Nos âmes rebelles


Nos âmes rebelles de Samantha Bailly

288 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse


Résumé : L’une écrit, l’autre dessine. La première est aussi solaire que populaire, la seconde timide et solitaire. Sonia finit son premier roman, Lou prépare le concours d’entrée des Gobelins. Car si toutes les deux passent le bac, elles ne rêvent que de partir à Paris étudier. D’ici là, elles développent ensemble leur blog BD, Trames jumelles, dont l’audience ne cesse de croître. Côté cœur, Sonia craque pour Gabriel tandis que Lou se demande ce qu’elle éprouve vraiment pour Vittore…


Extraits : « Elle sait d’expérience que bien chercher, c’est être persuadé que l’on va trouver. »

« Aimer, c’est attendre.
Attendre un signe, un geste, de celui qui nous a imprégnée. De celui qui est soudain devenu le centre de notre monde.
« 


Mon avis : Après Nos âmes jumelles, en avant pour le tome 2 de cette saga jeunesse, avec Nos âmes rebelles. On y retrouve nos deux protagonistes du premier tome, à savoir Sonia et Lou. L’une, Sonia, finit d’écrire son roman. L’autre, Lou, prépare son concours d’entrée dans son école.

Comme dans le premier tome, Samantha Bailly alterne les points de vue entre les deux jeunes filles, consacrant à tour de rôle un chapitre pour chaque demoiselle. Comme dans ce premier opus, on retrouve la complicité et la forte amitié de Lou et Sonia, qui sont deux jeunes filles totalement différentes, mais qui s’accordent à merveille. Leur amitié m’étonnera toujours, mais ça semble fonctionner plutôt pas mal, puisqu’elles se complètent dans leur caractère et leur manière d’aborder la vie, tout comme dans l’art qu’elles pratiquent.

J’avoue avoir lu ce livre en plein mois d’été, alors que j’écris sa chronique près d’un mois plus tard. Et à mon grand désespoir, je ne me souviens que très peu de l’historie. Ce qui signifie bien une chose : le récit en lui-même ne m’a pas pleinement satisfaite, puisqu’il a totalement disparu de ma mémoire. Je le prédisais déjà dans ma chronique du tome 1, mais cette saga jeunesse est somme toute assez banale, dans le choix des thématiques abordées, tout comme dans la manière de les aborder. Je ne pense pas continuer à la découvrir.


Un deuxième tome à l’image du premier : une histoire agréable à lire sur le moment, mais qui manque d’éléments différenciants.

Ma note : 4,5/10

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Un détective très très très spécial


Un détective très très très spécial de Romain Puértolas

120 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,90€


Résumé : Gaspard, brillant trisomique de trente ans d’une curiosité insatiable, vit chez ses parents qu’il adore et cumule deux emplois : vendeur dans une boutique de souvenirs made in China le matin et renifleur d’aisselles pour un fabriquant de déodorant le soir. Mais suite à un tragique accident, ses deux patrons disparaissent et il se retrouve sans emploi du jour au lendemain. Que faire maintenant ? Quel métier exercer ? Détective privé ? Pour Gaspard ce serait le métier idéal. Il réussit d’ailleurs à se faire recruter par un cabinet de détective privé pour enquêter sur la mystérieuse mort d’un patient dans un centre d’éducation spécialisé… Son handicap sera pour une fois un atout.
Mais la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit…


Extraits : « Je me demande si les touristes chinois qui viennent visiter Paris sont conscients qu’ils achètent en réalité des souvenirs fabriqués chez eux. »

« Cinq minutes avant, soit cent cinquante battements de coeur, je n’avais jamais entendu parler ni de Cab Calloway ni du mime Marceau, et voilà que maintenant, sans doute comme les 34 890 256 Terriens qui avaient visionné cette vidéo avant moi, je m’étais lancé, devant le miroir, dans une version moderne et personnelle du moonwalk que j’avais rebaptisé aussitôt marche du mec qui a marché sur une crotte de chien et tente de l’essuyer.« 


Mon avis : Gaspard a 30 ans, il est atteint de la trisomie 21 et vit chez ses parents. Contrairement à de nombreuses personnes atteintes par ce même handicap, Gaspard est lucide, mature et réfléchi, ce qui lui permet de cumuler deux emplois bien distincts et atypiques : vendeur dans une boutique de souvenirs et renifleur d’aisselles. Mais lorsqu’il perd simultanément ses deux travail, Gaspard doit se réorienter et décide de devenir détective. Il intègre alors un hôpital psychiatrique pour mener une enquête sur un mystérieux assassinat.

