Nos vies en mille morceaux


Nos vies en mille morceaux de Hayley Long

327 pages, éditions Gallimard jeunesse


Résumé : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, ils sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.


Extraits « Même quand tu as l’impression d’être totalement coincé dans un moment, en fait, ce n’est jamais le cas. Les choses changent. « Le temps passe. Écoute. Le temps passe. » »
« La musique n’est pas juste de la musique, c’est aussi de la magie. Qui peut conjurer des émotions dont on ignorait jusqu’à l’existence, et faire naître à la vie des sentiments que l’on pensait éteints à jamais. Un peu comme un voyage dans le temps. La musique est capable de nous transporter à une époque, à d’autres endroits, avec une telle précision qu’on revoit les bandes de baskets qu’on n’a plus depuis longtemps, qu’on entend pépier les oiseaux envolés depuis longtemps et qu’on va jusqu’à sentir l’odeur de vinaigre des chips de l’été précédent. Et lorsque toutes ces émotions, ces souvenirs surviennent par le biais d’un objet concret, et pas seulement d’un MP3, eh bien, la magie est encore plus forte.« 

Mon avis : Griff et Dylan, deux jeunes frères de 13 et 15 ans, voient leur monde basculer lorsqu’ils sont victimes, avec leurs parents, d’un terrible accident de voiture. Leurs deux parents sont morts sur le coup. Ensemble, les deux garçons vont devoir surmonter ce choc et continuer à survivre coûte que coûte.  Mais Griff et Dylan ont deux chemins différents à prendre pour mener vers la cicatrisation de leurs peines.

Griff et Dylan vont atterrir à Aberystwyth, un petit village du Pays de Galle (matérialisé sur la carte ci-dessous pour que vous puissiez le situer plus précisément). Bien loin de toutes les grandes villes où ils ont habité avec leur famille avant (Munich, Shangai, Barcelone, New York), l’adaptation est difficile au début pour les jeunes hommes. Mais grâce à l’amour et à l’attention constante de Dee et Owen, sa famille d’accueil, grâce à l’amitié de Hari, à la présence réconfortante de son frère Dylan, à l’amabilité du vieux monsieur Henry, Griff va très vite s’épanouir dans ce nouvel environnement, loin de tous ses repères passés.

Il est très compliqué de vous parler de ce roman sans vous révéler des détails très importants de l’histoire. Sachez seulement que ce livre raconte le parcours, éreintant mais essentiel, de deux jeunes hommes, désireux de se reconstruire après de terribles épreuves. La vie est parfois cruelle, mais il faut savoir aller de l’avant, remonter la pente, continuer à sourire, à vivre et à aimer. Le jeune Griff en est l’exemple même : sans plus de repère, il va se relever, rencontrer de nouvelles personnes qui vont lui tendre la main pour l’aider à aller vers un guérissement de l’âme et du coeur. J’ai refermé la dernière page du livre au bord des larmes. Un trop plein d’émotions tout au long du livre mène inéluctablement vers une déferlante de larmes à la fin.

Nos vies en mille morceaux est une histoire puissante, extrêmement touchante, qui vous attrape aux tripes et ne vous lâche qu’à la toute dernière seconde du récit. Je recommande chaudement ce livre, qui ne sera sans doute pas une lecture paisible et agréable, mais qui ne vous laissera certainement pas indifférent.


Un récit coup de poing et bouleversant, qui vous apprend à profiter de tout ce que la vie vous donne et surtout de vos proches.

