20, Allée de la Danse : La tournée au Japon


20, Allée de la Danse : La tournée au Japon
d’Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse vont partir au Japon ! Ils se donneront en spectacle dans plusieurs villes. Depuis qu’elle le sait, Maïna ne pense qu’à une chose : elle va enfin rencontrer Daisuke, un Japonais de son âge, avec qui elle correspond sur un site consacré aux figurines porte-bonheur. Daisuke par-ci, Daisuke par-là… Ses copains finiraient presque par être jaloux !


Extraits : « La bande, ce sont les trois filles, la douce Maïna, la sérieuse Constance et la malicieuse Zoé, mais aussi Sofia, la timide Italienne, Colas, le blond secret, et Bilal, le brun qui s’amuse de tout. Difficile de trouver plus différents… et pourtant, depuis leur arrivée à l’École, ils sont inséparables ! »

« La danse a toujours cet effet sur elle : ses préoccupations, ses craintes ou ses joies disparaissent pour laisser place à sa passion. »


Mon avis : Mademoiselle Pita, la directrice de l’École de Danse à laquelle appartiennent la bande des petits rats, leur réserve une surprise de taille : ils vont tous partir en tournée au Japon ! Tous euphoriques à ce prochain voyage, c’est Maïna, la jeune Martiniquaise, qui l’est sans doute le plus. En effet, la jeune fille entretient depuis quelques mois une conversation sur un forum consacré aux figures porte-bonheur avec un jeune japonais du nom de Daisuke. L’occasion est trop belle : ils doivent se rencontrer ! Mais le garçon ne semble pas être aussi enthousiaste que Maïna.

C’est avec joie que je retrouve l’ensemble des petits héros de cette saga que j’aime tant. Cette fois-ci, toute la bande s’envole vers une nouvelle destination : le Japon ! Là-bas, entre tradition et démesure, ils y découvrent une culture différente de la leur, des objets originaux et des mets exotiques. Finalement, leur tournée passe à la vitesse de l’éclair : 3 villes, des milliers de kilomètres, presque une dizaine de représentations… c’est époustouflant !

Le point d’orgue se situe à Osaka, lors de la rencontre entre Maïna et Daisuke. Malheureusement, elle se fait sans rebondissement : finalement, après plus d’une dizaine de récits de la saga avalés, j’ai l’impression qu’Elizabeth Barféty réutilise des idées de  rebondissements qu’elle a déjà utilisé dans d’autres tomes. Si bien que personne n’est surpris lorsque Daisuke rencontre Maïna au théâtre. C’est le sentiment général que je retiens de ce livre : même si j’adore cette saga jeunesse, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de redites dans les tomes, certains finissant parfois par se ressembler beaucoup. Un petit point négatif qui ne m’empêchera évidemment pas de continuer à découvrir cette saga. On s’y attache, à ces petits rats !


Entre tradition et démesure, suivez les petits rats de l’École de Danse de Paris dans de nouvelles aventures japonaises. Je prends toujours autant de plaisir à les retrouver.

 

Ma note : 6/10

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Judith et Bizarre


Judith et Bizarre de Benoît Richter

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Dans un monde qui exploite les minotaures dès leur naissance, Judith, une petite humaine, en recueille un en cachette et le traite comme un frère…

Judith, 10 ans, vit avec ses parents dans une ferme qui produit des minotaures. Ces créatures, à corps d’homme et tête de veau, sont élevées puis utilisées pour les travaux que les humains ne veulent plus faire. Forts et endurants, mais d’une intelligence très limitée, ils sont exploitables jusqu’à la mort. Un jour, Judith découvre dans la nursery un bébé minotaure inversé : il a la tête d’un humain et le corps d’un veau. Sa naissance a échappé à la vigilance des adultes de la ferme. Judith pressent qu’elle doit s’occuper de lui en secret. Elle a déjà vu des minotaures inversés, mais ils disparaissaient toujours de la ferme très rapidement après leur naissance. Elle va donc le cacher et l’élever à l’insu de tous : lui apprendre à réfléchir et à parler…


Extraits : « Dans la Ferme, le père et la mère de Judith fabriquent des minotaures, c’est un processus extrêmement compliqué. »

« Les parents de Judith pensent que les minotaures sont un don fait par la science à l’humanité, un don qui doit la mener à un monde meilleur, et que jamais on ne devrait les utiliser pour se battre, mais, à partir de ce triste soir, les commandes affluent et l’activité de la Ferme augmente très vite. »


Mon avis : Judith est une petite fille qui vit à La Ferme. La Ferme, c’est l’endroit où ses parents fabriquent et mettent au monde des minotaures. Les minotaures sont des créatures spéciales : à corps d’homme et à tête de veau, elles sont élevées afin de venir en aide aux humains dans les tâches les plus complexes. Mais un peu jour, Judith découvre un minotaure un peu spécial : un bébé au corps de veau et à la tête d’homme. Elle décide de le cacher et de s’occuper de lui.

