Ne lâche pas ma main


Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

440 pages, éditions Pocket


Résumé : Soleil, palmiers, eaux turquoise de l’île de La Réunion et un couple amoureux. Cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne au cauchemar. La femme disparaît de sa chambre d’hôtel. Son mari, soupçonné du meurtre, s’enfuit en embarquant leur gamine de six ans. Le plan Papangue, équivalent insulaire du plan Epervier, enclenche une course-poursuite vite ponctuée de cadavres, dans un décor prodigieux et au cœur de la population la plus métissée de la planète.

Un polar qui cogne comme un verre de punch. A déguster vite, fort et frais.


Extraits « Quand on est malheureux, on survit en en voulant à la terre entière, oui bien juste à quelqu’un, à quelqu’un sur qui cogner pour aller un peu mieux. Vous n’êtes pas d’accord ? »

« Sa religion personnelle, c’est qu’il n’existe qu’un seul lieu sur l’île où toutes les races se mélangent : la plage ! Tous à poil, tous égaux. Curieusement, plus les couleurs de peau s’exhibent et plus on les oublie. »


Mon avis : Michel Bussi est un auteur de romans policiers formidable. Après avoir lu et dévoré Nymphéas noirs l’année dernière, j’étais impatience de découvrir une autre de ses histoires. Je me suis donc plongé dans Ne lâche pas ma main, et j’ai retrouvé le suspense et le dynamisme qui m’avaient tant plût dans Nymphéas noirs.

Un couple d’amoureux viennent passer leurs vacances sur l’île de La Réunion avec leur petite fille. Tout se passe pour le mieux, jusqu’à ce que la femme disparaisse soudainement. Le mari donne l’alerte et la police commence son enquête. Mais il semblerait que des doutes pèsent sur la culpabilité du mari. Alors que la police se rend à l’hôtel où le couple séjourne pour questionner le mari, celui-ci disparaît, emmenant avec lui sa petite fille. Commence alors une course-poursuite hors du commun sur l’île de La Réunion.

Michel Bussi place son histoire dans un cadre idyllique : palmiers, soleil, eaux turquoises, montagnes… l’auteur vante les beautés de la belle et sauvage île de La Réunion. Pour ceux qui n’arrivent pas à situer cette île française, vous trouverez ci-dessous une carte du monde, avec un point rouge indiquant l’emplacement de l’île.

Vous trouverez ci-dessous une photographie vue du ciel de l’île, pour vous donner un aperçu de la beauté exceptionnelle des paysages de La Réunion. Avouez-le, ça vous donne envie d’y aller ?

Pour en revenir à l’intrigue, je l’ai trouvé rondement menée, comme d’habitude. Le récit est dynamique, sans temps mort, avec du suspense à chaque fin de chapitre, tant et si bien qu’il m’était difficile de lâcher ce livre. Vous y trouverez des rebondissements à foison, des personnages exceptionnels, qui vous donnent un aperçu du métissage que vous pouvez voir à La Réunion. J’ai particulièrement apprécié cette immersion sur l’île : Michel Bussi a réussi à me faire voyager, tout en me plongeant au coeur d’une enquête policière haletante. Chapeau l’artiste !


A travers une enquête passionnante, plongez au coeur de la sauvage île de La Réunion. Un roman policier réussi, que je vous recommande chaudement !

Ma note : 9/10

 

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Nymphéas noirs

Nymphéas noirs de Michel Bussi
492 pages, éditions Pocket

 

Résumé : Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.
Au coeur de l’intrigue, trois femmes: une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.
Professeur à l’université de Rouen, Michel Bussi est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels Code Lupin et Omaha Crimes.
Extraits :  « Je vais vous dire, faites l’expérience. Installez-vous au coin d’une rue, n’importe laquelle, un boulevard parisien, la place de l’église d’un village, ce que vous voulez, juste un endroit où il y a du monde. Arrêtez-vous quoi, dix minutes, et comptez les gens qui passent. Vous serez sidérés par le nombre de personnes âgées. A tous les coups, elles seront plus nombreuses que les autres. D’abord parce que c’est comme ça, on nous en rabâche les oreilles, il y a de plus en plus de vieux dans le monde. Ensuite parce que les personnes âgées n’ont que ça à faire, de traîner dans la rue. Et puis enfin surtout parce qu’on ne les remarque pas, c’est comme ça. On va se retourner sur le nombril à l’air d’une fille, on va se pousser devant le cadre sup qui presse le pas ou la bande de jeunes qui occupe tout le trottoir, on va laisser traîner l’oeil sur la poussette, le bébé dedans et la maman derrière. Mais un vieux ou une vieille… Ils sont invisibles. Justement parce qu’ils passent si lentement qu’ils font presque partie du décor, comme un arbre ou un réverbère. Si vous ne me croyez pas, faites l’essai. Arrêtez-vous, rien que dix minutes. Vous verrez. »
« Monet disait que la sagesse, c’est de se lever et se coucher avec le soleil.« 

Mon avis :  WAHOU, wahou, wahou… Des romans policiers, j’en ai lu. Des enquêtes, j’en ai élucidées. Mais des comme ça… je n’en ai jamais croisés !!!!

Pour essayer de vous résumé l’histoire sans trop vous en dire : Nymphéas noirs est un récit à trois voix. Une petite fille de onze ans, dotée d’un talent impressionnant. Une jeune institutrice à la beauté ravageuse. Une vieille femme solitaire. Dans un décor idyllique, où le peintre Monet a peint ses plus belles toiles, un meurtre aussi atroce que mystérieux a eut lieu. Jérôme Morval a été tué, traîné dans une rivière et ouvert le crâne d’un coup de pierre. Qui a bien pût rompre le calme de ce petit village touristique ? C’est ce que vont tenter de savoir l’inspecteur Sérénac et son adjoint, Bénavides.

Préparez-vous à avoir l’esprit embrouillé. Préparez-vous à perdre la tête, à tourner en rond, à maudire l’auteur. C’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Surtout, ne vous fiez pas aux apparences !

L’histoire se déroule à Giverny, ville de naissance de Claude Monet, l’un des peintres français les plus connus, fondateur du style impressionniste. Dans un décor réaliste – l’auteur explique en début de roman sa description toute pointilleuse et véridique des lieux -, le lecteur se retrouve plongé au coeur du lieu de vie de ce célèbre peintre. Toute l’intrigue tourne autour de ce petit village, du peintre Monet et de ses tableaux impressionnistes, notamment ses nombreuses Nymphéas.

La révélation finale constitue l’apothéose du roman. Je n’ai jamais, me semble-t-il, été aussi surprise que je ne l’ai été là. Le nom du coupable est dévoilé, les pièces du puzzle se mettent en place, et tout devient parfaitement limpide dans mon esprit. L’histoire, jusque là assez floue, devient en quelques pages claire comme de l’eau de roche. Face à cette fin improbable, je tiens à applaudir le talent de génie et l’imaginaire débordant de Michel Bussi.

L’histoire des Nymphéas noirs ne peut pas s’expliquer. Elle se vit, tout simplement. C’est finement écrit, digne des plus grandes intrigues policières de tous les temps. Je suis admirative. Purement et simplement bluffée.

 

Ma note : 10/10