Pinocchio


Pinocchio de Carlo Collodi

251 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Les yeux vifs et le nez pointu, Pinocchio est un malicieux pantin de bois ! À peine fabriqué, il tire la langue au vieux Geppetto, son père, et lui vole sa perruque. Et ce n’est pas fini ! Car le petit pantin a horreur du travail, se moque des bons conseils et adore faire des bêtises. Heureusement, la Fée, son amie, est là pour le guider et le protéger…


Extraits : « Vraiment, dit le pantin en reprenant sa route, nous les enfants, nous n’avons pas de chance. Tous les gens nous crient après, nous font la leçon et nous donnent des conseils. Tous : même un Grillon-qui-parle ! »

« Les mensonges, mon garçon, on les reconnaît vite : il y a ceux qui ont les jambes courtes, et ceux qui ont le nez long.« 


Mon avis : Le célèbre héros du roman pour enfants Pinocchio n’a pas pris une seule ride depuis sa sortie en 1881. Les adaptations cinématographiques ou littéraires se succèdent les unes après les autres – du très célèbre dessin animé Disney sorti en 1940 jusqu’à la bande-dessinée Pinocchio illustrée par Jérémie Almanza éditée en 2015 -, l’histoire de Pinocchio restant intemporelle. En 2020, le réalisateur Roberto Benigni s’empare à nouveau de l’histoire, pour en faire une version plus moderne, qui a connue un immense succès à sa sortie en Italie. En France, la sortie de cette nouvelle adaptation cinématographique était initialement prévue le 18 mars dernier, mais repoussée ultérieurement à cause de la crise sanitaire actuelle. En attendant une nouvelle date de sortie, je me suis replongée dans l’univers de Pinocchio via la nouvelle version éditée par Le Livre de Poche jeunesse.

Je pense qu’il est inutile de rappeler l’histoire de Pinocchio, ce petit pantin en bois crée par Gepetto, intrépide petit garçon qui va enchaîner les déconvenues, au grand dam de son papa.

On peut aisément rapprocher Pinocchio des Fables de la Fontaine, dans le sens où ces deux récits sont destinés aux plus jeunes et ont des visées pédagogiques et moralisatrices. En effet, dans Pinocchio, les aventures traversées par le petit pantin ne sont qu’allégories de l’enfance et de l’éducation.

Carlo Collodi insiste sur le besoin et la nécessité d’aller à l’école, de s’instruire, d’apprendre à lire et à écrire, sous couvert de devenir un âne, comme c’est le cas pour Pinocchio, qui fuit l’école, les devoirs et son maître et se retrouve transformé en ânon, obligé de faire le spectacle devant un public hilare et moqueur. Il prône également la solidarité, l’entraide, l’importance d’aider son prochain, d’ouvrir son coeur et de ne pas penser qu’à soi. Notre intrépide héros, ayant soif d’aventures et de libertés, savoure avec allégresse sa vie débridée, sans penser aux conséquences que celle-ci peut avoir sur les personnes qui lui sont chères – son pauvre papa, qu’il a abandonné, qui se meurt d’inquiétudes pour son fils, la Petite Fée, à qui il désobéit sans vergogne et sans compassion.

Enfin, l’auteur voulait montrer l’importance de l’amour, notamment familial, de la confiance, du respect des règles de bonnes conduites et du respect des autres. Autant de valeurs moralisatrices qui devraient trouver échos dans l’esprit des enfants, mais aussi des adultes. 

Pinocchio dans l’adaptation Disney (1940)

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle édition de Pinocchio, bien que j’aurais aimé y découvrir quelques photos exclusives du film, comme les éditions Hachette m’y ont habitués avec la parution du roman du film Mulan, par exemple, ou encore le roman du film Les Malheurs de Sophie. Je pense que cela aurait apporté davantage de féerie au récit, mais ce n’est qu’un détail.


À l’occasion de la future adaptation cinématographique de Pinocchio, (re)découvrez les mésaventures du petit pantin de bois. Un roman jeunesse moralisateur et pleins de bon sens, qui prône de belles valeurs d’éducation, d’amour et d’entraide. C’est toujours un plaisir de me replonger dans ce conte !