Ma note : 7,5/10

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The Rain, tome 1


The Rain, tome 1 de Virginia Bergin

381 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Ruby passe la soirée avec ses amis quand le monde bascule. La radio diffuse en boucle un message d’alerte : « Protégez-vous de la pluie, c’est une question de vie ou de mort ». La petite bande court se mettre à l’abri, mais l’un d’entre eux décide d’affronter les gouttes. Aussitôt, les parties de son corps exposées à l’eau sont en sang. Ruby réussit à rentrer chez elle et retrouve Rebecca, sa mère, Simon, son beau-père et Henri, son petit frère. Malgré toutes leurs précautions, Rebecca et Henri meurent. Simon décrète une interdiction totale d’utiliser l’eau.La pluie ne cesse de tomber. Il n’y a plus de téléphone ni d’internet. Selon les informations, un nuage de poussière porteur d’un virus se serait abattu sur la terre. Une pluie acide brule la peau et fait exploser les cellules. Un matin, le ciel est bleu. Ruby et Simon s’aventurent dans la ville et découvrent des scènes de pillages, cadavres, voitures entassées. Le temps de revenir à la maison, Simon crache le sang… Désormais, Ruby est seule et décide de rejoindre son père à Londres. Un long périple commence. Quand elle arrive enfin, la maison est vide mais Ruby découvre un mot de son père daté du 23 juin disant qu’il reviendra le 26. Sept semaines plus tard, Ruby a organisé sa survie et elle attend toujours..


Extraits « Ce n’est pas le téléphone, c’est la vie qu’il contient dont on ne peut pas se passer… »
« Est-ce que ça vous est déjà arrivé de voir en rêve des personnes disparues ? Elles sont encore en vie, tout va bien, et c’est merveilleux. Mais, au réveil, l’atterrissage est brutal. Vous vous demandez comment vous avez pu les voir, les entendre, les toucher… Elles étaient là, et elles sont reparties. La douleur que vous ressentez alors est pire qu’un coup de poignard.« 

Mon avis : Quelle merveilleuse surprise que ce premier tome de The Rain !

Une pluie meurtrière s’abat subitement sur le monde, sans aucune explication et sans avertissement préalable. Une mystérieuse bactérie contenue dans les gouttes d’eau tue toutes les personnes qui entrent en contact avec elle. Plus des trois quart de la population succombe aussitôt à cette averse. Ruby, une jeune lycéenne, voit sa mère et son demi-frère Henry mourir sous ses yeux. D’abord seule avec son beau-père Simon, elle le voit à son tour dépérir et mourir. Totalement livrée à elle-même, sans plus d’eau ni de nourriture, Ruby va devoir chercher des alliés pour survivre à cette fin du monde apocalyptique.

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de dystopie jeunesse, mais c’est à chaque fois un réel plaisir que de replonger mon nez dans ce genre littéraire que j’adore (surtout lorsque celui-ci est bien écrit).

Dans The Rain, j’ai été servie : l’action est omniprésente, il n’y a aucune temps mort ni essoufflement. Tout s’enchaîne avec fluidité et rapidité, si bien que l’on se laisse très facilement entraîner dans l’histoire. D’autant que la protagoniste Ruby est une jeune fille très agréable, a qui l’on peut facilement s’identifier. Courageuse et combattante, malgré la perte de l’ensemble de sa famille, elle reste déterminée à survivre et à retrouver son père vivant à Londres. La seule chose que je regrette, c’est sans doute le manque d’émotions de Ruby. Après la perte brutale de sa mère, de son beau-père et de son demi-frère, la jeune fille ne montre pas tant que ça choc ou tristesse, mais continue à tenter de survivre à cette pluie assassine. Un peu plus de compassion et de sentiments auraient apporté plus de réalisme et d’humanisme au récit.

Pour ma part, j’ai totalement adhéré à cette lecture, puisque j’ai réussi à me faire glisser dans l’histoire, à voir, ressentir, penser même, comme notre protagoniste Ruby. C’est assez exceptionnel, puisque j’ai ressenti vraiment toutes les émotions qui l’ont parcourues, et j’ai pu suivre l’histoire de l’intérieur, les actions et émotions étant alors décuplées. Ce sentiment était totalement délectable, j’ai adoré vivre cette expérience de lecture, tant et si bien que j’en redemande encore. C’est pourquoi je n’ai qu’une hâte : pouvoir connaître la suite de cette saga !

