CONCOURS – Tentez de remporter 3 romans de développement personnel !

Pour vous remercier de votre fidélité toujours grandissante sur le Blog, je me suis associée avec les éditions Points pour vous organiser un concours.

Je vous propose donc de remporter 3 exemplaires du roman de développement personnel de Serge Marquis « Le jour où je me suis aimé pour de vrai », que j’ai lu l’année dernière et que j’ai beaucoup apprécié.

POUR PARTICIPER : rendez-vous sur la Page Facebook de mon Blog, likez le post du concours, et écrivez un commentaire pour me signifier votre participation !

  • Le concours est ouvert à la France métropolitaine, la Suisse et la Belgique.
  • Le concours se termine le 16 juin à minuit.
  • Une seule participation par foyer.
  • Le tirage au sort se fera avec le logiciel Dcode.
  • Les gagnant(e)s seront contacté(e)s via Facebook

 

Bonne chance à tous !

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Habiter la France


Habiter la France de

Raymond Depardon

206 pages, éditions Points, à 10,90€


Résumé : Raymond Depardon a photographié la France, en guettant les traces de l’homme sur le territoire, un peu à la manière dont Walker Evans a photographié les Etats-Unis au début du XXe siècle. Le photographe et réalisateur mondialement connu a visité presque toutes les régions de France, dans un fourgon aménagé. Pour la première fois en poche, cet ouvrage regroupe deux cents photographies, sélectionnées parmi celles qui ont le plus marqué : toutes donnent à voir ce qu’habiter la France veut dire.


Extrait  « Tout lieu qui nous importe vraiment possède cette part d’indicible et peut-être, ceci expliquant cela, un « je-ne-sais-quoi et un presque-rien » qui nous renvoie à l’enfance. »


Mon avisUn grand merci à Babelio, ainsi qu’aux éditions Points, de m’avoir permis de recevoir cet album photographique. Je ne vous cache pas que j’étais très excitée à l’idée de le recevoir, puisque je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir un tel ouvrage. De surcroît un ouvrage signé Raymond Depardon, grand photographe et réalisateur français, maître des films documentaires, auteurs d’une cinquantaine d’ouvrages et d’autant de films. Comment ne pas être impatient ?

Un jour d’automne 2004, Raymond Depardon est parti en camping-car visité la France. De ce long voyage est naît Habiter la France, un album composée de plus de 200 photographies, qui représentent la quasi-totalement des régions de France, ses villages et ses richesses quotidiennes.

Raymond Depardon fait appelle à notre sensibilité d’enfant pour ressentir toutes ces photographies. Instantanément, dès la première photographie (ci-dessous), j’ai ressenti une nostalgie puissante, qui fait échos à mon enfance. Cette maison familiale, avec ces balançoires, toute cette verdure, ce petit animal… me rappellent des souvenirs d’enfance. Énormément de photographies font appellent à cette sensibilité enfantine, et font remonter à la surface des sensations perdues, oubliées, qui renaissent à travers ces photos et ces lieux.

Ces lieux font échos à notre quotidien. Raymond Depardon ne montre rien de grandiose, pas de lieux m’as-tu-vu ou touristique, seulement la vraie vie, celle oubliée des médias, la réalité du quotidien que la majorité des Français connaissent.


Un magnifique album de photographies, qui met en lumière des espaces et des lieux français passés sous silence par les médias. Un album empli de nostalgie qui représente la vraie France, rurale et urbaine, jamais visitée, mais toujours reconnue. 

Ma note : 7,5/10

Le vieux qui lisait des romans d’amour


Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda

120 pages, éditions Points


Résumé : Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d’amour, le vrai, celui qui fait souffrir.
Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.


