Sans défense


Sans défense de Harlan Coben
429 pages, éditions Pocket


Résumé : Un adolescent est retrouvé à Londres dix ans après avoir été kidnappé aux États-Unis. Que s’est-il passé ?
Patrick et Rhys, amis et voisins, ont été kidnappés alors qu’ils jouaient ensemble. Leurs parents ont versé une rançon mais les petits garçons n’ont jamais réapparu, laissant les deux familles dans l’angoisse et le doute. Dix ans plus tard, à Londres, Win, l’oncle de Rhys, croit reconnaître l’un des deux garçons. Il appelle en renfort son meilleur ami, le détective Myron Bolitar. Ils retrouvent Patrick mais Rhys reste introuvable. Peut-il encore être sauvé ? Que s’est-il passé pendant ces dix années ? Pourquoi Patrick refuse-t-il de confier ce qu’il a vécu ?


Extraits : « On s’imagine que la méditation éclaircit l’esprit. Balivernes. On ne peut pas éclaircir l’esprit. Plus on s’efforce de ne pas penser à quelque chose, plus on y pense. Il ne faut pas bloquer les pensées si on veut arriver à se détendre. Il faut les observer sans se juger ni réagir. »

« Ça ne vous quitte pas, m’a-t-elle dit. Ça vous suit partout. On peut s’évader quelques instants, mais cette journée sera toujours là, à vous taper sur l’épaule, à vous tirer par la manche. »


Mon avis : Lire du Harlan Coben, c’est lire une valeur sûre, c’est savoir d’avance que l’on va passer un très bon moment de lecture, surprenant, rythmé, enivrant. Dans Sans défense, nous retrouvons le célèbre détective Myron Bolitar, accompagné de son acolyte de toujours, son meilleur ami, Win. Les deux hommes se lancent à la poursuite de Patrick et Rhys, deux jeunes garçons disparus à l’âge de six ans, qui refont surface dix ans plus tard. L’enquête est relancée suite à un mystérieux message reçu par Win, situant l’un des garçons dans un quartier malfamé de Londres.

La course poursuite est lancée, le rythme est intense. Le suspense est à son comble : les questions s’enchaînent les unes après les autres : que sont devenus les garçons pendant dix ans ? Pourquoi réaparaissent-ils seulement maintenant ? Qui a écrit le message anonyme ? Harlan Coben ne distille que peu d’indices pour nous permettre de percer le mystère de ces disparitions. Il faut attendre le dénouement pour réellement voir s’éclaircir toutes les zones d’ombre de l’histoire. Une fin d’ailleurs rondement menée, que l’on n’attend pas, qui vient bousculer toutes nos certitudes et nous laisse surpris, mais satisfait par cette lecture. 

J’ai passé un bon moment de lecture, distrayant comme chacun des romans de l’auteur, mais qui, au-delà de ça, n’apporte rien de pérenne. L’histoire est vite lue, mais vite oubliée !


Deux garçons de six ans disparaissent. Dix ans après, l’enquête est réouverte. Un polar agréable, qui se lit vite et nous fait passer un bon moment. Efficace !

Ma note : 6/10

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ISBN : 978-2-266-28954-2
Traduction : Roxane Azimi

Sans laisser d’adresse


Sans laisser d’adresse de Harlan Coben

403 pages, éditions Pocket


Résumé : Un appel désespéré de Terese, une ancienne maîtresse, et Myron Bolitar se retrouve à déambuler dans les rues de Paris pour tenter de comprendre l’inenvisageable: la disparition de Terese des années plus tôt, le drame de la perte de son enfant et aujourd’hui le meurtre de son mari dont elle est accusée. Myron se retrouve alors mêlé à une sombre histoire mettant à nu des secrets de famille longtemps cachés….Entre Paris, Londres et les États-Unis, il traque la vérité, aidé par ses amis de toujours, Esperanza et Win. Il n’hésitera pas à payer le prix fort et mettre sa vie en danger pour secourir Terese, et lui permettre de retrouver sa fille.


