20, Allée de la Danse : Un pas de côté


20, Allée de la Danse : Un pas de côté d’Elizabeth Barféty

155 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : À l’École, les élèves préparent un événement hors du commun : ils vont danser en public au musée d’Orsay ! En l’honneur du peintre Edgar Degas, les petits rats présenteront un exercice à la barre. Maïna, Constance, Zoé, Sofia, Colas et Bilal sont ravis de danser dans ce cadre unique. Mais leur plaisir est troublé par une série de disparitions d’objets de valeur à l’internat. Les élèves commencent à s’interroger : y aurait-il un voleur parmi eux ?


Extraits : « Chaque fois, la danse lui procure un sentiment de liberté, un bonheur unique.« 

« Comme disait je ne sais plus qui, pense-t-il, une journée sans danser est une journée perdue ! »


Mon avis : Les aventures des petits rats de l’école de Danse se poursuivent. Dans ce tome-ci, c’est le jeune Bilal qui est mis en avant. Le jeune garçon est le seul externe de la Bande, le seul qui ne reste pas dormir le soir à l’internat de l’Opéra. Sur le chemin qui le ramène chez lui, Bilal va tomber sur Ethan, un danseur de première année, qui semble en mauvaise posture dans la rue auprès de jeunes. Bilal se souvient que, quelques années plus tôt, il avait été lui-même victime de harcèlement dans la rue, des personnes malintentionnées se moquaient de lui et le rabaissaient à cause de sa passion. Mais ce qu’il va découvrir sur Ethan est loin d’être similaire à sa propre histoire.

En parallèle, l’ensemble des petits rats ont été conviés à l’inauguration de l’exposition Degas au Musée d’Orsay. Ils vont pouvoir danser dans ce magnifique lieu, devant des spectateurs venus spécialement les regarder. Pour avoir moi-même visité le Musée d’Orsay il y a quelques années, j’avoue que le cadre est magnifique et que c’est une chance unique dans la vie des jeunes danseurs, que de pouvoir se produire dans un tel lieu.

 

Intérieur du musée d’Orsay

Cette prochaine représentation au musée va également encourager nos jeunes danseurs à s’intéresser un petit peu plus à l’art. Certains, comme Bilal, le protagoniste de ce tome, n’avait jamais mis les pieds dans un musée. Il va apprendre à regarder, à ressentir des émotions, à se laisser transporter par des peintures et des sculptures. J’ai beaucoup aimé cette petite incartade culturelle, qui donnera peut-être envie aux jeunes lecteurs de pousser les portes de musées divers.

Comme d’habitude, les romans d’Elizabeth Barféty sont illustrés par de jolis dessins en noir et blanc réalisés par Magalie Foutrier, qui nous permet de ressentir encore plus intensément toutes les aventures vécues par nos héros préférés.

                                    


Comme toujours, l’auteure nous délivre de belles valeurs : l’entraide, la solidarité, l’amitié. Un tome réussi, qui mêle danse et culture. 

Ma note : 7,5/10

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Papa est en bas


Papa est en bas de Sophie Adriansen

119 pages, éditions Nathan


Résumé : Ça s’est fait petit à petit. A présent, voilà, le papa d’Olivia est en bas, sans trop d’espoir que ça s’arrange. Atteint d’une maladie qu’il surnomme « la tartiflette », il ne peut plus monter l’escalier de la maison. Le quotidien de toute la famille se réorganise autour de lui à mesure que son état s’aggrave. Pourtant, la vie doit continuer pour Olivia, entre fou-rires et larmes, auprès de sa maman, de son chat et surtout de son papa.

