Et devant moi, le monde

Et devant moi, le monde de Joyce Maynard.
462 pages, éditions Philippe Rey
Résumé : Printemps 1972 : le New York Times Magazine publie un long article qui connaît un immense succès. La signataire de ce discours original sur la jeunesse, Joyce Maynard, dix-huit ans, en première année d’université à Yale, reçoit des centaines de lettres enthousiastes, parmi lesquelles celle de J. D. Salinger, cinquante-trois ans, (dont elle n’a jamais lu une ligne). S’ensuit une correspondance soutenue entre la jeune étudiante et l’auteur-culte de L’Attrape-cœurs. Très vite, sur les instances de celui-ci, Joyce abandonne Yale et ses études pour aller partager avec son admirateur une vie faite d’un splendide isolement et d’ascétisme culinaire. Mais, au fil des mois, les problèmes se multiplient au sein de ce couple improbable. Acupuncture et homéopathie n’y pourront rien : laissée en proie à un désarroi total, Joyce est congédiée d’une manière aussi cruelle qu’inattendue.

Vingt-cinq ans plus tard, divorcée et mère de trois enfants, devenue elle-même un écrivain confirmé, elle tente de raconter cette histoire et d’y trouver une explication dans ce livre. Elle décrit son adolescence entre un père poète alcoolique et une mère décidée à faire de sa fille un prodige littéraire, mais surtout, avec une franchise parfois jugée choquante, elle analyse son combat désespéré pour retrouver son équilibre après que Salinger a mis fin à leur liaison. Une liaison étrange et dévastatrice dont le récit porte un éclairage peu banal sur l’idole des lettres américaines.

Extraits : « Quand on est vrai, on se moque de souffrir. »
« Les enfants ne sont pas les seuls à grandir. Les parents aussi. Tout comme nous observons chez nos enfants ce qu’ils font de leur vie, ils observent chez nous ce que nous faisons de la nôtre. »
« Mon dilemme, c’est que les amis comptent terriblement à mes yeux, que j’aime aimer les gens, mais que j’en trouve si peu d’aimables. »
Mon avis : Dans ce livre, Joyce Maynard raconte sa vie en une autobiographie très touchante, émouvante mais surtout sincère. Plongés au coeur de sa vie, on découvre son histoire, ses peines, ses doutes, mais également ses joies et ses moments de bonheur…
J’ai lu ce livre suite à une recommandation, et je suis assez mitigée sur ma lecture. J’ai passé un très bon moment de lecture, mais je m’attendais à un peu plus d’actions dans le récit. Néanmoins, j’ai adoré le récit de cette vie, l’évolution de l’auteur et toutes les choses qu’elle a traversé, qu’elle ne manque pas de nous faire partager, sans pudeur.
Lu d’une traite, je garderais sans doute en mémoire l’histoire d’une femme déçue, ayant vécue une jeunesse difficile, mais qui a réussi à se reconstruire malgré toutes les étapes ardues traversées.
Ma note : 7/10
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