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Anne Frank


Anne Frank de Susanna Davidson

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Anne Frank est une jeune fille insouciante comme les autres lorsque Hitler arrive au pouvoir. Juive, elle est obligée de vivre cachée avec sa famille pour échapper aux nazis. Pendant deux ans, elle ne peut ni sortir, ni courir, ni crier, ni rire trop bruyamment. Heureusement, elle peut tout raconter tout à son journal intime.


Extraits : « – Anne Frank, vous êtes une pipelette, la gronda son instituteur.
– Je n’y peux rien, monsieur Keesing. C’est un truc de filles. Ma mère parle autant que moi, et je tiens cela d’elle. »

« Tant que tu pourras contempler le ciel sans crainte, tu sauras que tu es pur intérieurement et que malgré les ennuis tu retrouveras le bonheur.« 


Mon avis : En cette dure période de confinement que le monde entier vit actuellement, il est bon de se replonger dans le passé et de se rappeler avec émotions et admiration, ce que d’autres personnes, avant nous, ont endurés de pire. C’est le cas d’Anne Frank et de toute sa famille, forcés de se cacher des nazis pendant plus de deux ans dans un petit espace confiné.

Petit rappel historique et littéraire pour ceux qui ne connaîtraient pas Anne Frank : c’est une jeune fille juive, qui s’est cachée des nazis pendant deux ans avec ses proches dans une petite annexe en haut d’un immeuble au Pays-Bas. Pour passer le temps, Anne va écrire leur quotidien dans un journal intime, que son père, seul survivant, fera édité à la fin de la guerre. Vous l’aurez compris, Anne Frank et toute sa famille se feront arrêtés et déportés, pour finalement décédés dans un camp de concentration. Une triste fin pour une jeune fille qui n’était encore qu’à l’aube de sa vie.

L’avantage avec cette biographie raccourcie, c’est qu’elle donne accès aux plus jeunes à l’histoire d’Anne Frank et à celle de milliers d’autres juifs, qui ont subis l’holocauste de la Seconde guerre Mondiale. Ce récit est construit de façon à simplifier l’accès à l’information : il est agrémenté d’extraits tirés du Journal d’Anne Frank, ainsi que de photos en noir et blanc montrant tantôt Anne et sa famille, tantôt les réalités de la vie durant l’occupation.


Margot, la soeur aînée d’Anne et elle-même, à la plage

 


Dernière photo de la famille des Frank, en 1941, un an avant qu’ils ne se cachent

Je connaissais parfaitement la terrible histoire d’Anne Frank, mais il est bon, parfois, de se souvenir pour ne jamais oublier ce que beaucoup ont dû subir dans le passé pour nous offrir notre liberté actuelle. Les actes monstrueux perpétrés par les nazis durant la Seconde guerre mondiale est une honte, une aberration, que nous avons du mal à concevoir, mais qui consistent un bel exemple de médiocrité, d’endoctrinement, de massacres innommables, des plus vils horreurs dont est capable l’être humain.


Susanna Davidson propose ici une biographie raccourcie de l’histoire d’Anne Frank, avec des photos en noir et blanc et des extraits de son Journal. Un bonne première approche pour les plus jeunes !

Ma note : 7,5/10

Pour lire plus d’avis

 

Need


Need de Joëlle Charbonneau

317 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : De quoi avez-vous besoin ?

Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur need, un nouveau réseau social qui leur promet de répondre à leurs besoins sous couvert d’un total anonymat, quels que soient ces besoins… et quelles qu’en soient les conséquences.

Car, c’est bien connu, on n’a rien sans rien. Et si au départ la contrepartie semble dérisoire, il y a bientôt des morts dans la petite communauté…


Extraits : « La maladie et la mort sont bien plus terrifiantes que n’importe quel croque-mitaine. »

« Le seul truc pire que de se faire larguer est de se faire larguer devant tout le lycée. »


Mon avis : Need est un réseau social qui consiste à faire part de ses besoins. Ils seront exaucés, en échange de missions plus ou moins périlleuses à accomplir. L’ensemble des élèves du lycée de Nottawa s’inscrivent, insouciants, désireux d’assouvir leurs besoins, sans penser aux conséquences qui peuvent découler des contreparties demandées.