La fin de ce premier tome nous met d’ailleurs l’eau à la bouche, puisqu’une grande annonce y est faite, qui devrait peut-être changer le cours de l’histoire. Affaire à suivre…

Pour votre information, ce livre est à l’origine d’une série diffusée sur Netflix, dont la bande-annonce (disponible en bas de cet article) est totalement géniale ! Je pense que l’adaptation filmique a pris quelques libertés quant au film, mais que l’essence même de l’histoire reste la même. Si j’en ai l’occasion, je regarderai cette série !


Une dystopie jeunesse éprouvante mais exaltante, que j’ai dévoré en quelques heures. La jeune Ruby pourra-t-elle sauver le monde ? Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

Ma note : 8/10

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Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée


Strong Girls Forever : Comment ne pas devenir cinglée
de Holly Bourne

462 pages, éditions Nathan, à 17,95€


Résumé : Dans le Club des Vieilles filles (comprendre : filles indépendantes et fières de l’être !), elles ont 17 ans et elles sont trois… Lottie, belle brune qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir par son intelligence. Amber, la pétulante rousse qui complexe de sa taille de girafe… et Evie. Evie a des crises d’angoisse qui l’obligent à se laver les mains 60 fois par jour et qui lui ont gâché la vie pendant des années. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une chose : devenir enfin « normale » ! Lycée, fêtes, copines… et un petit ami comme tout le monde, est-ce trop demander ?


Extraits « Réfléchissez. Les hommes qui ne vivent pas en couple sont des « célibataires ». Les femmes, des « vieilles filles ». Même l’équivalent « vieux garçon » est loin d’avoir la même portée péjorative. Pareil pour les dons Juans qui couchent à droite à gauche ; il y a des TONNES de synonymes féminins, tous beaucoup moins polis ! La langue en elle-même est sexiste. Elle renforce les stéréotypes idiots qui dictent leur conduite aux membres des deux sexes. »
« La maladie mentale est un monstre qui vous attrape par la jambe et vous avale malgré vos hurlements. Elle vous rend égoïste. Elle vous rend irrationnel. Elle vous rend autocentré. Elle vous rend exigeant. Elle vous fait annuler vos projets à la dernière minute. Elle vous rend ennuyeux. Elle vous rend épuisant à côtoyer.« 

Mon avis : Chaque personne sera un jour ou l’autre, dans sa prime jeunesse ou dans sa vie d’adulte, victime de complexes. Ceux-là peuvent prendre différentes formes, le plus souvent physiques et physionomistes, ils amenuisent la confiance qu’une personne peut avoir en soi. Pour Evie, notre protagoniste, ses TOCs régissent sa vie et constituent un complexe insurmontable à dépasser.

Evie est pourtant bien entourée de sa bande de copine membres du « Club des Vieilles Filles » : Lottie, la copine intelligente qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir et Amber, la grande copine, qui effraie par sa taille imposante. Rajoutant à ce trio Jane, l’ex-meilleure amie d’Evie, qui s’est éloignée d’elle après s’être entichée d’un garçon. Seule Jane est au courant des TOCs qui handicapent Evie au quotidien, cette dernière ayant préféré cacher à ses nouvelles copines son trouble psychique, de peur d’être rejetée. Suivie depuis plusieurs années par une psychologue pour amoindrir ces troubles obsessionnels compulsifs qui lui gâchent la vie, Evie se demande si elle arrivera un jour à devenir une jeune fille normale.

Les TOCs peuvent être des peurs et angoisses, qui génèrent des compulsions, comme une irrépressible envie de réaliser des gestes répétitifs, ou ils peuvent se matérialiser sous comme des actes mentaux, comme compter ou réciter intérieurement des phrases. Comme Evie, les personnes qui souffrent de TOCs sont conscientes que ces comportements sont disproportionnés et anormaux, mais ils ne peuvent pas se contrôler. Notre protagoniste en est l’exemple type : peur de la contamination, elle se lave les mains et le corps entier à la moindre occasion, quitte à se mettre en danger. Elle se remplit de pensées négatives, qui empoisonnent son existence et la contraint à des actes déroutant et farfelu, comme lorsqu’elle se met à toucher x fois les lampadaires avant de se convaincre d’une chose quelconque.

