Passionnément


Passionnément d’Elisabet Benavent

487 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Bien qu’ayant désormais une relation avec Bruno, un écrivain plus âgé qui lui apporte stabilité et confort, Valeria ne cesse de penser à Victor. D’autant que ce dernier fait le forcing pour la reconquérir !
Par chance, ses amies sont toujours là, à qui elle peut se confier, au téléphone ou autour d’un verre. Mais chacune est bien occupée.
À commencer par Carmen, qui va devenir maman et qui angoisse, un peu, beaucoup… Nerea, elle, est archiprise par son nouveau boulot… et son nouvel amant. Quant à Lola, elle s’est casée et ne jure plus que par Rai. Au point de ne pas tenter d’attirer son nouveau boss dans son lit ?
Bref tout change… et rien ne change. Les quatre inséparables se retrouvent toujours pour évoquer les problèmes existentiels, où les hommes occupent une large place. Que ferait-on sans eux ?


Extraits : « L’instinct maternel ou paternel, nous l’avons tous. Simplement, il est caché.« 

« Il n’y a plus de place pour le moindre sentimentalisme dans le journalisme actuel, sauf lorsqu’il est question de politique. »


Mon avis : C’est avec tristesse que je referme le dernier tome de la saga Valeria.

Valeria poursuit sa relation avec Bruno, l’écrivain, tout en continuant à voir sporadiquement Victor, son ex. Ses amies, en particulier Lola, n’arrête pas de la réprimer sur les sentiments faussés qu’elle entretient pour Bruno. En effet, selon elles toutes, Valeria et Victor sont faits pour être ensemble, c’est une évidence. Leur couple a connu des hauts et des bas, leur relation n’a jamais été très claire dans l’esprit des lecteurs, mais une chose est sûre : ensemble ou séparés, ils gardent beaucoup de respect l’un envers l’autre.

De son côté, Lola continue de fréquenter Ray, son cadet de dix ans. Leur relation fonctionne bien, mais la fidélité de Lola est mise à rude épreuve avec son nouveau boss, sexy et provocant, qui n’arrête pas de lui lancer des piques torrides pour la pousser à la faute. Doit-elle succomber à la tentation ou écouter son coeur ? Lola est la plus impulsive, la plus volubile, celle que j’ai préféré des quatre protagonistes, ou en tout cas, celle sur laquelle j’ai pu le plus m’identifier. Ses indécisions amoureuses sont monnaie courante dans la vie de toutes les femmes, son envie de plaire, de se faire désirer, de collectionner les relations amoureuses par peur de l’attachement et de la souffrance ultérieure.

Carmen, notre troisième protagoniste, va devenir la maman d’un petit garçon. Face à ses prochaines nouvelles responsabilités, la jeune femme angoisse. Elle ne se sent pas prête, elle ne souhaite pas perdre sa vie de femme libre et devenir une maman exclusivement. Son compagnon tente de la rassurer par tous les moyens, mais les hormones de Carmen n’aident pas à calmer ses angoisses. J’ai trouvé ce couple assez effacé durant l’ensemble de la saga, mais finalement, c’est le couple le plus solide et linéaire de tous les couples de l’histoire. Tous les deux sont touchants, surtout Barto, qui voue un amour sans limites à Carmen, la rassurant sans cesse, la comblant d’amour au-delà de tout ce qu’elle pouvait espérer.

Enfin, Nerea, la timide et discrète de la bande s’est amourachée d’un jeune homme avec qui elle travaille. Leur relation est torride, volcanique, pulsionnelle, une relation loin de tout ce que nous aurions pu imaginer pour la jeune femme. Mais voilà, Nerea voudrait plus que du sexe occasionnel, alors que le jeune homme ne souhaite pas s’engager plus dans leur relation. Nerea, décrite comme timide et discrète, a été la plus effacée des quatre jeunes femmes. C’est celle dont je me souviendrai le moins, mais elle constitue néanmoins un pilier du quatuor : sans elle, la saga n’aurait pas été pareille.