Judith et Bizarre est un récit sur l’amitié. Judith va se prendre d’affectionner pour cet être, si différent d’elle et de tout ce qu’elle connaît. Elle va s’occuper de Bizarre, lui donner un nom, lui apprendre à parler, à compter, ouvrir son esprit sur le monde. Judith va désobéir à ses parents et prendre des risques au nom de l’amour qu’elle ressent pour cette créature si chétive. Benoît Richter met en avant le dévouement et la solidarité, mais également la compréhension et l’acceptation d’autrui.

Car rien ne les oppose plus que leur physique : Judith est une humaine, Bizarre un minotaure. Mais, malgré leurs différences, ils vont se comprendre et apprendre à s’aimer. C’est une magnifique leçon de vie sur la tolérance. 

En second plan, l’auteur place son récit dans un contexte futuriste, avec la création de minotaures pour venir en aide aux humains dans les tâches les plus viles ou difficiles à faire. Les enfants pourront alors développer leur imagination, et réfléchir à ce sujet, quelque peu complexe : de quoi sera fait demain ? Une courte histoire, mais remplie de sujets intéressants, qui devaient satisfaire autant les enfants que leurs parents.


Judith et Bizarre est une histoire pour enfants qui prône l’amitié et la tolérance. J’ai apprécié la découvrir.

Ma note : 7/10

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20, Allée de la Danse : Le rêve américain


20, Allée de la Danse : Le rêve américain
de Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse sont surexcités : les voici à New York, où ils doivent donner deux représentations exceptionnelles ! Les petits rats en prennent plein les yeux : visites emblématiques, burgers et sodas géants, mais aussi découverte du New York City Ballet?!
Ils y découvrent un style de danse athlétique qui les intrigue ; au point que Maïna hésite à passer les auditions de la School of American Ballet…


Extrait : « Dans la vie, tu dois sans arrêt prendre des décisions, ajoute la danseuse. Renoncer à des possibilités. Sinon, ce seront les autres qui choisiront pour toi. Forcément, tu vas commettre des erreurs. Mais ce n’est pas grave. Parce que c’est aussi comme ça que tu sauras ce qui te plaît et ce qui tu ne veux pas revivre. Alors lance-toi ! »

« Dans Le Lac des cygnes, chaque cygne ne peut pas être unique, pense-t-elle. Et puis qu’est-ce que ça veut dire, « être soi-même » ? Et si moi, j’ai envie de faire partie d’un ensemble, hein ? »


Mon avis : Cette fois-ci, c’est Maïna, la jeune danseuse Martiniquaise, qui est sur le devant de la piste. L’ensemble de la bande de petits rats est partie en voyage à New York, où ils doivent se produire sur une scène mythique. Là-bas, la mère de Maïna et son frère, Olympe, les y rejoignent, pour les encadrer dans leurs visites culturelles. Tout le monde est très excité par la découverte de cette grande ville et de sa mentalité, bien différente de celle des Parisiens qu’ils connaissent. Si bien que Maïna hésite à passer une audition pour intégrer un stage intensif de danse aux Etats-Unis.

C’est toujours un pur bonheur de retrouver l’ensemble des petits rats. Chaque tome est dédié à l’un d’entre eux, et l’auteure aborde des thématiques de société actuelles, qui trouvent facilement échos chez les plus jeunes : la compétition, l’amitié, la jalousie, les différences, etc. Dans Le rêve américain, Maïna est songeuse quant à son avenir dans la danse. Son grand frère Olympe l’a troublée en lui parlant de son métissage, qui serait, selon lui, un obstacle à son évolution dans la danse. Car, comme il le dit si bien, personne n’a jamais vu une Juliette noire ou métisse.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Elizabeth Barféty aborde cette thématique sensible : avec innocence, candeur et bienveillance. Chacun est différent, que ce soit physiquement ou mentalement, mais ces différences ne doivent pas être un entrave à notre évolution, bien au contraire : elles doivent devenir nos forces. La couleur de peau de Maïna est ce qui la rend unique, ce qui la démarque, c’est son identité, ce qui fait qu’elle est telle qu’elle est, et rien ne pourra changer cela. Ce sont surtout ses performances de danseuse qui l’ont amenées là où elle est aujourd’hui, et ce sont ces mêmes performances qui la guideront vers ses objectifs et détermineront son avenir, et non sa couleur de peau.


