Les Malheurs de Sophie, le roman du film

Les Malheurs de Sophie, le roman du film
237 pages, éditions Hachette romans, à 14,90€
Résumé : Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l’interdit et ce qu’elle aime par dessus tout, c’est faire des bêtises avec son cousin Paul.
Lorsque ses parents décident de rejoindre l’Amérique, Sophie est enchantée. Un an plus tard, elle est de retour en France avec son horrible belle-mère, Madame Fichini.
Mais Sophie va pouvoir compter sur l’aide de ses deux amies, les petites filles modèles, et de leur mère, Madame de Fleurville pour se sauver des griffes de cette femme.

Extraits :  « L’Europe se prépare à la guerre – cependant, la petite fille qui habite au château de Réan l’ignore. »
« Dans le fond du fond, elle n’a pas mauvais fond, cette gamine ! »

Mon avis :  Suite à ma lecture du roman originel de la Comtesse de Ségur, Les Malheurs de Sophie, je me suis lancée dans cet ouvrage, qui est la retranscription écrite du film sorti le 20 avril dernier.

Ce livre est découpé en plusieurs parties. D’une part, nous avons l’histoire originelle des Malheurs de Sophie, avec notre petite Sophie, qui, comme à son habitude, fait tout un tas de bêtises. D’autre part, la seconde et dernière partie du livre raconte l’histoire d’un autre roman de la Comtesse de Ségur, Les petites filles modèles, qui est la suite logique des Malheurs de Sophie.

Comme je connaissais déjà le récit des Malheurs de Sophie, je peux affirmer que ce roman adapté du film est parfaitement fidèle au récit originel de la Comtesse de Ségur. Les bêtises de Sophie sont retranscrites presque à l’identique ; néanmoins, il y en a beaucoup moins que dans l’ouvrage source. L’atmosphère générale est respectée, avec notamment la mise en forme des dialogues sous forme de répliques de théâtre.

Quant aux Petites filles modèles, que je n’ai jamais lu, j’ai été très contente de découvrir cette suite. Après le décès de la mère de Sophie lors de leur traversée de l’Amérique, son père, avant de mourir, s’est remarié avec Madame Fichini, qui deviendra la belle-mère de Sophie. Une belle-mère qui englobe tous les stéréotypes des belles-mères : acariâtre, méchante, perverse, violente et tout un tas d’autres qualificatifs négatifs. On a vraiment de la peine pour cette pauvre Sophie, qui a connue les pires horreurs, alors même qu’elle n’est encore qu’une enfant.

Car, si vous ne le savez pas, apprêtez-vous à passer du rire aux larmes avec Sophie. On rit des blagues et bêtises faites par la jeune fille, mais on s’émeut du malheur qui s’abat sur sa petite existence. C’est vraiment poignant…

Ce qui est bien avec ce roman, c’est que des images, tirées du film, sont incorporées un petit peu partout dans le livre. Les photos (en couleurs !), en plus d’être d’une netteté remarquable et d’une beauté inouïe, elles permettent d’illustrer le texte et de donner un avant-goût aux lecteurs qui souhaiteraient visionner l’adaptation cinématographique. Illustrations que je n’ai pas trouvé dans Le livre de la jungle, le roman du film, qui auraient pu apporter plus de dynamisme au récit.

En définitive, ce roman du film est bien écrit, fidèle au récit de la Comtesse de Ségur, et enrichi de magnifiques photos. Il ne me reste plus qu’à aller voir le film, pour vérifier si le roman colle parfaitement avec l’adaptation cinématographique !

Ma note : 7/10————Votre note : ?
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Les Malheurs de Sophie

Les Malheurs de Sophie de Comtesse de Ségur
253 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,90€

 

Résumé : Pour redonner des couleurs à sa poupée de cire, Sophie la fait fondre au soleil. Elle veut jouer avec les poissons rouges. et voilà qu’elle les tue. Et lorsqu’elle essaie d’être bonne, en offrant à ses cousins un thé fait avec de la craie et l’eau du chien, elle se fait encore punir ! Sa maman a beau dire, Sophie n’est pas méchante. En vérité, elle n’a que des malheurs.

Extraits :  « On n’avait jamais vu un enterrement plus gai. Il est vrai que la morte était une vieille poupée sans couleur, sans cheveux, sans jambes et sans tête, et que personne ne l’aimait ni ne la regrettait. »
« Sophie était étourdie ; elle faisait souvent sans y penser de mauvaises choses. »

Mon avis :  J’ai connu Les Malheurs de Sophie dans mon enfance, grâce à l’adaptation animée de Bernard Deyriès, que je regardais sur la 5, dans Midi les Zouzous… Quels bons souvenirs, ça me donne un coup de vieux, tout cela ! Je pense que c’était l’un de mes dessins animés préféré ; je m’identifiais totalement à cette petite Sophie, effrontée et étourdie, mais terriblement attachante.

Bien des années plus tard, il m’est permis de découvrir l’origine de ce dessin animée, c’est-à-dire le roman de la Comtesse de Ségur. Et quelle surprise de voir qu’il est joliment, simplement et parfaitement fidèle au souvenir que j’ai des aventures de Sophie.

Pour ceux qui ne connaissent pas Sophie, Sophie est une petite fille unique, qui vit dans un château, avec ses parents Monsieur et Madame de Réan, non loin de son cousin Paul, son acolyte de toujours. Comme toutes les petites filles, Sophie adore s’amuser, et elle n’hésite pas à désobéir à sa maman à chaque fois qu’elle en a l’occasion. S’ensuit, à coups sûrs, de nombreuses punitions. Sophie n’est pas méchante, elle ne cherche pas à mal faire ou à faire du mal, elle est juste terriblement étourdie ! Vous verrez que, malgré ses nombreux défauts, Sophie est si adorable qu’elle émeut chaque lecteur.

Le roman est séparé en plusieurs chapitres, qui recèlent chacun une bêtise faite par Sophie. Entre les tentations liées à la gourmandise ou à la curiosité, autant vous dire que le lecteur ne s’ennuie pas. Au contraire, on s’amuse aux côtés de cette petite Sophie, si excentrique et imaginative. Bien évidemment, chaque petite histoire à sa morale personnelle : ne pas céder à la gourmandise, ne pas mentir, etc. Des leçons de vie très appréciables, qui peuvent autant s’appliquer à notre siècle, qu’au XIXème, siècle d’écriture du roman.

Les Malheurs de Sophie, c’est gentillet, simple et rafraîchissant, et en plus, ça nous permet de découvrir les coutumes et modes d’éducations d’antan. Madame de Réan éduquait d’une main de maître sa fille, sans besoin d’intervention du père. Une simple réprimande à haute voix et Sophie était punie dans sa chambre, accablée et triste de sa bêtise. Depuis, les temps ont changés, les punitions et les bêtises aussi… c’est bien dommage !

Dans son récit, la Comtesse de Ségur mélange théâtre et prose. Quand les personnages parlent, ils sont introduits par leur prénom, comme dans les pièces de théâtre ; mais le texte reste en prose. Un mélange assez déstabilisant au début, mais auquel on s’adapte très rapidement.

Bien que ce soit un roman dédié à la jeunesse, les adultes peuvent prendre tout autant de plaisir à découvrir Les Malheurs de Sophie. Si vous voulez retomber en enfance, à un âge où l’insouciance et la naïveté étaient de mises, où la vie paraissait belle et si paisible, laissez-vous entraîner par la jolie plume de la Comtesse de Ségur. Vous ne le regretterez pas, promis !

Ma note : 9/10————Votre note : ?