Je ne connaissais pas du tout Roman Puértolas, qui est un auteur français plébiscité, dont les romans sont pourtant reconnus. J’ai donc été surprise par sa plume, qui se veut à la fois grave et légère. Grave dans le sens où il aborde un sujet difficile et sensible – le handicap mental -, mais il ponctue son histoire d’humour, ce qui allège considérablement le récit. J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale du roman, et surtout les touches d’humour distillées tout du long. La première ligne du livre donne pleinement le ton de l’histoire : « Je me demande si les touristes chinois qui viennent visiter Paris sont conscients qu’ils achètent en réalité des souvenirs fabriqués chez eux. » Fous rire garantis.

Je regrette néanmoins la consistance de l’histoire : avec à peine 120 pages, il est très compliqué de s’immiscer pleinement dans le récit et de s’attacher aux personnages. Je n’aurais pas été contre une cinquantaine de pages supplémentaires, ce qui aurait permis d’aérer l’ensemble du récit, et de développer peut-être plus en profondeur certains points forts de l’histoire – comme le dénouement, par exemple.

En effet, j’ai été particulièrement surprise par la chute finale, à laquelle je ne m’attendais absolument pas… mais finalement, tout prend sens quand on la découvre ! Même si le livre se referme trop brutalement, j’ai aimé passer quelques temps avec Gaspard, qui nous montre qu’être atteint de trisomie n’empêche pas d’être un héros ! Merci monsieur Romain Puértolas de mettre sur le devant de la scène le handicap.

 


Un très court roman, original, plein d’humour et de réflexion sur le handicap mental.   

Ma note : 6,5/10

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Dans la tête d’une garce


Dans la tête d’une garce de Laurène Reussard

630 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 8,90€


Résumé : Mia est une garce, et elle le sait ! Elle est aussi froide et dominatrice qu’elle est belle et populaire, et enchaîne les conquêtes sans laisser la moindre place aux sentiments. C’est simple, aucun garçon ne lui résiste. Enfin aucun… jusqu’à l’arrivée d’Evan, le très beau « nouveau » du lycée. Heureusement, Mia adore les défis et décide de séduire Evan, coûte que coûte ! Elle se le promet, elle viendra à bout des défenses de ce garçon, quitte à mettre à mal la réputation qu’elle a mis si longtemps à se construire…


Extraits : « Parfois, quand on a mal, on oublie que les autres peuvent avoir des problèmes, eux aussi. »

« – Mon coeur bat trop fort. Je crois qu’il va s’échapper de ma poitrine.
Evan sourit, faisant glisser mon pouce le long de sa douce lèvre.
– Ce serait regrettable. Mais dis-moi beauté, je croyais que tu n’avais plus de coeur ?
– Moi aussi, je le croyais.
Je prends une profonde inspiration. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je raconte. J’ai juste besoin de tout laisser sortir.
– Et c’est quand la douleur du vide que tu as laissé dans mon coeur se fait ressentir que je me rappelle en avoir un. »


Mon avis : C’est avec une pointe de tristesse et beaucoup de déception que je vais tenter de rédiger cette chronique. Car oui, je n’ai pas aimé ce livre, et j’ai lutté tant bien que mal pour en venir à bout néanmoins.

