Élite : Au fond de la classe


Élite : Au fond de la classe d’Abril Zamora

295 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€


Résumé : Paula souffre parce qu’elle ne peut parler à personne de son amour impossible. Janine garde un lourd secret qui la mettrait en danger si elle le révélait. Gorka, son ami obsédé par le sexe, tombe amoureux de la personne qu’il ne faut pas et Mario, le redoublant habitué à harceler les autres, se retrouve pour la première fois victime de chantage. María Elena que tout le monde à Las Encinas surnomme Melena, la Mèche, parce qu’elle a perdu ses cheveux suite à des problèmes émotionnels, porte une triste histoire de famille, derrière sa façade glamour et pleine de fric. Tous ont de sérieux problèmes à affronter, mais à la fin de l’année scolaire, lors de la fête du lycée, un drame survient… Marina est trouvée morte au bord de la piscine et l’inspectrice en charge de l’enquête reçoit un mystérieux journal intime, bourré de phrases haineuses à propos de l’adolescente assassinée. Quelqu’un la détestait et tout indique que l’auteur de ce journal était dans la même classe que la victime. Les cinq protagonistes, Melena, Janine, Mario, Paula et Gorka, se verront mêlés d’une manière ou d’une autre à l’affaire. L’auteur du journal a-t-il quelque chose à voir avec le crime ? Qui a anonymement apporté ce cahier rose à la police ? Pourquoi l’auteur détestait-il tant Marina ? Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Pour assembler les pièces du puzzle, il va falloir remonter au tout début de l’année scolaire.


Extraits : « Comment je sais que je suis amoureuse ? C’est très simple. C’est une réaction… chimique, animale. Mon corps réagit. Même si j’essaie de me contrôler, quand il s’approche, ma bouche se dessèche, mes genoux tremblent et je suis incapable de soutenir son regard.« 

« Gorka, par exemple, a des oreilles décollées et on s’est moqué de lui pour ça, mais, il l’ignore encore, dans quelques années, ses oreilles vont rendre dingues plein de filles, parce que ce sont nos particularités qui nous rendent uniques, attirants, voire sexy. »


Mon avis : Élite, c’est la série espagnole phare du moment, celle que tous les adolescents regardent – ou en déjà regardé – sur Netflix. De cette série est née ce livre, écrit par Abril Zamora, un des scénaristes de la série. Élite : Au fond de la classe est un dérivé de la série, qui condense en presque 300 pages toutes les histoires qui se déroulent durant les 2 saisons télévisuelles.

À Las Encinas, un lycée composé essentiellement d’élèves fortunés, les histoires vont bon train. Chaque lycéen cache au reste des élèves des problèmes plus ou moins graves. Les histoires d’amour, évidemment, sont nombreuses : Paula est amoureuse d’un garçon qu’elle n’a jamais approché, alors qu’un autre lycéen, Gorka aime sa meilleure amie. Il y a aussi des problèmes familiaux plus graves, comme Melena, qui se dispute constamment avec sa mère et en est même venue jusqu’à se droguer pour oublier ses soucis. Janine, elle, souffre d’intimidations de la part de Mario, un garçon arrogant et imbu de lui-même, qui ne cesse de rabaisser la jeune fille. Mais l’ensemble de ces problèmes semblent superflus lorsque Marina, une jeune femme que tous désigneraient comme parfaite, se retrouve assassinée lors d’une fête de fin d’année. S’ensuit une enquête pour déterminer le coupable et les raisons qui l’ont poussées à la tuer.

 

Photos des protagonistes extraites de la série Netflix

Sans jamais avoir vu la série Netflix, je pense que ce livre est un condensé très rapide de toutes les aventures qui surviennent aux jeunes lycéens à l’écran. Ce qui fait que le rythme du roman est vraiment très soutenu : les histoires s’enchaînent les unes derrière les autres et il faut s’accrocher pour retenir le prénom et problèmes de chacun. Mais c’est totalement faisable !Finalement, on s’attache quand même rapidement à ses personnages. De plus, je trouve l’approche de cette série moderne et intelligente, puisqu’elle est destinée aux jeunes adolescents et de ce fait, les scénaristes ont adaptés leurs personnages et surtout leurs problèmes à leur cible initiale. Ainsi, il est question d’intimidation et de violences scolaires, de problèmes familiaux, de VIH, de problèmes de coeurs… Des thématiques qui vont forcément parler aux jeunes adolescents.

La particularité de ce récit, c’est que l’auteur alterne les phases de narration pures avec des paragraphes en italiques, sorte de journal intime de chacun des lycéens. Ainsi, nous pouvons avoir accès aux pensées et points de vue de chacun des personnages à tour de rôle. Je trouve ça ingénieux, puisque ça nous permet de nous rapprocher davantage des protagonistes et de s’identifier plus facilement à eux.

