, elle m’apparaît comme banale parmi les milliers de romances contemporaines, et facilement oubliable. Une touche d’originalité, peut-être quelque chose en plus, un trait de personnalité particulier et propre à un personnage, ou une manière d’écrire plus distinctive, aurait peut-être permis de faire ressortir cette histoire du lot.

Je vous rassure, si un nouvel épisode de la vie d’Ivana venait à paraître, je n’hésiterai pas à le découvrir. Je serai vraiment curieuse de pouvoir ma poursuivre ma découverte d’Ivana et de sa vie quotidienne, ainsi que l’évolution de ses enfants, ou de sa carrière professionnelle, par exemple. Mine de rien, on s’attache quand même à elle…

 


Un deuxième tome  plein de vie et de légèreté, qui vous fera passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 6/10

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La surprise de Noël


La surprise de Noël de Debbie Macomber

253 pages, éditions Diva romance, à 15,90€


Résumé : Noël… la neige, les illuminations, les chocolats chauds au coin du feu… Une invitation à l’amour ? Pas pour Merry. En ce moment, c’est même le cadet de ses soucis. Entre une famille très (trop ?) présente, les préparations de cette fête qu’elle adore et un patron exigeant (autoritaire ?), elle n’a pas le temps de chercher l’âme soeur. Alors, quand sa mère et son frère lui créent un profil sur un site de rencontre, c’en est trop : elle entre dans une colère folle ! Sauf que, malgré elle, Merry se laisse très vite prendre au jeu. Surtout quand elle fait la connaissance d’un charmant inconnu, un homme qui partage ses goûts et centres d’intérêt, bref : l’homme idéal… Jusqu’au moment où elle accepte de le rencontrer. Car son âme soeur virtuelle est la dernière personne à laquelle elle s’attendait !


Extrait  « – Noël, reprit-elle, la main sur la poitrine, c’est un état d’âme. C’est être ouvert et sincère, c’est faire preuve de générosité et de gentillesse envers les moins fortunés que soi, c’est couvrir d’amour ceux qu’on chérit. »


Mon avis : Noël est maintenant passé, j’écris cette chronique en plein mois de janvier, mais je me replonge, le temps d’un instant, dans l’ambiance si féerique qui précède Noël.

Le frère et la mère de Merry l’inscrivent, en guise de cadeau d’anniversaire, sur un site de rencontres. D’abord suspicieuse et énervée, Merry y prend goût et commence à discuter avec un charmant inconnu. Tous les deux ont préféré ne pas afficher une photo de leur visage, pour pouvoir d’abord découvrir la personnalité de l’autre avant son physique. Pour Merry, plus aucun doute : cet inconnu est l’homme idéal. Mais quand elle découvre qui il est en réalité, elle tombe de haut. De très haut.

Comme chaque année, Debbie Macomber écrit une romance de Noël, et comme chaque année, j’attends avec impatience de découvrir la jolie histoire qu’elle nous a concoctée. Pour 2018, l’auteure nous a préparé une jolie romance, qui m’a fait rêver durant plusieurs soirées.

C’est une romance 2.0 que nous décrit l’auteure. À l’heure où l’amour se met au digital, Debbie Macomber met en scène une rencontre via une application de rencontres. Parfois, les rencontres via le web s’avèrent décevantes, mais d’autres fois, nous pouvons faire d’agréables et surprenantes rencontres. Pour Merry, sa rencontre est si surprenante, qu’elle remet en cause l’intégralité de ses sentiments envers cette personne… qu’elle ne connaît que trop bien.

La narration est assez simple, pas très recherchée même, mais je dois dire qu’elle a le mérite de nous embarquer dans son univers féerique, le temps de quelques soirées. La magie de Noël est bien présente, et nous rend encore plus impatient d’arriver aux fêtes de fin d’année.


Une romance de Noël assez simple, mais agréable à découvrir. Conseil de lecture : n’ouvrez ce livre que peu de temps avant les fêtes de fin d’années, accompagné d’un bon chocolat chaud, emmitouflé dans un plaid chaud, si possible au coin du feu. 

Ma note : 7/10

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Pourquoi pas nous ?