Extraits : « La tension qui régnait dans la salle me donnait envie de rire ; ce n’étaient pas tant les mômes que les parents dans les gradins. Sans vouloir généraliser, les mères se divisaient en deux catégories : les pipelettes, qui venaient là pour voir du monde, et les flippées, qui vivaient et mouraient chaque fois que leur rejeton touchait le ballon.
Mais le vrai problème, c’étaient les pères. Certains parvenaient à maîtriser leur anxiété en marmonnant dans leur barbe, en accompagnant les mouvements de leur gamin par une discrète gestuelle et en se rongeant les ongles. D’autres criaient, apostrophaient sans relâche joueurs, arbitres et entraîneurs.
L’un de ces pères, assis deux rangées plus bas, était atteint de ce que Win et moi appelions la « Tourette du spectateur » : il a passé le match à insulter tout le monde à haute voix. »

« C’est un gros con. Des cons, on en trouve partout. C’est la vie. Jack le comprend ou le comprendra avec les années. Grandir, c’est aussi apprendre à affronter les cons, tu ne crois pas ?« 


Mon avis : C’est avec bonheur que je retrouve le célèbre Myron Bolitar, héros récurrent des romans d’Harlan Coben. Cette fois-ci, après l’appel mystérieux de Thérèse, une ancienne maîtresse perdue de vue depuis dix ans, Myron décide de tout plaquer et de la rejoindre à Paris. Là-bas, il est embrigadé dans une histoire qui dépasse l’entendement : l’ex-mari de Thérèse est retrouvé assassiné et des empreintes ADN appartenant à leur fille, Miriam, pourtant décédée dans un accident de voiture des années plus tôt, sont retrouvés sur la scène de crime.

Une nouvelle affaire à mener pour Myron, toujours escorté de son fidèle meilleur ami, enquêteur et bagarreur de choc, Win. Ensemble, ils vont tenter de percer à jour ce nouveau mystère. Ils recevront bien évidemment l’aide de la police français, en particulier du commandant Berléand, ainsi que de l’agent Jones, qui tantôt les aideront dans leurs tâches, ou essaieront de leur mettre des bâtons dans les roues.

Plus que la simple résolution d’une énigme, Myron va mettre à jour un trafic international, qui aurait eu un impact gravissime sur le monde entier s’il celui-ci n’était pas stoppé à temps. Encore une fois, l’agent va faire preuve de sang-froid, de discernement et d’ingéniosité pour débusquer les coupables.

Comme chacun des polars de Harlan Coben, celui-ci ne fait pas exception à la règle : il se lit avec fluidité, les pages défilant à une allure folle entre mes doigts. Il faut dire que l’auteur excelle dans le maniement du suspense et du cliffhanger, ce qui nous pousse à toucher continuer notre lecture, jusqu’à arriver au dénouement final. Sans laisser d’adresse n’est pas son histoire la plus réussie : j’ai bien aimé la première moitié du récit, avec l’intrigue qui se met doucement en place, les questions qui se bousculent et le suspense qui s’accroît. Malheureusement, j’ai trouvé la seconde moitié et principalement le dénouement assez décevant. Déjà, il était trop prévisible, ensuite un peu trop tiré par les cheveux pour que l’on y croit sincèrement et enfin, trop brouillon et pas assez organisé. La fin part clairement dans tous les sens et j’ai eu la vague impression que l’auteur lui-même n’arrivait pas à maîtriser tous ces éléments, leurs tenants et aboutissants.

Bien évidemment, cet avis en demi-teinte ne m’empêchera pas de replonger prochainement dans un Coben. Même s’ils ne sont pas extraordinaires, on sait pertinemment que l’on passera un agréable moment et que l’on prendra plaisir à retrouver notre incontournable héros.


Un polar rythmé et haletant, où nous retrouvons avec plaisir le célèbre Myron Bolitar, héros intrépide des récits d’Harlan Coben. Un roman un peu brouillon qui s’oubliera vite, mais qui remplit avec efficacité sa mission : distraire !

Ma note : 6,5/10

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Missing you


Missing you de Harlan Coben

399 pages, éditions Orion Books, à £13,99


Résumé : It’s a profile like all the others on the online dating site. But as NYPD Detective Kat Donovan focuses on the accompanying picture, she feels her whole world explode. Staring back at her is her ex-fiancé Jeff, the man who shattered her heart and who she hasn’t seen in eighteen years.