Finalement, je pense que chaque lectrice peut facilement s’identifier dans l’une ou l’autre des quatre protagonistes. Elles ont toutes des tempéraments différents, des histoires d’amour plus ou moins compliquées et mouvementées, des questionnements différents. Chacune peut y trouver son compte.

Encore une fois, nos quatre protagonistes nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Leurs vies sont remplies de rebondissements inattendus, de moments de joie, de rires, de pleurs quelquefois, mais toujours soudées, elles savent compter les unes sur les autres, se relever et s’entraider dans les moments les plus compliqués. Leur amitié et leur complicité sont vraiment belles a voir et font rêver, j’en suis sûre, de très nombreuses femmes.

L’épilogue met un point final aux histoires d’amour rocambolesques de nos quatre protagonistes. Nous les retrouvons quelques années plus tard, épanouies dans leurs vies personnelles, amoureuses et professionnelles, toujours aussi complices et dynamiques. 

Ne soyez pas trop triste de ce clap de fin, puisqu’heureusement, pour les fans de Valeria, rassurez-vous, vous pourrez retrouver prochainement votre protagoniste préférée sur vos écrans, puisque la saga va être adaptée par Netflix ! Aucune date de sortie n’a encore été communiquée, mais ce qui est sûr, c’est que je serai l’une des premières à me ruer sur l’adaptation.


Clap de fin pour la saga Valeria. Une saga étonnante, fraiche, pétillante, avec des protagonistes attachantes et attendrissantes, qui traversent de nombreuses péripéties en restant soudées et complices. Je ne peux que vous conseiller cette saga !

Ma note : 8/10

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Un conte de deux villes


Un conte de deux villes de Charles Dickens

489 pages, éditions Archipoche, à 8,95€


Résumé : 1775. Embastillé pendant dix-huit ans pour délit d’opinion, Alexandre Manette est enfin libéré. Sa fille Lucie, qui le croyait mort, quitte aussitôt l’Angleterre, où elle vivait en exil, pour le retrouver à Paris, le ramener à Londres et lui rendre la santé. Cinq années ont passé lorsque la fille et le père sont appelés à la barre des témoins lors du procès d’un émigré français, accusé de haute trahison par la Couronne britannique. Il s’appelle Charles Darnay et deviendra bientôt le gendre de Manette, qui l’a sauvé d’une condamnation à mort. Jusqu’au jour où Darnay, rentré en France au secours d’un ami, se trouve de nouveau arrêté, puis traduit devant un tribunal révolutionnaire pour crimes contre le peuple. Le Dr Manette témoignera-t-il une seconde fois en sa faveur ? Quant à Lucie, a-t-elle la moindre idée du terrible secret de son mari ?

Plongés contre leur gré dans les tumultes de la Terreur, les personnages d’Un conte de deux villes (1859) font revivre une page décisive de l’Histoire, avec ses complots, ses vengeances et ses trahisons.


Extraits : « Dominant le reste, la silhouette hideuse de la guillotine, cette dame tranchante encore inconnue peu de temps auparavant, était devenue aussi familière aux regards que si elle eût existé depuis la création du monde.« 

« À cette époque, l’on se méfiait des rencontres de hasard, car tout individu pouvait être un brigand ou du moins son complice. Il n’y avait rien de plus fréquent que de trouver dans les relais et les auberges qui jalonnaient la route, depuis le maître de poste jusqu’au garçon d’écurie, quelque sacripant à la solde d’un redoutable chef de bande. »


Mon avis : Un conte de deux villes, aussi nommé Paris ou Londres en 1773, est un roman historique écrit par le célèbre Charles Dickens, initialement paru sous forme de feuilletons épisodiques hebdomadaires.

