Le cirque rouge

Le cirque rouge de Johanna Jouniaux.
253 pages, éditions Persée, à 19,50 €

 

Résumé : La terreur règne dans les rues de Londres depuis qu’un tueur sanguinaire s’attaque aux femmes au soir tombé. Au Cirque Rouge, les prostituées : Blanche, Marie, Hélène et Violette vivent dans la peur d’un nouveau meurtre. Leurs vies vont soudainement basculer et leurs passés remonter à la surface lorsque l’une d’entre elles quitte la maison close pour aller vivre chez un Lord étrange et excentrique. La traque commence alors et toutes sont menacées. De sombres parcelles de leurs vies ressurgissent dévoilant ainsi les secrets de chacune.

Extraits : « Sa chambre était en fouillis ainsi que son esprit. Esprit dont elle ne parvenait toujours pas à connaître toutes les parties. »
« L’amour est un sentiment bien étrange qui nous pousse parfois à faire des bonnes choses… comme des mauvaises.« 

Mon avis : Wahou, quelle belle découverte !

Dès les premières lignes du livre, j’ai été aspiré dans la vie de ces quatre prostituées au passé extraordinaire. On les découvre, on partage leur vie, leur galère, on en apprend plus sur leur passé et la façon dont elle se sont retrouvées dans une maison close. Certaines histoires, notamment celle de Violette, m’a touchée…
J’ai également beaucoup apprécié le lieu où se déroule l’action, un Londres plutôt sombre, et le fait que l’histoire se passe dans un temps ancien, soit dans les année 1800… ce que donnait un air encore plus terrifiant au roman.

Les personnages m’avaient parus au début du roman peu sympathiques, voire antipathique et pas très attachants. Mais ils se sont révélés au fil de ma lecture, et c’est avec grande joie que je me suis attaché à eux !
Blanche, une femme douce, pleine de bon sens et d’intelligence. Violette, qui laisse transparaître un mauvais caractère, elle se donne un genre, une personnalité qui ne lui est pas propre. Mais sous ses airs de méchante fille, se cache une personne au grand coeur, au passé lourd, avec une grande sensibilité. Marie m’a, quant à elle, fait penser à une poupée Barbie égoïste, sûre d’elle-même, avec un égo sur-dimensionné. Enfin Hélène a été la fille la plus mystérieuse du quatuor, je n’ai pas bien réussi à cerner sa personnalité, mais tout ce que je sais, c’est qu’elle était dérangée !

Avec une écriture simple et fluide, Johanna Jouniaux nous livre un récit mi-polar mi-psychologie, dont l’intrigue passionne le lecteur et l’intrigue au plus haut point. J’ai dévoré ce livre en moins d’une journée, je ne voyais même pas les pages passaient tant j’étais absorbée par ma lecture. Les titres de chaque chapitres étaient sympathiques à lire, j’ai souris devant certains, tel que « Pain d’épice », « Le bal des harpires » ou encore « Le chant des criquets ».

Un grand bravo à Johanna Jouniaux, ce premier roman est véritablement bien réussi ! Si vous sortez un prochain livre, je sauterais dessus, soyez-en assurée !

 

Ma note : 9,5/10