20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra


20, Allée de la Danse : Enquête à l’Opéra
de Elizabeth Barféty

154 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : La vie et les rêves des petits rats de l’école de danse de l’Opéra de Paris !
Zoé est ravie : elle va participer avec ses copains de 5e division au ballet de La Belle au bois dormant, à l’Opéra Garnier ! Lors de la première répétition, elle surprend une conversation dans les loges : Camille, une danseuse du Corps de Ballet, semble traverser une déception amoureuse avec un autre danseur de la compagnie. Mais de qui parle-t-elle ? L’insouciante Zoé se met en tête de jouer les Cupidon, quitte à semer la pagaille dans le bon déroulement du spectacle…


Extrait «  »Je ne sais pas si je serai Étoile un jour, se dit-elle en regardant ses amis. Je ne sais même pas si je serai encore à l’École l’année prochaine… »
Pourtant, elle sourit. Car ce dont elle est certaine, c’est qu’elle n’oubliera jamais ces moments. L’année de ses 10 ans restera gravée dans sa mémoire. Pour toujours. »

Mon avis : Si vous me suivez depuis quelques temps déjà, vous connaissez forcément la saga jeunesse 20, Allée de la Danse écrit par Elizabeth Barféty, en partenariat avec l’Opéra de Paris.

Dans Enquête à l’Opéra, Zoé, une jeune danseuse de bientôt 10 ans, entend des bruits de couloirs entre deux danseuses plus âgées. Ni une ni deux, elle pense qu’il s’agit de rumeurs amoureuses. Accompagnée de sa bande de copains – Bilal, Colas, Maïna, Constance et Sofia -, Zoé va tout faire pour retrouver les deux amoureux et pour les faire se mettre ensemble. Une véritable enquête amoureuse débute au sein de l’école.

C’est toujours un plaisir de retrouver la bande des petits rats, et de suivre leurs aventures au sein de l’école de danse. Je sais qu’à leurs côtés, je passerais toujours un excellent moment de lecture, ponctué de joies et de bonne humeur. Dans ce tome-ci, les petits rats de danse vont mener une véritable enquête au sein de l’école pour percer à jour le mystère qui plane autour de Camille : de qui est-elle amoureuse ? Cet amour est-il réciproque ? Ils vont mettre en place tout un stratagème pour réussir la mission qu’ils se sont confiés.

Leur amitié est très forte, et c’est ce qui ressort le plus dans chacun des tomes. Ils font tout ensemble, ils se soutiennent coûte que coûte, peu importe les épreuves à traverser, rien ne vient jamais enticher la bonhomie qui règne au sein de leur bande d’amis. Tout un chacun aurait rêvé d’avoir une bande d’ami aussi soudée et solidaire que celle-ci !


Fidèle à elle-même, Elizabeth Barféty nous livre un récit léger, où la joie et la bonheur humeur se côtoient pour notre plus grand plaisir. Jusqu’à présent, cette saga jeunesse est un sans faute !

Ma note : 7/10

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Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée


Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée
de Holly Bourne

462 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Dans le Club des Vieilles filles (comprendre : filles indépendantes et fières de l’être !), elles ont 17 ans et elles sont trois… Lottie, belle brune qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir par son intelligence. Amber, la pétulante rousse qui complexe de sa taille de girafe… et Evie. Evie a des crises d’angoisse qui l’obligent à se laver les mains 60 fois par jour et qui lui ont gâché la vie pendant des années. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une chose : devenir enfin « normale » ! Lycée, fêtes, copines… et un petit ami comme tout le monde, est-ce trop demander ?


Extraits « Réfléchissez. Les hommes qui ne vivent pas en couple sont des « célibataires ». Les femmes, des « vieilles filles ». Même l’équivalent « vieux garçon » est loin d’avoir la même portée péjorative. Pareil pour les dons Juans qui couchent à droite à gauche ; il y a des TONNES de synonymes féminins, tous beaucoup moins polis ! La langue en elle-même est sexiste. Elle renforce les stéréotypes idiots qui dictent leur conduite aux membres des deux sexes. »
« La maladie mentale est un monstre qui vous attrape par la jambe et vous avale malgré vos hurlements. Elle vous rend égoïste. Elle vous rend irrationnel. Elle vous rend autocentré. Elle vous rend exigeant. Elle vous fait annuler vos projets à la dernière minute. Elle vous rend ennuyeux. Elle vous rend épuisant à côtoyer.« 

Mon avis : Chaque personne sera un jour ou l’autre, dans sa prime jeunesse ou dans sa vie d’adulte, victime de complexes. Ceux-là peuvent prendre différentes formes, le plus souvent physiques et physionomistes, ils amenuisent la confiance qu’une personne peut avoir en soi. Pour Evie, notre protagoniste, ses TOCs régissent sa vie et constituent un complexe insurmontable à dépasser.