Dans le cas d’Evie, en parler à ses proches et se faire aider par des personnes qualifiées restent le meilleur moyen de guérir de ces troubles. Mais en parler revient à se mettre à nu, et c’est justement là la cause du problème : Evie souhaite vivre une existence normale, sans être pointée du doigt comme la fille aux comportements bizarres. Elle n’arrive pas à s’accepter, et cache ses problèmes à ses copines, par crainte du jugement.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Rose, la petite soeur cadette d’Evie, qui se montre mature et très intelligente pour son âge. Compatissante envers sa soeur, elle essaie de l’aider du mieux qu’elle peut, en étant l’oreille attentive qui vient recueillir tous ses griefs.

Ne vous méprenez pas, ce livre ne parle pas uniquement des problèmes comportementales d’Evie. C’est un roman jeunesse, qui évoque des problèmes futiles un peu banals que rencontrent chaque adolescent : des histoires de garçon, des histoires d’amour, d’amitié, de soucis familiaux… Une thématique se démarque néanmoins de cet entrelacs, celui du féminisme. Le trio du Club des Vieilles Filles débattent à plusieurs reprises autour de la question des femmes, de leurs droits, leurs devoirs, de leur place dans la société. Nos héroïnes ont des avis très tranchés sur ces questions sociétales, ce qui donnera l’occasion aux futurs jeunes lecteurs et lectrices d’aborder cette thématique et de se forger une opinion sur celle-ci.


Un roman jeunesse engagé et engageant, qui nous pousse à réfléchir sur des thématiques sociétales, comme les maladies mentales ou le féminisme. Je le recommande à tous les jeunes !

Ma note : 6,5/10

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The Other Woman


The Other Woman by Jane Green

438 pages, at £10,99


Summary : Ellie and Dan are living proof that opposites attract. He always follows instructions and she throws the manual away. He loves sports whereas Ellie’s allergic to any form of exercise. Ellie doesn’t have a mother. And Dan does – a mother who wants to take over… EVERYTHING.

At first Ellie is thrilled to have Linda as her « adopted » mother and to be a part of the close, loving Cooper family. But when she and Dan decide to get married and wedding plans progress, she starts to wonder : is it normal for Linda and Dan to speak on the phone twice a day ? How on earth do they come to be having a reception with Chilean bloody seabass and humongous bloody white ribbons tied everywhere when all she wanted was a quiet register office do ?

In fact, is she marrying Dan… OR HIS MOTHER ?

And Ellie’s problems have just began. When she discovers she’s pregnant she realizes that Linda’s only been rehearsing for the real takeover. She seems to want to live her life through Ellie, and in the words of the immortal Princess Diana, there are three of them in the marriage…


My opinion : That is my first chronic in English, so I hope you will be lenient with me.

For my first reading in English, I choose an easy book to read in English, without many complicating words : The Other Woman by Jane Green, a chick-lit novel. It tells the love story between Ellie and Dan, a young couple, which decided to get married together. But the only thing that Ellie didn’t know, it’s that Linda, the mother of Dan, wants to control every aspects of their marriage, like this is it’s her own marriage and not that one of Ellie and Dan. After the marriage, Ellie throw pregnant, and Linda continues to be omnipresent in their life. It’s too much for Ellie. Whereas to beginning of their relationship she loved Linda, now she thinks Linda crosses the lines.

I think it’s a slight story like I love. The Other Woman describes a real life that many other women can lives. I have often hear to talk about the mothers-in-laws are very nasty with their daughters-in-laws, in the sense where they love so much their sons that they don’t want to give him to an another woman. They are so possessive, and intrusive, and this novel going to the sense of this cliché.

Like many relationships, that of Ellie and Dan is not all the time pink and great. There are many ups and downs, many beautiful moments, but many disagreements too. A couple is not agree together all the time. I have like so much this story because it shows the reality of a couple, and not a cliché or an utopic love story.