Extraits :  « Une ocelote folle de douleur est plus dangereuse que vingt assassins réunis.« 

« Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu’il l’estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait aussi être beau. »


Mon avis : Luis Sepulveda est un auteur chilien que j’ai eu le plaisir d’étudier il y a quelques années, lorsque j’étais au lycée. Nous avions analysé son oeuvre Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, qui est un livre dédié aux enfants, mais qui peut très bien être lue par les adultes. J’y avais découvert une charmante histoire, avec des animaux qui parlent, qui était en fait une habile métaphore pour pointer du doigt le comportement des hommes en société – leur impact sur l’environnement, notamment, mais aussi la question de l’éducation et de l’identité. Dans Le vieux qui lisait des romans d’amour, on retrouve quasiment les mêmes thématiques, mais abordées d’une manière plus directe et violente.

Les habitants d’Idilio, une petite ville d’Amazonie, découvrent le cadavre d’un homme, échoué sur une pirogue. Alors que l’intégralité des hommes accusent les indiens Shuars de ce meurtre, José Bolivar, grand spécialiste de la nature, reconnaît l’oeuvre d’une féline. Il pense que l’homme a tué  les petits de cette féline, avant que celle-ci ne se venge en le tuant. Ils vont alors tous se lancer à la poursuite de cet animal, pour mettre fin à ses jours, avant qu’il ne mette fin aux leurs.

Luis Sepulveda dédia son oeuvre à son ami Chico Mendes, grand défenseur de la forêt amazonienne, qui fût assassiné par des hommes armés. Sans conteste, ce livre est une oeuvre écologique. C’est une véritable ode à la nature que l’on perçoit dans ce récit. Une ode à la bienséance, au respect, à la cohabitation des êtres vivants.

En mettant en scène l’homme dans un espace totalement naturel, l’auteur pointe du doigt les pratiques qu’ont ces hommes face à la nature. La sauvagerie dont ils font preuve, le manque de civisme et d’intelligence à l’égard des peuples primitifs, ou des animaux. Pour pousser plus loin dans la satire de la société occidentale, Luis Sepulveda va jusqu’à parodier les noms de villes qu’il donne à ses lieux : « El Dorado » et « Idilio », qui montrent bien le mépris de l’auteur face à de tels procédés.

Mais parmi cette jungle de barbares humains, se terre José Bolivar, un vieil homme qui a vécut presque toute sa vie dans la forêt. Il voit avec horreur les hommes s’emparer de ces espaces verts et les détruire allègrement. Alors, pour échapper à l’horreur qui l’entoure, il s’évade dans des romans d’amour. Une douce parenthèse, qui contrebalance avec justesse l’infamie humaine.


L’auteur mélange avec brio nature et littérature, pour nous servir un met gourmand, qui se déguste avec soin. En une centaine de pages, c’est une véritable forêt d’interprétations et d’histoires qu’ouvre Sepulveda. A lire et à relire… dépaysement assuré !

Ma note : 8/10

J’ai réussi à rester en vie


J’ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates

529 pages, éditions Points, à 8,30€


Résumé : Le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s’est réveillé avec un mauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l’emmener aux urgences où l’on diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d’une violente et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d’aucune sorte, Joyce est soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l’absence sans merci. J’ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d’une femme pour tenter de remonter de ce puits sans fond. De poursuivre une existence amputée du partenariat qui l’a soutenue et définie pendant près d’un demi-siècle. En proie à l’angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l’innommable expérience du chagrin, dont elle ne peut s’extraire qu’à grand peine, de temps à autre, en se tournant vers ses amis. Avec sa lucidité coutumière, parfois sous-tendue d’un humour noir irrésistible (quand, par exemple, elle se lamente sur l’absurdité des luxueux paniers gargantuesques de saucissons et de pop corn au chocolat déposés devant sa porte en manière de condoléances), elle nous offre à travers ce livre, qui ne ressemble à rien de ce qu’elle a écrit jusqu’ici, non seulement une émouvante histoire d’amour mais aussi le portrait d’une Joyce Carol Smith inconnue et formidablement attachante.


 

Extraits :  « La plus délicieuse des intimités : ne pas avoir besoin de parler ».