Evie est pourtant bien entourée de sa bande de copine membres du « Club des Vieilles Filles » : Lottie, la copine intelligente qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir et Amber, la grande copine, qui effraie par sa taille imposante. Rajoutant à ce trio Jane, l’ex-meilleure amie d’Evie, qui s’est éloignée d’elle après s’être entichée d’un garçon. Seule Jane est au courant des TOCs qui handicapent Evie au quotidien, cette dernière ayant préféré cacher à ses nouvelles copines son trouble psychique, de peur d’être rejetée. Suivie depuis plusieurs années par une psychologue pour amoindrir ces troubles obsessionnels compulsifs qui lui gâchent la vie, Evie se demande si elle arrivera un jour à devenir une jeune fille normale.

Les TOCs peuvent être des peurs et angoisses, qui génèrent des compulsions, comme une irrépressible envie de réaliser des gestes répétitifs, ou ils peuvent se matérialiser sous comme des actes mentaux, comme compter ou réciter intérieurement des phrases. Comme Evie, les personnes qui souffrent de TOCs sont conscientes que ces comportements sont disproportionnés et anormaux, mais ils ne peuvent pas se contrôler. Notre protagoniste en est l’exemple type : peur de la contamination, elle se lave les mains et le corps entier à la moindre occasion, quitte à se mettre en danger. Elle se remplit de pensées négatives, qui empoisonnent son existence et la contraint à des actes déroutant et farfelu, comme lorsqu’elle se met à toucher x fois les lampadaires avant de se convaincre d’une chose quelconque.

Dans le cas d’Evie, en parler à ses proches et se faire aider par des personnes qualifiées restent le meilleur moyen de guérir de ces troubles. Mais en parler revient à se mettre à nu, et c’est justement là la cause du problème : Evie souhaite vivre une existence normale, sans être pointée du doigt comme la fille aux comportements bizarres. Elle n’arrive pas à s’accepter, et cache ses problèmes à ses copines, par crainte du jugement.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Rose, la petite soeur cadette d’Evie, qui se montre mature et très intelligente pour son âge. Compatissante envers sa soeur, elle essaie de l’aider du mieux qu’elle peut, en étant l’oreille attentive qui vient recueillir tous ses griefs.

Ne vous méprenez pas, ce livre ne parle pas uniquement des problèmes comportementales d’Evie. C’est un roman jeunesse, qui évoque des problèmes futiles un peu banals que rencontrent chaque adolescent : des histoires de garçon, des histoires d’amour, d’amitié, de soucis familiaux… Une thématique se démarque néanmoins de cet entrelacs, celui du féminisme. Le trio du Club des Vieilles Filles débattent à plusieurs reprises autour de la question des femmes, de leurs droits, leurs devoirs, de leur place dans la société. Nos héroïnes ont des avis très tranchés sur ces questions sociétales, ce qui donnera l’occasion aux futurs jeunes lecteurs et lectrices d’aborder cette thématique et de se forger une opinion sur celle-ci.


Un roman jeunesse engagé et engageant, qui nous pousse à réfléchir sur des thématiques sociétales, comme les maladies mentales ou le féminisme. Je le recommande à tous les jeunes !

Ma note : 6,5/10

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Nos éclats de miroir


Nos éclats de miroir de Florence Hinckel

171 pages, éditions Nathan


Résumé : Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours ? Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, ma chère Anne Franck. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou bouleverser.