Chaque chapitre est consacré à un élève du lycée, de façon à ce que l’on puisse avoir une vision globale de l’ensemble des élèves qui remplissent les missions sur Need : Gina, Hannah, Sydney, Bryan… Nous suivons bien évidemment la protagoniste, Kaylee, une adolescente dont le frère cadet, DJ, malade, attend un donneur de rein compatible. La jeune fille met tout en oeuvre pour sauver son frère, sans succès. Sur les conseils de son meilleur ami Nate, elle va donc s’inscrire sur Need et demander l’impossible : un rein compatible pour son frère.

À travers un roman jeunesse à suspense, Joëlle Charbonneau met en garde sur la dangerosité des réseaux sociaux, leurs utilisations néfastes et les conséquences qu’ils peuvent avoir sur la vie réelle.

Dans un même temps, l’auteure nous amène à réfléchir sur les notions de besoin et de désir et sur les infimes particularités de chacun d’eux. Comme elle le définie si bien : « Le désir est l’envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve. Le besoin est la nécessité de détenir quelque chose ou d’accomplir un acte essentiel à votre vie. » Dans un monde gouverné par le matérialisme, il est parfois important de rappeler aux plus jeunes les subtils différences entre ce qu’ils désirent et ce dont ils ont réellement besoin.

J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique de l’expérience et la morale qui en découle, même si j’émets certains doutes quant à la crédibilité liée aux comportements de plusieurs jeunes. J’ai trouvé certains personnages bien trop naïfs, inconscients et irresponsables face aux missions qui leur sont confiées. Ethan, par exemple, se transforme en réel psychopathe, allant jusqu’à commettre des actes irréparables et monstrueux. Très peu plausible, difficile à croire, mais je dirais que ces actions s’accordent au mouvement général du récit.

Le dénouement de ce récit laisse présager une suite prochaine. Pour l’instant, je n’ai pas plus d’informations que cette potentielle suite, mais s’il s’avère qu’elle soit écrite et publiée dans les mois (ou années) à venir, je pense que je la lirai avec grand plaisir !


Un roman à suspense intéressant, qui met en exergue Internet, les réseaux sociaux, ses dangers et influences sur les actes des adolescents. 

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Journal d’un baby-sitter


Journal d’un baby-sitter de Paul Beaupère

256 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,90€


Résumé : Norbert a 14 ans, des petits problèmes de diction (il est bègue), des lunettes, une maladresse certaine, mais un vrai talent de dessinateur et un grand sens du contact avec les enfants. Il décide donc de proposer ses services de baby-sitter. Et c’est là que ses ennuis commencent…


Extraits : « Je sais que c’est idiot, mais le plus souvent, ce sont les filles qui font du baby-sitting. On se demande bien pourquoi d’ailleurs. »

« Un enfant, c’est comme une bombe atomique, tu es assis juste à côté, tranquille, mais tu ne sais jamais à quel moment il va exploser… Mais c’est beaucoup plus mignon qu’une bombe atomique. »


Mon avis : Journal d’un baby-sitter est, comme son titre l’indique, un roman jeunesse construit sous forme de journal intime illustré. Nous suivons Prosper, un jeune garçon de 14 ans, bègue, mal intégré socialement, qui arrive à nouer contacte avec les enfants et à leur parler correctement. Il se lance alors dans le baby-sitting et propose ses services à l’ensemble des occupants de son immeuble. Mais les baby-sittings de Prosper ne vont pas s’avérer de tout repos.

Le journal est construit de façon assez originale, puisqu’il s’agit d’un dialogue entre notre protagoniste et le fameux journal. Prosper confie au journal son quotidien et ce dernier lui répond de manière humoristique et décalé. Avec ces deux-là, on ne s’ennuie pas !