I would like to have the follow-up of the adventures of Ellie, Dan, Tom, Linda and the others characters. Like I have took many times to read this book (my first reading in English, I prefer to remind), I have be attached to all of us, and I would like very much to understand what they are become.


A great romance, which will make you pass a good moments. 

Ma note : 6,5/10

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Je m’appelle Léon


Je m’appelle Léon de Kit de Waal

347 pages, éditions Pocket


Résumé : Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.

Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…
Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Leon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille.

Extraits  « J’ai un nouveau petit frère. Il est vraiment très petit et il dort presque tout le temps. C’est normal, il faut qu’il emploie ses forces à grandir. »

« Personne ne regarde Léon. Personne ne l’écoute. Comme d’habitude. Personne ne sait qu’il est là. »


Mon avis : Léon a 9 ans. Il n’a presque pas connu son père, qui croule sous les grilles de la prison. Sa mère, Carol, a mis au monde un deuxième garçon, Jake, qu’elle a eu avec un homme marié, qui renie la mère et son fils. Déjà faible psychologiquement, Carol s’enfonce dans une déprime et une souffrance intérieure profonde, qui lui cause la séparation d’avec ses enfants. Jake est adopté par une famille accueillante, tandis que Léon se retrouve promené de famille d’accueil en famille d’accueil. Léon est triste d’avoir perdu à la fois sa mère qu’il aimait tant, mais aussi son petit frère, qu’il protégeait et adorait de tout son coeur. Mais Léon reste fort, il sait qu’un jour où l’autre, il partira à la recherche de Jake.

C’est une histoire très forte émotionnellement et psychologiquement que nous narre Kit de Waal. Le sujet n’est pas aisé : une mère a qui l’on retire ses enfants, deux enfants qui se retrouvent privés de repères, et que l’on sépare l’un de l’autre.

Léon est un petit garçon très intelligent pour son âge. Il a une force de caractère sans nul autre paraître, un sens de la déduction et un sens de la responsabilité élevés. C’est un garçon très curieux, studieux, un peu timide et introvertie, mais généreux et d’une aide précieuse. Après les terribles épreuves qu’il a dû traverser, il reste fort, garde la tête haute et continue de vivre, en gardant espoir de revoir sa famille réunie.

J’ai été très touchée par l’histoire de Léon et par son comportement hautement plus mature que ce qu’il aurait dû être. On ne peut pas rester indifférent à ce petit bout d’homme et à son courage. Kit de Waal a su retranscrire avec réalisme les pensées de Léon, à travers une écriture légère, douceur et sensible.

Outre cette histoire centrale de la séparation familiale, une grande partie du livre dépeint le racisme. Si Jake a été adopté, c’est parce qu’il était un enfant blanc, tandis que Léon est métisse. Léon, en sa qualité d’enfant, ne comprend pas encore distinctement cette différence et les conséquences qui en découlent. Sans le dire à sa famille d’accueil, il s’évade certains après-midi, pour se rendre dans un jardin partagé, où il fait la rencontre de M. Devlin et Tutfy, qui vont lui enseigner les rudiments du jardinage. Tutfy est comme Léon, c’est un homme métisse, qui en payera les conséquences durant l’intégralité du livre.

J’ai beaucoup aimé découvrir cette histoire, qui m’a émue. Néanmoins, j’ai trouvé que certains passages, notamment vers le milieu de cette lecture, étaient peut-être un peu trop longs. Il ne se passait rien d’exceptionnel, le personnage de Léon faisait un peu du surplace, il n’évoluait plus, les moments d’actions se sont taris et je l’ai ressenti. Le rythme n’était plus comme au début, et ça a lourdement cassé ma lecture.


Une histoire touchante, racontée par un enfant, séparé de force de ses parents et de son petit frère. Il s’appelle Léon, et il va vous raconter son histoire. 