Un tome qui nous embarque au coeur de New York, entre visites culturelles et représentations de danse. Une histoire qui respire la candeur et la bienveillance.

Ma note : 7/10

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Soir de rage


Soir de rage de Hubert Ben Kemoun

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Alex est sur le point d’accéder au plus haut niveau de sa partie de jeu vidéo, quand son père débranche brutalement la console. Tout ça pour assister à un spectacle !
Alex est fou de rage. Il en veut à son père. Il en veut même au monde entier ! L’amour pour son père sera-t-il plus fort que ce moment de rage ?


Extrait : « – Alex ! Tu es prêt ?
Selon moi, il ne faut jamais répondre immédiatement quand votre mère ou votre père vous appelle depuis l’autre out de l’appartement. Laisser hurler son prénom, au moins quatre fois avant de réagir, m’a toujours semblé un minimum.
– Alex ?!!!
Parfois, avant le quatrième appel vos parents se lassent. C’est bien la preuve que cette chose si essentielle qui les faisait s’égosiller sur votre prénom et qu’ils voulaient vous demander n’était pas aussi important qu’ils l’imaginaient. »


Mon avis : Alex est comme tous les petits garçons de son âge : il adore jouer aux jeux-vidéos et n’écoute pas souvent ses parents. Alors, quand son père débranche la prise de la télé, coupant net le petit garçon dans sa partie, Alex n’est pas content. Et il va faire sentir son mécontentement durant toute la soirée, au spectacle de l’école où ses parents l’emmènent. Mais une terrible chose menace son père : l’amour d’Alex pour son père, sera-t-il plus fort que sa rancoeur ?

 

 

J’ai vraiment bien aimé cette courte histoire. J’ai trouvé les personnages touchants et la thématique abordée très moderne.  Nombre de parents se retrouvent accablés par ces jeux-vidéos et divers écrans qui rendent addicts leurs progénitures. Ce n’est pas souvent facile de les écarter de ces réceptacles, car bien trop souvent, s’ensuivent colères, larmes, insultes pour les cas les plus graves.

Mais Soir de rage prouve bien que l’amour est plus fort que tout, et principalement plus fort que la haine et la rancoeur.C’est une histoire pédagogique et moralisatrice, que les parents peuvent aisément faire lire à leurs enfants.


Une courte histoire pédagogique sur un enfant, énervé contre son père. Dialogue, bienveillance, apprentissage de la frustration, amour, sont les maîtres mots de ce récit.

Ma note : 7/10

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Fatou Diallo Détective


Fatou Diallo Détective de Emmanuel Trédez

135 pages, éditions Nathan


Résumé : Moi, c’est Fatou Diallo, 9 ans et demi. Avec mon associé, Max (oui, bon, c’est un hamster, on fait comme on peut !), bref, avec Max, nous avons créé l’agence. De détectives FDD. Dès qu’il y a une enquête à mener, un mystère à élucider, on m’appelle. Pour me trouver, c’est simple : Cité des Violettes, Bâtiment D, à côté de l’escalier !


Extraits : « Beaucoup de gens prétendent vouloir sauver la planète, mais dès qu’il faut faire un petit effort, il n’y a plus personne ! »

« – Tu sais quoi, Max ? Cette enquête m’a appris quelque chose sur la vie dans les cités.
Max était tout ouïe. Il semblait attendre la suite avec impatience.
– Il faut se méfier des bandes de vieux ! Ils sont capables de tout !
« 


Mon avis : Fatou a 9 ans et vit dans la Cité des Violettes, en région parisienne. Cette jeune fille dynamique a décidé de mener des enquêtes pour résoudre les énigmes de la cité.