J’ai beaucoup aimé la construction du roman : chacune des pages est illustrée différemment, avec des dessins, des post-its, des petits dialogues humoristiques qui viennent animer le texte initial. C’est bien réalisé et ça donnera davantage envie aux jeunes enfants de découvrir cette histoire.

Le personnage de Prosper est touchant, notamment à cause de son bégaiement, qui est pour lui un réel handicap. Il n’arrive pas à aligner deux mots l’un après l’autre, doit s’aider de posts-its pour se faire comprendre. Un handicap partagé par sa meilleure amie Zoé, sourde et muette. Tous deux, ils forment un duo de choc et arrivent à communiquer dans un langage qui leur est propre. Norbert va peu à peu gagner confiance en lui et s’épanouir dans ses nouvelles fonctions de baby-sitter.

L’ensemble de l’histoire est divertissante, rafraîchissante et pleine de surprises. J’ai beaucoup aimé découvrir l’ensemble des habitants de l’immeuble de Prosper, Madame Escalier, la concierge, et son chien Crocfroc, les américains Anderson et l’ensemble de leurs enfants, le mystérieux Monsieur Alfred, Lucille et sa librairie Le Lapin qui Lit, Rachid et Claire et leur boutique À Toute heure… Des habitants disparates,  mais un immeuble animé, bien plus que vous ne pourriez l’imaginer…

Pour ceux qui souhaiteraient continuer à suivre les aventures de Prosper, sachez que vous pouvez le retrouver dans le tome 2, Pas de bruit, bébé dort… enfin presque !


Un journal intime revisité, divertissant et décalé, avec des illustrations bien réalisées, qui devrait plaire aux jeunes adolescents. 

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis

 

Panic


Panic de Lauren Oliver

363 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : « Les règles de Panic sont simples. Tout le monde peut participer. Mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. » Carp, une petite ville minable de l’État de New York. Chaque été, tous ceux qui viennent de terminer le lycée peuvent participer à « Panic », une succession d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. L’enjeu est de taille : une cagnotte de plus de cinquante mille dollars. Personne ne sait qui a inventé ce jeu, ni qui en fixe les règles. Cet été, Heather entre dans la compétition par dépit amoureux, Elle pourrait, si elle gagne, quitter le mobile-home sordide où elle vit avec une mère paumée et droguée, et emmener avec elle sa sœur, Lily. Dodge, lui, a une autre raison de participer au Jeu de la Peur : venger sa sœur, qui a fini dans un fauteuil roulant, après une épreuve d’une précédente session de Panic. Manipulations, trahisons, révélations : cet été sera celui de tous les dangers.


Extraits : « C’était un peu comme surprendre un top model en train de péter : étonnant et excitant.« 

« Encore une leçon de Panic : les gens vous surprenaient. Ils vous mettaient sur le cul. C’était à peu près la seule chose sur laquelle on pouvait compter. »


Mon avis : Il y a maintenant trois ans, j’ai lu Replica, de Lauren Oliver, un roman jeunesse que j’avais qualifié « d’expérimental » et de « futuriste », puisque l’auteure avait imaginé un concept de lecture à deux sens tout à fait novateur et qu’en plus, elle abordait, dans son histoire, le clonage. Même si Panic est beaucoup moins expérimental que Replica, l’histoire n’en reste pas moins une sorte d’expérimentation.

Panic, c’est le nom attribué à un jeu totalement illégal, qui se pratique par les étudiants diplômés durant les deux mois de l’été. Durant un an, chacun cotise une somme d’argent, qui est ensuite mise en jeu. Des épreuves, toutes très dangereuses, attendent les concurrents. Cette année, Heather, ainsi que sa meilleure amie Nat, participent, pour remporter la cagnotte. Elles concourent aux côtés de Dodge, qui désire venger sa soeur Dayna, handicapée suite au jeu, ainsi que Ray Hanrahan, le frère d’un des vainqueurs d’une édition précédente. Malgré le soutien de Bishop, leur meilleur ami, Heather et Nat sont terrifiés à l’idée des épreuves qui les attendent : saut dans le vide, traversée d’une poutre sans protection… et l’intensité va croissante. L’argent, vaut-il plus que leur propre vie ?

