L’Étranger

L’Etranger d’Albert Camus.
184 pages, éditions Folio plus

 

Résumé : Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu’il faisait chaud. On n’en tirera rien d’autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l’annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l’universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n’être sur la terre qu’en sursis, d’une mort qui, quoi qu’il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu’indifférent à tout après ça ?

Extraits : « Ils ont l’air de la même race et pourtant ils se détestent. »
« J’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore.« 
Mon avis :  Ce roman est très émouvant, il est bouleversant, c’est le premier livre d’Albert Camus que je lis, et je n’ai pas été déçue, bien au contraire ! Facile et rapide à lire, L’Etranger anime de multiples émotions à travers deux parties, l’une réservée à la découverte de sa vie et à la poursuite de ses mésaventures, et la seconde, au procès, et à la peine de mort qu’il recevra… ou non. L’indifférence et l’insensibilité du protagoniste m’ont émus : je me suis retrouvé à travers certaines lignes, quelqu’un peut sembler indifférent à ce qui l’entoure, mais au contraire, garder tout à l’intérieur de soi, sans extérioriser quoique ce fût. Caractérisé comme étranger, Mersault va s’avérer être quelqu’un d’à part, réellement étranger à sa propre existence et assez déroutant pour le lecteur. La mort est omniprésente dans ce roman, commençant dès le début par le récit de l’enterrement de sa mère, et finissant par sa propre peine, triste et tragique. le héros semble néanmoins prendre la mort comme une renaissance, pour trouver enfin un vrai sens à sa vie.

 

Ma note : 10/10