Un sujet difficile (la fin de vie d’un parent) abordé sans pathos à hauteur d’enfant : on rit et on pleure avec Olivia, en suivant son quotidien et celui de sa famille.
Dès 10 ans.
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Extraits : « Nous sommes des Indiens. C’est ce que papa a décrété le jour où il a rapporté d’une brocante cette sorte de totem qu’il avait trouvé joli (ce qui est largement discutable) et qui trône depuis près de la baie vitrée du salon. Et les Indiens, quand ça a des choses importantes à se dire, ça se réunit en conseil de guerre. »

« Papa et maman m’ont souvent raconté que mes premières dents ont poussé quand j’avais quatre mois. Ce qui est très tôt pour un bébé, d’après ce que j’ai compris. Quatre d’un coup, en plus : deux en haut et deux en bas. Papa conclut toujours l’histoire en disant que c’est comme ça qu’il a su que j’étais vraiment sa fille.
En tout cas, je mords la vie à pleines dents. »


Mon avis : Décidément, Sophie Adriansen choisit toujours d’aborder des thématiques graves, tristes, déchirantes parfois. Jusqu’à maintenant, je n’avais lu qu’un seul de ses romans, Lise et les hirondelles, qui traitait de la déportation de milliers de juifs lors de la terrible Rafle du Vel d’Hiv durant la Seconde guerre mondiale. Le récit était narré du point de vue d’une enfant, ce qui ajoutait une dimension d’autant plus dramatique aux événements. Dans Papa est en bas,  la thématique est différente, mais l’histoire tout aussi grave et toujours racontée à travers les yeux d’une enfant.

Le papa d’Olivia ne joue plus avec elle au foot, ne se balade plus, à du mal à monter les escaliers de la maison, ou à faire des gestes simples du quotidien, comme débarrasser la table après manger. Et pour cause : il souffre d’une maladie orpheline qui va progressivement paralyser l’ensemble de ses membres, à l’exception des yeux. Une terrible nouvelle, qui laisse la jeune fille totalement hagarde.

L’auteure s’est appuyée sur une histoire qu’elle a vécue, puisque son oncle a lui aussi perdu l’usage de ses jambes, avant de s’installer dans un lit au rez-de-chaussée de sa maison. C’est un récit puissant, une histoire qui pourrait arriver à plus de monde que ce que nous pensons.

Malgré le handicap, le papa d’Olivia reste fort, courageux, il se bat pour profiter de sa petite fille un maximum et du peu de temps qu’il lui reste. Je voudrais citer une phrase que l’auteure a apposée dans ses remerciements, qu’elle a elle-même entendue du professeur Bernard, un célèbre cancérologue, qui disait : « Quand on ne peut plus ajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours« . Un bien triste raisonnement, qui résume bien le comportement du père d’Olivia face aux quelques jours qu’il lui reste à vivre.


découvrez olivia, cette petite fille courageuse, qui nous raconte l’évolution du handicap de son père. Un récit puissant et émouvant, qui ne peut laisser personne indifférent.

Ma note : 8/10

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Parée pour percer


Parée pour percer d’Angie Thomas

493 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : A 16 ans, Bri s’imagine devenir la plus grande rappeuse de tous les temps, comme son père avant qu’il ne soit tué par un gang. Mais lorsque sa mère perd son emploi et que leur propriétaire les menace d’expulsion, la jeune fille n’a plus le choix. Réussir dans la musique n’est plus un rêve mais une nécessité.


Extraits : « Parce que vouloir, c’est une chose. Mais penser que c’est possible, c’en est une autre.« 

« Mais il faut être réaliste : quand ta mère te dit que tu rappes bien, c’est comme quand elle te dit que t’es mignonne les jours où tu ressembles à rien. Les compliments de ce genre font partie de ses devoirs parentaux depuis le jour de son accouchement. »


Mon avis : Angie Thomas est une auteure américaine, à l’origine du bestseller The Hate U Give, paru l’année dernière, qui a connu un tel succès qu’il vient d’être adapté au cinéma. Dans la lignée de son premier roman, l’auteure publie Parée pour percer. Ses deux histoires rassemblent plusieurs points communs : chacune met en scène une jeune protagoniste noire, vivant dans un quartier malfamé d’une ville des État-Unis, qui est victime de racisme, d’inégalité, qui en plus, doit faire face quotidiennement à la violence, physique et verbale, ainsi qu’à la pauvreté.