J’étais assez curieuse de découvrir la manière dont Lauren Oliver allait développer son histoire. C’est un jeu qui a sans doute été inspiré d’autres histoires célèbres, tels que les fameux Hunger Games de Suzanne Collins. Mais ici, dans Panic, on ne se situe pas dans un contexte de science-fiction imaginaire, on est ancré dans la vraie vie. Et c’est justement ce qui cloche. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter, j’ai trouvé beaucoup de scènes exagérées, pas assez croyables, peu réalistes. Tout m’a dérangé : les épreuves très dangereuses, les policiers naïfs, les étudiants inconscients, irraisonnés, nigauds devrais-je dire, les situations totalement alambiquées, farfelues, emmêlées, qui n’ont ni queue ni tête.

L’histoire est en fait assez simpliste, l’auteure reste dans du superficiel, du facile à écrire. Et malheureusement, c’est ce que je lui reproche : d’avoir foncé dans la simplicité, au détriment de la qualité de son ouvrage. Je suis allé jusqu’à la fin de ma lecture, pensant peut-être y découvrir des rebondissements inattendus, quelque chose de surprenant, qui me donnerait un autre éclairage sur l’histoire et me ferait oublier l’ensemble des points négatifs que j’ai soulevé durant le récit. Mais non. Là encore, avec le dénouement, Lauren Oliver nous sert une fin décousue et bâclée.

J’ai également été sidérée par la naïveté des étudiants, de Heather, Nat, Dodge et les autres, qui n’hésitent pas à mettre leur vie en danger pour tenter de ramasser un peu d’argent. Alors certes, certains peuvent avoir de bonnes raisons pour le faire – Heather pour sortir sa soeur Lily de la misère, Dodge pour payer une rééducation pour les jambes de sa soeur Dayna -, mais le sacrifice vaut-il vraiment le coup ? J’ai trouvé les personnages immatures, parfois complètement stupides face à certaines situations.


Une histoire décevante, aberrante, dangereuse et trop peu réaliste. La naïveté des personnages m’a agacé, l’oisiveté du récit m’a estomaqué : je n’ai pas aimé du tout !

Ma note : 3/10

Pour lire plus d’avis

 

Je voulais juste te dire…


Je voulais juste te dire…
de Emily Trunko et Lisa Congdon

192 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 7,50€


Résumé : Cher Lecteur,
– T’es-tu déjà demandé pourquoi ton meilleur ami refusait de t’adresser la parole ?
–  Aimerais-tu avoir l’occasion de remercier la personne qui a changé ta vie ?

Ce livre est tiré d’un tumblr, Dear My Blank, qui a encouragé toute une communauté de personnes qui ne se connaissaient pas à partager leurs secrets, leurs chagrins d’amour, leurs regrets et leurs victoires à travers des milliers de lettres qui n’ont jamais été envoyées à leurs destinataires.


Extraits : « Laisse derrière toi les querelles, accepte les différences et aies, dès à présent, l’envie de bien faire… Ne garde jamais en toi trop de rancoeur et ose affronter l’adversité.
Et dis-toi que les mots offerts avec le coeur ont plus de valeur que tous les silences désapprobateurs. »

« Les enfants sont moins fragiles qu’on veut bien le croire. Les grands s’imaginent toujours qu’ils ne peuvent pas comprendre, cela les arrange. Mais souvent ils ont tord.
Ce sont au contraire les disputes et désaccords, querelles et manigances, intrigues et petits secrets, qui abîment les moments heureux de l’enfance. »


Mon avis : Je voulais juste te dire… est un recueil de lettres que des anonymes ont écrites, sans jamais oser les envoyer à leurs destinataires. À la place, ils ont fait le choix de les partager sur un Tumblr DearMyBlank, tenu par Emily Trunko, l’une des deux auteures de ce recueil. Son blog a connu un essor considérable en un laps de temps très court, si bien que des milliers de personnes se sont mises à poster des lettres anonymes pour soulager leurs coeurs. Dans Je voulais juste te dire…, se trouve une sélection des lettres les plus émouvantes, classées selon différentes thématiques : l’amour, l’amitié, la famille, la perte…

L’ensemble des lettres sont mises en scène grâce à des petites illustrations, ou des couleurs, qui viennent rappeler la thématique qu’elles abordent. Les caractères sont également changés, tout comme la taille des polices et le placement des lettres sur chacune des pages. J’ai beaucoup apprécié ce travail d’illustration, qui viennent dynamiser davantage les écrits et les placer dans un contexte où les lecteurs peuvent d’autant plus les apprécier.