Mia est une jeune adolescente qui se comporte au quotidien comme une vraie garce. Elle n’hésite pas à rabaisser ses camarades, en se moquant à longueur de journées de leurs défauts, ou en les humiliant publiquement sans raison. Quand un jour, un beau garçon nommé Evan fait son apparition à l’école, Mia le prend en grippe. Mais il s’avère que le jeune homme ne semble pas intéressé par la séductrice. Mia, désabusée, elle qui n’a pas l’habitude du rejet et de l’ignorance, va tout faire pour séduire Evan…

De prime abord, ce roman aurait pu me plaire, puisqu’il semblait correspondre à l’un des genres littéraires que j’affectionne : de la romance jeunesse, qui permet la détente et l’évasion. Malheureusement, ses 630 pages ont vite tournées au fiasco total et à la torture. Car oui, Dans la tête d’une garce raconte uniquement les mésaventures de Mia, tentant vainement de séduire Evan… durant 630 pages ! Autant vous dire que je me suis lassé très rapidement de l’histoire, d’autant plus que l’action est presque inexistante.

J’ai eu l’impression que l’histoire n’évoluait pas, que les personnages restaient inchangés tout au long du récit, avec les mêmes réactions, les mêmes comportements, les mêmes paroles parfois. J’avais même la nette impression que certaines scènes du livre se répétaient, tant elles semblaient similaires !

L’histoire était donc peu attractive, mais en plus, les personnages n’étaient pas attachants. Mia et Evan sont les stéréotypes parfaits des deux adolescents beaux gosses lambdas que chaque romanciers utilisent dans ses écrits. Ils n’avaient aucune particularité qui leur était propre pour se différencier de la masse des protagonistes des histoires jeunesse à l’eau de rose. Et malheureusement, ce ne sont pas que les personnages qui étaient constitués de clichés, mais l’ensemble du livre : la garce au physique de rêve qui veut séduire le beau goss ténébreux, l’amour tourmenté des deux jeunes gens, qui ne cessent de se mettre ensemble, puis de se séparer… tout n’est que clichés, tout n’est que banalités et histoires déjà vues.


Un roman jeunesse ennuyant et pas assez travaillé. Souvent la quantité ne signifie pas la qualité, ce livre le prouve une nouvelle fois. Je vous conseille de passer votre chemin avec cette lecture.

Ma note : 2,5/10

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The Rain, tome 1


The Rain, tome 1 de Virginia Bergin

381 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Ruby passe la soirée avec ses amis quand le monde bascule. La radio diffuse en boucle un message d’alerte : « Protégez-vous de la pluie, c’est une question de vie ou de mort ». La petite bande court se mettre à l’abri, mais l’un d’entre eux décide d’affronter les gouttes. Aussitôt, les parties de son corps exposées à l’eau sont en sang. Ruby réussit à rentrer chez elle et retrouve Rebecca, sa mère, Simon, son beau-père et Henri, son petit frère. Malgré toutes leurs précautions, Rebecca et Henri meurent. Simon décrète une interdiction totale d’utiliser l’eau.La pluie ne cesse de tomber. Il n’y a plus de téléphone ni d’internet. Selon les informations, un nuage de poussière porteur d’un virus se serait abattu sur la terre. Une pluie acide brule la peau et fait exploser les cellules. Un matin, le ciel est bleu. Ruby et Simon s’aventurent dans la ville et découvrent des scènes de pillages, cadavres, voitures entassées. Le temps de revenir à la maison, Simon crache le sang… Désormais, Ruby est seule et décide de rejoindre son père à Londres. Un long périple commence. Quand elle arrive enfin, la maison est vide mais Ruby découvre un mot de son père daté du 23 juin disant qu’il reviendra le 26. Sept semaines plus tard, Ruby a organisé sa survie et elle attend toujours..


Extraits « Ce n’est pas le téléphone, c’est la vie qu’il contient dont on ne peut pas se passer… »
« Est-ce que ça vous est déjà arrivé de voir en rêve des personnes disparues ? Elles sont encore en vie, tout va bien, et c’est merveilleux. Mais, au réveil, l’atterrissage est brutal. Vous vous demandez comment vous avez pu les voir, les entendre, les toucher… Elles étaient là, et elles sont reparties. La douleur que vous ressentez alors est pire qu’un coup de poignard.« 

Mon avis : Quelle merveilleuse surprise que ce premier tome de The Rain !

