Casse-Noisette et le Roi des Rats


Casse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois

187 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Le petit Casse-Noisette n’est pas un jouet comme les autres. Marie Stahlbaum le sait bien. La nuit de Noël, il a combattu l’infâme Roi des Rats, épée à la main. Un véritable exploit ! La petite fille est fière des prouesses de son jouet préféré. Mais attention ! Le Roi des Rats n’a pas dit son dernier mot.


Extraits  « Le sapin est le gardien de la joie émerveillée, le maître du rire et des yeux écarquillés. Le patriarche de Noël ! »

« L’enfance n’est pas seulement un âge de la vie, c’est un état, une manière d’être. Chacun en reçoit le don à la naissance et il nous appartient d’en nourrir nos coeurs, pour qu’il continue de brûler comme un bon feu de candeur. »


Mon avisCasse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois est une réécriture du conte de Noël du célèbre conteur allemand Hoffmann nommé initialement Casse-Noisette et le Roi des Souris.

Le jour de Noël, la petite Marie se voit offrir une poupée en bois prénommée Casse-Noisette. Très vite, la jeune fille se prend d’amitié pour cette poupée, la cajole et lui parle comme à une personne normale. C’est alors qu’une nuit, Casse-Noisette et l’ensemble des poupées de Marie et des soldats de son frère Fritz, s’animent. Marie n’en croit pas ses yeux. Entre rêve et réalité, il n’y a qu’un pas.

J’ai beaucoup aimé l’univers onirique que retranscrit avec brio Jacques Cassabois. On ressent l’ambiance festive et féerique des fêtes de fin d’année, mais aussi celle des contes merveilleux, qui nous embarquent dans des univers fantastiques et font tant rêver petits et grands.

Les lecteurs les plus perspicaces pourront découvrir des similitudes entre ce conte-ci et celui d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Deux petites filles, qui basculent dans un monde imaginaire et féerique, aux côtés de personnages fantastiques, qui n’existent pas dans la réalité. Les ressemblances sont nombreuses, mais pourtant les deux histoires sont distinctes et abordés différemment.


Un conte féerique et enchanteresse, qui fera rêver petits et grands.

Ma note : 7/10

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Am, stram, gram… Ce sera toi qui me plairas !


Am, stram, gram… ce sera toi qui me plairas ! de Catherine-Rose Barbieri

356 pages, éditions Eyrolles


Résumé : Camille bosse dans une grosse boîte. Elle n’a pas d’attachement particulier pour son boulot. Ni pour ses collègues. Ni pour grand monde, d’ailleurs, si ce n’est pour son amie Anna et son voisin de palier septuagénaire, Monsieur Lambert. Dans son appartement, chaque soir, elle s’évade en dévorant films, séries et livres, du moins quand elle ne peste pas contre la piètre isolation phonique au sein de l’immeuble, et notamment contre son voisin du dessus, aux moeurs mystérieuses et certainement dissolues. Et puis un jour, au travail, elle trouve un courrier inattendu dans sa boîte mail… Inattendu et anonyme. Commence alors un jeu de piste improbable pour en démasquer l’auteur, qui va forcer Camille à ne plus seulement croiser les gens sans les voir, mais à prendre le temps de les regarder et parfois même de les apprécier. Entre situations burlesques et malentendus, la jeune femme apprendra à dépasser ses préjugés pour enfin décider de la suite de sa vie, réparer ses erreurs et peut-être même tomber amoureuse… ?


