Coups de foudre


Coups de foudre de Mélanie Rose

350 pages, éditions Archipoche, à 9,95€


Résumé : Alors qu’elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire d’Epsom, est frappée par la foudre.
Elle survit miraculeusement mais, quand elle se réveille à l’hôpital, il semble qu’elle a changé d’identité. Tout le monde en effet la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse de Grant et mère de quatre enfants, qui elle aussi a été touchée par la foudre.
Qui est-elle vraiment ? Lauren ? Ce qui signifierait alors qu’elle a perdu la mémoire et se souvient du passé d’une autre. Ou Jessica ? Mais comment expliquer alors le fait incroyable qu’elle ait intégré le corps d’une autre ?
Quoi qu’il en soit, la jeune femme n’a d’autre choix que d’endosser sa nouvelle identité et de vivre la vie de Lauren. Peu à peu, elle se glisse dans sa nouvelle peau. Son comportement surprend ses proches et, bien vite, elle découvre un secret qui menace l’équilibre familial…


Mon avis : Un jour de pluie, alors qu’elle promène tranquillement sa chienne Frankie, Jessica Taylor, une jeune célibataire endurcie, est frappée par la foudre. Elle survit miraculeusement, mais se réveille dans le corps d’une autre. Cette autre s’appelle Lauren, elle est mariée et a quatre enfants. Jessica croit à un rêve farfelu, puisque lorsqu’elle se rendort, elle redevient elle-même. Mais ce n’est que le temps d’une journée, car elle se rend compte qu’elle endosse simultanément deux identités à la fois, très différentes. Elle va devoir continuer à vivre normalement et apprendre à s’intégrer dans la peau d’une maman, au coeur d’une famille dont elle ne connaît rien. Un défi de taille l’attend… et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Assez perplexe au début de ma lecture, je me suis laissé lentement embarquer par Mélanie Rose, dans cette histoire aussi farfelue qu’excitante. Qui n’a jamais rêvé de se glisser dans la peau d’une autre personne, ne serait-ce qu’une seule journée ? En tout cas, moi j’en ai déjà rêvé., et je me prends souvent à imaginer la vie des passants dans la rue. Jessica a réalisé ce fantasme pour nous : elle a dédoublé son identité pour se rendre dans la peau d’une autre. Et ce n’est clairement pas une partie de plaisir, surtout lorsque l’autre personne en question est une femme mariée et maman de quatre jeunes enfants en bas âge. Jessica va devoir réapprendre à vivre dans le corps d’une autre, et surtout elle va devoir faire semblant d’être celle qu’elle n’est pas.

J’ai beaucoup aimé l’idée et l’originalité du récit. Malgré quelques incohérences d’écriture qui ont passablement gênés ma lecture, j’ai apprécié découvrir cette histoire. C’est sûr, pour apprécier un tant soit peu ce récit, il faut savoir ouvrir son esprit et se laisser guider par l’écriture de l’auteure.

Habituée des lectures en tout genre, j’ai, depuis quelques années, développé le syndrome du « je devine le dénouement avant qu’il n’ait lieu ». Coups de foudre n’a pas échappé à la règle, puisqu’à mi-chemin du récit, je me faisais déjà une idée de dénouement final. Et ça n’a pas loupé : il a bel et bien eu lieu comme je l’avais imaginé. Je l’ai trouvé bon, mais peut-être un peu bâclé, dans le sens où il n’est pas assez bien développé, et la dernière page se ferme alors que la révélation finale vient d’avoir lieu. Autrement dit : on ne laisse pas le lecteur se remettre de ses émotions qu’il doit déjà passer à autre chose. Une dizaine de pages de plus n’auraient pas été de refus (et un tome deux aurait été encore mieux !).


Et si nous pouvions vivre une journée ou plus dans la peau d’une autre personne ? Jessica Taylor l’a expérimenté pour nous.  Une histoire originale et distrayante, qui mêle comédie romantique et fantastique. 

Ma note : 7/10

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Les pétales de sang


Les pétales de sang de Dorothy Koomson

717 pages, éditions Charleston Noir, à 9,50€


Résumé : Une famille parfaite que Tami croyait avoir…Jusqu’au jour où son mari est arrêté pour un acte odieux. Et si a vie de la jeune femme n’était qu’un terrible mensonge?..