Durant la Révolution française, dès 1789, l’auteur nous promène entre Paris et Londres, les deux villes au coeur de la tourmente. Les bouleversements sociaux et politiques sont nombreuses, toujours accompagnées de violence à l’encontre des populations civiles. Le point d’orgue de cette Révolution, que nous décrit avec forces détails l’auteur, se situe en 1794, lors de la Terreur, période de très forte exécutions de masse. Des milliers de personnes sont emprisonnées, puis exécutées, guillotinées ou pendues pour cause de trahison, souvent injustifiée, envers la patrie.


1789 – Les français découvrent la guillotine

Charles Dickens, un anglais qui n’a pourtant pas connu la Révolution française, nous raconte son point de vue de cette grande guerre. La violence est omniprésente, cruelle, implacable, sanguinaire : les têtes tombent les unes après les autres, sans justification rationnelle. L’injustice de ces exécutions est révoltante. Il dresse un tableau de la période pré-révolutionnaire, de la Révolution même et critique avec habileté et justesse l’histoire et ses faits.

C’est dans ce contexte chaotique que nous suivons Lucy, une jeune française, qui vient de retrouver son vieux père qu’elle croyait mort, le docteur Manette, emprisonné durant dix-huit longues années, coupé de toute vie et du monde extérieur, il a fini par devenir fou. Lucy, secondée par Mr Lorry, un banquier de chez Tellson & Co, va ainsi pour apprendre l’existence de son père et renouer contact avec lui. Mais la guerre éclate, faisant voler en éclat leur tranquillité retrouvée. Le docteur Manette, ancien prisonnier français, vénéré pour son courage, va jouer un rôle essentiel dans la libération de Charles Darnay, un jeune homme accusé à tord de trahison et prêt à être envoyé à l’échafaud.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire et à me greffer au contexte. Mon début de lecture fût assez laborieux, puisque je n’arrivais pas à m’attacher aux personnes et à compatir avec leurs destinées, mais la fin s’est révélée nettement mieux, avec des révélations qui permettent d’éclaircir l’ensemble de l’oeuvre et un très bon travail sur certains des personnages : ils m’ont paru gagner en sensibilité et en humanité.

Le texte reste compréhensible pour notre époque, mais je le conseillerais quand même aux historiens conformés, aux personnes qui connaissent le contexte de la Révolution française et qui pourront être plus apte à l’apprécier dans son ensemble. Il n’en reste pas moins un très bon texte, bien écrit, fluide, que je suis fière d’avoir découvert, même si parfois, j’étais tentée d’abandonner ma lecture, faute de réel attrait pour le récit.


Un roman historique sur la violence et l’injustice des exécutions lors de la Révolution française. À conseiller aux passionnés d’histoire !

Ma note : 6/10

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Alerte rouge


Alerte rouge de James Patterson & Marshall Karp

346 pages, éditions L’Archipel, à 20€


Résumé : Une nouvelle enquête du NYPD Red, unité d’élite chargée de protéger les rich and famous, confronté à un génie du mal caché à Manhattan. Par James Patterson, n°1 mondial du suspense. A New York, le crime ne connaît pas de trêve. Le NYPD Red non plus… La haute société new-yorkaise est réunie au Pierre, l’un des plus prestigieux hôtels de la ville, pour un gala de charité. Soudain, une explosion souffle la salle.
Plusieurs blessés, une victime. Acte terroriste ou vengeance personnelle ? A quelques kilomètres de là, dans les entrailles d’un hôpital désaffecté de Roosevelt Island, est retrouvé le corps d’une célèbre réalisatrice de documentaires. Etranglée. Une séance SM qui aurait mal tourné ? Deux enquêtes cousues main pour Zach Jordan et sa partenaire Kylie MacDonald, du NYPD Red, l’unité d’élite chargée de la protection des célébrités.