Extraits  « Camille est un paradoxe absolu. Elle ne sait pas vraiment dire non aux trucs qui la barbent d’avance, mais elle ne sait pas non plus dire oui aux trucs qui ont l’air sympa et a priori inoffensifs. Elle se demande des fois si c’est une maladie. Ou son héritage catholique qui la pousse à embrasser la souffrance, quoi qu’il arrive ? »

« La différence entre ces numéros et le tien réside peut-être dans le fait que le tien, je te l’ai demandé. Les autres, non. »


Mon avis : Camille travaille dans une grosse entreprise, lorsqu’elle ouvre, un jour tout à fait ordinaire, un étrange mail anonyme. La personne qui se cache derrière ce mail avoue à demi-mot à Camille son attirance pour elle. Mais qui peut bien être cet inconnu ? Un véritable jeu de piste s’engage, Camille étant bien décidé à découvrir qui est ce mystérieux inconnu, si épris d’elle. Entre-temps, Camille fait la rencontre de son voisin du dessus, un jeune homme bruyant, séducteur et sûr de lui, qui la convie à plusieurs soirées avec ses amis. Le feeling passe immédiatement entre eux deux, si bien que Camille en oublie légèrement son mystérieux corbeau anonyme…

Camille est une protagoniste tout à fait attachante. C’est le genre de femme naturelle, pas stéréotypée, sympathique et enjouée avec tout le monde, dotée d’un grand coeur, qui la rend si attachante. Elle se retrouve parfois dans des situations tout à fait improbables, qui peuvent être hilarantes vues de l’extérieur, mais beaucoup moins drôles pour elle.

C’est désormais officiel : notre protagoniste est maintenant engagée dans l’aventure de l’amour. Car oui, pour elle, c’est une véritable aventure qui s’engage : elle va chercher, pendant des jours, des semaines, voire des mois, à découvrir l’identité secrète de son corbeau. Chaque homme qu’elle côtoie sera soupçonné : son patron, le jeune stagiaire, en passant par son vieux voisin… elle va se retourner la tête et analyser chacune de ses interactions avec la gent masculine, telle un Colombo de l’amour, pour éclaircir ce mystère. Et nous, chers lecteurs, nous sommes aussi impatients que Camille de découvrir qui est l’auteur de ces mystérieux mails. Car les pages défilent, mais aucun indice ne vient pointer le bout de son nez… jusqu’au dénouement suprême !

A travers cette histoire contemporaine, Catherine-Rose Barbieri souhaite surtout nous montrer que les blessures passées peuvent être surmontées. Il faut regarder vers l’avenir pour aller de l’avant, et s’autoriser à faire de nouveau confiance à une tiers personne. Camille en est l’exemple même.


Une romance contemporaine légère et dynamique, qui entraînera le lecteur dans une mystérieuse aventure amoureuse. 

Ma note : 7,5/10

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20, allée de la Danse : La nouvelle


20, allée de la Danse : La nouvelle de Elizabeth Barféty

156 pages, éditions Nathan, à 10,95€


Résumé : Du changement à l’École de Danse ! Une nouvelle vient d’arriver en stage : Clémence. Colas se propose de la guider, mais sa bande de copains voit cette intruse d’un mauvais oeil. Ils sont bien entre eux, pourquoi changeraient-ils leurs habitudes pour cette fille qu’ils ne connaissent pas ? Alors que Colas se retrouve tiraillé entre les deux camps, Clémence va peu à peu douter de sa place dans la prestigieuse école…


Extraits  « Il voudrait engloutir un sachet de bonbons avec elle au square comme avant, lui décrire sa nouvelle vie dans les moindres détails.
Mais il sait qu’il ferait de la peine à Clémence. « C’est notre rêve à tous les deux… et je suis le seul à le vivre », pense-t-il tristement. »

« On s’habitude vite à être entouré, se dit-elle. Bien plus vite qu’à être seul, en tout cas ! »


Mon avis : Je continue ma découverte de la saga 20, allée de la Danse, avec ce nouveau tome intitulé La nouvelle. Le titre ne laisse pas vraiment place au quiproquo : cette fois, il s’agit d’accueillir une nouvelle élève à l’École de Danse ! Ce n’est jamais très facile d’arriver dans un environnement qui nous est totalement inconnu. Alors arriver dans un endroit où l’on ne connaît rien, ni personne, alors que tous les autres se connaissent déjà… c’est encore moins évident ! Fort heureusement, la nouvelle, qui se prénomme Clémence, va vite se rendre compte qu’elle connaît un élève, Colas, avec qui elle était très proche plus jeune. Colas va tout mettre en oeuvre pour inclure Clémence dans sa bande d’amis. Mais la jalousie des membres de la bande ne va pas lui simplifier la tâche…