Kat feels a spark, wondering if this might be the moment when past tragedies recede and a new world opens up to her. But when she reaches out to the man in the profile, her reawakened hope quickly darkens into suspicion and then terror as an unspeakable conspiracy comes to light, in which monsters prey upon the most vulnerable.

Soon Kat is consumed by an investigation that challenges her feelings about everyone she has ever loved – her former fiancé, her mother, and even her father, whose cruel murder so long ago has never been fully explained. With lives on the line, including her own, Kat must venture deeper into the darkness than she ever has before, and discover if she has the strength to survive what she finds there.


Mon avis : I’m so proud to have finished my second reading in English : a thriller by the master Harlan Coben – and I’m particularly enjoy to read this author because it’s figure many years that I don’t read one of these books. I think this second readings all in English was more difficult than the first, The Other Woman, because it’s a thriller with many details, mysteries and proofs that often it’s difficult to see.

Kat Donovan is a NYPD detective, and whereas she was in a dating site name YouAreJustMyType, she discovered her ex-fiancé Jeff that she loved yet. She begins to contact him, but Jeff seems to don’t recognize Kat. It’s very strange, and it’s disappoint Kat. Few days after, Kat meets Brandon, a little guy who is panicked because his mother is missing, but nobody wants to believe him – because his mother is an adult, and she can doing what she wants to do. But Kat takes the case of Brandon with serious, and what she and Brandon what they are going to discover is a big case of kidnapping and extraction of money.

I think this story is great. Like it’s a reading in English – and like my English is not perfect – I have many difficulties to understand all without traduction, and that’s the reason why I must to cut often the history to translate. I don’t feels the intensity and the pression of the story, but I hope that I could feels these in my next English readings.

What I take from this story is the danger of the dating site. Because nobody can understand who is the person which speak with us. Like the case of this story, this person is a pervert who stole an identity to achieve his goals. Unfortunately, this kind of stuffs is common in our world, and that’s why they are many warnings about the dangers of Internet.


A good thriller, with many suspenses which arrive to capture the reader from the beginning until the end. Harlan Coben is truly a good writer !

Ma note : 6/10

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Ne le dis à personne…

Ne le dis à personne… d’Harlan Coben.
431 pages, éditions Pocket

 

Résumé :Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l’exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu’il connaissait depuis l’enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge. Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n’était connue que de lui-même et d’Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l’assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps. Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d’une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth
qui le regarde en articulant « Pardon, je t’aime »…
Extraits : « Il y a des choses qu’on range, qu’on colle au fond d’un placard, qu’on pense ne plus revoir – mais qu’on ne se résout pas à mettre à la poubelle. Un peu comme les rêves, quoi. »
« Il y a des lieux où il vaut mieux que l’esprit ne s’aventure pas ; parce qu’il s’y égare nécessairement.« 

Mon avis : Je suis fière de poster cette centième critique sur la fiche Babelio de ce fabuleux roman d’Harlan Coben. Une nouvelle fois, l’auteur a réussi à m’embarquer dans son univers, à me faire tressaillir et surtout, à me faire tourner en rond. Chapeau l’artiste !

Comme dans tout bon thriller qui se respecte, le début du livre est un énorme point d’interrogation pour le lecteur. Certes, les faits sont là, bien exposés, écrits et souvent décrits tels qu’ils se sont passés. Mais le lecteur sait pertinemment qu’il y a aiguille sous roche ; un thriller aussi calme et simple, ce n’est pas banal. Et effectivement, peu de temps après, une nouvelle intrigue vient relancer cette mystérieuse entrée d’histoire. Mais pas n’importe quelle intrigue ; celle que nous découvrons est telle qu’elle nous cloue sur place, nous terrifie, et renouvelle notre lot de questions. Ne vous leurrez pas : le lecteur n’est pas au bout de ses peines… du mystère, il y en aura jusqu’à la fin. Du flou ? Ne m’en parlez pas, vous serez perdu tout au long du livre. Et le dénouement ? Ne soyez pas trop pressé. Tout se résout à la fin, nos questions trouvent des réponses cohérentes, et les intrigues pèles-mêles arrivent enfin à se délier.