Extraits  « Il y a dans les livres, parfois, des mots qui font peur. Mais ils font envie aussi. Peut-être que quand je les comprendrai, ils ne m’inquiéteront plus. »

« Les mots sont la vie. Quoi qu’il puisse t’arriver, tu aurais écrit, même dans ta tête. Écrire, c’est tricoter avec les laines des pensées : formes, couleurs, fils, sensations, idées abstraites. Les agencer, puis les couvrir d’une couette douillette. Ou au contraire, les trancher avec un sabre. »


Mon avis : Nos éclats de miroir est un récit assez particulier. Écrit sous la forme d’un journal intime par une certaine Cléo, âgée de 15 ans, son récit se veut une réponse au journal de la défunte Anne Frank.  Cléo se renomme d’elle-même Kitty, le nom attribué au destinataire des lettres qu’écrivait Anne Frank.

Pour ceux qui ne savent pas qui est Anne Frank (je pense que vous n’êtes pas si nombreux que ça, mais quand bien même, ne sait-on jamais), c’est une jeune fille juive, qui a écrit un journal intime durant deux ans, le temps où elle et sa famille étaient cachées dans une maison pour éviter la persécution des juifs voulus par Hitler. Anne Frank n’a malheureusement pas survécu au camp de concentration, où elle succombera à 15 ans d’un typhus. Son père, heureux survivant, publiera post-mortem le journal intime de sa fille, qui connaîtra un succès phénoménal dans le monde entier.

Nos éclats de miroir est un roman touchant, écrit avec pudeur et émotions. Florence Hinckel rend ici un magnifique hommage à Anne Frank.

Malheureusement, je reste un peu sur ma faim. Le volume très court de ce livre en est sans doute la principale cause, puisque le développement de l’histoire et des personnage n’est pas permis.

J’ai été touchée aux diverses références à Anne Frank, qui est une jeune fille admirable, que chacun doit aimer et respecter pour son courage, mais malheureusement, je n’ai pas été touchée par le restant de l’histoire. Cléo est une jeune fille très sympathique, mais son caractère n’est pas affirmé, tant et si bien que le puissant personnage d’Anne Franck se superposait à Cléo et l’effaçait complètement. C’est un des problèmes principaux de s’attaquer à un monument de la littérature.

Le texte final de Florence Hinckel – et non Cléo – en revanche m’a particulièrement touché. Il s’agit de photocopies de journaux intimes de l’auteure plus jeune, qui écrivait – on ne sait pourquoi – à une amie imaginaire du nom de Kitty, la même personne à qui s’adressait Anne Frank dans son journal. C’est en lisant ces informations finales que le récit entier prend tout son sens.


Cette histoire rend un émouvant hommage à l’incroyable Anne Frank. Malgré  tout, je ne l’ai pas trouvée assez consistante, trop peu développée, et par conséquent facilement remplaçable dans l’esprit des lecteurs. 

Ma note : 5,5/10

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Geek girl, tome 6


Geek girl, tome 6 de Holly Smale

457 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


Extrait  « La vie est une fleur. Plus tu la nourris, plus tu lui donnes de la lumière, plus elle s’ouvrira et deviendra belle. »

« Au fond de l’oreille humaine, il y a trois os minuscules, plus petits que des grains de riz. On les appelle la « chaîne ossiculaire », et ils sont la seule partie du corps qui ne change pas en vieillissant. Pour moi, la véritable amitié, c’est pareil. C’est comprendre qu’au fil des années, pendant que presque tous les aspects de notre vie se développent, d’autres vont rester absolument inchangés. C’est juste accepter que des petites parties de quelqu’un soient précisément ce qui fait sa personnalité et comprendre qu’elles seront toujours là. Même si ces parties sont gênantes, ou rebutantes, ou parfois exaspérantes. Savoir que, aussi profond qu’elles soient enfouies ou cachées, elles seront toujours là. »


Mon avis : Je retrouve avec bonheur notre très chère Harriet Manners et ses nombreuses anecdotes et informations classées sans grand intérêt par nombre de ses proches et lecteurs.

Sixième tome de la célèbrissime saga Geek Girl, nous voilà embarqué en Australie pour de nouvelles aventures aux côtés d’Harriet, de sa Pire Pot Nat et de la grand-mère d’Harriet, j’ai nommé Bunty ! Ensemble, elles vont profiter des beautés de cette destination paradisiaque, mais vont aussi penser carrière et tenter de se faire connaître davantage, Harriet dans le mannequinnat et Nat dans la mode et le stylisme. Mais une aventure aux côtés d’Harriet n’en serait pas une si tout était tout rose. Harriet, Nat, Bunty et l’ensemble des lecteurs ne sont pas au bout de leurs surprises… avec Harriet Manners, on ne s’ennuie jamais !

