L’homme qui regardait la nuit

L’homme qui regardait la nuit
de Gilbert Sinoué.
332 pages, éditions Flammarion à 19,90€
Résumé : Grèce. Ile de Patmos.
Un homme regarde la nuit.
Pourquoi ce chirurgien au faîte de sa gloire a-t-il brusquement choisi l’exil ? Que cache le silence farouche qu’il maintient sur son passé ? Est-ce le hasard qui l’amène à croiser la route de la jeune Antonia et celle de sa mère, la fantasque Béba ? Son fils Taymour peut-il l’aider à panser ses plaies ?
Envoûtant, le nouveau roman de Gilbert Sinoué est une aventure intime où chacun apprend à faire face à ses blessures les plus profondes.

Extraits : « On ne conquiert jamais personne, l’on n’enfonce aucune porte ; ce sont les autres qui, bienveillants, les entrouvrent parfois pour vous. »
« Lorsque la bêtise gifle l’intelligence, l’intelligence a le droit de se conduire bêtement. »
« On ne se méfie jamais des bellâtres. Ces types se suffisent à eux-mêmes et deviennent très vite suffisants.« 
Mon avis : Théophane, un vieux chirurgien vivant en Grèce, à fui la France, suite à un mystérieux passé qui le hante chaque jour durant. Il mène une vie banale, simple, jusqu’au jour où une famille débarque un beau matin du Blue Star…
Tout d’abord, j’ai bien aimé la couverture du roman, que je trouve vraiment très joli. Elle a un côté mystérieux, qui est renforcé par les couleurs sombres bleu et noir.
Ce nouveau roman de Gilbert Sinoué est teinté d’émotions. Rapide à lire, il permet au lecteur de s’évader, de voyager également, car racontée dans la ville de Patmos, en Grèce, l’histoire nous emmène au coeur des îles grecques. Gilbert Sinoué nous fait partager sa culture de la Grèce et de l’Egypte, ponctués par des mots grecs, souvent mal compris pour ma part, mais ça met dans l’ambiance du livre, donc j’ai bien aimé ce côté-ci.
Les personnages sont attachants. le vieil homme a un côté sensible, touchant, il est sympathique, il attire le lecteur et le met en confiance.
Antonia, la jeune fille qui a perdue l’usage de ses jambes, est un peu rebelle, mais ce n’est qu’une carapace, un bouclier, une facette d’elle qu’elle se donne…
Je n’ai pas accroché au début de ce livre, ce n’est que vers le milieu de l’histoire que la vie des personnages a commencé à m’intéresser, à m’attirer vraiment. Les termes médicaux étaient assez complexes à comprendre… pour tout avouer, je lisais certains passages sans vraiment comprendre le sens des phrases. (Déjà que je ne suis pas bonne en sciences, si en plus vous me parlez d’ichtyose congénitale, de cellulaire de protéines, de substrats et j’en passe… je me perds, me noie dans les abîmes de la science).
En tout cas, j’ai adoré la fin du roman. Plusieurs interrogations parsemaient mon esprit, et ce n’est qu’à la fin du livre qu’une réponse est apparue à toutes les questions que je me posais tout au long de ma lecture. C’est un bon rebondissement (le seul, malheureusement, de l’histoire), dont je ne m’attendais pas du tout.
Ma note : 6/10
Publicités