Extraits : « Il ne faut jamais sous-estimer la folie de ceux qui ont du fric. »

« L’une des qualités qu’on attend de vous quand vous travaillez pour les très riches est de supporter leurs insultes alors que vous vous crevez le cul pour les aider. »


Mon avis : Habituée des romans de James Patterson (vanté comme le numéro un mondial eu suspense), je l’ai découvert dans Le sang de mon ennemi, un polar sur fond de trafic de drogue, puis j’ai enchaîné sur Un si beau soleil pour mourir, dans lequel un tueur en série assassinait sauvagement des personnes ayant le nom. Ces deux précédents récits ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais les ouvrages de cet auteur ont le mérite de receler une dose dose de suspense et de se lire relativement vite.

Alerte rouge fait partie de la saga NYPD RED, qui compte à ce jour quatre tomes – Alerte rouge étant le quatrième. Mais rassurez-vous, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres : la constance de cette saga sont les protagonistes, Kylie McDonald et son coéquipier Zach Jordan, qui font partie d’une unité d’élite du Red de New York, chargée de protéger les personnes immensément riches.

Lors d’un gala de charité en présence de personnalités célèbres de la ville de New York, dont la maire en personne, l’architecte et donateur d’une oeuvre de bienfaisance en faveur des plus démunis se fait exploser par une bombe alors qu’il allait entamer un discours sur scène. Kylie et Zach sécurisent les lieux et surtout madame la Maire et sont sur le pied de guerre pour comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi.

En parallèle, les deux coéquipiers se retrouvent sur une autre enquête de meurtre, celle d’une personnalité du cinéma, Aubrey Davenport. La jeune femme est retrouvée dans un hôpital désaffecté, nue, une corde autour du cou. Après quelques investigations, il semblerait que la jeune femme soit une accro au sexe accompagnée de pulsions violentes et destructrices.

J’avoue que ces deux enquêtes mises en parallèle, qui n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre, m’ont dérangées. On s’embrouille facilement dans l’alternance des témoins, des indices, dans l’avancement de l’une ou l’autre enquête. J’aurais préférée que l’auteur se focalise uniquement sur une seule enquête, en y ajoutant plus de suspense ou de rebondissements, qui aurait rendus l’histoire plus unique et moins passe-partout. Car, après tout, j’ai trouvé que les deux enquêtes n’étaient pas très recherchées, elles sont sympathiques à découvrir, mais vites oubliées une fois la lecture terminée. Elles manquent de plomb, de solidité, d’originalité.

En revanche, j’ai bien aimé le duo d’inspecteurs Kylie/Zach, qui m’ont semblé sympathiques. Si j’avais l’occasion de lire les précédents tomes de NYPD RED ou les tomes suivants s’il y en a, je pense que ce serait en premier lieu pour retrouver ce couple de collègues, qui m’ont bien plût.


Un polar intéressant, qui mêle deux enquêtes disjointes. Sympathique à découvrir, mais l’auteur a joué la simplicité : le manque de consistance de l’histoire fait qu’elle sera vite oubliée.

Ma note : 5,5/10

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L’art du meurtre


L’art du meurtre de Chrystel Duchamp

261 pages, éditions L’Archipel, à 19€


Résumé : Quatre victimes. Et aucun coupable.
Des relations amoureuses sans lendemain. Une mère possessive et intrusive. Des nuits entières à errer. La vie d’Audrey, 34 ans, pourrait se résumer à une succession d’échecs. Seul son métier de lieutenant à la PJ lui permet de garder la tête hors de l’eau.
En ce jour caniculaire de juillet, Audrey et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Son corps a été torturé, mutilé, partiellement écorché, puis mis en scène sur une table dressée pour un banquet. Pour compléter cette vanité, un crâne humain lui fait face : celui de sa défunte épouse, dont la tombe a été profanée quelques jours auparavant.
Audrey et son équipe découvrent rapidement que l’homme est un habitué des clubs sadomasochistes parisiens et que, richissime, il a dépensé sa fortune en achetant des œuvres d’art. Au point de finir ruiné.
Quand un deuxième meurtre est commis dans des conditions similaires, Audrey sait qu’elle fait face à un psychopathe. À elle de plonger dans les milieux interlopes parisiens, des maisons de vente aux clubs SM, pour débusquer ce tueur, dont les méthodes extrêmes n’ont d’égale que son appétit meurtrier.
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Extraits : «  »Le sommeil est la clé de la réussite », répétait sans cesse mon père. »

« L’art nous est vital depuis la nuit des temps. Laisser une trace est un besoin ancré au plus profond de nous. Une quête d’éternité. »


Mon avis : Quel récit ! Captivant, rythmé, bien ficelé, en bref : grandiose !