J’étais impatiente de retrouver Harriet (peut-être trop, même). Harriet reste inchangée, fidèle à elle-même. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables dans le tome 1, par exemple. Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme accomplie et complète… ou presque.

Pour cette nouvelle aventure, Harriet s’envole en Australie. Les grandes plages à perte de vue, la mer, le soleil… et Bunty, sa grand-mère. J’ai pris plaisir à découvrir un peu plus cette fabuleuse femme, qui était restée jusqu’alors dans l’ombre d’Harriet.

Sans aucun doute, j’aime toujours autant suivre les aventures farfelues de notre protagoniste préférée. Néanmoins, après six tomes, j’ai l’impression que l’histoire avance à très petits pas. On peut clairement constater une évolution dans le comportement d’Harriet, mais j’ai l’impression que c’est tout ce que l’on peut voir. J’aurais souhaité pourquoi pas voir Harriet grandir encore plus, pourquoi pas se marier et avoir des enfants, qui auraient été à leur tour des petits geek en herbe. Mais l’histoire n’avance pas aussi vite, et Harriet est toujours notre Harriet : une jeune fille geek de 17 ans.

A la fin de ma lecture, je me suis posé la question suivante : serait-ce un point final à cette fabuleuse saga ? Ça m’en avait tout l’air… mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et peut-être que Holly Smale prépare en cachette de nouvelles aventures à faire vivre à Harriet et à ses chers lecteurs… Affaire à suivre !


Harriet Manners, notre geek girl préférée, se lance dans de nouvelles aventures pour notre plus grand plaisir. Un sixième tome qui semble mettre un point final à cette saga d’envergure.

Ma note : 6,5/10

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20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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Le courage d’être moi


Le courage d’être moi de Marianne Rubinstein

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Joseph est un collégien qui n’arrive pas à s’affirmer et à se faire des amis. Lorsque Manon débarque dans sa classe de 4e, ils se prennent immédiatement d’amitié l’un pour l’autre. Manon est sûre d’elle, et elle ne peut supporter de voir son nouvel ami se laisser maltraiter sans réagir. Mais derrière sa force apparente, Manon cache un lourd secret de famille, et Joseph est bien décidé à l’aider à faire la lumière sur ses origines.


Extrait  « Je m’appelle Joseph, à cause d’un arrière-grand-père Joseph mort depuis longtemps, à qui ça n’a même pas fait plaisir, puisqu’il était mort justement. Tandis que moi, je dois me coltiner ce prénom à vie, sans en avoir un autre pour faire diversion. À moins que je ne change quand je serai grand ? »


Mon avis : Joseph est un jeune collégien comme les autres, qui est pourtant victime de moqueries et multiples maltraitance de la part de certains de ses camarades de classe. Lorsqu’un jour il rencontre Manon, une nouvelle élève au teint mate, avec qui il se lit immédiatement d’amitié. Au fil des jours, Manon va aider Joseph a s’affirmer et à se défendre face à ceux qui lui font du mal. Joseph est reconnaissant de tout ce que lui apporte Manon, mais il sait que cette dernière lui cache de lourds secrets qu’il est bien décidé à percer.

Le courage d’être moi aborde donc une thématique actuelle, bien trop commune dans le quotidien de certains jeunes français : le harcèlement scolaire. Isolement, rejet, insultes, méchancetés gratuites, coups et blessures parfois… rythment le quotidien de Joseph, tout comme énormément d’autres jeunes en France. C’est souvent très compliqué de faire face et surtout de s’ouvrir aux autres et d’en parler aux adultes, puisque les coups risquent de redoubler d’intensité et l’isolement de se faire encore plus sentir. Néanmoins, il ne faut pas laisser cette situation perdurer et en parler devient essentiel pour s’en sortir.

J’ai beaucoup aimé le caractère de Manon, douce et courageuse jeune fille qui va tenter de changer le tempérament de son ami Joseph, en le rendant plus combattif, avec une dose supplémentaire de confiance en lui.

Deuxième thématique abordée et pas des moindres : les origines familiales. Manon est une jeune fille à la peau noire, mais il semblerait que ses deux parents soient blancs. Changer le regard des autres, apprendre à respecter, à comprendre avant de juger, sont autant d’éléments qui sont mis en avant dans cette histoire.