Une pluie meurtrière s’abat subitement sur le monde, sans aucune explication et sans avertissement préalable. Une mystérieuse bactérie contenue dans les gouttes d’eau tue toutes les personnes qui entrent en contact avec elle. Plus des trois quart de la population succombe aussitôt à cette averse. Ruby, une jeune lycéenne, voit sa mère et son demi-frère Henry mourir sous ses yeux. D’abord seule avec son beau-père Simon, elle le voit à son tour dépérir et mourir. Totalement livrée à elle-même, sans plus d’eau ni de nourriture, Ruby va devoir chercher des alliés pour survivre à cette fin du monde apocalyptique.

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu de dystopie jeunesse, mais c’est à chaque fois un réel plaisir que de replonger mon nez dans ce genre littéraire que j’adore (surtout lorsque celui-ci est bien écrit).

Dans The Rain, j’ai été servie : l’action est omniprésente, il n’y a aucune temps mort ni essoufflement. Tout s’enchaîne avec fluidité et rapidité, si bien que l’on se laisse très facilement entraîner dans l’histoire. D’autant que la protagoniste Ruby est une jeune fille très agréable, a qui l’on peut facilement s’identifier. Courageuse et combattante, malgré la perte de l’ensemble de sa famille, elle reste déterminée à survivre et à retrouver son père vivant à Londres. La seule chose que je regrette, c’est sans doute le manque d’émotions de Ruby. Après la perte brutale de sa mère, de son beau-père et de son demi-frère, la jeune fille ne montre pas tant que ça choc ou tristesse, mais continue à tenter de survivre à cette pluie assassine. Un peu plus de compassion et de sentiments auraient apporté plus de réalisme et d’humanisme au récit.

Pour ma part, j’ai totalement adhéré à cette lecture, puisque j’ai réussi à me faire glisser dans l’histoire, à voir, ressentir, penser même, comme notre protagoniste Ruby. C’est assez exceptionnel, puisque j’ai ressenti vraiment toutes les émotions qui l’ont parcourues, et j’ai pu suivre l’histoire de l’intérieur, les actions et émotions étant alors décuplées. Ce sentiment était totalement délectable, j’ai adoré vivre cette expérience de lecture, tant et si bien que j’en redemande encore. C’est pourquoi je n’ai qu’une hâte : pouvoir connaître la suite de cette saga !

La fin de ce premier tome nous met d’ailleurs l’eau à la bouche, puisqu’une grande annonce y est faite, qui devrait peut-être changer le cours de l’histoire. Affaire à suivre…

Pour votre information, ce livre est à l’origine d’une série diffusée sur Netflix, dont la bande-annonce (disponible en bas de cet article) est totalement géniale ! Je pense que l’adaptation filmique a pris quelques libertés quant au film, mais que l’essence même de l’histoire reste la même. Si j’en ai l’occasion, je regarderai cette série !


Une dystopie jeunesse éprouvante mais exaltante, que j’ai dévoré en quelques heures. La jeune Ruby pourra-t-elle sauver le monde ? Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

Ma note : 8/10

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Nos âmes jumelles


Nos âmes jumelles de Samantha Bailly

310 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : Sonia est la plume, Lou le crayon.
Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent…
Y seraient-elles parvenue l’une sans l’autre ?
De virtuel sur un forum, leur duo peut-il leur faire vivre une amitié réelle ?


Extraits « J’ai lu ce que vous avez écrit sur la feuille de présentation du début de l’année, explique-t-il. Je me garderai bien de dire qui deviendra quoi dans cette classe, mais j’ai une certitude : vous avez la flamme. Et avoir la flamme signifie que l’on peut briller un jour. »
« Mon problème, Lou, c’est que j’aime aimer. Que je tombe amoureuse de l’idée de l’amour plutôt que du garçon.« 

Mon avis : Depuis le temps que j’entends parler de Nos âmes jumelles sur la blogosphère et surtout de sa talentueuse auteure, Samantha Bailly, je peux ENFIN dire que j’aie moi aussi découvert sa plume et son premier récit.

Lou et Sonia sont deux jeunes filles un peu perdues, qui vont se rencontrer grâce à leur passion sur Internet. L’une écrit, l’autre dessine. Elles vont discuter longuement, apprendre à se connaître, se lier d’amitié, pour finalement ensemble décider d’écrire et de dessiner un livre sur leur amitié si spéciale.