Détective Fatou va mener à bien 4 enquêtes, réparties en 4 courts chapitres. Dans la première, elle va aider le gardien de l’immeuble à retrouver l’identité de la personne qui s’amuse à jeter des bouteilles en verre dans les poubelles jaunes. Dans la deuxième enquête, Fatou va tenter de débusquer le petit plaisantin qui s’amuse à faire exploser des crottes de chiens devant les portes de certains de ses voisins. Dans la troisième enquête, le chat d’une voisine disparaît, et un mystérieux corbeau lui demande une rançon. Enfin, dans la dernière, une adolescente se fait voler son portable dans un parc. Point d’inquiétude : Détective Fatou mène l’enquête !

En plus d’être divertissantes, ces différentes enquêtes dénoncent certaines pratiques et mettent à mal certains clichés – je pense notamment à la couleur de la peau de Fatou, et à son prénom à connotation étrangère. Malgré cela, la jeune fille est bien intégrée socialement, elle est appréciée de ses voisins et amis, et vit paisiblement dans la Cité des Violettes – cité qui, dit en passant, est bien éloignée des cités dégradées et mal fréquentées que nous pourrions nous représenter.

Dans chacune de ces histoires, Emmanuel Trédez pointe du doigt certaines incivilités et manque de savoir-vivre : ne pas respecter le tri sélectif ou la vie en communauté. Autant de thématiques qui devraient permettre de sensibiliser davantage les jeunes lecteurs, et satisfaire pleinement les parents.

De courtes enquêtes écrites avec simplicité, qui ne manquent pas d’humour, non plus. Le tout étant illustré de quelques dessins en noirs et blancs, qui viennent rythmer davantage le récit.

 


Des enquêtes courtes, mais prenantes, qui permettent de sensibiliser les plus jeunes à l’incivilité et à la vie en communauté.

Ma note : 8/10

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À la tombée du ciel


À la tombée du ciel de Sophie Cameron

309 pages, éditions Nathan


Résumé : Cela aurait pu être une météorite annonçant la fin du monde. Mais ce sont des anges qui ont commencé à tomber du ciel. Face à ce phénomène, chacun réagit à sa manière.

Pour Jaya, 16 ans, difficile de ne pas y voir un signe : sa mère est morte quelques jours plus tôt. Entre ce deuil et un père obsédé par l’idée d’attraper un ange, elle n’arrive pas à faire la paix avec elle-même. Lorsqu’un ange croise sa route, elle va devoir se reconstruire et réapprendre à faire confiance.


Extraits « Les obligations professionnelles ne signifient plus grand-chose quand on croit que la fin du monde est proche. »
« L’espoir est une chose dangereuse car, lorsqu’on nous le retire, on se retrouve encore plus démuni qu’avant. »

Mon avis : J’ai reçu ce livre en éditions non corrigées par les éditions Nathan, sans toutefois l’avoir demandé auparavant. Je ne suis pas une très grande amatrice de roman fantastique, c’est pour cela que j’avais supposé qu’il ne me plairait pas. Je me suis quand même décidé à le lire, en partant toutefois d’un avis négatif. Et quelle surprise…

À la tombée du ciel est le premier tome d’une toute nouvelle saga fantastique jeunesse. Dans un monde tout ce qu’il y a de plus normal, un phénomène extraordinaire vient perdurer le cours des choses : des anges tombent du ciel. Ils ont une apparence humaine, mais portent des ailes, et s’écrasent les uns après les autres sur Terre. Jaya, 16 ans, a suivi son père, obsédé par ces phénomènes, dans un road trip pour tenter de percer le mystère de ces chutes. La jeune fille a a récemment perdue sa mère, et elle y voit là un signe de pouvoir entrer en contact avec elle. Un jour, lorsqu’un ange encore vivant s’échoue à côté d’elle, Jaya va tout faire pour le protéger et tenter d’en savoir un peu plus sur leur monde.

C’est une histoire simple et complexe tout à la fois. On comprend aisément où veut en venir l’auteure, et l’histoire qu’elle nous narre, mais les nombreuses interrogations qui peuplent notre esprit la rende tout à la fois complexe. Qui sont ces Anges ? D’où viennent-ils ? Existe-t-il un autre monde après la mort ? Peut-on entrer en contact avec des personnes défuntes ? Tant de questions qui ne trouvent pas forcément de réponse dans ce premier tome.