En revanche, je trouvais dommage que l’intrigue principale, qui est le meurtre de Marina, qui est le fil rouge de toute la série (et du roman, aussi), ne soit pas plus exploité. Ici, on l’évoque qu’en fin de chapitre, avec deux pages d’interrogatoires menés par une inspectrice, qui questionne à tour de rôle chacun des élèves pour prendre leur témoignage dans cette affaire. Même lors du dénouement, le coupable arrive comme un cheveu sur la soupe, sans préambule, et l’auteur passe directement au problème suivant, comme si ce n’était qu’une futilité. J’ai trouvé ça vraiment dommage, et j’espère que cet aspect de l’histoire est mieux développé dans la série. Peut-être qu’il aurait été plus judicieux de faire une saga comportant plusieurs tomes de la série, plutôt qu’un one shot précipité, où l’on a l’impression de courir après l’histoire et les personnages…


Un roman adapté de la série Netflix Élite, où l’on retrouve l’ensemble des célèbres adolescents de l’école de fortunés, Las Encinas. Un récit rythmé et bien écrit, qui peut se lire sans avoir vu la série d’origine !

Ma note : 6,5/10

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Les hauts et les bas de Valeria


Les hauts et les bas de Valeria d’Elisabet Benavent

413 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Extraits : « En général, c’est ce que nous préférons, nous les femmes. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent, ou ressentent.« 

« Je me disais que de toute façon, l’amour et la facilité, ça va rarement ensemble, et que plus tu luttes pour quelque chose, plus ça en vaut la peine. »


Mon avis : Troisième et avant-dernier tome de la saga Valeria, et je suis toujours aussi addicte !

Dans Les hauts et les bas de Valeria, il y a de l’eau dans le gaz entre Valeria et Victor. Comme dans les précédents tomes, tout n’est pas tout rose dans leur couple, les disputes sont constantes et leur relation reste ambigüe. Victor semble ne pas vouloir s’engager avec la jeune femme, alors que l’amour qu’il y a entre eux deux crève les yeux. Malheureusement, ce troisième tome verra la fin du couple Valeria/Victor et le début d’une nouvelle histoire d’amour pour Valeria. Mais je pense que le dernier tome nous réserve bien des surprises : nous ne sommes pas au bout de nos peines, je pense sincèrement qu’il y aura de nouveaux rebondissements dans l’histoire Valeria/Victor.

De son côté, Lola semble avoir trouvé l’amour aux côtés de Ray… seul ombre au tableau : l’âge du jeune homme. Ray est à peine majeur, il a donc presque 10 ans d’écart avec la jeune femme. Si ce dernier n’est pas embêté par cette différence d’âge, Lola l’est beaucoup plus. Malgré une attirance évidente et une bonne symbiose sexuelle, ce frein risque de mettre rapidement un terme à leur histoire naissante.

Quant à Carmen, elle va se marier avec Barto, l’homme de ses rêves. L’ensemble de la bande de copine est sur le pied de guerre pour l’aider dans son organisation. Nerea est la plus sollicitée, puisqu’elle a décidé d’ouvrir son agence d’événementiel, et est donc en charge de l’organisation totale de la fête. Un défi qui n’est pas de tout repos. Côté amour, c’est le calme plat pour Nerea, qui préfère d’abord se concentrer sur ses projets professionnels.

Encore une fois, c’est un tome détonnant, explosif, rempli de rebondissements, de peps, d’amour, de joie et de nombreux sentiments positifs. C’est le genre d’histoire qui met de bonne humeur, sans trop que l’on sache expliquer pourquoi.


Un troisième tome étonnant, avec des protagonistes toujours plus sympathiques et attachantes. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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Dans le miroir de Valeria


Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent

411 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies.
Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix ? Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de coeur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête. C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.


Extraits : « Parfois, les choses les plus simples et les plus frivoles peuvent nous apporter un bonheur parfait.. »

« Maintenant que j’étais libre, je craignais de ne plus l’intéresser. Toujours la même chanson : quand tout devient possible, le désir n’est plus au rendez-vous. »


Mon avis : Après une découverte haute en couleurs du premier tome de la saga d’Elisabet Benavent, Dans les pas de Valeria, je me suis lancée à corps perdu dans le second tome, Dans le miroir de Valeria, tellement impatiente de retrouver Valeria, sa bande de copines délurées et leurs aventures sentimentales rocambolesques.