« Quand on vit seul, prendre un repas a quelque chose de méprisable, de dérisoire. Car un repas est un rituel social, sans quoi ce n’est pas un repas, mais juste une assiette remplie de nourriture ».

Mon avisJoyce Carol Oates est une auteure américaine mondialement connue, qui comptabilise plus d’une centaine de livres à son actif (romans, nouvelles, pièces de théâtre…). Curieuse de découvrir son écriture, j’étais aussi curieuse de découvrir qui était cette grande dame. C’est pour cette raison que, comme première approche littéraire, j’ai fait le choix de lire un de ses témoignages les plus intimes et poignants qui soient, puisqu’il raconte la mort de son mari, Raymond, avec qui elle était mariée depuis près de cinquante ans et son veuvage précoce.

Il n’est jamais facile d’écrire un avis sur un témoignage, puisque cela revient à juger de la vie d’autrui, chose que je ne me permettrais jamais de faire. Dans cette chronique, je m’attacherais donc à vous témoigner toutes les émotions qui m’ont traversées à la lecture de ce récit.

Comme chaque lecture qui lit ce récit, j’ai éprouvé beaucoup de peine à l’annonce tragique de la mort de Ray Smith, et j’ai pu ressentir le choc que cela a dû être pour Joyce de constater la mort brutale de son mari, alors si en forme une semaine auparavant. Une mort prématurée, qui aurait pu être évitée. J’ai ressenti de la colère à l’encontre des membres hospitaliers, qui m’ont semblé peu bienveillants, assez froids, rigides. La présence constante de la mort dans leur vie leur a certainement forgé une carapace qui les empêche de ressentir de ressentir des émotions tragiques.

On ne peut que compatir à la tristesse de la veuve et calquer sa propre vie sur la sienne. Comment aurions-nous réagit si une telle chose nous arrivait dans la vie ? On s’identifie à l’auteure, on boit ses propos et on s’émeut intensément de ses paroles. C’est beau et touchant, c’est fort émotionnellement et bien écrit stylistiquement. Entre souvenirs heureux de leur vie commune et réflexions sur la perte et la période qui suit la perte de l’être cher, c’est un récit intime, plein d’émotions que nous livre l’auteur. Elle nous partage ses peines : lorsqu’elle rentre dans leur maison trop grande et trop vide, que tous les endroits où elle se rend lui rappelle Raymond, que les messages et cadeaux attendrissants arrivent par centaines… Elle doit maintenant faire face seule à la vie, et tenter de reprendre le court normal de son quotidien.

A ceux qui auraient peur de retrouver entre ces pages une effusion d’émotions tragiques, détrompez-vous. L’écriture de Joyce Carol Oates, bien loin d’être larmoyante et plaintive, est au contraire remplie d’une force expressive intimidante et d’une réflexion intelligente sur le deuil et la dépression. Ce livre représente un magnifique hommage à l’homme qu’elle a aimé, chérie et accompagné tout au long de sa vie. Pour finir cette chronique d’une touche d’espoir, sachez que le destin a décidé de faire recroiser le chemin de l’amour à Joyce. Depuis ce terrible drame, l’auteure s’est reconstruite auprès d’un autre homme. Rien ne pourra jamais lui faire oublier son Raymond, mais la vie est tellement courte, qu’il ne faut pas la passer à se morfondre, mais qu’il faut continuer à profiter, à avancer et à aimer. Bravo Joyce Carol Oates : j’admire votre courage et votre lutte acharnée pour réussir à rester en vie.