Dans Parée pour percer, Brianna – Bri pour les intimes -, est une jeune fille noire, rêvant de percer dans le rap, pour suivre les traces de son père, célèbre rappeur, reconnu et adoré, qui s’est fait  assassiner par un gang malveillant. Bri est douée pour raper, c’est ce qu’elle aime, c’est ce dont elle rêve, mais sa mère ne l’entend pas de cette oreille. Selon elle, Bri doit privilégier ses études avant la musique. Secrètement aidée et soutenue par Tante Pooh, la soeur de sa mère, Bri se rendra à plusieurs reprises à des battles de rap, où sa notoriété ne fera que croitre. Si son projet de percer dans la musique est sur la bonne voie, tout n’est pas tout rose dans sa vie personnelle : Bri est victime d’inégalités et de violences au lycée, sa famille est au bord de l’expulsion, les gangs lui tournent autour, lui reprochant ses paroles de chanson, trop crues et provocantes.

Mais Bri ne quitte pas son rêve des yeux : devenir rappeuse, envers et contre tout et tous. J’ai aimé le courage et l’abnégation de cette jeune fille, qui n’est pas aidée par la vie, très peu soutenue, mais qui se bat pour atteindre ses objectifs. Un bel exemple pour notre jeunesse française !

Angie Thomas m’a plongée dans un univers qui m’était totalement inconnu et qui m’a, pour ainsi dire, glacé les sangs à plusieurs reprises. Imaginez-vous dans un quartier malfamé, avec des gangs, des armes, de la drogue. Imaginez-vous des meurtres, souvent peu élucidés, des policiers quasi inexistants, des bagarres, violentes, sanglantes, des injures en veux-tu en voilà. C’est la vie de la rue, c’est la vie de Bri. Dépaysée, j’ai été à plusieurs reprises effrayée pour Bri, cette jeune fille qui semble fragile, mais qui agit souvent avec impulsion, sans penser aux conséquences qui peuvent découler de ses actes.


Un roman rythmé, entraînant et électrisant, qui aborde de nombreuses thématiques contemporaines intéressantes : le racisme, l’inégalité, la violence, la drogue… Sorte de livre préventif et constructif pour les adolescents.

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : Première, ou rien !


20, Allée de la Danse : Première, ou rien ! d’Elizabeth Barféty

153 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’École de danse de l’Opéra.

Les examens de fin d’année approchent. Les petits rats de l’École de Danse commencent à s’inquiéter. Surtout la perfectionniste Constance. Sera-t-elle admise en 5e division ?


Extraits : « Elle se sent si fragile tout à coup. Ses amis la protègent, avec leurs rires, leurs mots rassurants.« 

« Personne n’attend que tu sois parfaite… à part toi ! »


Mon avis : Comme chaque mois, je m’attaque à un nouveau tome de cette saga jeunesse que j’aime beaucoup. Ce mois-ci, c’est Première, ou rien ! que j’ai pu découvrir.

L’année à L’École de Danse est bientôt terminée, les élèves vont pouvoir profiter de deux mois de vacances bien méritées, à se reposer, se dorer au soleil ou retrouver ses proches. Mais avant de penser aux vacances, ils doivent passer l’examen final de leur année de danse, celui qui leur permettra de passer, ou non, en 5ème Division. Constance, très perfectionniste, est particulièrement stressée par cet examen. Elle a l’impression de ne plus contrôler ses mouvements, de manquer de temps et d’entraînements. Alors qu’elle fait part de ses inquiétudes à sa bande de copains, ceux-ci ne semblent pas aussi préoccupés qu’elle.

Je ne peux que m’identifier à cette petite Constance, très stressée de son test final. En effet, c’est sur cet examen que reposera l’ensemble de son avenir dans l’école de danse : il y a de quoi avoir peur. C’est une sensation que j’ai connu bien des fois, qui m’a souvent rendue malade et m’a empêchée de dormir durant de nombreuses nuits. Les jeunes lectrices se reconnaitront peut-être aussi dans son portrait, mais verrons qu’à la fin, ce n’est pas le résultat des examens qui compte.

Comme d’habitude, Elizabeth Barféty nous délivre un très beau message : le travail est une chose, mais l’amitié en est une autre. Il ne faut pas négliger l’un au détriment de l’autre, mais savoir combiner les deux dans une belle osmose pour être pleinement satisfait de son quotidien. Constance se rend compte que plus important encore que sa réussite à l’examen, c’est leur réussite collective à tous qui l’importe. Perdre un membre de la bande reviendrait à perdre un repère important de sa vie quotidienne. Un beau message plein de sagesse, qui montre qu’entraide, soutien moral, amour et amitié sont plus forts que toutes les autres réussites. J’espère que ce message trouvera écho dans de nombreux quotidiens.