La vie de Tami bascule le jour où son mari est arrêté sous les yeux de leurs petites filles. Sa meilleure amie l’accuse de viol et de harcèlement. Lui prétend qu’ils entretenaient une liaison. Écartelée entre les deux personnes qu’elle aime le plus, Tami doit découvrir la vérité quelle qu’elle soit.


Extrait  « On ne choisit pas la personne dont on tombe amoureuse. Et il arrive parfois que, en cédant à la force de l’amour, on fasse du mal à une tierce personne. Or, cette personne-là, on ne choisit pas non plus de lui faire du mal. »

« Être moi-même, c’était la chose la plus agréable que j’avais eu l’occasion de faire depuis longtemps. »


Mon avis : Une famille en apparence unie et heureuse va connaître un terrible drame. Scott, le mari, se retrouve arrêté par la police, sous les yeux de sa femme Tami et de leurs deux enfants. Il est accusé d’agression et tentative de viol sur la personne de Mirabelle, la voisine de la famille et meilleure amie de Tami. C’est l’incompréhension totale, puisque Scott nie en bloque, et Mirabelle campe sur ses positions. Tami est tiraillée entre son mari et sa meilleure amie : c’est certain, l’un des deux ment, mais lequel ? L’affaire se complique davantage lorsque l’on apprend l’assassinat de Mirabelle…

Les pétales de sang est un thriller anglais bien construit et addictif à souhait, qui vient capturer le lecteur et qui ne le lâche plus jusqu’au dénouement. Dorothy Koomson a misé sur la narration à plusieurs voix, exclusivement féminines, avec pas moins de trois protagonistes différentes qui vont exprimer, à tour de rôle, leur regard sur la situation. Il y a bien évidemment Tami, la mère de famille et épouse de Scott, qui va mettre en avant ses déboires amoureux, sa sexualité, son rôle de mère, son passé de femme et d’épouse. Béatrix, la deuxième meilleure amie de Tami, fait également partie des protagonistes narratrices. Très proche de la famille de Scott et Tami, elle mettra en avant son lien avec eux, mais aussi sa vie sentimentale et sa solitude quotidienne. Enfin, la troisième femme n’est autre qu’une certaine Fleur, dont je ne peux dévoiler entièrement l’identité, souhaitant que vous puissiez savourer la surprise de le découvrir en lisant le livre.

Le suspense est présent dès le début du récit, et la tension reste croissante au fil des pages. Les rebondissements se font nombreux, pour notre plus grand plaisir, et les quelques 700 pages défilent en un rien de temps.

Les pétales de sang est un thriller qu’on prend plaisir à découvrir. Les personnages sont attachants et nous suivons leurs pérégrinations avec avidité. Néanmoins, comme beaucoup de thrillers, il passe très rapidement aux oubliettes de la mémoire. Bien que j’aie adoré lire ce livre et que j’aie trouvé l’intrigue finement écriture et rondement menée, i’histoire en elle-même n’avait rien d’exceptionnelle et s’effacera très rapidement de mes souvenirs littéraires.

En revanche, j’ai trouvé que le dénouement était à la limite du bâclé. Il sonnait faux, il était peu cohérent avec l’ensemble du récit et n’a pas grès à mes yeux. Quel dommage de finir sur un point négatif…


Un bon thriller, où mystères et faux semblants se mêlent pour notre plus grand plaisir. Une intrigue rondement menée, des personnages attachants, qui nous font passer un bon moment de lecture. 

Ma note : 7/10

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Sauvez le Kursk !


Sauvez le Kursk ! de Robert Moore

327 pages, éditions L’Archipel, à 21€


Résumé : A bord du sous-marin nucléaire russe K-141 Kursk en difficulté :23 marins à sauver… Samedi 12 août 2000, 11h28. Dans les hauteurs du Cercle Arctique, sous la surface déchaînée de l’impitoyable mer des Barents, le sous-marin « Kursk », fierté de la flotte d’élite russe, effectue des exercices de lancers de missiles. À son bord, le capitaine Gennady Lyachin et ses hommes.Mais ce qui apparaissait comme un simple entraînement tourne au cauchemar quand l’un des missiles, semblablement victime d’une fuite, explose dans le compartiment avant du sous-marin.Sept marins sont tués sur le coup de l’onde de choc. Mais ce n’est que le début de l’horreur…Pour la première fois traduit en France, Kursk fait le récit heure par heure du drame qui s’est joué à l’intérieur du sous-marin, et des efforts désespérés des sauveteurs. Une enquête sous tension, pour laquelle l’auteur a eu accès à des documents gardés secrets, qui se lit comme un thriller et que Thomas Vinterberg (Loin de la foule déchaînée) adapte au cinéma en novembre 2018.