Tardy, un célèbre avocat retraité, est sauvagement assassiné chez lui, dans une mise en scène macabre. S’ensuit le meurtre de Mourond, un richissime dentiste, lui aussi retrouvé mort chez lui, dans une posture pour le moins étrange. Leur point commun ? Les deux hommes étaient collectionneurs d’art. Le lieutenant Audrey Durand, aux côtés de sa capitaine Patricia, sont en charge de cette affaire. Elles vont se rapprocher de Joël, un revendeur d’art, pour appuyer leur expertises. Mais les deux femmes ne sont pas au bout de leurs surprises : une troisième scène de crime est mis à jour, avec non pas une, mais deux victimes, là encore, placées de façon totalement calculées. Qui est ce mystérieux tueur ? Quel message souhaite-il faire passer aux enquêteurs ? Audrey en est persuadée : tout a rapport à l’art !

Chrystel Duchamp porte le nom d’un célèbre peintre et plasticien français, Marcel Duchamp, qui s’est notamment illustré dans l’art conceptuel, le body art et le ready-made au siècle passé. Et c’est justement d’art dont il est longuement question dans L’art du meurtre. L’ensemble des victimes étaient des passionnées d’art, contemporains ou classiques, elles collectionnées toutes de nombreuses toiles, qu’elles achetaient à prix d’or.

J’ai beaucoup aimé les quelques digressions de la protagoniste Audrey sur de célèbres artistes français et étrangers, qui ont mis en place des oeuvres qui ont attisés la polémique. Je pense notamment à Paul McCarthy, plasticien américain et sa sculpture gonflable géante Tree, installée sur la place Vendôme à Paris, censée représenter un arbre de Noël, elle faisait plutôt penser à un plug anal. Cet homme, considéré comme artiste, réalisera de nombreuses performances surréalistes, comme se filmer en train de s’enfoncer une poupée Barbie dans le derrière… plutôt inattendu et intriguant ! Chrystel Duchamp cite également Orlan, une artiste féministe française, connue pour ses installations choquantes et ses transformations physiques qu’elle filmait comme de véritables performances artistiques. Par manque de temps et certainement par manque de connaissances aussi, je ne m’intéresse que de très loin à l’art. Mais je remercie grandement l’auteure, qui a enrichie ma pauvre culture artistique avec ces quelques artistes et leurs réalisations originales, qui m’ont beaucoup intrigués. J’en garderai une trace dans ma mémoire, c’en est certain.

 

   À À gauche : la sculpture gonflable géante de Paul McCarthy, Tree, érigée place Vendôme à Paris.
À droite : l’artiste ORLAN et ses implants du visage.

C’est justement ce mélange entre artistes contemporains et fiction meurtrière qui m’a conquise. J’ai été happée du début à la fin. L’enquête en elle-même est trépidante, rythmée comme il se doit, bien ficelée, avec des rebondissements qui arrivent à nous tenir en haleine tout au long du récit. J’ai également bien accroché avec le lieutenant Audrey, notre protagoniste, bien que sa relation soudaine avec l’un des autres personnages du récit (dont je tairais le nom, pour vous laisser le plaisir de le découvrir par vous-même), m’a semblé assez précipitée, inconsidérée, presque dangereuse. Hormis ceci, le dénouement est quant à lui totalement inattendu et bluffant : j’avais imaginé toutes les théories les plus farfelues, mais sûrement pas celle-là ! L’art du meurtre est le premier roman de Chrystel Duchamp et j’espère sincèrement que ce ne sera pas le dernier.