Un joli tome, empli de belles valeurs. Grâce à Constance, on apprend que l’amitié et l’entraide sont essentiels à la réussite. 

Ma note : 7,5/10

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Black bone, tome 1 : Coltan Song


Black Bone, tome 1 : Coltan Song
de Manu Causse,  Emmanuelle Urien,
Marie Mazas et Maylis Jean-Préau

299 pages, éditions Nathan, à 14,95€


Résumé : Marie, 18 ans, vient de perdre sa mère journaliste dans un accident de la route. En triant ses affaires, elle comprend qu’Irène s’intéressait aux conditions de fabrication d’un smartphone dernière génération et à un mystérieux individu lié à cette entreprise. Et si la mort de sa mère n’était pas accidentelle ?
Avec l’aide de Léo, un jeune hackeur, et de sa marraine, reporter italienne, Marie reprend l’enquête et remonte la piste d’un trafic de minerais rares en Afrique. Elle apprend que son père a été assassiné avant sa naissance en Sierra Leone. Marie veut révéler au grand jour ce trafic et le nom des meurtriers de ses parents. Mais les voix de deux adolescents et d’une journaliste peuvent-elles faire le poids contre une entreprise internationale ?


Extraits : « Il y a une guerre, oui. Il faut quelqu’un pour en parler parce que, sinon, la guerre continuera longtemps.« 

« La vérité est toujours plus simple que le mensonge, même si elle exige plus de courage. »


Mon avis : Coltan Song est le premier tome de la toute nouvelle saga jeunesse Black Bone, écrite à huit mains par un collectif de quatre auteur.e.s toulousains. Rien que cette prouesse d’écriture à plusieurs est à saluer : il n’est jamais aisé de se synchroniser, les idées doivent fuser dans tous les sens et pourtant, il faut tout synthétiser pour en sortir une histoire homogène, avec la plus-value de chacun.e. Bravo pour ce travail !

Nous faisons la connaissance de Marie, 18 ans, c’est une jeune fille métisse comme tant d’autres. Marie n’a jamais connue son père, décédé avant sa naissance, et sa mère, Irene Forget, vient elle aussi de mourir, dans un stupide accident de la route, la laissant seule, orpheline, livrée à elle-même. En faisant du rangement dans les affaires de sa mère, Marie va être mise en relation avec Léo, alias Hell-O, un jeune hacktiviste, professionnel de l’informatique, qui dit détenir des informations précieuses sur sa mère et sur les causes de sa mort. Car selon lui, l’accident de la route dont a été victime Irene n’en était pas un. Sa mort serait liée à son passé de grand reporter en Afrique et principalement à un homme blanc, victime de l’assassinat de Peter, le père que Marie n’a jamais connue.

Black Bone est un mélange de récits historiques et d’enquête policière plus traditionnelle. À intervalles réguliers, nous sommes projetés en Afrique, en Sierra Leone ou en République Démocratique du Congo, où nous assistons, impuissants, à la destruction, aux meurtres, à l’esclavagisme, à la domination des certains hommes blancs sur d’autres pauvres hommes noirs. Quoique difficile à appréhender, de part la violence des scènes qui se jouent sous nos yeux, j’ai beaucoup aimé ces immersions dans les conflits africains, qui malheureusement, perdurent encore aujourd’hui. Les mettre en avant de telle manière est une véritable plus-value, puisque cela permet aux plus jeunes, lecteurs cibles premiers, de prendre conscience des inégalités qui régissent notre monde.