Valeria a quittée son mari Adrian pour le charmant Victor. Mais les sentiments qui existent entre Valeria et Victor ne sont pas clairs. Que veulent-ils exactement ? Attendent-ils la même chose l’un de l’autre ? Avec une seule histoire d’amour au compteur (qui a durée plus de dix ans quand même), Valeria n’est pas la plus expérimentée en termes de relations amoureuses et de drague… comparé à Victor, qui comptabilise de nombreuses conquêtes. J’avoue avoir beaucoup de mal à cerner son personnage, qui reste au fond assez froid, énigmatique et mystérieux. Il ne s’ouvre pas complètement, comme s’il cachait un lourd secret, qu’il ne voudrait pas dévoiler… En tout cas, je comprends Valeria, qui a du mal à lui accorder sa confiance.

J’ai également retrouvé avec joie les trois grandes copines de notre héroïne : Lola, Carmen et Nerea. Lola, tout d’abord, fidèle à elle-même, grande séductrice et éternelle célibataire, elle ne souhaite toujours pas s’engager et enchaîne les coups d’un soir… avec Sergio, cet homme séduisant dont elle a cru tomber amoureuse fût un temps. Leur relation reste ambigu, pour l’instant purement charnelle… du moins, c’est ce que Lola aimerait se faire croire.

De son côté, Carmen, depuis le premier tome,  vit une histoire d’amour passionnée avec Barto. Tout aurait pu se passer pour le mieux, si ce n’est que belle-maman voue un culte invétéré à son fiston chéri, et exècre littéralement Carmen. Leurs projets d’installation et de mariage sont mis en péril par l’attitude de la mère de Barto, qui ne souhaite pas voir son fils chéri partir du nid.

Et enfin, notre belle Nerea se retrouve accidentellement enceinte de Daniel, avec qui elle entretient une relation depuis quelques temps. Impensable pour elle de garder cet enfant : elle va donc se faire avorter, sans en informer le principal intéressé. C’est durant une épreuve comme celle-ci qu’elle va faire le point sur sa vie sentimentale et se rendre compte que Daniel, finalement, n’est peut-être pas l’homme qu’elle attendait. Elle doute de ses sentiments et remet sa relation en question.

Je pense que j’ai beaucoup plus apprécié ce second tome. Je connaissais les protagonistes et leurs histoires passées et ai été ravie de les retrouver. Leurs expériences sentimentales sont toujours aussi complexes et perturbées, mais c’est ce qui fait l’intérêt du récit : on se sent comme intégrée à la bande, comme la cinquième copine, qui entre dans les confidences et se sent impliquée dans chacune des histories. C’est léger, ça détend, on passe un excellent moment aux côtés de ces jeunes femmes, qui arrivent à nous faire passer des rires aux larmes en un temps record.

Je viens d’apprendre une très bonne nouvelle, que l’ensemble des fans de cette saga devraient également apprécier : suite au succès des aventures de Valeria et de ses copines, Netflix devrait adapter la saga en 2020 ! Une nouvelle qui me réjouie au plus haut point. Affaire à suivre…


Un second tome dans la continuité du premier : drôle, déjanté et émouvant. J’apprécie de plus en plus les personnages et j’ai déjà hâte de lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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Dans les pas de Valeria


Dans les pas de Valeria de Elisabet Benavent

399 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria, 27 ans à peine, commence à s’encroûter avec son compagnon de toujours – elle déprime ; Lola s’est entichée d’un super coup – mais il est fiancé ; Carmen est amoureuse d’un collègue, mais elle n’ose pas se lancer – elle est un peu complexée ; Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur – mais…
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ; lorsque Lola décide de réagir ; lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n’est autre que… son propre boss – qu’elle déteste ! Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter. À regret.


Extrait : « La création artistique n’est pas une chose qui se mesure en journées de travail. Le génie est capricieux. »

« La beauté physique est une chose éphémère qui se fane avec le temps. Tout ce qu’on peut faire c’est la photographier et la figer sur un morceau de papier. Mais on ne peut pas l’empêcher de mourir. »


Mon avis : Elisabet Benavent nous emmène direction l’Espagne, à la rencontre d’une bande de quatre amies. Il y a tout d’abord Valeria, notre narratrice et héroïne principale, une écrivaine, mariée depuis de nombreuses années à Adrian, photographe. Il y a ensuite Nerea, une jeune femme sexy mais à l’apparence froide, qui a enfin rencontré un homme qui a chamboulé son coeur. Il y a aussi Lola, une jeune femme excentrique et libre, qui enchaîne les conquêtes d’un soir, et enfin Carmen, qui flirte depuis quelques temps avec un collègue de boulot. Quatre femmes bien différentes, qui vont nous en faire voir de toutes les couleurs !