Ma note : 7/10

Catalogue des idées reçues sur la langue

Catalogue des idées reçues sur la langue
de Marina Yaguello
157 pages, éditions Points, à 6,70€
Résumé : La langue est le bien commun de tous les hommes : chacun, en tant que sujet parlant, s’en fait donc une certaine idée. Mais, comme les langues sont nombreuses et diverses, cette idée se traduit souvent par un jugement de valeur, « d’où le besoin de classer, de comparer, d’opposer et donc de hiérarchiser les langues comme on l’a toujours fait des races, des peuples ou des individus ». De là, nombre de préjugés, d’idées fausses et de simplifications abusives à propos des langues, qui pourraient, si l’on n’y prenait pas garde, fournir des arguments au racisme et contribuer à l’obscurantisme linguiste de profession. Voilà pourquoi l’auteur a souhaité ici tordre le cou à ces idées reçues. Ainsi, montre-t-elle qu’il n’y pas de langue plus logique qu’une autre, ni plus musicale, ni plus « évoluée ». Ou encore, contrairement à ce que l’on entend, que les langues africaines ne sont pas simples, l’anglais pas « facile », et que le chinois possède bel et bien une grammaire… L’auteur, professeur à l’université Paris VII, a déjà publié de nombreux ouvrages sur les langues et le langage. Sa dénonciation de nombre d’idées reçues sur la langue s’appuie sur des arguments scientifiques clairs et accessibles à tous, des exemples précis et des anecdotes passionnantes. –Arnaud Stephanopoli
Extraits : « Parce que la langue est le bien commun de tous, chacun de nous, sujet parlants, se fait une certaine idée de la langue, idée qui se traduit pas des jugements de valeur que le linguiste professionnel habité par le souci de l’objectivité scientifique, est amené à taxer d’idées reçues et de préjugés. »
« On attribue à un pharaon de l’ancienne Egypte, ainsi qu’au roi Frédéric II de Prusse, une expérience aberrante consistant à isoler un enfant nouveau-né de tout « bain linguistique » afin de découvrir quelle serait la langue parlée spontanément par un individu élevé à l’état naturel, langue qui aurait été alors celle du premier homme. On imagine leur déception. »

Mon avis : J’ai choisi de lire cet ouvrage, car il reprenait et complétait aisément des notions abordées dans mon cours de linguistique.

Ce petit livre, écrit dans une langue fluide et compréhensible par tous, et également illustré par de sympathiques dessins qui donnent une plus grande profondeur aux informations rapportées.

Marina Yaguello n’essaie pas de nous faire la morale, mais tente de nous faire ouvrir les yeux sur les préjugés qui découlent des langues. L’homme se fait des jugements de valeur sur les langues : la langue la plus facile à apprendre serait l’Anglais, la plus dure serait le Chinois, les Français seraient nuls en langue étrangère, le Français serait une langue complexe… Des stéréotypes qu’elle taxe de « linguistique spontanée » qu’il faut apprendre à combattre.

Dans le Catalogue des idées reçues sur la langue, l’histoire diachronique condensée des langues, de l’Ordonnance de Villers-Cotterêt de François Ier en 1539 jusqu’à la disparition permanente de langues aujourd’hui, nous donnera une vue d’ensemble du parcours effectué par les langues.
Une approche plus générale montre l’universalité des langues, et les points communs que les langues entretiennent entre elles – comme la catégorie des indos-européens, s’étendant de l’Inde à L’irlande et parlant le proto-langue.
Finalement, elle nous montre l’aspect réflexive des langues, avec l’écriture et la grammaire traditionnelle, qui fixent des règles identifiables et structurent convenablement les langues.

Un livre intelligent, intéressant, qu’il faut prendre le temps de savourer. Un livre métalinguistique qui enrichit profondément notre connaissance de la langue et élargit notre culture générale. J’ai bien apprécié faire cette découverte.

Ma note : 7/10

Extrêmement fort et incroyablement près

Extrêmement fort et incroyablement près
de Jonathan Safran Foer.
460 pages, éditions Points, à 8,10€

 

Résumé : Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans.
Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d’inconnus qui lui révèleront l’histoire de sa famille.