Cette histoire est facile à lire, accessible à tous les plus jeunes, et surtout ils peuvent trouver des échos de ce récit dans leur propre vie et ainsi changer leur comportement quotidien.


Une histoire touchante et forte sur le harcèlement scolaire et les origines familiales, à mettre entre les mains de tous les jeunes collégiens. 

Ma note : 6/10

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J’ai égaré la lune


J’ai égaré la lune de Erwan Ji

464 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : « Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie à vingt ans. J’irais à la fac à New York, je partagerais une petite chambre avec une coloc râleuse, et mon copain m’appellerait « chérie ». Je viens d’avoir vingt ans. Je vais à la fac à Tokyo, je partage une grande maison avec six colocs géniaux, et ma copine m’appelle « ma petite otarie ». Alors oui, je suis peut-être pas très forte en imagination de vie. Mais tu sais quoi ? C’est pas grave. La vie, c’est comme une blague. C’est plus rigolo quand t’as pas deviné la fin.


Extraits « Quand on est malheureux, les amis sont comme un objet brillant qui attire l’attention, loin du malheur. »

« Une relation longue distance, c’est la sensation perpétuelle de repousser Vivre à plus tard. »


Mon avis : J’ai égaré la lune est la suite de J’ai avalé un arc-en-ciel. Néanmoins rassurez-vous : pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier, les deux tomes peuvent se lire séparément (même si je vous recommande fortement de lire J’ai avalé un arc-en-ciel avant de débuter celui-ci).

La vie est faite d’imprévus, de surprises, de chamboulements permanents. Capucine le sait bien, puisqu’elle décide de partir poursuivre sa scolarité à l’autre bout du monde, avec pour seul point de repère : sa petite amie qui l’accompagne. Elles débarquent à Tokyo, l’une des plus grandes villes du monde. Rien ne se passe comme prévu, les galères commencent à peine le pied posé sur le sol japonais. Mais les deux jeunes filles, constamment positives, vont faire fi de ces mésaventures et vont partir à la découverte de la culture japonaise.

L’histoire est racontée sous forme de journal intime par Capucine, notre protagoniste. Cette façon de narrer l’histoire permet aux lecteurs de s’immiscer plus facilement dans le récit, puisqu’on a l’impression que Capucine est une copine, qui nous raconte avec naturel ses mésaventures tokyoïtes.

Et quelles mésaventures… accompagnés de Capucine, nous faisons un grand saut en plein dans un Tokyo mystérieux et immensément grand. On y découvre des beautés architecturales, des curiosités locales, culturelles, des traditions populaires, qui nous paraissent, en tant qu’européens, bien étranges. Cette plongée au coeur de ce monde à part entière m’a ravie. Capucine m’a presque donné envie de partir à l’aventure à mon tour, découvrir toutes ces bizarreries singulières.

Mais J’ai égaré la lune, ce n’est pas qu’une simple histoire de voyages et de découvertes. C’est avant tout une histoire d’amour, d’amitiés et de rencontres. D’abord perdue dans le grand Tokyo, Capucine va faire la rencontre de personnes exceptionnelles, qui vont l’aider, l’héberger, la soutenir et l’aimer. De véritables liens d’amitié vont naître entre elle et les personnes devenues ses colocataires temporaires. Même si l’acclimatation n’a pas été facile, Capucine a réussi à faire son trou parmi les personnalités singulières qui cohabitent ensemble dans cette grande maison tokyoïte.

Quant au couple que forme Capucine et Aiden… il sera fragilisé. Restera-t-il inchangé ? A vous de le découvrir en lisant ce récit !

J’ai l’impression d’avoir bien plus apprécié ce deuxième tome que le premier. Cela est sans doute dû au fait que Erwan Ji maîtrise maintenant ses personnages, il est donc capable d’étoffer leurs personnalités pour les rendre plus attachants. Je ne sais pas si une suite est prévue à ce début de saga, mais si c’est le cas, je serai une des premières lectrices !


Un roman jeunesse émouvant, qui oscille entre découvertes culturelles et découvertes humaines. J’ai passé un excellent moment de lecture : je vous recommande fortement ce livre (et plus largement la saga entière).

Ma note : 8,5/10