J’ai apprécie découvrir quatre portraits de femmes très différentes, autant dans leur manière d’être, dans leur personnalité, que dans leur façon de se comporter avec les hommes. C’est agréable de voir une amitié aussi solide que celle qu’elles entretiennent depuis des années. Elles se retrouvent très souvent toutes les quatre pour des soirées confidences, elles se disent tout, sans langue de bois, elles rigolent et partagent de bons moments… en somme, une amitié parfaite, comme on en rêverait tous !

J’ai quand même été assez déçue par l’attitude de Valeria. Involontairement, j’ai essayé de me projeter dans sa situation, et même si je comprends certains de ses agissements, je ne les tolère pas. Chaque couple est confronté à des hauts et à des bas, mais c’est grâce au dialogue et à la communication que les problèmes se résolvent. J’ai trouvé son comportement assez choquant, surtout quand on pense qu’elle est considérée comme la plus réfléchie et la plus mature de la bande.

Passant outre ce détail de l’histoire, j’ai trouvé l’ensemble du récit frais, léger, agréable à lire. On passe un bon moment, on rigole et on oublie tous les problèmes qui nous préoccupent. Les pages défilent avec fluidité, on s’attache progressivement aux personnages, si bien que j’ai eu l’impression de faire partie de leur bande d’amies.

Dans les pas de Valeria est le premier tome d’une saga prometteuse, que je ne manquerais pas de découvrir, si l’occasion se présente. Je suis curieuse de découvrir l’évolution des histoires d’amour de nos protagonistes, qui ne s’annonce pas de tout repos !


Une romance légère, qui met en scène quatre amies aux histoires de coeur tumultueuses. C’est drôle, déjanté, émouvant parfois… : les fans de Bridget Jones devraient adorer !

Ma note : 7/10

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Le prince de la brume

Le prince de la nuit de Carlos Ruiz Zafón.
304 pages, éditions Robert Laffont

 

Résumé : « Le Prince de la Brume n’avait jamais complètement disparu. Il était demeuré dans l’ombre en attendant, sans hâte, que quelque force occulte le ramène dans le monde des vivants. »
1943, Angleterre. Fuyant la guerre, la famille Carver – les parents et leurs trois enfants, Max, Alicia et Irene – se réfugie dans un village de bord de mer. Leur nouvelle maison appartenait précédemment à un riche couple qui a quitté le pays après la mort de leur petit garçon, Jacob. Peu après son emménagement, la famille Carver est confrontée à de troublants événements. La maison de la plage paraît hantée. Quelque chose ou quelqu’un rôde entre les murs. Max et Alicia commencent à enquêter sur les circonstances obscures de la mort de Jacob. Roland, un adolescent du village, les aide. Il les entraîne dans des plongées autour d’un cargo qui a coulé dans la baie après une tempête, des années auparavant. Autour de cette épave, tout respire la peur : les poissons ne s’y risquent jamais, des ombres paraissent à l’affût derrière les cloisons rouillées et dans les coursives délabrées… Et c’est Roland qu’elles épient, Roland dont elles veulent se saisir. Qui accumule les pièges mortels autour du jeune homme ? Pourquoi Roland est-il l’objet d’une si terrible haine ? En menant leur enquête, Max et Alicia exhument involontairement les secrets du passé. Un passé terrible dont émerge un être machiavélique, le Prince de la Brume… Doté de pouvoirs diaboliques, le Prince de la Brume peut emprunter toutes les formes et tous les visages. Il est le maître d’une troupe de grotesques statues à demi-vivantes qui ont élu domicile dans le jardin de la maison des Carver… Le Prince de la Brume réclame le paiement d’une dette contractée peu avant la naissance de Jacob. Une dette dont Roland est le prix… S’ils veulent sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter l’être maléfique sur son territoire : dans le jardin des statues vivantes mais aussi dans le terrifiant cargo enseveli sous les eaux.

Extraits : « Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l’on ai besoin de les emporter avec soi. »
« Les amusements sont comme le laudanum : ils nous élèvent au-dessus de la misère et de la douleur, bien que ce soit seulement pour un instant.« 

Mon avis : C’est le second livre de cet auteur que je lis, et je dois avouer que je n’en suis pas déçu, ça me conforte dans l’idée que Carlos Ruiz Zafon est un superbe écrivain ! Ce roman est captivant, les personnages sont attachants, on est plongés au coeur de l’histoire, on a l’impression de vivre l’aventure avec eux. J’ai beaucoup aimé la fin, avec toute cette action, et la scène finale entre Alicia et Roland… une merveille ! Mais je n’ai pas trop accroché au côté « monstre magicien », je trouvais ça un peu trop fictif, ça ne concordait pas avec l’histoire des personnages. Mais j’ai quand même aimé ce roman.

 

Ma note : 7/10