Ce livre, dédié aux jeunes adultes, aborde pas mal de thèmes très différents : les dangers qui peuvent survenir sur internet, la solitude, l’isolement, l’homosexualité, les rêves qu’il faut vivre et plus seulement rêver, le choix de son orientation professionnelle, la confrontation avec les parents… des thématiques variées qui pourtant s’accordent à merveille dans ce récit. Tout est bien imbriqué pour donner une histoire cohérente et légère, qui se déroule avec fluidité.

C’est une véritable ode à l’amitié que nous décrit Samantha Bailly. C’est simple : je pense que chacun des lecteurs de ce roman auraient souhaité vivre une amitié aussi forte, fusionnelle et  sincère que celle qui unit nos deux protagonistes.

Malgré tout l’intérêt que j’aie porté à ce livre, et tout le respect que j’aie pour l’écriture de l’auteure, je pense malheureusement oublier très prochainement cette histoire. L’histoire était agréable à lire, mais je n’y ai pas trouvé d’élément différenciant des autres romans pour jeunes adultes, ou du moins il n’y a pas eu d’éléments forts ou de rebondissements inattendus qui m’auraient rappelé l’histoire dans deux mois. Ça n’en reste pas moins un récit sympathique, dans lequel les jeunes adolescents pourront facilement s’immerger.


Une ode à l’amitié, sincère et forte, comme l’écriture de Samantha Bailly. Une lecture agréable, qui aurait quand même méritée plus de puissance.

Ma note : 7/10

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Casse-Noisette et le Roi des Rats


Casse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois

187 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 5,50€


Résumé : Le petit Casse-Noisette n’est pas un jouet comme les autres. Marie Stahlbaum le sait bien. La nuit de Noël, il a combattu l’infâme Roi des Rats, épée à la main. Un véritable exploit ! La petite fille est fière des prouesses de son jouet préféré. Mais attention ! Le Roi des Rats n’a pas dit son dernier mot.


Extraits  « Le sapin est le gardien de la joie émerveillée, le maître du rire et des yeux écarquillés. Le patriarche de Noël ! »

« L’enfance n’est pas seulement un âge de la vie, c’est un état, une manière d’être. Chacun en reçoit le don à la naissance et il nous appartient d’en nourrir nos coeurs, pour qu’il continue de brûler comme un bon feu de candeur. »


Mon avisCasse-Noisette et le Roi des Rats de Jacques Cassabois est une réécriture du conte de Noël du célèbre conteur allemand Hoffmann nommé initialement Casse-Noisette et le Roi des Souris.

Le jour de Noël, la petite Marie se voit offrir une poupée en bois prénommée Casse-Noisette. Très vite, la jeune fille se prend d’amitié pour cette poupée, la cajole et lui parle comme à une personne normale. C’est alors qu’une nuit, Casse-Noisette et l’ensemble des poupées de Marie et des soldats de son frère Fritz, s’animent. Marie n’en croit pas ses yeux. Entre rêve et réalité, il n’y a qu’un pas.

J’ai beaucoup aimé l’univers onirique que retranscrit avec brio Jacques Cassabois. On ressent l’ambiance festive et féerique des fêtes de fin d’année, mais aussi celle des contes merveilleux, qui nous embarquent dans des univers fantastiques et font tant rêver petits et grands.

Les lecteurs les plus perspicaces pourront découvrir des similitudes entre ce conte-ci et celui d’Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Deux petites filles, qui basculent dans un monde imaginaire et féerique, aux côtés de personnages fantastiques, qui n’existent pas dans la réalité. Les ressemblances sont nombreuses, mais pourtant les deux histoires sont distinctes et abordés différemment.


Un conte féerique et enchanteresse, qui fera rêver petits et grands.

Ma note : 7/10

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Flocons d’amour


Flocons d’amour de John Green, Maureen Johnson et Lauren Myracle

345 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€


Résumé : 24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieux de nulle part qui vous ferait presque oublier le repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace. John Grenn, Maureen Johnson, Lauren Myracle : les plumes de trois grands auteurs s’allient pour vous faire rire et rêver d’amour, créant un univers où les anges de Noël ne chôment pas !