Extraits  « Les meilleurs mensonges se dissimulent derrière un vernis de vérité. »

« Tant que je n’aurai pas obtenu la preuve que les marins sont morts, déclare-t-il, je partirai du point de vue qu’ils sont vivants. »


Mon avis : J’étais trop jeune lorsque le drame du Kursk a eut lieu en mer de Barents. Tout naturellement, je n’en garde aucun souvenir. Mais l’histoire de ce sous-marin russe qui a coulé avec plus de 118 marins à son bord trouve encore échos dans l’esprit de nombreuses personnes.

Photo du Koursk, long de 154m

12 août 2000, en mer de Barents, en Arctique. Le submersible nucléaire russe « Kursk » abrite 118 marins à son bord. Alors qu’il s’entraîne à des exerces de lancers de missiles, la défaillance d’un des missiles pulvérise une partie du sous-marin et cause la perte des nombreux hommes à son bord. Seul 24 hommes, reclus dans le dernier compartiment du submersible, arrivent à s’en sortir. Dotés d’une quantité d’air limité, ils attendent avec impatience les secours. Mais depuis plusieurs années, la marine russe connaît de sérieux problèmes financiers, et le matériel utilisé n’est plus forcément adapté pour réaliser des missions à haut risque de cette envergue. D’autant plus que les politiques russes semblent bloquer l’avancée du sauvetage, et n’acceptent pas la main tendue des pays voisins, craignants un espionnage rapproché… au détriment de la vie de leurs propres marins.

Ce livre de Robert Moore est celui qui a inspiré le film de Thomas Vinterberg, sorti dernièrement au cinéma.  Il y décrit, avec d’infinies précisions, les détails du naufrage du Kursk et du secours apporté par les autorités.

Grâce à cette lecture, on se rend compte du laxisme du président Vladimir Poutine, alors nouvellement élu à la tête du pouvoir en Russie. Malgré la tragédie qui se jouait en mer de Barents, il n’a pas interrompu ses vacances ni ses divers rendez-vous, et ne s’est présenté sur les lieux, devant les familles des victimes, près de dix jours après le naufrage du Kursk. Plus globalement, on prend conscience de la politique russe scandaleuse, qui ont préféré refuser l’aide des occidentaux au détriment de la vie de leurs marins. C’est seulement plusieurs jours après l’annonce publique du naufrage du sous-marin que les russes ont accepté leur aide. Hélas, ayant peur d’éventuels tactiques d’espionnages, ils ont mentis sur certaines de leurs données et n’ont pas voulu en dévoiler d’autres, pourtant précieuses pour commencer les opérations de sauvetage (comme un plan détaillé du sous-marin russe).

La politique médiatique est également mise en cause, puisque comme l’explique si bien Robert Moore dans son livre, il n’y avait à cette époque que très peu de médias libres, ce qui fait que les informations étaient entièrement contrôlées par l’état, qui pouvait se permettre de divulguer des mensonges pour satisfaire leur prestance autoritaire et garder une certaine contenance. Une vingtaine d’années plus tard, les pratiques n’ont pas évoluées, l’instrumentalisation des médias  reste d’actualité.

Ce fût un pur bonheur de lire ce livre, hautement documenté, avec de nombreux témoignages et d’infinies précisions. Construit comme une fiction, il est quand même assez douloureux de se dire que l’histoire s’est réellement déroulée comme elle est narrée.


Une lecture passionnante et hautement enrichissante, qui m’a permis d’en apprendre plus sur le naufrage du sous-marin russe Kursk en mer de Barents. Je vous recommande fortement cette lecture !