Un premier polar réussi, haletant et rythmé, combinant fiction et artistes contemporains, qui m’a totalement conquise. C’est du grand art !  

Ma note : 9/10

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Les hauts et les bas de Valeria


Les hauts et les bas de Valeria d’Elisabet Benavent

413 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…


Extraits : « En général, c’est ce que nous préférons, nous les femmes. Le silence nous convient parce que nous pouvons y mettre tout ce que nous voudrions que les hommes pensent, ou ressentent.« 

« Je me disais que de toute façon, l’amour et la facilité, ça va rarement ensemble, et que plus tu luttes pour quelque chose, plus ça en vaut la peine. »


Mon avis : Troisième et avant-dernier tome de la saga Valeria, et je suis toujours aussi addicte !

Dans Les hauts et les bas de Valeria, il y a de l’eau dans le gaz entre Valeria et Victor. Comme dans les précédents tomes, tout n’est pas tout rose dans leur couple, les disputes sont constantes et leur relation reste ambigüe. Victor semble ne pas vouloir s’engager avec la jeune femme, alors que l’amour qu’il y a entre eux deux crève les yeux. Malheureusement, ce troisième tome verra la fin du couple Valeria/Victor et le début d’une nouvelle histoire d’amour pour Valeria. Mais je pense que le dernier tome nous réserve bien des surprises : nous ne sommes pas au bout de nos peines, je pense sincèrement qu’il y aura de nouveaux rebondissements dans l’histoire Valeria/Victor.

De son côté, Lola semble avoir trouvé l’amour aux côtés de Ray… seul ombre au tableau : l’âge du jeune homme. Ray est à peine majeur, il a donc presque 10 ans d’écart avec la jeune femme. Si ce dernier n’est pas embêté par cette différence d’âge, Lola l’est beaucoup plus. Malgré une attirance évidente et une bonne symbiose sexuelle, ce frein risque de mettre rapidement un terme à leur histoire naissante.

Quant à Carmen, elle va se marier avec Barto, l’homme de ses rêves. L’ensemble de la bande de copine est sur le pied de guerre pour l’aider dans son organisation. Nerea est la plus sollicitée, puisqu’elle a décidé d’ouvrir son agence d’événementiel, et est donc en charge de l’organisation totale de la fête. Un défi qui n’est pas de tout repos. Côté amour, c’est le calme plat pour Nerea, qui préfère d’abord se concentrer sur ses projets professionnels.

Encore une fois, c’est un tome détonnant, explosif, rempli de rebondissements, de peps, d’amour, de joie et de nombreux sentiments positifs. C’est le genre d’histoire qui met de bonne humeur, sans trop que l’on sache expliquer pourquoi.


Un troisième tome étonnant, avec des protagonistes toujours plus sympathiques et attachantes. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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Dark Web


Dark Web de Dean Koontz

438 pages, éditions L’Archipel, à 7,95€


Résumé : IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…


Extraits : « Les chevaux, comme les chiens, étaient capables de comprendre les humains bien mieux que les humains ne les comprenaient.« 

« À part les blessures par balle, il était persuadé que tous les problèmes de santé s’arrangeaient d’eux-mêmes. Vous savez comment sont les hommes. »


Mon avis : Décidément, Dean Koontz a la fâcheuse habitude d’écrire des thrillers à rallonge. Déjà avec Regard oblique, découvert il y a plusieurs années maintenant, il m’avait fait frémir durant de longues heures, au grès d’aventures plus horrifiques les unes que les autres. Il revient en force avec Dark Web, un polar moderne, futuriste, plus glaçant que jamais.