Extraits  « Prendre la fuite est pathétique, être rattrapé est encore pire. »

« Tu viens de lui raconter que tu étais tombée dans un ruisseau gelé et que tu étais coincée dans une ville inconnue, et il a raccroché ? Moi, je ne serais pas resté les bras croisés. J’aurais rappliqué ici, neige ou pas. Ça te paraît peut-être débile, mais c’est comme ça que j’aurais réagi. Et tu veux que je te dise ? S’il n’est pas en train de te plaques, c’est toi qui devrais prendre les devants et quitter ce gros nul. »


Mon avisLa nuit de Noël est celle que tout le monde attend avec impatience chaque fin d’année. Elle est synonyme de repas de famille, de cadeaux, de magie et de féerie. Mais voilà : les anges de Noël sont parfois très occupés et ne peuvent pas satisfaire tout le monde. À Gracetown, le 24 décembre, un train se retrouve bloqué dans la neige. Tous les passagers sont obligés de patienter ou de descendre en attendant de la main-d’oeuvre pour déblayer le passage. Jubilé décide de sortir du train et de se réfugier dans une Waffle House à proximité. C’est de là que va partir notre formidable conte de Noël.

Dans ma jeune carrière de lectrice, j’ai déjà eu l’opportunité de découvrir bon nombre de recueil de nouvelles. Certains recueils proposaient des nouvelles avec des univers et thématiques différents, d’autres essayaient de garder une thématique centrale, mais racontée différemment en fonction des auteurs. Dans Flocons d’amour, le concept de nouvelle est novateur (en tout cas, je n’ai jamais rien lu de tel), puisque John Green, Lauren Myracle et Maureen Johnson ont écrit trois nouvelles qui se déroulent dans une même temporalité, dans un même espace spatio-temporel, avec des personnages identiques. L’originalité tient du fait que chacun se place dans la peau d’un des personnages, et raconte les mésaventures de ce dernier. J’ai trouvé cette idée géniale, puisque nous sommes bien loin des nouvelles un peu banales sans queue ni tête, que l’on oublie rapidement après lecture. Ici, nous avons un réel fil conducteur, avec les trois nouvelles reliées simultanément entre elles. Et je pense que c’est réellement là que ce trouve le point fort de ce livre.

J’ai beaucoup aimé la façon dont les trois auteurs ont abordé cette thématique de Noël. Nous sommes bien loin des clichés populaires et des histoires un peu banales sur les romances de Noël ou les histoires de cadeaux et papa Noël. Ici, les trois auteurs nous font pénétrer dans leur univers, où la magie de Noël est bien présente, mais en touches plus subtiles.

La première nouvelle, nommée « Le jubilé express » est écrit par Maureen Johnson et raconte les mésaventures d’une jeune demoiselle, nommée Jubilé, partie rejoindre ses grands-parents pour Noël, qui se retrouve bloquée dans un train en pleine voie, à cause d’une quantité de neige non négligeable. Elle se décide à quitter son siège et à traverser la route pour rejoindre la Waffle House, où elle va faire la rencontre de personnages hauts en couleurs.

La seconde nommée Un miracle de Noël à pompons a été écrite par le célèbre John Green, et raconte les aventures de trois copains, qui décident de pimenter leur soirée de Noël en rejoignant la Waffle House, où les attendent, leur a-t-on dit, plusieurs dizaine de pom-pom girls déchaînées. Mais les obstacles pour arriver à destination sont nombreux.

La troisième et dernière nouvelle est celle de Lauren Myracle, intitulée Le Saint Patron des Cochons. Addie, une jeune fille, est attristée par sa récente dispute, voire séparation avec son petit ami. Heureusement, ses deux amies sont là pour la réconforter. Comme des anges le soir de Noël, elles vont essayer de consoler leur amie et de lui redonner le sourire.

Trois courtes histoires différentes, où les personnages se croisent et s’entrecroisent. J’ai pris plaisir à découvrir chacune de ses nouvelles et à suivre l’évolution des différents personnages.


Laissez-vous embarquer dans l’univers féerique de trois auteurs contemporains, qui décrivent avec originalité leur définition de l’esprit de Noël. 

Ma note : 7,5/10

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