Extraits : « C’est dommage que nous devions vivre, mais c’est tragique que nous n’ayons qu’une seule vie. »
« La timidité c’est quand on détourne la tête de ce qu’on veut. La honte c’est quand on détourne la tête de ce qu’on ne veut pas. »

Mon avis : Ce roman-ci a été choisi comme lecture commune du mois de septembre sur le forum de Babelio. Comble de chance, les événements concordaient avec le thème du livre ; le 11 septembre 2001 a eu lieu l’attentat sur les tours jumelles du World Trate Center, choc terrible pour le monde entier, et plus particulièrement pour la population américaine. C’est ce sujet que traite avec subtilité Jonathan Safran Foer, en mettant en avant le témoignages des familles des victimes de ces terribles attaques.

Ce roman ayant beaucoup fait parler de lui, c’est avec une grande curiosité et non sans appréhension que j’entamais ma lecture de ce que certains appelaient alors un « chef-d’oeuvre ».

Sans aucune raison de ma part, je m’étais imaginé un schéma détaillé de l’histoire que cachait ce livre. Et je suis tombé de haut. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’y ai découvert. Avec une grande surprise et plus encore de curiosité qu’alors, j’ai commencé à découvrir puis à apprécier l’histoire que Jonathan Safran Foer avait concocté.

On sait que le protagoniste Oskar est un tout jeune garçon de 9 ans, ultrasensible, surdoué et singulier comparé aux autres enfants de son âge. Mais ce que l’on ignore, et que l’on apprend peu à peu, c’est qu’il est également traumatisé par la mort de son père, qui a eu lieu il y a deux années de çà, dans l’attentat du World Trate Center. S’ensuit alors une longue période de pseudo-deuil, où Oskar va chercher par tous les moyens à se rapprocher de son père, et à apprendre l’exact cause de sa mort.

La quête initiatique d’Oskar, va le mener à bien des endroits différents, qui vont dans un même temps nous faire voyager dans tout New-York. Chose qui m’a assez choqué (même si ça n’est que de la fiction), c’est la facilité avec laquelle sa mère le laisse, seulement âgé d’une dizaine d’années, vagabonder comme bon lui semble dans toute la ville. Une petite explication nous est donnée à la fin, mais elle n’explique pas tout !

N’empêche, notre petit Oskar m’aura bien fait rire, il m’aura ému par sa simplicité, sa gentillesse, et par son immense peine, qu’il refoule au plus profond de lui. Mais ce petit garçon n’aura pas été le seul personnage attachant ; tout un tas de personnages secondaires, qui se sont livrés ouvertement à un moment ou à un autre du récit, tous plus différents les uns que les autres, plus originaux, égocentriques ou loufoques, touchent indubitablement, le lecteur.

Extrêmement fort et incroyablement près est un roman qui se veut avant tout émouvant, tant le sujet traité est difficile, voire poignant, à narrer. L’auteur ajoute à cela la tristesse d’un enfant, suite à la mort de son père, qui comprend parfaitement la situation, mais qui n’arrive pas à l’accepter. Toutes les conditions sont réunies pour attrister le lecteur, et faire de cette lecture un coup de poing indélébile, qui sera gravé à jamais dans son esprit bien rempli.

Et pour prouver l’originalité de ce roman, des images illustratrices des grands événements du livre, sont ajoutées ici et là, tout au long de la narration. Ce livre est unique en son genre, c’est une petite perle rare, qui contient des merveilles et arrive à nous déchirer le coeur.

Malheureusement, les quelques longueurs du texte, et les changements brutaux de narrations m’ont dérangé. Je ne suis pas arrivé à voir où l’auteur voulait réellement nous mener, ni ce qu’il voulait nous faire passer en rédigeant ces longs paragraphes.

Pour couronner le tout, ce fabuleux livre a été adapté au cinéma en 2011 par Stephen Daldry, et il se veut, d’après la bande-annonce, encore plus touchant que le livre lui-même… C’est à voir !

Grâce à l’originalité et à l’imagination de Jonathan Safran Foer, cette histoire se veut unique et immensément émouvante. Sortez les mouchoirs !