Suite au suicide inattendu de son mari Nick, Jane Hawk est déboussolée : Nick était un mari et père très heureux, qui n’aurait jamais mis sciemment fin à ses jours. Après quelques recherches, Jane s’aperçoit que le taux de suicides est en constante augmentation. Chose encore plus étrange, les profils des suicidés ressemblent à celui de son mari : des citoyens sans histoire, épanouis, qui n’ont jamais manifesté de désir d’attenter à leur vie. Jane va mener une enquête personnelle, qui va s’avérer très dangereuse. En effet, les personnes qu’elles traquent sont puissantes, riches, et prêtes à l’éliminer, elle et son petit garçon Travis, pour qu’elle arrête de fouiner dans leurs affaires.

Dans Dark Web, je retrouve le suspense que j’avais tant apprécié dans Regard oblique, du même auteur. Les chapitres sont courts, succincts, ils n’excèdent pas quatre à cinq pages pour les plus longs et sont réparties en cinq grandes parties. Autant vous dire qu’il m’était quasiment impossible de lâcher ce livre. Les pages défilaient à un rythme fou, la tension était à son maximum, j’avais envie d’en savoir toujours davantage.

Dean Koontz nous place face à un scénario futuriste terrifiant. Sans trop vouloir vous dévoiler des éléments clés de l’intrigue, sachez que l’histoire, qui semble surnaturelle, est glaçante de réalisme. À plusieurs reprises, je me suis surprise à penser que, peut-être, dans un avenir plus ou moins proche, les expériences et situations décrites dans ce récit, pourraient potentiellement devenir réelles. Sait-on jamais, le progrès n’a pas de limite, comme on dit, mais quand on voit de la façon dont les méchants de ce livre utilisent ces inventions, on ne peut qu’être effrayé de la manière dont les choses pourraient tourner dans le monde futur. Par contre, le titre donné au livre, à savoir Dark Web, ne reflète pas du tout l’histoire : moi qui pensais découvrir une enquête sur l’internet clandestin et illégal, je suis un peu déçue…

De plus, j’ai remarqué quelques longueurs dans l’histoire, qui ne m’ont pas empêché de l’apprécier. L’enquête principale est bien ficelée, quoiqu’un peut compliquée à comprendre par moment : elle aurait sans doute méritée plus de développement et des explications plus poussées.

Quant au dénouement, il laisse supposer une suite prochaine. Malheureusement, après plusieurs recherches, je n’ai trouvé aucune mention précise et concrète d’un tome deux.


Un thriller rythmé, au scénario bien ficelé, qui, malgré quelques longueurs, m’a fait passer un bon moment de lecture. Dark Web vous immergera dans un futur technologique glaçant.

Ma note : 6/10

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Dans le miroir de Valeria


Dans le miroir de Valeria d’Elisabet Benavent

411 pages, éditions L’Archipel, à 17€


Résumé : La suite trépidante des aventures de Valeria et de sa bande d’amies.
Valeria, qui s’est séparée d’Adrian, est tombée dans les bras de Victor. Mais, après un début de relation enflammée, elle commence à s’interroger… A-t-elle fait le bon choix ? Heureusement, ses amies de toujours sont là, à qui elle peut se confier. Et réciproquement. Car Lola, elle aussi, se pose des questions. Est-elle encore amoureuse de Sergio, l’homme qui a plaqué sa fiancée pour elle, avant qu’elle le rejette ? Carmen, de son côté, semble heureuse d’avoir enfin franchi le pas avec Barto, même si elle pressent que la mère de ce dernier va se montrer envahissante… Seule Nerea semble garder le cap et la tête froide. Mais les apparences sont souvent trompeuses…
Valeria a aussi une autre source d’inquiétude. Elle vient enfin de terminer son deuxième roman. Elle en est satisfaite et son éditeur est enthousiaste. Mais comment ses amies réagiront-elles quand elles découvriront leurs histoires de coeur et leurs ébats intimes étalés au grand jour ? En attendant, les quatre amies sont de nouveau réunies et s’apprêtent à sortir faire la fête. C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter.