Ma note : 6/10

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Geek girl, tome 6


Geek girl, tome 6 de Holly Smale

457 pages, éditions Nathan, à 16,95€


Résumé : Harriet en est sûre : la probabilité de rencontrer par hasard son ex-petit ami dans un pays aussi grand que l’Australie est si minuscule que cela ne vaut même pas la peine de s’en inquiéter.
Alors autant se concentrer sur son objectif : faire décoller la carrière de styliste de sa meilleure amie, Nat ! Et pourtant, lorsqu’Harriet décroche un nouveau shooting avec pour cadre la Grande Barrière de corail, elle découvre que même la plus faible probabilité peut se réaliser…


Extrait  « La vie est une fleur. Plus tu la nourris, plus tu lui donnes de la lumière, plus elle s’ouvrira et deviendra belle. »

« Au fond de l’oreille humaine, il y a trois os minuscules, plus petits que des grains de riz. On les appelle la « chaîne ossiculaire », et ils sont la seule partie du corps qui ne change pas en vieillissant. Pour moi, la véritable amitié, c’est pareil. C’est comprendre qu’au fil des années, pendant que presque tous les aspects de notre vie se développent, d’autres vont rester absolument inchangés. C’est juste accepter que des petites parties de quelqu’un soient précisément ce qui fait sa personnalité et comprendre qu’elles seront toujours là. Même si ces parties sont gênantes, ou rebutantes, ou parfois exaspérantes. Savoir que, aussi profond qu’elles soient enfouies ou cachées, elles seront toujours là. »


Mon avis : Je retrouve avec bonheur notre très chère Harriet Manners et ses nombreuses anecdotes et informations classées sans grand intérêt par nombre de ses proches et lecteurs.

Sixième tome de la célèbrissime saga Geek Girl, nous voilà embarqué en Australie pour de nouvelles aventures aux côtés d’Harriet, de sa Pire Pot Nat et de la grand-mère d’Harriet, j’ai nommé Bunty ! Ensemble, elles vont profiter des beautés de cette destination paradisiaque, mais vont aussi penser carrière et tenter de se faire connaître davantage, Harriet dans le mannequinnat et Nat dans la mode et le stylisme. Mais une aventure aux côtés d’Harriet n’en serait pas une si tout était tout rose. Harriet, Nat, Bunty et l’ensemble des lecteurs ne sont pas au bout de leurs surprises… avec Harriet Manners, on ne s’ennuie jamais !

J’étais impatiente de retrouver Harriet (peut-être trop, même). Harriet reste inchangée, fidèle à elle-même. Il est loin le temps où Harriet se cachait sous les tables dans le tome 1, par exemple. Aujourd’hui, elle est devenue une jeune femme accomplie et complète… ou presque.

Pour cette nouvelle aventure, Harriet s’envole en Australie. Les grandes plages à perte de vue, la mer, le soleil… et Bunty, sa grand-mère. J’ai pris plaisir à découvrir un peu plus cette fabuleuse femme, qui était restée jusqu’alors dans l’ombre d’Harriet.

Sans aucun doute, j’aime toujours autant suivre les aventures farfelues de notre protagoniste préférée. Néanmoins, après six tomes, j’ai l’impression que l’histoire avance à très petits pas. On peut clairement constater une évolution dans le comportement d’Harriet, mais j’ai l’impression que c’est tout ce que l’on peut voir. J’aurais souhaité pourquoi pas voir Harriet grandir encore plus, pourquoi pas se marier et avoir des enfants, qui auraient été à leur tour des petits geek en herbe. Mais l’histoire n’avance pas aussi vite, et Harriet est toujours notre Harriet : une jeune fille geek de 17 ans.

A la fin de ma lecture, je me suis posé la question suivante : serait-ce un point final à cette fabuleuse saga ? Ça m’en avait tout l’air… mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, et peut-être que Holly Smale prépare en cachette de nouvelles aventures à faire vivre à Harriet et à ses chers lecteurs… Affaire à suivre !


Harriet Manners, notre geek girl préférée, se lance dans de nouvelles aventures pour notre plus grand plaisir. Un sixième tome qui semble mettre un point final à cette saga d’envergure.