Ma note : 9/10

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Le week-end


Le week-end de Natasha Preston

371 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Ils pensent qu’ils sont invincibles. Ils pensent pouvoir faire et dire ce qu’ils veulent, sans jamais avoir à en assumer les conséquences. Ils ne m’ont pas laissé le choix. Il est temps pour eux de payer pour leurs péchés. »Un week-end entre amis, dans un chalet loin de tout,  c’est exactement ce dont Mackenzie avait besoin.  La bande se retrouve, impatiente que la fête commence.Un verre, puis deux.  Et la nuit tombe dans l’oubli.Au réveil, c’est l’horreur.  Deux d’entre eux sont morts,  sauvagement assassinés.  Aucune trace d’effraction ni signe de lutte.  Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter ? Quelqu’un ne dit pas la vérité.  Et la première erreur de Mackenzie est de croire que ce cauchemar est terminé.


Extrait  « Les secrets qu’on se cache à soi-même sont les plus dangereux. »


Mon avis : Natasha Preston est une auteure talentueuse, que j’ai déjà découverte l’année dernière à travers son thriller Young adult La Cave. L’histoire de son précédent roman m’avait conquise, bien que la fin m’ait un peu déçue. Dans Le week-end, le schéma se reproduit à l’identique : j’ai beaucoup apprécié la narration, le suspense et toute l’intrigue, mais la fin en eau de boudin m’a terriblement déçue.

Ce livre raconte l’histoire d’une bande d’amis, qui décident de se retrouver un week-end tous ensemble dans la maison de l’un deux, pour boire, faire la fête et s’amuser comme des jeunes de leur âge. La soirée bat son plein, l’alcool coule à flot, les couples commencent à se former, puis… trou noir. Ils se réveillent le lendemain et découvrent que deux d’entre eux sont décédés durant la nuit. Aucune trace d’effraction n’est relevé : le coupable se cache forcément parmi eux.

J’avoue que l’histoire est alléchante et qu’elle est additive. L’auteure nous donne envie d’en découvrir davantage à chaque chapitre, si bien que par moment, j’ai vraiment eu du mal à me détacher de ma lecture. Nous faisons la connaissance de chacune des personnes présentes ce fameux week-end lors de la fête tragique : il y a tout d’abord Mackenzie, notre protagoniste, qui a vu le corps sans vie de sa meilleure amie Courtney dans la cuisine de la maison. Courtney était en couple avec Josh, le riche de la bande, celui qui a prêté la maison pour faire la fête, mais qui est lui aussi décédé. Blake, le demi-frère de Josh fait aussi parti des suspects, tout comme Kyle, Megan et Aaron. En tout, ce sont cinq personnes qui sont suspectées d’avoir assassiné leurs amis. Mais pour quelle raison ?

Natasha Preston prend un malin plaisir à faire tourner le lecteur en bourrique et à nous envoyer sur de fausses pistes. Car le dénouement est assez surprenant, et rare doivent être les lecteurs qui arrivent à percer le mystère avant la fin. Comme dans La Cave, j’ai trouvé qu’il manquait de solidité, qu’il n’avait pas été assez travaillé. C’est une fin un peu trop facile à mettre en place, je m’attendais à quelque chose de plus surprenant, de moins bâclé.


Un thriller captivant, qui a su me divertir, mais dont le dénouement m’a déçu. 

Ma note : 6/10

 

Clean


Clean de Juno Dawson

372 pages, éditions Hachette romans, à 18€


Résumé : « Visage écrasé contre le cuir. Odeur de voiture neuve.
Je ne peux pas bouger. J’ai été kidnappée. Je ne peux pas bouger.
J’ouvre les yeux. Ça fait mal. Mais j’aperçois mon frère, Nikolai.
― Nik ?
― Tout va bien, Lexi, je vais te trouver de l’aide.
Oh, putain, cette fois, il l’a fait. Il a décidé de me sauver. »

Voilà comment je me suis retrouvée coincée au Clarity Centre, un hôtel de luxe pour les accros en tout genre. Pour moi, c’est un peu Alcatraz avec un spa.
Chacun son poison. Pour Ruby, c’est la bouffe. Pour Kendall, c’est l’excès inverse. Pour Saif, c’est la drogue (aucune originalité), comme moi. Et Brady… Brady, le beau gosse de service, c’est un grand mystère.
Bref, on forme une belle bande de déglingués. Et la nouvelle venue, Sasha, semble encore plus tarée que les autres. La grande question : sommes-nous prêts à être clean ?


