Everything everything


Everything everything de Nicola Yoon

362 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.


Extraits  « La différence entre le savoir et le voir, c’est un peu la même qu’entre rêver qu’on vole et voler. »

« La vie est dure, trésor. Chacun fait ce qu’il peut. »


Mon avis : Après en avoir entendu parler pendant des mois et des mois, je l’ai enfin fait : j’ai lu Everything everything ! Les nombreux avis élogieux que j’avais lu sur ce livre me laissaient présager une histoire belle, émouvante et intense. Elle le fût, certes, mais pas autant que ce que j’avais espéré.

Madeline, 18 ans, souffre d’une maladie très rare qui la contraint à rester enfermé chez elle, sans jamais avoir de contact avec quoique ce soit qui vienne de l’extérieur. Quand des nouveaux voisins emménagent en face de chez elle, Madeline fait la rencontre de Olly, un garçon de son âge, avec qui elle communique par emails. Mais la tentation de se voir « en vrai » et de se toucher et plus fort que tout. Au dépend de sa vie, Madeline invite Olly chez elle.

L’arrivée de Olly dans sa vie va illuminer ses journées et lui faire voir le monde différemment. Leur histoire d’amour, bien que prévisible, est adorable à regarder naître, croître et s’intensifier. Ils vont passer outre la maladie et vont vivre leur histoire comme si demain n’existait pas.

Dans cette histoire, tout n’est que fragilité et douceur. Les personnages, leurs sentiments, leurs histoires, tout et tous nous émeut. Ce roman est d’autant plus intense que Nicola Yoon se sert de ses talents d’auteure pour nous faire ressentir pléthore d’émotions. En effet, elle arrive par exemple à nous introduire facilement dans la bulle protectrice de Madeline, à tel point que l’on ressent la fragilité de sa vie, l’inertie de ses journées et la solitude dont elle souffre quotidiennement. Puis la bulle éclate pour laisser de la place à Olly, qui vient rythmer ses jours et redonner des couleurs à sa vie.

Bien que l’ensemble de l’histoire m’ait plût, je m’attendais quand même à quelque chose de plus fort et de plus dense. Selon moi, les personnages manquaient un peu de consistance et d’épaisseur, un développement plus approfondi de leur psychologie aurait fait d’eux des héros encore plus attachants. L’histoire aussi manquait un peu de densité, avec des fragments d’intrigue ouverts, sans suite derrière – je pense notamment à la mort du père et du frère de Madeline, à la violence conjugale subie par la mère de Olly…, qui sont abordés brièvement ici et là sans jamais être prolongé.

Le dénouement, loin d’être tragique, change complètement des histoires dans le même style. Je m’attendais à une fin dramatique comme Nos étoiles contraires (dont la thématique est presque similaire à celle de Everything everything), alors qu’il n’en ait rien. Je vous laisse savourer l’ampleur de la surprise que vous a réservé l’auteure. Seule objection à cette jolie fin : sa longueur. La coupure finale s’est faite trop brutalement, me laissant seule, frustrée de ne pas en voir plus.


Ce fût une lecture légère et douce, avec des personnages attendrissants. Néanmoins le tapage médiatique qu’il y a eut autour de cette romance n’est, selon moi, pas justifié, puisque l’histoire est bien, mais ne comporte rien d’exceptionnel. Sympathique à lire, mais pas fou non plus !

Ma note : 6/10


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