Et d’autre part, nous sommes en France, à Bouillac, petite commune de l’Aveyron, dans une ferme isolée, où Marie, notre protagoniste, tente de mettre au clair le décès de sa mère. Accompagné de Hell-O, ils fouillent, fouinent et déterrent de lourds secrets, qui risquent de mettre leur vie en danger. En effet, ils découvrent une entreprise peu scrupuleuse nommée SmartGreen, qui n’est autre qu’une escroquerie planétaire, une machination mise au point par ces dirigeants pour duper un maximum de personnes et se remplir les poches. Tout en continuant de creuser, ils vont également découvrir que cette entreprise a de nombreux liens avec l’Afrique, et cache notamment un véritable trafic d’êtres humains. Conflits historiques, environnementaux, sociaux, culturels… Marie, Hell-O et Andrea, la marraine de la jeune fille, ont mis à jour une escroquerie d’envergure. Mais il n’est pas aisé de se faire entendre, de chercher des preuves assez incriminantes pour que l’ensemble de l’opinion publique puisse abonder dans leur sens.

Il faut bien s’accrocher au récit pour ne pas en perdre le fil. L’enquête de fond, à savoir le trafic planétaire de l’entreprise SmartGreen, est assez difficile à appréhender. En effet, il regroupe plusieurs problématiques assez vastes, comme les problèmes écologiques, les nouvelles technologies… le tout additionné aux problèmes sociaux qui se déroulent en Afrique, il y a de quoi se perdre. Je conseillerais ce livre à des adolescents de 14-15 ans, pas moins, puisque même moi, qui suis pourtant plus âgée, j’ai décroché à certains moments du récit, tant les problématiques partaient dans tous les sens.

Globalement, j’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On retrouve une alternance de temps dans les chapitres, avec certaines parties de l’histoire qui se passent dans les années 2000, aux côtés d’Irene, alors reporter en Sierra Leone, puis des retours dans le présent, avec Marie. Les chapitres s’enchaînent avec fluidité et sans temps mort. C’est un premier tome promettent que nous livrent ces quatre auteur.e.s toulousains. Je serai curieuse de découvrir la suite de cette histoire.


Un premier tome bien construit et rythmé, oscillant entre conflit historique et enquête policière. J’ai hâte de pouvoir découvrir la suite !

Ma note : 7,5/10

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20, Allée de la Danse : La tournée au Japon


20, Allée de la Danse : La tournée au Japon
d’Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 9,95€


Résumé : Les élèves de l’École de Danse vont partir au Japon ! Ils se donneront en spectacle dans plusieurs villes. Depuis qu’elle le sait, Maïna ne pense qu’à une chose : elle va enfin rencontrer Daisuke, un Japonais de son âge, avec qui elle correspond sur un site consacré aux figurines porte-bonheur. Daisuke par-ci, Daisuke par-là… Ses copains finiraient presque par être jaloux !


Extraits : « La bande, ce sont les trois filles, la douce Maïna, la sérieuse Constance et la malicieuse Zoé, mais aussi Sofia, la timide Italienne, Colas, le blond secret, et Bilal, le brun qui s’amuse de tout. Difficile de trouver plus différents… et pourtant, depuis leur arrivée à l’École, ils sont inséparables ! »

« La danse a toujours cet effet sur elle : ses préoccupations, ses craintes ou ses joies disparaissent pour laisser place à sa passion. »


Mon avis : Mademoiselle Pita, la directrice de l’École de Danse à laquelle appartiennent la bande des petits rats, leur réserve une surprise de taille : ils vont tous partir en tournée au Japon ! Tous euphoriques à ce prochain voyage, c’est Maïna, la jeune Martiniquaise, qui l’est sans doute le plus. En effet, la jeune fille entretient depuis quelques mois une conversation sur un forum consacré aux figures porte-bonheur avec un jeune japonais du nom de Daisuke. L’occasion est trop belle : ils doivent se rencontrer ! Mais le garçon ne semble pas être aussi enthousiaste que Maïna.

C’est avec joie que je retrouve l’ensemble des petits héros de cette saga que j’aime tant. Cette fois-ci, toute la bande s’envole vers une nouvelle destination : le Japon ! Là-bas, entre tradition et démesure, ils y découvrent une culture différente de la leur, des objets originaux et des mets exotiques. Finalement, leur tournée passe à la vitesse de l’éclair : 3 villes, des milliers de kilomètres, presque une dizaine de représentations… c’est époustouflant !