Extraits : « Parfois, les choses les plus simples et les plus frivoles peuvent nous apporter un bonheur parfait.. »

« Maintenant que j’étais libre, je craignais de ne plus l’intéresser. Toujours la même chanson : quand tout devient possible, le désir n’est plus au rendez-vous. »


Mon avis : Après une découverte haute en couleurs du premier tome de la saga d’Elisabet Benavent, Dans les pas de Valeria, je me suis lancée à corps perdu dans le second tome, Dans le miroir de Valeria, tellement impatiente de retrouver Valeria, sa bande de copines délurées et leurs aventures sentimentales rocambolesques.

Valeria a quittée son mari Adrian pour le charmant Victor. Mais les sentiments qui existent entre Valeria et Victor ne sont pas clairs. Que veulent-ils exactement ? Attendent-ils la même chose l’un de l’autre ? Avec une seule histoire d’amour au compteur (qui a durée plus de dix ans quand même), Valeria n’est pas la plus expérimentée en termes de relations amoureuses et de drague… comparé à Victor, qui comptabilise de nombreuses conquêtes. J’avoue avoir beaucoup de mal à cerner son personnage, qui reste au fond assez froid, énigmatique et mystérieux. Il ne s’ouvre pas complètement, comme s’il cachait un lourd secret, qu’il ne voudrait pas dévoiler… En tout cas, je comprends Valeria, qui a du mal à lui accorder sa confiance.

J’ai également retrouvé avec joie les trois grandes copines de notre héroïne : Lola, Carmen et Nerea. Lola, tout d’abord, fidèle à elle-même, grande séductrice et éternelle célibataire, elle ne souhaite toujours pas s’engager et enchaîne les coups d’un soir… avec Sergio, cet homme séduisant dont elle a cru tomber amoureuse fût un temps. Leur relation reste ambigu, pour l’instant purement charnelle… du moins, c’est ce que Lola aimerait se faire croire.

De son côté, Carmen, depuis le premier tome,  vit une histoire d’amour passionnée avec Barto. Tout aurait pu se passer pour le mieux, si ce n’est que belle-maman voue un culte invétéré à son fiston chéri, et exècre littéralement Carmen. Leurs projets d’installation et de mariage sont mis en péril par l’attitude de la mère de Barto, qui ne souhaite pas voir son fils chéri partir du nid.

Et enfin, notre belle Nerea se retrouve accidentellement enceinte de Daniel, avec qui elle entretient une relation depuis quelques temps. Impensable pour elle de garder cet enfant : elle va donc se faire avorter, sans en informer le principal intéressé. C’est durant une épreuve comme celle-ci qu’elle va faire le point sur sa vie sentimentale et se rendre compte que Daniel, finalement, n’est peut-être pas l’homme qu’elle attendait. Elle doute de ses sentiments et remet sa relation en question.

Je pense que j’ai beaucoup plus apprécié ce second tome. Je connaissais les protagonistes et leurs histoires passées et ai été ravie de les retrouver. Leurs expériences sentimentales sont toujours aussi complexes et perturbées, mais c’est ce qui fait l’intérêt du récit : on se sent comme intégrée à la bande, comme la cinquième copine, qui entre dans les confidences et se sent impliquée dans chacune des histories. C’est léger, ça détend, on passe un excellent moment aux côtés de ces jeunes femmes, qui arrivent à nous faire passer des rires aux larmes en un temps record.

Je viens d’apprendre une très bonne nouvelle, que l’ensemble des fans de cette saga devraient également apprécier : suite au succès des aventures de Valeria et de ses copines, Netflix devrait adapter la saga en 2020 ! Une nouvelle qui me réjouie au plus haut point. Affaire à suivre…


Un second tome dans la continuité du premier : drôle, déjanté et émouvant. J’apprécie de plus en plus les personnages et j’ai déjà hâte de lire la suite ! 

Ma note : 8/10

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