L’existentialisme est un humanisme

L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre
109 pages, éditions Folio essais

 

Résumé : « L’existentialisme n’est pas autre chose qu’un effort pour tirer toutes les conséquences d’une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l’homme dans le désespoir. Mais si l’on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d’incroyance, elle part du désespoir originel. L’existentialisme n’est pas tellement un athéisme au sens où il s’épuiserait à démontrer que Dieu n’existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n’est pas celui de son existence ; il faut que l’homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l’existence de Dieu. En ce sens, l’existentialisme est un optimisme, une doctrine d’action. »

Extraits : « Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre. L’autre est indispensable à mon existence. »
« Mais l’existentialiste, lorsqu’il décrit un lâche, dit que ce lâche est responsable de sa lâcheté. »

Mon avis : Que ça me plaise ou non, la lecture de ce petit essai m’était obligatoire, de par l’épreuve du BAC que je dois passer en fin d’année. De ce fait, j’ai eu le plaisir de retrouver Jean-Paul Sartre dans un autre style littéraire, complètement différent de sa nouvelle Le mur lue il y a de çà quelques années.

La première chose que l’on remarque à la vue de cet ouvrage, c’est la taille exceptionnellement mince de l’essai. Un essai bref, justifié dans le sens où Jean-Paul Sartre n’a pas écrit, au sens propre, ce livre, mais l’a énoncé lors d’une conférence réalisée en 1945 à Paris. La seconde chose qui nous frappe particulièrement, c’est le titre équivoque, étrange et alambiqué de l’ouvrage, évoquant à la fois une énormité de choses simples et futiles, mais si peu de choses, souvent complexifiées et condensés. Cet essai philosophique, comme toute bonne oeuvre philosophique qui se mérite, nous amène au questionnement, à la découverte de soi, des autres, et du monde, à la compréhension de la vie en général, et de l’Homme.

Bien qu’assez circonspecte au commencement de ma lecture, le style d’écriture de Jean-Paul Sartre s’avère être léger, tout en simplicité, avec quelques nuances qu’il est préférable d’avoir étudiées auparavant. La compréhension est aisée, les métaphores et les exemples sont nombreux, pour donner un meilleur éclairage à la réflexion.

J’attends une plus complète exploration de l’oeuvre en compagnie de mon professeur de philosophie, pour finaliser la critique de L’existentialisme est un humanisme. La couche superficielle du livre a été comprise, ne reste que le fond, à creuser, pour dénicher l’intégralité des évocations philosophique de l’auteur.

En tout cas, la mise en page est originale, et les petites annotations qui quadrillent le texte sont fortement utiles pour une meilleure compréhension globale. J’ai également apprécié le débat final, qui clos intelligemment l’oeuvre.

 

Ma note : 6/10
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Le mur

Le mur de Jean-Paul Sartre.
244 pages, éditions Gallimard

 

Résumé : « – Comment s’appellent-ils, ces trois-là ?
– Steinbock, Ibbieta et Mirbal, dit le gardien.
Le commandant mit ses lorgnons et regarda sa liste :
– Steinbock… Steinbock… Voilà. Vous êtes condamné à mort.
Vous serez fusillé demain matin.
Il regarda encore :
– Les deux autres aussi, dit-il.
– C’est pas possible, dit Juan. Pas moi.
Le commandant le regarda d’un air étonné… »

Extraits : « On se demande où on trouve le courage de se lever le lendemain matin et de retourner au travail, et d’être séduisante et gaie, et de donner du courage à tout le monde alors qu’on voudrait plutôt mourir que de continuer cette vie-là. »
« Sa vie n’avait pas plus de valeur que la mienne ; aucune vie n’avait de valeur.« 

Mon avis :  Le mur, 5 petites nouvelles tantôt tragiques et tantôt comiques, qui sont des bouts d’histoires assez brèves, toutes différentes, qui se heurtent au final à un mur, comme le dénote le nom du roman.
Jean-Paul Sartre a joué avec nos sentiments dans ce livre, il nous a fait ressentir des moments forts en émotions, passages de vies exceptionnels, qui sortent vraiment de l’ordinaire. J’ai voyagé à travers ce livre, passant d’une vie à une autre, j’ai pénétré dans leur esprit, suivie leurs aventures et vécue avec eux une partie assez difficile de leur existence.
J’ai été un peu déçu : en lisant la quatrième de couverture, je m’attendais à des nouvelles sur la peine de mort, dans ce genre là, mais malheureusement pour moi, ce sujet n’est traité que dans la première partie.

 

Ma note : 8/10