Le point d’orgue se situe à Osaka, lors de la rencontre entre Maïna et Daisuke. Malheureusement, elle se fait sans rebondissement : finalement, après plus d’une dizaine de récits de la saga avalés, j’ai l’impression qu’Elizabeth Barféty réutilise des idées de  rebondissements qu’elle a déjà utilisé dans d’autres tomes. Si bien que personne n’est surpris lorsque Daisuke rencontre Maïna au théâtre. C’est le sentiment général que je retiens de ce livre : même si j’adore cette saga jeunesse, j’ai l’impression qu’il y a pas mal de redites dans les tomes, certains finissant parfois par se ressembler beaucoup. Un petit point négatif qui ne m’empêchera évidemment pas de continuer à découvrir cette saga. On s’y attache, à ces petits rats !


Entre tradition et démesure, suivez les petits rats de l’École de Danse de Paris dans de nouvelles aventures japonaises. Je prends toujours autant de plaisir à les retrouver.

 

Ma note : 6/10

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Judith et Bizarre


Judith et Bizarre de Benoît Richter

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Dans un monde qui exploite les minotaures dès leur naissance, Judith, une petite humaine, en recueille un en cachette et le traite comme un frère…

Judith, 10 ans, vit avec ses parents dans une ferme qui produit des minotaures. Ces créatures, à corps d’homme et tête de veau, sont élevées puis utilisées pour les travaux que les humains ne veulent plus faire. Forts et endurants, mais d’une intelligence très limitée, ils sont exploitables jusqu’à la mort. Un jour, Judith découvre dans la nursery un bébé minotaure inversé : il a la tête d’un humain et le corps d’un veau. Sa naissance a échappé à la vigilance des adultes de la ferme. Judith pressent qu’elle doit s’occuper de lui en secret. Elle a déjà vu des minotaures inversés, mais ils disparaissaient toujours de la ferme très rapidement après leur naissance. Elle va donc le cacher et l’élever à l’insu de tous : lui apprendre à réfléchir et à parler…


Extraits : « Dans la Ferme, le père et la mère de Judith fabriquent des minotaures, c’est un processus extrêmement compliqué. »

« Les parents de Judith pensent que les minotaures sont un don fait par la science à l’humanité, un don qui doit la mener à un monde meilleur, et que jamais on ne devrait les utiliser pour se battre, mais, à partir de ce triste soir, les commandes affluent et l’activité de la Ferme augmente très vite. »


Mon avis : Judith est une petite fille qui vit à La Ferme. La Ferme, c’est l’endroit où ses parents fabriquent et mettent au monde des minotaures. Les minotaures sont des créatures spéciales : à corps d’homme et à tête de veau, elles sont élevées afin de venir en aide aux humains dans les tâches les plus complexes. Mais un peu jour, Judith découvre un minotaure un peu spécial : un bébé au corps de veau et à la tête d’homme. Elle décide de le cacher et de s’occuper de lui.

Judith et Bizarre est un récit sur l’amitié. Judith va se prendre d’affectionner pour cet être, si différent d’elle et de tout ce qu’elle connaît. Elle va s’occuper de Bizarre, lui donner un nom, lui apprendre à parler, à compter, ouvrir son esprit sur le monde. Judith va désobéir à ses parents et prendre des risques au nom de l’amour qu’elle ressent pour cette créature si chétive. Benoît Richter met en avant le dévouement et la solidarité, mais également la compréhension et l’acceptation d’autrui.

Car rien ne les oppose plus que leur physique : Judith est une humaine, Bizarre un minotaure. Mais, malgré leurs différences, ils vont se comprendre et apprendre à s’aimer. C’est une magnifique leçon de vie sur la tolérance. 

En second plan, l’auteur place son récit dans un contexte futuriste, avec la création de minotaures pour venir en aide aux humains dans les tâches les plus viles ou difficiles à faire. Les enfants pourront alors développer leur imagination, et réfléchir à ce sujet, quelque peu complexe : de quoi sera fait demain ? Une courte histoire, mais remplie de sujets intéressants, qui devaient satisfaire autant les enfants que leurs parents.


Judith et Bizarre est une histoire pour enfants qui prône l’amitié et la tolérance. J’ai apprécié la découvrir.

Ma note : 7/10

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