Extraits « Si je me sens aussi mal sans ces comprimés et les autres substances, il faut bien en conclure que j’ai une dépendance. Cette idée me donne la chair de poule, autant que des ongles sur un tableau noir. »

« Il ne s’agit pas de prétendre que les risques n’existent pas, il s’agit pour chacun d’accepter la relation qu’il entretient avec eux et de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. »


Mon avis : Le Clarity Centre, c’est un centre de désintoxication de luxe pour les accros en tout genre. Il est situé sur une île déserte et accueille des privilégies venus du monde entier pour se faire soigner. Lexi, notre protagoniste, est accro à la drogue, tout comme Saif, un autre pensionnaire richissime. La drogue de Ruby, c’est la nourriture, quant à Kendall, sa drogue, c’est au contraire d’avoir le ventre vide. La drogue du jeune Brady reste à ce jour un grand mystère, qu’aimerais bien percer Lexi. Autant de pensionnaires qui vont devoir cohabiter tout en tentant de soigner leurs maux.

J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir cette histoire. C’est un roman à destination des jeunes adultes, qui dégage beaucoup de maturité. L’auteur traite des addictions, un sujet dans l’ère du temps, qui atteint en moyenne beaucoup plus la cible qu’elle cherche à viser : les grands adolescents et jeunes adultes. Drogues, anorexie, boulimie… autant d’addictions qui peuvent détruire des vies entières. Mais chaque addiction peut se soigner, c’est ce que cherche à nous démontrer l’auteure. Pour se faire, il faudra être vaillant, tenace et courageux, il faudra se combattre soi-même avant d’arriver à combattre son addiction.

Le style d’écriture est addictif, on se laisse happer autant par l’histoire que par les protagonistes. J’ai réussi à me projeter sur cette île déserte aux côtés des pensionnaires et à entrer véritablement dans l’histoire avec eux, et ça, c’est grâce au remarquable travail d’écriture de Juno Dawson. Elle arrive à alterner des scènes d’actions avec des scènes plus douces et à incorporer dans son récit un grand nombre de mystères, qui donnent du piquant à l’histoire. Tout est bien dosé, pour le plus grand plaisir des lecteurs !


Un roman addictif et moderne, qui délivre un message d’espoir pour toutes les personnes atteintes d’addiction en tout genre. J’ai vraiment bien aimé, et je le recommande !

Ma note : 9/10

 

Pêche


Pêche de Emma Glass

125 pages, éditions Flammarion, à 14€


Résumé : Il est arrivé quelque chose à Pêche. Elle erre dans la rue, du sang coule sur ses jambes, l’odeur de son agresseur lui colle à la peau. Ça lui fait mal de marcher mais elle parvient à rentrer à la maison en titubant et tombe sur une autre réalité cauchemardesque : celle de son cercle familial, qui ne semble s’apercevoir de rien. Ça devient difficile pour elle de trouver le sommeil, et plus difficile encore de travailler quand l’odeur graisseuse des saucisses grillées envahit ses narines, sans parler de s’alimenter. Même si elle tente de fermer les yeux sur ce qui s’est passé, Pêche finit par envisager l’acte drastique, cruel, qu’elle se doit d’entreprendre.

Dans cet éblouissant premier roman, Emma Glass articule l’indicible avec une verve à couper le souffle. Physiquement intense, dans une prose rythmée, qui plonge au plus profond, Pêche marque l’arrivée d’une voix nouvelle et visionnaire.


Mon avisJ’ai lu ce petit roman d’une traite il y a près d’un mois. L’histoire ne m’a pas tant passionnée, mais une lectrice assidue comme moi ne fait qu’une bouchée d’un livre de seulement 125 pages. C’est donc près d’un mois après la fin de cette courte lecture que je me penche enfin sur mon ordinateur pour écrire mon ressenti sur ce livre. Problème : je n’ai presque aucun souvenir de cette histoire…

Ce dont je me souviens avec exactitude, c’est l’écriture assez singulière de Emma Glass, qui use de phrases courtes et hachées pour débiter son histoire. C’est assez inattendu et ça surprend au début. Certains pourront s’y faire, d’autres moins. En tout cas, ce style d’écriture m’a gênée durant ma lecture, puisque outre le fait que certains mots sont répétés plusieurs fois de suite, les phrases courtes ne m’ont pas permises d’entrer au coeur de l’histoire.