J’ai beaucoup aimé cette thématique, que je trouve très parlante, notamment auprès des plus jeunes. Dans mon cas personnel, il m’est déjà arrivé, à plus d’une reprise, d’arriver en cours d’année dans une promotion où tout le monde avait ses habitudes. Et je peux vous garantir que ce n’est pas évident de s’insérer dans une bande de copains qui se connaissent sur le bout des doigts et qui ont déjà tous leurs petits secrets en commun…

Dans le cas de Clémence, malgré le dédain évident des membres de la bande, elle reste courtoise, sympathique et souriante, se répétant sans arrêt les raisons qui l’ont poussées à s’inscrire à l’École de Danse. Je trouve son attitude formidable et surtout très mature pour une jeune de son âge. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur son comportement exemplaire. Concernant les autres membres de la bande, Bilal, Maïna, Zoé et les autres, j’ai trouvé leurs attitudes déplacées et déplaisantes. Fort heureusement, le dénouement m’a fait changer d’avis… mais je ne vous dirais pas pourquoi, vous laissant le soin de le découvrir par vous-mêmes !


Encore un tome réussi pour Élisabeth Barféty. Jusque-là, sa saga 20, allée de la Danse est un sans faute ! Toutes les thématiques abordées peuvent trouver échos auprès des jeunes, et c’est vraisemblablement là la force de cette saga.

Ma note : 7/10

 

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Il était une plume…


Il était une plume… de Pierre Thiry, Agnès de Cize, Erika Boyer, G !, Audrey Martinez, Tia Wolff, Loli Artésia, Attila Valpinson, Frany Jane Cavalier, Antoine Delouhans, Lou B Simone, Chris Red, Flore Avelin et Hilda Alonso

177 pages, éditions Les Plumes Indépendantes, à 9,90€


Résumé : La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.
Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.
Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde.


Extraits  « C’est le problème de toutes les peurs, elles sont irrationnelles ; on sait qu’ils n’y a pas de raison de les ressentir, mais elles nous possèdent malgré tout. »

« Parfois, des amis virtuels peuvent vous apporter ce que la vie ne vous donne plus. »


Mon avis : Il était une plume…, c’est un recueil composé de 14 nouvelles d’auteur(e)s différents, qui abordent tous une thématique commune : la plume. La plume va être écrite et présentée sous toutes ses formes : plume d’animal, de coq, plume d’auteur, plume d’indien… Chacun a donné sa propre définition du mot plume. Les nouvelles sont toutes très différentes les unes des autres, certaines plus poétiques que d’autres, d’autres plus émouvantes, plus noires, certaines plus abstraites, ou encore plus engagées… il y en a pour tous les goûts !

Nous sommes naturellement transportés d’un univers à un autre, avec comme seul fil conducteur la plume. Certaines nouvelles m’ont plus plût que d’autres, aussi, je ne parlerais dans cette chronique uniquement des nouvelles qui m’ont le plus marquées (positivement ou non).

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé les auteurs de nouvelles engagées, qui prennent position et défendent leur opinion sur la thématique donnée. C’est le cas pour Tia Wolff dans La légèreté du non-être, qui raconte un épisode tragique de la vie d’un animal : la chasse. Loli Artésia aussi, dans La plume manquante, raconte l’histoire d’un oiseau, jadis blanc, qui ne peut maintenant plus voler, tant son plumage est lesté de plomb et de mazout. Deux histoires totalement différentes, qui donnent à réfléchir sur des thématiques contemporaines, beaucoup débattues dans notre société actuelle.

