Soir de rage


Soir de rage de Hubert Ben Kemoun

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Alex est sur le point d’accéder au plus haut niveau de sa partie de jeu vidéo, quand son père débranche brutalement la console. Tout ça pour assister à un spectacle !
Alex est fou de rage. Il en veut à son père. Il en veut même au monde entier ! L’amour pour son père sera-t-il plus fort que ce moment de rage ?


Extrait : « – Alex ! Tu es prêt ?
Selon moi, il ne faut jamais répondre immédiatement quand votre mère ou votre père vous appelle depuis l’autre out de l’appartement. Laisser hurler son prénom, au moins quatre fois avant de réagir, m’a toujours semblé un minimum.
– Alex ?!!!
Parfois, avant le quatrième appel vos parents se lassent. C’est bien la preuve que cette chose si essentielle qui les faisait s’égosiller sur votre prénom et qu’ils voulaient vous demander n’était pas aussi important qu’ils l’imaginaient. »


Mon avis : Alex est comme tous les petits garçons de son âge : il adore jouer aux jeux-vidéos et n’écoute pas souvent ses parents. Alors, quand son père débranche la prise de la télé, coupant net le petit garçon dans sa partie, Alex n’est pas content. Et il va faire sentir son mécontentement durant toute la soirée, au spectacle de l’école où ses parents l’emmènent. Mais une terrible chose menace son père : l’amour d’Alex pour son père, sera-t-il plus fort que sa rancoeur ?

 

 

J’ai vraiment bien aimé cette courte histoire. J’ai trouvé les personnages touchants et la thématique abordée très moderne.  Nombre de parents se retrouvent accablés par ces jeux-vidéos et divers écrans qui rendent addicts leurs progénitures. Ce n’est pas souvent facile de les écarter de ces réceptacles, car bien trop souvent, s’ensuivent colères, larmes, insultes pour les cas les plus graves.

Mais Soir de rage prouve bien que l’amour est plus fort que tout, et principalement plus fort que la haine et la rancoeur.C’est une histoire pédagogique et moralisatrice, que les parents peuvent aisément faire lire à leurs enfants.


Une courte histoire pédagogique sur un enfant, énervé contre son père. Dialogue, bienveillance, apprentissage de la frustration, amour, sont les maîtres mots de ce récit.

Ma note : 7/10

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Nico – J’ai 30 ans dans mon verre


Nico – J’ai 30 ans dans mon verre de Hubert Ben Kemoun et Régis Faller

61 pages, éditions Nathan


Résumé : Tout le monde a un jour regardé au fond de son verre, à la cantine, ces fameux verres avec un chiffre dedans, censé figurer un âge. Nico et sa bande de copains connaissent le jeu, mais l’agrémentent d’un gage : le plus jeune dans son verre sera désigné pour débarrasser la table. Et, comme par hasard, c’est toujours Nico qui s’y colle? Par hasard ? Pas sûr. « À malin, malin et demi ! » pourrait être la morale de l’histoire. Le jeune héros aurait pu se fâcher, mais il préfère une vengeance sans violence, juste rusée. Cette histoire sonne bien comme un souvenir d’enfance? réel ou inventé. Bien ancrée dans la réalité quotidienne des 5-7 ans, elle ne manquera pas de les amuser. Et c’est tellement bien quand les plus faibles gagnent !


Extrait :  « Chacun regarde le nombre qu’il y a au fond de son verre. On dit que c’est notre âge, et le plus jeune a perdu ! Le perdant doit débarrasser. Il faut déposer les assiettes, les plats et les déchets sur le chariot roulant. Ce n’est pas fatigant, mais ça fait arriver en retard pour la récré !« 


Mon avis : Ce petit ouvrage jeunesse aurait pu passer pour un ouvrage jeunesse comme les autres. Or, il a une particularité qui lui est propre et qui devrait en intéresser un certain nombre. En effet, ce livre est le fruit d’un partenariat avec Dyscool, une filiale des éditions Nathan, qui propose des livres adaptés aux enfants dyslexiques. La police est lisible, le texte aéré et le vocabulaire simplifié. Des codes couleurs sont ajoutés pour permettre aux enfants de mieux se repérer notamment avec les personnages. Certains mots de vocabulaire jugés trop complexes sont définis en bas de page ; et d’autres mots stylistiquement problématiques sont mis en avant (comme « débarrasser », avec ses deux r et ses deux s, qui posent problème même aux adultes).

Pour en revenir à l’histoire même : Nico et ses copains mangent tout les jours à la cantine, et au moment de débarrasser les assiettes, ils jouent au jeu des verres. La personne qui a le plus petit chiffre au fond de son verre débarrasse. Manque de chance, c’est Nico qui se retrouve à chaque fois de corvée. Pour tenter de pallier à cela, Nico va ruser et imaginer un plan démoniaque…

En lisant cette histoire, on est obligé de retomber un instant en enfance. En effet, qui n’a jamais regardé l’âge qu’il avait au fond de son verre ? Moi, en tout cas, je l’ai fait maintes fois ; et c’est avec une pointe de nostalgie que j’ai donc lu l’histoire de Nico et de ses copains.

Pour les plus jeunes, cette petite histoire peut leur perdre de les responsabiliser davantage, notamment en leur apprenant l’entraide, la solidarité envers les camarades, mais également les bonnes manières.


Une histoire marrante, qui fera échos aux plus jeunes comme aux plus âgés, mais de manière différente. Le gros point positif, c’est que tout le monde pourra se marrer, puisqu’il est adapté aux enfants dyslexiques.

Ma note : 6,5/10