   

J’ai été vraiment très émue de lire certaines lettres. Nous avons chacun des expériences de vies différentes, nous avons tous vécus des choses qui nous ont touchées, émues, marquées à tout jamais. Certaines lettres ont fait échos à des douleurs et à des sentiments que j’ai au plus profond de moi, sans pour autant arriver à mettre des mots dessus. Je me suis retrouvé à maintes reprises au bord des larmes, tant les lettres m’ont touchées – et croyez-moi, je ne pleure pas facilement avec des livres (j’aurais bien trop peur de les abîmer) ! On prend pleinement conscience des sentiments qui nous animent, en se projetant à travers les lettres, toutes écrites dans un style simple, souvent peu poétique, mais toutes justes et infiniment touchantes. C’est pur, ça vient du plus profond du coeur et ça fait du bien de lire ça, tout simplement !


Un très beau recueil de lettres, qui se lit en une heure à peine et nous émeut, tout en nous faisant prendre conscience de certaines choses. J’ai adoré ! 

 

Ma note : 9/10

Pour lire plus d’avis

 

Napoléon


Napoléon de Lucy Lethbridge

62 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Qui n’a jamais entendu parler de Napoléon Bonaparte, empereur des Français ? Il était un garçon fragile, il est devenu l’homme le plus puissant de son époque. Il habitait une grotte dans les montagnes de Corse, il a fait de Paris sa maison. Et de toute l’Europe, son empire. Voici son histoire.


Extrait : « Napoléon fut confronté à la guerre avant même sa naissance. Alors qu’elle était enceinte de lui, sa mère, Letizia, se retrouva au coeur du conflit corse. »

« Napoléon était d’accord avec eux, tous les hommes devaient être égaux, mais l’idée du pouvoir les avait rendus fous. On aurait cru qu’ils souhaitaient juste tuer les riches. »


Mon avis : Après avoir découvert la biographie raccourcie et simplifiée de Jules César et de Marie-Antoinette, je me suis attaquée à celle d’un autre illustre personnage : Napoléon.

Napoléon Bonaparte est un chef d’Armée, connu principalement pour les campagnes qu’il mena contre l’Italie et l’Égypte, et qu’il remporta haut la main. Après un coup d’état, il finira par diriger la France, et sera nommé Empereur, sous le nom de Napoléon Ier, avant d’être chassé de son pays et exilé sur l’île d’Elbe, où il finira ses jours.

Je ne connaissais que les grandes lignes de l’histoire de cet illustre homme, qui se battra jusqu’au bout pour défendre son pays. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai découvert plusieurs détails de sa vie professionnelle et personnelle grâce à l’admirable travail de synthèse réalisé par Lucy Lethbridge. L’auteure vulgarise la vie de Napoléon en rendant accessible aux plus jeunes la vie tumultueuse de l’Empereur. C’est un personnage important, un héros, devrais-je dire, qui a marqué l’Histoire et à contribuer à faire de la France et du monde en général ce qu’ils sont aujourd’hui. Nous lui devons beaucoup, c’est pour cette raison qu’il est important de connaître les grandes lignes de son histoire.

 

Pour apporter plus de légèreté au récit, de magnifiques illustrations viennent décorer les pages, rendant encore plus vivantes les guerres narrées.


Une courte biographie illustrée de Napoléon Bonaparte, pour permettre aux enfants de découvrir plus facilement ce guerrier et empereur qui a oeuvré à la gloire de la France.

Ma note : 7/10

Pour lire plus d’avis