 

Ma note : 7/10

 

Le monde de Sophie

Le monde de Sophie de Jostein Gaarder.
625 pages, éditions Points, à 9,45€

 

Résumé : Qu’est-ce qu’il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d’amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c’est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons.
Extraits : « La raison comme la conscience peuvent être comparées à un muscle. Si on ne se sert pas d’un muscle, il devient progressivement de plus en plus faible. »
« Un philosophe, c’est quelqu’un qui n’a jamais vraiment pu s’habituer au monde.« 

Mon avis : Le monde de Sophie est le second roman philosophique que mon futur professeur en cette même matière m’a donné à lire durant les vacances. Ayant commencé par lire Présentations de la philosophie écrit par André-Comte Sponville, j’ai pu aisément débuter ma lecture de cet assez volumineux pavé.

Dès les premières pages, je me suis facilement laissé transporter par l’histoire. Ce livre, outre son côté initiatique au monde philosophique, raconte une réelle histoire, tel un véritable roman. Jostein Gaarder arrive à mélanger fiction et réalité, et cette idée de mêler ces deux travers rend beaucoup plus accessible la lecture, et l’allège allègrement. Il faut dire que déblatérer sur la philosophie pendant plus de 600 pages aurait été assez pénible (surtout pour une novice comme moi), mais grâce à la légère intrigue mise en place par l’auteur, tout devient plus simple.

Les différents aspects de la philosophie sont découpées en parties logiques, souvent suivant l’ordre chronologique des événements qui sont arrivés. Rien n’est laissé par hasard par l’auteur, tous les grands thèmes sont abordés, tous plus variés les uns que les autres ! Tout est bien expliqué, détaillé et décrit minutieusement, avec des mots simples à la compréhension, et divers exemples tirées de la vie réelle. De plus, ce que j’ai particulièrement apprécié, ça a été les quelques lignes biographiques qui retracent la vie et le parcours des plus grands philosophes de tous les temps. Certes, je les « connaissais » de nom, j’en avais déjà entendu parler ou j’avais lu quelques-unes de leurs très célèbres phrases, mais jamais je n’ai su qui ils étaient réellement. Maintenant, Socrate, Aristote, Platon, Jésus, Descartes, Hume, Freud, et bien d’autres… ils n’ont plus de secret pour moi !

L’auteur nous amène, nous, lecteurs, à nous poser des questions existentielles sur le sens de la Vie. Questions qui n’ont jamais de réelles réponses, mais où Jostein Gaarder propose plusieurs théories intéressantes quant à leur origine. Le monde de Sophie fait beaucoup réfléchir, et nous amène à penser par nous-même. Je pense que grâce à ce livre, nous pouvons grandir un minimum mentalement et psychologiquement. Notre mode de pensée et notre esprit s’élargissent pour permettre l’entrée de plusieurs hypothèses concernant l’existence terrestre, jusque là ignorer ou repousser par le genre humain.

Ce roman devrait être conseillé à tous ceux qui débutent dans la philosophie. Très bien écrit, recelant bien des mystères et des grandes surprises, il est capable de nous faire apprendre bien plus en quelques heures qu’en un mois de cours. En étant à la fois ludique, sympathique et intelligent, il regroupe toutes les qualités pour séduire un maximum de personnes censées.
De plus, un index est à la disposition des lecteurs à la fin du livre ; il regroupe tous les philosophes cités, ainsi que leurs dates de vie et la page à laquelle l’auteur leur fait référence.

Je tiens à préciser que la fin m’a énormément surprise, et m’a même fait douter sur ma propre existence, c’est pour dire si l’auteur est fort…
En tout cas, merci à mon professeur de philosophie pour cette découverte, sans lui, je n’aurais même pas posé un oeil sur ce livre… et je serais passé à côté de quelque chose d’immensément intéressant !

 

Ma note : 8,5/10