J’ai également particulièrement apprécié la nouvelle de Audrey Martinez, Plume solitaire, qui raconte l’histoire d’un homme-écrivain qui rencontre sa muse, éditrice, mais la perd, à cause d’un orgueil et d’une soif d’argent démesuré. Pendant près de 10 ans, il se mure dans le silence et plonge dans un gouffre dépressif qui l’isole de tous et de tout. Jusqu’au jour où le déclic arrive : il doit écrire un roman sur sa muse Marie, et lui envoyer. Une histoire douce et touchante, que j’ai beaucoup apprécié.

En revanche, j’ai eu beaucoup plus de mal à entrer dans l’univers de G !, avec sa nouvelle Quand le destin frappe à la porte, que je n’ai pas totalement comprise. Elle est très courte, un peu abstraite, sans véritable suite logique entre les phrases… J’en suis ressortie déstabilisée et interrogative.

Chacun est libre d’interpréter comme bon lui semble chacune de ces nouvelles, notamment celles plus abstraites, à la thématique plus suggérée, plus sensorielle et métaphorique.

Les autres nouvelles n’en restent pas moins belles et agréables à découvrir. Bien que je ne garderai pas un souvenir impérissable de ces nouvelles, j’ai apprécié plonger, le temps de quelques instants, dans l’univers imaginaire et littéraire de chacun de ces écrivains. De belles découvertes, qui permettent de découvrir la stylistique maîtrisée et captivante de plusieurs auteurs peu connus, qui augurent de jolies histoires pour l’avenir.


Il était une plume… est un recueil de 14 nouvelles d’écrivains indépendants aux styles d’écriture différents, qui vous transportera au coeur d’histoires originales et captivantes. Grâce à ce recueil, vous ne verrez plus les plumes de la même manière… 

Ma note : 6,5/10

 

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Dix jours avant la fin du monde


Dix jours avant la fin du monde de Manon Fargetton

452 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Deux lignes d’explosions ravagent la Terre. Nul n’en connaît l’origine mais, quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, notre monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d’échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde…


Extraits  « Commencer un livre, c’est avoir la responsabilité de le finir. »

« Les dialogues sont tellement plus beaux dans les fictions, débarrassés des banalités. »


Mon avisQue feriez-vous s’il en vous restait plus que dix jours à vivre ? Des explosions ravagent progressivement la surface de la Terre. Personne ne sait à quoi elles sont dues, la seule chose dont sont certains les scientifiques, c’est qu’elles vont détruire l’intégralité de la surface de la terre et des hommes. Dans dix jours, la vie humaine s’éteindra. Sur Terre, c’est le chaos. Les gens fuient, tentent de trouver un abri pour échapper à la catastrophe ou profitent des derniers jours qu’il leur reste à vivre. Nous suivrons particulièrement un groupe de personnes composé de Gwen et Sara, un couple atypique, Brahim, un chauffeur de taxi sans attaches, Valentin, un jeune garçon qui vient de perdre sa mère, Lili-Ann, une femme très attachée à sa famille et Béatrice, une courageuse force de l’ordre. Alors qu’ils ne se connaissaient pas, le hasard va les faire se rencontrer et poursuivre un bout de chemin ensemble.

Dix jours avant la fin du monde est une dystopie apocalyptique angoissante. Le compte a rebours est lancé : il ne reste plus que dix jours à la population humaine pour survivre. Pour ajouter une dose de tension supplémentaire, Manon Fargetton ajoute, à chaque début de chapitre, un décompte sous forme d’heures, qui montre le temps qu’il reste avant la fin complète de l’humanité. Effrayant…

L’histoire se construit avec une alternance à chaque chapitres des différents points de vue des protagonistes. Ainsi, cela donne une dynamique supplémentaire au récit et nous permet de se rapprocher plus étroitement de chacun des personnages.  De cette façon, j’ai réussi à tous les comprendre et les apprivoiser, en quelque sorte, et à voir leurs différentes réactions face à la catastrophe approchante. Tous à leur manière ont su me toucher : Brahim et son grand coeur, Lili-Ann et son amour pour sa famille, Valentin et sa manière de cacher ses sentiments, Gwen, son amour pour la littérature et son côté tête en l’air, Béatrice, avec son courage, sa détermination et son envie d’aider les autres…