Ma note : 6,5/10

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Coups de foudre


Coups de foudre de Mélanie Rose

350 pages, éditions Archipoche, à 9,95€


Résumé : Alors qu’elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire d’Epsom, est frappée par la foudre.
Elle survit miraculeusement mais, quand elle se réveille à l’hôpital, il semble qu’elle a changé d’identité. Tout le monde en effet la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse de Grant et mère de quatre enfants, qui elle aussi a été touchée par la foudre.
Qui est-elle vraiment ? Lauren ? Ce qui signifierait alors qu’elle a perdu la mémoire et se souvient du passé d’une autre. Ou Jessica ? Mais comment expliquer alors le fait incroyable qu’elle ait intégré le corps d’une autre ?
Quoi qu’il en soit, la jeune femme n’a d’autre choix que d’endosser sa nouvelle identité et de vivre la vie de Lauren. Peu à peu, elle se glisse dans sa nouvelle peau. Son comportement surprend ses proches et, bien vite, elle découvre un secret qui menace l’équilibre familial…


Mon avis : Un jour de pluie, alors qu’elle promène tranquillement sa chienne Frankie, Jessica Taylor, une jeune célibataire endurcie, est frappée par la foudre. Elle survit miraculeusement, mais se réveille dans le corps d’une autre. Cette autre s’appelle Lauren, elle est mariée et a quatre enfants. Jessica croit à un rêve farfelu, puisque lorsqu’elle se rendort, elle redevient elle-même. Mais ce n’est que le temps d’une journée, car elle se rend compte qu’elle endosse simultanément deux identités à la fois, très différentes. Elle va devoir continuer à vivre normalement et apprendre à s’intégrer dans la peau d’une maman, au coeur d’une famille dont elle ne connaît rien. Un défi de taille l’attend… et elle n’est pas au bout de ses surprises !

Assez perplexe au début de ma lecture, je me suis laissé lentement embarquer par Mélanie Rose, dans cette histoire aussi farfelue qu’excitante. Qui n’a jamais rêvé de se glisser dans la peau d’une autre personne, ne serait-ce qu’une seule journée ? En tout cas, moi j’en ai déjà rêvé., et je me prends souvent à imaginer la vie des passants dans la rue. Jessica a réalisé ce fantasme pour nous : elle a dédoublé son identité pour se rendre dans la peau d’une autre. Et ce n’est clairement pas une partie de plaisir, surtout lorsque l’autre personne en question est une femme mariée et maman de quatre jeunes enfants en bas âge. Jessica va devoir réapprendre à vivre dans le corps d’une autre, et surtout elle va devoir faire semblant d’être celle qu’elle n’est pas.

J’ai beaucoup aimé l’idée et l’originalité du récit. Malgré quelques incohérences d’écriture qui ont passablement gênés ma lecture, j’ai apprécié découvrir cette histoire. C’est sûr, pour apprécier un tant soit peu ce récit, il faut savoir ouvrir son esprit et se laisser guider par l’écriture de l’auteure.

Habituée des lectures en tout genre, j’ai, depuis quelques années, développé le syndrome du « je devine le dénouement avant qu’il n’ait lieu ». Coups de foudre n’a pas échappé à la règle, puisqu’à mi-chemin du récit, je me faisais déjà une idée de dénouement final. Et ça n’a pas loupé : il a bel et bien eu lieu comme je l’avais imaginé. Je l’ai trouvé bon, mais peut-être un peu bâclé, dans le sens où il n’est pas assez bien développé, et la dernière page se ferme alors que la révélation finale vient d’avoir lieu. Autrement dit : on ne laisse pas le lecteur se remettre de ses émotions qu’il doit déjà passer à autre chose. Une dizaine de pages de plus n’auraient pas été de refus (et un tome deux aurait été encore mieux !).


Et si nous pouvions vivre une journée ou plus dans la peau d’une autre personne ? Jessica Taylor l’a expérimenté pour nous.  Une histoire originale et distrayante, qui mêle comédie romantique et fantastique. 

Ma note : 7/10

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