Le protagoniste est un personnage typique de roman. Il n’a rien d’extraordinaire, pas de signe particulier d’originalité, et se glisse aisément dans le moule des personnages types de thriller. Par contre, les personnages secondaires qui n’interviennent que périodiquement dans le déroulement de l’intrigue, attirent l’oeil. Le couple Linda/Shauna est original, elles sont drôles, atypiques, bienveillantes… en plus, Harlan Coben approuve la mixité, et n’hésite pas à ajouter un couple d’homosexuel dans son récit, avec en plus, un enfant naît de cet union. Le père de la jeune fille « disparue », Hoyt Parker, aurait également pu passer pour un personnage banal sans grand intérêt, mais son ancien statut de policier, son caractère sec, droit et horrifiant, font de ce retraité quelqu’un qui sort du lot. Il est également mystérieux au plus haut point (comme presque tous les personnages présents dans ce roman), et c’est dur de déceler ses vraies pensées.

L’intrigue en elle-même est plutôt cohérente, quoique exagérée à certains moments. Elle est néanmoins très bien menée et se dévoile au fur et à mesure de l’avancée de notre lecture. Harlan Coben a fait une nouvelle fois preuve d’une grande originalité dans son récit. Comme toujours, le lecteur est laissé sur la touche, à des années-lumières de découvrir le pot-aux-roses.

Ne le dis à personne… est un thriller psychologique, certes, avec maintes mystérieuses intrigues, mais il est également rempli d’actions et d’aventures qui font que le lecteur ne s’ennuie pas un instant au court de sa lecture. Tout s’enchaîne rapidement, à notre plus grand plaisir.

Le lecteur, quant à lui, retient son souffle jusqu’aux dernières lignes de ce polar. Le dénouement est très attendu, et surprend aussi beaucoup les idées que se faisaient chaque personne en lisant ce livre.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman. Une nouvelle fois, je suis tombé sous le charme d’Harlan Coben, qui a su me retourner le cerveau à plusieurs reprises. Ne le dis à personne… a reçu un prix ; celui des lectrices du magazine ELLE, et je trouve que ce prix est mérité.
Adapté au cinéma en 2006 par Guillaume Canet, c’est le très célèbre acteur d’Intouchables, François Cluzet, qui adopte le rôle principal de David Beck. Après avoir lu le livre, je pense me jeter sur le film sans plus tarder…

 

Ma note : 8/10

Promets-moi

Promets-moi
d’Harlan Coben.
423 pages, éditions Pocket à 6,99€

 

Résumé : Six ans. Six ans déjà que Myron Bolitar, ex-champion de basket, ex-agent sportif, ex- détective de choc, n’a pas touché une arme à feu. Six ans qu’il s’est tenu loin des petites frappes et des gangsters de tout poil. Mais cette existence tranquille est sur le point de basculer… Myron Bolitar a fait une promesse. Celle d’être là pour Aimée, la fille d’une amie. N’importe où, n’importe quand. Quelques jours plus tard, la jeune fille disparaît. Myron est la dernière personne à l’avoir vue… Fugue ? Enlèvement ? Myron mène l’enquête, pour prouver son innocence, mais aussi parce qu’il a promis aux parents d’Aimée de retrouver leur fille. Et une promesse est une promesse… Sueurs froides, frissons, un suspense diabolique par le maître de nos nuits blanches.

Extraits : « Où que l’on soit, même dans un lieu aussi anodin qu’un terrain de jeux, les parents imaginent toujours le pire. »
« Les progrès de la technologie. […] S’éloigner pour mieux communiquer.« 
Mon avis : N’étant pas une très grande fan des thriller, je me lance néanmoins dans la lecture de ce livre d’Harlan Coben. Et quelle surprise en découvrant l’histoire, riche en surprises, rebondissements et scènes d’actions ! Les personnages sont attachants, le sujet et l’histoire sont vraiment bien choisis et l’intrigue est surprenante ! Nous restons en haleine jusqu’à la fin.

 

Ma note : 7/10