Nous assistons, avec effroi, aux actions et décisions stupéfiantes des personnes soumises à la fin du monde. La civilisation humaine, mue par sa peur et sa soif de vivre, souhaite profiter des derniers instants qu’il leur reste à vivre. On ne reconnaît pas l’Homme tel qu’il est dans la société moderne, rabaissé au rang d’animal sauvage et primitif, pris au piège de la situation terrestre. Heureusement que d’autres personnes, comme certains membres de la bande, gardent leur sang-froid et leur éducation face à la catastrophe naturelle qui va sévir.

C’est vraiment un récit prenant et addictif. Chaque fin de chapitre donne envie d’en commencer un nouveau, tant et si bien que j’aie dû lire ce livre en deux jours seulement.

Malheureusement, j’ai trouvé le dénouement du livre un peu abrupte et pas assez clair. Manon Fargetton nous laisse dans le flou, un peu à bout de souffle après avoir découvert l’ensemble de l’histoire. J’espère sincèrement qu’une suite est prévue, et que sa sortie est prévue dans peu de temps. Si c’est le cas, je serai l’une des premières à me ruer dessus pour l’acheter !


Une dystopie bien construite, dynamique, avec des personnages attachants et originaux. Je ne serais pas surprise si j’apprenais dans quelques années que ce livre a été adapté au cinéma…!

Ma note : 8,5/10

 

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L’envers du décor


L’envers du décor de MA2X

197 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Maxence, alias Ma2X, raconte les raisons qui l’ont fait arrêter la musique. Pour la première fois, il se livre à coeur ouvert sur trois années qui ont bouleversée sa vie à jamais : rupture amoureuse, coup de poignard, trahison.
Des photos exclusives (fournies par l’auteur) seront présentées sous forme de cahier central.


Extraits  « Vous savez, je suis convaincu que, quand on est bien avec quelqu’un, quand les sentiments sont sincères, il n’y a pas de place pour la jalousie. »

« La trahison est la plus douloureuse des blessures, celle qui ne cicatrice jamais. Toujours à vif, toujours enflammée, elle lance ses flashs de souffrance dans le corps et dans l’esprit. »


Mon avis : Qui est vraiment MA2X ? Au-delà du jeune chanteur beau gosse qui compose avec son coeur, se cache un garçon nommé Maxence, qui a vécu de nombreux coups durs. Dans L’envers du décor, il se livre avec émotion sur les grands temps forts qui ont rythmés sa vie ces dernières années : sa rupture douloureuse, mais aussi son agression au couteau, ou encore la trahison de son frère.

Même sans connaître l’artiste ou sans connaître ses chansons, vous pourrez réussir à aimer son témoignage. MA2X est un garçon attachant, qui a su toucher mon grand coeur de lectrice. Il se livre avec pudeur et sincérité sur ses histoires de coeur, et sur l’ensemble de sa vie en générale. J’ai découvert un garçon courageux, qui a su affronter avec force et audace les coups durs de la vie. Malgré les épreuves qui se trouvaient sur son chemin, il a réussi à passer outre, à relever la tête et à continuer d’avance avec le sourire. C’est un garçon au grand coeur, qui donne beaucoup d’amour, à ses parents, à ses amis (Yoyo, Emmy…), et qui reçoit beaucoup d’amour en retour, que ce soit de ses proches ou de ceux qu’il appelle « sa team » (ses fans). Il n’oublie pas de tous les remercier, à plusieurs reprises, et je trouve cette attention touchante.

