Le musée des monstres, tome 1 : La tête réduite

Le musée des monstres, tome 1 : La tête réduite
de Lauren Oliver et H. C. Chester,
illustré par Benjamin Lacombe
349 pages, éditions Hachette romans, à 15,90€

 

Résumé : « Mesdames et messieurs, petits et grands, bienvenue au Musée des Horreurs de Dumfrey, venez découvrir ses curiosités en tout genre et autres bizarreries merveilleuses ! »
Laissez-nous vous présenter Sam, le garçon le plus fort du monde, Philippa, la médium, Thomas, l’acrobate et assistant du magicien…
Tous trois sont de jeunes orphelins qui ont grandi ensemble, heureux à l’abri des murs d’un étrange musée. Mais quand Max, lanceuse de couteaux, rejoint le groupe, une série de terribles évènements s’enchaînent.
Suite à la mort d’une spectatrice lors d’une de leurs représentations, la ville accuse la tête réduite qui fait la fierté de Dumfrey d’être à l’origine d’une malédiction. Lorsque celle-ci disparaît, et que le musée se retrouve menacé de fermer, la bande des quatre orphelins extraordinaires décide de mener l’enquête…
Leurs recherches vont les amener à croiser de dangereux individus…
Extrait :  « Le monde était un enfer où tout pourrissait. Preuve numéro 1 : ses propres parents s’étaient débarrassés d’elle comme une vieille peau de banane. Preuve numéro 2 : si elle se rappelait à peine l’orphelinat où elle avait atterri, elle avait gardé un souvenir très précis des cages dans lesquelles étaient enfermés non pas des animaux mais des gens, et de l’obscurité. Preuve numéro 3 : sa mère adoptive ne l’avait recueillie que pour lui faire laver ses draps et récurer ses toilettes, Max avait dû s’enfuir. Preuves numéro 4 et 87 : elle avait vécu dans la rue et s’était formée toute seule.
Enfin, la preuve ultime : elle avait trouvé un endroit où elle était en sécurité, et celui-ci était menacé.
« 

Mon avis :  La magnifique couverture et quatrième de couverture, dessinées par Benjamin Lacombe m’ont mit l’eau à la bouche. Le résumé également, qui vantait une immersion dans un monde mystérieux, changeant de l’ordinaire. Je me suis donc laissé tenter.

Sam, Pippa, Max et Thomas sont quatre orphelins, ayant chacun des capacités extraordinaires. Pippa lit dans les pensées, Max lance des couteaux, Sam a une force surhumaine et Thomas est un contorsionniste hors pair. Grâce à ces capacités étonnantes, ils ont intégrés le Musée des Horreurs, tenu par Dumfrey. Là, ils exécutent chaque soir leur spectacle. Mais voilà, il y a de moins en moins de visiteurs qui se pressent aux portes. Alors, pour redonner envie aux gens de visiter son musée, Dumfrey, le directeur, va acquérir une tête réduite spectaculaire. Grâce à cette acquisition, les gens se bousculent pour venir, l’argent rentre en flot dans les caisses du musée. Tout était évidemment trop beau pour durer, puisqu’un matin, Dumfrey se rend compte que quelqu’un a volé la tête. Les quatre orphelins vont donc enquêter, pour tenter de sauver leur petit musée et redonner le sourire à Dumfrey.

J’ai beaucoup aimé me plonger dans ce monde atypique. Un monde pleins de mystères, un peu lugubre et sombre. Néanmoins, je pense que mes attentes étaient un petit peu trop élevées. En effet, je m’attendais à être transportée dans un autre monde, un monde où féerie et horreur se seraient côtoyés. La première partie du roman m’a satisfaite, dans le sens où l’on reste souvent dans le musée, on découvrir un lieu atypique et tout un tas de personnalités atypiques également, qui vivent et travaillent dans ce musée. Mais la deuxième partie est moins féerique, puisque on est souvent amenés à quitter le musée et à déambuler dans les rues pour rechercher le coupable du vol.
L’idée du vol de la tête et de l’enquête menée par les quatre enfants est bonne, cela permet de dynamiser le récit, en apportant son lot d’actions et de suspense. Le lecteur se creuse lui aussi les méninges pour découvrir le coupable. Hélas, ce n’est pas ce que j’étais venue chercher en premier lieu dans ce récit.

Heureusement que les quatre personnages principaux, tous dotés de caractère très différents, m’ont été très attachants. Je les ais trouvé sympathiques et dynamiques, avec juste ce qu’il faut de mystère autour de leur personne. Je pourrais même parier un petit rapprochement amoureux entre deux orphelins, dans le prochain tome. Je ne vous dis pas les noms, laissant la suspense faire son oeuvre.

L’écriture des deux auteures est simple d’accès et agréable à lire, l’idée principale d’un musée original avec des enfants extraordinaires est bien trouvé, amusant et innovant. Quant aux dessins de Benjamin Lacombe, ils sont, comme d’habitude, un délice pour les yeux. Dommage qu’ils soient en noir et blanc et peu exploités dans ce livre (présents seulement à travers quelques en-tête en début de chapitre).
Je serais quand même curieuse de découvrir le second tome de cette saga. Je me demande dans quelle direction les auteures vont partir pour ce second tome.

Ma note : 5,5/10
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