J’ai beaucoup aimé le rythme du récit et les nombreuses actions qui le jalonnent. Jaya s’attelle à cacher l’Ange qu’elle a trouvé vivant, pour éviter que d’autres personnes n’en tirent profit, ne le vende et ne le tue à des fins expérimentales. Mais c’était sans compter sur les Futurs Déchus, des groupes d’individus qui tentent de capturer des Anges à de mauvais fins. Jaya, sa soeur Rani et leurs deux nouveaux alliés, Allie et son frère Calum, vont tout mettre en oeuvre pour protéger l’Ange qu’ils cachent du danger.

En parallèle de cette histoire principale, Sophie Cameron incorpore à son récit des thématiques secondaires qui pourraient intéresser les jeunes adolescents, première cible de cette histoire : l’homosexualité, à travers Jaya, la maladie pulmonaire d’Allie, le deuil de Jaya et de sa soeur Rani… La tolérance, la solidarité et l’acceptation, de soi et des autres, sont donc des sujets qui reviennent abondamment dans cette histoire.


Un premier tome satisfaisant, où se mêle mystères et actions. De nombreuses interrogations restent en suspens, c’est pour cela que je lirai avec grand plaisir la suite de cette saga fantastique jeunesse. 

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : La révérence


20, Allée de la Danse : La révérence de Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Sofia est désespérée : ses parents vont divorcer et elle se sent responsable. Son père et sa mère étaient en désaccord permanent sur le fait qu’elle étudie loin d’eux, à l’École de Danse de l’Opéra de Paris. Peut-être que tout s’arrangerait si elle rentrait en Italie ? Après tout, là-bas aussi, elle pourrait danser. Mais sans sa bande de copains, ça n’aurait jamais la même saveur et, surtout, serait-elle vraiment prête à renoncer à l’enseignement de la prestigieuse école française ?


Extraits « Heureusement pour Sofia, la vie des élèves de l’École de Danse est très chargée. Ce qui est pratique, quand on n’a pas envie de penser. »
« Tu sais, dit-elle, parfois, on a l’impression que le monde s’écroule toujours autour de nous… Quand les choses changent, ça fait peur. Surtout si on ne l’a pas choisi. »

Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, Allée de la Danse d’Elizabeth Barféty avec La révérence, qui met sur le devant de la scène la jeune italienne Sofia. Cette saga jeunesse, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, met sur le devant de la scène une bande de copains, élèves à l’école de Danse de l’Opéra de Paris. Chaque tome est consacré à un élève différent.

Dans celui-ci, nous retrouvons donc l’italienne Sofia, dont les parents demeurent à Turin. Sofia est donc interne à l’École, et rentre le week-end dans sa famille d’adoption parisienne, qui s’occupent d’elle le samedi et dimanche. La demoiselle ne rentre chez elle, en Italie, seulement pour les grands événements et pour les vacances scolaires. Elle revient notamment de plusieurs semaines passées avec ses parents à l’occasion des fêtes de fin d’année. Et ce moment, qui aurait dû être joyeux et féerique a tourné à la catastrophe : ses parents lui ont annoncé leur divorce. De retour à l’école, la jeune fille est éffrondrée et à du mal à cacher sa peine. Fort heureusement, elle peut compter sur le soutien indéfectible de l’ensemble de ses camardes, qui vont tout faire pour lui redonner le sourire.

Encore une fois, Elizabeth Barféty nous emmène dans les coulisses de l’École de Danse de l’Opéra de Paris, où l’ambiance est studieuse et les élèves solidaires entre eux. Encore une fois, la joyeuse bande d’élèves va montrer qu’une école de danse, ce n’est pas que de la compétition à longueur de journée, mais c’est surtout des rencontres formidables, des amitiés fortes et du soutien pour les personnes qui en ont besoin.

Dans ce tome-ci, elle traite d’une thématique forte, qui devrait parler à bon nombre de jeunes enfants et adolescents : le divorce de ses parents. C’est un moment très dur à vivre, les changements vont être nombreux, on remet en cause l’ensemble de son quotidien et tout ce que l’on connaissait jusqu’à maintenant. Sofia n’échappe pas à la règle : elle a peur que rien ne soit plus comme avant, elle a peur d’être l’objet du divorce, et surtout, elle a peur de la conséquence que ce divorce pourrait avoir sur sa carrière d’élève au sein de l’école. Car son père, depuis toujours défavorable à son entrée à l’école, souhaite que Sofia se rapproche plus de lui, et revienne vivre en Italie… au grand dam de la jeune fille.


Divorce, peurs, amitié, solidarité… Un tome agréable à lire, qui devrait parler aux jeunes enfants et adolescents.  

Ma note : 6,5/10

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