A chaque début de chapitre, se trouve quelques paroles issues d’une chanson qu’il a écrite. J’avoue que je n’ai pas pu m’empêcher d’aller les écouter à chaque fois. Il m’est arrivé aussi d’en mettre quelques-unes en fond sonore, tout en lisant le témoignage de Maxence. Ça permet d’entrer encore plus étroitement dans sa vie, de comprendre un peu plus tout ce qu’il a ressenti et traversé. Beaucoup de citations en lien avec son histoire ponctuent également les différents chapitres. J’ai beaucoup apprécié les redécouvrir (puisqu’elles sont quand même, pour la plupart, très connues), et les lire dans ce contexte particulier.

Quant à la fin du livre, elle reste ouverte, presque écrite en pointillées… MA2X clôt son autobiographie sur une belle histoire, qui s’écrit au fur et à mesure avec Emmy (alias EmmyMakeUpPro). Histoire d’amitié ? Histoire d’amour ? Seul l’avenir nous le dira…


Le chanteur MA2X se livre, à travers une autobiographie touchante, sur les temps forts qui ont rythmés sa vie ces dernières années. Une autobiographie écrite avec sincérité, qui saura vous toucher. 

Ma note : 7/10

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Le courage d’être moi


Le courage d’être moi de Marianne Rubinstein

106 pages, éditions Nathan


Résumé : Joseph est un collégien qui n’arrive pas à s’affirmer et à se faire des amis. Lorsque Manon débarque dans sa classe de 4e, ils se prennent immédiatement d’amitié l’un pour l’autre. Manon est sûre d’elle, et elle ne peut supporter de voir son nouvel ami se laisser maltraiter sans réagir. Mais derrière sa force apparente, Manon cache un lourd secret de famille, et Joseph est bien décidé à l’aider à faire la lumière sur ses origines.


Extrait  « Je m’appelle Joseph, à cause d’un arrière-grand-père Joseph mort depuis longtemps, à qui ça n’a même pas fait plaisir, puisqu’il était mort justement. Tandis que moi, je dois me coltiner ce prénom à vie, sans en avoir un autre pour faire diversion. À moins que je ne change quand je serai grand ? »


Mon avis : Joseph est un jeune collégien comme les autres, qui est pourtant victime de moqueries et multiples maltraitance de la part de certains de ses camarades de classe. Lorsqu’un jour il rencontre Manon, une nouvelle élève au teint mate, avec qui il se lit immédiatement d’amitié. Au fil des jours, Manon va aider Joseph a s’affirmer et à se défendre face à ceux qui lui font du mal. Joseph est reconnaissant de tout ce que lui apporte Manon, mais il sait que cette dernière lui cache de lourds secrets qu’il est bien décidé à percer.

Le courage d’être moi aborde donc une thématique actuelle, bien trop commune dans le quotidien de certains jeunes français : le harcèlement scolaire. Isolement, rejet, insultes, méchancetés gratuites, coups et blessures parfois… rythment le quotidien de Joseph, tout comme énormément d’autres jeunes en France. C’est souvent très compliqué de faire face et surtout de s’ouvrir aux autres et d’en parler aux adultes, puisque les coups risquent de redoubler d’intensité et l’isolement de se faire encore plus sentir. Néanmoins, il ne faut pas laisser cette situation perdurer et en parler devient essentiel pour s’en sortir.

J’ai beaucoup aimé le caractère de Manon, douce et courageuse jeune fille qui va tenter de changer le tempérament de son ami Joseph, en le rendant plus combattif, avec une dose supplémentaire de confiance en lui.

Deuxième thématique abordée et pas des moindres : les origines familiales. Manon est une jeune fille à la peau noire, mais il semblerait que ses deux parents soient blancs. Changer le regard des autres, apprendre à respecter, à comprendre avant de juger, sont autant d’éléments qui sont mis en avant dans cette histoire.

Cette histoire est facile à lire, accessible à tous les plus jeunes, et surtout ils peuvent trouver des échos de ce récit dans leur propre vie et ainsi changer leur comportement quotidien.


Une histoire touchante et forte sur le harcèlement scolaire et les origines familiales, à mettre entre les mains de tous les jeunes collégiens. 

Ma note : 6/10

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