Pourquoi pas nous ? de Becky Albertalli et Adam Silvera

374 pages, éditions Hachette romans, à 16,90€


Résumé : Arthur est à New York pour l’été, en attendant de savoir s’il va être reçu à Yale. Lorsqu’il croise le chemin de Ben dans un bureau de poste, c’est le coup de foudre. Il y voit un signe du destin. De son côté, Ben doute que le destin soit de son côté : il vient de rompre avec son petit ami, Hudson, et n’est pas vraiment prêt pour une nouvelle relation. Pourtant, ni l’un ni l’autre ne parviennent à oublier cette première rencontre. Au fil des rendez-vous, les deux garçons se rapprochent, jusqu’à ce qu’Arthur découvre que Ben, toujours ami avec Hudson, préfère se confier à son ex-petit copain. Arthur est dévasté. Il est persuadé que son amour est à sens unique. Il leur faudra le soutien de leurs amis pour dépasser les malentendus afin de mieux se retrouver.


Extraits  « Je m’en tape que Ben prenne des cours de rattrapage. Je m’en tape; qu’il ait ou non un boulot prestigieux ou qu’il pose sa candidature à Yale. Ce qui m’importe, c’est le courage avec lequel il a fait face à cette ordure dans le métro, et le frisson qui s’empare de moi quand je reçois ses textos. Ce qui m’importe, c’est le soin qu’il a mis à me rendre mon premier baiser parfait. »

« Peut-être que la vie, ça consiste à accueillir des gens dans votre existence pendant un temps, prendre ce qu’ils vous donnent et s’en servir dans l’amitié suivante ou la relation suivante.  »


Mon avis : Arthur et Ben vivent à New York. Arthur travaille dans l’entreprise de sa mère durant l’été, en attendant son admission pour l’université Yale. Quant à Ben, il vient de subir une déception amoureuse, avec son premier petit copain. Leurs chemins vont se croiser à un bureau de Poste, où Ben attendait pour expédier un carton rempli de souvenirs et d’affaires personnels à son ex. Le coup de foudre est immédiat pour Arthur. Ils vont échanger quelques mots, avant de se séparer, sans se laisser leurs coordonnées. Mais Ben, tout comme Arthur, n’arrivent pas à oublier leur rencontre et vont tout mettre en oeuvre pour se retrouver. Leurs chemins vont se recroiser à nouveau, pour se poursuivre ensemble. Mais l’univers n’est jamais très tendre avec les sentiments amoureux…

J’ai beaucoup aimé cette romance homosexuelle. Elle entre parfaitement dans les codes des romances classiques, mais se met à l’ordre du jour, en mettant en scène deux protagonistes masculins, qui vont tomber amoureux l’un de l’autre. Comme toute romance, ils vont se chercher, se tourner autour, et se mettre ensemble, dans une immensité de douceurs, de joies et de bonheurs.

J’ai été assez attristée par une scène du livre, qui malheureusement, doit être le lot quotidien de nombreux couples homosexuels. Ben et Arthur sont dans un train, ils sont blottis l’un contre l’autre, à deux doigts de s’endormir, lorsqu’un père de famille passe, avec un enfant en bas âge dans les bras, et leur reproche leur comportement soit-disant indécent en public. Il leur reproche leur manque de retenue, qui pourrait choquer son jeune enfant. Ils ne faisaient pourtant rien qui aurait pu attenter à la pudeur ou autre. Je trouve cela un peu révoltant, puisque je pense que cette même personne n’aurait jamais osée faire une telle réflexion à un couple hétérosexuel, alors même que l’attitude des deux couples aurait été la même. Cette scène, bien qu’abject, n’est rien en comparaison des nombreuses menaces, insultes et coups que reçoivent très souvent les personnes homosexuelles qui affichent publiquement leur préférence. Cela prouve bien que les mentalités doivent encore évoluer. Et je reste persuadée qu’éduquer les enfants dès leur plus jeune âge peut aider à cette évolution. C’est pourquoi je recommande la lecture de cette histoire par l’ensemble des jeunes adolescents.

Hormis cet aspect de l’histoire, j’ai eu quelques fois un peu de mal à discerner l’ensemble des personnages. Les auteurs alternant les points de vue à chaque chapitre, passant de celui de Ben à celui d’Arthur, et je pense que leurs vies étaient tellement identiques, qu’à un moment donné, les deux personnages se sont mêlés dans mon esprit et n’ont plus fait qu’un. Je n’arrivais plus très bien à discerner lequel racontait et lequel faisait quoi.

Cela n’enlève absolument rien au fait que j’ai apprécié découvrir cette histoire. Très secrètement, j’espère même que Becky Albertalli et Adam Silvera sortent une suite, pour pouvoir découvrir l’évolution de cette jolie histoire d’amour.


Une romance homosexuelle young adult agréable à lire, avec des personnages attachants. 

Ma note : 7/10

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