L’histoire d’ailleurs, parlons-en. Une jeune fille se fait violer, mais décide de le cacher à ses parents et de se guérir seule. Mais son agresseur est loin d’en avoir fini avec elle. S’ensuit des scènes assez spéciales, dont une qui m’a particulièrement choquée : le moment où cette jeune fille décide de se recoudre les parties intimes. Horrible… L’histoire est assez abstraite, parfois incohérente et l’ensemble des personnages sont étranges. Vous l’aurez sans doute compris : je n’ai pas adhéré à l’histoire et j’ai encore moins compris où l’auteure voulait nous emmener.


Pêche, c’est un livre étrange, sans doute un peu trop visionnaire, que je n’ai malheureusement pas apprécié. 

Ma note : 2/10

 

L’ombre de l’autre femme


L’ombre de l’autre femme de Dorothy Koomson

569 pages, éditions Charleston Noir, à 8,90€


Résumé : Libby vit une belle histoire avec Jack, jusqu’au jour où un terrible accident de voiture jette un voile de soupçon sur son mariage. Eve, la première femme de Jack, est morte dans d’étranges circonstances. Libby doit-elle également se croire en danger ?
En mettant la main sur le journal intime d’Eve, elle comprend que ses craintes sont plus que fondées. Dans sa grande demeure de Brighton, Libby sent la menace se rapprocher…


Extraits « Si vous n’aviez pas le choix, si vous deviez décider entre votre vie et la sienne, vous choisiriez la vôtre. Moi, je choisirais la sienne. Toujours. »

« Quand il s’est effondré sur le lit, il s’est mis en tête de me faire promettre que je ne mourrais pas en premier. Si je devais mourir, je devais le prévenir pour qu’il puisse se suicider et ne pas avoir à vivre sans moi. »


Mon avis : Les éditions Charleston, spécialisées dans les histoires de femmes, sortent une nouvelle collection de roman : Charleston Noir. Dans cette collection, les lecteurs pourront découvrir des thrillers ou romans policiers qui mettent en scène des protagonistes féminines. Intriguée par cette nouveauté, je me suis laissé tenter par L’ombre de l’autre femme de Dorothy Koomson, le premier thriller publié aux éditions Charleston Noir.

Libby rencontre Jack, un homme avec qui elle entretient une relation amoureuse, puis se marie. Tout se passe au mieux dans leur couple, jusqu’au jour où Libby et Jack sont impliqués dans un accident de voiture. Jack est indemne, mais Libby salement amochée. Au-délà des dégâts matériels et physiques, cet accident va mettre en lumière le passé de Jack. En effet, avant de connaître Libby, Jack a été marié à Eve, une jeune femme qui s’est tuée dans les escaliers de leur maison. Sans le vouloir, Libby va mettre la main sur le journal intime d’Eve et va découvrir des choses qu’elle n’aurait jamais dû découvrir.

C’est une enquête passionnante et prenante que nous livre l’auteure. Dès le début du récit, j’ai été littéralement embarquée dans cette histoire. Les actions sont récurrentes, les révélations permanentes, donc le récit est dynamique et vivant.

Ma lecture s’est découpée en plusieurs temps, avec d’abord le début du roman, qui était très prenant, puisqu’on apprend à connaître les personnages et à s’y attacher. Ensuite le milieu du récit, qui s’étirait un peu en longueur, avec quelques répétitions et des passages pas forcément pertinent. Puis le dénouement final, qui a remonté mon intérêt pour l’histoire, puisqu’il offre suspenses et surprises. Des moments de lectures un peu inégalitaires, mais l’histoire reste dans l’ensemble très bien.

Le personnage de Eve m’a plus touché que celui de Libby ou de Jack. En effet, à travers les journaux intimes d’Eve, nous plongeons dans son intimité et découvrons tous ses secrets. L’auteure s’est plus attardé à développer le personnage d’Eve au détriment de ceux de Libby ou de Jack, qui ont été effacés et relégués au second plan. D’où le manque d’empathie et le peu d’attachement que j’ai ressenti à leurs encontre.

Un roman qui se déroule avec souplesse et fluidité. Sans vouloir vous dévoiler l’intrigue principale, sachez que ce livre s’adresse à un public adulte et averti, puisqu’il aborde longuement la thématique de la prostitution.


Plongez au coeur des secrets d’une vie bien difficile. Un premier Charleston Noir convaincant qui me donne envie d’en découvrir d’autres. 

Ma note : 7/10